DDe la biodiversité cultivée à la prévention en santé humaine : le projet Bioqualim / Appel à volontaires Un projet de recherche-action en région lyonnaiseDans les pays occidentaux, un défi nutritionnel majeur consiste à réduire la part de protéines animales et augmenter la part de protéines végétales. Or, les protéines végétales sont principalement apportées par les céréales et les légumineuses, dont une grande diversité est nécessaire pour couvrir les apports journaliers recommandés. Cependant, compte-tenu de l’effondrement de la biodiversité cultivée, la diversité de l’offre en céréales/légumineuses est très réduite, ce qui se vérifie aussi en région lyonnaise. Cette faible diversité est d’autant plus alarmante que l’alimentation joue un rôle majeur en prévention primaire des maladies chroniques dont les cancers.Le projet BIOQUALIM se situe dans le domaine de la prévention des cancers, avec deux approches complémentaires :une approche de prévention primaire incluant une étude clinique pilote: modification du régime alimentaire (introduction de céréales de type épeautre) avec suivi du microbiote oral, notamment de l’évolution de certaines bactéries (comme P. gingivalis) considérées comme facteur de risque de cancer.une approche de prévention tertiaire dans le cadre des Soins de Support en cancérologie: évaluation des bénéfices santé après participation des patients à des ateliers culinaires (en pair-aidance) autour de recettes à base d’épeautre.L’étude clinique sera précédée d’une enquête sur les habitudes de consommation en céréales/légumineuses (voir l’appel à volontaires ci-dessous) ; de plus, des analyses nutritionnelles de plusieurs variétés d’épeautre cultivées en région lyonnaise seront réalisées. Ainsi, le projet BIOQUALIM est un projet de recherche-action impliquant différents acteurs de la société civile et des équipes de recherche de disciplines complémentaires.Les porteuses du projet :Marie-Thérèse Charreyre, directrice de recherche au CNRS, chimiste dans le pôle « polymères à l’interface du vivant » du laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères – IMP ;Florence Carrouel, maître de conférences à l’UFR d’Odontologie, Université Claude Bernard Lyon 1, biologiste moléculaire, directrice adjointe du laboratoire Parcours Santé Systémique (P2S) UR4129 spécialisé en santé publique.>> Le projet Bioqualim recherche des volontaires pour participer à une étude scientifique sur l’alimentation : « petit épeautre et nutrition ».Les conditions : 40 volontaires majeurs / 3 mois : de mi-janvier à mi-avril 2025/ lieu : Maison des professionnels – Hôpital Édouard HerriotL’objectif : explorer l’impact d’une alimentation enrichie en petit épeautre sur la santé.Sont compris dans l’étude : 4 ateliers culinaires gratuits, 3 visites médicales de suivi, 5 kg de petit épeautre fournis pour la durée de l’étudeRenseignements et candidature : rita-de-cassia.nugem@univ-lyon1.fr>> Pour en savoir plus sur le projet, retrouvez l’interview de Marie-Thérèse CHharreyre sur le site de SHAPE-Med @Lyon :Bioqualim
VVille et vivant, une question d’équilibres | Pop’Sciences Mag #13 ©Visée.A et Flor LabancaLe Pop’Sciences Mag #13 Ville et vivant, une question d’équilibres paraîtra le 20 juin prochain. Dans ce 13e numéro, venez découvrir comment mieux inclure la nature dans nos villes, au bénéfice mutuel de tous les êtres vivants. Avec les regards croisés d’historiens, géographes, urbanistes, architectes, biologistes, écologues, juristes, philosophes, interrogeons-nous sur notre rapport au vivant et nos manières de cohabiter. Retrouvez des enquêtes, interviews, reportages-photos et dessins qui éclaireront cette problématique. ÉditoUne récente analyse des Nations Unies* anticipe que deux personnes sur trois habiteront probablement dans des villes ou d’autres centres urbains d’ici 2050. Ce contexte d’accroissement de la population urbaine s’entrechoque avec d’autres enjeux environnementaux majeurs : changement climatique, pollutions environnementales, menaces sur la biodiversité… Le monde urbain doit prendre en compte son espace, et au-delà, pour préserver une ville et ses alentours habitables.La cité devra réfléchir à ses propres organisation et aménagements, quitte à concevoir de nouvellesmanières d’habiter la ville. Une relation équilibrée avec le vivant peut faire partie de la solution et engagera l’évolution de nos modes d’existence, individuels et collectifs.C’est dans cette époque déterminante pour l’évolution et l’avenir des villes que ce Pop’Sciences Mag a choisi de se poser la question suivante : comment mieux inclure le vivant dans nos villes, au bénéfice mutuel de tous les êtres vivants, et permettre le développement de tous ? Grâce à la diversité des approches scientifiques, la richesse des travaux issus des laboratoires et établissements de la ComUE Université de Lyon, vous découvrirez des pistes de réflexion et d’action, dans l’optique d’une relation renouvelée avec le vivant au sein de nos cités.De nombreuses questions apparaîtront au fil de votre lecture : la définition du vivant, les relations entre la nature et l’homme tout au long de son histoire, le vivant en ville, et comment lui imaginer une autre place urbaine, qui lui bénéficiera autant qu’à ses cohabitants…À ces multiples interrogations, de multiples réponses sont proposées grâce à l’expertise de nos chercheurs.Alors merci à eux, et surtout bonne lecture !Frank DebouckPrésident de la ComUE Université de Lyon*Source : ONU Info – Département des affaires économiques et sociales – Organisation des Nations Unies. Ce numéro a été réalisé grâce à la contribution de scientifiques issus des établissements et instituts suivants :Université Claude Bernard Lyon 1, Université Lumière Lyon 2, Université Jean Moulin Lyon 3, Université Jean Monnet Saint-Étienne, École normale supérieure de Lyon (ENS de Lyon), Institut national des sciences appliquées Lyon (INSA Lyon), École nationale supérieure d’architecture de Lyon (ENSAL), VetAgro Sup, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), emlyon business school, Cergy Paris Université. > Pour découvrir les articles du magazine :POP’SCIENCES MAG #13POP’SCIENCES MAG #13 : Soirée de lancement 20 juin à 18h >> Pour télécharger la version en pdf :©Visée.A et Flor Labanca
CCréer un dialogue équitable entre personnes autistes et chercheur.es, pari de la recherche participative À l’heure où les financements se font plus rares, il devient primordial que les organismes de recherche inscrivent leurs projets dans des problématiques portées par la société civile et en particulier par les associations de patients dont les attentes sont fortes. Cette nouvelle méthodologie nécessite de lever certains freins, de part et d’autre, pour permettre un dialogue fructueux.Nos deux intervenants partageront leurs points de vue et leurs expériences sur la question.Intervenants :Josef Schovanec, philosophe, écrivain et personne concernée par un trouble du spectre de l’autisme nous livrera son savoir expérientiel dans la recherche participative.Stanislas Lyonnet, professeur de Génétique à la Faculté de médecine Paris Descartes et généticien de l’hôpital universitaire Necker-Enfants Malades à Paris, présentera la façon dont il a impulsé une dynamique de recherche participative au sein de l’institut Imagine qu’il dirige.Cet évènement organisé dans le cadre du colloque Neurofrance avec le soutien de la Ville de Lyon, sera animé par Caroline Demily, cheffe du pôle HU-ADIS du Centre Hospitalier Le Vinatier et coordinatrice du centre d’excellence iMIND.Pour en savoir plus :CENTRE D’EXCELLENCE IMIND
CCulture Inclusive : une recherche participative en milieux culturels montréalais Venez découvrir les rouages d’une recherche participative en milieux culturels via le compte-rendu d’une recherche sur l’accessibilité, l’inclusion et l’équité dans les institutions culturelles montréalaises.Cette présentation présentera un compte-rendu du projet Culture Inclusive, une recherche action participative menée à Montréal depuis 2016 avec une vingtaine de partenaires, dont 10 institutions culturelles et 8 associations communautaires. Le projet visait à recenser et à documenter les freins en termes d’accessibilité, d’inclusion et d’équité, en impliquant comme cochercheures des personnes vivant directement ces freins.À travers différentes méthodologies créatives et adaptées de recherche, le projet a permis une analyse collaborative des défis présents au sein des milieux culturels, et de corédiger une charte servant d’outils directeurs, de boussole éthique et de politique interne pour les institutions partenaires. Au cours de la présentation, nous nous pencherons principalement sur le processus et les méthodologies de recherche, afin de partager les techniques de recherche participative qui ont particulièrement bien fonctionné et de mettre en lumière les défis partenariaux qui se sont présentés au cours du projet.>> Publication issue de ces travaux : Portraits d’institutions culturelles montréalaises. Quels modes d’action pour l’accessibilité, l’inclusion et l’équité ?Intervenant : William-Jacomo BEAUCHEMIN – Chercheur et médiateur à ExekoEn savoir plus :Culture inclusive…
CCroiser les savoirs scientifiques avec ceux des jardiniers du quotidien En ville ou en campagne, individuel ou collectif, d’agrément ou nourricier… le jardin fait son grand retour dans nos sociétés ! Lieu d’expérimentation, de développement de la curiosité et de la sensibilité à la faune, la flore et à l’autre, il est aussi un lieu possible de sciences, un terrain pour les sciences humaines comme pour celles de la nature… Il est donc un lieu parfait de croisement de savoirs entre jardiniers, jardinières, amateurs, praticiens, professionnels et scientifiques.En février 2021, la Boutique des sciences invite plusieurs chercheurs.euses à échanger sur les façons d’expérimenter en recherche en impliquant les acteurs de terrain et les citoyens jardiniers. C’est l’expérience menée à Lyon depuis plusieurs années avec l’association Le PASSE-Jardins qui sera présentée et analysée.Comment croiser les savoirs scientifiques avec ceux des jardiniers du quotidien ? Depuis 2017, le PASSE-Jardins a créé un collectif de travail mixte, composé de salarié.es et de bénévoles, de chercheurs et non chercheurs dont l’objectif est de sensibiliser à la prise en compte de la biodiversité dans les jardins partagés. Les outils des sciences participatives y questionnent le rapport des jardinier.ères à la biodiversité ordinaire présente dans leur quotidien et constituent un ressort privilégié à la sensibilisation et à la compréhension des écosystèmes. Mais comment pérenniser l’implication des jardinier.es dans le temps ? Comment proposer un suivi complet du protocole (de l’observation à la saisie des données) ? Comment valoriser les données au niveau local ?C’est à ces questions que le projet de Jeanne Cartier-Millon a tenté de répondre en 2020 dans le cadre de la Boutique des Sciences. Elle en présentera les résultats et les limites. Béatrice Maurines retracera la genèse, les avancées et les difficultés de la collaboration de cette association de jardiniers avec le monde de la recherche, réintérrogeant l’intérêt spécifique des méthodes participatives pour cet objet. Florian Charvolin enfin apportera un éclairage sur la définition et les impacts de ce type d’approche et leur place dans les paysages scientifiques et les territoires.Intervenant.e.s :Jeanne Cartier-Millon, master 2 Gestion de l’environnement – Université Jean Monnet Saint-ÉtienneBéatrice Maurines, sociologue, Centre Max WeberFlorian Charvolin, sociologue, Centre Max WeberEn savoir plus :Boutique des sciences
LL’écologie, un combat du XXIe siècle ? Une table ronde entre « anciens » et « nouveaux » militant.e.s écologistes pour réinterroger la contemporanéité des combats dans la préservation de l’environnement.Une mise en perspective avec des historiens, Louis Baldaseroni et Stéphane Frioux, pour un dialogue qui interrogera la permanence et les ruptures dans les formes et les objets des combats menés par ces militant.e.s du XXe et du XXIe siècle. Ils viendront témoigner de leur engagement écologiste.Quid du nucléaire, de l’anti-militarisme, de la lutte contre des « grands projets » ou de l’anti-spécisme dans les luttes écologistes d’hier et d’aujourd’hui ? Quel rapport à la non-violence, à la « politique politicienne » ou plus informelle ?Cet événement sera enregistré sans public, puis disponible en podcast sur les sites Transenvir.fr, le site de la Maison de l’Écologie et le Blog Floraison. Le podcast devrait être disponible à partir du 9 octobre à 19h.Un événement proposé par Transenvir dans le cadre de la Fête de la science 2020.Transenvir©Archives départementales
ÉÉduquer à l’attention : quand les neurosciences font de la recherche participative Programme de découverte et d’éducation à l’attention en milieu scolaire : ATOLEATOLE est un programme de découverte et d’éducation à l’attention en milieu scolaire, pour apprendre l’ATtention à l’écOLE (« ATtentif à l’écOLE » ©J.P. Lachaux, INSERM), qui s’inspire des dernières découvertes en neurosciences.A l’origine de ce projet de recherche collaboratif, réalisé à la demande, avec et pour les enseignants : l’envie de faire bénéficier, au plus grand nombre, les résultats des recherches en neurosciences cognitives sur l’attention (un des thèmes de recherche les plus étudiés au niveau international), et en particulier au bénéfice des jeunes générations, confrontées à la richesse du monde numérique !L’objectif du programme ATOLE est d’aider l’élève à mieux comprendre son cerveau et les forces qui bousculent son attention au quotidien, puis à apprendre à mieux y réagir, non seulement en classe mais aussi en dehors. Comme un funambule apprenant à se tenir sur un fil, le programme ATOLE explicite une voie pour développer son sens de l’équilibre attentionnel, et pour maintenir son esprit stable de manière autonome.Concrètement, cette recherche participative met en lumière l’importance d’un transfert sociétal des recherches en neurosciences cognitives, tout en posant de nombreuses questions pratiques, scientifiques, éthiques, mais aussi diverses problématiques de financements de la recherche à visée sociétale, de changements d’échelles de diffusion et de conditions d’engagement des différents acteurs, en vue de tendre vers un changement radical de notre « hygiène attentionnelle », pour « petits et grands ».La Boutique des Sciences de l’Université de Lyon propose un témoignage croisé entre :Bénédicte Terrier ingénieure de recherche en Neurosciences, Pédagogie et Valorisation sociétale (Inserm)Stéphanie Leautier Massire, enseignante en primaire et directrice d’école à Francheville.Ce programme a été bâti de façon participative entre enseignant.e.s et neuroscientifiques et c’est l’intérêt de cette démarche que cet échange nous permet de creuser.Le podcast Eduquer à l’attention : quand les neurosciences font de la recherche participative, se substitue à la séance de mai 2020 de la série de séminaires autour de la Recherche Participative proposé par la Boutique des Sciences de l’Université de Lyon.Bonne écoute !PODCAST : Eduquer à l’attention…
RRecherche participative et sociétés savantes Retour sur la journée d’étude « La recherche participative : quelle place pour les sociétés savantes ? » organisée le 7 février par le Comité des travaux historiques et scientifiques de l’École Nationale des Chartes. L’occasion de réfléchir au rôle de ses acteurs de la recherche et à leurs évolutions.Les sociétés savantes sont des acteurs importants de la recherche, en particulier en histoire et dans une moindre mesure en géographie. Problème : leur image (et leur public) vieilli et semble avoir des difficultés à se renouveler. Pourtant, leur origine même reflète des enjeux très contemporains comme la place des amateurs dans la collecte, l’analyse et la capitalisation de données précieuses pour les chercheurs et la société dans son ensemble. Sur cette journée, un riche programme a donc permis de se questionner sur les liens entre recherche participative et sociétés savantes. Les sciences participatives, qui sont de plus en plus d’actualité dans les programmes et institutions de recherche sont en fait l’ADN des sociétés savantes, peuplées traditionnellement de notables locaux et aujourd’hui de nombreux passionnés de divers horizons qui souhaitent mettre leur temps et leurs savoirs au service de l’intérêt général.Plusieurs projets innovants et passionnants ont ainsi été présentés, qui peuvent inspirer peut être des sociétés savantes, associations ou acteurs scientifiques de notre région ! Nous retenons en particulier :L’Atelier des jours à venir, Le programme des Nouveaux Commanditaires Sciences et le questionnement sur le patrimoine | Une démarche de co-construction du savoir avec des citoyens, accompagné par la Fondation de FranceMarc Renneville, Sophie Victorien (Centre pour les humanités numériques et l’histoire de la justice), Un service ouvert dédié au patrimoine judiciaire | Une plateforme documentaire sur le patrimoine des prisons et lieux de justice, alimenté en partie par des « amateurs »Jean-Marie Holderbach (Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace), L’inventaire participatif du petit patrimoine rural | Un projet qui démontre l’intérêt de faire participer la population à un travail d’inventaire d’un patrimoine oublié et disperséRomain Dugast (Archives départementales des Yvelines), Animer une communauté, les projets collaboratifs des Archives départementales des Yvelines Adoptez un poilu | Comment « Adopter un poilu » a permis d’aider des archives départementales à explorer et sensibiliser à ses ressources foisonnantesDes limites et problèmes ont été discutés : besoin de médiation et d’accompagnement, réticences face au numérique, nécessité de formation et d’ouverture des différents acteurs impliqués. Autant de projets qui questionnent notre rapport à la production des savoirs et encouragent à participer, qu’on soit chercheur ou curieux, passionné ou néophyte, dans l’intérêt de l’agrégation et de la diffusion des connaissances !L’intégralité des échanges est disponible sur le canal Youtube du CTHS :La recherche participative c’est aussi ce que propose la Boutique des Sciences aux associations du territoire de l’Ain, du Rhône et de la Loire. Cette démarche vous intéresse ? Renseignez-vous sur notre appel à projets 2020 !
RRetour sur… une rencontre sur le croisement des savoirs Le 12 février, la Boutique des Sciences proposait un échange autour de l’étude menée par ATD Quart Monde et l’Université d’Oxford sur les dimensions cachées de la pauvreté. Retour sur un moment de partage et de questionnements.Elena Lasida de l’Institut catholique de Paris, Marianne de Laat et Alexie Gasengayire du mouvement ATD Quart Monde : 3 intervenantes pour 3 approches et la présentation d’une méthodologie développée dans le cadre de l’étude « Les dimensions cachées de la pauvreté » menée par ATD Quart Monde et l’Université d’Oxford. L’occasion de découvrir les résultats de cette recherche internationale participative, de s’interroger sur ces formes de recherche basées sur le croisement des savoirs, et de réinterroger nos propres pratiques.Développée dans l’optique de mieux comprendre la pauvreté, la recherche présentée s’est déroulée entre 2017 et 2019, dans six pays : le Bangladesh, la Bolivie, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Tanzanie. Plus de mille personnes ont participé à ce programme, dont plus de la moitié étaient des personnes en situation de pauvreté. En mettant en œuvre la méthodologie du croisement des savoirs et des pratiques développées depuis vingt ans par ATD Quart Monde en lien avec des professionnels et des scientifiques, cette recherche participative a pour originalité de reconnaître les personnes en situation de pauvreté en qualité de co-chercheuses, à égalité avec les universitaires et les professionnels. Cette approche, qui met en confrontation différents savoirs, permet ainsi de changer de paradigme : les populations qui étaient l’objet de programmes pensés par d’autres deviennent source d’une connaissance indispensable pour lutter efficacement contre la pauvreté.Durant 2h, la centaine de personnes présentes ont pu apprendre de cette démarche et la questionner. Ont notamment été présentées les conditions d’une vraie participation, car il ne suffit pas de la décréter : prendre le temps, pour que chacun puisse s’emparer de la parole, porter une attention prioritaire au savoir d’expérience qui est le moins reconnu et le moins pré-élaboré; prendre une posture d’apprenant et non de défenseur de sa pensée à soi (se demander davantage ce que l’on apprend de l’avis de l’autre que chercher à imposer le sien); alterner temps de travail groupes de pairs et temps de travail collectif. Croiser savoirs universitaires, savoir professionnels et savoirs d’expériences n’est pas inné et nécessite de s’accompagner de dispositifs de médiation et d’animation.Pour en savoir plus sur cette recherche de nombreuses ressources sont mises en ligne par ATD Quart Monde, sur son site, et un film retrace également cette démarche unique : La Boutique des Sciences va proposer encore 3 séances de ce type au printemps, permettant de réfléchir aux approches et la construction des savoirs. Des séances gratuites et ouvertes à tou.te.s. Infos et inscriptions ici ! Croiser les savoirs c’est aussi ce que propose la Boutique des Sciences aux associations du territoire de l’Ain, du Rhône et de la Loire. Cette démarche vous intéresse ? Renseignez-vous sur notre appel à projets 2020 !
GGouvernance des nanotechnologies Bonnes pratiques et défis d’une recherche participative sur la gouvernance des nanotechnologiesLes séminaires Recherche participative de la Boutique des SciencesLa Boutique des sciences de l’Université de Lyon lance son séminaire d’échanges de bonnes pratiques et de réflexion méthodologiques et épistémologiques sur le thème des recherches académiques coproduites avec des citoyens dite recherches participatives. Une fois par mois dans un lieu différent de la communauté de l’UdL, 1h à 1h30 de présentation et d’échange sur la recherche participative ici et ailleurs. A l’heure du déjeuner ou en fin de journée : chercheurs, étudiants, associations, venez échanger, poser vos questions ou partager vos bonnes pratiques ! 2ème séance – Décembre – 9 décembre – 12h30/14h – Maison du Projet – La DouaBonnes pratiques et défis d’une recherche participative sur la gouvernance des nanotechnologies.Anne M. Dijkstra est docteure et professeure en communication scientifique à l’Université de Twente aux Pays-Bas.Anne M. Dijkstra est docteure et professeure en communication scientifique à l’Université de Twente aux Pays-Bas. Elle étudie les relations changeantes entre la science, la technologie et la société du point de vue de la communication. Ses recherches portent sur le rôle du public et des chercheurs dans cette relation et sont souvent liées aux nouvelles technologies. Les mots clés de ses recherches sont l’engagement du public, la communication scientifique, les relations entre la science et la société, ainsi que la recherche et l’innovation responsables. Pour ce séminaire autour des enjeux et pratiques de la recherche participative elle détaillera particulièrement les expériences tirées d’un processus de co-création mis en place dans le cadre d’un projet international sur la gouvernance des nanotechnologies. Les étapes du processus de co-création avec les résultats et les enseignements tirés des différentes étapes seront discutées.