Y croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

YY croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

Dans le cadre de notre fil rouge autour des croyances, il semblait inévitable de convoquer deux disciplines : l’histoire et l’anthropologie, et de les mettre en résonance. Avec elles, nous souhaitons interroger les domaines jugés particulièrement irrationnels que sont la superstition, la sorcellerie et la rumeur.

Entre « désenchantement du monde » à l’époque moderne et « retour du religieux » aujourd’hui, le débat semble se répéter ou s’enliser. En effet, le prétendu recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications modernes et scientifiques correspond peu à ce que les historiens et anthropologues peuvent observer. Il semble au contraire que quelles que soient les époques ou les régions, le surnaturel ait une emprise sur l’homme et soit concomitant avec le développement d’une rationalité ou d’une quête de vérité.

Crispin et Scapin par Honoré Daumier

La question est alors de savoir comment appréhender et définir les limites de ce qui peut être cru ? Quels discours qualifient ou disqualifient les modes de croyance ? Quelles fonctions sociales, culturelles, politiques et économiques jouent les superstitions ou les rumeurs ? Quels liens entretiennent-elles avec les religions et dogmes officiels ? Quels regards portent les individus sur leur propre crédulité ou croyance ?

 

Conférence débat en présence de Julien Bonhomme – maître de conférences en anthropologie à l’Ecole normale supérieure (Paris) et chercheur au Laboratoire d’anthropologie sociale,  et Boris Klein – professeur agrégé d’histoire au lycée La Martinière-Duchère  Lyon et docteur en histoire moderne.

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