Pop’Sciences répond à tous ceux qui ont soif de savoirs, de rencontres, d’expériences en lien avec les sciences.

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Nocturne Sciences en live

NNocturne Sciences en live

En préfiguration de la Fête de la Science et du festival CTRL+Eat, le musée des Confluences en partenariat avec le CNRS vous propose une soirée consacrée aux sciences. 

Au cinéma, à travers le jeu vidéo ou la musique, découvrez la science autrement avec un seul mot d’ordre : s’amuser ! Au programme : l’installation artistique Plant Being, un espace jeux vidéo, une séance de cinéma « Stop and Play » en compagnie d’experts, un DJ set microscopique…

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Les espaces de démocratisation de l’alimentation dans la métropole lyonnaise

LLes espaces de démocratisation de l’alimentation dans la métropole lyonnaise

Albane Berneuil-Fouiller est doctorante en sociologie au Centre Max Weber. Elle travaille sur la comparaison de plusieurs associations de la métropole lyonnaise qui ont l’ambition de favoriser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité.

Ces dernières cherchent à dépasser les écueils de l’aide alimentaire traditionnelle à travers l’articulation des enjeux de justice alimentaire et de transition agricole et alimentaire. Elle montrera dans quelle mesure les différentes structures qu’elle étudie créent des espaces de démocratisation de l’alimentation en déployant différents dispositifs (ateliers cuisine, caisse alimentaire locale, marchés à multiples tarifications) qui reposent sur une double dynamique : la sensibilisation aux enjeux agricoles et alimentaires, et l’amélioration de l’accessibilité matérielle à une alimentation durable.

Conférence dans le cadre des rendez-vous « 12h12, l’actu de la recherche »

>> Pour en savoir plus : 

Le Rize

Voulez-vous danser avec moi ? Sociologie des danses sociales | Kadékol

VVoulez-vous danser avec moi ? Sociologie des danses sociales | Kadékol

L’objectif de ce podcast est de vous parler en danseuse et en sociologue, de manière passionnée mais réflexive, d’une recherche collective menée sur les publics de danses « sociales », et leurs évolutions récentes. Dans cette enquête on s’est penché plus précisément sur le forró, le lindy hop, la salsa, le tango et les danses trad (ou folk ou néofolk), avec quelques incursions aussi du côté de la kizomba.

Cet épisode-pilote est l’occasion de revenir sur la manière dont l’imaginaire du couple hétérosexuel continue de marquer l’expérience de la danse à deux, même pour celles et ceux qui ne « viennent pas pour ça » ou ne se reconnaissent pas dans ces définitions de genre, conjugales ou sexuelles. On y verra comment les carrières de danse et les carrières conjugales peuvent s’entrecroiser : la danse à deux peut être une pratique de couple pour certains ; pour d’autres la danse à deux devient le miroir grossissant des problèmes de leur couple ; quand d’autres, enfin, voient les évolutions dans leurs manières de vivre la danse se diffuser dans leur vie sentimentale et inversement. Après avoir introduit le podcast et la recherche, et présenté quelques éléments statistiques repérés sur le public des danses, on entendra des personnes interrogées pour la recherche parler de leurs expériences de danse et conjugales ; aussi, des ambiances de cours et de soirées ; et des moments d’analyse, seule ou avec d’autres sociologues.

>> Écouter le podcast :

Kadékol est la webradio de l’Institut Français de l’Éducation, proposant  4 émissions mensuelles autour de l’éducation ou des séries thématiques.

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Kadékol

La Gazette de la Fête de la science #13

LLa Gazette de la Fête de la science #13

##13 – Échapper au jeu social

Le 11 octobre 2025, l’Université Lumière Lyon 2 s’est animée pour la Fête de la science. Parmi les ateliers proposés, un espace game a attiré l’attention : ici, il ne s’agissait pas de s’échapper d’une pièce, mais d’un système. Inspiré des travaux du sociologue français Pierre Bourdieu, le jeu plonge les participants dans le déterminisme social : certains naissent avantagés, d’autres doivent se battre contre les dés du destin. Une ludique expérience, mais cruellement réaliste.

Les règles du jeu : inégales dès le départ

© Swann Beldo-Ngoyos

Dès l’entrée, le ton est donné : chaque joueur choisit un personnage avec plus ou moins d’avantages. Certains partent avec un bagage confortable, d’autres avec des handicaps invisibles : pauvreté, isolement ou encore désinvolture scolaire. Le hasard, ici, ne crée pas l’injustice, il matérialise simplement les inégalités de départ. L’escape game devient une scène sociale où chacun expérimente, le temps d’une partie, la loterie de la naissance.

 

 

 

 

 

Le capital culturel : savoirs à géométrie variable

© Swann Beldo-Ngoyos

Première étape : l’école. Les joueurs préparent un baccalauréat imaginaire. Mais tous n’ont pas accès aux mêmes ressources. Certains profitent de fiches de révision claires et complètes, d’autres affrontent la barrière de la langue ou de la dyslexie. Rapidement, les écarts se creusent : les « successeurs » réussissent, les autres ne progressent pas. Le jeu donne vie au concept de capital culturel : ces savoirs transmis qui conditionnent la réussite scolaire.

 

 

 

 

Le capital social : les dés du réseau

© Swann Beldo-Ngoyos

Deuxième étape : celle des relations. Obtenir un stage, une colocation, un emploi dépend du nombre de dés à lancer. Des dizaines de dés pour les « bien-nés », seulement quelques-uns pour les autres. Chaque jet de dé gagnant illustre la force du réseau. Le capital social que Bourdieu décrivait est un atout précieux mais souvent invisible.

 

© Swann Beldo-Ngoyos

Le capital économique : investir pour exister

Dernière manche : l’argent. Plus on possède de dés, plus il y a de combinaisons et plus le capital augmente. Les écarts explosent. Certains joueurs multiplient les investissements, d’autres regardent leur patrimoine stagner. La frustration se fait sentir. Le jeu agit alors comme un miroir : même lorsque chacun fait des efforts, les inégalités persistent et deviennent plus visibles. Même dans un simple jeu, il est difficile d’échapper à cette logique. À la sortie, le silence s’installe : « échapper au jeu social » relève souvent de l’utopie. Mais comprendre les règles, comme le disait Bourdieu, c’est déjà apprendre à les transformer.

 

Par Swann Beldo-Ngoyos, étudiante en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1

Médiation du savoir et bande dessinée – Les controverses scientifiques en BD

MMédiation du savoir et bande dessinée – Les controverses scientifiques en BD

La bande dessinée s’intéresse de plus en plus aux questions de médiation et de vulgarisation de la science. Elle se prête a priori à la mise en scène dynamique et dialoguée des controverses scientifiques analysées par la sociologie des sciences.

C’est ce qu’a fait Dominique Vinck dans un album expérimental où il présente de manière précise la controverse autour du glyphosate. Pourquoi la BD ? Qu’apporte-t-elle de spécifique ? Est-elle vraiment bien adaptée à ce type d’exercice ? Que retenir de cette expérience de scénariste et même de « dessinateur » ? Voilà quelques-unes des questions que nous soulèverons lors de ce séminaire.

Intervenant : Dominique Vinck, sociologue des sciences et de l’innovation, Professeur ordinaire à l’Université de Lausanne. Il s’intéresse particulièrement au rapports entre sciences, techniques et société. En 2025, il écrit, dessine et édite une première BD sur la controverse du glyphosate.

>> Programme :

  • De 10h à 12h | Séminaire : Les controverses scientifiques en BD (salle 106-17-21)

Pourquoi la BD ? Qu’apporte-t-elle de spécifique ? Est-elle vraiment bien adaptée à ce type d’exercice ? Que retenir de cette expérience de scénariste et même de « dessinateur » ? Voilà quelques-unes des questions que nous soulèverons lors de ce séminaire.

  • De 12h30 à 13h | Méridienne : Être chercheur et écrire une BD (salon de la bibliothèque)

Mitra – Ne rien laisser passer : Que se passe-t-il lorsque des étudiants en agronomie enquêtent sur la toxicité du glyphosate ? Ce qui devrait être un simple travail d’étude de sciences sociales se transforme en crise. Cette fiction détonante et savante, narre la controverse du glyphosate. La saga Mitra va continuer et traitera d’intrigues portant sur le nucléaire, les missions astronomiques, l’innovation illégale ou encore les accélérateurs de particules.

Pour en savoir plus, consultez le site :

Enssib

Sociologie des émotions | Livre

SSociologie des émotions | Livre

©Dunod

Destiné aussi bien aux spécialistes qu’au grand public, ce livre, co-écrit par Christine Détrez et Kevin Diter, a pour vocation de faire découvrir le paysage des émotions sous l’angle de la sociologie, tout en encourageant le lecteur à faire ses propres recherches et expériences.

Les dix dernières années se sont caractérisées en France par un essor de publications, en sciences sociales, sur et autour des émotions, au point qu’on a pu évoquer l’existence d’un «  emotional turn  ». Ce manuel rend compte de ce récent champ de recherche qu’est la sociologie des émotions, avec ses fondements théoriques, des exemples empiriques et les enjeux épistémologiques de sa constitution.

Il s’agit de s’interroger, dans un premier temps, sur les raisons historiques du rejet ou de la dévalorisation des émotions chez les « pères fondateurs » de la scoiologie. Seront explorés ensuite les apports de la sociologie des émotions, en posant la question de ce que peut la sociologie en matière d’émotions : doit-elle se limiter à l’analyse des variations sociales de la gestion et des expressions émotionnelles ?

Ou son ambition peut-elle aller jusqu’à explorer les variations sociales des ressentis eux-mêmes, voire à expliciter leur origine et leur développement, souvent relégués dans le champ de la biologie ou de la psychologie ?

En quoi la prise en compte des émotions vient-elle enrichir des thématiques classiques comme la sociologie politique, la sociologie de la culture, de l’enfance, du travail ou du goût ?

Enfin, la réflexion portera sur la place du chercheur dans cette prise en compte des émotions : les émotions ne sont-elles qu’un objet, sociologiquement construit, ou viennent-elles interroger la place, extérieure, surplombante, du chercheur, exigeant de lui d’être, également, « affecté » ?

>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : 

ENS de lyon

Cancer : de la paillasse au patient | Micro-Conférence « Les Échappées inattendues »

CCancer : de la paillasse au patient | Micro-Conférence « Les Échappées inattendues »

Environ une personne sur cinq est touchée par un cancer au cours de sa vie. Grâce à la recherche, notre compréhension des mécanismes biologiques de cette maladie s’est considérablement améliorée, conduisant à des avancées significatives en matière de prévention et de traitement. En intégrant l’expérience des patients dans la recherche et en adoptant une approche personnalisée des soins, les patients peuvent être considérés dans toute leur pluralité. À travers des exemples concrets de recherches en cours, découvrez comment cette maladie grave est au cœur des préoccupations des scientifiques.

Les 15, 16 et 17 novembre 2024, Les Échappées inattendues du CNRS ont investi le Collège Truffaut, lieu de vie créatif dédié à la bande dessinée en plein cœur des Pentes de la Croix-Rousse à Lyon. À ceux qui affirment ne pas raffoler de science, le CNRS a relevé le défi avec ce festival scientifique teinté de BD en proposant l’exploration, la découverte, l’émerveillement, la rencontre et le partage ! Cette micro-conférence a été enregistrée le 17 novembre 2024.

Intervenants :

>> Pour en savoir plus :
Les Échappées inattendues

Comme toute vérité subjective, le rêve a une portée politique | Cortex Mag

CComme toute vérité subjective, le rêve a une portée politique | Cortex Mag

L’exposition Le temps d’un rêve, qui se tient au musée des Confluences de Lyon, aborde une thématique méconnue du rêve : sa dimension collective. Pour Perrine Ruby, membre du comité scientifique de l’exposition, collecter des récits oniriques faits à un même moment historique permet de voir ce qui touche les individus de façon commune. Et dévoile les effets de la culture ou de la politique sur les psychés.

Combien y’a-t-il de manières d’aborder la question du rêve et de son importance dans nos vies ? Au moins huit, d’après l’exposition Le temps d’un rêve, à découvrir jusqu’au 24 août 2025 au Musée des Confluences, à Lyon. Passés l’entrée et le coup d’œil jeté à Heidi, la pieuvre filmée dans son sommeil et dont les changements de couleur reflétant des tentatives de camouflage témoignent sans doute de la vie onirique, on entre dans une première salle qui questionne le rêve sous l’angle de l’expérimentation scientifique et des neurosciences. Viennent ensuite plusieurs escales consacrées aux dimensions historique, médicale, ethnographique, anthropologique, artistiques, psychologique du rêve et à l’oniromancie.

Clôturant la visite, le dernier espace nous plonge dans des récits de rêves. Reproduits sur les murs blancs de la pièce et […]

Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, avec l’expertise de Perrine Ruby, chercheuse (Inserm) au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL).

>> Article à lire en intégralité sur :

CORTEX MAG

Les Intermittents du spectacle… Rencontre avec un chercheur

LLes Intermittents du spectacle… Rencontre avec un chercheur

Actions Collectives

Au Centre Max Weber (CNRS, Université Lumière Lyon 2, ENS de Lyon, Université Jean Monnet de Saint-Étienne), les chercheur.es de l’équipe réalisent des travaux sous le prisme de lecture des « Cultures Publiques », source de dialogues renouvelée à l’interne et dans le champ scientifique. Des recherches y sont engagées autour des marginalités et des situations limites, des mémoires, de la patrimonialisation et des imaginaires urbains, des espaces publics et des urbanités, et enfin des corps genrés, ethnicisés, classés, subalternes, vulnérables et/ou résistants.

Longtemps en gestation, l’intermittence du spectacle est effectivement mise en place en France durant les années 1960. C’est néanmoins à partir de la décennie 1980 que ce statut voit naître une suite régulière de conflits ponctuée de temps forts […]

Serge Proust, enseignant chercheur à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, est l’auteur d’un livre qui met en lumière l’histoire des intermittents du spectacle. Il est invité par le Café Carbone à venir présenter son ouvrage Les Intermittents du spectacle. 35 ans de lutte.

> Pour en savoir plus, consultez le site des :

Presses universitaires de Lyon – PUL

 

Les intermittents du spectacle, 35 ans de lutte – Une étude sociologique

LLes intermittents du spectacle, 35 ans de lutte – Une étude sociologique

Longtemps en gestation, l’intermittence du spectacle est mise en place en France durant les années 1960. C’est néanmoins à partir de la décennie 1980 que ce statut voit naître une suite régulière de conflits ponctuée de temps forts, que l’annulation de grands festivals pendant l’été 2003, en premier lieu celui d’Avignon, illustre de façon remarquable.

Régime particulier du système d’assurance chômage, à l’origine fermement soutenu par un État-providence culturel alors en plein développement, il n’en est pas moins décrié par certains groupes politiques ou syndicaux, provoquant des antagonismes fondamentaux (entre le MEDEF et les intermittents), des coopérations concurrentielles (entre la CGT et les coordinations), des incertitudes sociales (sur le statut de salarié ou de précaire des professionnels du spectacle).

Serge Proust viendra à la Bibliothèque Universitaire Chevreul de l’Université Lumière Lyon 2 pour nous présenter son ouvrage Les Intermittents du spectacle, 35 ans de lutte, paru aux Presses Universitaires de Lyon en juin. Cet ouvrage, inédit par son ampleur, s’appuie sur un vaste travail documentaire, remontant aux années 1970, ainsi que sur des entretiens et des observations de terrain lancés dès les années 1990. Il constitue ainsi une somme de référence sur un régime aujourd’hui encore en lutte pour sa singularité. L’ouvrage s’intéresse à ce statut particulier des professionnels du spectacle et à l’histoire de leurs luttes.

En partenariat avec les Presses universitaires de Lyon – PUL , nous vous proposons une rencontre avec un chercheur en sociologie sur le temps du midi.

Intervenant : Serge Proust, maître de conférences en sociologie à l’Université Jean-Monnet Saint-Étienne et chercheur associé au Centre Max-Weber.

Rencontre animée par : Sophie Béroud, co-directrice de la collection Actions collectives.

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : 

PUL