Fête de la science à l’Observatoire de Lyon #FDS2019

FFête de la science à l’Observatoire de Lyon #FDS2019

L’Observatoire de Lyon fête la science en proposant des visites guidées du site historique à Saint-Genis-Laval et une soirée d’observation !

Coupole Observatoire de Lyon

Visites « découverte de l’Observatoire »

Au travers d’une visite guidée, découvrez les nombreux trésors scientifiques qui permettent de voyager dans le temps, du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, et même au delà.

Le mercredi 9 octobre après-midi
A partir de 6 ans
Durée de la visite: 1h
Gratuit, réservation obligatoire sur ce lien

Coupoles
Illustration F.Gobet
© OSUL_F.Gobet

Soirée de l’Observatoire

Petits ou grands, passionnés ou néophytes, découvrez les dernières nouvelles du ciel lors d’une conférence, puis jetez un oeil au travers du télescope pour observer les étoiles (si le temps le permet).
Soirée en partenariat avec la Société Astronomique de Lyon.

Le vendredi 11 octobre à partir de 18h30 •  Programme complet à venir
A partir de 6 ans
Gratuit,
inscription obligatoire sur ce lien

 

Plus d’informations sur le site de l’Observatoire

Village des Sciences des Monts du Lyonnais | #FDS2019

VVillage des Sciences des Monts du Lyonnais | #FDS2019

 

🚩 Le Club d’Astronomie des Monts du Lyonnais vous propose
un Village des Sciences
dédié à l’espace et au numérique !

👉 Découvrir et comprendre l’Univers en famille

 

Sur 3 journées, venez discuter avec des passionnés et revivre les avancées astronomiques des 50 dernières années ! Ateliers, jeux et expositions vous exposeront tous les secrets du cosmos !

PProgrammation

Tout public : jeudi 10 octobre à samedi 12 octobre de 9h à 12h et de 13h30 à 18h Public visé : à partir de 6 ans

Scolaires :
jeudi 10 octobre et vendredi 11 octobre de 9h à 12h et de 13h30 à 18h
Public visé : primaires, collégiens, lycéens | Inscription obligatoire

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ANIMATIONS TOUT PUBLIC ET SCOLAIRES

 

Vendredi 11 octobre de 16h à 21| (Maison de Pays)

 

| AtelierScience et numérique | À partir de 8 ans 
Tests et expérimentations numériques vous feront découvrir la robotisation, la réalité augmentée et les objets connectés de votre quotidien de manière ludique et en famille !

 

Jeudi 10 octobre à samedi 12 octobre | (Salle des Arcades)

 

| Atelier Pourquoi les satellites tombent sur la Terre ? | À partir de 6 ans
À la manière de Newton, venez découvrir l’attraction gravitationnelle, la microgravité et l’importance de l’atmosphère terrestre sur notre planète !

| Atelier Observation du Soleil | À partir de 6 ans
Venez observer la surface du soleil, ses protubérances et ses tâches solaires à l’aide de différents instruments comme le Coronographe ou la lunette Lunt !

| JeuTableau Périodique des Éléments de Mendeleïev | À partir de 6 ans
Pour fêter la création du tableau périodique, venez participer à une animation autour des atomes et éléments et parcourez 150 années de découverte chimique.

| Jeu Découverte de notre système solaire | À partir de 6 ans
Venez vous rendre compte des distances et des tailles de notre système solaire au cours un jeu de parcours à travers le village de Saint-Martin-en-Haut.

| Atelier Exposition sur l’exploration spatiale | À partir de 6 ans
Venez découvrir des maquettes de matériels d’explorations spatiales historiques ! Admirez Sputnik le premier satellite mis en orbite ou le radiotéléscope ALMA !

| Atelier Visualiser la Gravité | À partir de 6 ans
Entrez dans un simulateur d’espace-temps pour assister à l’impact de la gravitation dans la création d’une étoile, d’un système planétaire… Le cosmos n’aura plus aucun secret pour vous !

| Atelier Découverte du transit des planètes | À partir de 6 ans
À l’occasion du transit de la planète Mercure devant le Soleil le 11 novembre prochain, venez comprendre la complexité de cet évènement astronomique.

| Jeu Se peser dans le système solaire | À partir de 6 ans
Venez découvrir votre poids en 3 lieux du système solaire. De la Terre à Mars en passant par la Lune, vous risquez de perdre quelques kilos !

| Exposition  Exposition astrophotographique | À partir de 6 ans
Venez vous émerveiller devant la beauté de l’espace à travers cette exposition de photos réalisée par le Club d’Astronomie des Monts du Lyonnais.

 

Samedi 12 octobre | (Salle des Arcades)

 

| Atelier Simulateur alunissage – 50 ans après Apollo 11 | À partir de 6 ans
À l’aide d’un simulateur, venez revivre la descente vers la Lune de la mission Apollo 11 : De quoi dire « C’est un petit pas pour l’Homme mais un grand pas pour l’Humanité ». —————————————————————————————————————————————————————————————

 

 

CONSULTEZ LE PROGRAMME COMPLET SUR
LA MÉTROPOLE DE LYON ET LE DÉPARTEMENT DU RHÔNE

 

 

Journées Européennes du Patrimoine à l’Observatoire de Lyon

JJournées Européennes du Patrimoine à l’Observatoire de Lyon

Venez visiter le site historique de l’Observatoire de Lyon à Saint-Genis-Laval lors des Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 septembre 2019.

L’Observatoire de Lyon recèle de nombreux trésors scientifiques qui permettent de voyager dans le temps, du 19e siècle jusqu’à aujourd’hui, et au-delà. Parcourez les époques à travers une visite guidée du site historique.

Accompagné d’un guide, déambulez dans le parc de l’Observatoire pour y découvrir son ancienne bibliothèque (du 19e siècle), ses coupoles (avec son télescope de 1 m), passez devant le pavillon abritant la dernière lunette coudée du monde encore dans son état d’origine, pour finir par le hall d’intégration du Centre de Recherche Astrophysique de Lyon qui participe aujourd’hui à des projets internationaux de grande envergure.

Et si la météo le permet, jetez un œil dans les télescopes de la Société Astronomique de Lyon pour observer le Soleil !

Inscription obligatoire sur le site de l’Observatoire

 

L’homme, une espèce à part

LL’homme, une espèce à part

Film documentaire de Clément Morin et Franck Courchamp, 2019, 30 min

De l’infiniment grand à l’infiniment petit, Franck Courchamp observe l’humanité à la loupe et replace l’Homme dans un univers dont il n’a jamais été le centre. Il questionne notre rapport à la nature, notre impact sur les écosystèmes et nous invite à contempler l’univers de l’extérieur de notre nombril !

Projection suivie d’un entretien avec Franck Courchamp, écologue – directeur de recherche au CNRS
Animé par Anne-Cécile Bras, journaliste (RFI)

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

La Nuit des étoiles

LLa Nuit des étoiles

Affiche de la Nuit des étoiles le 2 août à Saint-Genis-LavalDans le cadre de la Nuit des étoiles organisée par l’Association Française d’Astronomie – AFA, la Société Astronomique de Lyon vous propose une soirée d’observation publique du ciel.

Le spectacle commence autour de 21 h 30, lorsque le Soleil est couché, avec l’apparition de la planète Jupiter, la géante de gaz. La deuxième planète visible est Saturne, la géante aux anneaux. Au-delà de ces deux planètes géantes vous pourrez bien sûr observer les étoiles et constellations classiques du ciel de nuit estival et peut être la galaxie d’Andromède et de nombreux amas.

Société astronomique de Lyon

50 ans après la Lune : une autre forme de conquête de l’Univers

550 ans après la Lune : une autre forme de conquête de l’Univers

Et si la véritable conquête de l’espace était celle des mathématiques, des labos et des observations astrophysiques ? Quand conquérir l’Univers, c’est tenter d’en percer les mystères.

Un article rédigé par Fabien Franco, journaliste, Lyon

Un article Pop’Sciences

 

1969-2019, cinquante ans, autant dire moins que rien à l’échelle de l’Univers, et pourtant, pour nous êtres humains conscients de nos propres limites, ce fut un instant d’émotion rare.

La galaxie spirale Messier 100 et la supernova SN 2006X- Article sur expansion de l'Univers et énergie noire

La galaxie spirale Messier 100 et la supernova SN 2006X / ©ESO/IDA/Danish 1.5 m/R. Gendler, J.-E. Ovaldsen, C. C. Thöne and C. Féron

Depuis, les pas accomplis par la connaissance scientifique n’ont cessé de nous rapprocher de l’instant des origines, et aussi, de nous ouvrir de nouveaux horizons d’investigations. Parmi toutes les théories envisagées, pour l’heure, c’est toujours celles du Big Bang, de la relativité, des forces régissant l’Univers qui tiennent. Mais demain, qu’en sera-t-il ? Et si la véritable conquête de l’espace était celle qui menait sur la voie de la connaissance des rouages encore mystérieux de l’Univers ?

Cinquante ans après que l’Homme a marché sur la Lune, la question du voyage spatial peut sembler anecdotique. Après tout, il est fort probable que la présence physique de l’être humain dans l’espace ou sur des corps extraterrestres ne nous permettrait pas d’en savoir plus sur les questions que nous nous posons. Bien que le rêve de conquérir les frontières dérisoires de notre système solaire perdurera aussi longtemps que l’espèce humaine, les Hommes resteront à jamais limités par l’espace-temps et ses lois universels. Même si on ne peut les résumer à cela, les enjeux liés à la colonisation de l’espace paraissent parfois trop pragmatiques. Notre volonté de compréhension de l’Univers quant à elle nous dépasse. Tenter de l’approfondir c’est nous rapprocher d’un absolu inatteignable. Un absolu qui, paradoxalement, ne nécessite pas de parcourir le vide intersidéral, mais davantage de puiser en nous ces questions qui progressivement nous amènent à vivre dans une proximité extraordinaire avec les étoiles.

Comme l’ont écrit ces astronomes inspirés que sont Hubert Reeves, André Brahic et Trinh Xuan Thuan, un lien relie l’humanité à cet espace-temps indifférent et hostile. Poussières d’étoiles pour les uns, enfants de dieu pour les autres, là se rejoignent la science la plus dure et la croyance irrationnelle la plus intime. Aujourd’hui, des énigmes fascinantes mobilisent les scientifiques du monde entier, parmi ces dernières, celle de l’énergie noire, moteur, pour certains, de l’expansion de l’Univers.

Va, vis et deviens

Se poser la question de l’expansion de l’Univers, c’est répondre à plusieurs questions dont celles existentielles : d’où venons-nous et où allons-nous ?

Pour imaginer l’expansion de l’Univers, il faut penser à un ballon de baudruche – mais sans centre d’expansion. Alors que le ballon est dégonflé, nous dessinons des points noirs sur sa surface plane. Au fur et à mesure que le ballon enfle, nous pouvons constater que les points s’éloignent les uns des autres. C’est l’expansion de l’Univers telle que décrite pour la première fois par Einstein en 1915. Les amas de galaxies s’éloignent les uns des autres. Jusque-là, rien de contre-intuitif. Pour autant, rien n’est vraiment si simple, surtout dans le domaine de la connaissance où les nouvelles découvertes amènent avec elles toujours plus de questions.

Car à la fin des années 90, on a observé que le rythme de l’expansion de l’Univers s’accélère. Pour reprendre notre métaphorique ballon de baudruche, cela revient à conclure qu’il enfle de plus en plus vite au fur et à mesure qu’il grossit. Les points noirs dessinés s’éloignent d’autant et plus rapidement. Ce n’est pas ce à quoi les astrophysiciens s’attendaient. En effet, la théorie du Big Bang, soit le moment où l’Univers a commencé à « gonfler », passant de presque rien à aujourd’hui des distances astronomiques, prévoyait une décélération de la vitesse d’expansion. Pourquoi ? La gravitation n’est-elle pas cette force attractive qui agit à grande échelle et qui devrait ralentir l’expansion de l’Univers ? Or ce que l’on constate, c’est bien que non seulement l’expansion accélère, et, de plus, cette accélération est exponentielle, comme si on arrêtait de pédaler, mais que le vélo continuait à accélérer alors que les frottements de l’air et de la route devraient freiner sa course jusqu’à son arrêt total.

Et pourtant, c’est le contraire qui est observé : « L’accélération de l’expansion de l’Univers, soit la vitesse d’éloignement des galaxies très lointaines, est effectivement observée dans le cadre théorique du Big Bang, précise Isabelle Vauglin, astrophysicienne au Centre de recherche astrophysique de Lyon – CRAL, mais attention cette vitesse de fuite ne concerne pas notre amas local de galaxies. À cette échelle, la gravitation continue à dominer. »

Au-delà, en revanche, l’expansion de l’Univers s’accélère comme l’on démontré Saul Perlmutter et Adam G. Riess en 1998, ce qui leur valut de se voir distinguer du prix Nobel de physique en 2011. Cette observation est venue confirmer les théories de Georges Lemaître en 1927 et d’Edwin Hubble en 1929 qui ont prédit que plus une galaxie est lointaine, plus elle s’éloigne vite. La loi de Lemaître-Hubble énonce ainsi que la vitesse v de fuite des galaxies est proportionnelle à leur distance d, et la constante de proportionnalité est H, soit la constante cosmologique v = Hd. Avec l’observation du fonds diffus cosmologique, la lumière fossile de l’Univers 380 000 ans après le Big Bang, on en saura plus sur la vitesse d’accélération, car « En obtenant une image plus précise du fonds diffus cosmologique, on précise la valeur de la constante H, indique l’astrophysicienne investie dans l’instrumentation infrarouge, et, par conséquent, on précise la vitesse de fuite des galaxies et donc l’accélération de l’expansion de l’Univers. »

Géométrie de l'Univers-©Thomas Buchert, ENS Lyon-Article sur énergie noire

Fonds diffus cosmologique, satellite Planck, 2015 © ESA Planck Collaboration

Mais la vitesse de l’accélération ne dit rien de sa cause. Alors, pour expliquer cette observation à partir du cadre théorique dominant, les scientifiques ont fait appel à l’énergie noire ! Ce serait elle en effet le moteur à l’origine de cette accélération.

Particules caméléons et gravitons

Les scientifiques ont donc pensé à une énergie, une énergie dite noire ou sombre, qui aurait un effet répulsif et qui expliquerait l’accélération de l’expansion de l’Univers.

C’est aujourd’hui la théorie la plus répandue. Physiciens et astrophysiciens du monde entier cherchent donc cette récalcitrante énergie noire.

L’enjeu est des plus conséquents : l’énergie noire est dominante, c’est-à-dire que l’énergie associée au processus d’expansion équivaut aux trois-quarts (75%) de l’énergie de base (ou masse) qui constitue l’Univers ! À Genève, des physiciens du Cern cherchent des particules qui constitueraient l’énergie noire, des particules hypothétiques que les étoiles produiraient. Ces particules dites « caméléons », parce que leur comportement varierait en fonction de leur environnement, auraient une masse importante et une force qui agirait sur de courtes distances dans les régions denses, et une masse petite et une force à longue portée dans le vide spatial. Les physiciens ont cherché à mesurer de telles particules en provenance du Soleil. Les premiers résultats rendus publics début juin1 n’ont pas permis d’observer ces candidats aux particules d’énergie noire, mais ils complètent cependant les résultats d’autres expériences.

Du côté des astrophysiciens, on attend avec fébrilité l’observation qui permettrait d’en savoir plus. « Quand une étoile massive, soit cinq à six fois la masse de notre Soleil, meurt, 20 à 30% de ses composants sont expulsés dans le milieu interstellaire. Les explosions des supernovae permettent un recyclage des éléments qui produit de nouvelles générations d’étoiles. Ainsi notre système solaire (et la Terre) est issu de générations de supernovae qui se sont succédées avant lui. Ensuite, sur une échelle de temps beaucoup plus longue, même les naines blanches refroidiront. Y aura-t-il alors dans l’Univers quelque chose qui va empêcher ce cycle de refroidissement éternel ? » interroge Isabelle Vauglin. En extrapolant l’expansion de l’Univers, les astrophysiciens imaginent un horizon cosmologique rétréci dans lequel les galaxies sortiraient de notre champ de visibilité jusqu’à ce que le ciel devienne complètement noir.

Personne ne peut garantir comment sera l’Univers dans 1030 ou 1050 ans. Aujourd’hui les scientifiques se posent la question de l’existence de multiples univers ou multivers, mais ça c’est une autre histoire…

Revenons à notre Univers, unique et déjà bien pourvus en mystères. « Ne soyons pas trop prétentieux, en l’an 2 500 les scientifiques de demain nous regarderont sans doute avec des yeux amusés. Toutefois, même si cette voie aboutissait à une impasse, la théorie actuelle doit être explorée jusqu’au bout pour être confirmée ou infirmée. C’est comme ça que la science avance » commente Isabelle Vauglin. Pas à pas, observations après observations, théories après théories, la connaissance progresse. Une conquête théorique de l’espace qui paradoxalement tente aujourd’hui de faire le lien entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, ou la recherche du graviton, la particule qui véhiculerait la gravitation, cette force universelle dont on ne sait presque rien ou presque…

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Notes :

(1) Premiers résultats sur la recherche des particules caméléons avec le détecteur Kwisp au Cern.

<Une énergie noire : pour quoi faire ?

Tous les scientifiques ne suivent pas le modèle Standard. À l’ENS de Lyon, le cosmologiste Thomas Buchert s’applique à élaborer des équations pragmatiques et iconoclastes. Elles permettent de dépasser l’horizon théorique dominant et par là même d’ouvrir de nouvelles fenêtres de réflexion. Subversif !

Région de la nébuleuse de la Tarantule, berceau d’étoiles, dans le nuage de Magellan, voisin de la Voie lactée - Article sur expansion de l'Univers énergie noire

Région de la nébuleuse de la Tarantule, berceau d’étoiles, dans le nuage de Magellan, voisin de la Voie lactée / ©
ESO/M.-R. Cioni/VISTA Magellanic Cloud survey. Acknowledgment: Cambridge Astronomical Survey Unit

Ce professeur de cosmologie de l’Université Claude Bernard Lyon 1, chercheur au CRAL élabore de savantes théories qui prennent appui sur la géométrie, les mathématiques, la relativité générale d’Albert Einstein et, bien sûr, sur les dernières observations astronomiques.

 

 

 

 

 

Lui et son équipe de jeunes chercheurs proposent de nouvelles théories qui interrogent notre compréhension de l’Univers, sans pour autant, passer par le modèle Standard et ses mystères qu’il induit inévitablement. Non, lui est en quelque sorte beaucoup plus pragmatique. Pas de mystères donc, mais la possibilité d’un Univers inhomogène, fini et éternel. Explications.

Pour décrire l’Univers, il convient d’essayer de décrire sa géométrie locale et sa géométrie globale.

L’Univers est-il plat ? Sa courbure est-elle nulle ? Cela dépend de sa forme, de sa topologie. « Nous partons de la théorie d’Einstein. À partir de là, nous avons déterminé que la courbure de l’espace est évolutive. C’est-à-dire qu’au niveau local, et dans les régions sur-denses, la courbure devient positive, mais qu’à l’échelle globale, L’Univers est aujourd’hui dominé par des régions vides avec une courbure négative. » Ici, Thomas Buchert généralise le modèle de l’Univers à partir d’équations cosmologiques sans introduire une énergie noire pour corroborer l’expansion de l’Univers et son accélération. Il est, aujourd’hui, loin d’être le seul à suivre ces pistes d’investigations qu’il explore depuis vingt ans.

Frise chronologique de l'Univers / ©NAOJ Fabien Franco, journaliste

Frise chronologique de l’Univers / ©NAOJ

Il décrit un Univers en évolution constante, notamment l’évolution de la géométrie que le modèle Standard néglige. Il nous dit surtout que la géométrie du modèle Standard n’évolue pas alors qu’elle devrait le faire en fonction des observations actuelles. « La première chose à faire en physique est de prendre en compte l’inhomogénéité de l’Univers » soutient le physicien. La relativité générale décrit un Univers dans lequel la matière (la masse) déforme l’espace autour d’elle par la force gravitationnelle. Les observations ont montré l’existence d’une structure à nid d’abeille de milliards de galaxies, des zones denses et des zones vides. La théorie de Thomas Buchert décrit ces forces de gravité diverses, positives et négatives. « Les équations d’Einstein ne disent pas autre chose. Or, aujourd’hui, on peut dire qu’en fonction du temps, la courbure de l’espace évolue, aussi bien à grande qu’à petite échelle. »

Quant à l’accélération de l’Univers, cette dernière a été postulée dans des zones de l’espace-temps qui remontent à une époque où se sont formées les amas de galaxies (n’oublions pas qu’observer l’espace c’est remonter le temps, par exemple la lumière du Soleil met 8 minutes à atteindre la Terre. Le Soleil que nous observons est donc celui d’un passé âgé de 8 minutes). Ce sont ces dernières qui auraient un impact sur l’expansion de l’Univers, et donc des vides interstellaires qui joueraient le rôle tenu par l’énergie noire. Cette « énergie noire », (en fait courbure de l’espace) que Thomas Buchert définit comme « une construction théorique absolument conservatrice. » De quoi en faire réfléchir plus d’un !

 

<Pour aller plus loin

Espace dans ma ville | Une semaine d’activités spatiales

EEspace dans ma ville | Une semaine d’activités spatiales

Villefranche-sur-Saône fait partie des 11 villes sélectionnées par le CNES – Centre national d’études spatiales, pour participer à l’opération nationale 2019 Espace dans ma ville.

Sur le thème de la conquête spatiale et en lien avec le 50e anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune, divers évènements sont proposés aux familles pendant une semaine.Cette opération a aussi pour objectif d’attirer les scientifiques en herbe, filles et garçons, afin de les sensibiliser à la culture scientifique et technique.

Un village de l’espace sera installé allée Laurent-Bonnevay (face à l’école jean-Bouthoux) accompagné d’ateliers scientifiques, de soirées d’observation du ciel, de conférences,de  soirées cinéma… des animations pour tous les âges et tout public !

> Consultez le programme :

Peut-on simuler l’histoire du cosmos ?

PPeut-on simuler l’histoire du cosmos ?

Qu’est-ce que la matière noire ? Comment les galaxies se forment-elles au cours de l’évolution de l’univers ? Peut-on simuler l’histoire du cosmos ?

« Le monde est composé de flèches et de molécules, et d’électricité, comme le Big-Bang tu vois, et tout ça ensemble, ça forme l’Univers.  » J.C. Van Damme.

Visionnez l’épisode !

 

Cet épisode reprend des images données par Jérémy Blaizot, Joakim Rosdahl, Léo Michel-Dansac du Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1 / ENS Lyon) en lien avec une publication de février 2015.

Soirée de l’Observatoire de Lyon | Soirée spéciale « Lune »

SSoirée de l’Observatoire de Lyon | Soirée spéciale « Lune »

L’Homme a marché sur la Lune pour la première fois le 21 juillet 1969. A l’occasion de ce cinquantenaire, l’Observatoire de Lyon organise une soirée spéciale « Lune » : une conférence grand public, des ateliers et des observations seront proposés pendant cette soirée.

© Observatoire de Lyon

 

Un vendredi par mois, aux alentours du premier quartier de Lune, l’Observatoire de Lyon propose au public une soirée d’observations astronomiques. Ces soirées se font en partenariat avec la Société Astronomique de Lyon (SAL) et s’adressent à tous : petits (à partir de 7 ans) ou grands, passionnés ou néophytes.

 

La soirée du 12 juillet débutera à la tombée de la nuit par une conférence grand public Il y a 50 ans, Apollo 11 – passé et avenir de l’exploration spatiale habitée. 

Cette conférence sera donnée par deux chercheurs de l’Observatoire. Emmanuel Pécontal est chercheur au Centre de Recherche Astrophysique de LyonErwin Dehouck est chercheur au Laboratoire de Géologie de Lyon-Terre, Planètes, Environnement.

Puis, en fonction de la couverture nuageuse, les visiteurs pourront :

– Observer les astres dans le ciel grâce aux instruments d’observations de l’Observatoire et de la SAL.
 OU (si le temps est couvert) Visiter le site de l’Observatoire.

Enfin, deux ateliers vous seront proposés :

 Imaginer une base lunaire. Vous êtes un ingénieur de la NASA et vous avez pour mission de construire la première base lunaire pouvant accueillir des humains. Ce jeu de construction collaboratif vous fera découvrir toutes les facettes cachées de la Lune.

– Construire une carte du ciel. Vous pourrez fabriquer votre carte du ciel et devenir incollable sur les constellations visibles dans notre ciel tout au long de l’année.

Inscription obligatoire sur le site de l’Observatoire :

Soirée de l’Observatoire de Lyon

L’Univers peut-il être né à partir de rien ?

LL’Univers peut-il être né à partir de rien ?

La théorie quantique dit que c’est possible… mais c’est plus compliqué que ça.

Vous avez sûrement entendu parler de la théorie du Big-Bang, qui décrit comment l’Univers est « né » d’un amas de matière très dense et très chaud il y a environ 13,7 milliards d’années. Une dilatation progressive, comme un ballon qu’on gonfle.

Mais avant ? Qu’est-ce qu’il y avait avant le Big-Bang ?

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Sciences pour tous