L'équipe Pop'Sciences est en pause estivale et vous souhaite un bel été !

Un sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

UUn sommeil troublé | Collections & Patrimoine #2

Il était une fois une Belle Dormante qui, entre 1920 et 1970, était loin de l’être, dormante. Métier à tisser de type Bobin-Jacquard, la majestueuse dame a participé aux heures de gloire internationales de la dentelle lyonnaise. Sauvée in extremis de la casse par des veilleurs de patrimoine, l’association Dentelles Vivantes, elle sommeille depuis 10 ans au sein des locaux du Silk me Back, dans l’ancienne usine de Textiles Artificiels du Sud-Est (TASE) à Vaulx-en-Velin.

Aujourd’hui, à l’aube de ses 100 ans mais loin d’être un objet muséal, la Belle Dormante fait l’objet d’un programme d’études. Autour d’elle se retrouvent 10 étudiants en 3e année du département Génie Mécanique de l’INSA Lyon, leur directrice Emmanuelle Vidal-Sallé et les descendants des fondateurs-ingénieurs du procédé Bobin-Jacquard, Jean-Claude Dognin et François Isaac.

Fondée au début du 19e siècle, à Lyon, la Maison Dognin se lance dans la fabrication de tulle, utilisant pour cela des métiers Bobin. Puis, en 1834, l’inventeur Augustin Isaac conçoit un procédé qui associe le procédé lyonnais Jacquard au métier Bobin. La nouvelle méthode permet d’entrelacer les fils de manière à créer des motifs. La Belle Dormante mesurant près de 7 mètres, elle est en capacité de produire en grande largeur de très grands motifs et c’est là sa spécificité qui assurera son succès. Ces métiers, fabriqués à Villeurbanne par A. Johnson Fils et Cie, produiront durant des décennies la fameuse « Dentelle de Lyon ».

Cette rencontre, organisée par Isabelle Moulin du Silk me Back et Emmanuelle Vidal-Sallé de l’INSA Lyon s’inscrit dans un projet de transmission du patrimoine immatériel, de conceptualisation et d’ingénierie. Le projet pédagogique a pour but la réalisation d’un relevé de plan de la machine, sa modélisation en 3D et l’écriture d’une notice d’utilisation de la Belle Dormante. En effet, nous ne disposons plus aujourd’hui de documents techniques et seuls les mécaniciens-garreurs qui travaillaient sur ce type de métiers peuvent nous transmettre le secret de leur fonctionnement. A la fin du XXe siècle, les dernières industries dentellières lyonnaises ont cessé de produire, la plupart des machines ont été détruites, oubliées aux fonds des ateliers et le savoir-faire pour les faire fonctionner a commencé à se perdre.

Avec l’ambition rêvée de pouvoir, un beau jour, initier la mise en route de la Belle Dormante, les étudiants ingénieurs s’affairent autour de la géante de 15 tonnes. Ils observent, ils circulent, ils saluent la complexité de la mécanique. Ils questionnement Messieurs Dognin et Isaac pour savoir, pour comprendre. Ils manipulent, s’essayent à des raisonnements. S’ils appréhendent sans peine le fonctionnement du Jacquard et du Bobin, il n’est pas si facile de pénétrer les coulisses de l’articulation entre les deux.

Pourtant, l’assurance d’y arriver est partagée et perceptible. Dans les Hauts-de-France, à Caudry, la Maison Bracq a remis en route, en 2014, trois des sœurs de notre Belle Dormante, dont l’une fonctionne pleinement aujourd’hui. Une belle réussite pour la conservation du patrimoine industriel.

 

Aller plus loin :

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Collections & Patrimoine mené par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon. Il est le second d’une série d’épisodes qui ont pour intention de donner à voir les collections et patrimoines scientifiques et artistiques des établissements d’enseignement supérieur. Plus d’informations auprès de : camille.michel@universite-lyon.fr

Crédits photographiques : Vincent Noclin

Pop’Sciences fait son séminaire : 4e rencontre le 11 juillet | Pour les contributeurs et acteurs de la CSTI

PPop’Sciences fait son séminaire : 4e rencontre le 11 juillet | Pour les contributeurs et acteurs de la CSTI

 

A l’attention de tous les contributeurs à Pop’Sciences

Chercheurs, chargés de communication, enseignants, étudiants,

acteurs de la CSTI…

La Direction Culture, Sciences et Société vous convie au 4e séminaire Pop’Sciences qui aura lieu au Planétarium de Vaulx-en-Velin. Ces rendez-vous nous permettent de nous retrouver pour continuer à partager des idées, imaginer des partenariats, instruire des sujets précis…

  • L’occasion également de réfléchir sur nos pratiques, de nous informer des évolutions au niveau national et européen, de penser des coproductions et réponses communes à des appels à projets…
  • L’occasion de faire le point sur l’évolution du portail et du festival Pop’Sciences 2019, sur la présentation de vos programmations à venir (s’inscrire via le lien ci-contre)
  • L’occasion de voir et revoir le Planétarium de Vaulx-en-Velin ;
  • L’occasion de rencontrer des chercheurs, des professeurs, des collègues en culture scientifique et technique du territoire….
  • L’occasion de réfléchir sur nos pratiques, de penser des coproductions et réponses communes à des appels à projets…

 

Date :  jeudi 11 juillet 2019 de 9h à 17h30

Organisé par la Direction Culture, Sciences et Société de l’Université de Lyon

Sur inscription :

> Cliquez sur le lien  « S’inscrire » ci-contre

> Vous pouvez indiquer dans le formulaire si vous souhaitez présenter vos projets (10 min)

ProgrammeProgramme séminaire PopSciences-11-06-2019_PlanéVV

 

En partenariat avec : Le Planétarium de Vaux-en-Velin

 

 

 

 

 

<Présentations

  • Rencontre avec un chercheur d’art

 Alex Andrix, Ingénieur de l’Ecole Centrale Lyon et artiste

L’art d’Alex Andrix est à l’image des particules qui nous entourent : en perpétuel mouvement. Ses œuvres numériques nous invitent à vivre des expériences sensorielles uniques au travers de la mise en scène de recherches scientifiques. Rencontre avec un ancien élève de Centrale Lyon qui manie les équations mathématiques et les particules en guise de pinceaux.

  • Action culturelle et Diffusion des Savoirs à l’Université Lumière Lyon 2

Marie Lauricella, chargée de la médiation scientifique au sein de la Direction des services de l’Action culturelle et de la Diffusion des Savoirs de l’Université Lumière Lyon 2

Présentation des évènements de médiation scientifique organisés à l’Université Lumière Lyon 2.

  • La CSTI hors Métrpopole : comment construire une offre ?

Jean-Paul Nobécourt, Confluences des Savoirs et Association des Amis pour l’Université de Lyon

Quelles évolutions dans les méthodes et les outils l’organisation de conférences pour des publics dits éloignés, notamment les jeunes générations. De manière générale, comment prendre en compte les « nouvelles technologies » pour permettre de ne pas concentrer les actions de CST dans les seules grandes métropoles…

  • Les associations et initiatives étudiantes en lien avec la CSTI

Laura Howlett, chef de projet communication digitale – Service Université / Unité Vie Etudiante – Direction de l’Innovation et de l’Action économique

Présentation du portail Lyon Campus nouvelle version. Implication des associations étudiantes dans la médiation scientifique

  • Activités pédagogiques et de sensibilisation menées dans le cadre du Géoparc

Clément Cazé, chargé de missions Géo-patrimoines au Syndicat Mixte du Beaujolais / Géoparc, Pays du Beaujolais 

Présentation des activités pédagogiques et de sensibilisation menées sur le territoire Beaujolais dans le cadre du Géoparc, avec la volonté de développer des partenariats afin d’accroître la connaissance scientifique et la partager au plus grand nombre.

  • Sensibilisation à l’accessibilité numérique

Valérie Mansard, chargée de mission – éditorial / accessibilité – ENS Editions

Sensibilisation concernant les publics empêchés de lire et sur les directives européennes d’accessibilité. Présentation des bonnes pratiques qui peuvent être mises en place lors de la conception d’un site web, la rédaction de contenus accessibles (structuration, textes alternatifs aux images, sous-titrage des vidéos) et l’accessibilité des réseaux sociaux.