La chimie : la créativité à l’infini ! | Visages de la science

LLa chimie : la créativité à l’infini ! | Visages de la science

C’est en insistant bien sur les deux aspects de son métier, enseignante et chercheure, que Corinne Jégat, maître de conférences au laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP), se présente.

« Ce qui me plaît dans ce métier c’est que c’est un métier à multifacettes que l’on peut faire progresser selon ses envies » dit-elle. Un constat qu’elle peut dresser après 25 années de carrière et un parcours qui a nécessité de savoir s’adapter.

PPARCOURS ET TRAVAUX

Attirée très tôt par les sciences de l’environnement, Corinne Jégat valide tout d’abord un DEUG en biologie, géologie et chimie avant de s’orienter vers la chimie de l’environnement. Son DEA en poche, elle pratique un temps la chimie analytique dans le secteur privé mais s’ennuie très vite. Elle décide alors de se lancer dans une thèse sur l’étude du partage d’espèces chimiques entre deux milieux qui ne se mélangent pas et d’en étudier les intéractions. Elle soutient sa thèse en physico-chimie et obtient son doctorat en 1996.

Les 3 années qui suivent, Corinne Jégat les partagera entre un poste dans le privé et deux postes d’ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) successifs. Le premier à l’Université d’Aix-Marseille et le second à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne (UJM), au sein du laboratoire de Chimie de l’Environnement de la Faculté des Sciences et Techniques (FST).

©UJM

1999 est donc une année marquante dans la vie de Corinne Jégat. Cette année-là elle est nommée maître de conférences, publie ses premiers articles scientifiques sur l’encapsulation des huiles et voit la naissance de son premier enfant. Si certains auraient peut-être imaginé qu’une grossesse ralentirait sa carrière, elle a su montrer qu’elle était à la fois femme et chercheure et qu’elle pouvait mener les deux de front. « J’ai pu avoir le poste, la publication et l’enfant », dit-elle en souriant.

Avec l’évolution des unités de recherche, les restructurations des laboratoires ont par la suite nécessité de savoir s’adapter. Qu’à cela ne tienne, Corinne a rejoint l’équipe du LRMP (Laboratoire de Rhéologie des Matières Plastiques), même si cela signifiait de devoir lâcher sa spécialité, la chimie de l’environnement, et de se spécialiser sur une nouvelle thématique, la chimie des polymères à l’état fondu. Nouvelle restructuration quelques années plus tard, le LRMP fusionne avec les deux autres laboratoires lyonnais de recherche en polymères et devient en 2007 l’Unité Mixte de Recherche (UMR), IMP.

Finis les petits laboratoires, l’UMR comprend maintenant 88 permanents et concerne 3 établissements, l’INSA, l’Université Lyon 1 et l’Université Jean Monnet. Parmi les scientifiques de l’IMP, il y a les rhéologues qui étudient les écoulements de la matière, les chimistes qui étudient la transformation de la matière et les physico-chimistes qui étudient les interactions entre les molécules ou polymères.

<ADAPTATION ET CRÉATIVITÉ 

Cette remise à zéro, dues aux restructurations, a été une richesse. Même si ces changements ne sont pas des plus favorables à un schéma de carrière habituelle, cela lui a appris à s’adapter.

« La chimie c’est de la créativité à l’infini, et la chimie des polymères encore plus. On peut créer des liens en 3D entre des atomes de même nature ou non, mais aussi travailler sur leurs interactions » dit-elle enjouée avant de préciser « aujourd’hui on s’intéresse à la cassure des liaisons des polymères car l’intérêt c’est de pouvoir les dégrader pour répondre à des enjeux sociétaux et environnementaux ».

En 2014, reprenant ses travaux sur la micro-encapsulation en milieu fondu, Corinne Jégat va avoir l’opportunité de travailler avec des chercheurs canadiens. Pour cela elle n’hésite pas à s’envoler pour Montréal avec sa famille et rejoindre l’équipe de l’École Polytechnique de Montréal dans le cadre d’un congé de recherche.

 

<DES PERSPECTIVES ET DES COLLABORATIONS

Aujourd’hui Corinne Jégat est sollicitée par d’autres collègues, laboratoires et entreprises pour travailler sur différents projets.

Développer une nouvelle technique de micro-encapsulation pour la société LACTIPS, formuler de la nacre en lien avec les travaux de Marthe Rousseau (laboratoire Sainbiose), ou bien encore travailler avec des géologues et des attachés de recherche clinique (CMES et URCIP) sur des techniques de dépollution des eaux usées par l’élaboration d’un matériau capable d’absorber les nouveaux polluants tels que les antiobiotiques… voilà en substance les projets de recherche sur lesquels cette chercheure s’investit actuellement.

Mais, Corinne Jégat, ne laisse pas pour autant de côté l’aspect pédagogique de son métier. Passionnée par l’Afrique depuis son enfance, elle est à l’initiative d’un projet de collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) au Bénin. Il s’agit d’un jumelage pédagogique concernant 60 étudiants de l’UAC et 60 étudiants de la FST UJM.

Ce projet a pour but une étude de faisabilité pour implanter un Techlab à destination des enseignants, étudiants et entrepreneurs locaux où les techniques de caractérisation des matériaux polymères et des bio-ressources seraient développées.

© UJM

Aux jeunes filles qui seraient intéressées par son parcours, Corinne Jégat donne ce conseil :

« Quand on ne voit pas les choses évoluer, il faut les faire évoluer soit même et provoquer des changements pour donner de nouvelles aspirations ».

Tout est donc possible, et les matières scientifiques ne sont pas affaire de genre.
Ayant été directrice du département chimie, référente à la FST pour les projets professionnels des étudiants, responsable pédagogique, Corinne Jégat est une enseignante-chercheure investie et soucieuse de ses étudiants. La flamme de sa créativité n’est pas prête de s’éteindre.

Redonner la parole | Visages de la science

RRedonner la parole | Visages de la science

« Je voulais lui permettre de s’exprimer pleinement »

Comment favoriser la communication avec une personne qui ne sait ni parler, ni écrire ? La réponse est donnée par Alexandros Sidiras Galantes, étudiant en 5e année du département télécommunications, services et usages de l’INSA Lyon et créateur de l’application « PicTalk », qui permet aux personnes non-verbales de communiquer avec leur entourage grâce à un simple smartphone.

La solution de communication alternative qu’il a imaginé en mettant en œuvre ses compétences de futur ingénieur a largement séduit le jury des Coups de Pouce Passion de la Fondation INSA Lyon.

Alexandros a créé cette application mobile pour permettre à son petit frère handicapé de dialoguer avec son entourage, au plus juste de sa pensée.

>> Lire l’interview sur :

INSA Lyon

Quand une femme rallume les étoiles | Visages de la science

QQuand une femme rallume les étoiles | Visages de la science

Portrait d’Isabelle Vauglin 

Responsable régionale de l’association Femmes et Sciences, Isabelle Vauglin est astronome, chercheuse au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon ). Si l’Histoire ne les a pas toujours mises en avant, de nombreuses femmes ont fait avancer les découvertes en astronomie ! Isabelle Vauglin est l’une d’entre elles et peut être une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes filles qui s’intéressent à l’observation des astres ou aux sciences de manière générale.  
L’astronome lyonnaise sera aussi ambassadrice du prochain festival Pop’Sciences qui aura lieu les 9, 10 et 11 juillet prochain au Musée et site archéologiques de Saint-Romain-en-Gal. 

Un portrait réalisé par Pop’Sciences – 11-02-2021

Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ?

J’ai toujours su que je voulais être astronome et cette volonté farouche d’y arriver a été le fil rouge de mon parcours. J’ai obtenu en 1988 mon doctorat en astrophysique après être passée par un BTS « Instrument d’optique et précision » et une maîtrise de physique. J’ai tout de suite centré mes travaux de recherche sur le développement d’instrumentation infrarouge, qui à l’époque de ma thèse, constituait une véritable ouverture pour le monde de l’astronomie et élargissait alors considérablement les limites de l’exploration de l’Univers.

Le développement et l’exploitation de ces caméras haute technologie m’ont permis, dans le cadre de mes différents travaux de recherche, d’étudier la richesse du milieu interstellaire, de cartographier la totalité du ciel austral et d’en tirer de précieuses informations sur les galaxies que j’ai ensuite mises à la disposition de la communauté mondiale via la très grande base de données extragalactiques lyonnaise HyperLeda…

Je travaille actuellement sur l’idée d’un télescope, équipé d’une caméra infrarouge haute résolution, adapté aux conditions particulières de la base franco-italienne de Concordia sur le continent Antarctique, lieu qui présente des qualités extraordinaires d’observation.

Au-delà de mes activités de recherche, je consacre maintenant plus de temps qu’avant aux activités de diffusion et de partage des savoirs. Celles-ci sont pour moi fondamentales.

Parmi les différents projets dans lesquels vous êtes impliquée, y en a-t-il un qui vous tient particulièrement à cœur actuellement ?

En écho à une initiative genevoise organisée en 2019, j’ai lancé sur Lyon le projet La nuit est belle et je m’efforce actuellement de mobiliser le plus grand nombre de communes du bassin lyonnais autour de cet événement prévu le vendredi 21 mai prochain.

Concrètement, il s’agira d’éteindre l’ensemble de l’éclairage public et privé pendant quelques heures pour sensibiliser les citoyens à la pollution lumineuse et leur permettre d’observer dans les meilleures conditions possibles la voute céleste. Ce projet m’enthousiasme, car la majeure partie de l’humanité n’a malheureusement plus accès au ciel nocturne !

En tant qu’astronomes, nous sommes touchés par cette pollution lumineuse qui altère nos conditions de recherche même sur les sites scientifiques d’observation les plus reculés. Pour les citoyens, l’enjeu me semble encore plus important, car c’est notamment en observant le ciel que nous pouvons rester connectés à notre environnement, et ne pas oublier au quotidien l’existence des étoiles, de la voie lactée et ainsi être conscients de notre place dans l’Univers et de la fragilité de notre planète.

Bien évidemment, il est aussi très important de prendre conscience que la pollution lumineuse a également des impacts négatifs sur la biodiversité, la santé humaine et la consommation d’énergie…

Rendez-vous donc toutes et tous le 21 mai, car la nuit est belle et il est temps de rallumer les étoiles !

Dans le cadre de l’association Femmes et Sciences, comment faites-vous pour accompagner au mieux les jeunes filles dans leurs choix d’étude ?

Notre action se base sur un constat : dans les parcours scientifiques, nous perdons la moitié des filles entre la terminale et la première année post bac alors qu’elles ont de meilleurs résultats ! Cette disproportion se retrouve de manière flagrante, par exemple dans certaines filières comme les Sciences de l’ingénieur où elles ne représentent parfois seulement que 4% des effectifs. L’explication est malheureusement simple, mais pas celle qui est généralement véhiculée : les femmes ont intégré l’idée que les sciences n’étaient pas faites pour elles alors que bien sûr, les sciences ne devraient pas avoir de genre ! Notre objectif principal est donc de montrer et aussi de convaincre les jeunes filles qu’elles peuvent aller dans tous les domaines scientifiques, qu’elles peuvent oser choisir toutes les filières.

La première étape est vraiment la prise de conscience. Nous sommes toutes et tous au quotidien totalement pétris par des idées reçues, relayées largement par les médias, mais aussi par l’ensemble de la société. Un exemple : de 2012 à 2018 sur 110 couvertures de Une, le magazine Sciences et Vie Junior n’a proposé qu’UNE seule fois une couverture qui mettait en avant une scientifique seule, non accompagnée par un homme.

Décrypter ces stéréotypes et dépasser les idées reçues est justement l’ambition de la journée « Sciences, un métier de femmes » que j’organise chaque année depuis 2017 avec Audrey Mazur-Palandre du LabEx ASLAN et le soutien de l’ENS de Lyon. Cet événement rassemble plus de 500 lycéennes de l’académie de Lyon et des chercheuses de différents domaines, et permet de montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes.

L’exposition La Science taille XX elles, créée avec le soutien du CNRS et de l’ENS, est une autre action phare de l’association. L’objectif est de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui, souvent remarquables, mais trop méconnues.

De gauche à droite : Isabelle Vauglin, Edwige Séminara, Delphine Virte, ambassadrices de l’exposition « La Science XXElles » / ©Fondation Bullukian et Femmes & Sciences

Y-a-t-il une personnalité scientifique féminine que vous trouvez particulièrement inspirante ?

Beaucoup de femmes scientifiques qui ont fait ou font la science au quotidien sont inspirantes, mais si je devais en choisir une, je dirais Véra Rubin, astronome américaine décédée en 2016. Il est difficile de se rendre compte à quel point cette brillante chercheuse a dû, en son temps, se battre pour arriver simplement à juste faire des observations au télescope pour la simple et unique raison qu’elle n’était pas un homme. C’est une des nombreuses femmes oubliées de la science, qui a été largement critiquée de surcroit, alors qu’on lui doit des avancées majeures concernant la structure inhomogène de l’Univers et la matière noire. Au-delà de ses travaux scientifiques, je retiens personnellement une de ses phrases qui m’accompagne : « N’oubliez jamais que la moitié des neurones de l’humanité se trouve dans le cerveau des femmes«  !

PPour aller plus loin

Les femmes et la recherche universitaire en Europe

LLes femmes et la recherche universitaire en Europe

La Journée internationale des femmes et des filles des sciences, le11 février, est une journée pour confronter, échanger, sensibiliser au changement et offrir les outils nécessaires pour susciter l’intérêt et informer sur la pertinence de la recherche, notamment scientifique, en partageant les succès et les réalisations des femmes.

A cette occasion, Arqus European University Alliance organise un événement en ligne sur les femmes et le monde universitaire.

Intervenantes :

  • Hélène Courtois, Université Claude Bernard Lyon 1 (France)
  • Sandra Pralgauskaitė (Université de Vilnius)
  • Margarita Sánchez Romero (Université de Grenade)
  • Renate Dworczak (Université de Graz)

Modératrice : Annalisa Oboe (Université de Padoue)

Rencontre exclusivement en anglais

>>> Suivre le débat en direct

En savoir plus :

Arqus – Université de Lyon

 

Rachel Carson, mère de l’écologie

RRachel Carson, mère de l’écologie

Rachel Carlson, Itinéraire bouillonnant d’une icône environnementaliste

Avant de devenir, aux yeux de tous, une des théoriciennes de l’écologie aux États-Unis, Rachel Carson a été une biologiste marine reconnue. Cette notoriété lui a permis de populariser auprès du grand public les questions environnementales liées aux mers et aux océans.

L’œuvre de Rachel Carson s’inscrit dans une histoire singulière de l’environnement aux États-Unis. Marqué par les écrits naturalistes de Jean-Jacques Audubon et la philosophie de Henry David Thoreau, ce pays a inventé au XIXe siècle les parcs naturels. Mais il est également un de ceux où l’industrialisation et l’élevage intensif ont fait des ravages. En s’immisçant dans cette longue généalogie du regard américain sur la nature, Rachel Carson participe activement à la démocratisation de l’écologie.

Rachel Carson est considérée comme l’une des premières lanceuses d’alerte, un fait remarquable dans l’univers très masculin qu’est la science. En cela, elle s’inscrit dans le courant de pensée de l’éco-féminisme, qui théorise que la destruction de la nature aurait pu être évité si les femmes avaient été davantage au pouvoir ces dernières décennies.

>> Lire l’article sur :

l’influx, le magazine qui agite les neurones

Suivre la voix de l’implicite | Visages de la Science

SSuivre la voix de l’implicite | Visages de la Science

[…]  … la mémoire implicite. Ce domaine tente d’expliquer des apprentissages difficiles à cerner bien qu’expérimentés par tout le monde. « Il peut s’agir de sport, comme le vélo, de la langue maternelle… Ce champ recouvre tous les apprentissages qui ne s’appuient pas sur des règles explicites », précise Dezso Nemeth, chercheur et professeur de psychologie au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon – CRNL.

Pour l’explorer, il combine des méthodes comportementales de la psychologie expérimentale (comme le suivi du regard) et des mesures de l’activité du cerveau (EEG ou IRM).

[…] « Il n’y a pas une mémoire, mais un ensemble de systèmes de mémoire dans le cerveau. Chacun est lié à un type de tâche ou de situation », explique Dezso Nemeth. « Au cours des 20 dernières années, on a découvert que ces différentes structures de la mémoire fonctionnent à travers des processus à la fois coopératifs et compétitifs ». Ainsi, pour assurer l’exécution d’une tâche ou d’un apprentissage, certaines régions du cerveau vont collaborer tandis que d’autres seront mises en sourdine. […]

Extraits de l’article réalisé par Agnès Vernet, pour l’Université de Lyon | Mai 2020

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IDEXLYON – Université de Lyon

De la thermodynamique et du chic | Visages de la science

DDe la thermodynamique et du chic | Visages de la science

[…] Au croisement de la modélisation, des sciences expérimentales et de la chimie théorique, les travaux de Margarida Costa Gomes, Directrice de Recherche CNRS, Laboratoire de chimie de l’ENS de Lyon, façonnent les procédés industriels de demain et répondent avec élégance aux besoins de développement durable.

On peut s’engager dans les sciences par goût de l’esthétisme. Le parcours de Margarida Costa Gomes le prouve.

[…]
« La théorie physique de la thermodynamique remonte au 19e siècle. Albert Einstein la qualifiait de théorie physique dont les concepts de base ne seraient jamais mis en cause », s’amuse à raconter la chimiste pour introduire sa discipline. En effet, la thermodynamique conserve des enjeux très modernes. Indispensable aux industriels pour optimiser leurs procédés, elle participe, à l’aube du 21e siècle, à un virage décisif : le développement de la chimie verte qui promet maîtriser la consommation d’énergie et la pollution engendrées par la chimie.

[…]

Extraits de l’article réalisé par Agnès Vernet, pour l’Université de Lyon | Mai 2020

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IDEXLYON – Université de Lyon

 

Valérie Castellani, chercheuse en biologie – Médaillée du CNRS | Visages de la science

VValérie Castellani, chercheuse en biologie – Médaillée du CNRS | Visages de la science

Valérie Castellani est spécialiste en biologie du développement à l’Institut Neuromyogène, et fondatrice de la start-up Oncofactory. Son parcours témoigne de l’importance de la recherche fondamentale pour le développement de véritables innovations de rupture. En 2018, elle a reçu la prestigieuse Médaille de l’Innovation du CNRS.

À l’occasion de cette distinction, elle revient sur son parcours et ses travaux…

 » En laboratoire, je m’intéresse aux voyages qu’accomplissent les projections nerveuses dans l’embryon pour parvenir jusqu’à leur cible. Ces projections explorent leur environnement à la recherche de signaux qui leur confèrent des trajectoires uniques. À leur image, j’ai exploré plusieurs voies et trouvé mon chemin vers la recherche. Rien ne permettait de prédire que je deviendrais un jour scientifique. Pour autant, la curiosité et le goût de l’exploration m’animent depuis toujours.  »

 

L’intégralité du portrait :

Talents CNRS

Guillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie – Médaillé du CNRS | Visages de la science

GGuillaume Suan, enseignant-chercheur en géologie – Médaillé du CNRS | Visages de la science

Enseignant-chercheur en géologie au Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement, Guillaume Suan est spécialisé dans les liens entre changements environnementaux et perturbations géochimiques globales dans les temps anciens. Il a reçu en 2018 la Médaille de Bronze du CNRS.

À l’occasion de cette distinction, Guillaume Suan retrace son parcours…

 » Les chasses aux fossiles dans les terrains jurassiques de mes Ardennes natales m’ont initié dès l’enfance aux mystères du temps profond. Ce penchant pour les vieux cailloux m’a amené, plus récemment, à longer les falaises rocheuses de l’Éocène des îles de Nouvelle-Sibérie (Russie), au cœur de l’Océan Arctique.

Avec mes collègues européens et russes, nous avons démontré qu’il y a de cela 55 millions d’années, de la mangrove et des palmiers poussaient près du pôle Nord, sous un climat exceptionnellement chaud. L’arrivée d’un ours polaire nous a contraints à n’étudier qu’une petite partie de la série exposée. Lui comme nous sommes restés sur notre faim, mais une seconde expédition sera nécessaire pour mieux tracer l’histoire de ces paysages polaires extraordinaires !  »

 

Découvrir tous les portraits des médaillés :

Talents CNRS

Médailles CNRS 2018 : lauréates et lauréats | Visages de la science

MMédailles CNRS 2018 : lauréates et lauréats | Visages de la science

La Délégation Rhône Auvergne présente toutes ses félicitations aux médaillées et médaillés de la circonscription. Ils/Elles recevront leur récompense au cours d’une cérémonie officielle au second semestre 2018.

Découvrir les portraits des médaillés

Médaille d’argent

- Grégory Miermont, professeur à l’ENS de Lyon et membre de l’UMPA

Médaille de bronze

- Raphaële Andrault, chargée de recherche CNRS à l’IHRIM
- Rémi Mounier, chargé de recherche CNRS à l’INMG
- Guillaume Suan, maître de conférences à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et membre du LGL-TPE

Médaille de Cristal

- Betty Bigaï, ingénieure d’études CNRS au LEM
- Rodica Chiriac, ingénieure d’études CNRS au LMI
- Laurent Pinard, ingénieur de recherche CNRS et directeur du LMA