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Pourquoi le goût est une expérience sensorielle au cœur de notre santé physique, de notre bien‑être et de notre vie sociale

PPourquoi le goût est une expérience sensorielle au cœur de notre santé physique, de notre bien‑être et de notre vie sociale

Imaginez-vous devant votre plat préféré… mais, à la première bouchée, il a le goût d’un carton humide. Beaucoup d’entre nous ont vécu une expérience semblable pendant la pandémie de Covid-19. Heureusement, pour la plupart, cette perte ou altération du goût n’a été que temporaire.

Mais pour des millions de personnes, les changements de goût, d’odeur ou de texture des aliments peuvent durer des mois, voire des années, en raison du vieillissement, de maladies chroniques ou de certains traitements médicaux. […]

Un article de Reisya Rizki Riantiningtyas, chercheuse en nutrition sensorielle au Centre de Recherche de l’Institut Lyfe à Lyon.

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The Conversation

Comment une odeur devient‑elle une madeleine de Proust ?

CComment une odeur devient‑elle une madeleine de Proust ?

Certaines saveurs ne font pas seulement naître une sensation agréable. Le riz gluant à la mangue replonge Carine dans un moment précis de son enfance : un lieu, une période de sa vie, une situation particulière, celle de s’offrir une douceur à la sortie de l’école. Ce voyage dans le temps s’accompagne d’une émotion intense, jusqu’à provoquer des réactions corporelles.

Son témoignage illustre avec force l’effet « madeleine de Proust ». La capacité d’une odeur à faire ressurgir un épisode de notre passé avec une intensité particulière. […]

Un article de Anne-Lise Saive, chercheuse en neurosciences cognitives et intelligence artificielle au Centre de Recherche et d’Innovation de l’Institut Lyfe, Université de Lyon.

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The Conversation

Cartographier le cerveau des animaux : un défi scientifique | Cortex Mag

CCartographier le cerveau des animaux : un défi scientifique | Cortex Mag

Des chercheurs ont décrit récemment les cartes 3D formées par les neurones dans le cerveau de plusieurs animaux. Connaître ces connectomes permet de mieux comprendre le fonctionnement cérébral de ces espèces et leurs pathologies. Des scientifiques de l’Institut de recherche sur les cellules souches et le cerveau (SBRI) de Lyon cartographient eux le cerveau d’un primate : c’est un pas de plus vers le connectome humain.

Les hommes aiment cartographier leur environnement. Si ceux de la Préhistoire ne s’intéressaient qu’à leurs zones de chasse, on peut consulter aujourd’hui des cartes couvrant le globe terrestre. Grâce au télescope spatial Gaia, les astronomes ont cartographié une partie de la Voie Lactée. Deux milliards d’étoiles au moins ont été ainsi localisées puis nommées. C’est sans doute peu au regard de toutes celles contenues dans l’Univers… A l’identique, une cartographie reste aujourd’hui inachevée : celle de notre cerveau. Ce dernier contient un nombre de neurones proche de 100 milliards (c’est aussi le nombre d’étoiles de notre galaxie) qui peuvent être connectés, chacun,  à 10 000 autres à travers les tissus cérébraux. Tracer leur mise en réseau relève du défi ! […]

Un article écrit par Quentin Lemaître, docteur en biologie moléculaire et du développement.

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Cortex Mag

Les oubliés du soin d’urgence : quand le déni de reconnaissance met le secteur ambulancier en danger

LLes oubliés du soin d’urgence : quand le déni de reconnaissance met le secteur ambulancier en danger

[…] Alors que les métiers du « care » ont été mis sous les projecteurs, puis au cœur des débats sur la reconnaissance des métiers dits « essentiels », le secteur ambulancier est resté le grand oublié du débat public. Cette invisibilisation médiatique, qui s’accompagne d’une littérature scientifique limitée sur le secteur, contribue à la méconnaissance de ces « travailleurs et travailleuses de l’ombre ».

Bien plus encore, dans l’imaginaire social, l’ambulancier français reste davantage associé à la figure du « chauffeur » ou encore du « taxi » qu’à celle du soignant. Peu (re)connus de la population et même des autres professions soignantes, ils assurent pourtant un rôle important dans la « prise en soin » des malades, que ce soit dans le cadre de transports sanitaires urgents ou non. […]

Un article de Nathalie Lugand, docteure en psychologie sociale, Université Lumière Lyon 2 et Sylvie Morel, maîtresse de conférences en sociologie, Nantes Université.

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The conversation

Un chasseur qui ne chasse plus : portrait d’un policier de l’environnement

UUn chasseur qui ne chasse plus : portrait d’un policier de l’environnement

En 2000, l’Office national de la chasse est devenu l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. En 2020, cet office a été fusionné avec l’Agence française pour la biodiversité, pour donner naissance à l’Office français de la biodiversité. D’anciens gardes-chasse, souvent eux-mêmes chasseurs, sont ainsi devenus policiers de l’environnement.

Dans un ouvrage tout juste paru, l’Imagination sociologique est une urgence écologique, coll. « Problèmes publics » éditée par l’École nationale des ponts et chaussées, le sociologue Léo Magnin nous donne à voir cette évolution à travers le parcours d’un de ces fonctionnaires. Extraits. […]

Un article dechargé de recherche en sociologie au CNRS, Université Gustave Eiffel.

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The Conversation

Étudiants : quand l’ennui épuise autant que la surcharge

ÉÉtudiants : quand l’ennui épuise autant que la surcharge

Quand on évoque la santé mentale des étudiants, les mêmes explications reviennent souvent : stress, pression académique, examens, surcharge de travail ou encore anxiété liée à l’avenir professionnel. Ces facteurs existent bel et bien. Pourtant, ils ne racontent qu’une partie de l’histoire. Notre récente étude menée auprès de plus de 760 étudiants de l’enseignement supérieur, révèle qu’un autre phénomène, beaucoup plus discret, mérite toute notre attention : le bore-out étudiant, autrement dit l’épuisement lié à l’ennui chronique.

Contrairement à une idée largement répandue, le mal-être ne résulte pas uniquement d’une surcharge de travail. Le manque de stimulation peut lui aussi devenir une source importante de souffrance psychologique.

L’angle mort de la santé mentale étudiante

Depuis plusieurs années, les établissements d’enseignement supérieur ont considérablement renforcé leurs dispositifs de prévention autour du stress, de l’anxiété et du burn-out. Cette évolution est bienvenue, mais elle repose souvent sur une hypothèse implicite : l’étudiant en difficulté serait avant tout un étudiant débordé. Or notre recherche montre qu’une autre réalité existe.

Certains étudiants souffrent, non pas parce qu’ils ont trop de travail, mais parce qu’ils ne trouvent plus suffisamment de stimulation, de défi ou de sens dans leurs études. Progressivement, l’ennui s’installe. Puis apparaissent un sentiment d’inutilité, une perte d’engagement et parfois même une forme de culpabilité. C’est précisément ce que la littérature scientifique désigne sous le nom de bore-out.

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Auteur : Christophe Haag, Professeur et chercheur en psychologie sociale, emlyon business school

 

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knowledge@emlyon

 

Neurosciences Psychiatrie Neurologie : où en est-on ?

NNeurosciences Psychiatrie Neurologie : où en est-on ?

Comme chaque année, les Journées Neurosciences Psychiatrie Neurologie ont réuni de nombreux scientifiques, cliniciens et étudiants afin d’échanger dans toutes les disciplines relatives au cerveau.

Une édition 2026 placée sous le signe du dialogue et du partage : « Le cerveau en partage », avec l’ambition de croiser les regards de la neurologie, de la psychiatrie, des neurosciences et des sciences humaines, pour mieux comprendre la complexité du cerveau et enrichir les pratiques cliniques et de recherche. Ces rencontres présentent un intérêt tout particulier dans le champ des troubles du neurodéveloppement (TND), puisqu’elles ont permis d’aborder des thématiques connexes (sensorialité, addictions, etc.).

Le Centre iMIND a réalisé une synthèse des échanges de ces journées, accessible à tout public, constituant un état de l’art des recherches en cours.

>> À découvrir ici :

iMIND

 

La Fresque Océane : 100 cartes pour comprendre ce qui nous relie à la mer

LLa Fresque Océane : 100 cartes pour comprendre ce qui nous relie à la mer

Depuis quelques années, le format se décline dans de nombreux domaines. Mais c’est quoi, au juste, une « fresque » ? Il s’agit d’un atelier collaboratif qui propose à de petits groupes de reconstruire, à partir de cartes, les relations entre différents phénomènes. Les participants discutent, confrontent leurs connaissances et font apparaître peu à peu une vision d’ensemble.

Alice Vitoux, diplômée du département Télécommunications de l’INSA Lyon en 2004, découvre La Fresque du Climat en 2017. Elle fait partie de la dizaine de personnes présentes lors de la constitution de l’association en 2018, puis anime des ateliers et des formations à ses débuts. Le format la convainc par sa capacité à rendre accessibles des mécanismes complexes : relier les cartes oblige à comprendre comment les causes et les conséquences s’enchaînent.

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Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : quel impact pour l’enseignement ?

RRéseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : quel impact pour l’enseignement ?

Addictions, cyberharcèlement, troubles du sommeil, exposition à des contenus inappropriés : les risques associés aux réseaux sociaux chez les jeunes alimentent le débat public depuis plusieurs années. Si le Conseil constitutionnel a récemment censuré la loi qui prévoyait d’interdire l’accès à ces plateformes aux moins de 15 ans, la question de la protection des mineurs en ligne reste plus que jamais d’actualité. Pour le monde de l’éducation, elle soulève un défi majeur : comment préserver les bénéfices pédagogiques des outils sociaux tout en protégeant les élèves ?.

L’essor des réseaux sociaux et leur arrivée dans les pratiques pédagogiques

L’histoire des réseaux sociaux ne date pas d’hier. Dès 1997, SixDegrees permettait aux utilisateurs de créer un profil en ligne et de se connecter à leurs connaissances. Sans doute trop en avance sur son temps, la plateforme n’a pas rencontré le succès escompté et a disparu deux ans plus tard.

Il faut attendre les années 2000 pour voir émerger les plateformes qui façonnent encore aujourd’hui le paysage numérique : Facebook, LinkedIn ou encore Twitter (devenu X). D’abord réservés à un public relativement restreint, composé notamment d’étudiants et de passionnés d’informatique, ces réseaux se sont progressivement imposés dans le quotidien de centaines de millions d’utilisateurs. Leur usage s’est encore accéléré au cours des dernières années, au point de devenir un élément central de la vie sociale et numérique.

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Auteure : Delphine Billouard Fuentes, professeure, emlyon business school

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Grandir sans se perdre : les trois crises de l’hypercroissance

GGrandir sans se perdre : les trois crises de l’hypercroissance

Faire décoller une start-up est déjà rare. La transformer en scale-up, c’est-à-dire en entreprise capable de soutenir une croissance rapide et durable, l’est davantage encore. Car derrière les levées de fonds, les recrutements en série et l’accélération commerciale se joue une réalité moins visible : la croissance oblige les fondateurs à se réinventer.

Plus de dix ans de terrain et de recherche auprès d’entreprises en hypercroissance conduisent au même constat. Les difficultés rencontrées ne relèvent ni du hasard ni de simples tensions humaines. Elles se concentrent autour de trois crises organisationnelles récurrentes.

Cette série en trois volets suit les tournants du passage à l’échelle : la mue du fondateur, l’essoufflement de l’équipe historique et, plus insidieuse, la concentration des décisions autour du dirigeant ou de la dirigeante.

Ce qui a fait le succès devient soudain un frein

Au début de l’aventure, le fondateur est partout. Il ou elle explore le marché, crée et développe le produit, vend, recrute, négocie, arbitre. Cette omniprésence est souvent l’une des clés du décollage de l’entreprise.

Mais lorsqu’arrivent la croissance rapide et le changement d’échelle, les règles du jeu changent. L’énergie entrepreneuriale qui a permis de conquérir le marché ne suffit plus. Il faut désormais bâtir une organisation capable de fonctionner sans dépendre en permanence de son créateur.

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Auteur : Alexander Bell, professeur en entrepreneuriat et management stratégique de l’innovation, emlyon business school

 

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