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Motivation: ce qui se passe dans le cerveau des supporters

MMotivation: ce qui se passe dans le cerveau des supporters

De nombreuses études en psychologie sociale ont montré que nous avons naturellement tendance à favoriser les membres d’un groupe social auquel nous appartenons. Des chercheurs français et brésiliens ont voulu savoir quelles régions cérébrales étaient activées par ce biais de comportement. Pour cela, ils ont soumis des supporters des meilleures équipes de foot de Rio de Janeiro (ici, ceux de Botafogo) à un test un peu particulier…

Ça vous intéresse d’en savoir plus? Vous pouvez retrouver la suite de l’article sur CORTEX Mag

La monotonie paysagère comme aliénation moderne

LLa monotonie paysagère comme aliénation moderne

Critique d’un urbanisme rationnel

Dans la critique de la ville que fait Henri Lefebvre, plus généralement une critique du mode de production de l’espace urbain, notamment de ses principes spatiaux de planification et concentration urbaines, la ville réunirait l’ensemble de la diversité des activités humaines, qu’elle organiserait spatialement. Ces principes font de la ville un objet technique composé de zones spatiales précises auxquelles est affectée une fonction bien déterminée. Les lieux n’existeraient plus en soi mais pour répondre à une fonction précise (économique, sociale, résidentielle, servicielle, administrative, symbolique…).

Ce fonctionnalisme est hérité des théories de Le Corbusier et plus généralement du courant de l’architecture moderne, visant à rationaliser au maximum l’espace urbain dans son organisation (zonage, circulation…) et son usage (ex : identification des fonctions). Domine alors une représentation isonomique de l’espace urbain, en faisant un espace homogène, plane et continu. Il n’y aurait jamais de résistance physique des lieux dans leurs aménagements, mais une maîtrise entière de l’espace.

Or, Henri Lefebvre montre que cet urbanisme rationnel n’a pas réussi à assurer l’harmonie des usages dans la ville.

« Dans les villes historiques, les monuments ont des fonctions si complexes que le concept de « fonction » ne parvient pas à les épuiser. Ils rappellent et ils appellent. Ils rendent présents un passé et un avenir. Ils sont la mémoire de la Cité et son ciment. Ils unissent et réunissent : cathédrales, palais, théâtres, édifices divers. »

(Lefebvre, 1961, p. 196).

La standardisation du bâti dans des formes géométriques et l’homogénéisation des façades ont contribué à une sorte de répétition dans le paysage urbain. Cette unification en termes de fonction, forme ou esthétique crée une monotonie dans les paysages urbains qui ne seraient plus source de stimulation sensorielle, de sollicitation imaginative, d’invitation à la rêverie, d’inspiration créative… La monotonie rend l’habitant aliéné au paysage urbain.

En attestent les critiques qui ont rapidement émergé des grands ensembles : bien que pensés comme des nouveaux quartiers confortables, particulièrement dans le contexte de la pénurie de logements dans les années 60, les grands ensembles ont rapidement été décrits comme des  « barres en béton », matière froide. C’est la répétition de ces barres qui a donné une monotonie visuelle dans un petit espace caractérisé pourtant par une mixité sociale et une forte densité pensée comme synonyme d’activités.

Ce même problème se retrouve aussi à l’échelle de la ville. Par le fait d’une intensité d’urbanisation, d’une rapidité d’occupation de sol et d’une unification des paysages, les villes perdent leur identité et leur mémoire ; par la suite, s’est opérée une dégradation dans la relation de l’individu avec son milieu, il devient progressivement passif dans ses comportements, n’interagit plus avec son milieu.

La qualité de vie comme standardisation dans la compétition urbaine

La qualité de vie en ville comme principe d’aménagement a progressivement suppléé la conception de l’homme au sein de l’urbanisme : à l’homo oeconomicus des années 70 cherchant à tout prix l’optimisation économique de ses choix (Chombart de Lauwe, 1965), aurait fait place un urbain de plus en plus soucieux de son cadre de vie et de la réalisation de ses aspirations.

Or, force est de constater que cadres de vie et aspirations sont construits socialement, en vue des avantages compétitifs qu’ils charrient (Reigner, 2015) : la qualité de vie en ville est devenue un argument premier des stratégies de marketing territorial. La qualité de vie n’est plus recherchée en soi, mais au regard de son rôle dans une attractivité résidentielle socialement sélective. Il en découle une standardisation dans les formes urbaines de la qualité de vie :  piétonnisation et valorisation du patrimoine bâti, modernisation du mobilier urbain et installation d’aires de jeux, construction de grandes arénas et de stades de sport, accueil de festivals urbains et d’événements sportifs… afin d’avoir une ville récréative. Que l’on soit à Paris ou à Lyon, à Londres ou à New-York, nous retrouvons les mêmes formes et rythmes de la qualité de vie. Nous sommes loin ici d’« une appréhension psychogéographique de l’espace urbain »[1] par les pratiques habitantes.

Les politiques de renouvellement urbain des quarante dernières années ont fortement contribué à l’unification des villes par des modèles d’aménagement et de développement similaires comme l’exemple de régénération des « water fronts ». Ces espaces offrent une forte attractivité touristique mais aussi contribuent à la visibilité régionale et même nationale des villes. L’exemple des berges du Rhône en témoigne puisque cet aménagement a initié d’autres similaires dans les autres grandes villes françaises (ex : Bordeaux).

Les berges du Rhône est un espace public linéaire de plus de cinq kilomètres en plein centre-ville de Lyon. C’est une promenade piétonne rythmée par huit séquences pour offrir une variété d’ambiances paysagères à ses multiples usagers : enfants, familles, jeunes…  Ce projet a réussi à mettre en valeur la rivière et la considérer comme un atout favorisant la qualité de vie dans cette ville.

Les berges du Rhône sont un espace de loisir et de détente. Elles ont été aménagées de manière à répondre à plusieurs besoins de loisirs : récréatifs, sportifs, touristiques… Une répartition spatiale des activités est assurée par deux lignes qui longent le Rhône, dédiée respectivement aux promeneurs et aux cyclistes. La piscine située dans la zone sud de la promenade offre un espace sportif aux habitants pour nager dans un cadre un peu différent. Des espaces d’aire de jeux pour enfants, terrain de foot et de pétanque sont aussi prévus pour pratiquer différents sports : boxe, escalade… et surf. Ainsi, un tel aménagement favorise non seulement un mode de vie physiquement actif (prônant un urbain dynamique et en bonne santé), mais également des pratiques récréatives. Nous observons ainsi un tri et un gouvernement des corps par les loisirs.

Enfin, cet espace accueille des événements festifs pour certaines périodes. Il est devenu un outil de politique urbaine « en valorisant symboliquement les territoires et en retravaillant pratiquement les principes de l’urbanisme fonctionnel des années 1970. »[2]

 

(photos : Eya Naimi, 2018)

Une ville ludique en réponse à l’urbanisme des loisirs  

Cette standardisation s’avère assez éloignée de l’ambition annoncée de divertissement dans ces politiques urbaines. Elle s’oppose aussi à la proposition d’ Henri Lefebvre de « ludifier » les pratiques dans la ville afin d’inciter les gens à explorer et pratiquer leur ville. L’idée est de faire de la ville un « terrain de jeux » qui incite à s’évader au quotidien en ayant recours à l’imagination, le détournement fonctionnel, l’auto-dérision… Le jeu serait un mode d’exploration de la ville en réponse à la monotonie de l’urbain et du quotidien, contrairement aux loisirs qui s’inscriraient dans des usages prédéfinis par des aménagements.

 « Le jeu, à notre avis, est multiforme et multiple. Loisir et jeu ne se recouvrent pas exactement. Ne serait-ce pas le jeu qui parachève et couronne la sociabilité ? Il déploie ses diversités et ses inventions entre les activités intégrées à la vie quotidienne, au sein de la famille, et les grandes évasions, départs, vacances, camping, montagne et mer. Les intermédiaires sont innombrables : jeux de défi ou de hasard, jeux dans » les cafés (cartes, billard, juke-boxes) ou dans les clubs, jeux sérieux (échecs) ou frivoles (paris, etc.), sans oublier le « lèche-vitrine », trop dédaigné par beaucoup d’urbanistes, le pur et simple bavardage et quelques autres formes. Le jeu ne correspond à aucun besoin élémentaire, encore qu’il les présuppose tous. Il correspond à des désirs affinés et différenciés, selon les individus et les groupes, désirs que tuent vite la monotonie et l’absence de possibilités. »

(Lefebvre, 1971, p. 197).

 

Eya Naimi

[1]Philippe Simay, « Une autre ville pour une autre vie. Henri Lefebvre et les situationnistes », Métropoles, 2008. URL : http://journals.openedition.org/metropoles/2902

[2]Benjamin Pradel, « Mettre en scène et mettre en intrigue : un urbanisme festif des espaces publics », Géocarrefour, Vol. 82/3 | 2007, 123-130.

Le droit à la ville, une théorie portée à tous ?

LLe droit à la ville, une théorie portée à tous ?

Le droit à la ville fait partie des théories qui ont motivé le mouvement de mai 1968, liant la découverte de la ville comme construit politique avec des réflexions philosophiques sur la démocratie, confrontant des perspectives critiques sur la quotidienneté avec des observations des mutations urbaines. Mêlant revendications politiques pour la construction de l’avenir, observations territoriales du quotidien et interprétation de mutations socio-spatiales en cours, cette théorie nous mettait face à l’émergence d’un phénomène majeur et nous offrait des prises pour le saisir : l’urbanisation. Pourtant, cette théorie a été, jusque récemment, fortement oubliée…

Quand Henri Lefebvre publie Le droit à la ville en mars 1968, il est professeur de sociologie à l’université Paris X Nanterre, influençant directement ses étudiants impliqués dans le mouvement. Dans un contexte de fin de la ville industrielle et d’éclatement de la ville en banlieues, le manifeste de Henri Lefebvre dessine une nouvelle civilisation qui aurait pu, pourrait encore, se réaliser et qu’il qualifie d’urbaine.

Dans son chapitre éponyme à l’ouvrage, Le droit à la ville, Henri Lefebvre introduit la notion en nous faisant part d’un contexte global de crise des cités qui doit ouvrir la voie à de nouvelles praxis, c’est-à- dire à de nouvelles façons de transformer le conditionnement socio-économique de la ville, et chemin faisant aboutir à un nouvel humanisme.

Extrait 1, sur le droit à la ville et un nouvel humanisme

« Entre droits égaux, la force décide » – Marx

La première définition que l’on donne au droit à la ville est liée à la pauvreté économique, la ségrégation spatiale et l’exclusion sociale ; une notion qui serait offerte comme revendication aux populations les plus opprimées des villes. Il ne s’agit pas d’un droit au sens juridique du terme, qui ouvrirait des bénéfices matériels immédiats et identifierait un statut régit par des règles ; il ne s’agit pas non plus d’une ventilation spatiale des droits de l’homme, qui lui conférerait une nature universelle et inaliénable. Le droit à la ville se rapproche davantage d’une reconnaissance de l’oppression urbaine pour certaines populations, que d’un droit indiscutable répondant de critères prédéfinis. Le droit à la ville constitue un droit à prendre la parole sur les modalités de production et d’organisation de la ville.

Dès lors, comme le souligne David Harvey, le droit à la ville peut apparaître comme un cadre analytique et revendicatif dont le contenu dépend de qui choisit de lui donner du sens, c’est un « signifiant vide ». Ceux que l’on identifie habituellement comme faisant la ville, les élus, les propriétaires, les promoteurs, peuvent tout autant faire valoir un droit à la ville au même titre  que les sans-abris, les migrants, les populations marginalisées, les personnes en situation de handicap…

(c) Johanna Lubineau

(c) Johanna Lubineau

Pourtant l’inégalité dans l’accès aux scènes d’échanges et de prises de décision concernant la ville est flagrante entre ces publics. Cela peut conduire certains à revendiquer un droit à la ville au nom d’autres, sans interroger leurs (éventuelles) implications dans la situation actuelle : ainsi, un des principaux acteurs de la promotion immobilière française peut défendre les intérêts architecturaux, économiques et écologiques du… bidonville, tout en continuant de construire de nouvelles opérations immobilières de standing dans les centres métropolitains[1].

Existerait-il différents degrés dans le droit à la ville ? Cette question de l’identité de ceux qui prennent la parole, pose la question des systèmes de domination qui se jouent dans la ville, soit directement (ex : distribution spatiale des équipement) soit indirectement (ex : inégalités culturelles et genrées dans la prise de parole publique) : cela guidera ceux qui ont pris la suite de Henri Lefebvre comme David Harvey ou Edward W. Soja. La ville est donc pensée ici comme un objet de mobilisation politique sur lequel chaque acteur, habitant, praticien, élu, peut projeter ses idées pour la ville collective et son organisation sociale.

Or, comme le souligne David Harvey, les possibilités de changement sont déjà là, latentes et portées au sein du vécu urbain : « Le propos de Lefebvre, […] est qu’il existe déjà à l’intérieur de l’urbain de multiples pratiques regorgeant elles-même de possibilités alternatives. »[2]. Le quotidien serait ainsi un terrain propice à l’installation d’actes et d’espaces permettant la liberté de l’individu dans sa pratique de la ville, jouant littéralement avec elle. Mais par les aménagements, par exemple des berges de fleuves dans de nombreuses villes, c’est aussi dupliquer un modèle de loisirs avec des usages prédéfinis, entraînant monotonie et atrophie des imaginaires des joueurs que nous pourrions être. Il arrive même que nos imaginaires issus du jeu soient orientés par quelques fictions du réenchantement urbain par l’architecture ou du divertissement par l’enquête policière [3]… C’est le propos d’un premier billet.

Le droit à la ville revendique de remettre au centre de l’action et des politiques ceux qui vivent la ville et ainsi la font : les habitants. Tenter de placer “la balle au centre” pose de multiples questions comme celles de la participation ou de la transformation des luttes quand elles se transforment en initiatives du quotidien. C’est le sujet d’un entretien à propos des luttes urbaines pour et par l’habitat : se diluent-elles ou se réalisent-elles enfin quand elles prennent la forme d’habitat participatif ?

L’habitat participatif est vecteurs d’aménités, de communs liés au droit à la ville comme relevé dans sa définition dans le Dictionnaire des biens communs[4]. D’une part la référence au droit à la ville de Henri Lefebvre est récurrente quand il s’agit de défense des espaces urbains et le terme de communs urbains est toujours en construction. D’autre part l’habitat participatif véhicule un certain nombre de valeurs (de solidarité, d’autonomisation, environnementales…) qui permettent « l’élaboration de biens communs vécus » : le droit à la ville rejoint ici les luttes pour le droit au logement comme revendication collective.

Laisser à chaque individu la liberté de prendre le droit à la ville à bras-le-corps pour le modeler selon sa propre sensibilité c’est ouvrir la voie à de nouvelles formes d’appréciation de la ville, à de nouveaux savoirs. C’est ce que propose un voyage sonore, sur le son : au regard de la force et la légitimité qui existent dans l’oralité et le bruit dans la ville, ces derniers méritent qu’on leur accorde une attention positive. Le son est une qualité intrinsèque de la ville qui peut être travaillée par tous et dont les savoirs sont accessibles à tous.

Extrait 2, sur l’urbanisme comme idéologie

La façon dont on aborde le droit à la ville, selon notre position (étudiants, militants, enseignants, praticien du secteur public ou privé…) fait beaucoup dans l’acception que l’on retient du droit à la ville. Parfois on peut la trouver transformée quand elle se met au service d’outils de communication tels que le blog Demain la Ville qui publie et relaie du contenu sur des innovations et des réflexions urbaines tout en étant édité par un acteur premier de la promotion immobilière. Ce détournement de la notion de sa fonction critique du capitalisme urbain n’est ni innocente ni nouvelle, d’autant plus qu’elle propose une opérationnalisation du droit à la ville identifiant ainsi ses acteurs (issus du milieu socio-professionnel), des modèles et outils de réalisation.

Henri Lefebvre dit à propos de l’urbanisme des promoteurs, bien différent de celui des « hommes de bonnes volontés » (les architectes par exemple)  et de l’urbanisme étatique :

« Ils conçoivent et réalisent, sans le dissimuler, pour le marché, en vue du profit. Le nouveau, le récent, c’est qu’il ne vendent plus du logement ou de l’immeuble, mais de l’urbanisme. Avec ou sans idéologie, l’urbanisme devient valeur d’échange. Le projet des promoteurs se présente comme occasion et lieu privilégiés : lieu du bonheur dans une vie quotidienne miraculeusement et merveilleusement transformée. […] La quotidienneté ressemble à un conte de fée. »

Choisir les rapports de classe et de domination comme entrée sur le droit à la ville donne une perspective analytique, alors que l’action commune revendicative permet l’émancipation et parfois une sortie du rapport dialectique “public-privé” (qui exclut les habitants du débat), par la capacitation et l’auto-gouvernement des habitants.

Dans le chapitre Philosophie de la ville et idéologie urbanistique, Lefebvre rappelle l’importance de l’approche critique qui aujourd’hui nous aiderait à nous réapproprier l’idéologie qu’est l’urbanisme.

Extrait 3, sur le droit à la ville

Johanna Lubineau

[1] http://www.demainlaville.com/bidonvilles-modele-urbanisme/

[2] Citation complète : “Mais le propos de Lefebvre, certainement de connivence ici avec les situationnistes, ou au moins redevable à leur égard, est qu’il existe déjà à l’intérieur de l’urbain de multiples pratiques regorgeant elles-même de possibilités alternatives.”

(Harvey, 2011 Le capitalisme contre le droit à la ville : néolibéralisme, urbanisation, résistances, p. 21),

[3] http://www.demainlaville.com/echappees-ludiques-convertir-ville-aux-mondes-imaginaires/

[4] Marie Cornu, Fabienne Orsi, Judith Rochfeld, Dictionnaire des biens communs, Paris, PUF, 2017

Le son comme révélateur des inégalités sociales

LLe son comme révélateur des inégalités sociales

Extrait introductif

Bienvenue dans ce documentaire audio qui va mettre la lumière sur le son. Objet de notre attention et de nos vies quotidiennes il traduit différentes manières d’être humain. Le son permet de s’exprimer pour tous ceux qui le peuvent par le biais de la parole, du chant, du murmure, du cri, du pleur, etc. Plus encore, notre voix peut prendre différentes intonations selon nos sentiments.

Le son, l’un de nos sens les plus utilisé quotidiennement est pourtant peu présent dans les sciences ou dans les débats de société en tant que tel. Bien que l’ouïe soit un repère important dans nos vies : discussions orales, programme radio, conversation téléphonique, bruits de pas sur le sol, bip du micro-onde ou d’une badgeuse, bruit du métro, de l’avion, du train, du tram, clic de la souris, alarme incendie, bruit du chauffage, on ne l’interroge finalement pas très souvent.

Il est l’un des vecteurs  d’une certaine manière de penser, de communiquer et de traduire des images mentales. Ce billet a été imaginé dans le cadre d’un dossier thématique sur le droit à la ville avec l’université de Lyon et le master Ville et Environnement Urbains soutenu par la jeune école urbaine de Lyon. Pour continuer ce voyage dans les matières sonores cliquez sur l’extrait suivant !

Partie 1

Partie 2

Partie 3

 

Script du billet sonore – (PDF)

 

Crédits sonores :

Introduction :
Clair De Lune (Synth Arr.) de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:48, 2017.

Partie 1 :
Clair De Lune (Wurly, Drum Machine and Bucket Arr.) de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:49, 2017.

Partie 2 :
Clair De Lune (Wurly, Drum Machine and Bucket Arr.), de Podington Bear, album Clair De Lune Variations, 04:49, 2017.
Street signature de Les cartes postales sonores, piste n°11, album NOISE ON EARTH Vol.2 BANGLADESH, 01:12, 2017.

Partie 3 :
Beethoven – Bagatelle op.119 nº9, de Circus Marcus, album Divers Classiques, 00:45, 2014.
Last One, de Small Tall Order, album Easily, piste n°11, 02:46, 2018.
Moonlight Reprise, de Kai Engel, album Irsen’s Tale, piste n°4, 03:01, 2015.

Lucas Hurstel

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Des divinités représentées plus grandes que les humains, les vêtements et accessoires, la figure du héros ou encore les décors : les références visuelles à l’Antiquité sont très nombreuses dans la publicité pour le parfum Invictus de Paco Rabanne, tout comme celle pour Olympea. Même la forme du flacon et le nom du parfum renvoient à cette période historique.

Dès le début de la publicité, le spectateur comprend que la scène se situe dans un stade  moderne, rempli par une foule. Or, l’entrée du personnage masculin principal, depuis un couloir sombre, n’est pas sans rappeler celle des gladiateurs dans l’Antiquité romaine ou des athlètes aux concours olympiques.

La beauté plastique du personnage principal torse nu correspond précisément à l’idéal grec de la beauté masculine, exalté sur tant de sculptures grecques. Les kouroi, statues de jeunes hommes datant de la période archaïque grecque et marqueurs de tombes, témoignent de cet idéal de masculinité. 

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