PPortrait des acteurs de la recherche de l’Université Jean Monnet | Visages de la science Suivez le parcours de nos chercheurs, enseignants, doctorants… Qui sont-ils ? Qu’est-ce qui les amené à choisir leur discipline, à creuser ce sujet de recherche ? Dans quel but ? Qu’est-ce qui les anime ?>> Découvrez les derniers portraits :Floriane Fournier – ÉthologueDoctorante au laboratoire CRNL-ENES (Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon – Équipe de Neuro-Ethologie Sensorielle) de l’UJM, Floriane Fournier étudie la communication émotionnelle acoustique chez les primates : comment expriment-ils leurs émotions dans leur voix, comment les autres les perçoivent, et quelle influence cela a-t-il sur eu ? Telles sont les questions qui préoccupent Floriane sur son travail de thèse. >>En savoir plus Pierre-Olivier Mazagol – GéomaticienLigérien d’origine, le parcours de Pierre-Olivier ne le destinait pas directement à la géomatique. Lycéen, il s’imagine enseignant : « Je me destinais plutôt à l’enseignement dans le secondaire en SVT. Je ne savais pas ce qu’était la géomatique. J’ai découvert cette discipline, et le monde de la recherche, seulement en DEA puis en doctorat. ». C’est après une maîtrise en Biologie des populations et des écosystèmes que Pierre-Olivier s’oriente vers la Géographie, les systèmes d’information géographiques (SIG) et la géomatique (contraction de géographie et informatique, ensemble des outils informatiques utilisés pour mobiliser des données spatialisées). Il réalise son DEA à l’UJM où il rencontre le Pr. Bernard Etlicher. >>En savoir plus Pierre-Marie Zanetta – Cosmochimiste et minéralogisteAstrominéralogiste et cosmochimiste au LGL-TPE (Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre, Planètes, Environnement), Pierre-Marie s’intéresse à la formation de notre système solaire en étudiant les roches qui nous parviennent de l’espace, et notamment les météorites. Cette étude approfondie des roches extraterrestres permet à Pierre-Marie de dresser un tableau de ce à quoi ressemblait le système solaire avant la formation de la Terre. Il s’intéresse principalement à ce qu’on appelle le « réservoir » de minéraux, qui était présent dans ce système solaire avant la formation des planètes, et tente de lier ce réservoir primitif à la formation de nos planètes : comment la matière a évolué pour ensuite s’accréter sous forme d’astéroïdes, de planétésimaux, ou de planètes. >>En savoir plus>> Pour en savoir plus : Portraits de chercheurs
CCyril Dion : « L’imaginaire précède toujours l’action et l’innovation » Face à l’accélération du dérèglement climatique, à l’effondrement du vivant et à l’épuisement des ressources, les réponses purement techniques ne suffisent plus. C’est tout un modèle de développement – et les imaginaires qui le soutiennent – qui se trouve aujourd’hui remis en question. Comment produire, habiter, se déplacer autrement, sans reproduire les logiques qui ont conduit à la crise ? Quel rôle pour celles et ceux qui conçoivent les systèmes techniques de nos sociétés ?Cyril Dion, écrivain, réalisateur et activiste écologiste, explore depuis plus de dix ans les liens entre récits, action collective et transformation des sociétés. Croisé lors de la Journée de l’ingénierie à Lyon, il appelle à un changement de cap profond, où l’innovation ne peut plus être pensée sans interroger ses finalités. Et où les ingénieurs ont un rôle clé à jouer, à condition de redéfinir le sens de leur action.[…]Lire l’interview
DDu drame à la prévention : ce que Tchernobyl et Fukushima ont changé dans le domaine nucléaire civil L’année 2026 marque des anniversaires tragiques, les 40 ans de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, et les 15 ans de celui de la centrale de Fukushima au Japon. Si ces deux évènements ont marqué durablement la mémoire collective, ils font partie d’une série d’incidents qui ont participé à faire évoluer les normes en matière de sûreté nucléaire et qui alimentent encore aujourd’hui différents travaux de recherche pour augmenter la sûreté en cas d’accident majeur au cœur du réacteur.Explications de Clotilde Gaillard, chimiste nucléaire à l’Institut de physique des deux infinis de Lyon (IP2I) et Michael Mangeon, chercheur associé en gestion des risques nucléaires au laboratoire Environnement, ville, société (EVS).>> L’intégralité de ce billet est disponible sur le blog :Focus science
LL’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire régional, ou quand le fer est pavé de bonnes intentions L’ouverture à la concurrence des lignes régionales est amenée comme une promesse de réduction de la fracture pour les Régions, le tout dans un contexte de tensions sur les finances publiques. Pour autant, un service qui produit plus, mieux… et à coûts réduits dépend autant de la politique de la Région que du seul opérateur ferroviaire.En 2021, le ferroviaire connaissait un premier processus d’ouverture à la concurrence sur le segment de la grande vitesse qui, rappelons-le, ne bénéficie d’aucune subvention pour son fonctionnement. Si cette libéralisation est profitable à l’usager en termes de prix et d’offre, il subsiste néanmoins des questions de péréquation territoriale. […]Un article de Nicolas Fabre, doctorant en économie des transports, ENTPE – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLa ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin Avec la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde répartie sur tous les océans grâce à ses territoires d’outre-mer, la France n’est devancée que par les États-Unis. Mais il est important de se demander, qu’est-ce exactement qu’un ZEE, et qu’apporte-t-elle à la diplomatie, à la stratégie et à l’économie de Paris ?On décrit souvent la France comme une puissance continentale en reflux. Pourtant, sa zone économique exclusive (ZEE) – un espace maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés – lui confère une géographie mondiale. Dans un XXIᵉ siècle dominé par la rivalité États‑Unis/Chine, les océans redeviennent le lieu où se jouent les rapports de force : routes commerciales, câbles sous‑marins, ressources halieutiques et minérales… […]Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon – UCLy – et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDES – The Conversation – 25 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
«« Pétrole » de Pasolini adapté au théâtre : le dévoilement de l’obscénité fossile Récemment adapté au théâtre par Sylvain Creuzevault, Pasolini livre une œuvre visionnaire avec son texte Pétrole. L’industrie fossile apparaît comme une force de destruction implacable, imprégnant en profondeur l’imaginaire occidental.Peu après la COP30, dix ans après la prise de conscience officielle par le genre « homo sapiens » de sa contribution active à la destruction irrémédiable de sa propre biosphère, sur la scène nationale de Bonlieu, à Annecy (Haute-Savoie), le metteur en scène Sylvain Creuzevault a inauguré son adaptation théâtrale du texte posthume et visionnaire de l’écrivain, poète et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, Pétrole. […]Un article de Frédéric Caille, maître de Conférences en Science Politique, enseignant à l’Université Savoie Mont Blanc et chercheur au laboratoire Triangle à l’ENS Lyon – The Conversation – 17 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
GGeorge Sand et Pierre Leroux, un duo d’entrepreneurs socialistes aux origines de la Scop Même cent cinquante ans après sa mort, George Sand reste encore mal connue dans un pan entier de son existence. Pourtant, l’autrice de la Petite Fadette ou de l’Homme de neige fut aussi une militante qui investit dans un projet original d’imprimerie. Portée par le socialiste Pierre Leroux à Boussac, dans la Creuse, cette initiative a donné naissance à l’une des premières coopératives, défiant ainsi les prémices du capitalisme moderne. Alors que la dermatose nodulaire bovine est le dernier épisode en date de la crise agricole française, avec pour conséquence inattendue une exclusion des bovins du Salon de l’agriculture de Paris en 2026, il convient de relire le regard que pose sur l’économie rurale la romancière George Sand (1804-1876), dont nous célébrons le cent cinquantième anniversaire de la disparition cette année. Inspirée par les idées de Pierre Leroux (1797-1871) en matière d’écologie, elle défend la justice et la solidarité, ancrée dans une foi en l’égalité progressive de l’humanité. […]Un article de Patrick Gilormini, enseignant-chercheur en sciences de gestion l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 13 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
MMonnaies locales : ont-elles un avenir ? | Triptyque Monnaie locale : après leur essor, les monnaies locales connaissent une phase de légère décroissance. Aussi, dans ce troisième et dernier podcast, dont le triptyque est consacré aux monnaies locales, nous nous poserons la question de l’avenir des monnaies locales.Pour en parler nous accueillons Marie Fare, maîtresse de conférences en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon 2 et Jérôme Blanc, professeur de sciences économiques à Sciences Po Lyon et bien sûr membre de TRIANGLE.>> Écoutez le podcast :https://popsciences.universite-lyon.fr/app/uploads/2026/02/tri9-3_jerome-blancmarie-fare.wav> Lire la retranscription des propos de l’interview :Peut-on considérer les monnaies locales comme une réponse à des crises économiques ? Jerôme Blanc – En France, elles émergent après 2008, et ce n’est pas une coïncidence : elles se construisent en réponse à une menace de crise financière, bancaire, monétaire, mais également, à l’époque, à une menace de crise énergétique liée à la raréfaction supposée du pétrole. Et les objectifs sont souvent ceux d’une résilience territoriale : il s’agit d’absorber des chocs à venir en transformant progressivement l’économie locale. Aujourd’hui la menace financière s’est un peu éloignée, mais peut resurgir à tout moment, et concernant la menace énergétique du pic pétrolier, elle s’est transformée en menace climatique qui devrait conduire à réduire préventivement le recours aux énergies fossiles. En revanche, la faible taille des monnaies locales reste bien sûr à ce jour un obstacle pour en faire des réponses efficaces à des crises. Sauf dans quelques cas – cf la monnaie Mumbuca dans la ville de Maricá qu’on a évoquée précédemment. Le Mumbuca a notamment été émis pendant le Covid sous forme d’un revenu de base protecteur des populations et de leurs activités économiques.Les monnaies locales se positionnent généralement comme des réponses possibles à des polycrises (économique mais aussi sociale, écologique) supposant de déployer une palette de solutions nouvelles.Les monnaies locales ont-elles un avenir ? Lequel ? Marie Fare – Les monnaies locales ont connu une forte croissance en France depuis 2010, année de lancement des premières d’entre elles sous leur forme actuelle. Leur nombre a atteint un plateau depuis 2019 et il y en avait 73 en circulation fin 2022. Parmi elles, un nombre croissant est mis en veille sans toutefois être fermées. En les excluant du décompte, on constate un plateau de 63-64 monnaies locales depuis 2020. On observe par ailleurs un processus de fédération d’associations autour d’une monnaie locale commune ainsi que des fusions, donnant lieu à des territoires de circulation plus étendus. Il y a donc actuellement un certain tassement et une recomposition du paysage. L’ampleur des monnaies locales a continué à s’accroître significativement au début de la décennie. En 2022, la masse monétaire à l’échelle nationale dépassait 7,3 millions d’euros et il y avait autour de 36 700 particuliers et 10 100 professionnels adhérents dans toute la France. Mais ces chiffres masquent une forte concentration autour de l’eusko, dont la masse monétaire représentait près de 50 % de la masse totale de monnaie locale en circulation. Cette grande monnaie locale n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe, mais il y a au moins un cas de monnaie locale beaucoup plus étendue au Brésil, dans la ville de Maricá (État de Rio de Janeiro), dans un contexte assez différent.Est-ce que les monnaies locales sont reconnues au plan légal ? Et qu’en pensent ces pouvoirs publics ? M. F. – En France, elles ont été intégrées dans la Loi sur l’économie sociale et solidaire votée en 2014, qui ouvre une nouvelle catégorie juridique leur faisant une place dans le Code monétaire et financier. Le cadre juridique a aussi été modifié par une loi en 2016 qui a ouvert la possibilité que les « prestataires de services de paiement » développent des paiements numériques sans autorisation ou dérogation autorisée, avec quelques conditions.Cette institutionnalisation est de nature à faciliter le déploiement des monnaies locales sur le terrain, mais il faut que les collectivités locales s’en emparent également en tant qu’outils de développement territorial, ce qui suppose qu’elles les appuient mais les laissent émerger en tant que dispositifs citoyens qui leur sont aussi extérieurs. Cependant, il s’agit d’une institutionnalisation partielle dans la mesure où l’intégration des monnaies locales au code monétaire et financier ne permet toujours pas leur usage direct en paiement par les collectivités locales. Ce point permet de comprendre qu’il y a encore des obstacles réglementaires à un usage plus développé des monnaies locales. Cela conduit le Mouvement Sol, qui est l’organisation de promotion des monnaies locales la plus active en France, à poursuivre un travail institutionnel pour obtenir des avancées législatives.L’économie locale, voir nationale, connaît-elle une revitalisation du fait de l’existence de monnaies locales ? J. B. – Parler de revitalisation supposerait qu’il y a un manque de vitalité. C’est le cas dans certains territoires, certains étant ruraux, mais pas dans d’autres (comme à Lyon par exemple). Au Brésil, il s’agit notamment de développer des activités économiques dans des territoires fragiles et pauvres, comme dans la banlieue de Conjunto Palmeira, à Fortaleza, où la première d’entre elles a été établie en 2002.En tout cas, pour avoir un effet significatif sur les dynamiques économiques territoriales, il faut un niveau de circulation monétaire relativement important. L’eusko, (monnaie locale du Pays basque), plus grande monnaie locale de France et d’Europe selon ce critère, dispose d’environ 4 millions d’équivalents euros en circulation et touche environ 1% de la population du Pays basque français. Au niveau de la France dans son ensemble, on atteint autour de 7-8 millions d’euros de masse monétaire au total. Les effets sont donc limités. Mais ils sont visibles à une certaine échelle. La thèse d’Oriane Lafuente-Sampietro, qui a été soutenue à Lyon en 2022 avec une cotutelle québécoise, montre ainsi que le chiffre d’affaires des entreprises participantes augmente de 8 à 16% (selon leur taille) par rapport à celles, de type équivalent, qui ne participent pas.Oriane Lafuente-Sampietro observe également dans sa thèse un effet de mise en réseau des professionnels utilisateurs de la monnaie locale : dans le cas de l’eusko, un tiers des entreprises déclarent qu’elles ont créé de nouveaux liens avec en moyenne 3,5 nouveaux prestataires ou fournisseurs.Imaginons qu’à l’avenir on développe beaucoup une monnaie locale, risque-telle de perdre sa raison d’exister…et de finalement basculer dans un système traditionnel ? M. F. – Une monnaie locale ne peut que rester locale, sans quoi elle perd effectivement sa raison d’être. Cela ne dit cependant rien sur la taille pertinente qu’elle devrait atteindre pour satisfaire ses finalités notamment d’un point de vue géographique. En effet, un des enjeux des monnaies locales consistent à réunir suffisamment d’utilisateurs (des professionnels, des consommateurs, des organisations de l’ESS, des acteurs publics, etc.) de monnaie locale pour favoriser l’accès à une diversité de biens et services au sein du réseau monétaire local. Cela suppose donc de diversifier et de densifier l’usage ce qui relève d’une forme de changement d’échelle et donc de développement tout en maintenant un ancrage local en reliant les différents acteurs de son territoire.Aussi ce que l’on observe parfois ce sont des logiques d’interconnexion (Brésil et e-dinheiro) qui compliquent la donne. Au Brésil, les usages du e-dinheiro restent locaux même s’il est utilisable plus largement puisqu’il s’agit de la monnaie numérique commune aux monnaies locales.En France, il existe des projets de monnaie numérique à l’échelle régionale qui serait utilisée par les monnaies locales de cette région tout en conservant les monnaies locales papierOn observe par ailleurs un processus de fédération d’associations autour d’une monnaie locale commune ainsi que des fusions, donnant lieu à des territoires de circulation plus étendus.Quels sont les principaux défis et perspectives des monnaies locales ? M.F. – En interne, les principales difficultés portent sur les ressources humaines et financières. Les monnaies locales indiquent des difficultés à recruter et mobiliser des bénévoles, un gros manque de moyens humains voire un turnover important ainsi que des ressources financières limitées qui engendrent un manque de travail salarié apte à entretenir et développer le réseau d’utilisateurs et la circulation monétaire.Elles ont aussi des difficultés à mailler leur territoire de circulation pour permettre une circulation de la monnaie, et des difficultés à créer un véritable réseau entre professionnels pour limiter la reconversion. Cela traduit la faiblesse de leurs interactions avec les acteurs du territoire, au-delà de l’adhésion d’entreprises, d’associations et parfois de collectivités, celles-ci ayant alors un rôle de soutien symbolique plus qu’effectif.Face à cela, les associations de monnaies locales sont en quête d’un nouveau souffle pour renforcer le dynamisme de leur monnaie. La première perspective relevée a ainsi pour objectif de faire croître le nombre d’adhérents particuliers et/ou professionnels et/ou associatifs, ainsi que de recruter et remobiliser des bénévoles,Elles cherchent également à développer le dynamisme de leur territoire de circulation (groupes locaux, intégration de nouveaux territoires, attention aux territoires un peu délaissés actuellement, etc.)Pour cela, elles visent à créer ou approfondir des partenariats avec des collectivités territoriales ou avec des acteurs institutionnels ou associatifs, et de prendre part à des « actions » (sécurité alimentaire, transition écologique et sociale, ESS, etc). Citons par exemple les initiatives autour de l’articulation avec des expérimentations inspirées des propositions de sécurité sociale de l’alimentation. L’objectif de ces expérimentations consistent à verser une allocation (dans certains cas en monnaie locale) aux participants pour qu’ils achètent des produits alimentaires auprès de partenaires conventionnés, sur la base de cotisations différenciées selon les niveaux de revenus.Ces perspectives traduisent un saisissement limité mais croissant de la part des acteurs territoriaux. Il peut refléter un défaut de perceptions de la transversalité dans l’approche du développement territorial portée par les monnaies locales (économique, sociale, culturelle, etc.). Si les monnaies locales souhaitent être reconnues comme des acteurs en capacité de fédérer et d’initier des dynamiques de développement territorial spécifique, elles ont besoin de renforcer leur ancrage territorial et les dynamiques de coopération entre acteurs afin d’en faire un réel levier de transition.PrécédemmentPourquoi un tel essor des monnaies locales ?Monnaie locale : quel place dans un système financier ?> À suivre…Le triptyque dont le sujet est « les monnaies locales » est terminé. Nous vous donnons rendez-vous pour un nouveau triptyque , avec un tout autre sujet, jeudi prochain. >> Pour en savoir plus :Triptyque – Laboratoire Triangle
ÉÉcrans : le pari du numérique éducatif Apprendre avec les écrans : quand le numérique devient un allié pédagogiqueÀ l’heure où le gouvernement durcit le ton sur l’exposition des mineurs au numérique, les écrans sont souvent présentés comme une menace pour le développement cognitif. Entre alertes sanitaires, projets de loi et inquiétudes parentales, le débat public se cristallise autour de leurs effets négatifs. Pourtant, des recherches menées à l’INSA Lyon invitent à nuancer cette vision : utilisés dans un cadre pédagogique, certains outils numériques pourraient au contraire soutenir les mécanismes d’apprentissage du cerveau. À condition de repenser la relation entre technologie, motivation et éducation.« Entre un adolescent qui scrolle sur un réseau social et un élève qui travaille sur une plateforme pédagogique, on ne parle pas du tout du même usage de l’écran. »Pour les chercheuses Élise Lavoué et Audrey Serna, cette distinction est essentielle. Toutes deux mènent leurs travaux au sein de l’équipe SICAL du Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’Information (LIRIS), où elles étudient depuis plus d’une décennie la manière dont les environnements numériques peuvent soutenir l’apprentissage.« Il faut distinguer le discours scientifique des discours ambiants. La recherche montre que le numérique peut être bénéfique pour certaines utilisations pédagogiques. À condition d’éviter les jugements absolus et de considérer les contextes d’usage », insiste Élise Lavoué.[…]Lire la suite de l’article
LL’espace postsoviétique, un territoire lyrique au croisement d’identités et de circulations culturelles L’art lyrique des territoires postsoviétiques a connu une histoire riche de réinventions en passant d’un art de cour à un vecteur d’affirmation nationale au XIXe pour enfin devenir un instrument associé au pouvoir à l’ère postsoviétique. Cette réflexion se poursuit dans le cadre de la série d’articles « L’opéra : une carte sonore du monde ».Évoquer l’opéra dans l’espace postsoviétique ne consiste pas à décrire un patrimoine musical et architectural homogène mais demande d’analyser un vaste champ de circulations d’ordre culturel dans l’espace européen inscrites dans des territoires aux trajectoires impériales, religieuses et politiques profondément différenciées. De la Russie européenne à l’Asie centrale, du Caucase aux rives de la Baltique, l’histoire de l’opéra révèle des processus complexes d’importation, d’appropriation et de réinterprétation, où s’entrelacent dynamiques locales et projets politiques à différentes échelles. […]Un article de Frédéric Lamantia, docteur en géographie et maître de conférences à l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) – The Conversation – 3 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION