Ingénierie Article INSA Lyon QQuand l’archéologie aide à penser le stockage des déchets nucléaires Analyse non invasive d’un artefact archéologique en laboratoire pour étudier sa corrosion sur le très long terme. © INSA LYON La transition énergétique ne se limite pas à produire une énergie bas carbone : elle impose d’assumer ses conséquences sur le très long terme. Le nucléaire, pilier de la décarbonation, soulève une question stratégique incontournable : comment garantir la sûreté du stockage des déchets radioactifs pendant des milliers d’années ? C’est à ce défi, aussi scientifique que sociétal, que répond la thèse de Zhixin Dong, doctorant chinois en cotutelle entre le laboratoire MatéIS de l’INSA Lyon et l’Université de Tōhoku au Japon.Son approche est radicalement originale : s’appuyer sur l’archéologie pour anticiper l’avenir. En étudiant des objets métalliques enfouis depuis plus de 1 200 ans, il apporte des données concrètes là où les modèles de stockage nucléaire manquent encore de recul temporel.À la croisée des sciences des matériaux, du patrimoine et des politiques énergétiques, ses travaux visent un objectif clair : réduire l’incertitude sur le comportement des conteneurs de déchets nucléaires à l’échelle du millénaire.Zhixin Dong travaille sur des artefacts en fer datant de la période de Nara (710–794), une époque fondatrice de l’histoire japonaise. Ces objets, façonnés par l’être humain et retrouvés lors de fouilles (une vis, une tête de marteau et une petite pièce métallique), ont environ 1 200 ans et ont donc déjà traversé des siècles d’enfouissement.« Nous cherchons à comprendre comment des matériaux évoluent sur des durées qui dépassent largement une vie humaine », explique-t-il. LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE