UUne piste vers des stations de traitement d’eau plus sobres en énergie grâce aux bactéries… électriques Afin d’éviter la pollution de l’environnement et ses impacts potentiels sur la santé humaine, il est essentiel de traiter les eaux usées. Pour cela, différentes pistes existent dans l’objectif de rendre les stations d’épurations plus efficientes, et par conséquent, de réduire le prix de l’eau. En France, le coût du traitement de l’eau (ou « assainissement collectif ») représente 40 % de son prix de vente. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an juste pour l’assainissement… dont plus de 35 euros directement imputable à la consommation d’énergie des stations d’épuration.Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement. Des solutions qui utilisent des bactéries électriques ! […]Un article de Grégory Bataillou, ingénieur recherche en bio-électrochimie à Centrale Lyon – The Conversation – 1er fév. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
AAnticiper les maladies à l’ère du dérèglement climatique Dengue, leptospirose, choléra : à mesure que le climat se dérègle, les maladies environnementales gagnent du terrain. En croisant données sanitaires et variables climatiques, la modélisation scientifique permet de mieux comprendre ces dynamiques complexes et d’anticiper les risques à venir, à l’interface entre santé humaine, environnement et biodiversité.Léa Douchet, 30 ans, possède déjà un solide parcours scientifique. Originaire du Finistère, diplômée du département BioSciences de l’INSA Lyon, avec une spécialisation en bioinformatique et modélisation, elle a été distinguée, le 8 octobre dernier, par le prix des Jeunes talents l’Oréal-Unesco lors de la 19ᵉ édition. Aujourd’hui Data scientist et doctorante au sein de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), elle mène des travaux à l’interface entre santé et environnement. Portrait et récit d’une trajectoire professionnelle construite pas à pas.Ouest-France, Le Télégramme, France Bleu, depuis quelques semaines, Léa Douchet enchaîne les interviews. Début octobre, la jeune femme a été récompensée parmi 34 lauréats (sur 700 candidatures) lors du Prix Jeunes Talents L’Oréal‑UNESCO pour les Femmes et la Science. Une bien belle récompense pour celle qui est aujourd’hui doctorante, passionnée par les mathématiques depuis toute petite et venue à la biologie plus tardivement pendant son cursus dans le Supérieur. Un prix qui vient également récompenser son engagement et sa ténacité ces dernières années, dans un contexte où selon un rapport de l’Unesco, les femmes représentent seulement 29,7 % de l’effectif total de chercheurs en France. […]Lire la suite de l’article
RRencontres Cultures et Santé Mentale – 2e édition Entre solitude et isolement, comment retisser le lien social pour favoriser une meilleure santé mentale.En juin 2025, La Commission de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le lien social a publié un rapport mondial qui révèle que la solitude touche une personne sur six dans le monde et a des répercussions considérables sur la santé et le bien-être. « Il faut traiter la santé sociale avec la même urgence que la santé physique et mentale. »La 2e édition des « Rencontres Cultures et Santé mentale » s’inscrit dans une démarche transculturelle, transdisciplinaire et transgénérationnelle : des regards croisés pour inventer une autre façon de se relier à soi et aux autres. Pour cette nouvelle édition, le Carrefour des Cultures Africaines se mobilise autour des enjeux du lien social, pilier de la santé mentale, et fondement de notre vivre ensemble. Ces rencontres réunissent chercheur·euses, professionnel·les, artistes et acteur·rices de terrain pour interroger les liens entre santé mentale, migrations, isolement social et pratiques culturelles. Elles seront l’occasion de mettre en lumière des expériences, des savoirs et des initiatives qui, chaque jour, renforcent la solidarité et l’hospitalité au sein de nos territoires.Le programme des Rencontres s’organise autour de trois thématiques :Lien social à l’épreuve de l’expérience migratoire : qui accueille ?Solitude et vulnérabilité des jeunes : qui accompagne ?Isolement social et exclusion : qui soutient ?Avec la participation de : Fédération des acteurs de la solidarité AURA, Maison de l’hospitalité, Médecine et droit d’asile, Collectif soutiens migrants, le 102 Centre de santé Université de Lyon, Alynea Samu Social 69, EPSM des Flandres, Daniel Derivois Ph.D, Dr Eric Salomé… Et plus encore !Pour en savoir plus :Carrefour des cultures africaines
EExosquelette et plasticité cérébrale : Enguerran Houdry, kinésithérapeute-chercheur | Visages de la science ©HCLEnguerran Houdry consacre ses travaux de recherche à l’utilisation de l’exosquelette comme outil de rééducation physique pour des patients souffrant d’atteintes neurologiques. Entre soin, science et innovation technologique.Diplômé en 2016, Enguerran Houdry a exercé dans divers établissements avant de rejoindre les Hospices Civils de Lyon en septembre 2022. À l’hôpital Henry Gabrielle, il trouve le milieu professionnel auquel il aspirait. Confronté à une grande diversité de patients, il assouvit son intérêt pour la neurologie. « J’ai choisi la neurologie par passion pour la complexité des cas et l’absence de protocoles figés, ce qui exige une réflexion intense et constante ».Exercer dans le deuxième CHU de France, c’est aussi l’opportunité « d’un suivi au long cours, de quelques mois à plusieurs années, d’un travail en équipe avec les médecins, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, infirmiers, prothésistes, secrétaires, etc. » Parmi les patients qui passent entre ses mains, des blessés médullaires « et aussi des cas de plus en plus fréquents de jeunes souffrant de carences graves en vitamine B12 liées à l’inhalation de protoxyde d’azote », alerte-t-il. […] >> Lire la suite de l’article sur le site :HOSPICES CIVILS DE LYON
PPrototype et variation de l’autisme adulte : le rôle de la certitude clinique Le 19 novembre 2025, le Centre d’excellence iMIND a eu l’honneur de recevoir le professeur Laurent Mottron pour une conférence ayant trait à l’autisme chez l’adulte.Cette intervention a permis d’insister sur la complexité de l’investigation clinique à l’âge adulte. Le Pr Mottron a d’ailleurs présenté un nouveau modèle pour comprendre quelle sorte de différence est l’autisme : la bifurcation développementale asymétrique.>> Retrouvez le replay de cette conférence sur YouTube :iMIND
SSemaine du cerveau | Édition 2026 Venez découvrir votre cerveauPour sa 28e édition, la Semaine du Cerveau 2026 de la Métropole de Lyon se place sous le thème : « Les intelligences du cerveau ». En effet, notre cerveau assure toutes nos fonctions cognitives qui, additionnées, font de nous des êtres intelligents. Il s’agit par exemple, du langage, de nos mémoires, de nos états émotionnels, de notre capacité à prendre des décisions….Ces fonctions dépendent largement de nos expériences mais également du bagage génétique dont nous héritons. Ces sujets, et bien d‘autres, font l’objet d’intenses recherches dans la communauté des neurosciences de la Métropole de Lyon. Ils cherchent à mieux comprendre comment fonctionne notre cerveau dans son état optimal mais également lors de dérèglements qui entraînent des troubles sensoriels, moteurs ou cognitifs. Ce sont ces travaux que nous vous invitons à découvrir lors de cette nouvelle édition de la Semaine du Cerveau.Les rencontres que nous vous proposons se feront sous la forme de conférences, de journée portes ouvertes de laboratoire, d’ateliers, de jeu, de débat, sans oublier le format spectacle, par le biais du rapprochement Art-Science. Dans tous les cas, les rencontres, à différents lieux de notre Métropole, se veulent interactives et nous comptons sur votre participation. Les neurobiologistes, chercheurs et cliniciens, qui ont préparé des interventions destinées au grand public, sont là pour répondre à vos questions.Au nom du Comité d’organisation et de nos sponsors, je les remercie chaleureusement pour leur engagement. À toutes et à tous, bonne Semaine du Cerveau 2026.Rémi Gervais, Professeur émérite, Université Claude Bernard Lyon 1Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (Université Lyon 1 / CNRS / Inserm) Évènement coordonné par : la Société des neurosciences au niveau national et un comité de pilotage au niveau du territoire lyonnais comprenant le CRNL, l’Université Claude Bernard Lyon 1, la délégation Rhône Auvergne du CNRS, la Fondation Neurodis, l’Inserm, la fondation Apicil, les Laboratoires d’excellence ASLAN et CORTEX, le Centre hospitalier le Vinatier, les Hospices civils de Lyon, Pop’Sciences – Université de Lyon.pprogrammation DANS L’AGGLOMÉRATION LYONNAISEMercredi 4 marsMieux comprendre l’autisme : voyage au cœur de notre cerveau | De 19h à 20h45 au Centre Culturel et de la Vie Associative (CCVA) à Villeurbanne – ConférenceMardi 10 mars Nez à Nez, expérience olfactive | De 15h à 16h30 et de 18h à 19h30 à la Bibliothèque municipale de Meyzieu – Pièce de théâtreMercredi 11 marsIntelligences du cerveau et troubles du neurodéveloppement : mieux comprendre pour mieux accompagner | De 10h à 16h au Hall de l’Hôpital Femme Mère Enfant (HFME HCL) à Bron – AtelierMercredi 11 et jeudi 12 mars Circuit découverte dans l’équipe PsyR2 | Plusieurs créneaux de visite au choix, Centre Hospitalier Le Vinatier à Bron – Portes ouvertes de laboratoireJeudi 12 marsEntre la vie et la mort : dans le cerveau des revenants | De 19h à 20h30 au Musée des Confluences à Lyon 2e – Table ronde – DébatMardi 17 marsQuand la génétique aide à percer certains troubles neurodéveloppementaux | À 18h30 à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu à Lyon 3e – ConférenceScience et éthique : autisme, un dialogue entre gènes et environnement ? | De 18h30 à 20h à la Médiathèque Média-Lune à Tassin la Demi-Lune – Concert – DébatMercredi 18 marsLe sommeil des petits et des grands | De 10h à 10h45 et de 11h à 11h45 au Carbone Café à Villeurbanne – AtelierJeudi 19 mars Substances et cerveau : jusqu’où peut-on aller ? | De 18h30 à 20h30 à la Bibliothèque de Vaise, Lyon 9e – ConférenceRares mais bien réels : changer le regard sur ces maladies avec troubles du comportement | De 18h à 19h à la Bibliothèque du 4e – Croix Rousse, Lyon 4e – Conférence > Retrouvez tous les détails de la programmation et les modalités d’inscription, sur le site : LA SEMAINE DU CERVEAU 2026PPour aller plus loinSous l’emprise des émotions – Pop’Sciences Mag#10 – Mars 2022En quête de l’intelligence – Pop’Sciences Mag#15 – Été 2025Diversité des formes d’intelligences : où en est la société ? – Laure Pisella, chercheuse au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, Anne-Lyse Demarchi, psychologue clinicienne et enseignante à l’Université Lumière Lyon 2 et Nicole Philibert, Présidente de l’association AtoutDys à la Bibliothèque Municipale de Lyon en collaboration avec l’Université de LyonTout savoir sur le cerveau – Ressources des éditions précédentes de la Semaine du cerveau (articles et vidéos)Le cerveau aux rayons X | Conférence immersive « Les Échappées inattendues » – Fabien Chauveau (CNRS), neuroscientifique et Joshua Gobé (Université Claude Bernard Lyon 1), doctorant en physique au Centre de recherche en neurosciences – CNRS – Mars 2025Maladie d’Alzheimer : repérer ses signes au plus tôt – Caroline Depecker pour Pop’Sciences – Mars 2025Autisme : les différences entre filles et garçons sont-elles présentes dès la naissance ? – iMind – Centre d’excellence autisme et troubles du neuro-développement – Novembre 2025Comment étudier le cerveau des bébés ? – Cortex Mag – Janvier 2024Mécanismes cognitifs : quels impacts sur nos comportements ? – emlyon business school : sélection d’articles mettant en lumière l’apport des neurosciences dans la recherche en sciences de gestion – Mars 2025Santé mentale : entre pathologies et bien-être – Dossier Pop’Sciences – Mars 2024
PPourquoi il est bon de faire du sport pour le cerveau, à tout âge | Cortex Mag Courir, nager, danser ou même simplement jardiner. Avoir une activité physique régulière a des conséquences positives sur le cerveau à chaque étape de notre vie, qu’il s’agisse de l’enfance pendant lequel se joue le développement cérébral ou de la vieillesse au cours de laquelle la préservation des capacités cognitives est capitale. De quoi parle-t-on ? Explications.Dès les premiers pas de l’humanité, notre espèce s’est façonnée à travers le mouvement. Nos ancêtres parcouraient des kilomètres chaque jour pour survivre, explorer et interagir avec leur environnement. Cette adaptation à l’effort physique n’était pas seulement une question de muscles ou d’endurance : elle a également sculpté notre cerveau et nos capacités cognitives.Si, en général, l’activité physique est définie comme « un mouvement corporel produit par des muscles squelettiques qui entraîne une dépense d’énergie » 1 – qu’il s’agisse de marcher, courir, danser ou jardiner – celle-ci implique bien plus qu’un simple coût énergétique. L’activité physique nécessite des besoins et entraîne des effets sur la cognition qui façonnent notre développement dès les premières années de vie et qui contribuent au maintien de nos capacités intellectuelles à mesure que nous vieillissons. […]1 Caspersen, C. J., Powell, K. E., & Christenson, G. M. (1985). Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public health reports, 100(2), 126.Un article rédigé par Camille Blondet et Marie Rochas, 9 janv. 2026, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
LLes chroniques du Parhyale, une immersion scientifique en BD Étudiant en master d’édition multimédia à l’École Émile Cohl, Arthur Monternier a réalisé un projet original prenant la forme d’une série de courtes bandes dessinées. Ces travaux retracent son expérience en immersion dans le milieu scientifique à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon – IGFL au CNRS.L’étudiant et les équipes du laboratoire ont parfaitement réussi leur projet de communiquer sur la recherche de manière générale, mais aussi dans un domaine plus spécifique : la biologie du développement et la recherche fondamentale. Grâce à son format et sa facilité à être rapidement diffusable sur les réseaux sociaux, ces histoires courtes permettent une lecture rapide et engageante. De plus, la narration à la première personne, la posture de celui qui feint l’ignorance pour mieux apprendre et le ton employé entre humour et autodérision répondent aux enjeux actuels de la vulgarisation scientifique. Un dialogue entre art et sciences est alors établi, permettant de rendre le contenu et les connaissances accessibles à un plus large public.>> Découvrez la bande dessinée :Les chroniques du Parhyale d’Arthur Monternier
CCartographier l’activité cérébrale de façon précise avec la magnétoencéphalographie | Cortex Mag Une avancée qui permet d’envisager des pratiques expérimentales plus douces.La magnétoencéphalographie (MEG) permet d’observer l’activité magnétique du cerveau en temps réel mais sa faible résolution spatiale en limite l’usage. Des chercheurs de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod montrent aujourd’hui comment lever cet obstacle.Immergé dans le brouhaha d’une salle de concert, pour exercer son métier, l’ingénieur du son doit être capable d’isoler chacun des instruments de musique composant l’orchestre jouant sur scène. De s’attacher à une seule signature sonore recouverte potentiellement par le bruit ambiant. En neurosciences, dans la pratique, nous sommes confrontés à une problématique assez similaire. En effet, notre cerveau produit en permanence des signaux électriques : comment identifier la source d’un signal particulier alors que celui-ci est noyé dans le bruit de fond ? Au sein de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod (ISC-MJ) de Lyon, cette question est explorée par les chercheurs du DANClab. Ils ont développé récemment une méthode permettant de retrouver avec précision la signature neuronale de certains de nos mouvements. Voici comment. […]Un article rédigé par Solène Gailhard, 17 déc. 2025, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
MMétatranscriptomique, la nouvelle frontière du diagnostic À l’hôpital de la Croix-Rousse, sur la plateforme de séquençage génomique haut débit (GENEPII) de l’Institut des agents infectieux des Hospices Civils de Lyon (HCL), on traque l’ensemble des ARN d’un échantillon. Cette technologie d’avant-garde, utilisée en dernier recours, annonce le diagnostic de demain.Tout commence par un patient dont les symptômes évoquent une maladie infectieuse. Après le premier examen clinique, plusieurs hypothèses étiologiques émergent et des échantillons sont prélevés. L’investigation commence. Si le micro-organisme suspect ne peut être cultivé, la PCR (réaction de polymérisation en chaîne) est utilisée, mais cette technique impose de cibler la recherche. Lorsque les résultats restent négatifs, la métatranscriptomique prend le relais. Aux HCL, le premier diagnostic de ce type remonte à fin 2022. Depuis, plus de cinquante analyses métatranscriptomiques sont réalisées chaque année, positives dans 5 à 10% des cas. Pour ces derniers, elles ont permis non seulement de soigner les patients, dont certains avec un pronostic vital engagé, et aussi de découvrir de nouvelles souches infectieuses. […] >> Lire la suite de l’article sur le site :HOSPICES CIVILS DE LYONVoir aussi : Séquençage des variants du SARS-CoV-2 : les HCL en première ligne