QQuand l’ingénierie façonne la recherche scientifique | Un dossier Pop’Sciences et CNRS Dossier Pop’Sciences – CNRS : « ANNÉE DE L’INGENIERIE – Quand l’ingénierie façonne la recherche scientifique »Au-delà de l’image d’Épinal du métier d’ingénieur des ponts et chaussés chargé d’aménager le territoire et de concevoir nos infrastructures routières, l’ingénierie intervient dans bien d’autres domaines. De la physique des matériaux à la santé en passant par la préservation de l’environnement et la production d’énergie verte, elle contribue ainsi à faire avancer la recherche scientifique sur tous les plans. ©Émilie JosseComme le résumait quelque peu abruptement l’ingénieur en aéronautique hongrois Théodore von Kármán (1881-1963) et premier récipiendaire de la Médaille nationale des sciences des États-Unis « Le scientifique décrit ce qui est, tandis que l’ingénieur crée ce qui n’a jamais existé. » D’un point de vue étymologique, le mot ingénierie provient du latin genere signifiant en effet créer ou produire. En tant que discipline, l’ingénierie recouvre quant à elle l’ensemble des activités de conception et de planification contribuant à la réalisation d’un projet scientifique ou technique. C’est cette démarche que le CNRS et ses partenaires académiques entendent notamment mettre à l’honneur tout au long de cette année universitaire.Vers une infinité de combinaisons moléculairesDans les laboratoires explorant la physique des matériaux, l’ingénierie est devenue une alliée incontournable. Grâce à elle, les scientifiques peuvent désormais façonner de nouveaux polymères plastiques dépourvus de toxicité. L’intégration de liaisons chimiques plus faciles à rompre dans la structure de ces colliers de perles moléculaires contribue par ailleurs à améliorer leur recyclage. Cette ingénierie à l’échelle de la molécule bénéficie également à une nouvelle classe de matériaux hybrides fusionnant un composé organique avec un métal. Conçus à la manière d’un jeu de Lego moléculaire, ces polymères dits « de coordination » offrent une infinité de combinaisons et des perspectives d’applications dans la production et le transport d’électricité ou le stockage d’informations.Repousser sans cesse les limites de détectionAméliorer les performances des outils d’analyse est un autre domaine dans lequel excellent les sciences de l’ingénierie. D’ici quelques années, sonder les matériaux à l’échelle subatomique pour percer les secrets de leurs propriétés pourrait ainsi devenir réalité en combinant la microscopie électronique à une technique de spectroscopie reposant sur la diffusion d’un faisceau d’électrons. En appliquant les préceptes de l’ingénierie moléculaire, des physiciens ont pu concevoir des tubes polymères de dimension nanométrique – À titre de comparaison, un cheveu humain a une épaisseur d’environ 50 000 nanomètres – recouvert d’une fine couche d’un autre polymère conducteur d’électricité. Parvenir à mettre au point une telle structure ouvre la voie à des détecteurs de photons bien plus précis capables de faire avancer la recherche en physique des particules.En matière de santé, l’ingénierie est à même de renforcer les capacités d’analyse de l’imagerie médicale. Reposant sur la diffusion d’ultrasons, l’échographie compte parmi les techniques qui pourraient bientôt bénéficier de ces avancées. La mesure du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou celle de l’efficacité d’un traitement du cancer par chimiothérapie figurent parmi les nouveaux usages de l’échographie d’ores et déjà testés par les scientifiques.Faire feu de tout bois avec la photocatalyse Recourir à l’hydrogène comme source d’énergie fait partie des solutions envisagées par la France et d’autres pays pour assurer leur transition énergétique et tendre ainsi vers la neutralité carbone. Mais pour l’heure, plus de 90% de la production l’hydrogène repose encore sur l’utilisation de ressources fossiles telles que le charbon ou le gaz. Afin de mettre en œuvre des dispositifs de production éco-responsables, des ingénieurs misent sur l’usage de semi-conducteurs intégrant des matériaux ferroélectriques et activés par une source lumineuse. Cette forme de photocatalyse pourrait en outre servir à éliminer certains polluants (antibiotiques, pesticides) accumulés dans le bassin de rétention des eaux usées d’un hôpital ou d’une exploitation agricole.Il arrive enfin aux spécialistes de l’ingénierie de prendre un peu de hauteur pour améliorer les capacités de détection des satellites chargés de scruter notre planète. Basé sur l’intégration de nouvelles méthodes mathématiques dans un modèle d’observation de la Terre, cette approche vise à renforcer l’acuité des systèmes de télédétection par satellite. Et se faisant d’accéder à des informations jusqu’ici invisibles à l’œil du scientifique comme les variations de température dans chacun des quartiers d’une ville confrontée à une canicule.En cette Année de l’Ingénierie, Pop’Sciences et la délégation Rhône Auvergne du CNRS mettent à l’honneur la diversité de la recherche scientifique relevant de cette discipline à travers une série de sept articles. Ceux-ci mettent en lumière les travaux du laboratoire Ingénierie des matériaux polymères1, du Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé2, de l’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement3, du laboratoire Matériaux ingénierie et science4 et du Laboratoire d’optique atmosphérique5. Ces articles offrent ainsi un aperçu des récentes avancées obtenues dans le domaine de la physique des matériaux, de l’imagerie médicale, de la photocatalyse, ou en ce qui concerne l’étude des propriétés de la matière à l’échelle de ses atomes. À travers ce dossier, nous espérons inspirer les curieux de sciences, montrer la surprenante diversité des métiers de l’ingénierie et éveiller la curiosité des jeunes élèves.Article rédigé par Grégory Fléchet, journaliste scientifique – Janvier 2026—————————————————————1 Unité CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, INSA Lyon, Université Jean Monnet2 Unité CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, Inserm, Insa Lyon3 Unité CNRS, Université Claude Bernard Lyon 14 Unité CNRS, INSA Lyon, Université Claude Bernard Lyon 15 Unité CNRS / Université de Lillelles RESSOURCES du dossier :Dans ce dossier, nous vous invitons à découvrir un aperçu des travaux en cours et des avancés récentes de scientifiques lyonnais. Pour chaque article, les liens avec les programmes scolaires sont proposés.#1 : Coup d’accélérateur sur la modélisation des transferts radiatifs atmosphériques – Publié le 20/01/26 Image Nasa/Johnson Space CenterTout rayonnement qui traverse l’atmosphère est en partie absorbé par les gaz qui la composent. Parce que ces interactions jouent un rôle déterminant dans la simulation des données recueillies par les satellites, elles doivent être modélisées avec précision. En s’appuyant sur une approche novatrice, des scientifiques ont montré qu’il était possible d’effectuer plus rapidement cette opération tout en mobilisant un minimum de ressources informatiques. Ces travaux devraient permettre d’accéder à de nouvelles informations sur les propriétés de l’atmosphère et de la surface terrestre.LIRE L’ARTICLE #2 : Faciliter le suivi médical des patients grâce aux ultrasons – Publié le 20/01/26 © Hervé LIEBGOTT/CNRS ImagesAdaptée à la visualisation de la plupart de nos organes, l’échographie est notamment employée pour détecter des anomalies, comme des tumeurs, des kystes ou des malformations. Les capacités d’analyse de cette technique d’imagerie reposant sur la diffusion d’ultrasons restent toutefois largement sous-exploitées. S’efforçant d’améliorer les performances de l’échographie, les travaux de scientifiques lyonnais laissent entrevoir de nouveaux usages prometteurs dans le domaine biomédical.LIRE L’ARTICLE #3 : Les polymères, nouvelle voie pour la mise au point de nano-détecteurs – Publié le 20/01/26 © Laurence MEDARD/CNRS ImagesPour détecter avec précision des particules élémentaires, des scientifiques développent des capteurs composés de millions de « nano-canaux », des tubes mille fois plus fins qu’un cheveu. En tapissant l’intérieur de ces minuscules tunnels de nouveaux matériaux à base de polymères, une équipe lyonnaise espère créer des dispositifs plus compacts et plus sensibles. Une piste innovante qui permettrait de transformer la détection à haute résolution en physique fondamentale.LIRE L’ARTICLE #4 : La photocatalyse promise à un avenir radieux – Publié le 20/01/26 © Didier COT/CNRS ImagesMéthode permettant d’accélérer une réaction chimique grâce à l’absorption de la lumière, la photocatalyse peut trouver des applications dans bien des domaines. Depuis plus d’une décennie, des chimistes lyonnais s’efforcent d’améliorer les performances de ce procédé catalytique dans le but de faire émerger de nouvelles applications dans le traitement des eaux usées et la production d’hydrogène vert.LIRE L’ARTICLE #5 : Sonder la matière à l’échelle atomique pour révéler ses propriétés – Publié le 20/01/26 © Alex BOURGEOIS, Céline VARVENNE, Pierre-Antoine GESLIN | CNRS ImagesComprendre comment les constituants les plus élémentaires de la matière sont liés entre eux à pour tenter de percer leurs secrets. Tel est l’objectif que s’est fixé Matthieu Bugnet à partir d’outils dédiés à l’étude des matériaux. En combinant la microscopie électronique en transmission avec une méthode de spectroscopie avant-gardiste, le scientifique cherche à révéler la structure de matériaux à l’interface des atomes qui les constituent.LIRE L’ARTICLE #6 : De nouveaux matériaux hybrides aux atouts multiples – Mise en ligne à venir© Bertrand REBIERE / ICGM / CNRS ImagesFruit de l’association d’un métal et d’un ligand organique, les réseaux métallo-organiques disposent de propriétés inédites laissant entrevoir de futures applications dans les domaines de la santé, de l’environnement ou de l’énergie. Portant sur l’un de ces matériaux hybrides, les travaux de la chimiste Aude Demessence révèlent ses potentialités en matière de thermoélectricité et de stockage de données. #7 : « Repenser la synthèse des polymères dans la perspective de les rendre plus faciles à recycler » Interview de Jannick Duchet-Rumeau – Publié le 20/01/26 © Cyril FRESILLON/PEPSEA/CNRS ImagesProfesseure de chimie à l’INSA Lyon et directrice du laboratoire Ingénierie des matériaux polymères (IMP), Jannick Duchet-Rumeau s’efforce de concevoir des polymères plus respectueux de l’environnement en modifiant la structuration de ces matériaux à l’échelle nanométrique. La scientifique explore en outre de nouvelles pistes visant à contrôler leurs performances mécaniques ou à améliorer leur durabilité et leur dégradabilité, une fois ces matériaux devenus obsolètes.LIRE L’INTERVIEW —————————————————————mmerci !Ce dossier a été réalisé grâce à la collaboration de différents scientifiques de l’Université de Lyon. Nous les remercions pour le temps qu’ils nous ont accordé.Céline Cornet, enseignante-chercheuse à l’Université de Lille et Frédéric André, physicien CNRS au Laboratoire d’optique atmosphérique (LOA, unité CNRS / Université de Lille), anciennement rattaché au Centre d’énergétique et de thermique de Lyon (CETHIL, unité CNRS / INSA de Lyon).Pauline Muleki-Seya, chercheuse CNRS au Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé (Creatis, unité CNRS / Inserm / Insa Lyon / Université Claude Bernard Lyon 1)Serghei Anatoli, physicien CNRS au laboratoire Ingénierie des matériaux polymères (IMP, unité CNRS / INSA de LYON / Université Claude Bernard Lyon 1 / Université Jean Monnet)Gilles Berhault, chimiste CNRS à l’Institut de recherche sur la catalyse et l’environnement (Ircelyon, unité CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1)Matthieu Bugnet, chercheur CNRS au laboratoire Matériaux ingénierie et science (MatéIS, Unité CNRS/INSA Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1)Aude Demessence, chimiste CNRS à l’Institut de recherche sur la catalyse et l’environnement (Ircelyon, unité CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1)Jannick Duchet-Rumeau, professeure de chimie à l’INSA Lyon et directrice du laboratoire Ingénierie des matériaux polymères (IMP, unité CNRS / INSA de LYON / Université Claude Bernard Lyon 1 / Université Jean Monnet)—————————————————————ppour aller plus loin :Nous vous proposons une sélection de ressources accessibles en ligne pour vous et vos élèves.Espace ressources du site web de l’Année de l’ingénierieSur cette page, vous trouverez diverses ressources destinées aux élèves et aux enseignants dans le cadre de l’Année de l’Ingénierie. Kits pédagogiques, vidéos, portfolios et autres supports seront mis à disposition pour enrichir l’apprentissage et l’enseignement des ingénieries.Trouver un intervenant professionnel de la rechercheCette action permet de trouver un professionnel de la recherche, qu’il soit homme ou femme, pour intervenir en classe. Ce professionnel présentera les métiers de la recherche ou des recherches actuelles, afin de susciter des vocations ou bien tout simplement de faire découvrir comment le savoir scientifique se construit. Pour les professeurs des collèges et des lycées, inviter un professionnel de la recherche dans sa classe permet de compléter le cours, en l’illustrant avec des exemples actuels et authentiques, et d’aider les élèves dans leur choix d’orientation.
RReprendre son travail avec ou après un cancer À l’occasion d’Octobre rose, une recherche-action a permis de mettre en lumière les savoirs liés à l’expérience concrète au travail avec et après un cancer. Aujourd’hui, il devient nécessaire de partager ce que les personnes vivent, de comprendre et d’ajuster leur rapport réel au travail, ce qui est tout aussi essentiel que les réponses réglementaires, administratives et médicales. Chaque année en France, plus de 160 000 personnes actives apprennent qu’elles ont un cancer. Certaines suspendent leur activité, d’autres souhaitent continuer à travailler, y compris pendant les traitements. De fait, travailler – dans des conditions adaptées – peut constituer une ressource dans un parcours de soins exigeant. Les réponses existantes relèvent le plus souvent du champ réglementaire, médical ou administratif : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), temps partiel thérapeutique, télétravail, etc. Mais à elles seules, elles ne suffisent pas à rendre le travail possible, et au-delà, soutenable dans la durée. Elles laissent dans l’ombre un aspect central de ces situations : ce que les personnes vivent, comprennent et ajustent dans leur rapport au travail réel avec/après un cancer. […]Un article de Rachel Beaujolin, professeure en management, Neoma Business School, et de Pascale Levet, professeure associée en sciences de gestion, iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3 – The Conversation – 30 sept. 2025>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLe podcast Ricochets « Graines : si délicates et si robustes » | Invitation à participer à l’enregistrement ©La RotondeVenez assister à l’enregistrement de l’émission Ricochets, GRAINES : si délicates et si robustesDans le cadre de l’exposition GRAINES accueillie à La Soucoupe jusqu’au 21 février, ce podcast vous propose une immersion sur le temps long.Comment ces petites « coques de vie » apparues il y a quelques 450 millions d’années ont-elles évolué ? Comment se sont-elles adaptées ? Qu’observe-t-on aujourd’hui ?Voici quelques-unes des questions que nous poserons à la biologiste et physiologiste végétale Catherine Lenne laquelle la biodiversité peut être moins menacée si l’on modifie certaines de nos pratiques et si l’on apprend à trouver le beau dans le bazar de la nature !Quant au paléontologue Gilles Escarguel, lui aussi regarde loin dans le rétroviseur. Son horizon le plus éloigné se compte aussi en plusieurs millions d’années grâce aux fossiles qui témoignent de ce très lointain passé. Son sujet d’étude ? Les moments de l’histoire de notre planète où la biodiversité n’était pas en grande forme… Des recherches qui inévitablement éclairent le dialogue entre hier et aujourd’hui. Pour lui, le constat est clair : Biodiversité et climat peuvent être les meilleurs amis ou les pires ennemis. Et plus le bouleversement du second est rapide et intense, plus c’est défavorable à la première. En partant de petites graines qui ont traversé les temps les plus lointains et poursuivent leur évolution, c’est aussi de l’histoire de la Terre et de celle, bien plus récente, de notre humanité dont nous parlerons le 29 janvier.Une rencontre en présence de :Catherine Lenne, enseignante chercheure rattachée au Laboratoire de Physique et physiologie Intégratives de l’Arbre en environnement Fluctuant (PIAF) de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement (INRAE) à l’Université Clermont Auvergne. Elle est par ailleurs référente scientifique de l’exposition GRAINES.Gilles Escarguel, paléontologue et macroécologue, enseignant-chercheur à Lyon 1 Université Claude Bernard dont il est vice-Président en charge de la transition écologique, co-responsable du Master de biologie de l’ENS de Lyon et de Lyon 1 Université Claude Bernard, et responsable scientifique des fouilles au sein du Géoparc Mondial UNESCO des Causses du Quercy.Jacques Roux, ancien chercheur au CNRS, initiateur de Science by Art – Création muséographique, il est commissaire de l’exposition GRAINES.>> Pour en savoir plus sur l’exposition GRAINES :Exposition Graines>> Découvrez les derniers podcasts Ricochets de la Rotonde :Podcasts Ricochets
CCap Corse, le mystère des anneaux À plus de 100 mètres de profondeur, au large de la Corse, d’étranges formations circulaires intriguent les scientifiques. Une expédition hors norme, menée par Laurent Ballesta et l’équipe Gombessa, explore ces anneaux pour percer leur secret, comprendre la biodiversité qu’ils abritent et évaluer les menaces pesant sur ces formations.Venez découvrir la projection du film documentaire de Yann Rineau : Cap Corse, le mystère des anneaux, 2024 (90min), suivie d’une discussion avec Julie Deter, directrice scientifique à Andromède Océanologie au Grand Auditorium au Musée des Confluences.>> Pour en savoir plus :Cap Corse, le mystère des anneaux
FFestival de l’Apprendre 2026 Apprendre à prendre soin de soi, des autres et de la planète. Organisé chaque année en Janvier, le Festival de l’Apprendre s’inscrit dans le cadre de la Journée Internationale de l’Éducation proclamée par l’UNESCO. Il investit collectivement et au niveau mondial les pratiques liées aux modalités de l’apprendre. Il explore le futur de l’éducation, de l’apprentissage tout au long de la vie, l’engagement de la jeunesse, entrepreneuriat, l’art, la science… etc. Il met en lumière les actions et les acteurs qui participent à ce que chacun puisse «apprendre à prendre soin de soi, des autres et de la planète». Il encourage chacun à participer à sa manière et selon ses goûts, impliquant les acteurs institutionnels, les collectivités, les entreprises, les associations et les familles pour impulser des échanges intergénérationnels afin que tous puissent progresser et bénéficier de la société apprenante.> Voici le programme de quelques événements : Voyage au coeur du cerveau de l’enfantEt si vous pouviez entrer dans le cerveau de votre enfant pour comprendre ses réactions, ses émotions et ses apprentissages ?> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 10h à 11h> Lieu : 14 avenue Tony Garnier, 69007 Lyon, France > Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciMaths et ma Toque : l’apprentissage des mathématiques par le jeuDans cet atelier interactif et amusant, les familles (parents-enfants) sont invitées à plonger dans l’univers de la cuisine en (re)découvrant les mathématiques.> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 10h à 18h> Lieu : 14 avenue Tony Garnier, 69007 Lyon > Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciLe micromonde de la ruche – explorer l’invisible !Plongez dans le monde secret des abeilles et découvrez ce que nos yeux ne voient pas ! Derrière les alvéoles dorées se cache un univers minuscule, fascinant et plein de vie : pollen, propolis, cire, micro-organismes… chaque élément joue un rôle essentiel dans la santé et l’organisation de la ruche.> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 10h à 13h> Lieu : 14 avenue Tony Garnier, 69007 Lyon > Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciLes Olympiades de l’Intelligence artificielle !Magic Makers propose une série d’ateliers dédiés à l’intelligence artificielle : les Olympiades de l’IA !> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 10h à 12h30> Lieu : 14 avenue Tony Garnier, 69007 Lyon> Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciLégumes PartyÀ travers une histoire drôle et tendre, Légume Attitude aborde avec justesse des enjeux de société majeurs : la santé des enfants, l’éducation au goût, la place de la viande dans nos assiettes, l’impact environnemental de nos choix alimentaires et les inégalités face à l’accès à une alimentation saine.> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 13h30 à 14h30> Lieu : 14 avenue Tony Garnier, 69007 Lyon> Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciAnimation autour de la vie du compostDépart de la Maison de l’apprendre vers les composteurs du jardin Chapas pour découvrir la vie qui se trouve dans le compost.> Date : 24 janvier 2026> Horaires : de 15h à 16h> Lieu : 120 avenue du Plateau, 69009 Lyon> Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciIA et formation : sommes nous prêts pour les bouleversements qui arrivent ?L’IA transforme déjà de nombreux usages, et nous n’en sommes qu’aux débuts. Tous les acteurs de la formation sont touchés par ces bouleversements. Une conférence inspirante pour prendre du recul et amorcer une transformation des pratiques de la fonction pédagogique et andragogique.> Date : 27 janvier 2026> Horaires : de 11h à 12h> Lieu : en visioconférence> Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez iciStand “La Fabrique Mobile – Le numérique autrement”Découvrez La Fabrique Mobile, un fablab itinérant à vélo qui va à la rencontre des publics pour rendre le numérique concret, créatif et humain. Sur le stand : exposition de projets menés avec des MJC, centres sociaux et bailleurs, démonstrations de fabrication et panneau participatif “Votre atelier idéal serait…”.> Date : 28 janvier 2026> Horaires : de 13h30 à 17h30> Lieu : 20 rue du Lac, 69003 Lyon> Tarif : Gratuit> Pour plus d’informations : cliquez ici>> Pour plus d’informations sur la programmation, rendez-vous sur le site :EN SAVOIR PLUS
SShotaro Tachibana, kinésithérapeute et chercheur explore la perception de la fatigue | Visages de la science « Explorer la perception de la fatigue ouvre des voies passionnantes »Son projet est ambitieux : caractériser la perception de la fatigue. Un travail mené aux Hospices Civils de Lyon (HCL) en collaboration avec le Centre de recherche en neurosciences de Lyon et l’Université Lyon 1.©HCLLe goût de la recherche est né spontanément quand il a constaté les formidables progrès de la médecine dans son domaine d’intervention : les maladies neuromusculaires. Diplômé en 2007, Shotaro Tachibana a d’abord exercé dans le secteur libéral. Mais, après quelques années, il se rend compte que cette activité de kinésithérapeute isolé ne lui convient pas. Il ressent le besoin de rompre la routine, d’être stimulé par l’émulation d’une équipe, de découvrir de nouveaux horizons.Il intègre alors l’Institut de myologie à Paris et, plus précisément, la plateforme d’essais cliniques pédiatriques. De plain-pied dans le monde de la recherche, le kinésithérapeute vit une période exaltante. Avec les nouveaux traitements, il constate des avancées parfois spectaculaires. Lui, le kinésithérapeute, est au premier rang pour évaluer les fonctions motrices et respiratoires des patients traités : « Au cours d’un essai clinique, j’ai fait la connaissance d’un enfant atteint d’une myopathie myotubulaire, alité, avec une motricité limitée et trachéotomisé. Sa réponse à un traitement innovant a été très positive. Aujourd’hui il marche et fait du vélo. »Cette science en ébullition le fascine et l’encourage à concilier pratique clinique et investigation scientifique. […] >> Lire la suite de l’article sur le site :HOSPICES CIVILS DE LYON
LLes ateliers du Musée de sciences biologiques Dr Mérieux Pour ce début d’année, offrez à vos enfants une véritable aventure !Le Musée des Sciences biologiques Docteur Mérieux invite les enfants à participer à des ateliers ludiques et éducatifs pour leur faire découvrir l’univers passionnant de la microbiologie, à travers des jeux, des histoires et des manipulations. Un moment unique pour apprendre, s’émerveiller et s’amuser autour de la science.>> PROGRAMMESur la piste des microbes©Musée de sciences biologiques Dr MérieuxÀ travers des observations, des échanges et des jeux, cet atelier invite les enfants à partir à la rencontre des microbes. Ils découvrent leurs différentes formes, leur utilité et leur rôle dans la transmission des maladies, tout en apprenant les gestes d’hygiène essentiels pour se protéger et protéger les autres.> Date : mercredi 11 février> Horaires : 14h30> Âge : de 6 à 8 ans accompagné d’un adulte> Sur inscription : formulaire de contact L’aventure autour du monde : soigner les animaux, protéger la planète©Musée de sciences biologiques Dr MérieuxÀ travers une visite ludique et interactive, les enfants deviennent vétérinaires-explorateurs et partent à la découverte des animaux du monde et de leurs habitats. Munis de leurs outils d’enquête, ils apprennent à identifier les maladies, tout en comprenant les liens entre santé animale, santé humaine et environnement.> Date : mercredi 18 février> Horaires : 14h30> Âge : de 8 à 12 ans accompagné d’un adulte> Sur inscription : formulaire de contact>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : Musée de sciences biologiques dr Mérieux
CComment les sciences peuvent-elles éclairer des décisions ? Nombre de décisions, qu’elles soient privées ou publiques, individuelles ou collectives, nécessitent des informations scientifiques. Qu’il s’agisse de contenir la propagation d’un virus par des mesures restrictives ou des recommandations publiques, de contrer le réchauffement climatique ou de réglementer l’utilisation de pesticides, les exemples abondent de politiques publiques pour lesquelles les décideurs doivent faire appel à l’autorité épistémique de scientifiques – individus ou collèges d’experts – pour les éclairer.Pour autant, la notion même d’éclairage scientifique d’une décision, ainsi que l’idée selon laquelle les décisions doivent – et par conséquent peuvent – être fondées sur les sciences, reposent sur des présupposés qu’il convient d’expliciter et soulèvent des problèmes difficiles, qui seront l’objet de cet exposé.La Société Rhodanienne de Philosophie (SRP) est une association rattachée à la Faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3. Elle a pour objectif de diffuser la philosophie à un large public à travers un débat d’idées vivant.En savoir plus :Société Rhodanienne de Philosophie
DDiversité des formes d’intelligences : où en est la société ? Rencontre Pop’Sciences Mag sept. 2025 / ©Bibliothèque Municipale de LyonHPI, TDI, TSA, TDAH, troubles DYS… Autant de sigles, de plus en plus connus, faisant partie des troubles du neurodéveloppement (TDN) aux réalités encore largement ignorées. Reconnus comme des handicaps, les TND bénéficient cependant d’un nouveau regard, plus inclusif. Ainsi, le concept de neurodiversité a-t-il émergé dans la société, durant ces 20 dernières années, pour désigner la diversité dans les fonctionnements cognitifs des humains. Quelles situations concrètes ce concept révèle-t-il et quels enjeux lui sont attachés ?Organisée à la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu (Lyon), à l’occasion du lancement du 15e numéro du magazine de l’Université de Lyon, le Pop’Sciences Mag « En quête de l’intelligence », le 16 septembre 2025, cette rencontre s’est penchée sur le concept de neurodiversité et sur les travaux scientifiques qui permettent de mieux l’éclairer.La rencontre a abordé les travaux scientifiques, issus des neurosciences et de la psychologie, qui aident à comprendre le fonctionnement des différents profils cognitifs. Elle a aussi fait le point sur le chemin qui reste à parcourir pour que l’école et l’ensemble de la société accompagnent mieux les personnes neuroatypiques et créent les conditions favorables au développement de leurs capacités.Intervenantes :Laure Pisella, chercheuse au Centre de recherche en neurosciences de Lyon ; Anne-Lyse Demarchi, psychologue clinicienne et enseignante à l’Université Lumière Lyon 2 ; Nicole Philibert, Présidente de l’association AtoutDys ;Animée par : Anne Guinot, co-rédactrice en chef Pop’Sciences Mag – Direction Culture, Sciences et Société – Université de Lyon> (Re)découvrez l’intégralité de la rencontre :Crédit vidéo : © Bibliothèque municipale de LyonUn événement Pop’Sciences/Université de Lyon organisé en collaboration avec la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu. > La retransmission de la rencontre est également disponible en vidéo et en podcast sur :Site de la bibliothèque municipale de Lyon
LLes chants des baleines : décryptez leurs secrets avec l’intelligence artificielle Les chants et les biosonars des cétacés sont mystérieux, ils renferment une multitude d’informations sur leur âge, leurs cultures, leurs savoirs et leurs perceptions des océans.Venez assister à la conférence grand public organisée par L’ENES et animée par des chercheurs qui vous dévoileront les secrets des baleines grâce à l’intelligence artificielle. Plusieurs chercheurs français viennent vous dévoiler leurs dernières découvertes sur la richesse du langage de ces mammifères marins. Au travers de 15 ans de missions en Méditerranée, Atlantique, Océan Indien, Arctique et Pacifique, nous explorerons ces sons, et rentrerons un peu dans la vie parlée de ces seigneurs : rorquals, cachalots, globicéphales, orques et baleines.Intervenants :Olivier Adam , bioacousticien à Sorbonne Université et auteur de l’ouvrage Dans la tête d’une baleine ;Hervé Glotin, bioacousticien, chercheur au CNRS de l’université de Toulon. Organisée par : le laboratoire ENES de l’Université Jean Monnet dans le cadre des 10 ans de la Bioacoustics Winter School.Pour en savoir plus :Sciences et société – UJM