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EN SAVOIR PLUS

Réouverture du Musée des Moulages !

RRéouverture du Musée des Moulages !

Ateliers pédagogiques et visites d’un musée en chantier

Après quelques mois de fermeture pour travaux, le MuMo rouvre ses portes à l’occasion des vacances de la Toussaint.

Pour l’occasion, nous proposons 3 ateliers pédagogiques aux familles :

  • Archéologue en herbe (25/10 à 14h30)
    Après une présentation de l’histoire de l’écriture, les enfants sont invités à reproduire l’inscription d’une stèle avec la technique de l’estampage (reporter sur une feuille les caractères en relief de la stèle en mouillant et tapotant celle-ci avec un papier) puis vient l’étape du déchiffrement avec l’aide de l’alphabet grec.

Durée  : environ 45 minutes | A partir de 8 ans.

  • Fabrique ta Myrina (26 /10 et 2/11 à 14h30)
    L’objectif est de faire connaître une forme d’art de l’Antiquité : les statuettes en terre cuite produites dans un contexte funéraire, dont le Musée des Moulages conserve une collection importante provenant de la nécropole de Myrina (cité grecque d’Asie mineure). Après une présentation des statuettes antiques, c’est un atelier de création qui est proposé. Chaque élève fabrique sa statuette par le moulage et la peinture.

Durée : environ 45 minutes | A partir de 6 ans.

  • NOUVEAU ! Les Dieux s’amusent (27/10 et 3/11 à 14h30)
    Les collections du musée des moulages regorgent de scènes mythologiques. Cette animation, sur un mode ludique et participatif, permettra de connaître ou revivre certains mythes grecs et d’exercer son œil pour repérer les divinités de l’Olympe.

Quiz + jeu sur les dieux grecs autour des figurines de Playmobils® + confection d’un marque page.

Durée : environ 45 minutes | A partir de 6 ans.
Ouverture élargie pendant les vacances scolaires de la Toussaint : de 14h à 18h les mardi 25, mercredi 26, jeudi 27, samedi 29 octobre, mercredi 2, jeudi 3 et samedi 5 novembre.

  • Des visites guidées sont proposées chaque jour à 14h30 et 16h | Durée de la visite  : 1 heure
    Le musée commencera le 25 octobre un nouveau chantier des collections qui sera visible jusqu’au 7 janvier 2023.
    Le MuMo conserve dans ses réserves près de 700 bas-reliefs, emballés depuis 25 ans, faute d’espaces disponibles pour être accrochés. Dans le cadre de ses missions de conservation et de récolement, l’équipe a programmé un chantier des collections à partir d’octobre 2022 : une partie des caisses sortira des réserves pour permettre aux bas-reliefs d’être contrôlés, étudiés, dépoussiérés, photographiés et reconditionnés. En parallèle, un important chantier de restauration sera mené : le remontage du monumental fronton d’Olympie, dont le MuMo est le seul à conserver la copie intégrale.
    Ces travaux normalement invisibles aux yeux du public seront exceptionnellement réalisés dans la grande halle d’exposition du musée, qui restera ouvert aux horaires habituels. Ce sera donc l’occasion de voir des œuvres peu connues et d’échanger sur les pratiques professionnelles de gestion du patrimoine.

>>> Dates à retenir :
Vacances de Toussaint : ouverture le 25, 26, 27, 29 octobre, 2, 3, 5 novembre de 14h à 18h.
Opération « Musée en chantier » : programmée du 25 octobre 2022 au 7 janvier 2023
A partir du 7 novembre : le musée sera de nouveau ouvert aux horaires habituels, les mercredis et samedis de 14h à 18h. Pour les groupes : visites et ateliers sur réservation les mardis et jeudi.
Attention : le musée sera fermé le 1er novembre et du 17 décembre au 31 décembre 2022 inclus.

Pour en savoir plus :

Musée des moulages

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Fenêtre sur… Marina Tsvetaeva

FFenêtre sur… Marina Tsvetaeva

À l’occasion de la publication des actes du colloque international pluridisciplinaire « Marina Tsvetaeva et l’Europe », la bibliothèque propose une présentation de documents autour de Marina Tsvetaeva, dont des notes et messages manuscrits de la poétesse russe.

La communication d’Anna Lushenkova-Foscolo (Marge, Université Jean Moulin Lyon 3) dans ce recueil d’actes a permis de révéler la présence dans le fonds Russie et Europe médiane de notre bibliothèque d’une trentaine de petits textes autographes de Tsvetaeva, des lettres et des messages datant de 1938-1939 écrits à Paris juste avant son départ en URSS.

Ces documents manuscrits pour la plupart inédits sont extraits des collections de Mme Guislaine Yvanoff Limant (1942-2012), offertes à la bibliothèque en 2008.

©Bibliothèque Diderot

Pour plus d’informations :

Bibliothèque Diderot

 

Parlez-nous de… Marina Tsvetaeva

PParlez-nous de… Marina Tsvetaeva

À l’occasion de la publication des actes du colloque international pluridisciplinaire, « Marina Tsvetaeva et l’Europe », qui s’est tenu à Strasbourg en décembre 2018, la Bibliothèque Diderot de Lyon vous propose une rencontre à quatre voix autour de l’œuvre de la poétesse russe.

Le colloque de Strasbourg a réuni des spécialistes de l’œuvre de Tsvetaeva venus de différents pays – France, Allemagne, Italie, Angleterre, Russie. Leurs contributions ont voulu apporter des réponses à cette question : quelle place occupe l’Europe dans la pensée et dans l’œuvre de Marina Tsvetaeva ?

Avec la participation de :

Gayaneh Armaganian-Le Vu (EA 1633 · CERCC – ENS de Lyon),
Florent Delporte (Association Marina Tsvetaeva. Étoiles – Averse),
Anne Maître (Bibliothèque Diderot de Lyon),
et Tatiana Victoroff (EA 1337 · Configurations littéraires – Université de Strasbourg).

>> Programme de la rencontre, dans l’ordre des interventions :

  • Anne Maître | À la rencontre de Marina Tsvetaeva : hommage à Guislaine Yvanoff Limant (1942-2012)
  • Tatiana Victoroff | Marina Tsvetaeva et l’Europe
  • Florent Delporte | Marina Tsvetaeva et la France
  • Gayaneh Armaganian-Le Vu | Marina Tsvetaeva, traductions croisées

Pour plus d’informations :

Bibliothèque Diderot

Verre ou cristal ? Quand le métal se joue du désordre | Un article Pop’Sciences

VVerre ou cristal ? Quand le métal se joue du désordre | Un article Pop’Sciences

5000 ans d’histoire. On pourrait croire qu’on sait tout de lui, c’est loin d’être le cas. Le verre continue d’étonner les scientifiques par ses propriétés remarquables. À l’occasion de l’Année internationale du verre, Beatrice Ruta, chercheuse CNRS, évoque pour nous les verres faits de métal et leur capacité si singulière à s’écouler.

Un article de Caroline Depecker, journaliste scientifique
pour Pop’Sciences – 29 août 2022

La légende voudrait que les vitraux soient plus épais à la base à cause de l’écoulement du verre au fil des siècles. Ici, un vitrail représentant l’Annonciation, à la cathédrale Notre-Dame (Bourges, 1451). / © Creative Commons

Notre-Dame de Paris, mais aussi Bourges, Chartres, Reims… Pays de cathédrales, la France totalise la plus grande surface de vitraux au monde : soit 90 000 m2, selon l’Institut national des métiers d’art. Une légende voudrait que les vitraux soient plus épais à leur base à cause de l’écoulement du verre au fil des siècles. Plus prosaïquement, les vitraillistes médiévaux ne savaient pas fabriquer de vitres planes : celles-ci étaient inégalement épaisses dès leur origine. Pour autant, l’histoire s’inspire d’un phénomène physique bien réel. En effet, le verre est un matériau qui, même froid, s’écoule de façon extrêmement lente. L’étude de ce phénomène est au cœur des recherches de Beatrice Ruta, chargée de recherche CNRS, physicienne à l’Institut Lumière Matière de Lyon (ILM – CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1).

Pour le maître-verrier, le verre est un matériau, en général transparent, renfermant plus de 60% de silice [voir encadré ci-dessous] et qui peut être façonné à souhait en le soufflant. Pour le scientifique, le terme de verre renvoie à l’état particulier d’un solide dont la structure intime ne présente pas d’arrangements réguliers comme c’est le cas dans un cristal. L’organisation des atomes ressemble à celle désordonnée d’un liquide. « Il existe des verres de toutes sortes, commente Béatrice Ruta. A base de silicates bien sûr, et de minéraux. Les verres de polymères sont très courants, ceux fabriqués à partir de métaux beaucoup moins. Ils constituent l’objet de mes recherches ».

Pareil à un cristal, un verre présente un ordre apparent à petite échelle qu’il perd à grande distance / ©Lucy Reading-Ikkanda – Quanta Magazine

La physicienne dispose sur son bureau quelques échantillons contenant des verres métalliques. Stockées pêle-mêle dans leur emballage plastique, l’apparente simplicité des paillettes argentées rend peu compte du potentiel technologique des matériaux. Découverts dans les années 1960, les verres métalliques possèdent en  effet des propriétés très avantageuses en comparaison de leurs homologues cristallins : résistance à la corrosion, ferromagnétisme exceptionnellement doux, élasticité très élevée, biocompatibilité. Encore onéreux à produire, ils trouvent des débouchés commerciaux surtout pour des applications de miniaturisation : dans le biomédical, l’horlogerie ou encore la microélectronique.

Bien que prometteuse, l’utilisation des verres métalliques est limitée par leur vieillissement, qui altère leurs qualités.

« Comme tous les verres, ces solides sont produits dans un état dit métastable, explique Beatrice Ruta. Avec le temps, et même si on ne peut pas l’observer directement, les atomes changent de position invariablement et les propriétés du matériau s’en trouvent modifiées ».

Alors que la structure du verre semble se détendre, les scientifiques évoquent le terme de « relaxation structurelle » pour décrire ce réarrangement atomique. Comprendre les mécanismes qui le gouvernent permettrait d’anticiper l’évolution naturelle des matériaux.

Pour l’analyse, chaque paillette de verre métallique mesure moins d’un millimètre d’épaisseur. / ©C. Depecker

Les verres métalliques sont obtenus classiquement par technique de trempe. Mais au lieu de silice, c’est un mélange en fusion contenant 3 à 5 métaux différents qui est refroidi brutalement de sorte à « figer » le liquide, avant qu’il ne puisse cristalliser. Pour ce faire, la vitesse de refroidissement de l’alliage métallique est de quelque 1000 degrés par milliseconde. Ce qui se passe à l’échelle atomique, lors de cet engourdissement généralisé de la matière, reste mystérieux pour les chercheurs.
À l’appui d’expériences, des simulations informatiques ont livré des informations surprenantes. Lorsqu’un verre fondu refroidit, ses atomes ralentissent, mais pas uniformément. Certaines zones se figent d’abord, tandis que dans d’autres régions, les atomes continuent à se déplacer de façon fluide. Rien ne vient distinguer les zones à mobilités différentes. Et aucune théorie sur la transition vitreuse n’existe à ce jour qui permettrait d’expliquer ce phénomène de façon satisfaisante, en l’intégrant à toutes les autres bizarreries déjà observées.

Autre exemple. À l’approche de la vitrification, la viscosité, qui traduit la résistance d’un fluide aux changements de forme, devient extrêmement grande. Elle atteint alors une valeur 10 milliards de fois supérieure à celle du métal liquide. « Comment expliquer cette augmentation soudaine ? La question est fascinante ! » s’exclame Beatrice Ruta. Et la chercheuse du CNRS, d’expliquer que la façon dont évolue la viscosité équivaut en quelque sorte à la « signature » du matériau. Elle qualifie son état final et dépend de ses conditions de formation.

Depuis qu’elle a finalisé son doctorat, il y a 12 ans, la scientifique utilise le rayonnement synchrotron de l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) de Grenoble pour mener à bien ses études. L’infrastructure de recherche a été récemment modernisée et dispose, depuis 2020, du rayonnement électromagnétique le plus puissant au monde. Le faisceau de rayons X produit, mille milliards de fois plus intense que celui issu des dispositifs classiques, est projeté sur des cibles à analyser. Il est capable de sonder la matière à l’échelle de l’angström (soit 1 dixième de milliardième de mètre) et, ce en temps réel. L’utilisation de ce rayonnement est une des rares techniques qui permet aux physiciens de qualifier les mouvements des atomes au sein d’un verre lorsque son état liquide est, à l’image de l’écoulement du miel, extrêmement visqueux.

Dispositif d’analyse situé en bout d’une des lignes de lumière de l’ESRF. / ©B. Ruta

« Il y a dix ans, nos expériences ont livré un résultat inattendu, raconte Beatrice Ruta. Nous avons montré que lors de la vitrification, les atomes d’un verre métallique adoptent un mouvement de type balistique », ce que ne prévoyait aucune des lois en cours.

Normalement désordonnés, les mouvements des atomes semblent se coordonner : les billes de matière se retrouvent tout à coup projetées au sein du matériau comme les balles d’un champ de tir. L’ordre atomique se modifie à courte distance ; d’infimes changements de structure apparaissent. « Pour apporter une explication à ces observations, nous nous sommes inspirés de champs disciplinaires voisins au nôtre, se rapportant à la matière molle », complète la chercheuse. Venant valoriser l’excellence de ses premiers travaux, une médaille de bronze lui a été décernée par le CNRS en 2020. Dans la continuité, elle s’est vu attribuée un financement de recherche par le Conseil européen (bourse ERC starting Grant) pour continuer ses études sur la dynamique microscopique des verres.

En soumettant ses échantillons métalliques à diverses contraintes de température et de pression, Beatrice Ruta s’ingénie à comprendre dans quelle mesure le verre garde en mémoire les stress subis. Avec à la clé, la possibilité de décrire comment ces matériaux vieillissent.

« Car les performances d’un verre, et donc son utilisation potentielle, sont le fruit d’une histoire, celle de tous les événements qu’il a vécus, commente-t-elle. En comprenant comment les propriétés des verres sont altérées avec le temps, on pourrait prévoir, a contrario, les conditions qui leur conféraient la plus grande stabilité ».

Parmi les points d’attention de la chercheuse : la fragilité à la rupture des verres métalliques lors de leur usage répété. Un écueil rencontré par la firme américaine Vitreloy lors de la commercialisation de clubs de golf dans les années 1990.

Contribuer à étoffer des modèles théoriques encore largement incomplets n’est pas le seul attendu du type de recherche menée par Beatrice Ruta. De meilleures connaissances sur les verres pourraient étonnamment intéresser l’industrie pharmaceutique. Modifier la conception de médicament en leur conférant une structure vitreuse et non cristalline serait un moyen, par exemple, d’en améliorer la diffusion dans le corps de patients et, ainsi, de limiter le recours à des solutions injectables.

Beatrice Ruta pose devant les lignes de lumière de l’ESRF, qui en totalise 42 disséminées le long de l’anneau. / © C. Depecker

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Encart

         Le verre, un matériau qui se renouvelle depuis 5000 ans

Le verre de silice – ou « verre », puisque l’usage courant réduit l’appellation au premier terme – existe à l’état naturel. Il constitue le squelette externe des diatomées, de minuscules algues unicellulaires, et se trouve dans plusieurs roches volcaniques. Sous forme d’obsidienne, l’Homme l’a utilisé pour la première fois, il y a 100 000 ans, pour confectionner des outils, des armes coupantes et des bijoux. Les premiers verres synthétiques ont été fabriqués en Mésopotamie, en Syrie et en Égypte dès 3000 av. J.-C. Il s’agissait de verres de surfaces opaques, appelés glaçures, recouvrant des poteries.

La composition d’un verre comprend : pour majorité le vitrifiant, à base de silice SiO2 (il forme le squelette atomique du verre, 60% à 70% de la masse environ), un fondant dont le rôle est d’abaisser la température de fusion du mélange (de la soude Na2O, de l’oxyde de potassium K2O ou de magnésium MgO), un stabilisant (tel que la chaux CaO) qui modifie légèrement la qualité et parfois un colorant en très faible proportion (un oxyde métallique tel que l’oxyde de cuivre CuO qui donne une teinte verte).

Creux, plat, feuilleté, hydrophobe, soufflé, moulé, étiré… Les aspects du verre se sont multipliés au cours de sa longue histoire, alors que ses procédés de mise en forme se sont sophistiqués. Omniprésent au fil des siècles, le verre est encore aujourd’hui utilisé dans tous les secteurs d’activité, économiques et artistiques. Une de ses applications emblématiques, marque de son modernisme, réside dans la production de fibres optiques : des objets qui servent aussi bien à propager l’information à grande vitesse à l’autre bout du monde, qu’à mesurer la pollution en milieu aquatique ou à surveiller l’apparition de lésions cellulaires en cas de suspicion de cancer.

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PPour aller plus loin

Journées européennes du patrimoine 2022 | 39e édition

JJournées européennes du patrimoine 2022 | 39e édition

« Cette année, les Journées Européennes du Patrimoine, mettent à l’honneur le « Patrimoine durable ». Durable, le patrimoine paraît l’être par nature, puisque parvenu jusqu’à nous, résilient, entretenu, restauré, préservé. Pourtant, si l’obligation de sa conservation, de sa protection contre les affronts de l’homme, les assauts du temps, les meurtrissures des éléments, est apparue dès l’époque de Victor Hugo, l’enjeu contemporain de durabilité s’est accéléré avec le changement climatique. Désormais, la conciliation de la préservation du patrimoine et de la construction d’un environnement durable constitue un objectif majeur, auquel cette 39e édition des Journées Européennes du Patrimoine répondra concrètement. »

Les JEP sont aussi l’occasion de découvrir des lieux de science et de rencontrer des chercheurs de tous horizons… En Métropole lyonnaise et dans le Rhône, vous pouvez ainsi aller explorer :

>> Consulter tout le programme des JEP sur la région lyonnaise et à Saint-Étienne :

JEP dans le Rhône

JEP à Saint-Etienne

Gadagne au festival Entre Rhône et Saône

GGadagne au festival Entre Rhône et Saône

A l’occasion du Festival Entre Rhône et Saône, Gadagne propose d’explorer l’histoire des habitant.es de lyon au travers de rencontres autour de la rivière et du fleuve. Au programme, rencontre-débat, balades urbaines pour explorer les cours d’eau à Lyon et échanges avec les médiateurs du musée en lien avec l’exposition Les pieds dans l’eau

PProgramme

  • Rencontre-débat : Les pollutions de la rivière et du fleuve | Vendredi 29 juin à 19h – durée 2h

En résonance avec le festival Entre Rhône et Saône.

Dès les années 1960, l’attention se porte sur les pollutions industrielles des cours d’eau, notamment en aval de Lyon  par des mouvements militants. Une législation se crée et de nombreuses actions sont alors engagées, contraignant les entreprises à contrôler leurs rejets et les villes à mettre en place des stations d’épuration.

Tout cela a contribué à améliorer la qualité de l’eau, mais le niveau de pollution du Rhône et de la Saône reste aujourd’hui encore élevé en raison des pollutions anciennes. En 2007, la découverte des poissons contaminés dans l’étang du Grand Large, puis le scandale des PCB (polychlorobiphényles) restent dans les mémoires.

Que peut-on dire de la situation actuelle  au regard de l’histoire ? Quelles réponses sont apportées aujourd’hui et demain ?

Cette rencontre-débat sera l’occasion  de dresser l’état des lieux des actions menées et les perspectives.

Animée par : Stéphane Frioux, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2, membre du LARHRA (UMR CNRS 5190) – Membre Junior de l’Institut universitaire de France (2018-2023).

Intervenants : 

> Marina Coquery, INRAE, Head of Aquatic Chemistry Team (LAMA), UR RiverLy, Laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques, Observatoire des Sédiments du Rhône ;

> Lionel Rard, Association Odysseus ;

> Isabelle Eudes, chargée d’intervention Fleuve Rhône , Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

 

  • Balades urbaines adultes et en famille | samedi 1er et dimanche 3 juillet – durée 2h

Ces balades vous propose de découvrir l’histoire des cours d’eau et de comprendre les aménagements urbains.

Pour le détail des balades, consultez le site du musée d’histoire de Lyon – Gadagne

 

Dans une actualité marquée par les enjeux écologiques et une nouvelle envie de vivre la ville, le MHL explore les relations des Lyonnais-es avec la Saône et le Rhône, la rivière et le fleuve qui irriguent le territoire et font partie de son histoire et de son identité.

 

Pour en savoir plus :

Musée d’histoire de Lyon – Gadagne

 

 

 

 

Contradiction, antagonisme et négativité

CContradiction, antagonisme et négativité

L’unité de recherche Art contemporain et temps de l’histoire (ACTH) de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon a organise les 31 mars et 1er avril 2022 le deuxième volet du colloque « Contradiction, antagonisme et négativité ». 

Une première rencontre à Prishtina, Kossovo, a posé le cadre de la discussion et a permis de saisir le lien étroit qui lie la société (post)moderne aux diverses formes de négativité, d’antagonisme et d’exercice de la contradiction, en particulier dans les domaines de la théorie critique, de la politique post-coloniale, de la psychanalyse, de l’esthétique et des études queer et féministes.

Le deuxième volet du colloque, « Contradiction, antagonisme et négativité », sous la direction de Bernhard Rüdiger, directeur de recherche ACTH, a exploré des stratégies et des pratiques culturelles contemporaines qui semblent réagir à la condition « post-historique » en mettant au travail la répétition, l’altérité radicale ou le négatif de la négativité.

Pour en savoir plus :

 

Magnifique Livre – Salon des éditions indépendantes de Lyon

MMagnifique Livre – Salon des éditions indépendantes de Lyon

Retrouvez MOM Éditions au premier Salon des éditions indépendantes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Magnifique Livre
Ce salon est organisé par l’association EIRA et soutenu par la ville de Lyon et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’inscrit dans le programme du Festival Magnifique Printemps organisé par la ville de Lyon et l’association Espace Pandora. Des conférences, des dédicaces et des rencontres avec les auteurs seront organisées tout le week-end.
– samedi 26 mars de 10h à 19h et dimanche 27 mars de 10h à 18h
– Palais de la Bourse – Métro A – Cordeliers – Lyon 2e
– entrée gratuite

Les bains d’Apollon

LLes bains d’Apollon

Au sud du quartier de l’Antiquaille, une fouille archéologique a permis de dévoiler des vestiges se rattachant à des thermes thérapeutiques. Il s’agit du second établissement thermal attesté dans cette partie de la ville antique de Lugdunum.

Intervenant : Tony Silvino, archéologue, chercheur – EVEHA – Laboratoire ArAr. Archéologie et Archéométrie.

Conférence proposée par : GAROM

Pour en savoir plus :

Lugdunum

Parfums : une histoire de nos paysages olfactifs | Pop’Sciences Mag #10

PParfums : une histoire de nos paysages olfactifs | Pop’Sciences Mag #10

Quoi qu’invisibles, les odeurs et les parfums ont une place importante dans l’histoire de l’iconologie et de la culture visuelle. On les retrouve particulièrement dans certaines œuvres d’art et de nombreuses publicités à partir du 18e siècle.

Cet article est extrait du Pop’Sciences Mag #10 : Sous l’emprise des émotions

Charlène Besacier  |  mars 2020 et 2022

Erika Wicky, historienne au Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes, remonte le fil du temps à travers une sélection d’images qui relatent notre fascination historique pour les odeurs.

Émile Tabouret, lithographie couleur, 95 x 130 cm, vers 1895, Bibliothèque Forney. Différentes de celles que nous subissons aujourd’hui, les nuisances olfactives étaient nombreuses au cours des siècles passés. Si l’on pense spontanément à l’odeur des égouts et des latrines, il faut ajouter au paysage olfactif du passé les odeurs de chauffage et celles liées l’éclairage.

Le savon 810, vrai parfum de violettes, lithographie, 120 x 150 cm, 1911. Les premières fragrances artificielles apparaissent à la fin du 19e siècle. Elles offrent par exemple des substituts à la poire et à l’ananas et permettent de produire des parfums beaucoup moins onéreux. L’ionone, par exemple, produit de synthèse à odeur de violette, est utilisé dans de nombreuses compositions et connaît un succès important.

Jean-François Badoureau, Dépôt d’eau de Cologne, estampe, entre 1820 et 1830, 57,9 x 42,5 cm, Musée Carnavalet. Apparue dès le début du 18e siècle, l’Eau de Cologne composée par Jean-Marie Farina, parfumeur italien, est le fruit d’une distillation de plantes aromatiques, de fleurs comme le néroli et d’agrumes. Souvent reprise et modifiée, sa formulation a connu un immense succès, notamment en raison de ses vertus rafraîchissantes et revigorantes.

Jules Chéret, Parfumerie Savonnerie Gellé Frères, lithographie couleur, 55 x 73 cm, 1878, Bibliothèque nationale de France. Au milieu du 19e siècle, la production de savons parfumés représentait une part très importante du marché de la parfumerie. Comme l’écrit un contributeur au journal L’Illustration en 1862 : « Chez nous, les gens qui se parfument au lieu de se laver sont rares, et l’emploi des odeurs a suivi une marche croissante avec le progrès de la propreté, du bien-être et du luxe. Quelque discret que l’on soit à cet égard, on emploie toujours au moins des savons parfumés ».

L’Odorat, estampe, XVIIe siècle, Bibliothèque nationale de France. À l’origine, la diffusion de parfums avait souvent une vocation religieuse, leur faculté à s’élever en faisait un instrument privilégié de communion avec les divinités. Par la suite, le parfum a été abondement utilisé pour se protéger de la contagion lors des épidémies de peste ou de choléra. Jusqu’à la fin du 19e siècle, on a, en effet, soupçonné les mauvaises odeurs de transmettre des maladies.

Le chalet des parfums à l’Exposition universelle, estampe, 15,3 x 12,6 cm, 1867, Musée Carnavalet. Les produits de la parfumerie étaient régulièrement présentés aux Expositions universelles où ils incarnaient les progrès des sciences et des techniques. En effet, l’extraction des senteurs à partir des matières premières, la stabilisation des formules, le flaconnage, etc. faisaient l’objet d’innovations visant non seulement à améliorer la qualité des produits, mais aussi à les démocratiser. Resté célèbre pour l’invention de la brosse à mascara, le parfumeur Rimmel présente ici ses procédés de distillation.