Pop'Sciences Mag a reçu le prix de la "PLUME D'OR" lors de la cérémonie du Prix de la presse et de l'information territoriale 2021.

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Journées Européennes de l’Archéologie 2021 – MuMo

JJournées Européennes de l’Archéologie 2021 – MuMo

L’archéologie est à l’honneur au MuMo!

Passionnés d’histoire ou simples curieux/ses, en famille, en groupe, venez découvrir les coulisses du patrimoine et de la recherche archéologique. Les Journées européennes de l’archéologie sont pilotées par l’Inrap sous l’égide du ministère de la Culture.

L’Université et son Musée des Moulages vous proposent à l’occasion des JEA 2021 un programme spécifique : visites guidées, ateliers, jeu de piste.

Visites guidées

Du chantier au musée

Les riches collections du musée des moulages sont liées aux découvertes archéologiques majeures du XIXe siècle. Beaucoup sont des moulages, c’est-à-dire des copies en plâtre exécutées sur les œuvres originales en marbre ou bronze, et permettaient aux archéologues et étudiants lyonnais d’étudier l’art grec à partir des découvertes les plus récentes.
Le lien entre les collections du MuMo et l’archéologie sera le fil d’Ariane de cette visite commentée qui transportera les visiteurs à Egine, Delphes, Athènes ou encore Samothrace.
On abordera également l’archéologie médiévale à partir de la collection de moulages modernes du Musée.

Départ toutes les demi-heures. Visites de 45 minutes environ. Jauges limitées, réservation fortement recommandée.

  • samedi 19 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45
  • dimanche 20 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45

Ateliers

Atelier 1 – Quels sont les métiers de l’archéologie ?

L’un des outils utilisés pour expliquer l’archéologie aux enfants est un diorama réalisé en Playmobil® !
Le diorama permet aux enfants de se projeter plus facilement sur un chantier de fouille et de découvrir chaque métier de l’archéologie : de l’architecte au fouilleur, en passant par le céramologue.
Activité de 45 minutes environ. Jauge limitée, réservation fortement recommandée

  • samedi 19 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45
  • dimanche 20 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45

Atelier 2 – Atelier épigraphie

Destiné aux familles, cet atelier d’environ 45 minutes consiste à étudier une stèle funéraire couverte d’inscriptions grecques.
Une initiation à la technique de l’estampage, à la manière des archéologues sur le terrain, et au grec ancien sont au programme.
Atelier de 45 minutes, nouvel atelier chaque début d’heure. Jauge limitée, inscription fortement recommandée

  • samedi 19 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45
  • dimanche 20 juin de 10:00 à 12:45 et de 14:00 à 17:45

 

Jeu de piste

À la recherche des dieux grecs

Jeu de piste à travers le musée : les familles sont invitées à retrouver les divinités de l’Olympe représentées sous de nombreuses formes à travers le musée.
Indices au départ, petite récompense à l’arrivée !

Activité en autonomie, à partir de 9/10 ans. Jauge limitée dans le musée, réservation d’un créneau recommandée.

  • samedi 19 juin de 10:00 à 13:00 et de 14:00 à 18:00
  • dimanche 20 juin de 10:00 à 13:00 et de 14:00 à 18:00

 

MuMo

L’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

LL’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

Découvrez le Musée des Beaux-Arts de Lyon depuis chez vous ! Des chercheurs et conservateurs rentrent dans les coulisses du département des Antiquités pour vous présenter les collections d’Égypte ancienne comme vous ne les avez jamais vues !

Intervenants :

  • Geneviève Galliano, conservateur en chef du Patrimoine – Département des antiquités du musée des Beaux-Arts de Lyon,
  • Charlotte Lejeune, égyptologue, guide-conférencière et membre du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret,
  • Yannis Gourdon, égyptologue, maître de conférences de l’Université Lumière Lyon 2, membre du laboratoire HiSoMA et président du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret.

 

Une visite privée à trois voix :

 

Youtube de la MOM

 

L’art et la matière. Céramiques antiques et contemporaines

LL’art et la matière. Céramiques antiques et contemporaines

Exposition virtuelle – Un dialogue entre passé et présent

Céramiques antiques et contemporaines a pour ambition de faire dialoguer les productions des potiers de Vienna antique avec l’art de la céramique contemporaine. De l’Antiquité à nos jours, l’art de la céramique s’est développé sur les bords du fleuve. Elle demeure une source de recherche pour les archéologues et d’inspiration pour les artistes.

Cette exposition, conçue au sein des collections permanentes du Musée de Saint-Romain-en-Gal, se propose d’établir un dialogue entre les œuvres des potiers de l’antique Vienna et les créations contemporaines issues notamment de la poterie des Chals à Roussillon : que nous racontent toutes ces céramiques sur les techniques employées, sur le quotidien des hommes et des femmes de ces différentes époques et sur leurs préoccupations artistiques ?

Commissaires de l’exposition : Cécile Batigne Vallet, Armand Desbat et Christophe Caillaud du laboratoire ARAR.

Visitez l’exposition

Eleutheria ! Retour à la liberté

EEleutheria ! Retour à la liberté

À l’occasion du bicentenaire de la révolution grecque, célébrée le 25 mars 2021, le Musée des moulages (MuMo) dévoile sa nouvelle exposition pour la rentrée 2021, Eleutheria ! Retour à la liberté : découvrir et transmettre l’Antiquité depuis la révolution grecque.

La Révolution grecque de 1821, conclusion de la lutte pour l’indépendance de la Grèce face à l’Empire Ottoman, a ouvert les portes aux archéologues d’Europe qui (re)découvrent les trésors de la Grèce antique, connus jusqu’alors principalement par les textes anciens et les récits de voyageurs. Cet événement historique s’inscrit pleinement dans l’émergence de l’archéologie comme science au milieu du XIXe siècle. L’archéologie s’institutionnalise, développe de nouvelles méthodes de recherche et d’études des productions artistiques et techniques anciennes en redécouvrant des sites prestigieux.

L’exposition est l’occasion de découvrir par quels moyens le Musée des moulages a contribué à diffuser la culture de la Grèce antique en dehors de ses frontières modernes nouvellement acquises et d’en apprendre davantage sur les représentations du monde grec antique en Europe à cette époque.

Une programmation riche (conférences, ballades urbaines, ateliers pédagogiques, spectacles) en partenariat avec des étudiants en mode, communication, médiation et histoire de l’art viendra compléter l’exposition.

>> Pour plus d’informations et programme complet (à la fin de l’été) :

MusÉe des Moulages

Instruments voyageurs : une recherche appliquée sur les patrimoines musicaux des habitants de Villeurbanne

IInstruments voyageurs : une recherche appliquée sur les patrimoines musicaux des habitants de Villeurbanne

Les individus voyagent, les instruments aussi ! Quel est l’histoire des instruments de musique qui ont un jour atterris à Villeurbanne ? Quel attachement, quelles histoires intimes et collectives racontent-t-ils ? Depuis 2018, Le Rize, le CMTRA et l’ENM ont conçu conjointement le projet Instruments voyageurs, en allant à la rencontre des Villeurbannais et Villeurbannaises pour recueillir les histoires des instruments de musique qui habitent chez eux. C’est cette démarche participative que ce webinaire vous propose de découvrir.

Instruments Voyageurs c’est aujourd’hui un parcours d’exposition, une programmation de concerts, ateliers et rencontres proposés qui sont le fruit de ce travail collectif d’enquêtes et de recherches documentaires. Dans notre quotidien, à la maison, dans la rue… les instruments de musique sont les témoins d’échanges, de circulations et d’interconnexions entre cultures et langages musicaux. Instruments voyageurs invite à la découverte d’instruments d’ici, d’ailleurs, voire de nulle part, révélateurs de multiples phénomènes d’emprunts et de transferts culturels. Vous pouvez avoir ici un avant-goût de l’exposition Instruments voyageurs grâce à sa déclinaison numérique, où les « instruments » sont prêts à vous faire voyager. Deux stagiaires de la Boutique des Sciences avait également prit part au projet en 2019.

L’anthropologue Laura Jouve-Villard présentera lors de ce séminaire comment cette démarche a émergé et a intégrer les habitants et habitantes de Villeurbanne dans une volonté de croisement de savoirs. Quels bousculements de problématique et de vision la rencontre entre habitants, scientifiques et associatifs ont-ils produits ? Quelles difficultés le projet a-t-il pu connaître ? Quelles médiations et intermédiations ont été mobilisées ? Quels résultats et impacts aujourd’hui sur ce territoire ?

Intervenante :

  • Laura Jouve-Villard Chargée de recherche au CMTRA

En savoir plus :

Boutique des sciences

Les architectures de terre en Méditerranée occidentale

LLes architectures de terre en Méditerranée occidentale

L’architecture de terre dans le Midi de la France, du Néolithique à l’époque moderne

Moins connues que les architectures en terre du Proche Orient, d’Asie centrale, du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, les constructions à base de terre crue n’en existent pas moins en Méditerranée nord-occidentale depuis le Néolithique. Également moins spectaculaires, car elles appartiennent surtout au domaine de l’habitat et atteignent rarement une échelle monumentale, elles frappent cependant par la variété des techniques mises en œuvre.

Dans les régions du sud de l’Europe ouvertes de tout temps à des apports culturels et techniques de Méditerranée comme d’Europe continentale, des architectures en terre originales illustrent aussi bien l’appropriation de procédés exogènes que l’invention de solutions nouvelles. Les mécanismes de l’appropriation et la genèse des inventions sont parfois difficiles à saisir. Techniques et architectures s’adaptent à des contextes particuliers, du point de vue historique, environnemental, social ou culturel, ce qui en justifie la diversité dans l’espace géographique et la relative instabilité au cours des siècles.

Intervenants : 

  • Claire-Anne de Chazelles, chargée de recherche au CNRS, laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes Montpellier, membre du Labex Archimede

En savoir plus :

Maison de l’Orient et de la Méditerranée – MOM

 

En 2020, la recherche à l’ouvrage pour Notre-Dame | Collections & Patrimoines

EEn 2020, la recherche à l’ouvrage pour Notre-Dame | Collections & Patrimoines

Les chercheurs et chercheuses se sont mobilisés tout au long de l’année sur le chantier scientifique de la cathédrale Notre-Dame. Sauvegarde du patrimoine matériel, modélisation de la structure ou encore études acoustiques… les programmes de recherche posent aussi les premiers jalons de la restauration, en collaboration avec des ingénieurs et des architectes.

Focus sur le chantier « Acoustique » avec Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore à la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne, dans une vidéo proposée par CNRS le Journal.

AA LIRE

Entretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.

Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020 :

Retrouvez le son de Notre-Dame

Journées européennes du patrimoine 2020

JJournées européennes du patrimoine 2020

Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie !

Les Journées européennes du patrimoine, JEP, sont l’occasion de poser un autre regard sur le patrimoine à travers des visites et des balades urbaines inédites. Cela passe aussi par la découverte de lieux de science et la rencontre avec des chercheurs de tous horizons…

Nous vous proposons :

L’exposition Carnets de sciences en Terre du milieu sur l’univers du Seigneur des anneaux, vient compléter cette exploration. Ouverture exceptionnelle de la maison natale de Claude Bernard.

>> Renseignements au : 04 74 67 51 44 / 04 74 68 23 08 | Musee.claudebernard@agglo-villefranche.fr | Pas de réservation 

>> Mesures COVID 19 : port du masque obligatoire, jauge limitée, file d’attente à l’extérieur, parcours adapté, distanciation physique à respecter.

 

Toute la programmation des JEP en métropole lyonnaise et ailleurs :

JEP de la Métropole de Lyon

JEP nationales

Retrouver le son de Notre-Dame | Collections & Patrimoine

RRetrouver le son de Notre-Dame | Collections & Patrimoine

Entretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.

Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020

Une reconstruction « fidèle » de Notre-Dame suppose qu’en plus de la remise en état du bâti (la charpente, la flèche…), une restauration acoustique soit mise en œuvre pour restituer aux générations futures ce qu’était le « son » de la plus célèbre des cathédrales avant l’incendie dévastateur d’avril 2019.

De retour de leur première mission scientifique sur le site religieux, Notre-Dame, l’équipe scientifique « acoustique » de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne nous explique en quoi consiste son travail. Entre technique et émotions, un le récit digne d’une aventure scientifique hors du commun et hors du temps.

Pop’Sciences | Quelle est l’origine de la création du groupe acoustique ?

Mylène Pardoen, docteur en musicologie, spécialiste de l’archéologie du paysage sonore :

Suite à l’incendie qui a détruit la toiture de Notre Dame (ND) de Paris en avril 2019, la communauté scientifique s’est mobilisée autour du CNRS pour participer à sa reconstruction en neuf groupes de travail thématiques = Incendie, Numérique, Structure, Bois/Charpente, Métal, Pierre, Verre, Émotions patrimoniales et Acoustique.

Ce dernier groupe, composé de 6 personnes et… d’un robot – de son petit nom Deep Trekker – regroupe des équipes de parisiens 1 et de lyonnais issus de l’équipe Pôle Image Animée et Audio (PI2A) de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne 2.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Pop’Sciences | Quels sont ses objectifs ?

Mylène Pardoen :

Le groupe acoustique a deux objectifs :

Réaliser un modèle informatique sonore de ND qui permettra aux équipes d’architectes de les guider dans leurs choix pour la reconstruction de la voute et de la charpente (en donnant des mesures de l’impact acoustique selon le choix des matériaux, de la forme de la voute, etc.). La cathédrale est alors considérée comme un objet résonnant dans lequel un son est généré – par l’éclatement d’un ballon de baudruche, par exemple – dans le but de pouvoir calculer le temps de réverbération (l’écho) propre à la structure de la cathédrale.

Ce volume acoustique est l’espace délimité par l’ensemble des « parois », tenant compte des caractéristiques acoustiques de leur matériaux (pierre, bois….) et des objets s’y trouvant. Lorsque le son est émis, ses ondes se réfléchissent sur les parois comme une sorte de balle de ping-pong, mais avec un léger temps de retard à chaque rebond. C’est ce que l’on nomme le temps de réverbération (ce qui nous semble être un écho). C’est en quelque sorte la caisse de résonance qui permet à l’orgue ou aux choristes de donner à leurs chants une caractéristique particulière (la signature acoustique d’un lieu, qui est unique).

Ces relevés actuels seront comparés à des enregistrements réalisés lors d’un concert qui avait eu lieu dans ND en 2013, pour permettre de retrouver l’acoustique d’avant sa destruction.

Pendant la mission, seule la partie de la nef a fait l’objet de relevés (le chœur, bien qu’accessible, n’est pas dégagé et le transept, dont le sol est très abimé, était trop complexe à aborder pour le robot et les trépieds). Le robot servait essentiellement à accéder à la nef qui est encore aujourd’hui inaccessible par mesure de sécurité (risque potentiel de chute de pierres ou de la charpente en bois) pour pouvoir positionner deux trépieds à roulettes comportant chacun 2 micros ambisoniques et 2 micros omnidirectionnels nécessaires à l’étude du temps de réverbération de l’onde sinusoïdale (le son produit par le ballon).

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Le second objectif est de documenter au niveau sonore le chantier de Notre-Dame ou autrement dit de réaliser une évaluation perceptive et représentative de l’environnement sonore de ND, en installant des capteurs qui enregistreront les ambiances sonores, 24h sur 24, pendant toute la durée du chantier de déblaiement et de reconstruction. Cette captation viendra agrémenter les informations disponibles sur ce bâtiment et continuer à raconter son histoire. Ainsi, seront collectés les bruits du chantier : ceux des corps de métiers qui vont se succéder, mais aussi ceux des oiseaux circulant librement dans le bâtiment… Tout cela agrémente le modèle sonore de ND.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Joachim Poutaraud, assistant ingénieur en spatialisation sonore :

Cette pratique de l’étude du paysage sonore permet d’étudier la relation de l’Homme avec les sons de son environnement. On évalue des « marqueurs sonores », des sonorités signalétiques qui vont nous permettre de cartographier l’environnement sonore de la cathédrale.

Mylène Pardoen :

C’est l’histoire sonore du chantier. On peut repérer les porosités – des interférences qui existent entre les ambiances internes de la cathédrale et celles venant de l’extérieur qui sont le reflet des activités urbaines essentiellement – et la pollution sonore qui rentrent dans la cathédrale pour préserver sa quiétude. Car, quand on sort, on est agressé par le bruit tant la sérénité de la cathédrale est encore présente.

Ce second objectif fait écho aux travaux de Mylène Pardoen, archéologue des paysages sonores qui reconstitue des ambiances sonores du passé.

Avec le modèle virtuel créé, on pourra recréer une acoustique de n’importe quelle époque de ND : par exemple, au Moyen-Âge, on peut retrouver tous les éléments sonores qui étaient présents à cette époque dans ND en prenant en compte l’évolution de l’urbanisme, si le tissu urbain a changé ou non, si les rues ont été modifiées. Après, il faut retrouver qui travaillait autour, les corps de métiers, les bruits des gestes et des outils utilisés.  Mes sources sont les almanachs de l’époque pour recherche la localisation des artisans, les registres administratifs. Il n’y avait pas d’historique des précédents chantiers de ND. Tout le travail sera valorisé tout au long de la mission par des reportages, des enregistrements et des vidéos.

 

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Encart

Les chiffres clefs de la mission au niveau technique

Pour la mission :

– 350 Kg de matériel répartis en 6 flight cas pour : le matériel de diffusion et de captation pour l’acoustique, le matériel de captation pour les ambiances sonores,  l’ensemble des matériels pour documenter notre travail (GoPro, caméra JVC, micro binaural…) ;

– 8 kits EPI (2 combinaisons pour les frileux) ;

– 1 pistolet d’alarme et 8 cartouches (pour l’étalonnage) ;

– des ballons à gonfler et à faire éclater (également pour l’étalonnage) ;

– des kits d’éclairage ;

– 4 trépieds à roulettes.

©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique

Nos 4h sur site représentant une distance de déplacement d’environ 20 km par personne (uniquement dans l’enceinte polluée au plomb. C’est ce que l’on nomme la zone sale.).

Pour l’équipe lyonnaise, le bilan vidéo représente : 47 min de rushs JCV ; 31 min de GoPro ; 90 Go de vidéos immersive (images robot, GoPro sur micros, timelapse). Le bilan audio : 6,52 Go de fichiers ambisoniques (soit près de 3h d’enregistrement).

Pour l’équipe équipe parisienne : 12h de vidéo (toutes caméras confondues, dont celles du robot) ; 110 Go de fichier audio (pour l’élaboration du modèle acoustique et ses volumes).

Voir la vidéo réalisée par Christian Dury lors de leur première entrée dans ND : Emotion en entrant – 10 juillet 2020.

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Pop’Sciences | Pourquoi est-ce important de reconstituer l’ambiance sonore de ND ? Qu’avez-vous ressenti en entrant dans ND ?

Mylène Pardoen :

Il est important de toucher du doigt les porosités et de les mettre en parallèle avec notre ressenti, nos émotions. Le confinement que nous venons de subir nous a fait prendre conscience de la dimension bruyante de nos villes, de nos vies. Des bruits ont ressurgit, les bruits de la nature ont ré-émergés. J’étais bien pendant le confinement ! Aujourd’hui il y a du « surbruit » comme si on voulait faire fuir la Covid comme quand on faisait le charivari pour faire fuir la peste …

Joachim Poutaraud :

Notre rapport au bruit dépend du contexte. Quand on s’intéresse, par exemple, aux paysages sonores indiens dans les quartiers type bidonville (Dharavi, Bombay) la perception du bruit est différente : les habitants de ces quartiers ont peur du silence, un espace sans son est un espace mort. Proverbe indien : « qui mendie en silence, meurt de faim en silence ».

Reconstituer l’ambiance sonore de ND c’est finalement lui rendre son âme.

Pop’Sciences | L’anecdote qui vous reste de cette expérience !

L’anecdote de Joachim : « le moment où on a déposé le boitier (pour enregistrer les sons du chantier) sous la rosace sud, on était à 10 cm des vitraux, voir les motifs de si près était extraordinaire… »

L’anecdote de Mylène : « ce fut un moment intense et la récolte très riche. Un souvenir inoubliable : les chaussures fendues de Joachim à force de marcher ! »

L’anecdote de Christian Dury – Ingénieur, Co-responsable du Pôle Image Animée et Audio : « je fais partie des rares personnes au monde à m’être retrouvé 5 minutes presque tout seul à 3 heures du matin dans ND endormie… »

L’équipe de Pop’Sciences ne manquera pas de vous faire vivre cette aventure scientifique. Rendez-vous lors d’un prochain retour de mission pour en savoir plus sur l’évolution des enregistrements, des relevés et de la construction du modèle sonore de Notre-Dame…

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Notes :
[1] l’équipe « Lutheries – Acoustique – Musique » de l’Institut Jean Le Rond d’Alember
[2] La Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne est sous tutelles des établissements suivants : CNRS / Université Lumière Lyon 2 / Université Jean Moulin Lyon 3 / Université Claude Bernard Lyon 1 / Université Jean Monnet Saint-Étienne / École normale supérieure de Lyon / Science Po Lyon

 

PPour aller plus loin

La Sublime Porte. Un itinéraire entre Orient et Occident

LLa Sublime Porte. Un itinéraire entre Orient et Occident

Une nouvelle mini-série en Histoire de l’art intitulée La Sublime Porte. Un itinéraire entre Orient et Occident en compagnie de Laura Foulquier et Vincent Hérail.

Ces pastilles sont l’occasion d’une collaboration avec Vincent HERAIL, historien et enseignant en classes préparatoires à Annecy.

<Pastille n° 1 : « Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent. Première étape : l’Égypte »

C’est une incursion sensible dans l’Empire ottoman au XIXe siècle, et le titre l’indique, c’est un itinéraire : nous aurons donc l’occasion de caboter à travers cet immense territoire entre Europe, Afrique et Asie. Où il sera question dans ce premier épisode de Bonaparte, de Méhémet Ali et du froufrou des crinolines dans les rues cairotes.

Découvrez la première pastille

<Pastille n° 2 : « Je veux de la poudre et des balles. Deuxième étape : la Grèce »

Nous fendons les flots vers la Grèce.
Où il sera question dans ce deuxième épisode de Lord Byron, des émois de François-René de Chateaubriand devant Sparte, de Méhémet Ali et d’une jeune grecque au tombeau de Marco Botzaris.

Découvrez la deuxième pastille

<Pastille n° 3 : Smyrne

Poursuivons notre croisière en passant par Smyrne, l’ancienne vile d’Izmir

En route pour la troisième pastille

<Pastille n° 4 : Les os des cités dont le nom a péri. Quatrième étape : la Syrie

Nous fendons les flots vers la Syrie.
Où il sera question, dans ce quatrième épisode de Palmyre, de Méhémet Ali, du duc de Luynes, de paysans kurdes et de “souvenirs daguerriens”.

Voici la quatrième pastille

<Pastille n° 5 : Cinquième étape : Istanbul

Nous accostons à Istanbul, toujours en compagnie de Laura Foulquier et Vincent Hérail
Où il sera question de Galata, de turban et de stambouline, d’Abdulamid et de palais sur le Bosphore.

Voici la cinquième pastille

<Pastille n° 6 : Sixième étape : Jérusalem

“Elle se détachait en jaune sombre et mat, sur le ton bleu du firmament et sur le fond noir du mont des Oliviers”

Voici la sixième pastille

<La série complète

Découvrez l’ensemble des podcasts