La Théorie synthétique de l’évolution

LLa Théorie synthétique de l’évolution

La théorie de l’évolution s’est constituée autour d’œuvres fondatrices et d’un immense corpus d’observations et d’expériences. Conséquence d’un équilibre dynamique entre mutations, sélection et dérive génétique, inlas-sablement de nouvelles espèces se forment et d’autres disparaissent, dessinant un arbre unique des relations de parentés entre êtres vivants. L’ensemble théorique forme un tout cohérent éclairant notre compréhension du vivant et de son histoire.

La conférence se déroulera en 2 parties :

Intervenant : Gilles Escarguel, Maître de conférences, Université Lyon 1

Enregistré au : Théâtre Astrée, campus LyonTech-La Doua, Villeurbanne | Sans public

Université Ouverte

Les effets du tourisme sur le récit de la ville

LLes effets du tourisme sur le récit de la ville

Pour attirer plus de touristes, les villes construisent des récits et se mettent en scène dans des stratégies publicitaires. Elles se saisissent d’images et de symboles pour promettre aux visiteurs une expérience urbaine singulière.

Entretien croisé proposé par Pop’Sciences en collaboration avec le Musée d’histoire de Lyon-Gadagne

La vidéo sera mise en ligne le 16 mars.

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Le récit des villes, celui de Lyon particulièrement, est de plus en plus emprunt d’une visée touristique. De Guignol à la Fête des Lumières, en passant par les bouchons ou son nouveau grand stade, l’identité et l’image de la capitale des Gaules, se construisent autour de nombreux symboles et clichés, savamment sélectionnés, entretenus et construits. Les pouvoirs publics s’en saisissent pour dresser des stratégies publicitaires destinées à attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, mais aussi – et donc surtout – des touristes.

Ce marketing territorial et touristique ne s’appuie pas seulement sur des éléments patrimoniaux ou identitaires pré-existants. Il est aussi à l’origine de nouveaux aménagements et de nouvelles organisations urbaines destinés à satisfaire l’expérience touristique de la ville. Comment et pourquoi ces symboles et clichés sont préférés à d’autres pour intégrer le récit « publicitaire » de la ville ? Et en quoi l’industrie touristique a-t-elle bousculé les codes et participé à redessiner le portrait d’une ville comme Lyon ? Deux universitaires décryptent le phénomène de marketing touristique :

  • Isabelle Lefort, géographe, Professeure des universités (Université Lumière Lyon 2, Institut Universitaire de France)
  • Julien Thiburce sémioticien*, chercheur post-doctoral (LabEx ASLAN, Laboratoire ICAR)

Un entretien enregistré au cœur de l’exposition Portraits de Lyon, proposée par  Gadagne

* : linguiste, spécialiste de l’étude des signes, des symboles et de leur signification

Nuit de la Géographie

NNuit de la Géographie

Le CNFG propose le 9 avril la Nuit de la Géographie, un événement ouvert et multiforme pour (re)découvrir la géographie le temps d’une soirée !

A Lyon c’est l’association de passionné.e.s de géographie La Géothèque qui vous propose un programme fait d’une table ronde, des balades urbaines, d’une expo cartographique, d’un café géo et d’un mapathon ! Avec des partenariats variés comme les Robins des Villes, CartONG, KartoKobri, l’Ecole Urbaine, GéoConfluences

L’événement se fera autant que possible en présentiel [lieu à venir]. En cas d’impossibilité, certains éléments seront proposés en ligne ce même 9 avril en soirée.

Bientôt plus d’informations et la programmation sur :

Géothèque

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Événement Facebook Nuit de la Géo Lyon 2021

Redonner la parole | Visages de la science

RRedonner la parole | Visages de la science

« Je voulais lui permettre de s’exprimer pleinement »

Comment favoriser la communication avec une personne qui ne sait ni parler, ni écrire ? La réponse est donnée par Alexandros Sidiras Galantes, étudiant en 5e année du département télécommunications, services et usages de l’INSA Lyon et créateur de l’application « PicTalk », qui permet aux personnes non-verbales de communiquer avec leur entourage grâce à un simple smartphone.

La solution de communication alternative qu’il a imaginé en mettant en œuvre ses compétences de futur ingénieur a largement séduit le jury des Coups de Pouce Passion de la Fondation INSA Lyon.

Alexandros a créé cette application mobile pour permettre à son petit frère handicapé de dialoguer avec son entourage, au plus juste de sa pensée.

>> Lire l’interview sur :

INSA Lyon

Intelligence et réussite : rien n’est tout QI | Un article Pop’Sciences

IIntelligence et réussite : rien n’est tout QI | Un article Pop’Sciences

L’intelligence ne se mesure pas au quotient intellectuel (QI), mais à la manière dont on se débrouille dans la vie : avec sa dernière proposition, la psychologue lyonnaise Fanny Nusbaum relance un sujet qui fâche, les relations entre intelligence hors norme et réussite personnelle.

Un article rédigé par Cléo Schweyer, journaliste scientifique, Lyon,

pour Pop’Sciences – 19-02-2021

Oubliez le quotient intellectuel : en matière d’intelligence, c’est le résultat qui compte. Avec son dernier livre, Le secret des performants (Ed. Odile Jacob), Fanny Nusbaum, chercheuse associée au laboratoire Parcours de Santé Systémique[1] de Lyon et psychologue clinicienne, tourne résolument le dos à l’idée qu’on pourrait être « trop intelligent pour être heureux ». Cette expression, qui sert de titre à un best-seller de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin[2], a la force d’une évidence pour de nombreux adultes. Si leur enfant rencontre des difficultés à l’école, si eux-mêmes sont en souffrance, c’est parce que leur quotient intellectuel élevé, leur « haut potentiel », les prive de l’accès au bonheur. Et tant pis si cette idée est très loin de faire l’unanimité chez les spécialistes de l’intelligence, qu’ils soient cliniciens ou chercheurs :

« Dire que l’intelligence se mesure à l’accomplissement personnel, y compris le bien-être, déclenche des réactions indignées ! », s’étonne Fanny Nusbaum.

L’intelligence, une adaptation créatrice ?

Homme montant des escaliers fictifs, entouré 'un nuage des figures de jeu de carte (trèfle, coeur, pique, carreau)

©Pixabay

Il faut dire que sa proposition peut surprendre : l’intelligence ne se mesurerait pas au niveau de quotient intellectuel d’une personne, mais à son niveau de « performance » dans la vie.

« La performance, c’est la capacité à obtenir des succès qui font sens pour la communauté », précise Fanny Nusbaum.

Un footballeur à la carrière internationale, une candidate de télé-réalité transformant sa notoriété d’un jour en revenu pérenne, une créatrice d’association qui fait avancer une cause seraient dès lors plus « intelligents » que la personne à quotient intellectuel élevé qui ne réalise rien. De la même manière que certaines situations nous font nous sentir bêtes, à tout âge et quelle que soit par ailleurs notre situation dans la vie, on peut parfois « entrer en résonnance » avec l’écosystème dans lequel on évolue, être à l’aise avec son environnement au point d’en faire quelque chose de nouveau, quelque chose dont la valeur sera reconnue par les autres. Cet ajustement se manifeste par une sensation d’utilité et de bien-être. Ce qui suggère, selon Fanny Nusbaum, que l’intelligence serait un état et non un trait de personnalité.

On définit classiquement l’intelligence comme la capacité à s’adapter aux situations que la vie nous présente et à résoudre les problèmes qu’elle nous pose : pour Fanny Nusbaum, c’est un peu plus que cela. La personne « en compétence » s’adapte à l’environnement, mais celle « en performance » finit par changer la donne. Quant à celle « en antiphase », c’est-à-dire en difficulté ou en échec, sans doute traverse-t-elle une mauvaise période (fatigue, stress, troubles physiques ou psychiques), ou peut-être a-t-elle tout simplement besoin de repenser sa situation et d’essayer autre chose à la place de ce qui ne fonctionne pas. Les trois états sont passagers, mais certaines personnes sont plus souvent « en compétence » ou « en performance » que d’autres, et pour des périodes plus longues.

©Flickr

QI et réussite, des liens qui fachent

Certes, l’ouvrage de Fanny Nusbaum est une proposition personnelle, et non le compte-rendu de recherches validées par les pairs. Son langage imagé n’est pas celui de la neuropsychologie. Et l’on peut rester sceptique face à une définition de l’intelligence qui enfermerait en quelque sorte celle-ci dans son époque, sans beaucoup de recul sur la manière dont les inégalités socio-économiques peuvent influencer les trajectoires personnelles, ou sur le rôle de la culture dans notre vision de la réussite. Mais à bien y regarder, ne peut-on pas formuler les mêmes réserves à propos du haut-potentiel, du lien entre haut-potentiel et difficultés existentielles ?

Quand on échange autour du QI et du haut-potentiel sans en être spécialiste, on parle souvent de plusieurs sujets différents comme s’il s’agissait d’une seule et même question. Or, il faudrait distinguer les outils de mesure de l’intelligence, les définitions théoriques de l’intelligence sur lesquelles s’appuient ces outils, et les sujets auxquels ces outils sont (ou ne sont pas) destinés. Si l’on décide de prendre au sérieux la proposition de Fanny Nusbaum (au moins le temps de cet article, pour se former une opinion), il faut examiner les critiques qui ont été formulées vis-à-vis du QI, celles concernant la définition du surdon et celles, plus nombreuses encore, qui se portent sur le lien entre surdon et difficultés à vivre. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de quoi faire.

De l’enfant prodige à l’adulte en souffrance

La mesure de l’intelligence a d’abord été créé pour des enfants en difficulté scolaire. Alfred Binet, le pionnier de la psychométrie (les mesures pratiquées en psychologie), a été missionné en 1904 par le Ministère français de l’instruction publique pour repérer les enfants ayant besoin d’un enseignement adapté. Binet imagine alors un test qui compare les performances de l’enfant avec celles de sa classe d’âge : l’ancêtre du test de quotient intellectuel est né. L’objectif de Binet est à la fois éthique (donner la même chance aux enfants en écartant autant que possible les biais éventuels de l’enseignant qui les évalue) et développemental : il estime qu’après quelques années d’enseignement adapté, les enfants « en retard » pourront regagner l’enseignement général.

Le quotient intellectuel actuel est stabilisé dans les années 1940 par le psychologue américain David Wechsler : les « échelles de Wechsler » sont les tests de QI les plus utilisés par les professionnels. Il reste un score de comparaison. Wechsler l’a élaboré à partir d’un « test alpha » qu’il avait mis au point pour l’armée, qui s’en servait pour orienter les conscrits. Or des hommes au résultat très en-dessous de la moyenne étaient par ailleurs bien intégrés dans la vie active : Wechsler en a conclu qu’il fallait élargir la définition de l’intelligence et intégrer d’autres variables à tester. L’intelligence est vue ici comme le résultat d’un ensemble d’éléments qui fonctionnent ensemble, et non comme une entité unique.

Le QI est généralement stable dans le temps, mais il ne faut pas s’y tromper, souligne Jacques Grégoire[3], un des spécialistes internationaux de la mesure de l’intelligence chez l’enfant :

« A 4 ans, vous n’avez pas les mêmes performances qu’à 12. Si votre score est resté stable bien que vos performances ne soient pas les mêmes, c’est parce que le QI ne mesure pas votre intelligence comme il mesurerait votre taille : il vous situe par rapport aux autres. »

Salle de calsse avec élèves en exame

©Jeremy Barande

Le score de QI peut évoluer, en fonction des conditions de passation du test bien sûr, mais aussi des événements de la vie : « Un enfant non scolarisé à 9 ans qui rencontre enfin des conditions de développement adaptées va gagner des points de QI », souligne ainsi Jacques Grégoire. Qui remarque au passage que le test évalue des productions de l’intelligence (les réponses aux questions) et non l’intelligence elle-même.

En un peu plus d’un siècle, les tests de quotient intellectuel ont été utilisés d’abord pour l’orientation de l’enfant en difficulté, puis également pour le repérage de l’enfant prodige, et enfin élargis au développement personnel de l’adulte en souffrance. Au passage, ils ont gagné un nouveau statut : beaucoup considèrent aujourd’hui le QI comme un indicateur pertinent de la personnalité (« être haut potentiel »), ce qui n’était pas dans l’intention de ses concepteurs.

Ce que nous faisons du QI a évolué

Ici encore, il y a plusieurs angles de questionnement. On peut examiner les critiques épistémologiques formulées au QI et au surdon, c’est-à-dire les critiques qui portent sur la pertinence scientifique des critères utilisés pour les définir, pour les mesurer et pour décrire leur impact sur le devenir des personnes. On peut aussi se demander pourquoi, ou plutôt dans quel contexte, il nous paraît important de mesurer le QI et de savoir si l’on est ou pas « haut-potentiel ».

« Notre vision du QI et ce que nous en faisons a évolué dans le temps », note d’emblée Marianne Woollven. Elle est sociologue au Centre Max-Weber[4] et travaille sur les troubles de l’apprentissage, les fameux « dys ». Elle souligne que le QI est d’abord un outil administratif d’orientation des élèves, puis s’élargit à une valeur d’explication de leur devenir scolaire. Ce dernier point est fortement critiqué par la sociologie à partir des années 1970, notamment avec Pierre Bourdieu et son « idéologie du don ». L’élève dit doué à l’école serait en réalité un « héritier », qui a reçu un « capital culturel » correspondant à un certain niveau de maîtrise de la culture dominante, considérée comme légitime. La psychométrie, selon ces critiques, reflète donc surtout les inégalités sociales.

« Depuis les années 2000, la psychanalyse a reculé face aux sciences neurocognitives », poursuit Marianne Woollven. « Ces approches s’appuient sur des modèles qui vont chercher l’origine des difficultés dans les mécanismes cérébraux. Et en pratique, elles utilisent des mesures de l’intelligence ».

Retour en grâce du QI à l’école, d’autant plus que c’est un indicateur pratique, à l’heure où les politiques publiques cherchent des éléments d’objectivation pour financer l’aide aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Prenons trois élèves en difficulté d’apprentissage de la lecture : c’est la mesure du QI qui distingue l’enfant en retard global de développement, le petit dyslexique et l’enfant à haut-potentiel dont les difficultés sont à chercher ailleurs.

Dans ce contexte, comment comprendre le surdon ?

Le surdon, une notion statistique floue

Wikimedia

On est dit surdoué à partir d’un QI de 130. C’est une pure convention statistique, celle de considérer comme hors-norme les scores ayant au moins deux écarts-type à la moyenne : cela donne la forme en cloche de la fameuse courbe de Gauss. La moyenne est fixée à 100 pour le QI. Mais certains scientifiques font remarquer qu’aucune donnée n’indique que les QI seraient répartis selon une courbe de Gauss. D’autant plus que l’indice verbal, une des quatre composantes du QI, est fortement corrélé au milieu social et que la répartition des richesses ne suit pas du tout une courbe de Gauss. Est-ce solide de considérer qu’on est hors-norme à partir de 130, comme si la répartition des QI dans la population était parfaitement régulière, et sans intégrer de marge d’erreur statistique ?

Les difficultés augmentent si l’on prend en compte le mode de calcul du QI : est-ce logique de penser que la moyenne entre des valeurs très hétérogènes décrit correctement l’intelligence d’une personne ? Cela revient à déplacer l’usage du QI sans adapter son mode de calcul. On passe en quelque sorte d’une « psychométrie par le bas », destinée à repérer des retards de développement, à une « psychométrie par le haut », destinée elle à poser des capacités hors-normes (à 100 vous appartenez à 50% de la population, à 130 vous n’êtes plus que dans les 2%).

Pour Anne-Lyse Demarchi, psychologue clinicienne et enseignante à l’Université Lumière Lyon 2, la réponse est claire :

« On teste quatre indices : verbal, mémoire de travail, raisonnement perceptif et vitesse de traitement. Je ne conclue jamais une notion de haut potentiel si les quatre scores sont hétéogènes, par exemple un peu moins de 120 pour les uns et plus de 140 pour les autres. »

De toute manière, pour elle, le vrai sujet n’est pas là :

« Lorsque des parents pour leur enfant ou une personne souhaite(nt) effectuer un bilan psychologique avec une idée de haut potentiel, cela parle de difficultés qui nécessiteront probablement une psychothérapie. »

Car les personnes qui sollicitent un bilan de QI, que ce soit pour leurs enfants ou pour eux, viennent pour résoudre une difficulté : « C’est à l’école que ça coince, ou bien la personne s’est reconnue dans le profil du zèbre ». L’animal rayé est depuis quelques années le totem des hauts-potentiels, ces personnalités « hypersensibles » et décalées par leur manière de réfléchir, de voir la vie, d’entrer en relation avec les autres. Des zèbres intranquilles voire malheureux dans lesquels beaucoup se reconnaissent, mais que les spécialistes peinent à voir : « Cette image du zèbre ne me paraît pas pertinente : le zèbre avec ses rayures ne se fond pas dans la savane, alors que les hauts-potentiels sont souvent dans l’hyper-adaptation, ne se remarque donc pas ! Certes ils sont très sensibles, mais ils ont souvent les compétences émotionnelles et relationnelles qui vont avec. S’ils ne sont pas bien, cela peut être quand ils sont sur-adaptés, à leurs dépens. Les hauts potentiels avec des profils homogènes, on ne les voit pas en cabinet, ou alors ils viennent pour autre chose », affirme Anne-Lyse Demarchi.

Surdon et problèmes, toute une histoire

Bien sûr, les personnes à QI élevé ou très élevé qui rencontrent des difficultés à l’école, au travail ou dans leur vie personnelle existent. Mais aucune donnée ne permet de faire le lien avec le haut potentiel lui-même (et l’autrice de ces lignes doit faire ici un mea-culpa pour avoir écrit le contraire il y a quelques années, sur la foi de documents diffusés par l’Éducation Nationale).

« Il existe des enquêtes portant sur le devenir scolaire de milliers d’enfants en fonction de leur QI », indique Nicolas Gauvrit, mathématicien, chercheur en psychologie et auteur de plusieurs ouvrages sur les enfants à haut-potentiel. « Elles montrent qu’un QI élevé est plutôt associé à une bonne réussite scolaire, et que le taux d’échec est bien inférieur au chiffre de 30% qui circule » (mea-culpa une fois encore). Une autre enquête souvent citée situe ce chiffre autour de 17%, mais : « Elle a été réalisée dans une institution spécialisée pour enfants en décrochage scolaire : 17% d’échec à long terme chez les QI élevés, c’est plutôt bas compte tenu du panel », note Nicolas Gauvrit. « Et l’échec scolaire n’était pas défini précisément. Un enfant qui déçoit les attentes des adultes autour de lui peut se sentir ou être considéré en échec, alors que pour l’institution tout va bien. »

©Pixabay

Pour Marianne Woollven, c’est précisément le rapport à l’école, et au-delà à la réussite sociale, qui se joue dans la manière dont nous investissons le QI et le surdon. « C’est cohérent avec ce qu’on peut appeler une vision chronométrique du développement, qui repose sur le fait de tout faire en temps et en heure, et si possible en avance sur le programme », relève-t-elle. « C’est aussi une manière de se positionner vis-à-vis de l’école en invoquant d’autres critères que les critères scolaires, avec l’idée que l’enfant doit être le plus performant possible dans le système, pour avoir la meilleure réussite après.» Ce rapport de force est principalement mis en œuvre par les parents de classes sociales moyennes et supérieures, qui représentent jusqu’à 60% des adhérents des associations de parents d’enfants à haut potentiel. Ils revendiquent ainsi que l’école prenne en charge leur enfant dans son individualité, et ont recourt à des critères extérieurs pour appuyer leur demande.

Si le haut potentiel est traité par l’école comme un besoin éducatif particulier, remarque Nicolas Gauvrit, c’est ainsi parce que les parents ont dû montrer qu’il causait des problèmes aux enfants, sans quoi l’Éducation Nationale ne se serait pas adaptée. Et qu’ils vont pour cela chercher des psychologues spécialisés à même de poser un bilan objectivant à la fois le QI et les difficultés de l’enfant… créant un biais d’échantillonnage puisque ces cliniciens ne voient les hauts potentiels que lorsqu’ils vont mal. L’association entre haut potentiel et difficultés de vie est donc une construction plus sociale que scientifique.

Pour en finir avec l’intelligence

Dans une société de plus en plus inégalitaire, où le poids des diplômes est plus important qu’il y a 20 ans, où les nouveaux héros de la culture populaire sont des forts en thème un peu dans leur bulle, des scientifiques charmants et débrouillards, des marginaux ayant réussi grâce à « la » bonne idée, pas étonnant que le haut potentiel soit devenu hautement désirable. D’autant plus que cette vision résonne fortement dans notre culture : le lien entre génie et folie, génie et marginalité, remonte aux Grecs et a trouvé son incarnation parfaite dans la figure du clochard céleste du XIXe siècle et du début du XXe siècle. C’est en cela que la proposition de Fanny Nusbaum est dérangeante : elle semble valider la réussite sociale par les mérites personnels, alors qu’on sait (et qu’on veut croire très fort) que cela n’explique pas tout.

DR

Mais acceptons d’y réfléchir encore un instant, en partant du principe qu’une idée vaut surtout par les espaces de possible qu’elle nous ouvre. Quel est finalement le plus gros défaut de notre surinvestissement du QI, notamment le QI élevé, comme indicateur de personnalité ? Cette vision nous enferme dans une image de nous définitive. Dans les années 2000, la psychologue Carole Dweck a soumis des enfants à une épreuve écrite, puis leur a donné leurs résultats en les félicitant. A une partie d’entre eux elle a dit : « Bravo, tu as réussi, tu es très intelligent.e ! ». A l’autre moitié : « Bravo, tu as réussi, tu as fait de gros efforts ! »

Les enfants valorisés pour leur intelligence ont eu tendance à moins bien réussir les tests suivants, et même à revoir un peu à la hausse leur score quand ils l’ont raconté à d’autres. Les enfants dont on a valorisé les efforts ont abordé les autres apprentissages avec une motivation accrue, et ont eu de meilleurs résultats. Dweck en a tiré son modèle du « mindset », ou état d’esprit, et montré qu’un état d’esprit de développement a plus d’impact que le QI sur le devenir individuel. Toute capacité se travaille et peut s’améliorer, y compris les compétences sociales, émotionnelles ou intellectuelles… à condition d’y croire et d’être prêt à y mettre les efforts nécessaires.

C’est d’ailleurs une critique récurrente faite à la définition du haut-potentiel comme trait de personnalité : il semble vous condamner à être « trop » sensible, incompris, inadapté, avec le risque de cesser d’être en mouvement, de ne plus se remettre en question, ou de se remettre en question de manière non pertinente. De ne plus penser collectif, de tout ramener à des caractéristiques individuelles. Et si on en finissait avec l’intelligence ?

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Notes

[1] Université Claude-Bernard Lyon 1

[2] Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, Jeanne Siaud-Facchin (2008), Odile Jacob, 320 p., 23,50€

[3] Université Catholique de Louvain (Belgique).

[4] Université Lumière-Lyon 2, ENS de Lyon, Université Jean-Monnet Saint-Etienne.

PPour aller plus loin

  • Régulation émotionnelle et haut potentiel, Sophie Brasseur, docteur en psychologie et assistante au Département éducation et technologie de l’Université de Namur – déc. 2013 – enregistrement de la conférence en ligne
  • Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit, PUF, 2014 (284 pages, 19€)
  • Le paradoxe des enfants surdoués, Guénolé F., Baleyte J.-M., Revue de neuropsychologie, 2017/1 (Volume 9), p. 19-26
  • La petite noblesse de l’intelligence. Une sociologie des enfants surdoués, Wielfried Lignier, La Découverte, 2012 (360 p., 25€)
  • Le secret des performants, Nusbaum Fanny, Odile Jacob, 2021 (350 p., 22,90€)
  • Hemispheric Differences in White Matter Microstructure between Two Profiles of Children with High Intelligence Quotient vs. Controls : A Tract-Based Spatial Statistics Study, Nusbaum F. et al., Frontiers in Neuroscience, 2017, Volume 11
  • Psychologie du haut potentiel. Comprendre, identifier, accompagner, Gauvrit N. et Clobert N., De Boeck Supérieur, 2021 (512 p.)

Sciences, un métier de femmes #5

SSciences, un métier de femmes #5

Pour convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’études leur sont ouvertes et qu’elles ont le droit d’avoir de l’ambition dans leurs parcours professionnels à venir, nous organisons une journée spécifiquement destinée aux lycéennes afin de les faire rencontrer des femmes techniciennes, ingénieures et chercheures travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public comme dans le privé.

D’année en année, les études confirment que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles sont plus nombreuses à obtenir le bac et avec plus de mentions. Pourtant, alors qu’elles sont presque à parité avec les garçons en Terminale S, seulement un quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Les filles sont toujours trop peu nombreuses à s’orienter vers des études supérieures scientifiques et techniques, et en particulier vers les filières de l’ingénierie et du numérique.

Des préjugés tenaces empêchent les jeunes filles de se projeter dans ces métiers et les études pour y parvenir. Car pour la plupart, elles ne connaissent pas de femmes scientifiques pouvant leur servir de référence. La société a trop longtemps occulté les femmes dans les sciences et, de surcroît, ne les a pas reconnues.

Avec cette journée, nous avons pour objectif de créer les conditions optimales d’un dialogue entre des lycéennes et des femmes scientifiques pouvant leur servir d’exemple, afin que les jeunes filles puissent se projeter et cessent de s’auto-censurer.

L’édition 2021 prendra une forme différente des années antérieures étant donné le contexte sanitaire actuel : nous proposerons une version entièrement numérique de l’événement. La participation d’une trentaine de marraines est prévue : techniciennes, ingénieures et chercheures en poste, post-doctorantes et jeunes doctorantes travaillant dans des domaines variés.

Plus d’informations

PPour aller plus loin

 

Instruments voyageurs : une recherche appliquée sur les patrimoines musicaux des habitants de Villeurbanne

IInstruments voyageurs : une recherche appliquée sur les patrimoines musicaux des habitants de Villeurbanne

Les individus voyagent, les instruments aussi ! Quel est l’histoire des instruments de musique qui ont un jour atterris à Villeurbanne ? Quel attachement, quelles histoires intimes et collectives racontent-t-ils ? Depuis 2018, Le Rize, le CMTRA et l’ENM ont conçu conjointement le projet Instruments voyageurs, en allant à la rencontre des Villeurbannais et Villeurbannaises pour recueillir les histoires des instruments de musique qui habitent chez eux. C’est cette démarche participative que ce webinaire vous propose de découvrir.

Instruments Voyageurs c’est aujourd’hui un parcours d’exposition, une programmation de concerts, ateliers et rencontres proposés qui sont le fruit de ce travail collectif d’enquêtes et de recherches documentaires. Dans notre quotidien, à la maison, dans la rue… les instruments de musique sont les témoins d’échanges, de circulations et d’interconnexions entre cultures et langages musicaux. Instruments voyageurs invite à la découverte d’instruments d’ici, d’ailleurs, voire de nulle part, révélateurs de multiples phénomènes d’emprunts et de transferts culturels. Vous pouvez avoir ici un avant-goût de l’exposition Instruments voyageurs grâce à sa déclinaison numérique, où les « instruments » sont prêts à vous faire voyager. Deux stagiaires de la Boutique des Sciences avait également prit part au projet en 2019.

L’anthropologue Laura Jouve-Villard présentera lors de ce séminaire comment cette démarche a émergé et a intégrer les habitants et habitantes de Villeurbanne dans une volonté de croisement de savoirs. Quels bousculements de problématique et de vision la rencontre entre habitants, scientifiques et associatifs ont-ils produits ? Quelles difficultés le projet a-t-il pu connaître ? Quelles médiations et intermédiations ont été mobilisées ? Quels résultats et impacts aujourd’hui sur ce territoire ?

Intervenante :

  • Laura Jouve-Villard Chargée de recherche au CMTRA

En savoir plus :

Boutique des sciences

Quand une femme rallume les étoiles | Visages de la science

QQuand une femme rallume les étoiles | Visages de la science

Portrait d’Isabelle Vauglin 

Responsable régionale de l’association Femmes et Sciences, Isabelle Vauglin est astronome, chercheuse au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon (Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon ). Si l’Histoire ne les a pas toujours mises en avant, de nombreuses femmes ont fait avancer les découvertes en astronomie ! Isabelle Vauglin est l’une d’entre elles et peut être une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes filles qui s’intéressent à l’observation des astres ou aux sciences de manière générale.  
L’astronome lyonnaise sera aussi ambassadrice du prochain festival Pop’Sciences qui aura lieu les 9, 10 et 11 juillet prochain au Musée et site archéologiques de Saint-Romain-en-Gal. 

Un portrait réalisé par Pop’Sciences – 11-02-2021

Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ?

J’ai toujours su que je voulais être astronome et cette volonté farouche d’y arriver a été le fil rouge de mon parcours. J’ai obtenu en 1988 mon doctorat en astrophysique après être passée par un BTS « Instrument d’optique et précision » et une maîtrise de physique. J’ai tout de suite centré mes travaux de recherche sur le développement d’instrumentation infrarouge, qui à l’époque de ma thèse, constituait une véritable ouverture pour le monde de l’astronomie et élargissait alors considérablement les limites de l’exploration de l’Univers.

Le développement et l’exploitation de ces caméras haute technologie m’ont permis, dans le cadre de mes différents travaux de recherche, d’étudier la richesse du milieu interstellaire, de cartographier la totalité du ciel austral et d’en tirer de précieuses informations sur les galaxies que j’ai ensuite mises à la disposition de la communauté mondiale via la très grande base de données extragalactiques lyonnaise HyperLeda…

Je travaille actuellement sur l’idée d’un télescope, équipé d’une caméra infrarouge haute résolution, adapté aux conditions particulières de la base franco-italienne de Concordia sur le continent Antarctique, lieu qui présente des qualités extraordinaires d’observation.

Au-delà de mes activités de recherche, je consacre maintenant plus de temps qu’avant aux activités de diffusion et de partage des savoirs. Celles-ci sont pour moi fondamentales.

Parmi les différents projets dans lesquels vous êtes impliquée, y en a-t-il un qui vous tient particulièrement à cœur actuellement ?

En écho à une initiative genevoise organisée en 2019, j’ai lancé sur Lyon le projet La nuit est belle et je m’efforce actuellement de mobiliser le plus grand nombre de communes du bassin lyonnais autour de cet événement prévu le vendredi 21 mai prochain.

Concrètement, il s’agira d’éteindre l’ensemble de l’éclairage public et privé pendant quelques heures pour sensibiliser les citoyens à la pollution lumineuse et leur permettre d’observer dans les meilleures conditions possibles la voute céleste. Ce projet m’enthousiasme, car la majeure partie de l’humanité n’a malheureusement plus accès au ciel nocturne !

En tant qu’astronomes, nous sommes touchés par cette pollution lumineuse qui altère nos conditions de recherche même sur les sites scientifiques d’observation les plus reculés. Pour les citoyens, l’enjeu me semble encore plus important, car c’est notamment en observant le ciel que nous pouvons rester connectés à notre environnement, et ne pas oublier au quotidien l’existence des étoiles, de la voie lactée et ainsi être conscients de notre place dans l’Univers et de la fragilité de notre planète.

Bien évidemment, il est aussi très important de prendre conscience que la pollution lumineuse a également des impacts négatifs sur la biodiversité, la santé humaine et la consommation d’énergie…

Rendez-vous donc toutes et tous le 21 mai, car la nuit est belle et il est temps de rallumer les étoiles !

Dans le cadre de l’association Femmes et Sciences, comment faites-vous pour accompagner au mieux les jeunes filles dans leurs choix d’étude ?

Notre action se base sur un constat : dans les parcours scientifiques, nous perdons la moitié des filles entre la terminale et la première année post bac alors qu’elles ont de meilleurs résultats ! Cette disproportion se retrouve de manière flagrante, par exemple dans certaines filières comme les Sciences de l’ingénieur où elles ne représentent parfois seulement que 4% des effectifs. L’explication est malheureusement simple, mais pas celle qui est généralement véhiculée : les femmes ont intégré l’idée que les sciences n’étaient pas faites pour elles alors que bien sûr, les sciences ne devraient pas avoir de genre ! Notre objectif principal est donc de montrer et aussi de convaincre les jeunes filles qu’elles peuvent aller dans tous les domaines scientifiques, qu’elles peuvent oser choisir toutes les filières.

La première étape est vraiment la prise de conscience. Nous sommes toutes et tous au quotidien totalement pétris par des idées reçues, relayées largement par les médias, mais aussi par l’ensemble de la société. Un exemple : de 2012 à 2018 sur 110 couvertures de Une, le magazine Sciences et Vie Junior n’a proposé qu’UNE seule fois une couverture qui mettait en avant une scientifique seule, non accompagnée par un homme.

Décrypter ces stéréotypes et dépasser les idées reçues est justement l’ambition de la journée « Sciences, un métier de femmes » que j’organise chaque année depuis 2017 avec Audrey Mazur-Palandre du LabEx ASLAN et le soutien de l’ENS de Lyon. Cet événement rassemble plus de 500 lycéennes de l’académie de Lyon et des chercheuses de différents domaines, et permet de montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes.

L’exposition La Science taille XX elles, créée avec le soutien du CNRS et de l’ENS, est une autre action phare de l’association. L’objectif est de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui, souvent remarquables, mais trop méconnues.

De gauche à droite : Isabelle Vauglin, Edwige Séminara, Delphine Virte, ambassadrices de l’exposition « La Science XXElles » / ©Fondation Bullukian et Femmes & Sciences

Y-a-t-il une personnalité scientifique féminine que vous trouvez particulièrement inspirante ?

Beaucoup de femmes scientifiques qui ont fait ou font la science au quotidien sont inspirantes, mais si je devais en choisir une, je dirais Véra Rubin, astronome américaine décédée en 2016. Il est difficile de se rendre compte à quel point cette brillante chercheuse a dû, en son temps, se battre pour arriver simplement à juste faire des observations au télescope pour la simple et unique raison qu’elle n’était pas un homme. C’est une des nombreuses femmes oubliées de la science, qui a été largement critiquée de surcroit, alors qu’on lui doit des avancées majeures concernant la structure inhomogène de l’Univers et la matière noire. Au-delà de ses travaux scientifiques, je retiens personnellement une de ses phrases qui m’accompagne : « N’oubliez jamais que la moitié des neurones de l’humanité se trouve dans le cerveau des femmes«  !

PPour aller plus loin

20 ans de Lettres et Sciences Humaines à l’ENS de Lyon

220 ans de Lettres et Sciences Humaines à l’ENS de Lyon

Un cycle de conférences et tables-rondes sur le thème des humanités à l’occasion des 20 ans de la création de l’ENS LSH, Lettres et Sciences Humaines.

>> Programme :

  • Jeudi 11 février 2021 à 14h | Yasmine BOUAGGA (Triangle)
    Enquêter sur des populations empêchées : des prisons aux réfugiés
  • Jeudi 25 février 2021 à 14h | Christine DETREZ (CMW)
    Des femmes au genre : les étapes d’une prise de conscience
  • Jeudi 18 mars 2021 à 14h | Laurence ROULLEAU-BERGER (Triangle)
    Pour des sciences sociales non-hégémoniques : de la Chine à l’Europe
  • Jeudi 8 avril 2021 à 14h | Hervé PIEGAY (EVS)
    La géographie fluviale à l’ère de l’Anthropocène
  • Jeudi 6 mai 2021 à 14h | Ludovic FROBERT (Triangle) et Guillaume GARNER (LARHRA)

Jalons pour une histoire populaire de Lyon (XVIe-XXe siècles)

  • Jeudi 20 mai 2021 à 14h | Kristine LUND (ICAR)
    L’interaction humaine comme système complexe et adaptatif
  • Jeudi 10 juin 2021 à 14h | Table ronde avec Isabelle BOUTOUX (ENS Editions), Clément PIEYRE (BDL) et Gabrielle RICHARD (Persée)
    Du livre à la donnée
  • Jeudi 1er juillet 2021 à 14h | Table ronde avec Maëlys BLANDENET (Hisoma), Pablo JENSEN (LPENSL) et Laurent SIMULA (Gate)

Le futur des sciences humaines et sociales

Pour en savoir plus, consultez le site de :

ENS LSH

La transition énergétique dans la Métropole de Lyon et la Région Auvergne Rhône-Alpes

LLa transition énergétique dans la Métropole de Lyon et la Région Auvergne Rhône-Alpes

Comment la Transition énergétique se poursuit-elle dans les deux principales collectivités d’Auvergne-Rhône-Alpes, la Région Auvergne Rhône-Alpes et la Métropole de Lyon ? 

Deux conférenciers vous présenteront :

  • La mission énergie de la Métropole

L’action de la mission énergie de la Métropole vise largement à diffuser des informations, à sensibiliser et à soutenir l’émergence de projets.

  • Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement durable, et d’Egalité des Territoires (SRADDET) de la Région

Actuellement, les territoires déploient ce schéma régional . Sur le plan énergétique, il prévoit une réduction des consommations et le développement des énergies renouvelables.

La région est particulièrement active dans le solaire, biométhane et la biomasse.

Au cours d’une conférence fin 2019, ces deux collectivités avait abordé le thème de la transition énergétique. 160 personnes avaient participé à cette rencontre à à l’ INSA Lyon – Département Génie Électrique.

L’intérêt de la rencontre proposée début 2021 reste entier, car les collectivités accentuent leur engagement énergétique, à plusieurs niveaux. Nos conférenciers, ingénieurs, présenteront la démarche technique au cœur de la mise en œuvre de décisions politiques. Il est encore trop tôt pour évoquer précisément les orientations annoncées par la majorité écologiste issue du scrutin de juin 2020. Toutefois, nous présenterons des impacts possibles. Il sera aussi pertinent de préciser les objectifs de la stratégie climatique de la Métropole et ceux SRADDET pour 2030. En effet, a consommation d’énergie au niveau de la collectivité ne représente qu’environ 5% de la demande du territoire. Il est dès lors important de mesurer comment les acteurs (entreprises, bâtiment, ménages) s’inscrivent dans la stratégie du territoire.

Pour en savoir plus, consulter le site :

IESF