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Futourisme | L’épisode 3 – Tourisme patrimonial et culturel – est en ligne

FFutourisme | L’épisode 3 – Tourisme patrimonial et culturel – est en ligne

À quoi ressembleront vos vacances en 2050 ? Partirez-vous toujours à la montagne ? Pourrez-vous y profiter des sports d’hiver ? Futourisme c’est le webdocumentaire interactif qui imagine et nous invite à réfléchir à l’avenir du tourisme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Visionnez le futur comme vous ne l’avez jamais vu !

Futourisme : un projet de design fiction* et de médiation scientifique consacré à l’avenir du tourisme en région Auvergne-Rhône-Alpes

Secteur économique fondamental pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, le tourisme repose sur un modèle hérité de la seconde moitié du XXe siècle en voie d’obsolescence. La crise écologique autant que l’évolution des pratiques sociales poussent les acteurs locaux, mais aussi les chercheurs, les citoyens et les collectivités à réfléchir à l’évolution du tourisme.

Dans ce contexte, les universités régionales (COMUE de Université Clermont Auvergne, Université Grenoble Alpes, Université Savoie Mont Blanc, Université de Lyon) ont souhaité construire ensemble un ambitieux programme de culture scientifique pour répondre à la question suivante : comment les chercheurs et les experts préparent-ils l’avenir du secteur touristique dans la région ?

Cette série webdocumentaire en 4 épisodes est l’aboutissement d’un processus collectif inédit, initié en septembre 2021 et dont les épisodes sortiront au fil de l’année 2022.

En vous souhaitant un bon voyage sur la plateforme Futourisme !

Futourisme

 

* Design fiction : méthode d’exploration du futur, qui confronte différentes hypothèses d’évolution de la société et des tendances

LListe des épisodes :

  • Futourisme – épisode 1 : La montagne

Comment passerons-nous d’un tourisme de masse à un tourisme plus responsable et durable ? Quelles seront les nouvelles formes du tourisme en montagne face à la diminution de la neige et à la baisse d’intérêt pour le ski alpin ?

>> Découvrez l’épisode 1 :

Épisode 1

  • Futourisme – épisode 2 : Tourisme mémoriel 

Balades sur les plages du débarquement, visites guidées de mémoriaux comme celui d’Auschwitz, musées de la résistance…. Étiquetées « tourisme mémoriel », ces offres qui consistent à mettre en avant le patrimoine historique – souvent traumatique – d’un lieu sont de plus en plus nombreuses et variées. Elles s’enrichissent et évoluent au fil des années pour proposer, au-delà du devoir de mémoire, des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.

A quoi ressembleront ces visites en 2050 ? Entre récit fictionnel et interventions d’experts dans cette thématique, le 2e épisode « Tourisme mémoriel » de Futourisme vous invite à voyager dans le temps et explorer le tourisme mémoriel du futur.

>> Découvrez l’épisode 2 :

épisode 2

  • Futourisme – épisode 3 : Tourisme patrimonial et culturel

Qu’en est-il du tourisme patrimonial et culturel en 2050 ?

Les politiques liées à son développement ont dû être pleinement repensées depuis 2020… Je ne vous rappellerai pas le contexte de l’époque, tout le monde, même les plus jeunes parmi nous, sait parfaitement à quels bouleversements notre société a été confrontée… Le patrimoine en est insensiblement venu à être considéré comme une façon opportune de créer du lien et surtout une identité forte entre les habitants d’un même terroir, d’une même communauté urbaine, d’un même territoire naturel. Mon travail m’amène à collaborer avec de nombreux scientifiques qui, par les enquêtes, les questionnaires, les entretiens qu’ils ont l’occasion de mener auprès de la population, nous permettent d’infuser aux élus les tendances de terrain en train d’émerger.

>> Découvrez l’épisode 3 :

épisode 3

  • Futourisme – épisode 4 : Nouvelle économie touristique

À venir (janvier 2023)

 

Le projet Futourisme est soutenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il a été porté conjointement par les universités de Clermont – Auvergne, Grenoble – Alpes, Savoie Mont-Blanc et Lyon.

Story Time : l’exposition personnelle d’Ophélie Demurger

SStory Time : l’exposition personnelle d’Ophélie Demurger

Ophélie Demurger présente son exposition intitulée Story Time à travers laquelle elle questionne le rapport entre stars et fans, au filtre de sa propre expérience.

Après quatre années passées au sein de l’Unité de Recherche numérique Art et Design Ensba Lyon / Esad Saint-Étienne, Ophélie Demurger nous invite à la conclusion de ce cycle de travail à travers l’exposition Story Time. Sa pratique se base sur l’analyse et la réappropriation d’outils du star system. Après plusieurs projets sur le fan, elle présente ici ses réflexions sur les stars et plus précisément leur storytelling, ce qui fait d’elles des icônes et légendes.

Rire ensemble pour être bien, la leçon des animaux | Un article Pop’Sciences

RRire ensemble pour être bien, la leçon des animaux | Un article Pop’Sciences

Les fêtes de fin d’année approchent. Parfois stressantes, mais aussi sources de plaisir. La joie partagée avec nos proches nous donne à sourire et à rire. Le rire !? Une vocalisation qui exprime bien des messages subtils. Et ce sont les animaux qui en parlent le mieux, d’après Katarzyna Pisanski, chercheuse au CNRS et spécialiste de la voix.

Un article de Caroline Depecker, journaliste scientifique
pour Pop’Sciences – 29 novembre 2022

Le rire est un moyen grâce auquel nous, les humains, exprimons de façon sonore une émotion en général plaisante et qui nous traverse fugacement. Les animaux non humains en sont doués tout autant. Si ce thème fait l’objet de recherches depuis seulement 30 ans, la revue Philosophical Transactions of the Royal Society B y a consacré un numéro spécial en septembre dernier, dans lequel une vingtaine d’experts en dressent le bilan des connaissances.

Katarzyna Pisanski étudie la communication acoustique au laboratoire Dynamique Du Langage – DDL (unité mixte du CNRS et de l’Université Lumière Lyon 2). La biologiste se penche sur les échanges verbaux entre les humains, mais pas seulement.  Ses travaux couvrent l’étude des vocalisations non verbales chez les mammifères, une recherche qu’elle aborde avec David Reby et Nicolas Mathevon au sein de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (ENES Bioacoustics Research Lab) de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Elle livre ici quelques points clés de la récente revue.

Le rire nous fait du bien. A rire ensemble, ou même seul, on se sent mieux, plus détendu. Comment explique-t-on cet aspect bénéfique du rire sur notre humeur ?

Katarzyna Pisanski – C’est un fait connu, mais peu étudié : le rire a des effets neurologiques positifs en provoquant la libération d’endorphines dans le cerveau. Comme neurotransmetteurs, ces substances sont produites lors d’activités synonyme de plaisir et d’excitation. Elles ont des vertus analgésiques et procurent un doux sentiment d’euphorie. Précisons que cette observation a été faite lors d’études portant sur le rire spontané et involontaire. Or le rire humain est complexe. Il peut être en effet malicieux lorsqu’on se moque gentiment de quelqu’un, ou sarcastique, soit teinté d’une pointe d’ironie. Émis volontairement, le rire s’avère parfois exagéré voire complétement faux.

Groupe d'enfants riant aux éclats

Rire entre amis libère des endorphines, source de bien-être. / ©PxHere / CCO Creative Commons

Un des auteurs de la revue, l’anthropologue anglais R. Dunbar a mis en évidence cette association entre les endorphines et le rire vécu comme expérience sociale en 2017. Il a proposé à des volontaires de regarder des vidéos comiques en compagnie d’amis proches pendant 30 minutes, puis a mesuré la quantité d’endorphines présentes dans leur cerveau en sortie de séance, à l’aide d’une technique d’imagerie cérébrale. Cette valeur était comparée systématiquement à une mesure faite « à blanc », c’est-à-dire avant visionnage et après avoir laissé la personne seule dans une pièce pendant le même temps. Résultat : la production naturelle d’endorphines était supérieure après la partie de rigolade. On peut donc conclure que rire ensemble génère du bien-être, ce qui nous pousse sans doute à renouveler l’expérience amicale !

Le rire aurait pu émerger chez notre espèce comme outil servant à assurer la cohésion sociale des premiers groupes humains. C’est une idée plutôt surprenante ? 

Cette hypothèse publiée par R. Dunbar est intéressante. Elle présente le rire d’un point de vue évolutif, comme à chaque fois qu’on veut en expliquer la fonction. L’idée originale ici : le rire serait né dans la lignée humaine afin de prendre le relai des gestes de toilettage ayant cours chez les autres primates. Et cet événement aurait eu lieu il y a 2 millions d’années, au moment où les groupes d’homininés atteignaient des tailles considérables et migraient depuis l’Afrique vers les autres continents. Chez les singes, le comportement de toilettage réciproque est facteur de lien social entre le donneur et le receveur, car le toucher lent qui accompagne ces gestes occasionne la sécrétion d’endorphines génératrices de bien-être. Chez nous, l’observation reste valable, mais dans un autre contexte, celui des gestes intimes.

Petit singe macaque qui rit.

Le rire comme relais des gestes de toilettage chez les singes, une hypothèse scientifique. / Macaca fascicularis – Thai National Park / Rushen / Flickr

 

Nos cousins éloignés, les primates non humains, prennent 20% de leur temps au maximum pour se toiletter. Car d’autres tâches vitales les attendent comme se nourrir ou chasser. Et puis le toilettage ne peut jouer de rôle cohésif que sur un nombre réduit d’individus, il a donc ses limites. D’où l’idée avancée : passer du toucher au rire comme nécessité pour maintenir la cohésion de populations avançant par millions tout « en riant en chœur ».

Mais je suis plus familière avec une autre approche évolutionniste du rire. Il ne serait pas apparu soudainement au cours de notre histoire évolutive, mais correspond à une vocalisation que nous avons en commun avec les animaux en tant que signal sonore accompagnant le jeu. Je parle ici du rire « primitif ». On peut citer le chiot qui gémit et pousse des grognements alors qu’on essaie de lui arracher le jouet qu’il défend vigoureusement. Ou les chatons qui jouent à se battre à grands coups de pattes tout en cherchant à se mordiller.

Les vocalisations animales signifient alors que l’action engagée n’est nullement agressive, elle est apprentissage, c’est « pour de rire ».  En 2021, une synthèse de Gregory Bryant et Sasha Winkler, des chercheurs en bioacoustique de l’université de Californie, a d’ailleurs montré que ce type de vocalisations était présent chez près de 70 espèces animales dont les vaches, les renards, les phoques, et certains oiseaux. Les rats, quant à eux, émettent des ultrasons quand on les chatouille et poursuivent même le doigt de l’expérimentateur tant ils aiment cela !

>  Quand on chatouille un rat… / National Geographic (vidéo) :

Nous aurions ce rire primitif, synonyme de jeu, en commun avec les animaux ?

Lorsqu’il est spontané, exactement. Un autre papier illustre très bien ce point. La biologiste britannique, Marina Davila-Ross, montre que les muscles engagés dans les expressions faciales de jeu chez différentes espèces animales s’activent pareillement chez l’enfant. Il s’agit de sourire en étirant la bouche, en ouvrant la mâchoire, en retroussant les lèvres de sorte à découvrir les dents. Certaines espèces étudiées nous sont plutôt proches, comme les chimpanzés et les bonobos, mais d’autres bien plus éloignées comme l’ours et le lion. Nous sourions donc de la même manière.

Le sourire précède le rire. En effet, il est difficile de rire sans sourire. Essayez, cela devient très bizarre ! Le sourire et son prolongement, le rire, auraient évolué tout en continuant de porter comme message positif chez les humains : « je m’amuse, rejoins-moi ». Ce sont des signes d’affiliation qui témoignent de notre proximité. En théorie, vous ne souriez pas à quelqu’un si vous ne l’appréciez pas. Le rire humain est toutefois bien plus subtil, car si nous l’utilisons dans notre communication verbale quotidienne, il contient de nombreuses autres intentions.

L’Homme est la seule espèce capable de rire volontairement. Pour plaisanter pour atténuer une douleur, pour séduire entre autres. Ou il rit spontanément, franchement. Comment faites-vous la différence au laboratoire ?

En étudiant les signatures acoustiques des sons et leur perception par les auditeurs. À l’ENES, nous possédons une base de données regroupant plusieurs types de vocalisations non verbales dont des pleurs, des gémissements, des grognements, des cris et des rires. Grâce à leur analyse, nous associons certains paramètres tels que la hauteur du son, la durée et la dureté acoustique, avec l’émetteur qui en est à l’origine. Qualifier son état émotionnel dans le contexte de vocalisation. Évaluer comment la résonance de la voix est déterminée par le canal vocal de l’individu, et définir alors sa taille. Le rire humain volontaire est grave et lent. Le rire spontané se rapproche de celui des grands singes, il est plus aigu et rapide. L’imagerie cérébrale montre que les zones activées sont également différentes : celles associées au langage dans le premier cas et au système limbique, soit le cerveau émotionnel, dans le deuxième cas. Durant une conversation, nous pouvons alterner entre ces deux rires inconsciemment.

Phoque couché qui rit.

Des vocalisations de rire ont été identifiées chez les phoques. / ©Donna Nook_ Flickr

En outre, leurs différences sont perceptibles à l’oreille, du moins pour les auditeurs avertis. Lorsqu’on invite des volontaires à écouter des vocalisations, la majorité d’entre eux identifie si le rire est vrai ou joué, et si les personnes qui rient sont amies ou étrangères. Les technologies actuelles nous permettent de manipuler les vocalisations de sorte à en modifier légèrement la forme. C’est intéressant ! Car cela permet de valider les hypothèses que nous faisons sur le rôle d’une vocalisation non verbale, lors d’expériences de playback.

Nous avons montré par exemple que dans un contexte social agonistique, soit lorsqu’il se sent en compétition et menacé, l’humain module sa voix de sorte à produire une sorte de grognement qui évoque celui d’un animal se préparant au combat. Le signal sonore devient plus grave et « rude », l’information transmise correspond à une agression. Si l’on reproduit artificiellement cette rudesse, un gémissement est perçu de façon plus négative qu’il ne devrait, même celui associé au plaisir sexuel ! C’est le cas aussi pour le rire.
En manipulant expérimentalement les paramètres acoustiques de vocalisations, nous testons directement nos prédictions concernant les fonctions sociales évoluées de ces sons non verbaux.

Rire ensemble signifie que nous faisons partie du même clan. Rire faussement peut-il aider à s’intégrer à un groupe social ou culturel différent ?

Clown grimé avec un masque qui représente une boucje qui rit.

Certains savent imiter le rire. / ©PxHere

Cela peut fonctionner. Et dans ce registre, il existe d’excellents faussaires. Les animaux sont encore une fois de précieux enseignants sur la question ! Ils sont capables en effet de tromper autrui avec leurs vocalisations. Chez beaucoup d’espèces, les mâles vocalisent de façon plus grave que la normale pour paraître plus imposants et duper un prédateur. Leur anatomie vocale leur permet cette plasticité. Côté reproduction, c’est la même stratégie : prendre une plus grosse voix pour séduire les femelles, car celles-ci préfèrent les dominants. D’un point de vue évolutif, rire faussement présente donc des bénéfices.

Bien sûr, l’évolution fonctionne dans l’autre sens. Pour se protéger, les animaux sont équipés afin de détecter les simulateurs et pouvoir les éviter. L’homme a suivi la même trajectoire. Lorsque quelqu’un fait une plaisanterie que l’on ne comprend pas, car on n’a pas les mêmes codes, il est toujours possible de faire semblant. De rire au moment où l’hilarité se déclenche. Rire faussement occasionnerait un bénéfice social. Mais c’est un jeu où certains se surpassent et d’autres pas. C’est selon… !

PPour aller plus loin

 

Enquête sur la sociologie du rire

EEnquête sur la sociologie du rire

Qu’exprimons-nous de nous-mêmes, de nos expériences sociales, de nos relations aux autres et de nos opinions culturelles dans la déflagration instantanée du rire ?

Laure Flandrin, maîtresse de conférences à l’École Centrale de Lyon (département SHLS) et chercheuse associée au Centre Max Weber a enquêté sur la « plus socialisée de nos émotions », selon l’expression de David Victoroff, psycho-sociologue du 20e siècle.

Mais pourquoi rions-nous ? En quoi les mécanismes du rire sont-ils susceptibles d’être éclairés par les sciences sociales ? Longtemps chasse gardée de certaines disciplines (théologie, philosophie, littérature, psychanalyse), le rire s’est désormais ouvert à la sociologie et fait ici l’objet d’une enquête sur la réception des arts comiques conduite à hauteur de rieur.

 

>> Retrouvez l’ouvrage de Laure Flandrin :

Le rire, enquête sur la plus socialisée de toute nos émotions

 

>> Écoutez la chronique de Laure Flandrin sur la sociologie du rire :

RCF Lyon

 

 

Frères des arbres

FFrères des arbres

Projection du documentaire « Frères des arbres, l’appel d’un chef papou », suivie d’un débat en présence du réalisateur Marc Dozier et du Chef Papou Mundiya Kepanga, l’un des gardiens de la forêt de Papouasie Nouvelle-Guinée

Chef papou originaire de la tribu des Hulis en Papouasie-NouvelleGuinée, Mundiya Kepanga est un enfant de la forêt né sur le tapis de feuilles d’un ficus séculaire. Avec poésie et tendresse, il partage son amour de la forêt mais dévoile également les ravages de la déforestation qui s’est dramatiquement accélérée dans son pays au cours des dix dernières années. Du Sénat à la COP21 en passant par l’Unesco, Mundiya invite à porter un nouveau regard sur la nature et les éléments. Avec beaucoup de simplicité, il porte un message dédié à tous les hommes de la planète : sa forêt est un patrimoine universel qui produit l’oxygène que nous respirons tous et qu’il faut sauvegarder. Un appel à protéger toutes les forêts primaires du globe qui nous rappelle que nous sommes, tous, les frères des arbres.

Intervenants :

  • Mundiya Kepanga, chef papou
  • Marc Dozier, Co-réalisateur

Frères des arbres

Parlez-nous de… la misère du XVIᵉ siècle à nos jours

PParlez-nous de… la misère du XVIᵉ siècle à nos jours

La misère a-t-elle engendré par le passé des économies particulières ? Quels étaient les dispositifs mis en place pour l’éradiquer ? Qui étaient ceux qui la subissaient et ceux qui en profitaient ? Quelle analyse en faisaient les différents groupes sociaux, et quel regard on posait sur les pauvres ? A quelle aune s’est mesurée la misère à travers l’histoire ?

C’est à toutes ces questions que Natacha Coquery et Alain Bonnet apporteront des éléments de réponse le mardi 13 décembre, lors d’une présentation de leur ouvrage à la Bibliothèque Diderot de Lyon.

Rencontre autour de l’ouvrage de Natacha Coquery et Alain Bonnet, Les marchés de la misère : contrôle, exploitation et représentation des classes miséreuses du XVIe siècle à nos jours (Mare & Martin, 2022).

Pour en savoir plus :

Parlez-nous de…

Déplastifier le monde | Pop’Sciences Mag#11

DDéplastifier le monde | Pop’Sciences Mag#11

Matériau polymère aux propriétés exceptionnelles, omniprésent dans l’ensemble des secteurs d’activité de nos sociétés modernes et mondialisées, il n’aura fallu qu’un demi-siècle au plastique pour devenir indispensable, mais également proliférer au point de générer une pollution qui semble hors de contrôle.

Nous sommes addicts au plastique. Chaque seconde l’activité humaine engendre 10 tonnes de ce matériau. Sur les 460 millions de tonnes de matières plastiques générées en 2019, à peine 20 % ont été recyclés, un quart incinérés, le reste a été jeté en décharge ou perdu dans l’environnement.

La métaphore de l’iceberg s’applique parfaitement à la pollution engendrée par ces matériaux. La partie émergée correspond à la pollution visible : celle qui flotte ou s’enfonce dans les eaux du globe, vole au vent, se coince sur les bas-côtés des routes… La partie immergée, plus grande et invisible, se compose d’une gigantesque masse de microparticules que les scientifiques peinent encore à quantifier, mais à propos de laquelle ils s’accordent à dire qu’elle s’immisce à chaque recoin de notre planète : dans l’air, au sommet des massifs et au sein-même des organismes vivants… humains compris.

Dès lors, nous avons souhaité mobiliser les savoirs actuels de scientifiques de nombreuses disciplines pour comprendre l’ensemble de la chaîne de production et de distribution des plastiques, et de gestion de leurs déchets, mais également pour dessiner les contours d’un monde qui pourrait se défaire de sa
dépendance aux plastiques.

Ce nouveau numéro du Pop’Sciences Mag croise les regards de physiciens, géographes, historiens, chimistes et sociologues pour tenter de répondre à une problématique plus complexe qu’il n’y paraît : sommes-nous capables d’enrayer la prolifération indomptée de plastique dans l’environnement ?

Isabelle Bonardi
Directrice Culture, Sciences et société – ComUE Université de Lyon

Avec la participation des instituts et établissements suivants : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, École Centrale de Lyon, École Urbaine de Lyon, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Institut national des sciences appliquées (INSA) Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL), Université d’Aix-Marseille, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université de Liège, Université Lumière Lyon 2, Université de Picardie – Jules Verne, Université de Reims.

>> Découvrir le magazine en ligne :

Pop’Sciences Mag#11

Une science de l’historicité ? L’histoire et les sciences sociales

UUne science de l’historicité ? L’histoire et les sciences sociales

La Société Rhodanienne de Philosophie (SRP) organise chaque année un cycle de 5 conférences mensuelles, dont « Une science de l’historicité ? L’histoire et les sciences sociales » en février.

Ces conférences portent sur divers grands thèmes de la philosophie (esthétique, éthique, politique, métaphysique, etc.) et couvrent parfois certains thèmes proposés aux concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure-Lettres ou encore aux concours de l’Agrégation et du Capes de philosophie.

La SRP invite ainsi des personnalités reconnues du monde philosophique ou, plus largement, des intervenants venus d’autres disciplines, mais dont la spécialité intéresse le philosopher aujourd’hui.

>> Plus d’informations sur :

Société Rhodanienne de philosophie

L’ultra-sociabilité du vivant humain : l’apport des sciences humaines

LL’ultra-sociabilité du vivant humain : l’apport des sciences humaines

La Société Rhodanienne de Philosophie (SRP) organise chaque année un cycle de 5 conférences mensuelles. La première conférence de ce cycle s’intitule L’ultra-sociabilité du vivant humain : l’apport des sciences humaines.

Ces conférences portent sur divers grands thèmes de la philosophie (esthétique, éthique, politique, métaphysique, etc.) et couvrent parfois certains thèmes proposés aux concours d’entrée à l’École Normale Supérieure-Lettres ou encore aux concours de l’Agrégation et du Capes de philosophie.

La SRP invite ainsi des personnalités reconnues du monde philosophique ou, plus largement, des intervenants venus d’autres disciplines, mais dont la spécialité intéresse le philosopher aujourd’hui.

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Société Rhodanienne de Philosophie

Le pouvoir d’achat, et si l’on se focalisait sur autre chose ? | The Conversation

LLe pouvoir d’achat, et si l’on se focalisait sur autre chose ? | The Conversation

Depuis des décennies, c’est lui qui alimente la majeure partie des contenus des journaux télévisés, fait les titres de la presse écrite et vampirise les sujets des campagnes électorales. Sa baisse aurait provoqué le mouvement des « gilets jaunes » et il affole les gouvernants qui adoptent des « primes » successives et ciblées afin de le maintenir.

Lui, c’est le pouvoir d’achat bien sûr… Est-il cette notion indépassable et incontournable pour identifier les besoins des individus dans nos sociétés occidentales ? Qu’est-ce que la centralité de ce terme signifie ? Notre pouvoir d’achat étant notre pouvoir d’acheter, sommes-nous réductibles à notre statut de consommateurs ? Serait-il possible d’utiliser d’autres notions équivalentes pour mesure les niveaux de vie des individus ?

Article publié par The Conversation le 21 novembre 2022

Auteure : Emmanuelle Mazuyer, Directrice de recherche en droit au CNRS et à l’Université Lumière Lyon 2.

>>  L’article complet à lire sur :

The conversation