De Berlin à Vladivostok : métissage et interculturalité dans les espaces littéraires contemporains

DDe Berlin à Vladivostok : métissage et interculturalité dans les espaces littéraires contemporains

L’Union soviétique se pensait comme un espace multiculturel, une union de peuples ayant dépassé leurs particularismes (langue, religion) au nom d’un espace interculturel commun. En Russie post-soviétique, comme dans les anciennes républiques (Daghestan, Tadjikistan), les traditions et les modes de vie qu’on aurait pu croire oubliés, sont revenus en force, se mêlant à une postmodernité venue de l’Occident, sur fond de criminalité généralisée.

Cette situation est décrite par une nouvelle génération littéraire, ayant hérité d’une double culture, traditionnelle et soviétique. Ce processus de double culture n’est pas nouveau, et on pourrait presque dire que la littérature russe est née d’un « métissage » de la culture slave (traditionnelle, populaire, orale) et des littératures européennes (français, allemande, anglaise). Pour de nombreux écrivains, l’Europe incarne encore la culture.
Mais aujourd’hui en Europe se forme un nouvel espace interculturel, celui des camps de migrants, où vivent ensemble, tant bien que mal, dans un étrange melting pot, des réfugiés de tous les pays et continents, de l’Inde au Sénégal, de l’Afghanistan à l’Estonie. Cet archipel a ses propres codes culturels, sa propre langue, ses propres valeurs.

> Programme du séminaire :

  • Métissage et interculturalité dans la littérature russe contemporaine.
  • Esthétiques du métissage : écritures contemporaines transculturelles dans l’espace germanophone.

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Bibliothèque Diderot

La Francophonie et le dictionnaire des francophones

LLa Francophonie et le dictionnaire des francophones

Inauguré en 2014 au sein de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et de l’Université de Lyon, l’Institut international pour la Francophonie – 2IF a remplacé l’Institut pour l’Étude de la Francophonie et de la Mondialisation.

L’Institut travaille sur l’étude, la compréhension et le rayonnement de la Francophonie avec trois missions :

  • La formation initiale et continue sur le thème de la Francophonie
  • La production de recherche sur l’objet francophonie et son attractivité
  • Production d’idées, de discours et prospective sur et pour la Francophonie

Son action est soutenue par les partenaires institutionnels de la Francophonie (l’Organisation internationale de la Francophonie – OIF et l’Agence universitaire de la Francophonie – AUF) et par la Région Auvergne Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Métropole. L’Institut est statutairement rattaché à l’Université Jean Moulin Lyon 3 et a élargi ses partenariats avec les différentes écoles et universités de l’Université de Lyon actives en francophonie, ainsi qu’avec le Réseau des chaires Senghor de la Francophonie.

L’Institut souhaite ainsi contribuer à entretenir la richesse et la complexité d’un monde par ailleurs soumis à des forces technologiques, économiques et financières souvent globalisantes.

Le Dictionnaire des francophones : paru le 16 mars 2021 !

A cette fin, un nouvel outil numérique pour décrire tous les usages du français parlé partout dans le monde a été réalisé. Commande publique qui implique des réseaux institutionnels et de recherche, ce dictionnaire a été conçu par 2IF et fait entrer le dictionnaire dans l’ère du web 3.0, celui des données connectées, tout en conservant le meilleur du 2.0 puisqu’il demeure participatif et enrichissable par toutes et tous !

Il s’agit d’un dictionnaire qui donne accès aux définitions des mots utilisés dans tout l’espace francophone. Il est pensé comme un outil informatique permettant de consulter simultanément plusieurs dictionnaires et bases de mots de la langue française telle qu’elle est parlée aujourd’hui dans sa diversité géographique, culturelle et sociale. Cette base de données relationnelle est enrichie par un espace participatif ouvert au grand public qui permet l’ajout de définitions et de nouveaux mots.

Ce projet est au croisement de nombreuses disciplines et champs de recherche : linguistique, sociolinguistique, lexicographie, sociologie, géographie, économie linguistique, politique, didactique des langues, sciences de l’information, etc. La réalisation implique également les approches les plus récentes en modélisation des connaissances autant qu’en conception d’interfaces utilisateur.

Thomas Meszaros, Noé Gasparini, Sébastien Gathier et Nadia Sefiane, de l’2IF, vous en parle :

En savoir plus :

Institut international pour la Francophonie – 2IF

Les milléniaux : atouts pour la transformation de l’entreprise

LLes milléniaux : atouts pour la transformation de l’entreprise

Les « milléniaux » arrivent massivement dans le monde du travail. Dès lors, en 2020 ils représenteront la moitié de la population active française. Comment s’intègrent-ils en entreprise et seront-ils les accélérateurs du développement durable ?

De multiples questions se posent :

– qui sont les « milléniaux » et comment se différencient ils des autres générations ?

– comment leurs aspirations sont-elles conciliées avec celles des entreprises ?

– comment les enseignements en sciences humaines s’adaptent au changement de la société ?

– en entreprise, comment se prépare-t-on pour les accueillir pour affronter les défis futurs : organisations, liens hiérarchiques, travail à distance / utilisation des techniques numériques / développement durable et changement climatique / réindustrialisation, gestion des crises ?

Lors de cette conférence, vous pouvez directement interpeller les conférenciers au travers d’un questionnaire qui vous sera proposé lors de votre inscription.

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IESF Lyon-RA

Nouvel an lunaire 2021| Exploration et voyage en Asie

NNouvel an lunaire 2021| Exploration et voyage en Asie

Comme chaque année, l’ENS de Lyon et l’Institut d’Asie Orientale (IAO) fêtent le nouvel an lunaire, placé cette année sous le signe du buffle. En raison du contexte sanitaire, l’événement aura lieu en ligne et nous espérons que la programmation vous apportera une bouffée d’air frais et un soupçon d’évasion…

Programme

18h00 – Ouverture et présentation des films par Claudia Astarita et Virginie Berthebaud

18h15Alexandra David-Néel, Du Sikkim au Tibet interdit, documentaire de Jeanne Mascolo de Filippis et Antoine de Maximy. (52mn)

Ce documentaire retrace la vie d’Alexandra David-Neel, première occidentale à pénétrer dans Lhassa en 1924. De ses débuts en tant que cantatrice à ses voyages en Asie, de ses premières affinités avec le féminisme et l’anarchisme à ses ermitages en terre bouddhiste, les multiples facettes de cette femme hors du commun nous sont présentées à travers les archives et les récits de l’exploratrice qui fut aussi une écrivaine prolifique. Le témoignage précieux de Marie-Madeleine Peyronnet, sa dernière gouvernante et amie, complète le tableau de sa vie avec humour et émotion.

19h10 – Table ronde avec Jeanne Mascolo de Filippis, réalisatrice du documentaire, et Samuel Thévoz, chercheur et spécialiste du récit de voyage au Tibet, éditeur du premier roman d’Alexandra David-Neel.

20h00Altay skiing adventure, documentaire de Li Shuang. (20mn)

En 2005, des peintures rupestres ont été retrouvées à l’extrême nord de la Chine, dans la région de l’Altaï. Datées de 10 000 ans, elles représentent des hommes skis aux pieds. Aujourd’hui, à Hemu, petit village de la préfecture d’Altaï, les habitants perpétuent la tradition en fabriquant eux-mêmes leurs skis selon des techniques ancestrales. Cinq skieurs chinois vont à leur rencontre et partagent avec eux quelques moments de glisse mémorables…

20h20 – Clôture

 

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ENS de Lyon

Qu’est-ce qu’une plante ?

QQu’est-ce qu’une plante ?

Si la botanique ou la physiologie végétale répondent à cette question, cette dernière est aussi l’affaire de la philosophie. En effet, depuis les catégories aristotéliciennes, la philosophie tente de saisir les différences d’essence entre les formes de vie.

Contrairement à une confusion particulièrement en vogue ces temps-ci, Florence Burgat montre que tout oppose la vie végétale et la vie animale (entendue au sens large incluant l’humain).

Intervenante : Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’INRAE affectée aux Archives Husserl (ENS-Paris).

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Bibliothèques municipales Lyon

 

Philosoph’Art

PPhilosoph’Art

©Marta Nijhuis

Un voyage entre art et sciences…

Revisitant l’allégorie de la Caverne de Platon et la pensée philosophique postmoderne, l’artiste et les étudiants philosophes donnent vie à une œuvre – récit kaléidoscopique, faisant du tissu urbain de la ville de Lyon la galerie à ciel ouvert de cette exposition éphémère et nomade.

 

Au cours d’une conférence « performée », Marta Nijhuis raconte l’Allégorie de la Caverne de Platon, en dessinant à l’encre de Chine sur des feuilles de papier, son corps et son pinceau dansant au fil du récit.

Le dessin est ensuite cassé, éparpillé, figurant ainsi le renversement du platonisme au 20e siècle, à l’époque où l’on ne croit plus aux grands Récits. Les étudiants, d’abord simples regardeurs, deviennent ainsi commissaires d’exposition et nouveaux auteurs, leur rôle étant de trouver une nouveau récit pour ce grand dessin, un récit échappant au grand récit du platonisme et partant dans les directions multiples ouvertes théoriquement par la pensée de Nietzsche.

Un voyage entre art et sciences…

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Université Jean Moulin Lyon 3

Libre expression et esprit critique

LLibre expression et esprit critique

Des enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es de l’Université Lumière Lyon 2 ont tenu à exprimer la manière dont ils/elles conçoivent leur métier et les convictions qui les guident dans l’exercice de leurs missions, pour réaffirmer leur attachement indéfectible à la liberté d’expression et à l’esprit critique.

  • De quelle liberté d’expression parle-t-on ?, Sylvie Monchatre, Professeure de sociologie à l’IETL, chercheure au Centre Max Weber
  • Dignité, Dominique Carlat, Professeur de littérature française moderne à l’UFR LESLA, membre du laboratoire Passages XX-XXI
  • Le plus beau métier du monde, Marylène Possamaï, Professeure de littérature médiévale à l’UFR LESLA, membre du laboratoire CIHAM
  • Lumières, Myrtille Méricam-Bourdet, Maîtresse de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l’UFR LESLA, membre du laboratoire IHRIM

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Université Lumière Lyon 2

Comment les femelles bonobos dirigent la société

CComment les femelles bonobos dirigent la société

Une récente étude de l’Université de Lyon/Saint-Étienne montre que lorsqu’elles mangent, les femelles bonobos ont tendance à mettre en évidence leur postérieur ! Cette posture inconfortable ferait partie d’une complexe stratégie de communication au sein de cette espèce qui utilise le sexe comme outil social…

Les bonobos et les chimpanzés sont les deux espèces vivantes les plus proches de l’humain. Ces deux espèces montrent de nombreux points communs, mais aussi des différences assez frappantes !  Bonobos et chimpanzés vivent dans de grands groupes et lorsque les femelles atteignent la maturité sexuelle, ce sont elles qui partent pour rejoindre de nouveaux congénères. Un tel système devrait favoriser les liens sociaux et les alliances « politiques » entre mâles qui, quant à eux, restent toute leur vie dans leur groupe natale. Contrairement aux chimpanzés qui suivent cette règle générale de la dominance des mâles, chez les bonobos ce sont les femelles qui sont dominantes…  Mais comment font-elles ?

Même si elles ne sont pas apparentées, les femelles bonobos créent des liens sociaux très forts entre elles. Bref, elles sont copines ! On remarque que les comportements sexuels jouent un rôle majeur dans le renforcement des relations et alliances « féministes ». Et pour être plus sexy, l’évolution les a équipées d’une véritable arme secrète

Photographie d'un comportement sexuel entre deux femelles bonobos.

Comportement sexuel entre deux femelles bonobos. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

Chez plusieurs espèces de primates, le gonflement périodique des parties génitales des femelles est une norme et il atteint son maximum lorsque la femelle est fertile. Chez les bonobos pourtant, ce gonflement dure plus longtemps que nécessaire pour signaler la période de fertilité. Il est donc presque impossible pour les mâles d’associer ce gonflement des parties génitales à une fertilité effective chez la femelle. Les mâles ne peuvent donc pas s’appuyer sur ce signal pour tenter de s’accoupler avec une partenaire au moment le plus propice. En décourageant ainsi les mâles du groupe, les femelles les empêchent d’entrer en concurrence et de s’affronter pour obtenir les faveurs de la femelle. De cette manière, les femelles bonobos obtiennent un climat social plus paisible au sein de la communauté, et surtout, elles sont moins victimes de harcèlement de la part des mâles.

Mais le sexe chez les bonobos ne sert pas seulement pour la reproduction, il est aussi un important outil social qui n’a pas des frontières d’âge ou de genre. Ce gonflement est donc également très attirant pour les femelles bonobos ! Et ça tombe bien, parce que le sexe entre femelles renforce leurs liens. En brouillant les signes de fertilité et en partageant des liens sociaux-sexuels forts entre elles, les femelles bonobos limitent l’agressivité des mâles et arrivent à être les cheffes de leur groupe… double victoire ! Et comme ce gonflement est si important, il vaut mieux le montrer le plus possible.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Scientific Reports, quatre chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage (Université de Lyon) et de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (Université de Saint-Étienne) ont démontré que les femelles bonobos adultes ont tendance à adopter une posture inconfortable donnant plus de visibilité à leur postérieur, surtout lorsque le gonflement est à son maximum. Cette posture avec le postérieur « en haut » serait un amplificateur, qui fonctionne comme une sorte de publicité « extra » pour un signal déjà existant, c’est-à-dire le gonflement génital.  Les mâles adultes et les individus immatures, quant à eux, ne montrent pas de préférence pour cette posture. Ces résultats renforcent l’hypothèse que manger avec le postérieur en haut serait une vraie stratégie de communication complexe des femelles bonobos, qui les aide à conserver leur ascendant sur le groupe.

Photographie d'une femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut.

Femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

À l’origine de cette étude financée par le LabEX ASLAN, le projet collaboratif ADYN-BONOBO qui a comme objectif d’étudier la communication chez les bonobos à travers une approche multidisciplinaire basée sur l’éthologie, la bioacoustique, la phonétique, et les sciences de la complexité.

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

Ma ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

MMa ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

Public : Dès 15 ans

Des collages sur les murs des pentes de la Croix-Rousse à l’exposition Symbioses au sud de la Guillotière, en passant par les gargouilles de l’église Saint-Nizier, Lyon fourmille de représentations d’animaux.

Les représentations des animaux dans la ville engagent-elles une réflexion éthique quant aux effets des pratiques humaines sur l’environnement ?
À quel point le fait de donner corps à un animal en peinture, notamment, participe de son existence ou de sa survivance ?
Ces images catalysent-elles des pensées orientées vers un horizon radieux ?

À travers ce parcours, observons les relations que nous entretenons avec le règne animal et les manières dont elles sont traduites et cultivées en image.

Cette balade numérique vous est proposée sous plusieurs formes : textes et audios.

 

Parcourez la balade, de chez vous ou dans la ville !

(cliquez sur l’image)

© Sylviane Blanchoz

Cette balade urbaine s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

 

Labex ASLAN

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

Langage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

LLangage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

Dans une étude récente, le linguiste François Pellegrino a montré que, quel que soit le débit de parole propre à chaque langue et chaque locuteur, le débit moyen d’information, lui, reste sensiblement le même : 39 bits par seconde.

Comment lier cette valeur universelle avec la synchronisation des rythmes cérébraux sur la parole, s’interroge Véronique Boulenger avec son approche de neuroscientifique ?

À lire dans son intégralité sur :

CORTEX Mag