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Langage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

LLangage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

Dans une étude récente, le linguiste François Pellegrino a montré que, quel que soit le débit de parole propre à chaque langue et chaque locuteur, le débit moyen d’information, lui, reste sensiblement le même : 39 bits par seconde.

Comment lier cette valeur universelle avec la synchronisation des rythmes cérébraux sur la parole, s’interroge Véronique Boulenger avec son approche de neuroscientifique ?

À lire dans son intégralité sur :

CORTEX Mag

Podcasts des Mercredis de l’Anthropocène

PPodcasts des Mercredis de l’Anthropocène

Créés et mis en oeuvre par l’Ecole urbaine de Lyon, les Mercredis de l’Anthropocène invitent à mieux comprendre les mondes urbains anthropocènes.

Chercheurs et spécialistes de tous horizons, à partir de sujets précis, croisent leurs paroles, pointent des problématiques et mettent au jour des solutions.

Retrouver les podcasts des trois saisons des Mercredis de l’Anthropocène

Tout le programme de la saison 3 sur le site de l’Ecole urbaine de Lyon

Les sujets de la saison 3 : mégafeux, ville intelligente, la marche comme outil d’analyse du territoire, l’usage de l’eau, la poésie comme action de l’écologie, imaginaires design et fictions de l’anthropocène, biodiversité, numérique, résilience alimentaire, corps confinés, espace de travail en temps de crise, catastrophe et anthropocène, penser l’anthropocène depuis les suds.

A quoi pensez-vous ?

AA quoi pensez-vous ?

Conversations à distance avec Camille De Toledo

À l’heure de la pandémie, dans le cadre de la detective room et du cycle « Enquêter, enquêter mais pour élucider quel crime ? », la résidence de l’écrivain-chercheur Camille de Toledo se reconfigure. Elle propose, à partir du 9 juin, une série de rencontres et de conversations à distance.

La « Chambre d’enquête » devient la « chambre d’échos ».

Toutes les semaines, l’écrivain dialoguera avec un.e invité.e issu.e des différents champs de recherche : art, histoire, philosophie, littérature, architecture, urbanisme, anthropologie…Avec l’Ecole urbaine de Lyon, European Lab et la Fête du livre de Bron.

  • A partir du 9 juin 2020 • Comment la langue a recouvert le monde et ses animaux ? avec Anne Simon
  • A partir du 16 juin 2020 • Comment concevoir une architecture de l’hospitalité ? avec Sébastien Thiéry
  • A partir du 23 juin 2020 • Comment les modernes ont-ils mécanisé la nature en la « désanimant » ? avec Frédérique Aït-Touati
  • A partir du 30 juin 2020 • Comment partager les perspectives humaines et non-humaines ? avec Emmanuel Alloa
  • A partir du 7 juillet 2020 • Comment nous, les modernes, nous habitons nos corps et pourquoi il en va du corps comme du monde ? avec Denis Cellier

Découvrez le programme des premières conversations sur le site de :

École urbaine de Lyon

 

COVID-19 | Nos experts dans les médias

CCOVID-19 | Nos experts dans les médias

Chercheurs, enseignants-chercheurs et spécialistes de l’Université Jean Moulin Lyon 3 livrent aux médias leurs analyses de la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs semaines.

 

Nos experts dans les médias

L’obsequium, ou les dessous de l’obéissance heureuse

LL’obsequium, ou les dessous de l’obéissance heureuse

L’obsequium désigne le comportement d’obéissance et les affects qui l’accompagnent. Il est une « volonté constante » d’obéir aux lois. Une disposition à obéir de bon gré. A l’Institut d’Histoire des représentations et des idées dans les modernités – IHRIM, je m’intéresse à son fonctionnement, ses effets et ses conséquences éthiques.

Je me suis souvent demandé pourquoi les gens se comportent selon des normes en société. Pourquoi tout est si bien réglé malgré les contraintes que cela implique. Pourquoi, tout à coup, je ne me jette pas par la fenêtre, pourquoi votre collègue ne se met pas à danser la Macarena au milieu d’une réunion, pourquoi agit-on ainsi selon des codes, des contextes, des règles tacites ? Pourquoi obéit-on ? Pourquoi respecte-on le Code de la route ?

Il est à cela des explications rationnelles : j’obéis pour ne pas être sanctionné ; j’obéis parce que si personne ne respecte les feux rouges il y a des accidents ; j’agis conformément aux convenances, parce que sinon je serai rejeté, moqué, relégué au banc de la société. Mais ça, ce sont les explications qu’on se donne collectivement pour justifier rationnellement notre comportement d’obéissance. On les tient souvent pour acquises : il est normal de respecter des règles en société pour qu’on ne s’entretue pas, pour que l’on s’entraide, pour que chacun puisse exister à son échelle d’individu. En réalité, au moment où l’on agit, c’est tout autre chose qu’une justification rationnelle qui oriente notre conduite. Nous agissons parce que nous sommes affectés, c’est-à-dire touchés et modifiés, par des objets et des circonstances extérieures qui produisent en nous des effets. Et c’est là qu’entrent en scène Spinoza, sa conception de l’homme, son éthique et sa pensée politique.

Le jour où j’ai croisé pour la première fois la route de l’obsequium spinoziste, c’était au détour d’un podcast. Dans l’explication rapide de Frédéric Lordon, philosophe et économiste, les concepts fusaient : pour décrire les relations de pouvoir, il parlait de « jeu de puissance », d’« affects » et de « conatus ». Sans tout comprendre à son discours, j’y ai reconnu la question fondamentale en philosophie politique, celle qui a d’abord été formulée par La Boétie comme l’énigme de la « servitude volontaire » : pourquoi les hommes (en philosophie, il n’y a que des hommes) obéissent-ils de bon gré ? Comment expliquer que la contrainte de la loi ne soit pas contrariante ? Comment peut-on désirer se soumettre, y compris à des règles qui ne vont pas dans le sens de notre intérêt propre ? Lorsque Lordon a mentionné l’obsequium comme ce qui incarne ce qui se joue, affectivement, dans le comportement d’obéissance, je me suis dit que ce concept pouvait avoir une portée immense pour expliquer toutes sortes d’expériences ambiguës qui mêlent plaisir et contrainte, sentiment de liberté et soumission, joie et obéissance.

En quoi Spinoza est-il pertinent pour répondre au problème de l’« obéissance heureuse » ?

Mobiliser Spinoza pour penser la question de l’obéissance de bon gré, c’est se donner les moyens de comprendre un paradoxe apparent : comment pouvons-nous nous soumettre bien volontiers ? Parce que nous y avons été disposés. Parce que nous avons été affectés d’une certaine manière par l’exercice du pouvoir. Parce que l’organe dominant, la figure d’autorité, l’État ou le maitre s’est fait aimer de nous. C’est ce que permet de nommer l’obsequium de Spinoza. Il est défini dans le Traité politique comme la « volonté constante » d’agir selon la loi. Pour être efficace, il doit être sans cesse renouvelé. L’État doit donc constamment affecter les hommes de sorte qu’ils soient contents d’obéir. Chez Spinoza, les affections, autrement dit ce qui nous affecte, désignent tout ce qui nous arrive, tout ce qui entre en interaction avec notre corps, notre complexion personnelle, notre perception des choses. Les affects, eux, sont les effets de ces affections, c’est-à-dire les effets que ces affections de l’extérieur produisent en nous.

Ce modèle d’obéissance heureuse, emprunté à un auteur du XVIIe siècle pour penser un État qui dure, nous permet d’explorer ce qui se joue dans diverses expériences de notre vie. Que se passe-t-il lorsqu’on consent à la soumission ? Lorsqu’on adhère à la domination qui s’exerce sur nous ? Lorsqu’on permet à cette domination, par notre obéissance de bon gré, de se perpétuer ? C’est là l’objet de ma thèse. Je m’intéresse à la façon dont les contraintes sont perçues et ressenties, à la façon dont on obtient des individus qu’ils réalisent des comportements contraignants, attendus, voire requis, aux méthodes douces qui permettent de contraindre sans contrarier, en produisant même un sentiment de liberté chez l’individu qui obéit, à la « production du consentement ».

Cette question me parait fondamentale pour comprendre le fonctionnement des sociétés libérales. L’obsequium spinoziste, s’il ne permet pas de tout expliquer, est un outil capable de produire une nouvelle intelligence de ces vécus affectifs ambigus. Je le confronte à plusieurs points d’application possibles qui, selon moi, exemplifient ce que j’appellerais un obsequium contemporain : le nouveau management , plus ludique, horizontal et flexible que le management traditionnel, les normes de genre, qui structurent les inégalités entre les sexes non plus tant au niveau des droits, mais dans les représentations et les valeurs attribuées au « féminin » et au « masculin », et les nudges, ou petites manipulations pour « orienter » les individus vers la bonne décision (comme le font les mouches peintes au fond des urinoirs à l’aéroport d’Amsterdam).

Comment notre expérience affective est-elle la condition de reproduction des formes de domination ? C’est un problème philosophique, éthique, social et politique. Tout comme Spinoza, je ne cherche pas à louer ni à condamner, « ni rire, ni pleurer, mais comprendre ».

Auteure : Camille Chevalier

Article publié dans le cadre des dossiers  « Les doctorants parlent de leur recherche » en partenariat avec Pop’Sciences.

PPour aller plus loin

  • Spinoza et les sciences sociales, Yves Citton et Frécéric Lordon (dir.), Paris, Editions Amsterdam, 2008.
  • La soumission librement consentie, Robert-Vincent Joule, Paris, PUF, 1998.
  • On ne nait pas soumise, on le devient, Manon Garcia, Paris, Editions Climats, 2018.
  • Nudge, La méthode douce pour inspirer la bonne décision, Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein, Paris, Vuibert, 2010.

 

 

Analyse « psycho-cinématographique » : STALKER (1979) d’Andreï Tarkovski

AAnalyse « psycho-cinématographique » : STALKER (1979) d’Andreï Tarkovski

Réalisés à l’aube des années 1980, The Thing et Stalker sont deux œuvres cinématographiques stylistiquement et philosophiquement très différentes, l’une originaire de l’Amérique de Reagan et l’autre de l’Union soviétique de Brejnev. Toutes deux pourtant, en racontant les aventures d’un petit groupe d’hommes perdus dans une nature sauvage, traitent en creux de l’idée d’une catastrophe susceptible de remettre en cause la survie de l’humanité. Nous proposons de revenir sur ces deux films au moment où, dans le réel, la menace d’une fin du monde tel que nous le connaissons se fait plus concrète.

Lors de chaque séance et en lien avec ces préoccupations, une heure sera consacrée à une analyse « psycho-cinématographique » du film abordé, appuyée d’extraits de celui-ci, suivie d’une heure de débat avec le public.

Seconde séance le jeudi 30 janvier : Stalker (1979) d’Andreï Tarkovski (https://fr.wikipedia.org/wiki/Stalker_(film,_1979)

Comme dans The Thing, étudié lors de notre précédente intervention, un bouleversement extra-terrestre ou peut-être cosmique aurait eu lieu, à l’origine de la situation dans laquelle le film se déroule. Il existe désormais une « Zone » aux pouvoirs et aux dangers méconnus, que les autorités interdisent d’accès. Des guides clandestins, les « stalkers », conduisent des personnes dans la Zone, au cœur de laquelle se trouverait la « Chambre », un endroit censé exaucer le vœu le plus cher de ceux qui y parviennent. Un stalker emmène deux hommes, le Professeur et l’Écrivain. Il leur impose des règles imprévisibles et mystérieuses afin de progresser dans cet espace revenu à l’état sauvage…

  • Série : Fins du monde ? Analyses psycho-cinématographiques de films
  • Intervenants : Frédéric Jars, J.-F. Buiré
  • Lieu : TNP (salle Laurent Terzieff)
  • Horaires : 19h à 21h

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Antoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

AAntoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

Arrivé à New-York en 1940, Antoine de Saint-Exupéry souhaite profiter de sa notoriété acquise grâce au succès de Terre des hommes (traduit en anglais, Wind, Sand and Stars est « National Book Award » en 1939) pour persuader les États-Unis de renoncer à leur neutralité et d’entrer en guerre contre le nazisme. C’est aux États-Unis qu’il écrira : Pilote de guerre, la Lettre à un otage et bien sûr l’universel Le Petit Prince

C’est à partir de son épopée New-Yorkaise qu’une exposition a été réalisée et a rendu compte de l’engagement singulier d’Antoine de Saint-Exupéry pour la liberté durant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition, qui s’est tenue de novembre 2014 à janvier 2015 à l’Université Jean Moulin Lyon 3, a permis de faire découvrir des images d’archives pour illustrer son combat et des photos actuelles des lieux où il avait coutume de se rendre : les cafés et restaurants où il écrivait jusque tard dans la nuit, chez les amis à qui il aimait lire le fruit de son travail, dans le « bocal », atelier d’un ami peintre où il côtoya le tout New York, mais aussi dans l’appartement de Greta Garbo où fut achevé Le Petit Prince, ou encore dans les studios de la NBC d’où il lança un appel pour l’union des Français, les invitant à rejoindre les forces américaines dans la guerre de libération de l’Europe.

Deux pièces fortes marquaient l’introduction de l’exposition : sa gourmette repêchée par miracle en Méditerranée en 1998 et l’édition clandestine de Pilote de guerre, publiée à Lyon en décembre 1943 par une coopérative ouvrière !

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Antoine de Saint-Exupéry

©Université Jean Moulin Lyon 3

Parlez nous… du siècle des vérolés

PParlez nous… du siècle des vérolés

La Renaissance n’a pas seulement été l’âge conquérant des grandes découvertes. Dans les bagages des explorateurs et voyageurs se sont glissés le sexe et la mort. La grande vérole, également nommée « mal français », « mal napolitain », puis « syphilis », maladie jusque-là inconnue des Européens, devient au XVIe siècle un objet de débats non seulement parmi les savants mais dans la société tout entière.

D’où vient-elle ? Qui est le patient zéro ? Peut-on attraper la maladie en dormant dans les mêmes draps que son voisin ? Comment l’honnête mère de famille et sa progéniture peuvent-elles être atteintes ? Quels sont alors les traitements possibles d’une maladie qui ne sera vaincue qu’avec l’apparition des antibiotiques ? Comment raconter l’histoire de cette maladie ? Et surtout l’histoire de sa propre maladie ?

Face à une maladie honteuse, le rire le dispute aux larmes. Il est tantôt le vecteur de la stigmatisation et tantôt son antidote.

Anthologie de cent textes, choisis, présentés et mis en perspective par des spécialistes d’histoire de la médecine et d’histoire littéraire, Le Siècle des vérolés prend le parti de confronter les discours de médecins, de savants, de voyageurs, mais aussi de poètes et de romanciers pour mieux comprendre comment s’expriment peurs sociales et angoisses individuelles. Avec l’apparition de la grande vérole, c’est tout le regard sur la sexualité qui se transforme.

Animée par : Ariane Bayle et Michèle Rosellini

Autour de l’ouvrage : Le siècle des vérolés. La Renaissance Européenne face à la syphilis.

En savoir plus :

Bibliothèque Diderot

MOOC Etudiants dyslexiques à l’université, 3e édition

MMOOC Etudiants dyslexiques à l’université, 3e édition

La 3e édition du MOOC “Étudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider” est lancée ! Les inscriptions sont ouvertes à partir du 10 octobre 2019 et les cours commencent le 21 janvier 2020.

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas qu’un seul type de dyslexie, elle ne concerne pas que les enfants, et les aménagements existent après l’école primaire et le secondaire. Nous pensons que la formation des enseignants du supérieur au sujet des étudiants dyslexiques est indispensable. Mieux comprendre les mécanismes de la dyslexie, les ressentis des étudiants, la prise en charge par les orthophonistes, et donner des conseils pour aider les étudiants dyslexiques sont les objectifs de cette formation. D’après le rapport Ringard (2000) on estime que 6 à 8 % de la population française est dyslexique. C’est pour cette raison que nous renouvelons le MOOC “Étudiants dyslexiques dans mon amphi : comprendre et aider” pour une troisième édition, après plus de 10 000 inscrits aux éditions précédentes.

Cette formation en ligne gratuite et accessible à tous s’adresse principalement aux enseignants de l’enseignement supérieur et aux équipes pédagogiques. Les cinq séquences du MOOC peuvent par ailleurs intéresser les étudiants (dys et non dys), les missions handicap, les services de médecine préventive et toutes les personnes sensibilisées au handicap dans le milieu de l’enseignement.

Il est conçu par une équipe pluridisciplinaire composée de chercheurs, praticiens (neuropsychologue et orthophoniste) et membres de missions handicap et médecine préventive de l’Université de Lyon.

Information et inscription

Des linguistes ont sorti leur premier jeu de société

DDes linguistes ont sorti leur premier jeu de société

Souvenez-vous, il y a quelques mois nous vous parlions ici de [kosmopoliːt], un jeu de société développé par des chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage et les éditions Jeux OPLA.

Le jeu est désormais disponible et en vente dans les boutiques spécialisées !

L’équipe du jeu et leurs partenaires organisaient le 8 janvier 2020 une soirée de lancement institutionnelle, où se sont mêlés discours officiels et parties endiablées !

Soirée de lancement du jeu kosmopoli:t

«  [kosmopoliːt] se joue de 4 à 8 joueurs parmi lesquels il y a toujours une Serveuse, un Maître d’Hôtel et des Cuistots. La Serveuse gèrera la salle de restaurant sur l’appli. elle aura ses écouteurs sur les oreilles et pourra prendre les commandes des clients qu’elle transmettra aux Cuistots et surtout au Maître d’Hôtel. Sauf que nos clients viennent du monde entier, et souhaitent déguster des plats typiques qu’ils demandent dans l’une de leurs 60 langues natives ! »

Les personnes présentes essayent le jeu, en compagnie du co-créateur Florent Toscano

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce jeu et découvrir l’histoire du projet, rendez-vous sur cette page.