Nouvel an lunaire 2021| Exploration et voyage en Asie

NNouvel an lunaire 2021| Exploration et voyage en Asie

Comme chaque année, l’ENS de Lyon et l’Institut d’Asie Orientale (IAO) fêtent le nouvel an lunaire, placé cette année sous le signe du buffle. En raison du contexte sanitaire, l’événement aura lieu en ligne et nous espérons que la programmation vous apportera une bouffée d’air frais et un soupçon d’évasion…

Programme

18h00 – Ouverture et présentation des films par Claudia Astarita et Virginie Berthebaud

18h15Alexandra David-Néel, Du Sikkim au Tibet interdit, documentaire de Jeanne Mascolo de Filippis et Antoine de Maximy. (52mn)

Ce documentaire retrace la vie d’Alexandra David-Neel, première occidentale à pénétrer dans Lhassa en 1924. De ses débuts en tant que cantatrice à ses voyages en Asie, de ses premières affinités avec le féminisme et l’anarchisme à ses ermitages en terre bouddhiste, les multiples facettes de cette femme hors du commun nous sont présentées à travers les archives et les récits de l’exploratrice qui fut aussi une écrivaine prolifique. Le témoignage précieux de Marie-Madeleine Peyronnet, sa dernière gouvernante et amie, complète le tableau de sa vie avec humour et émotion.

19h10 – Table ronde avec Jeanne Mascolo de Filippis, réalisatrice du documentaire, et Samuel Thévoz, chercheur et spécialiste du récit de voyage au Tibet, éditeur du premier roman d’Alexandra David-Neel.

20h00Altay skiing adventure, documentaire de Li Shuang. (20mn)

En 2005, des peintures rupestres ont été retrouvées à l’extrême nord de la Chine, dans la région de l’Altaï. Datées de 10 000 ans, elles représentent des hommes skis aux pieds. Aujourd’hui, à Hemu, petit village de la préfecture d’Altaï, les habitants perpétuent la tradition en fabriquant eux-mêmes leurs skis selon des techniques ancestrales. Cinq skieurs chinois vont à leur rencontre et partagent avec eux quelques moments de glisse mémorables…

20h20 – Clôture

 

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ENS de Lyon

Qu’est-ce qu’une plante ?

QQu’est-ce qu’une plante ?

Si la botanique ou la physiologie végétale répondent à cette question, cette dernière est aussi l’affaire de la philosophie. En effet, depuis les catégories aristotéliciennes, la philosophie tente de saisir les différences d’essence entre les formes de vie.

Contrairement à une confusion particulièrement en vogue ces temps-ci, Florence Burgat montre que tout oppose la vie végétale et la vie animale (entendue au sens large incluant l’humain).

Intervenante : Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’INRAE affectée aux Archives Husserl (ENS-Paris).

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Bibliothèques municipales Lyon

 

Philosoph’Art

PPhilosoph’Art

©Marta Nijhuis

Un voyage entre art et sciences…

Revisitant l’allégorie de la Caverne de Platon et la pensée philosophique postmoderne, l’artiste et les étudiants philosophes donnent vie à une œuvre – récit kaléidoscopique, faisant du tissu urbain de la ville de Lyon la galerie à ciel ouvert de cette exposition éphémère et nomade.

 

Au cours d’une conférence « performée », Marta Nijhuis raconte l’Allégorie de la Caverne de Platon, en dessinant à l’encre de Chine sur des feuilles de papier, son corps et son pinceau dansant au fil du récit.

Le dessin est ensuite cassé, éparpillé, figurant ainsi le renversement du platonisme au 20e siècle, à l’époque où l’on ne croit plus aux grands Récits. Les étudiants, d’abord simples regardeurs, deviennent ainsi commissaires d’exposition et nouveaux auteurs, leur rôle étant de trouver une nouveau récit pour ce grand dessin, un récit échappant au grand récit du platonisme et partant dans les directions multiples ouvertes théoriquement par la pensée de Nietzsche.

Un voyage entre art et sciences…

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Université Jean Moulin Lyon 3

Libre expression et esprit critique

LLibre expression et esprit critique

Des enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es de l’Université Lumière Lyon 2 ont tenu à exprimer la manière dont ils/elles conçoivent leur métier et les convictions qui les guident dans l’exercice de leurs missions, pour réaffirmer leur attachement indéfectible à la liberté d’expression et à l’esprit critique.

  • De quelle liberté d’expression parle-t-on ?, Sylvie Monchatre, Professeure de sociologie à l’IETL, chercheure au Centre Max Weber
  • Dignité, Dominique Carlat, Professeur de littérature française moderne à l’UFR LESLA, membre du laboratoire Passages XX-XXI
  • Le plus beau métier du monde, Marylène Possamaï, Professeure de littérature médiévale à l’UFR LESLA, membre du laboratoire CIHAM
  • Lumières, Myrtille Méricam-Bourdet, Maîtresse de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l’UFR LESLA, membre du laboratoire IHRIM

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Université Lumière Lyon 2

Comment les femelles bonobos dirigent la société

CComment les femelles bonobos dirigent la société

Une récente étude de l’Université de Lyon/Saint-Étienne montre que lorsqu’elles mangent, les femelles bonobos ont tendance à mettre en évidence leur postérieur ! Cette posture inconfortable ferait partie d’une complexe stratégie de communication au sein de cette espèce qui utilise le sexe comme outil social…

Les bonobos et les chimpanzés sont les deux espèces vivantes les plus proches de l’humain. Ces deux espèces montrent de nombreux points communs, mais aussi des différences assez frappantes !  Bonobos et chimpanzés vivent dans de grands groupes et lorsque les femelles atteignent la maturité sexuelle, ce sont elles qui partent pour rejoindre de nouveaux congénères. Un tel système devrait favoriser les liens sociaux et les alliances « politiques » entre mâles qui, quant à eux, restent toute leur vie dans leur groupe natale. Contrairement aux chimpanzés qui suivent cette règle générale de la dominance des mâles, chez les bonobos ce sont les femelles qui sont dominantes…  Mais comment font-elles ?

Même si elles ne sont pas apparentées, les femelles bonobos créent des liens sociaux très forts entre elles. Bref, elles sont copines ! On remarque que les comportements sexuels jouent un rôle majeur dans le renforcement des relations et alliances « féministes ». Et pour être plus sexy, l’évolution les a équipées d’une véritable arme secrète

Photographie d'un comportement sexuel entre deux femelles bonobos.

Comportement sexuel entre deux femelles bonobos. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

Chez plusieurs espèces de primates, le gonflement périodique des parties génitales des femelles est une norme et il atteint son maximum lorsque la femelle est fertile. Chez les bonobos pourtant, ce gonflement dure plus longtemps que nécessaire pour signaler la période de fertilité. Il est donc presque impossible pour les mâles d’associer ce gonflement des parties génitales à une fertilité effective chez la femelle. Les mâles ne peuvent donc pas s’appuyer sur ce signal pour tenter de s’accoupler avec une partenaire au moment le plus propice. En décourageant ainsi les mâles du groupe, les femelles les empêchent d’entrer en concurrence et de s’affronter pour obtenir les faveurs de la femelle. De cette manière, les femelles bonobos obtiennent un climat social plus paisible au sein de la communauté, et surtout, elles sont moins victimes de harcèlement de la part des mâles.

Mais le sexe chez les bonobos ne sert pas seulement pour la reproduction, il est aussi un important outil social qui n’a pas des frontières d’âge ou de genre. Ce gonflement est donc également très attirant pour les femelles bonobos ! Et ça tombe bien, parce que le sexe entre femelles renforce leurs liens. En brouillant les signes de fertilité et en partageant des liens sociaux-sexuels forts entre elles, les femelles bonobos limitent l’agressivité des mâles et arrivent à être les cheffes de leur groupe… double victoire ! Et comme ce gonflement est si important, il vaut mieux le montrer le plus possible.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Scientific Reports, quatre chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage (Université de Lyon) et de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (Université de Saint-Étienne) ont démontré que les femelles bonobos adultes ont tendance à adopter une posture inconfortable donnant plus de visibilité à leur postérieur, surtout lorsque le gonflement est à son maximum. Cette posture avec le postérieur « en haut » serait un amplificateur, qui fonctionne comme une sorte de publicité « extra » pour un signal déjà existant, c’est-à-dire le gonflement génital.  Les mâles adultes et les individus immatures, quant à eux, ne montrent pas de préférence pour cette posture. Ces résultats renforcent l’hypothèse que manger avec le postérieur en haut serait une vraie stratégie de communication complexe des femelles bonobos, qui les aide à conserver leur ascendant sur le groupe.

Photographie d'une femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut.

Femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

À l’origine de cette étude financée par le LabEX ASLAN, le projet collaboratif ADYN-BONOBO qui a comme objectif d’étudier la communication chez les bonobos à travers une approche multidisciplinaire basée sur l’éthologie, la bioacoustique, la phonétique, et les sciences de la complexité.

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

Ma ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

MMa ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

Public : Dès 15 ans

Des collages sur les murs des pentes de la Croix-Rousse à l’exposition Symbioses au sud de la Guillotière, en passant par les gargouilles de l’église Saint-Nizier, Lyon fourmille de représentations d’animaux.

Les représentations des animaux dans la ville engagent-elles une réflexion éthique quant aux effets des pratiques humaines sur l’environnement ?
À quel point le fait de donner corps à un animal en peinture, notamment, participe de son existence ou de sa survivance ?
Ces images catalysent-elles des pensées orientées vers un horizon radieux ?

À travers ce parcours, observons les relations que nous entretenons avec le règne animal et les manières dont elles sont traduites et cultivées en image.

Cette balade numérique vous est proposée sous plusieurs formes : textes et audios.

 

Parcourez la balade, de chez vous ou dans la ville !

(cliquez sur l’image)

© Sylviane Blanchoz

Cette balade urbaine s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

 

Labex ASLAN

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

Langage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

LLangage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

Dans une étude récente, le linguiste François Pellegrino a montré que, quel que soit le débit de parole propre à chaque langue et chaque locuteur, le débit moyen d’information, lui, reste sensiblement le même : 39 bits par seconde.

Comment lier cette valeur universelle avec la synchronisation des rythmes cérébraux sur la parole, s’interroge Véronique Boulenger avec son approche de neuroscientifique ?

À lire dans son intégralité sur :

CORTEX Mag

Podcasts des Mercredis de l’Anthropocène – saison 3

PPodcasts des Mercredis de l’Anthropocène – saison 3

Créés et mis en oeuvre par l’Ecole urbaine de Lyon, les Mercredis de l’Anthropocène invitent à mieux comprendre les mondes urbains anthropocènes.

Chercheurs et spécialistes de tous horizons, à partir de sujets précis, croisent leurs paroles, pointent des problématiques et mettent au jour des solutions.

Retrouver les podcasts des trois saisons des Mercredis de l’Anthropocène

Tout le programme de la saison 3 sur le site de l’Ecole urbaine de Lyon

Les sujets de la saison 3 : mégafeux, ville intelligente, la marche comme outil d’analyse du territoire, l’usage de l’eau, la poésie comme action de l’écologie, imaginaires design et fictions de l’anthropocène, biodiversité, numérique, résilience alimentaire, corps confinés, espace de travail en temps de crise, catastrophe et anthropocène, penser l’anthropocène depuis les suds.

A quoi pensez-vous ?

AA quoi pensez-vous ?

Conversations à distance avec Camille De Toledo

À l’heure de la pandémie, dans le cadre de la detective room et du cycle « Enquêter, enquêter mais pour élucider quel crime ? », la résidence de l’écrivain-chercheur Camille de Toledo se reconfigure. Elle propose, à partir du 9 juin, une série de rencontres et de conversations à distance.

La « Chambre d’enquête » devient la « chambre d’échos ».

Toutes les semaines, l’écrivain dialoguera avec un.e invité.e issu.e des différents champs de recherche : art, histoire, philosophie, littérature, architecture, urbanisme, anthropologie…Avec l’Ecole urbaine de Lyon, European Lab et la Fête du livre de Bron.

  • A partir du 9 juin 2020 • Comment la langue a recouvert le monde et ses animaux ? avec Anne Simon
  • A partir du 16 juin 2020 • Comment concevoir une architecture de l’hospitalité ? avec Sébastien Thiéry
  • A partir du 23 juin 2020 • Comment les modernes ont-ils mécanisé la nature en la « désanimant » ? avec Frédérique Aït-Touati
  • A partir du 30 juin 2020 • Comment partager les perspectives humaines et non-humaines ? avec Emmanuel Alloa
  • A partir du 7 juillet 2020 • Comment nous, les modernes, nous habitons nos corps et pourquoi il en va du corps comme du monde ? avec Denis Cellier

Découvrez le programme des premières conversations sur le site de :

École urbaine de Lyon

 

COVID-19 | Nos experts dans les médias

CCOVID-19 | Nos experts dans les médias

Chercheurs, enseignants-chercheurs et spécialistes de l’Université Jean Moulin Lyon 3 livrent aux médias leurs analyses de la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs semaines.

 

Nos experts dans les médias