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Libre expression et esprit critique

LLibre expression et esprit critique

Des enseignant.es et enseignant.es-chercheur.es de l’Université Lumière Lyon 2 ont tenu à exprimer la manière dont ils/elles conçoivent leur métier et les convictions qui les guident dans l’exercice de leurs missions, pour réaffirmer leur attachement indéfectible à la liberté d’expression et à l’esprit critique.

  • De quelle liberté d’expression parle-t-on ?, Sylvie Monchatre, Professeure de sociologie à l’IETL, chercheure au Centre Max Weber
  • Dignité, Dominique Carlat, Professeur de littérature française moderne à l’UFR LESLA, membre du laboratoire Passages XX-XXI
  • Le plus beau métier du monde, Marylène Possamaï, Professeure de littérature médiévale à l’UFR LESLA, membre du laboratoire CIHAM
  • Lumières, Myrtille Méricam-Bourdet, Maîtresse de conférences en littérature française du XVIIIe siècle à l’UFR LESLA, membre du laboratoire IHRIM

En savoir plus :

Université Lumière Lyon 2

Comment les femelles bonobos dirigent la société

CComment les femelles bonobos dirigent la société

Une récente étude de l’Université de Lyon/Saint-Étienne montre que lorsqu’elles mangent, les femelles bonobos ont tendance à mettre en évidence leur postérieur ! Cette posture inconfortable ferait partie d’une complexe stratégie de communication au sein de cette espèce qui utilise le sexe comme outil social…

Les bonobos et les chimpanzés sont les deux espèces vivantes les plus proches de l’humain. Ces deux espèces montrent de nombreux points communs, mais aussi des différences assez frappantes !  Bonobos et chimpanzés vivent dans de grands groupes et lorsque les femelles atteignent la maturité sexuelle, ce sont elles qui partent pour rejoindre de nouveaux congénères. Un tel système devrait favoriser les liens sociaux et les alliances « politiques » entre mâles qui, quant à eux, restent toute leur vie dans leur groupe natale. Contrairement aux chimpanzés qui suivent cette règle générale de la dominance des mâles, chez les bonobos ce sont les femelles qui sont dominantes…  Mais comment font-elles ?

Même si elles ne sont pas apparentées, les femelles bonobos créent des liens sociaux très forts entre elles. Bref, elles sont copines ! On remarque que les comportements sexuels jouent un rôle majeur dans le renforcement des relations et alliances « féministes ». Et pour être plus sexy, l’évolution les a équipées d’une véritable arme secrète

Photographie d'un comportement sexuel entre deux femelles bonobos.

Comportement sexuel entre deux femelles bonobos. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

Chez plusieurs espèces de primates, le gonflement périodique des parties génitales des femelles est une norme et il atteint son maximum lorsque la femelle est fertile. Chez les bonobos pourtant, ce gonflement dure plus longtemps que nécessaire pour signaler la période de fertilité. Il est donc presque impossible pour les mâles d’associer ce gonflement des parties génitales à une fertilité effective chez la femelle. Les mâles ne peuvent donc pas s’appuyer sur ce signal pour tenter de s’accoupler avec une partenaire au moment le plus propice. En décourageant ainsi les mâles du groupe, les femelles les empêchent d’entrer en concurrence et de s’affronter pour obtenir les faveurs de la femelle. De cette manière, les femelles bonobos obtiennent un climat social plus paisible au sein de la communauté, et surtout, elles sont moins victimes de harcèlement de la part des mâles.

Mais le sexe chez les bonobos ne sert pas seulement pour la reproduction, il est aussi un important outil social qui n’a pas des frontières d’âge ou de genre. Ce gonflement est donc également très attirant pour les femelles bonobos ! Et ça tombe bien, parce que le sexe entre femelles renforce leurs liens. En brouillant les signes de fertilité et en partageant des liens sociaux-sexuels forts entre elles, les femelles bonobos limitent l’agressivité des mâles et arrivent à être les cheffes de leur groupe… double victoire ! Et comme ce gonflement est si important, il vaut mieux le montrer le plus possible.

Dans une nouvelle étude publiée dans le journal scientifique Scientific Reports, quatre chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage (Université de Lyon) et de l’Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle (Université de Saint-Étienne) ont démontré que les femelles bonobos adultes ont tendance à adopter une posture inconfortable donnant plus de visibilité à leur postérieur, surtout lorsque le gonflement est à son maximum. Cette posture avec le postérieur « en haut » serait un amplificateur, qui fonctionne comme une sorte de publicité « extra » pour un signal déjà existant, c’est-à-dire le gonflement génital.  Les mâles adultes et les individus immatures, quant à eux, ne montrent pas de préférence pour cette posture. Ces résultats renforcent l’hypothèse que manger avec le postérieur en haut serait une vraie stratégie de communication complexe des femelles bonobos, qui les aide à conserver leur ascendant sur le groupe.

Photographie d'une femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut.

Femelle bonobo qui rend son gonflement génital plus visible en mangeant avec le postérieur en haut. Photo prise au parc La Vallée des Singes (France) par Elisa Demuru.

À l’origine de cette étude financée par le LabEX ASLAN, le projet collaboratif ADYN-BONOBO qui a comme objectif d’étudier la communication chez les bonobos à travers une approche multidisciplinaire basée sur l’éthologie, la bioacoustique, la phonétique, et les sciences de la complexité.

Rédaction : Rémi Léger, assistant de communication du LabEx ASLAN

Ma ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

MMa ville est-elle un zoo ? | Balade urbaine

Public : Dès 15 ans

Des collages sur les murs des pentes de la Croix-Rousse à l’exposition Symbioses au sud de la Guillotière, en passant par les gargouilles de l’église Saint-Nizier, Lyon fourmille de représentations d’animaux.

Les représentations des animaux dans la ville engagent-elles une réflexion éthique quant aux effets des pratiques humaines sur l’environnement ?
À quel point le fait de donner corps à un animal en peinture, notamment, participe de son existence ou de sa survivance ?
Ces images catalysent-elles des pensées orientées vers un horizon radieux ?

À travers ce parcours, observons les relations que nous entretenons avec le règne animal et les manières dont elles sont traduites et cultivées en image.

Cette balade numérique vous est proposée sous plusieurs formes : textes et audios.

 

Parcourez la balade, de chez vous ou dans la ville !

 

Ma ville est-elle un zoo ?

Cette balade urbaine s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

Langage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

LLangage : et si la parole et le cerveau communiquaient par le rythme ?

Dans une étude récente, le linguiste François Pellegrino a montré que, quel que soit le débit de parole propre à chaque langue et chaque locuteur, le débit moyen d’information, lui, reste sensiblement le même : 39 bits par seconde.

Comment lier cette valeur universelle avec la synchronisation des rythmes cérébraux sur la parole, s’interroge Véronique Boulenger avec son approche de neuroscientifique ?

À lire dans son intégralité sur :

CORTEX Mag

Podcasts des Mercredis de l’Anthropocène – saison 3

PPodcasts des Mercredis de l’Anthropocène – saison 3

Créés et mis en oeuvre par l’Ecole urbaine de Lyon, les Mercredis de l’Anthropocène invitent à mieux comprendre les mondes urbains anthropocènes.

Chercheurs et spécialistes de tous horizons, à partir de sujets précis, croisent leurs paroles, pointent des problématiques et mettent au jour des solutions.

Retrouver les podcasts des trois saisons des Mercredis de l’Anthropocène

Tout le programme de la saison 3 sur le site de l’Ecole urbaine de Lyon

Les sujets de la saison 3 : mégafeux, ville intelligente, la marche comme outil d’analyse du territoire, l’usage de l’eau, la poésie comme action de l’écologie, imaginaires design et fictions de l’anthropocène, biodiversité, numérique, résilience alimentaire, corps confinés, espace de travail en temps de crise, catastrophe et anthropocène, penser l’anthropocène depuis les suds.

A quoi pensez-vous ?

AA quoi pensez-vous ?

Conversations à distance avec Camille De Toledo

À l’heure de la pandémie, dans le cadre de la detective room et du cycle « Enquêter, enquêter mais pour élucider quel crime ? », la résidence de l’écrivain-chercheur Camille de Toledo se reconfigure. Elle propose, à partir du 9 juin, une série de rencontres et de conversations à distance.

La « Chambre d’enquête » devient la « chambre d’échos ».

Toutes les semaines, l’écrivain dialoguera avec un.e invité.e issu.e des différents champs de recherche : art, histoire, philosophie, littérature, architecture, urbanisme, anthropologie…Avec l’Ecole urbaine de Lyon, European Lab et la Fête du livre de Bron.

  • A partir du 9 juin 2020 • Comment la langue a recouvert le monde et ses animaux ? avec Anne Simon
  • A partir du 16 juin 2020 • Comment concevoir une architecture de l’hospitalité ? avec Sébastien Thiéry
  • A partir du 23 juin 2020 • Comment les modernes ont-ils mécanisé la nature en la « désanimant » ? avec Frédérique Aït-Touati
  • A partir du 30 juin 2020 • Comment partager les perspectives humaines et non-humaines ? avec Emmanuel Alloa
  • A partir du 7 juillet 2020 • Comment nous, les modernes, nous habitons nos corps et pourquoi il en va du corps comme du monde ? avec Denis Cellier

Découvrez le programme des premières conversations sur le site de :

École urbaine de Lyon

 

COVID-19 | Nos experts dans les médias

CCOVID-19 | Nos experts dans les médias

Chercheurs, enseignants-chercheurs et spécialistes de l’Université Jean Moulin Lyon 3 livrent aux médias leurs analyses de la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs semaines.

 

Nos experts dans les médias

L’obsequium, ou les dessous de l’obéissance heureuse

LL’obsequium, ou les dessous de l’obéissance heureuse

L’obsequium désigne le comportement d’obéissance et les affects qui l’accompagnent. Il est une « volonté constante » d’obéir aux lois. Une disposition à obéir de bon gré. A l’Institut d’Histoire des représentations et des idées dans les modernités – IHRIM, je m’intéresse à son fonctionnement, ses effets et ses conséquences éthiques.

Je me suis souvent demandé pourquoi les gens se comportent selon des normes en société. Pourquoi tout est si bien réglé malgré les contraintes que cela implique. Pourquoi, tout à coup, je ne me jette pas par la fenêtre, pourquoi votre collègue ne se met pas à danser la Macarena au milieu d’une réunion, pourquoi agit-on ainsi selon des codes, des contextes, des règles tacites ? Pourquoi obéit-on ? Pourquoi respecte-on le Code de la route ?

Il est à cela des explications rationnelles : j’obéis pour ne pas être sanctionné ; j’obéis parce que si personne ne respecte les feux rouges il y a des accidents ; j’agis conformément aux convenances, parce que sinon je serai rejeté, moqué, relégué au banc de la société. Mais ça, ce sont les explications qu’on se donne collectivement pour justifier rationnellement notre comportement d’obéissance. On les tient souvent pour acquises : il est normal de respecter des règles en société pour qu’on ne s’entretue pas, pour que l’on s’entraide, pour que chacun puisse exister à son échelle d’individu. En réalité, au moment où l’on agit, c’est tout autre chose qu’une justification rationnelle qui oriente notre conduite. Nous agissons parce que nous sommes affectés, c’est-à-dire touchés et modifiés, par des objets et des circonstances extérieures qui produisent en nous des effets. Et c’est là qu’entrent en scène Spinoza, sa conception de l’homme, son éthique et sa pensée politique.

Le jour où j’ai croisé pour la première fois la route de l’obsequium spinoziste, c’était au détour d’un podcast. Dans l’explication rapide de Frédéric Lordon, philosophe et économiste, les concepts fusaient : pour décrire les relations de pouvoir, il parlait de « jeu de puissance », d’« affects » et de « conatus ». Sans tout comprendre à son discours, j’y ai reconnu la question fondamentale en philosophie politique, celle qui a d’abord été formulée par La Boétie comme l’énigme de la « servitude volontaire » : pourquoi les hommes (en philosophie, il n’y a que des hommes) obéissent-ils de bon gré ? Comment expliquer que la contrainte de la loi ne soit pas contrariante ? Comment peut-on désirer se soumettre, y compris à des règles qui ne vont pas dans le sens de notre intérêt propre ? Lorsque Lordon a mentionné l’obsequium comme ce qui incarne ce qui se joue, affectivement, dans le comportement d’obéissance, je me suis dit que ce concept pouvait avoir une portée immense pour expliquer toutes sortes d’expériences ambiguës qui mêlent plaisir et contrainte, sentiment de liberté et soumission, joie et obéissance.

En quoi Spinoza est-il pertinent pour répondre au problème de l’« obéissance heureuse » ?

Mobiliser Spinoza pour penser la question de l’obéissance de bon gré, c’est se donner les moyens de comprendre un paradoxe apparent : comment pouvons-nous nous soumettre bien volontiers ? Parce que nous y avons été disposés. Parce que nous avons été affectés d’une certaine manière par l’exercice du pouvoir. Parce que l’organe dominant, la figure d’autorité, l’État ou le maitre s’est fait aimer de nous. C’est ce que permet de nommer l’obsequium de Spinoza. Il est défini dans le Traité politique comme la « volonté constante » d’agir selon la loi. Pour être efficace, il doit être sans cesse renouvelé. L’État doit donc constamment affecter les hommes de sorte qu’ils soient contents d’obéir. Chez Spinoza, les affections, autrement dit ce qui nous affecte, désignent tout ce qui nous arrive, tout ce qui entre en interaction avec notre corps, notre complexion personnelle, notre perception des choses. Les affects, eux, sont les effets de ces affections, c’est-à-dire les effets que ces affections de l’extérieur produisent en nous.

Ce modèle d’obéissance heureuse, emprunté à un auteur du XVIIe siècle pour penser un État qui dure, nous permet d’explorer ce qui se joue dans diverses expériences de notre vie. Que se passe-t-il lorsqu’on consent à la soumission ? Lorsqu’on adhère à la domination qui s’exerce sur nous ? Lorsqu’on permet à cette domination, par notre obéissance de bon gré, de se perpétuer ? C’est là l’objet de ma thèse. Je m’intéresse à la façon dont les contraintes sont perçues et ressenties, à la façon dont on obtient des individus qu’ils réalisent des comportements contraignants, attendus, voire requis, aux méthodes douces qui permettent de contraindre sans contrarier, en produisant même un sentiment de liberté chez l’individu qui obéit, à la « production du consentement ».

Cette question me parait fondamentale pour comprendre le fonctionnement des sociétés libérales. L’obsequium spinoziste, s’il ne permet pas de tout expliquer, est un outil capable de produire une nouvelle intelligence de ces vécus affectifs ambigus. Je le confronte à plusieurs points d’application possibles qui, selon moi, exemplifient ce que j’appellerais un obsequium contemporain : le nouveau management , plus ludique, horizontal et flexible que le management traditionnel, les normes de genre, qui structurent les inégalités entre les sexes non plus tant au niveau des droits, mais dans les représentations et les valeurs attribuées au « féminin » et au « masculin », et les nudges, ou petites manipulations pour « orienter » les individus vers la bonne décision (comme le font les mouches peintes au fond des urinoirs à l’aéroport d’Amsterdam).

Comment notre expérience affective est-elle la condition de reproduction des formes de domination ? C’est un problème philosophique, éthique, social et politique. Tout comme Spinoza, je ne cherche pas à louer ni à condamner, « ni rire, ni pleurer, mais comprendre ».

Auteure : Camille Chevalier

Article publié dans le cadre des dossiers  « Les doctorants parlent de leur recherche » en partenariat avec Pop’Sciences.

PPour aller plus loin

  • Spinoza et les sciences sociales, Yves Citton et Frécéric Lordon (dir.), Paris, Editions Amsterdam, 2008.
  • La soumission librement consentie, Robert-Vincent Joule, Paris, PUF, 1998.
  • On ne nait pas soumise, on le devient, Manon Garcia, Paris, Editions Climats, 2018.
  • Nudge, La méthode douce pour inspirer la bonne décision, Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein, Paris, Vuibert, 2010.

 

 

Analyse « psycho-cinématographique » : STALKER (1979) d’Andreï Tarkovski

AAnalyse « psycho-cinématographique » : STALKER (1979) d’Andreï Tarkovski

Réalisés à l’aube des années 1980, The Thing et Stalker sont deux œuvres cinématographiques stylistiquement et philosophiquement très différentes, l’une originaire de l’Amérique de Reagan et l’autre de l’Union soviétique de Brejnev. Toutes deux pourtant, en racontant les aventures d’un petit groupe d’hommes perdus dans une nature sauvage, traitent en creux de l’idée d’une catastrophe susceptible de remettre en cause la survie de l’humanité. Nous proposons de revenir sur ces deux films au moment où, dans le réel, la menace d’une fin du monde tel que nous le connaissons se fait plus concrète.

Lors de chaque séance et en lien avec ces préoccupations, une heure sera consacrée à une analyse « psycho-cinématographique » du film abordé, appuyée d’extraits de celui-ci, suivie d’une heure de débat avec le public.

Seconde séance le jeudi 30 janvier : Stalker (1979) d’Andreï Tarkovski (https://fr.wikipedia.org/wiki/Stalker_(film,_1979)

Comme dans The Thing, étudié lors de notre précédente intervention, un bouleversement extra-terrestre ou peut-être cosmique aurait eu lieu, à l’origine de la situation dans laquelle le film se déroule. Il existe désormais une « Zone » aux pouvoirs et aux dangers méconnus, que les autorités interdisent d’accès. Des guides clandestins, les « stalkers », conduisent des personnes dans la Zone, au cœur de laquelle se trouverait la « Chambre », un endroit censé exaucer le vœu le plus cher de ceux qui y parviennent. Un stalker emmène deux hommes, le Professeur et l’Écrivain. Il leur impose des règles imprévisibles et mystérieuses afin de progresser dans cet espace revenu à l’état sauvage…

  • Série : Fins du monde ? Analyses psycho-cinématographiques de films
  • Intervenants : Frédéric Jars, J.-F. Buiré
  • Lieu : TNP (salle Laurent Terzieff)
  • Horaires : 19h à 21h

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Antoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

AAntoine de Saint-Exupéry, un combattant singulier pour la liberté

Arrivé à New-York en 1940, Antoine de Saint-Exupéry souhaite profiter de sa notoriété acquise grâce au succès de Terre des hommes (traduit en anglais, Wind, Sand and Stars est « National Book Award » en 1939) pour persuader les États-Unis de renoncer à leur neutralité et d’entrer en guerre contre le nazisme. C’est aux États-Unis qu’il écrira : Pilote de guerre, la Lettre à un otage et bien sûr l’universel Le Petit Prince

C’est à partir de son épopée New-Yorkaise qu’une exposition a été réalisée et a rendu compte de l’engagement singulier d’Antoine de Saint-Exupéry pour la liberté durant la Seconde Guerre mondiale. L’exposition, qui s’est tenue de novembre 2014 à janvier 2015 à l’Université Jean Moulin Lyon 3, a permis de faire découvrir des images d’archives pour illustrer son combat et des photos actuelles des lieux où il avait coutume de se rendre : les cafés et restaurants où il écrivait jusque tard dans la nuit, chez les amis à qui il aimait lire le fruit de son travail, dans le « bocal », atelier d’un ami peintre où il côtoya le tout New York, mais aussi dans l’appartement de Greta Garbo où fut achevé Le Petit Prince, ou encore dans les studios de la NBC d’où il lança un appel pour l’union des Français, les invitant à rejoindre les forces américaines dans la guerre de libération de l’Europe.

Deux pièces fortes marquaient l’introduction de l’exposition : sa gourmette repêchée par miracle en Méditerranée en 1998 et l’édition clandestine de Pilote de guerre, publiée à Lyon en décembre 1943 par une coopérative ouvrière !

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Antoine de Saint-Exupéry

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