CERTAINS EVENEMENTS NE PEUVANT ÊTRE MAINTENUS EN PRESENTIEL SONT PROPOSES EN DISTANCIEL : MERCI DE CONSULTER LES SITES DES ORGANISATEURS

Découverte de la climatologie

DDécouverte de la climatologie

Public : Dès 7 ans.

Découvrez l’impact du changement climatique présenté par Météo-France.

 

Prévisionniste au sein du CMIR de Bron (Centre Météorologique Interrégional), Christian DAVID présente le changement climatique et ses conséquences déjà perceptibles et à venir. Cette conférence s’appuie sur des focus sur les Monts-du-Lyonnais et Lyon.

Pour plus de confort la conférence a été ré-enregistrée après la Fête de la science avec un dispositif technique adapté.

Conférence proposée et animée par Météo France.

 

Retrouvez l’enregistrement de la conférence :

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la science 2020.

Elle s’intègre à la programmation du Village des Sciences des Monts-du-Lyonnais 2020, organisé par l’association CréAct’IV Sciences.

 

CréAct’IV Sciences

Geology rocks : quand la musique rencontre les sciences de la Terre

GGeology rocks : quand la musique rencontre les sciences de la Terre

L’observatoire de Lyon vous propose une nouvelle conférence en ligne et en direct ce mardi 24 novembre à 18 h. Ivan Jovovic, docteur en géochimie organique au LGL-TPE, évoquera les liens entre géologie et musique. Une thématique pour le moins originale !

Géologie et musique, voilà un tandem bien audacieux à première vue. Et pourtant, les géologues, bien connus pour faire parler les pierres, savent aussi les faire chanter. A travers les époques, la Terre a inspiré les musiciens, depuis les premiers instruments primitifs jusqu’à ce géologue qui révolutionnera l’industrie musicale à la fin des années 90. Mais ce n’est pas tout, car la Terre est elle-même un instrument de musique d’une richesse incroyable… à défaut d’être plate, serait-elle le plus grand disque que nous connaissions ?

La conférence sera accessible en ligne via la chaîne twitch de l’observatoire.

Plus d’informations sur le site de l’observatoire

La grande éruption du Vésuve

LLa grande éruption du Vésuve

En janvier 2020, Hervé Bertrand a proposé une conférence brulante et passionnante sur la grande éruption du Vésuve, en 79, à travers les écrits de Pline le Jeune.

Volcan italien bordant la baie de Naples, cette éruption très destructrice ensevelit un certain nombre de localités de la Campanie antique, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum.

Intervenant : Hervé Bertrand, Maître de conférence Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon, Terre, Planète, Environnement – LGL-TPE

Voir ou revoir la conférence :

La grande éruption du Vésuve

Biodiversité et balade sonore

BBiodiversité et balade sonore

Public : Dès 6 ans

©Crous Lyon

À la découverte de la biodiversité sur la résidence étudiante Jussieu du Crous de Lyon.

Seul ou à plusieurs, sur place en longeant le parcours pédagogique de la résidence ou bien à distance, profitez d’une visite guidée sonore en ligne. Marchez, observez, écoutez : les oiseaux de ce coin n’auront plus de secrets pour vous.

Le Crous de Lyon vous propose cette animation à la suite d’un état des lieux de la biodiversité réalisé par l’association Horizon d’Ailes et dans le but de protéger et valoriser ses espaces verts.

 

Écoutez la balade sonore :

Cette balade sonore s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

Crous de Lyon

Patrimoine géologique : des histoires particulières racontées par les cailloux | Un article Pop’Sciences

PPatrimoine géologique : des histoires particulières racontées par les cailloux | Un article Pop’Sciences

Notion assez peu connue, celle de patrimoine géologique fait référence aux sites naturels dotés d’un intérêt géologique …ou parfois même de “curiosités géologiques” comme des traces de vie antérieures (par exemple, des empreintes de pas de dinosaures !) ou des mouvements particuliers de la Terre, dont la mémoire est gravée de façon spectaculaire dans les paysages. Pourquoi est-t-il important de protéger et valoriser ce patrimoine au-delà des sites naturels déjà recensés? Les Géoparcs en font leur cheval de bataille !

Un article rédigé par Nathaly Mermet, Docteur en Neurosciences,

journaliste scientifique & médicale, Lyon, pour Pop’Sciences – 29-10-2020

De l’échelle micro- à macroscopique, l’exploration du patrimoine géologique fait appel à toutes les disciplines des sciences géologiques qui consistent à « parler de la Terre » (du grec geo-logos, racine de la géologie) : sédimentologie, paléontologie, minéralogie, tectonique, géomorphologie, pétrologie, stratigraphie, hydrogéologie, etc. sont à la source de la collecte d’indices. Celles-ci s’inscrivent dans un champ d’exploration encore plus vaste que sont les géosciences [encart 1].  « Le travail du géologue est d’apporter les connaissances de base sur la compréhension des processus et phénomènes géologiques, et de construire le socle du savoir qui servira à l’interprétation » rappelle Clément Cazé [voir minibiographie – encadré ci-contre], chargé de projet Géoparc Beaujolais [encart 2]. Parfois dénommé « géopatrimoine », le patrimoine géologique se distingue du patrimoine naturel dans le sens où il englobe à la fois les sites naturels présentant un intérêt géologique, mais aussi les « objets » symbolisant la mémoire de la Terre : roches et minéraux, structures, indices des climats anciens et d’évolution des sols ou sous-sols et bien sûr, traces de vie (fossiles, habitats, mines…). Une subtilité pleine de sens.

 

De la protection à la valorisation : l’enjeu du juste équilibre

Fossiles Espace Pierres Folles, Saint-Jean-des-Vignes@deBeauxLentsDemains

Le caractère patrimonial, scientifique, pédagogique, historique ou autre d’un territoire peut justifier de son recensement dans le cadre d’un inventaire du patrimoine naturel. Il va alors s’agir de trouver le compromis « parfait » entre la valorisation, qui passe par la communication auprès du public, et la protection eût égard à sa fragilité. « Dès lors que des sites deviennent connus, se pose le problème de la (sur)fréquentation et de dégradations potentielles » pointe C. Cazé, soulignant que l’enjeu de l’inventaire d’un territoire est avant tout de mieux connaître pour mieux protéger. Mieux le prendre en compte dans la protection des espaces est le leitmotiv des Géoparcs. Par exemple, les empreintes fossilisées de pas de dinosaures, à l’instar de la piste d’un théropode gigantesque datant de -155 millions d’années (traces du site de Loulle, dans le Jura, et de Plagne, dans l’Ain), représentent un patrimoine fragile voué à disparaître s’il n’était pas protégé. « Dans le Beaujolais comme ailleurs, il existe des sites naturels sensibles pour la faune et la flore qu’il nous appartient d’identifier pour les préserver » insiste-t-il.

Géoparc mondial UNESCO : un nouveau label pour quoi et pour qui ?

La carrière de Glay et sa pierre calcaire de couleur dorées. Saint-Germain-Nuelles / ©Gael Fontaine

Des mal pensants pourrait imaginer que lorsque l’on n’a pas le Mont Blanc sur son territoire, il faut s’inventer une distinction ! L’idée en est loin : « Géoparc » est un réseau mondial lancé à l’échelle européenne en 2000 qui rassemble aujourd’hui 161 Géoparcs à travers 44 pays, dont 7 en France. Il convient de poser les définitions pour comprendre la différence : le statut de Parc Naturel Régional (PNR) est octroyé par l’État et les collectivités, et une charte d’engagement est signée par tous concernant le développement et l‘aménagement du territoire (par exemple, pour soutenir les agriculteurs sur les territoires ruraux). Les Parcs Nationaux concernent quant à eux des territoires protégés de l’action de l’Homme, tels les Cévennes, les Calanques de Cassis, de Marseille ou encore de Piana. Enfin, le label territorial de Géoparc est donné par l’Unesco. « Il faut déposer un dossier de candidature argumenté pour obtenir ce label, accordé pour 4 ans, et souvent les PNR sont aussi labellisés Géoparc » indique C.Cazé, soulignant que pour le Géoparc du Beaujolais, dont c’est la seule distinction, elle est précieuse [encart 2].

Des pierres aux pouvoirs magiques ?

Minéraux de Lantignié / ©Jean-Claude Fourez

Le Géoparc du Beaujolais recèle plusieurs anciennes mines dans lesquelles il est encore possible de trouver de magnifiques cristaux de fluorite et barytine, et si l’objectif des chercheurs est de faire parler les cailloux pour comprendre le patrimoine géologique, la fascination pour les pierres et minéraux mène aussi à certains fantasmes pour leur attribuer des propriétés plus ou moins exotiques. Une tendance actuelle forte dans nos sociétés en manque de repères qui ont besoin de se rattacher à la Terre et aux pierres …mais certaines croyances sont parfois bien loin de la science.

Ainsi les défenseurs de la lithothérapie racontent qu’« une pierre portée en bijou ou au creux de la main enclenche un processus de résonance vibratoire qui stimulera les minéraux dans le corps pour pallier d’éventuels dysfonctionnements organiques ! » La revendication portée est que « chaque pierre possède une vibration qui lui est propre et nous pénètre de son énergie en activant nos portes énergétiques, c’est-à-dire nos chakras ».

Qu’en pense les géologues ? Le vrai du faux avec Vincent Balter, Directeur de recherche au sein du Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre Planètes et Environnement (LGL – TPE) à l’ENS de Lyon  [voir minibiographie ci-contre]. « Une pierre est une structure cristallographique qui se répète et qui ne vibre pas si on ne l’excite pas. La lithothérapie n’a donc aucun fondement scientifique » dénonce-t-il, rappelant par ailleurs qu’il faut certaines conditions physiques, notamment un dipôle, pour créer un champs magnétique… démontant un autre argument parfois avancé. « Au laboratoire, nous sommes très rationalistes et, autant le créationnisme est un combat, car les dérives peuvent être dangereuses, autant la lithothérapie ne fait pas débat » déclare-t-il, soulignant que dans la mesure où il n’y a pas de remboursement par la sécurité sociale elle ne porte pas préjudice à la société ! La réponse scientifique est donc sans appel : sauf à avaler les cailloux et donc à absorber les minéraux dont ils sont riches (fer, manganèse, soufre, etc.) il n’y a aucune incidence sur la santé à les toucher. Nombreuses sont en revanche les pierres utilisées en joaillerie et mises en valeur dans des parures très esthétiques…

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          Encart 1

          Les géosciences : des sciences braquées sur notre planète Terre

Rassemblant toutes les disciplines de l’étude de la Terre et de son fonctionnement, les sciences géologiques, ou géosciences, couvrent 4 champs : la lithosphère (croûte terrestre), l’hydrosphère (ensemble des eaux à la surface du globe), l’atmosphère (couche d’air permettant la vie) et enfin la biosphère (faune et flore vivant sur Terre).

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          Encart 2

         Zoom sur le Géoparc du Beaujolais

« La démarche pour aller chercher le label Géoparc mondial UNESCO a quasiment démarré de zéro pour le Beaujolais, dont la géologie n’est à première vue pas visible comme dans le massif alpin, par exemple » déclare Clément Cazé, ajoutant : « Mais la géologie du Beaujolais s’exprime dans les paysages, les milieux naturels ou agricoles, elle est visible dans le patrimoine bâti des villages, et est de fait une grande composante de l’identité du territoire ».

Le Géoparc du Beaujolais répond en effet au concept de Géoparc qui repose sur la notion de patrimoine géologique au service du développement des territoires ruraux et véhicule 4 grandes valeurs que sont la protection, l’éducation, la valorisation et le travail en réseau. « Nous développons une étroite collaboration au sein des réseaux et abordons ensemble des aspects techniques de fond lors des rencontres scientifiques telles la RST (Réunion des sciences de la Terre) » précise Clément Cazé. « La reconnaissance par l’UNESCO nous apporte une certaine notoriété et nous conforte dans la démarche de mise en valeur de notre patrimoine et de nos sites géologiques » se réjouit-t-il.

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PPour aller plus loin

  • 27e édition de la Réunion des Sciences de la Terre (RST) : reportée du 18 au 22 oct. 2021 au centre de Congrès de Lyon impliquant l’Université Claude Bernard Lyon 1, le Laboratoire de géologie de Lyon, Terre, Planètes, Environnement – LGL – TPE (CNRS, ENS de Lyon, UdL, UCBL), l’ENS de Lyon et l’Université Jean Monnet Saint-Étienne – UJM.

Organisée depuis 1973 sous l’égide de la Société Géologique de France, la RST est LE congrès national bisannuel qui couvre l’ensemble des géosciences, rassemblant les acteurs du monde industriel, de l’enseignement et de la recherche. Il s’agit d’un moment de prédilection pour transmettre les résultats des dernières études, présenter les grands axes de développement et communiquer en matière de savoir-faire et d’innovation. L’occasion aussi pour les professionnels du secteur de rencontrer les spécialistes des différents domaines des géosciences, créer une dynamique d’échanges, prendre contact avec de futurs partenaires et communiquer sur les métiers et carrières des Sciences de la Terre.

EN SAVOIR PLUS

Que sait-on de la biodiversité aujourd’hui ?

QQue sait-on de la biodiversité aujourd’hui ?

Public : Dès 11 ans

Deux chercheurs, Gilles Escarguel et Bastien Boussau expliquent les causes et les conséquences de la catastrophe écologique qui s’annonce.

Environ 20.000 espèces ont déjà disparu, soit un peu plus de 1% de toutes les espèces connues. Au cours des 50 dernières années, les effectifs des populations d’animaux vertébrés ont décliné en moyenne de 68%. Aujourd’hui, l’humanité, par sa présence et ses activités, menace d’extinction à très court terme environ un demi-million d’espèces dont la perte altérera profondément et durablement le fonctionnement de la biosphère.

 

Retrouvez l’enregistrement de la conférence :

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

Elle s’intègre à la programmation de l’exposition virtuelle Espèces de climat !

 

 

BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE LYON 1

Espèces de climat !

EEspèces de climat !

Public : Dès 6 ans

La BU Lyon 1 vous propose une exposition en ligne sur les conséquences du changement climatique sur la biodiversité animale.

Explorez les contenus que les chercheurs et la BU Lyon 1 ont préparé pour vous !

Vous pourrez:

  • Plonger dans la lagune tropicale de Cerin, à 80 km de Lyon, il y a 150 millions d’années.
  • Faire un très grand retour en arrière et découvrir la faune d’Amérique du Nord et les mammifères du grand froid.
  • Suivre des insectes et découvrir leur adaptation aux nouvelles conditions climatiques.
  • Vous rendre dans les Alpes pour suivre une famille de marmottes.
  • Partir en Afrique à la rencontre des éléphants, des gnous et des lions et comprendre comment ils font face aux modifications de l’écosystème.
  • Et comprendre les conséquences des bouleversements climatiques du climat sur la faune.

 

Visitez l’exposition virtuelle !

(cliquez sur l’image ci-dessous)

Cette visite virtuelle s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE LYON 1

Géo-archéologie des risques naturels à Lyon

GGéo-archéologie des risques naturels à Lyon

Public : Dès 11 ans

Conférence sur les recherches paléoenvironnementales à Lyon.

Les Lyonnais ont toujours dû s’accommoder des caprices du climat, tels que crues, orages dévastateurs, tempêtes, canicules, grands froids… Des événements moins connus tels que les tremblements de terre et… le volcanisme (!) ont également touchés la ville.

Une conférence de 35 minutes, par Stéphane Gaillot, géo-archéologue au Service archéologique de la Ville de Lyon.

 

Retracez les événements climatiques lyonnais à travers le temps !

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

SERVICE ARCHÉOLOGIQUE DE LA VILLE DE LYON

 

Pourquoi et comment préserver la biodiversité ? Toutes les astuces pour agir à votre échelle !

PPourquoi et comment préserver la biodiversité ? Toutes les astuces pour agir à votre échelle !

Si le réchauffement climatique fait partie des enjeux cruciaux de notre décennie, il est important d’avoir conscience qu’il n’est pas le seul. Préserver la biodiversité constitue également un défi majeur de nos sociétés, que nous devons relever ENSEMBLE ! 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, petit rappel de ce qu’est la biodiversité : ce terme englobe l’ensemble des diverses espèces vivantes qui peuplent un écosystème (animaux, végétaux, microorganismes).

Dans cet article nous vous proposons de découvrir pourquoi la biodiversité est importante pour notre survie (oui oui, pour nous les humains) et comment vous pouvez, à votre échelle, participer à sa protection !

 

Pour tout savoir et passer à l’action, rendez-vous juste ici :

Pourquoi et Comment préserver la biodiversité ? | Le Guide |

La recette de la vie, une formule fascinante

LLa recette de la vie, une formule fascinante

Malgré l’intensification de la recherche de la vie ailleurs dans l’Univers, nous n’avons pour le moment pas de preuve qu’il existe d’autres formes de vie que la nôtre. Cela fait de l’apparition de la vie sur la Terre un évènement fabuleux ! Quels ont été les ingrédients qui ont permis ce prodige ?

Le vivant et la matière sont composés de briques élémentaires appelées les molécules. Cependant, dans le cas du vivant, la coopération des molécules entre-elles permet le passage d’un état inanimé à un état animé de la matière. Il existe trois grandes propriétés à cette matière animée et vivante : elle est capable de subsister seule sans l’aide d’autres êtres vivants, elle peut se multiplier et perdurer, elle ne se reproduit pas à l’identique et cette variabilité lui permet d’évoluer au fil du temps.

Dans le cadre de ma thèse, je m’intéresse tout particulièrement aux molécules qui, associées entre-elles, auraient pu constituer le premier être vivant sur Terre. On pourrait appeler cela la « formule magique de la vie ». Ces molécules devraient pouvoir assurer trois rôles primordiaux pour tout être vivant : l’isoler partiellement du milieu extérieur, lui conférer une identité et réaliser des réactions chimiques indispensables à son métabolisme.

Afin de comprendre quelles sont les molécules capables d’assurer ces rôles, l’approche la plus classique est de regarder ce qui se passe actuellement dans le vivant et, par exemple, dans des bactéries. On remarque qu’en général ce sont les lipides qui forment une capsule permettant d’isoler, au moins partiellement, l’organisme du milieu extérieur. En outre, ce sont plutôt les oligonucléotides (les polymères de nucléotides comme l’ADN ou l’ARN) qui codent une identité et les protéines qui réalisent des réactions chimiques. Néanmoins, reproduire ce qui s’est passé sur Terre il y a environ 3.9 milliards d’années ne consiste pas à assembler ces molécules issues du vivant pour insuffler la vie à la manière du monstre de Frankenstein de Mary Shelley. En effet, il faut pouvoir retrouver lesquelles de ces molécules étaient présentes sur Terre à ce moment-là et quelle combinaison a pu donner la vie.

Les geysers (© O.Grunewald) et les fumeurs (© SOI) sont des environnements que l’on retrouve toujours actuellement sur Terre (ex. : à Dallol en Éthiopie et dans le bassin de Lau dans l’archipel des Tonga, respectivement). On pense que c’est dans ces milieux que la vie pourrait être apparue sur Terre.

Pour nous aider à trouver des éléments de réponse, on analyse la composition des météorites qui ont fourni des molécules d’origine extraterrestre en grande quantité à la Terre. Cet apport correspond à l’équivalent en masse de 10 tours Eiffel par an environ à cette période ! Grâce aux données géologiques, on estime également les conditions présentes sur Terre à ce moment-là pour reproduire des réactions chimiques qui pourraient s’y être produites. Les environnements hydrothermaux comme les geysers ou les fumeurs sont, par exemple, des environnements considérés comme communs à cette époque. Ensuite, en utilisant un matériel adapté (comme un incubateur qui permet de contrôler la composition de l’atmosphère, mais également la température, dans le cas des geysers) on étudie les molécules qui y seraient synthétisées. Ces deux environnements sont de bons candidats pour l’apparition de la vie sur Terre, car de nombreuses molécules essentielles comme les lipides auraient pu y être produites. On suspecte donc que c’est à partir d’un mélange de ces molécules (lipides simples, courts oligonucléotides et petites protéines) que la vie est apparue dans l’un de ces endroits sur notre planète.

Le but de ma thèse est d’étudier l’apparition de la vie au sein des geysers. Pour cela, j’utilise un incubateur qui simule les conditions d’un véritable geyser avec des cycles alternant des hautes températures, 80°C (lors des arrivées d’eau chaude) et des températures plus basses, de 25°C. Des molécules qui auraient pu y être présentes au moment de l’apparition de la vie (lipides simples, courts oligonucléotides et petites protéines) sont associées dans ce contexte et forment un système chimique. Au fil du temps, on cherche à observer dans ce réseau, l’apparition de propriétés propres au vivant, comme la faculté de se diversifier (les molécules simples deviennent plus complexes ou plus longues) via des réactions chimiques. En modifiant les paramètres, tels que le nombre de cycles alternant les hautes et basses températures, le type de molécules ajoutées…, on cherche la « bonne recette » pour arriver à un système chimique qui pourrait devenir plus complexe. Cette étape reproduirait une étape cruciale de l’apparition de la vie sur Terre, étape qui aurait pu avoir lieu dans des conditions semblables.

Article écrit par Augustin Lopez, doctorant au Laboratoire de chimie organique 2-Glycochimie – LCO2GLYCO de l’ICBMS à l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Article publié dans le cadre des dossiers  « Les doctorants parlent de

leur recherche » en partenariat avec Pop’Sciences