PParlez-nous des… étrangers dans la Résistance (1940-1944) Cette soirée invite à aller à la rencontre des étrangers qui se sont battus en France pour la liberté.Qui étaient ces combattantes et combattants ? Quelles étaient leurs origines et leurs motivations ? Comment se construit cette définition/délimitation de l’étranger ? Des historiennes et historiens retraceront différents parcours individuels qui se sont illustrés en France et à Lyon dans la lutte contre l’oppression nazie. Seront ainsi abordés le rôle essentiel des FTP-MOI dans les opérations de sabotage et de guérilla urbaine ainsi que leur contribution à l’insurrection de Villeurbanne du 24 au 26 août 1944. La place souvent méconnue des étrangers dans les maquis sera également développée. Enfin, seront interrogés les engagements respectifs des femmes et des hommes dans cette résistance étrangère. Nouveau thème 2026-2027 du Concours national de la Résistance et de la Déportation, cette soirée s’adresse autant au grand public, aux étudiants et qu’aux enseignants.Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Scènes féministes La rencontre prend appui sur la publication récente de deux ouvrages.Le premier, Scènes théâtrales émancipatrices, n°62 de la revue Clio – Femmes, Genre, Histoire (hiver 2025) co-dirigé par Lorraine Wiss, Olivier Neveux en collaboration avec Michelle Zancarini-Fournel, aborde depuis les scènes comiques de la Grèce antique aux scènes queers d’aujourd’hui, la vie théâtrale à travers les âges et les genres. Il met l’accent sur les questions d’émancipation et la manière dont le théâtre offre des espaces et des rôles pour déjouer les normes de genre. Le second, Scènes féministes : histoire d’un théâtre militant dans les années 1970, (ENS Éditions – février 2026) écrit par Lorraine Wiss, expose une analyse des enjeux esthétiques et politiques des théâtralités féministes en France, au cours de la décennie 1970 : une histoire des pratiques spectaculaires des militantes féministes ainsi qu’une histoire féministe des metteuses en scène, des comédiennes et des compagnies de théâtre de l’époque.Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Bruits du récit dans l’Ancien Régime La parution du volume collectif Bruits du récit sous l’Ancien Régime aux éditions Garnier invite à réécouter la bande son des fictions et à prendre la mesure de la part qu’occupent les signes sonores sur la partition des fictions d’Ancien Régime.Quels perturbations et parasitages les bruits entraînent-ils ; quels suppléments de signification engendrent-ils ? Quelles scènes éventuellement spécifiques suscitent-ils et alimentent-ils ? Timbres de voix, cris ou murmures, expressions du corps passionnel ou humoral, rumeur confuse, éclats de rire, objets entrechoqués, sons de la nature, tapage, silence… : qu’enregistre la fiction d’Ancien Régime du bruissement du monde, sensible et social, de son rythme sonore ou de sa cacophonie ?Pour en savoir plus :Parlez-nous de…
DDe Vive voix #26 | Penser l’immigration et la littérature Rencontre avec Leonardo Tonus, écrivain et enseignant-chercheur brésilienDans son premier roman Antes que as palavras te esqueçam (CEPE, 2025) [Avant que les mots t’oublient], Leonardo Tonus fait dialoguer la poésie de ses livres précédents avec ses études académiques sur l’immigration dans un récit sensible qui raconte l’histoire de Jamal, un exilé afghan vivant à Berlin.Cette histoire se révèle à travers une série de lettres écrites par L., un ami de Jamal, qui, sans réponse de son interlocuteur, réfléchit sur la condition des immigrants, les guerres qui déplacent les peuples, l’amitié et les affects.Intervenant : Leonardo Tonus, écrivain brésilien et professeur des universités à la Sorbonne Nouvelle, spécialiste de la littérature brésilienne contemporaine et de ses relations avec les enjeux de l’immigration. Décoré chevalier des Arts et des Lettres et chevalier des Palmes académiques par le gouvernement français, il a déjà publié plusieurs essais et trois recueils de poèmes.Pour en savoir plus :de vive voix #26
PParlez-nous de… Livres et bibliothèques. Lieux de pouvoir, idéal menacé ? La Bibliothèque Diderot de Lyon accueille une rencontre consacrée aux numéros 662 et 663 de La Nouvelle Revue Française, dédiés aux correspondances et aux bibliothèques.Autour d’Olivia Gesbert, rédactrice en chef de la revue, de Vanessa de Senarclens et d’Etienne Kern, contributeurs, nous interrogerons le livre et la bibliothèque comme instruments de pouvoir autant que comme lieux de mémoire et de résistance. À l’heure des mutations numériques et du retour de certaines formes de censure, que deviennent ces espaces matériels et symboliques ? Comment penser leur idéal, aujourd’hui menacé ? En savoir plus ici
SSur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie L’exposition Sur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie explore la manière dont les cartes issues de la tradition cartographique occidentale ont façonné l’imaginaire de la littérature américaine anglophone, du XVIe siècle à nos jours.Des cartes coloniales aux expérimentations contemporaines, en passant par des auteurs et autrices comme Susan Fenimore Cooper ou Herman Melville, le parcours montre comment la carte peut servir à mesurer, quadriller, posséder, mais aussi à déplacer le regard et contester les récits dominants.À travers des ouvrages issus des collections patrimoniales de la bibliothèque Diderot, des reproductions de cartes anciennes et des dispositifs invitant à observer les documents de près, l’exposition explore l’expansion territoriale, le motif de la ligne droite, les cartographies maritimes, et les récits afro-américains et féministes.Pour en savoir plus, consulter le site :Bibliothèque Diderot
PParlez-nous de… La page est un miroir. Sur l’œuvre d’Elena Ferrante Les œuvres d’Elena Ferrante, publiées par un petit éditeur italien, sont traduites en 45 langues, pour plus de 15 millions de lecteurs. Un succès littéraire d’une telle ampleur est rare. S’il est difficile d’en saisir les raisons, ses textes parlent sans conteste à un public divers, des États-Unis à la Chine, en passant par l’Arabie Saoudite.Qu’est-ce qui explique l’intérêt suscité par cette œuvre ? Ferrante est-elle le fruit d’une opération commerciale précise ? Sommes-nous plutôt confrontés à un nouvel élan de la forme romanesque ? Comment accéder au travail d’un écrivain anonyme qui cache son identité depuis trente ans ? La brutalité du succès efface-t-elle la portée de tout discours critique ?Intervenante : Ilaria Moretti, docteure en philosophie, membre associé de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités – IHRIM – Université Jean Moulin Lyon 3, professeure à l’École des hautes études internationales et politiques de Lyon et chargée de cours à l’Université Jean Moulin Lyon 3.Animée par : Marie Fabre, maître de conférence en études italiennes à l’ENS de Lyon, Laboratoire Triangle.En savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) De l’Italie de la Renaissance à la France révolutionnaire en passant par l’Espagne du Siècle d’or, se construit un héritage littéraire européen où les violences sexuelles sont omniprésentes, mais où la force des personnages féminins, qui prennent la parole, et l’invention de scénarios qui déjouent les scripts dominants ouvrent la voie à l’attention au consentement des femmes et à la prise en compte de la souffrance des victimes.Lire les scènes de viol permet de déployer de nouvelles potentialités de sens et de découvrir de nouvelles dimensions dans des œuvres qu’on croyait connaître. Il s’agit à la fois d’analyser comment et pourquoi les textes donnent à voir le viol, d’interroger les réactions du public qui regarde ces scènes et de souligner le rôle joué par les interprètes, qui les ont parfois rendues invisibles.La rencontre réunit quatre chercheuses spécialistes de la littérature de la première modernité qui ont contribué à Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) – Éditions Hermann, 2025. Cet ouvrage propose de relire les œuvres du passé à partir des débats de notre temps non seulement pour mesurer leur participation à l’élaboration d’une culture du viol, mais aussi pour mettre en évidence leur pouvoir de critique et de dénonciation face à des abus qui demeurent largement tabous dans la société.En savoir plus :Parlez-nous de…
CConférence-lecture : Regards croisés entre citadins et campagnards dans le théâtre et la presse du XIXe siècle | Nuits de la Lecture Une conférence-lecture organisée dans le cadre des 10e éditions des Nuits de la lecture sur le thème « Villes et campagnes ».Des extraits de divers vaudevilles et comédies seront lus et, en parallèle, des caricatures de presse de la période seront présentées. Des éléments de contextualisation littéraire et historique seront également apportés, afin de permettre à toutes et à tous de comprendre cette confrontation des regards citadins et campagnards.Intervenants :Éléa Moreau, doctorante en littérature du XIXe siècle – Université Lumière Lyon 2 / UMR 5317 IHRIM – Université Laval, Québec – Sa thèse traite de la représentation des relations ville/campagne en littératureÉtienne Faugier, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’Études Rurales.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque Diderot
RRaconter le vivant : rencontre autour du film Planètes de Momoko Seto | Cycle Sciences en résonance Cette rencontre interdisciplinaire propose deux points de vue sur le film Planètes : celui d’un historien du cinéma et celui d’une biologiste spécialiste des plantes. Les intervenants analyseront ensemble le film du point de vue de l’écriture cinématographique et sonore, ainsi que de la biologie du monde vivant, en partant d’extraits projetés lors de la rencontre. Ils développeront une réflexion sur les représentations que nous avons du vivant et de sa diversité.Cette discussion fera suite à la projection du film Planètes dans le cadre du ciné-club Bobines de Sciences au cinéma Comoedia le mardi 13 janvier 2026 à 20h30, avant-première en présence de la réalisatrice Momoko Seto. La rencontre s’inscrit dans la programmation autour de l’exposition « Ça résonne » de la MMI.Intervenants :Martin Barnier, enseignant-chercheur à l’Université Lumière Lyon 2,Aurélie Vialette, enseignante à l’ENS de Lyon.Animée par : Olga Paris-Romaskevich, mathématicienne chargée de recherche CNRS à l’Institut Camille Jordan, et cinéphile.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque DiderotPhotogr. extraite du film Planètes, reproduite avec l’aimable autorisation de Gebeka Films