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George Sand dans la IIIe République (1870-1940)

GGeorge Sand dans la IIIe République (1870-1940)

Écrivaine féconde, figure majeure du Romantisme, George Sand a marqué son siècle. Elle s’éteint en 1876, six ans après la proclamation de la IIIe République, qui ne suscite pas chez elle le même enthousiasme que celle de 1848. Aussi, ses dernières œuvres abordent-elles l’actualité de façon biaisée : les fictions privilégient le roman historique (Nanon, Francia), l’écriture journalistique prend de la hauteur sur les sujets abordés – l’éducation, la défense de la nature – qui sont aussi au cœur des Contes d’une grand-mère, dernière grande œuvre à la fois poétique et éducative.

Dans les premiers temps de la IIIe République, le désir de consolider la cohésion nationale et républicaine rend nécessaire la constitution d’un patrimoine littéraire dans lequel George Sand trouve naturellement sa place : les éditions Calmann Lévy rendent son œuvre, dans toute sa diversité, accessible au public jusqu’en 1926, où elle entre dans le domaine public. Par la suite, une sélection s’opère, favorisant les romans champêtres désormais destinés au jeune public. Des pans entiers de l’œuvre sandienne tombent dans l’oubli, au nom de valeurs morales, idéologiques, esthétiques, qui condamnent aussi bien le romantisme que le socialisme de son auteure.

L’exposition « George Sand dans la IIIe République » se propose, à l’occasion du 150e anniversaire de la mort de l’écrivaine de revenir sur les dernières années de sa carrière et sur le devenir de son œuvre jusqu’au milieu du XXe siècle. Durant ces 70 années s’installe une réception de l’œuvre et de son autrice dont nous sommes encore largement tributaires. L’exposition puise dans les collections patrimoniales de la bibliothèque, riche notamment d’ouvrages de littérature pédagogique (manuels, revues) et de jeunesse publiés entre 1870 et 1940, qui rendent compte de la progressive scolarisation de l’œuvre de George Sand.

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Exposition George Sand

Parlez-nous de… L’économie de la violence

PParlez-nous de… L’économie de la violence

En 2024, plus d’un quart de la population mondiale a vécu un événement politique violent à proximité immédiate.

La guerre pétrifie. Elle soulève d’innombrables questions politiques, éthiques – et économiques. Car les conflits ne sont ni aléatoires, ni inéluctables. Ils prennent racine dans des facteurs multiples que cet essai se propose d’analyser : frustrations économiques, tensions identitaires, crise écologique… Mais comprendre les causes ne suffit pas, il faut aussi interroger la cyclicité des violences, mesurer leurs effets sur la scolarisation des enfants, la santé des populations, la confiance dans les institutions, et envisager les solutions afin d’y mettre fin. Comprendre les ressorts économiques de la guerre, c’est déjà choisir d’œuvrer contre sa reproduction. C’est agir pour une paix durable. Un essai nécessaire et rigoureux sur l’économie de la violence, mêlant travaux de recherche les plus récents et observation des conflits de notre temps.

À travers son ouvrage L’Économie de la violence, publié le 1er octobre 2025 aux éditions Les Léonides, Mathieu Couttenier propose un éclairage concret et des outils de lecture pour mieux comprendre les conflits dans le monde et leurs enjeux économiques.

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Écrire une histoire environnementale de la France contemporaine. De la Révolution à nos jours

ÉÉcrire une histoire environnementale de la France contemporaine. De la Révolution à nos jours

La 4e édition du « Printemps de l’histoire environnementale » organisée par le Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire Environnementale (Le RUCHE) se déroulera du 27 avril au 12 juin 2026.

En 2025-2026, un collectif d’autrices et d’auteurs a publié, en trois volumes, la première grande synthèse d’histoire environnementale de la France de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.Cette table-ronde sera l’occasion de présenter les méthodes de l’histoire environnementale et comment on peut relire certains épisodes ou phénomènes marquants de l’histoire de France à l’aune de l’étude des relations entre les sociétés et leurs milieux.

Rencontre avec trois historien·nes qui ont contribué à cette série :

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Histoire environnementale

Parlez-nous de… Nos paroles empêchées

PParlez-nous de… Nos paroles empêchées

Nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées atteintes de troubles neurologiques, individus porteurs d’un handicap… nombreux sont ceux pour qui parler ou être entendu ne va pas de soi. En réalité, chacun de nous se heurte aux limites du langage.

Traduire sa pensée en termes clairs, savoir écouter l’autre, le comprendre au-delà d’un niveau de langue ou d’une élocution inhabituelle : nous travaillons tous à nous faire entendre, constamment, à chaque interaction. Comme le rappelle Anne-Lyse Chabert : « la parole est toujours ambiguë ; deux interlocuteurs ne coïncident jamais. »

Cet outil précieux qu’est la parole demeure pourtant l’un des fondements de notre fragile humanité. Lorsqu’elle est entravée, refusée ou empêchée, l’échange devient aisément le lieu du malentendu, voire du conflit. L’absence de dialogue nous renvoie à notre solitude intérieure, voire au solipsisme et à l’obscurantisme. Car que ce soit au travail, dans la vie politique ou au sein de la sphère intime, l’autre est à la fois le miroir de notre humanité et une porte d’entrée vers des mondes uniques et des ressources irremplaçables.
Dès lors, comment exister dans le monde quand on ne peut pas parler ? Comment s’exprimer, partager ses idées, faire valoir son opinion ? Dans le fond, comment persévérer dans notre quête d’humanité, lorsque notre parole est empêchée ? Et si cet empêchement, loin d’être un obstacle, révélait un trésor caché ?

À l’occasion de la parution du livre Nos Paroles Empêchées (Éditions de l’Aube, 2026) co-écrit par les philosophes, Gabrielle Halpern et Anne-Lyse Chabert, cette dernière évoquera le sujet à la Parenthèse et échangera avec le public.

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Parlez nous de…

Ill. La Tour de Babel de Pieter Brueghel l’Ancien, 1563. (Domaine public

Parlez-nous des… étrangers dans la Résistance (1940-1944)

PParlez-nous des… étrangers dans la Résistance (1940-1944)

Cette soirée invite à aller à la rencontre des étrangers qui se sont battus en France pour la liberté.

Qui étaient ces combattantes et combattants ? Quelles étaient leurs origines et leurs motivations ? Comment se construit cette définition/délimitation de l’étranger ? Des historiennes et historiens retraceront différents parcours individuels qui se sont illustrés en France et à Lyon dans la lutte contre l’oppression nazie. Seront ainsi abordés le rôle essentiel des FTP-MOI dans les opérations de sabotage et de guérilla urbaine ainsi que leur contribution à l’insurrection de Villeurbanne du 24 au 26 août 1944. La place souvent méconnue des étrangers dans les maquis sera également développée. Enfin, seront interrogés les engagements respectifs des femmes et des hommes dans cette résistance étrangère. Nouveau thème 2026-2027 du Concours national de la Résistance et de la Déportation, cette soirée s’adresse autant au grand public, aux étudiants et qu’aux enseignants.

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Parlez-nous de… Scènes féministes

PParlez-nous de… Scènes féministes

La rencontre prend appui sur la publication récente de deux ouvrages.

Le premier, Scènes théâtrales émancipatrices, n°62 de la revue Clio – Femmes, Genre, Histoire (hiver 2025) co-dirigé par Lorraine Wiss, Olivier Neveux en collaboration avec Michelle Zancarini-Fournel, aborde depuis les scènes comiques de la Grèce antique aux scènes queers d’aujourd’hui, la vie théâtrale à travers les âges et les genres. Il met l’accent sur les questions d’émancipation et la manière dont le théâtre offre des espaces et des rôles pour déjouer les normes de genre. Le second, Scènes féministes : histoire d’un théâtre militant dans les années 1970, (ENS Éditions – février 2026) écrit par Lorraine Wiss, expose une analyse des enjeux esthétiques et politiques des théâtralités féministes en France, au cours de la décennie 1970 : une histoire des pratiques spectaculaires des militantes féministes ainsi qu’une histoire féministe des metteuses en scène, des comédiennes et des compagnies de théâtre de l’époque.

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Parlez-nous de… Bruits du récit dans l’Ancien Régime

PParlez-nous de… Bruits du récit dans l’Ancien Régime

La parution du volume collectif Bruits du récit sous l’Ancien Régime aux éditions Garnier invite à réécouter la bande son des fictions et à prendre la mesure de la part qu’occupent les signes sonores sur la partition des fictions d’Ancien Régime.

Quels perturbations et parasitages les bruits entraînent-ils ; quels suppléments de signification engendrent-ils ? Quelles scènes éventuellement spécifiques suscitent-ils et alimentent-ils ? Timbres de voix, cris ou murmures, expressions du corps passionnel ou humoral, rumeur confuse, éclats de rire, objets entrechoqués, sons de la nature, tapage, silence… : qu’enregistre la fiction d’Ancien Régime du bruissement du monde, sensible et social, de son rythme sonore ou de sa cacophonie ?

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De Vive voix #26 | Penser l’immigration et la littérature

DDe Vive voix #26 | Penser l’immigration et la littérature

Rencontre avec Leonardo Tonus, écrivain et enseignant-chercheur brésilien

Dans son premier roman Antes que as palavras te esqueçam (CEPE, 2025) [Avant que les mots t’oublient], Leonardo Tonus fait dialoguer la poésie de ses livres précédents avec ses études académiques sur l’immigration dans un récit sensible qui raconte l’histoire de Jamal, un exilé afghan vivant à Berlin.

Cette histoire se révèle à travers une série de lettres écrites par L., un ami de Jamal, qui, sans réponse de son interlocuteur, réfléchit sur la condition des immigrants, les guerres qui déplacent les peuples, l’amitié et les affects.

Intervenant : Leonardo Tonus, écrivain brésilien et professeur des universités à la Sorbonne Nouvelle, spécialiste de la littérature brésilienne contemporaine et de ses relations avec les enjeux de l’immigration. Décoré chevalier des Arts et des Lettres et chevalier des Palmes académiques par le gouvernement français, il a déjà publié plusieurs essais et trois recueils de poèmes.

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de vive voix #26

Parlez-nous de… Livres et bibliothèques. Lieux de pouvoir, idéal menacé ?

PParlez-nous de… Livres et bibliothèques. Lieux de pouvoir, idéal menacé ?

La Bibliothèque Diderot de Lyon accueille une rencontre consacrée aux numéros 662 et 663 de La Nouvelle Revue Française, dédiés aux correspondances et aux bibliothèques.

Autour d’Olivia Gesbert, rédactrice en chef de la revue, de Vanessa de Senarclens et d’Etienne Kern, contributeurs, nous interrogerons le livre et la bibliothèque comme instruments de pouvoir autant que comme lieux de mémoire et de résistance. À l’heure des mutations numériques et du retour de certaines formes de censure, que deviennent ces espaces matériels et symboliques ? Comment penser leur idéal, aujourd’hui menacé ?

 

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Sur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie

SSur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie

L’exposition Sur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie explore la manière dont les cartes issues de la tradition cartographique occidentale ont façonné l’imaginaire de la littérature américaine anglophone, du XVIe siècle à nos jours.

Des cartes coloniales aux expérimentations contemporaines, en passant par des auteurs et autrices comme Susan Fenimore Cooper ou Herman Melville, le parcours montre comment la carte peut servir à mesurer, quadriller, posséder, mais aussi à déplacer le regard et contester les récits dominants.

À travers des ouvrages issus des collections patrimoniales de la bibliothèque Diderot, des reproductions de cartes anciennes et des dispositifs invitant à observer les documents de près, l’exposition explore l’expansion territoriale, le motif de la ligne droite, les cartographies maritimes, et les récits afro-américains et féministes.

Pour en savoir plus, consulter le site :

Bibliothèque Diderot