PParlez-nous de… Livres et bibliothèques. Lieux de pouvoir, idéal menacé ? La Bibliothèque Diderot de Lyon accueille une rencontre consacrée aux numéros 662 et 663 de La Nouvelle Revue Française, dédiés aux correspondances et aux bibliothèques.Autour d’Olivia Gesbert, rédactrice en chef de la revue, de Vanessa de Senarclens et d’Etienne Kern, contributeurs, nous interrogerons le livre et la bibliothèque comme instruments de pouvoir autant que comme lieux de mémoire et de résistance. À l’heure des mutations numériques et du retour de certaines formes de censure, que deviennent ces espaces matériels et symboliques ? Comment penser leur idéal, aujourd’hui menacé ? En savoir plus ici
SSur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie L’exposition Sur les traces des cartes. Littérature américaine et cartographie explore la manière dont les cartes issues de la tradition cartographique occidentale ont façonné l’imaginaire de la littérature américaine anglophone, du XVIe siècle à nos jours.Des cartes coloniales aux expérimentations contemporaines, en passant par des auteurs et autrices comme Susan Fenimore Cooper ou Herman Melville, le parcours montre comment la carte peut servir à mesurer, quadriller, posséder, mais aussi à déplacer le regard et contester les récits dominants.À travers des ouvrages issus des collections patrimoniales de la bibliothèque Diderot, des reproductions de cartes anciennes et des dispositifs invitant à observer les documents de près, l’exposition explore l’expansion territoriale, le motif de la ligne droite, les cartographies maritimes, et les récits afro-américains et féministes.Pour en savoir plus, consulter le site :Bibliothèque Diderot
PParlez-nous de… La page est un miroir. Sur l’œuvre d’Elena Ferrante Les œuvres d’Elena Ferrante, publiées par un petit éditeur italien, sont traduites en 45 langues, pour plus de 15 millions de lecteurs. Un succès littéraire d’une telle ampleur est rare. S’il est difficile d’en saisir les raisons, ses textes parlent sans conteste à un public divers, des États-Unis à la Chine, en passant par l’Arabie Saoudite.Qu’est-ce qui explique l’intérêt suscité par cette œuvre ? Ferrante est-elle le fruit d’une opération commerciale précise ? Sommes-nous plutôt confrontés à un nouvel élan de la forme romanesque ? Comment accéder au travail d’un écrivain anonyme qui cache son identité depuis trente ans ? La brutalité du succès efface-t-elle la portée de tout discours critique ?Intervenante : Ilaria Moretti, docteure en philosophie, membre associé de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités – IHRIM – Université Jean Moulin Lyon 3, professeure à l’École des hautes études internationales et politiques de Lyon et chargée de cours à l’Université Jean Moulin Lyon 3.Animée par : Marie Fabre, maître de conférence en études italiennes à l’ENS de Lyon, Laboratoire Triangle.En savoir plus :Parlez-nous de…
PParlez-nous de… Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) De l’Italie de la Renaissance à la France révolutionnaire en passant par l’Espagne du Siècle d’or, se construit un héritage littéraire européen où les violences sexuelles sont omniprésentes, mais où la force des personnages féminins, qui prennent la parole, et l’invention de scénarios qui déjouent les scripts dominants ouvrent la voie à l’attention au consentement des femmes et à la prise en compte de la souffrance des victimes.Lire les scènes de viol permet de déployer de nouvelles potentialités de sens et de découvrir de nouvelles dimensions dans des œuvres qu’on croyait connaître. Il s’agit à la fois d’analyser comment et pourquoi les textes donnent à voir le viol, d’interroger les réactions du public qui regarde ces scènes et de souligner le rôle joué par les interprètes, qui les ont parfois rendues invisibles.La rencontre réunit quatre chercheuses spécialistes de la littérature de la première modernité qui ont contribué à Scènes de viol dans les littératures européennes (XVIe-XVIIIe siècles) – Éditions Hermann, 2025. Cet ouvrage propose de relire les œuvres du passé à partir des débats de notre temps non seulement pour mesurer leur participation à l’élaboration d’une culture du viol, mais aussi pour mettre en évidence leur pouvoir de critique et de dénonciation face à des abus qui demeurent largement tabous dans la société.En savoir plus :Parlez-nous de…
CConférence-lecture : Regards croisés entre citadins et campagnards dans le théâtre et la presse du XIXe siècle | Nuits de la Lecture Une conférence-lecture organisée dans le cadre des 10e éditions des Nuits de la lecture sur le thème « Villes et campagnes ».Des extraits de divers vaudevilles et comédies seront lus et, en parallèle, des caricatures de presse de la période seront présentées. Des éléments de contextualisation littéraire et historique seront également apportés, afin de permettre à toutes et à tous de comprendre cette confrontation des regards citadins et campagnards.Intervenants :Éléa Moreau, doctorante en littérature du XIXe siècle – Université Lumière Lyon 2 / UMR 5317 IHRIM – Université Laval, Québec – Sa thèse traite de la représentation des relations ville/campagne en littératureÉtienne Faugier, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’Études Rurales.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque Diderot
RRaconter le vivant : rencontre autour du film Planètes de Momoko Seto | Cycle Sciences en résonance Cette rencontre interdisciplinaire propose deux points de vue sur le film Planètes : celui d’un historien du cinéma et celui d’une biologiste spécialiste des plantes. Les intervenants analyseront ensemble le film du point de vue de l’écriture cinématographique et sonore, ainsi que de la biologie du monde vivant, en partant d’extraits projetés lors de la rencontre. Ils développeront une réflexion sur les représentations que nous avons du vivant et de sa diversité.Cette discussion fera suite à la projection du film Planètes dans le cadre du ciné-club Bobines de Sciences au cinéma Comoedia le mardi 13 janvier 2026 à 20h30, avant-première en présence de la réalisatrice Momoko Seto. La rencontre s’inscrit dans la programmation autour de l’exposition « Ça résonne » de la MMI.Intervenants :Martin Barnier, enseignant-chercheur à l’Université Lumière Lyon 2,Aurélie Vialette, enseignante à l’ENS de Lyon.Animée par : Olga Paris-Romaskevich, mathématicienne chargée de recherche CNRS à l’Institut Camille Jordan, et cinéphile.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque DiderotPhotogr. extraite du film Planètes, reproduite avec l’aimable autorisation de Gebeka Films
FFais-moi peur… Si tu peux ! | Mini-exposition Avoir la chair de poule ? Trembler comme une feuille ? Végétaux comme animaux déploient de nombreux mécanismes ingénieux pour faire peur et il existe tout autant de stratégies pour faire face à la peur.Au travers de cette mini-exposition, réalisée par des étudiants de seconde année du Master Biosciences, vous découvrirez des objets biologiques, issus des collections du Département de Biologie et des ouvrages du fonds ancien de la Bibliothèque Diderot de Lyon… qui vous feront peut-être frissonner !Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque Diderot
DDe vive voix #24 | Nara Vidal Pur est un roman historique saisissant qui dénonce le racisme des années 1930 à travers une écriture poétique et expérimentale qui dialogue avec les formes théâtrales.L’autrice, Nara Vidal, viendra nous en parler à l’occasion d’une rencontre à la Bibliothèque Diderot.Intervenante : Nara Vidal, écrivaine, éditrice et traductrice brésilienne, lauréate des prix APCA, Oceanos et finaliste des prix Jabuti et São Paulo, les plus prestigieux prix littéraires au Brésil.Rencontre animée par : Bruno Anselmi Matangrano, maître de langue de Portugais à l’ENS de LyonPour plus d’informations :De vive voixcrédit photogr. : Raquel Sol et Leo Melo, reproduit avec l’aimable autorisation de Nara Vidal.
DDe vive voix #25 | Hortense Raynal Rencontre et lecture avec l’écrivaine Hortense Raynal autour de son livre de poésie Bouche-fumier (2024, Éditions Cambourakis, 2025 pour la version poche) qui explore ce que c’est que d’être poétesse en 2025, d’adopter cette position-là dans le monde contemporain.Son travail littéraire explore la saturation de la langue, la polyphonie de la pensée, elle cherche une syntaxe impressionniste en creusant la matière organique (terre, foin, fumier) sans que son œuvre ne s’y résume tant elle va chercher toujours ailleurs.Intervenante : Hortense Raynal, écrivaine poétesse et performeuse. Son premier recueil, Ruralités, paraît en 2021 aux Carnets du Dessert de Lune. Son deuxième livre, Nous sommes des marécages, paraît en 2023 chez Maëlstrom, dans la collection Rootleg. Son troisième livre, Bouche-fumier, est paru en 2024 aux éditions Cambourakis, collection Sorcières. Il fait partie de la première sélection du Grand Prix SGDL Poésie 2025 et sort en poche à la rentrée littéraire de septembre. Abandons paraît en 2025 aux éditions de La Crypte.Rencontre animée par :Nathan Gilquin, doctorant en lettres, Université Lumière Lyon 2 – Laboratoire Passages XX-XXI ;Marie-Apolline Joulié, doctorante en lettres, ENS de Lyon au Centre d’études et de recherches comparées sur la création – CERCC ;Lila Marchant, doctorante en lettres, ENS de Lyon à l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités – IHRIM.Pour en savoir plus, consultez le site :Bibliothèque Diderot
LLa troisième voie du vivant | Cycle « Sciences en résonance » Compétitivité débridée, flux tendu, agriculture de précision, smart cities… Paradoxalement, l’âge de l’optimisation, de la performance et du contrôle rend notre monde toujours plus fluctuant : méga-feux, dérive sécuritaire, guerre mondialisée. En s’inspirant des êtres vivants, nous pourrions apprendre une autre façon d’habiter la Terre.Alors que les sociétés humaines modernes ont mis l’accent sur l’efficacité et l’efficience au service du confort individuel, la vie se construit plutôt sur les vulnérabilités, les lenteurs, les incohérences… c’est-à-dire des contre-performances, au service de la robustesse du groupe. Un contre-programme ?Croisant biologie et économie, vivant et société, cette rencontre sera l’occasion d’interroger le modèle dominant de performance et d’optimisation.Pour en savoir plus, consulter le site :Bibliothèque Diderot