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Wicca, religion des sorcières

WWicca, religion des sorcières

Pendant des siècles, l’accusation de sorcellerie a servi à exclure ceux dont la marginalité mettait en danger les conceptions dominantes, en particulier les femmes. Mais de plus en plus, ce qualificatif prend une dimension positive, et n’est plus apposé péjorativement, mais revendiqué comme un signe de liberté et de prise de pouvoir des femmes.

Le mouvement religieux néo-païen Wicca, dont les adeptes se revendiquent sorciers, est symptomatique de cette évolution depuis sa naissance dans les cercles occultistes jusqu’à son influence actuelle sur la culture mainstream.

Dans les années 60, en Angleterre, la Wicca reste encore largement cantonnée aux cercles ésotériques et néo païens. Mais au cours de la décennie suivante, dans le bouillonnement social et intellectuel qui agite la société américaine, elle va rencontrer, dans les cercles féministes notamment, un terrain de développement très favorable. Ses adeptes marqueront de leur empreinte la pensée féministe américaine, qui modifiera en retour profondément le mouvement.

Lire l’article sur l’influx, le magazine qui agite les neurones

Rachel Carson, mère de l’écologie

RRachel Carson, mère de l’écologie

Avant de devenir, aux yeux de tous, une des théoriciennes de l’écologie aux États-Unis, Rachel Carson a été une biologiste marine reconnue. Cette notoriété lui a permis de populariser auprès du grand public les questions environnementales liées aux mers et aux océans.

L’œuvre de Rachel Carson s’inscrit dans une histoire singulière de l’environnement aux États-Unis. Marqué par les écrits naturalistes de Jean-Jacques Audubon et la philosophie de Henry David Thoreau, ce pays a inventé au XIXème siècle les parcs naturels. Mais il est également un de ceux où l’industrialisation et l’élevage intensif ont fait des ravages. En s’immisçant dans cette longue généalogie du regard américain sur la nature, Rachel Carson participe activement à la démocratisation de l’écologie.

Rachel Carson est considérée comme l’une des premières lanceuses d’alerte, un fait remarquable dans l’univers très masculin qu’est la science. En cela, elle s’inscrit dans le courant de pensée de l’éco-féminisme, qui théorise que la destruction de la nature aurait pu être évité si les femmes avaient été davantage au pouvoir ces dernières décennies.

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Dix choses que vous avez toujours voulu savoir sur Wikipédia et son monde | ANNULE

DDix choses que vous avez toujours voulu savoir sur Wikipédia et son monde | ANNULE

©Wikipedia

Wikipédia est devenu incontournable sur Internet. La raison ? Ce site apparaît (presque) toujours dans les premiers résultats de recherche Google. Comment cela se fait-il ?

Est-il financé par les GAFAM et Bill Gates dans le but de récolter des données sur nous ? Il paraît qu’il s’agit d’un projet libre et collaboratif, mais qui est vraiment aux manettes de ce site aux prétentions encyclopédiques ? Des reptiliens franc-maçons omniscients ? A-t-il été conçu dans le triple objectif de ruiner les éditeurs d’encyclopédies, d’envenimer les repas de famille et de rendre dépressifs les profs ? Sauveur de parties de Trivial Pursuit et d’exposés à préparer pour hier, on adore ou on déteste Wikipédia, mais on y est rarement indifférent.

En dix points et une conférence un peu rock’n’roll, tout (ou presque) vous sera dit sur les dessous de ce projet emblématique du « numérique libre ».

En savoir plus :

BM de Lyon

 

Ma thèse en un clin d’œil

MMa thèse en un clin d’œil

Pollution sonore et invasions biologiques : réponses multi-échelles des communautés aquatiques aux stress multiples. Dynamique structurale de l’interaction laser ultrabref-solide à l’échelle atomique par des méthodes ab initio… Ouf ! Quand on prépare une thèse, il est parfois difficile d’expliquer son sujet tant il est pointu et spécialisé.

Si ces énoncés ne vous évoquent rien (et cela est bien normal), alors venez à la rencontre de leurs auteures, Emilie Rojas et Leïla Ben Mahfoud. Doctorantes à Lyon et Saint-Étienne, elles ont relevé le défi, chacune à leur manière, d’expliquer leurs travaux de recherche tout en captivant le public. L’une a travaillé avec un auteur et un dessinateur pour adapter son sujet en bande dessinée. La seconde a participé au concours « Ma thèse en 180 secondes ».

Elles viendront nous parler de leur parcours et de leur intérêt pour la vulgarisation des sciences.

A l’issue de la rencontre, des exemplaires de la bande dessinée Sciences en bulles, édité par le SNE, seront distribués aux participants inscrits.

Un événement organisé dans le cadre de la Fête de la Science 2020

Les sciences participatives au secours de la biodiversité

LLes sciences participatives au secours de la biodiversité

Conférence dans le cadre de la Fête de la science 2020.

Les pratiques d’observation de la nature et de signalement des espèces sont en plein essor : que sont-elles ? qu’apportent-elles aux scientifiques ?

La nature observée par les sciences dites participatives est avant tout une nature ordinaire, celle que nous pouvons observer de notre jardin ou de notre fenêtre. Et c’est peut-être pourquoi les sciences participatives, qui peuvent venir au secours de la biodiversité, bénéficient d’une popularité accrue. Ces pratiques d’observation et de signalement d’espèces sont adoptées par des personnes « amateurs », dont ce n’est pas la profession. Elles étaient 53 000 en en 2017. Quelles sont les vertus de ces pratiques citoyennes qui font collaborer sciences et société ? Qui sont les contributeurs ? En quoi ces pratiques associent-elles robustesse des données et engouement du promeneur en pleine nature, dans ce qui reste un loisir mais sert la connaissance ?

Une conférence animée par le sociologue Florian Charvolin, spécialiste des politiques publiques d’environnement. Se consacrant plus particulièrement à la sociologie des sciences naturalistes, il a publié en 2019 aux éditions Rue d’Ulm Les sciences participatives au secours de la biodiversité : une approche sociologique.

 

Tony Garnier… Et maintenant ? | Collections & Patrimoine

TTony Garnier… Et maintenant ? | Collections & Patrimoine

En 1918, l’architecte Tony Garnier publie l’ouvrage La cité industrielle qui influencera plusieurs générations de concepteurs dans le monde entier. Il y projette une ville moderne où tous les équipements collectifs nécessaires à la vie d’une grande agglomération sont mis en place, jetant ainsi les bases de l’urbanisme contemporain. Mais il n’est pas seulement un concepteur, il est aussi un bâtisseur.

Ses principes de La cité industrielle sont testés, avant et après la Première Guerre mondiale, à Lyon. La production de cet architecte y est presque exclusivement concentrée, encouragée par le maire de l’époque, Édouard Herriot.

Cette exposition veut favoriser une prise de conscience plus forte de la valeur de ce patrimoine architectural et urbain, qui pourrait faire la fierté de la ville à l’image de celui d’Auguste Perret au Havre ou de Gaudi à Barcelone. Même s’il est partiellement protégé, il s’agit de lutter contre tout risque d’effacement, urbain comme symbolique. Ce travail photographique propose donc un regard contemporain de l’œuvre bâtie de Tony Garnier à Lyon. Il met en valeur à la fois sa beauté et sa fragilité, ainsi que son actualité du point de vue des propositions architecturales et urbanistiques.

Auteure : les photographies présentées sont issues du fonds réalisé par Anne-Sophie Clémençon, historienne des formes urbaines et de l’architecture, chercheure-photographe à l’Université de Lyon. Elle est associée au Laboratoire Environnement Ville Société (CNRS, ENS de Lyon), après avoir été chercheure au CNRS à l’École normale supérieure de Lyon. Depuis la fin des années 1970, elle documente les transformations urbaines de l’agglomération lyonnaise et, plus généralement, la culture architecturale et urbaine de nombreuses métropoles, constituant un fonds de plusieurs milliers d’images argentiques puis numériques. Elle a toujours associé à son activité de chercheure la photographie, qu’elle considère comme un langage indispensable pour comprendre et percevoir de manière sensible l’architecture.

Inauguration, table ronde et visites guidées à partir de septembre 2020.

Voir l’exposition en ligne :

Tony Garnier… Et maintenant !

Sommes-nous prêts pour la fin du monde ? Enquête sur le survivalisme

SSommes-nous prêts pour la fin du monde ? Enquête sur le survivalisme

Réchauffement climatique, effondrement, invasion zombie, pandémie, tsunami géant, accident nucléaire ou black-out généralisé… Parce que les désastres à venir sont aussi nombreux qu’inéluctables, des individus se préparent. Ils entassent des réserves de nourriture, construisent des abris, achètent des armes et s’exercent à la survie en milieu sauvage. Du cinéma à la téléréalité, les industries culturelles se sont emparées du survivalisme, le propageant comme un virus à la culture mainstream, tandis qu’une véritable économie internationale se met en place.

Qui sont les survivalistes ? Quelles sont leurs motivations ? Sont-ils des individus lucides et prévoyants ou de nouveaux fanatiques de l’Apocalypse ?

Bertrand Vidal décryptera pour nous ce phénomène qui s’amplifie de jour en jour.

En savoir plus :

BM  Part-Dieu

Des milliards de miroirs

DDes milliards de miroirs

Rencontre avec Robin Cousin, pour sa BD Des milliards de miroirs – Éditions FLBLB

Dans sa bande dessinée Des milliards de miroirs , Robin Cousin dessine un monde hanté par la peur de l’effondrement. Un monde proche du nôtre, avec à peine quelques années d’avance, et où la « fin » a en réalité déjà commencé : il y fait chaud en permanence, les dernières espèces animales survivent encagées dans une réserve zoologique, la consommation d’insectes est désormais omniprésente pour limiter la production de viande, dans un dernier sursaut écologique… Jusqu’au jour où la découverte d’une planète présentant des lumières semblables à celles des villes terrestres bouleverse tout le monde.

Faut-il entrer en contact avec cette civilisation extraterrestre ou au contraire éviter absolument d’attirer son attention ? Son existence permettra t-elle à l’humanité de survivre ou bien signera-t-elle sa fin ? Faut-il privilégier la sauvegarde de la vie sur Terre ou s’empresser d’aller coloniser ce nouveau monde ?

Robin Cousin viendra parler de la genèse de cette bande dessinée où se mêlent subtilement science-fiction et étude de notre société actuelle.

Animée par : Cléo Schweyer, journaliste sciences-société,

La rencontre sera sera suivie d’une séance de dédicace.

En savoir plus :

BM Part Dieu

L’Anthropocène ou l’ère de toutes les crises

LL’Anthropocène ou l’ère de toutes les crises

Comment une seule espèce, l’Homme, a provoqué une crise écologique sans précédent et fait entrer la planète Terre dans l’ère de l’Anthropocène ?

L’Anthropocène est une notion récente qui désigne une nouvelle époque géologique, qui a débuté vers 1750-1800 au moment de la Révolution industrielle. Cette époque est caractérisée par un impact sans précédent des activités humaines sur les écosystèmes.

Pour Michel Magny, l’Anthropocène ne désigne pas seulement une crise de la nature comme dans l’interprétation qui en est habituellement donnée, mais aussi une crise de l’Homme, les deux crises puisant aux mêmes racines dans une interaction continue entre nature et sociétés. Si la catastrophe n’a pas déjà eu lieu, elle est en train de survenir : l’évolution du climat et l’effondrement de la biodiversité en sont les signes annonciateurs.

Face à cette crise écologique autant qu’humaine et sociétale, il est largement temps de s’interroger sur le type de société que l’on voudrait voir se développer à l’avenir.

Intervenant :

En savoir plus :

BM Part Dieu

Le bio : un elixir qui change tout en vert ?

LLe bio : un elixir qui change tout en vert ?

©bm Lyon

La carotte bio vendue sous film plastique est-elle équitable, durable, responsable ? Ce produit est-il garant du respect des sols, de la biodiversité et du travail de l’agriculteur? Est-il solidaire, collaboratif ? Le bio industriel, paroxysme de la consommation verte, peut-il rester fidèle à ses valeurs d’origine ?

 

 

Frédéric Denhez et Boris Tavernier ont apporté des éléments de réponse à ces questions lors d’une conférence qui a eu lieu le 22 mai 2019 à la Bibliothèque municipale de Lyon-Part Dieu.

Conférence donnée dans le cadre du Prix du livre environnement 2019.

Intervenants :

  • Frédéric Denhez, ingénieur écologue de formation, écrivain et journaliste, spécialiste des questions environnementales
  • Boris Tavernier, chargé de projet de l’association Vrac (favorise l’accès du plus grand nombre à des produits de qualité issus de l’agriculture biologique et équitable à des prix accessibles)

Voir ou écouter la conférence