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La cité face aux algorithmes : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes ?

LLa cité face aux algorithmes : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes ?

A l’heure des smart cities (« villes intelligentes ») où l’algorithme remplace progressivement les décisions humaines, quelle sont les enjeux pour la démocratie locale ?

La fabrique et la gestion des villes sont aujourd’hui confrontées, comme de nombreuses autres activités, au remplacement de décisions humaines par des décisions algorithmiques. Le problème, concernant la cité, est que la substitution n’est pas seulement technique et professionnelle : elle est aussi politique. Elle ne touche pas que les métiers et les emplois ; elle affecte la capacité des responsables locaux et des citoyens à penser et à porter des projets de société.

Une confrontation majeure est donc engagée entre la cité politique, matrice historique des démocraties occidentales, et la ville-service numérisée proposée par les géants de l’économie numérique que sont Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) et les milliers de start-up qui gravitent autour de ces entreprises. Celles-ci ont un objectif commun : prendre des positions dominantes sur les marchés urbains (logement, transports, services municipaux) qui constituent plus du tiers des dépenses des ménages. A travers l’exemple des smart cities et de la démocratie locale, Jean Haëntjens pose la question du rôle et de l’influence des GAFA dans la Cité.

Rencontre avec : Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, auteur de « Comment les les géants du numérique veulent gouverner nos villes » (Editions rue de l’échiquier). Cette soirée s’inscrit dans le cycle Penser critique : « Demain l’humain, une nouvelle odyssée de l’espèce »

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Nous, futurs humains modifiés… (avec nos espoirs et nos craintes)

NNous, futurs humains modifiés… (avec nos espoirs et nos craintes)

Pour le premier rendez-vous de cette nouvelle saison de Penser Critique, la bibliothèque reçoit Jérôme Goffette, philosophe des sciences et du corps.

Transhumanisme et humanité augmentée font désormais partie de notre vocabulaire. Les images high tech des magazines nous présentent un futur propre, efficace et merveilleux. Derrière ces images se trouvent pourtant des situations plus complexes comme tous ceux qui utilisent un outil, une prothèse ou un médicament peuvent s’en douter. Modifier, c’est toujours à la fois espérer des effets positifs et prendre le risque d’effets négatifs. C’est toujours, aussi, faire l’expérience d’une nouvelle façon d’être et de vivre. Quand il s’agit de modifier notre corps et nos capacités, ces modifications retentissent intimement en nous et provoquent des résonances familiales, professionnelles et sociétales. Par petites touches ou modifications radicales, notre condition humaine s’ouvre à des perspectives auxquelles il nous faut réfléchir.

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Quand les mathématiques nous content des histoires | #FDS2018

QQuand les mathématiques nous content des histoires | #FDS2018

Quand la mathématicienne Olga Paris-Romaskevich observe le carrelage de sa salle de bain, elle se dit qu’il serait bien temps de faire le ménage… Mais lui viennent aussi à l’esprit les pavages périodiques du plan, le théorème de Pythagore, les billards mathématiques, la courbure de Gauss, ou encore les théorèmes de Maryam Mirzakhani. Autant de concepts et d’outils mathématiques devenus aussi des « histoires » que se partagent les mathématiciens du monde entier.

Au cours d’un échange avec un ami mathématicien nommé A., Olga s’interroge sur le sens et la portée des mathématiques : pourquoi les mathématiciens aiment-ils leur discipline ? En quoi les mathématiques sont-elles utiles ? Et comment les partager autour de soi ?

Dans cette conférence théâtralisée animée par Olga Paris-Romaskevich, des bribes de cette conversation avec son ami A. se mêleront aux histoires de mathématiques anciennes et contemporaines…

Intervenante : Olga Romaskevich

Public Visé : à partir de 15 ans  Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

  BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LYON

 

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en Métropole de Lyon et Rhône

Carte blanche à Jean Pruvost

CCarte blanche à Jean Pruvost

Rencontre avec  Jean Pruvost professeur émérite de lexicologie et d’histoire de la langue française à l’Université de Cergy-Pontoise, un évènement  organisée par la  Villa Gillet dans le cadre des Assises Internationales du Roman 2018 animée par Anne Paris, élève-conservateur à l’Enssib.

Qui sait que l’arabe vient en troisième position après l’anglais et l’italien pour la quantité de termes intégrés au français ?

De la tasse de café à l’orangeade, de la jupe de coton au gilet de satin, de l’algèbre à la chimie ou aux amalgames, à propos de la faune, de la flore, des arts, des parfums, des bijoux, de l’habitat, des transports ou de la guerre, nous employons chaque jour des mots empruntés à l’arabe.

Jean Pruvost se livre à une exploration réjouissante de cette langue véhiculée par les croisades, les conquêtes arabes, les échanges commerciaux en Méditerranée, et plus près de nous par l’exil des pieds noirs ou encore le rap.

Carte blanche J. Pruvost - Bibliothèque municipale

 

 

 

 

 

 » Un formidable voyage au cœur de l’Histoire et de la langue « . Ce livre est d’utilité publique.

Dernières publications:

Pleins feux sur nos dictionnaires en 2500 citations(Honoré Champion, mars 2018)

Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langues leurs doit (j.-C. Lattès, mars 2017)

Mots, expressions et proverbes oubliés, avec Mélanie Mettra (Garnier, 2017

 

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Les technosciences font-elles des bulles ?

LLes technosciences font-elles des bulles ?

Les promoteurs des innovations technologiques prétendent changer le monde et nous promettent un avenir radieux. Faut-il croire en ces promesses ? Faut-il suivre à l’inverse ceux qui pensent que ces innovations auront nécessairement des effets catastrophiques ? La technolâtrie des uns et la technophobie des autres ne sont-elles pas les deux revers de la même médaille ?

Pour cette conférence de clôture du cycle « Penser critique » consacré aux croyances, nous nous intéresserons aux innovations technologiques, toujours pleines de promesses…

A force de nous laisser fasciner par la seule puissance technique (pour nous en réjouir ou pour la déplorer), n’en venons-nous pas à négliger l’essentiel : les rapports sociaux dans lesquels ces instruments techniques trouvent leur place et le rapport avec la nature qu’ils nous permettent d’établir.

Rencontre avec : Catherine Larrère, spécialiste de philosophie morale et politique et l’une des pionnières en France de la philosophie de l’écologie, et Raphaël Larrère, ingénieur agronome et sociologue, directeur de recherche à l’Inra et directeur de collection aux éditions Quæ. Ils ont publié en 2017 Bulles technologiques aux éditions Wildproject.

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De quoi les théories du complot sont-elles le nom ?

DDe quoi les théories du complot sont-elles le nom ?

De la nécessité d’aborder de manière critique et objective le phénomène conspirationniste contemporain.

Pour cette sixième rencontre du cycle « Penser critique » consacré aux croyances, nous nous intéresserons aux théories du complot avec le politologue Julien Giry qui est spécialiste des thèses conspirationnistes.

Selon une enquête parue en janvier 2018 et réalisée par l’ifop pour le compte de la Fondation Jean Jaurès et le site Internet Conspiracy Watch, un quart des français, et la situation serait encore plus grave pour les 18-24 ans, serait sensible aux théories du complot. Or, ce constat alarmiste largement relayé par la grande presse et les télévisions nécessite toutefois d’être largement nuancé.

Travail militant aux orientations méthodologiques sujettes à caution, le tableau sombre brossé par cette étude doit être déconstruit afin de véritablement appréhender le conspirationnisme contemporain de manière scientifique à la manière d’un fait social et politique à la fois transversal à l’échiquier politique, l’échelle sociale et à la pyramide des âges.

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Y croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

YY croire ou pas ? Superstitions et rumeurs, hier et aujourd’hui

Dans le cadre de notre fil rouge autour des croyances, il semblait inévitable de convoquer deux disciplines : l’histoire et l’anthropologie, et de les mettre en résonance. Avec elles, nous souhaitons interroger les domaines jugés particulièrement irrationnels que sont la superstition, la sorcellerie et la rumeur.

Entre « désenchantement du monde » à l’époque moderne et « retour du religieux » aujourd’hui, le débat semble se répéter ou s’enliser. En effet, le prétendu recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications modernes et scientifiques correspond peu à ce que les historiens et anthropologues peuvent observer. Il semble au contraire que quelles que soient les époques ou les régions, le surnaturel ait une emprise sur l’homme et soit concomitant avec le développement d’une rationalité ou d’une quête de vérité.

Crispin et Scapin par Honoré Daumier

La question est alors de savoir comment appréhender et définir les limites de ce qui peut être cru ? Quels discours qualifient ou disqualifient les modes de croyance ? Quelles fonctions sociales, culturelles, politiques et économiques jouent les superstitions ou les rumeurs ? Quels liens entretiennent-elles avec les religions et dogmes officiels ? Quels regards portent les individus sur leur propre crédulité ou croyance ?

 

Conférence débat en présence de Julien Bonhomme – maître de conférences en anthropologie à l’Ecole normale supérieure (Paris) et chercheur au Laboratoire d’anthropologie sociale,  et Boris Klein – professeur agrégé d’histoire au lycée La Martinière-Duchère  Lyon et docteur en histoire moderne.

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Pourquoi raisonnons-nous ?

PPourquoi raisonnons-nous ?

Pour cette quatrième rencontre du cycle « Penser critique » consacré aux croyances, nous nous intéresserons à ce qui leur est opposé traditionnellement : la raison.

Habituellement conçues comme des termes antinomiques, la croyance et la raison entretiennent en réalité des rapports beaucoup plus complexes et inattendus. Que nous dit la science sur cette question ? Nous irons du côté des sciences cognitives pour examiner les ressorts de la raison à l’aune des récents travaux menés dans ce domaine.

Le raisonnement est souvent perçu comme une capacité essentiellement individuelle : en examinant les raisons sur lesquelles reposent nos opinions, nous devrions parvenir à les affiner ; en pesant le pour et le contre avant de prendre des décisions, nous devrions faire de meilleurs choix. Cependant, des travaux de psychologie expérimentale, ainsi que de nombreuses observations historiques ou de la vie de tous les jours montrent que c’est loin d’être toujours le cas. Il semble même que le raisonnement soit un outil particulièrement mal adapté pour améliorer nos opinions ou nos décisions. En effet, le raisonnement est biaisé : plutôt que de se montrer critique envers nos propres opinions, il cherche systématiquement à les défendre ; plutôt que d’évaluer objectivement une décision, il nous pousse vers la décision la plus facile à justifier, qu’elle soit la meilleure ou non.

Ces résultats nous ont amené à repenser la fonction du raisonnement. Le raisonnement aurait une fonction sociale : il aurait évolué pour nous permettre de défendre nos actions et nos opinions, et pour évaluer les arguments et justifications que d’autres nous offrent. Envisagés sous cet angle, les biais du raisonnement apparaissent comme des traits adaptatifs. Penser aux fonctions sociales du raisonnement attire aussi l’attention sur les contextes dans lesquels il fonctionne le mieux : lorsque nous débattons avec des pairs de bonne volonté.

Hugo Mercier est chercheur au CNRS à l’Institut des sciences cognitives de Lyon. Il a codirigé « Darwin en tête! L’évolution et les sciences cognitives » (PUG) et a récemment publié « The Enigma of Reason » (L’énigme de la raison) aux Presses universitaires de Harvard.

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LIENS INTERGÉNÉRATIONNELS : APPRENDRE ET JOUER AVEC DES ÉCRANS DANS DES LIEUX PUBLICS

LLIENS INTERGÉNÉRATIONNELS : APPRENDRE ET JOUER AVEC DES ÉCRANS DANS DES LIEUX PUBLICS

Le projet ITAC  (Interactions inTergénérationnelles Avec éCrans) est une collaboration scientifique entre le laboratoire ICAR, la Bibliothèque Municipale de Lyon, l’Université Lyon 3 et l’équipe ELICO. Il a pour objectif d’étudier les utilisations numériques intergénérationnelles proposées par la BML en se centrant sur les aspects relationnels, linguistiques et éducatifs associés à ces interactions et à leur médiation par les professionnels. Les analyses pluridisciplinaires relèveront de l’analyse interactionnelle, de l’information-communication et des sciences de l’éducation.

Cette journée d’étude sur le thème « liens intergénérationnels : apprendre et jouer avec des écrans dans les lieux publics » clôturera 2 ans de travaux de recherche menés par un groupe d’universitaires chercheurs de l’ENS Lyon et de Lyon 3.

Elle se tiendra :

vendredi 15 décembre de 8h à 18h à la salle de conférences du bâtiment Buisson de l’ENS de Lyon (Institut Français de l’éducation)

Le voyage interstellaire : chimère ou projet réalisable ?

LLe voyage interstellaire : chimère ou projet réalisable ?

Johany Martinez, doctorant au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon donne une conférence grand public le 21 septembre prochain à la bibliothèque du 5e Point du Jour à Lyon.

Vous avez peut-être déjà entendu parler ”d’exoplanète” et notamment d’une qui a été découverte dans le système de l’étoile Proxima du Centaure ; notre plus proche voisine ; mais nous serait-il impossible de la rejoindre ? Rien n’est moins sûr …

Le 21 septembre prochain, Johany Martinez, doctorant au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon, tente de répondre à cette question. De 18h30 à 20h30 il abordera avec vous les notions d’étoile, de galaxie, d’exoplanète et de distance dans l’Univers.

Une fois que toutes ces notions seront comprises il réfléchira avec vous au vaisseau spatial capable de rejoindre Proxima du centaure. Projet irréalisable digne d’un film de science fiction ou réel projet futur ? C’est en y allant que vous saurez !

Entrée gratuite, sur inscription.
Pour vous inscrire veuillez consulter le site de la bibliothèque du 5e Point du Jour
Crédit images : ESO/M. Kornmesser