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Festival À l’École de l’Anthropocène 2026

FFestival À l’École de l’Anthropocène 2026

Le festival d’idées dédié au changement global et aux questions environnementales, coorganisé et coproduit par Cité Anthropocène et October Octopus, annonce sa 8e édition ! Au programme cette année : 2 soirées spéciales, 10 master classes, une projection, des séminaires et ateliers, une programmation radio…

À l’heure où les conséquences des activités humaines sont visibles partout et soulèvent de fait l’inhabitabilité d’un nombre grandissant de territoires, se dressent des forces contraires réactionnaires pour dire « Drill, baby, drill » ouvrant la voie à l’accélération des destructions de la zone critique, soit l’environnement terrestre qui abrite presque toute la vie continentale, dont l’humanité. A contrario, bien que de plus en plus souvent empêchés, des scientifiques documentent les phénomènes à l’œuvre – ce dérèglement global qui renforce toutes les formes d’inégalités -, nous aident à comprendre la complexité des interactions qui se jouent et proposent des pistes d’action sérieuses. Parallèlement, une partie de la société civile est mobilisée : des citoyen·nes, des acteur·rices des mondes politique, économique, associatif et artistique, relèvent ces enjeux en œuvrant à l’adaptation et à la réparation, ouvrant des perspectives concrètes et réjouissantes. Le festival À l’École de l’Anthropocène se situe à leurs côtés. Il permet d’imaginer et de dessiner ensemble les possibles qui s’offrent à nous ; et tout autant, de contribuer à construire une culture commune du changement global pour nourrir le débat et l’action démocratique sur les choix à opérer qu’ils soient de l’ordre de l’atténuation ou de l’adaptation.

>> Découvrez quelques événements du festival :

La ville est le lieu de la concentration des possibles : la Métropole de Lyon compte plus de 2 700 formations d’enseignement supérieur, 36 cinémas, 57 musées, 30 000 associations, 3 394 équipements sportifs, 95 bibliothèques et 121 marchés chaque semaine ; elle héberge près de 863 000 emplois, elle est structurée par un réseau de transports en commun dense et complémentaire et 21 000 évènements culturels et artistiques s’y déroulent chaque année.

Mais la ville est aussi le creuset des injustices sociales et environnementales : 22 500 personnes sont privées de logement dans la Métropole. Le marché locatif de l’agglomération fait partie des plus chers de France avec un loyer médian de 12,70€/m2 en 2024. Et aujourd’hui à Lyon, seuls 30% des foyers les plus riches ont accès à la propriété. Le nombre des exclus de la ville ne cesse de s’étendre, menaçant la diversité habitante qui la compose.

Ce séminaire explorera à travers des conversations pluridisciplinaires des raisons et des moyens de résistance pour faire advenir une ville habitée et habitable.

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L’historienne de l’art Bénédicte Savoy s’interroge : « à qui appartient la beauté ? ». Est-ce aux lieux qui ont vu naître les œuvres d’art ? À la culture dont elles incarnent le génie ? Aux esthètes éclairés qui se les sont appropriées ? À l’humanité ? Elle nous invite par ailleurs à repenser la notion de patrimoine dans une perspective relationnelle, où les « objets de musée » ne sont plus seulement des entités matérielles et esthétiques, mais aussi des capsules d’histoire, de mémoire et de conscience collective. Son livre le plus récent est 1815, le temps du retour. Restituer l’art en Europe après l’Empire napoléonien (La Découverte, 2026).

L’avocat Philippe Sands n’a eu de cesse de contribuer au développement d’une justice internationale. Il a notamment obtenu des succès contre le dictateur Pinochet, en faveur de la population de l’archipel des Chagos et a participé à la naissance de la Cour pénale internationale. Mais c’est en tant qu’écrivain qu’il a rendu accessibles les notions fondamentales du droit humain.
Son dernier livre est 38, rue de Londres : de l’impunité, Pinochet et le nazi de Patagonie (trad. Christophe Beslon, Albin Michel, 2025).

Michel Lussault, en géographe, fera vivre cette conversation entre Bénédicte Savoy et Philippe Sands autour des liens entre spoliations et histoire coloniale, entre voies créatives du droit et mémoire, et les nécessaires alliances pour réparer un monde abîmé.

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Si l’Anthropocène est d’abord un « capitalocène », alors il implique de se poser sérieusement la question du capitalisme, donc de la propriété privée et surtout de sa critique radicale. Ne faudrait-il pas en finir avec la propriété individuelle et lucrative ? Dans une perspective post-croissance, quels pourraient donc être les régimes de propriété à développer, renouveler ou inventer ? Sur quelles initiatives et expériences pouvons-nous nous appuyer pour les concrétiser ?

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>> En savoir plus sur le festival et sa programmation : 

à l’école de l’anthropocène

Arbre, Bruit, Cabane… Abécédaire affectueux de la ruralité

AArbre, Bruit, Cabane… Abécédaire affectueux de la ruralité

À l’occasion de l’exposition des photographies de Nicolas Krief à la galerie ALF, Claire Delfosse, Simon Teyssou et Nicolas Krief converseront avec Valérie Disdier à partir des regards sensibles qu’ils portent sur la ruralité.

Intervenants : 

  • Claire Delfosse est auteure du livre Arbre, Bruit, Cabane… Abécédaire affectueux de la ruralité. Géographe, professeure à l’Université Lumière Lyon 2, elle est membre du Laboratoire d’études rurales. Elle fait partie du conseil scientifique des ruralités. Elle est notamment l’auteure de La France fromagère (1850-1990), Paris, La Boutique de l’histoire, 2007.
  • Nicolas Krief est photographe, historien de formation. Ses travaux personnels le conduisent depuis des années en Sarthe, puis dans l’Orne, où il y réalise une chronique du monde rural, initiée avec sa série Jours de fête poursuivie avec En vertu des pouvoirs conférés dans le cadre de la Grande commande photographique “Radioscopie de la France” pilotée par la BnF.
  • Simon Teyssou est architecte urbaniste, associé fondateur de l’Atelier du Rouget situé dans le Cantal, lauréat du Grand Prix de l’urbanisme (2023), notamment pour son action en faveur des territoires ruraux et périurbains. Il a publié en 2025 aux Éditions 205 l’ouvrage La fabrique des possibles avec Stéphane Bonzani qui relate la démarche patiente qu’il mène au cœur des territoires en marge et de la ruralité.
  • L’échange sera animé par Valérie Disdier, historienne de l’art et urbaniste, cofondatrice de l’association Cité anthropocène et codirectrice de la ligne éditoriale “À partir de l’Anthropocène”.

En partenariat avec la librairie L’œil cacodylate, l’université Lumière Lyon 2 – Boutique des sciences, Cité anthropocène, Radio anthropocène, la galerie ALF, l’agence d’architecture LFA et 205ter.

>> Pour en savoir plus : 

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Thésée, sa vie nouvelle | Éprouver notre fragilité

TThésée, sa vie nouvelle | Éprouver notre fragilité

Après la perte de sa famille, Thésée quitte Paris pour Berlin afin de fuir sa « saison des morts ». Il emporte avec lui, presque machinalement, des cartons d’archives. À Berlin, croyant pouvoir inventer « sa vie nouvelle », il est rattrapé par le tremblement : son corps le lâche, il chute, hanté par des spectres. C’est alors qu’il décide d’explorer ses archives personnelles, mêlant mémoire intime et histoire européenne, pour tenter de comprendre son effondrement et reconstruire sa vie.

Le fil conducteur de cette adaptation est celui d’une enquête menée par le personnage Thésée pour comprendre les causes de son effondrement physique et psychique. Peu à peu, en découvrant et ouvrant des archives, il va comprendre que sa chute est liée aux douleurs familiales oubliées et dissimulées mais aussi à la perte de l’espoir dans la modernité des trente glorieuses, dont ses grands-parents et parents avaient été des hérauts. Le parti pris du spectacle est donc de montrer comment se nouent trois effondrements. Celui d’un individu, celui de sa famille dont les traumatismes courent sur 3 générations, celui de la société occidentale d’après-guerre et de ses promesses de bonheur et de prospérité.
Le roman et le spectacle Thésée. Sa vie nouvelle, parlent de la vulnérabilité de l’humain, de sa toujours possible chute, sans causes ni raisons forcément très claires. Cette fragilité est redoublée par celle des sociétés brinquebalantes que nous composons pour oublier que nous sommes faibles, chétifs et mortels et que nous tentons sans cesse de travestir en édifices de puissances — qui sont pourtant prompts à s’effondrer, nous ne le savons que trop. Cela fait écho à la vulnérabilité actuelle de notre habitation humaine de la Terre, en raison des impacts de nos activités sur le système biophysique planétaire qui provoquent le changement global ; Thésée parle aussi à sa manière du moment contemporain, cet anthropocène dans lequel nous sommes d’ores et déjà entrés.

Un roman de Camille de Toledo

Adaptation et dramaturgie : Fabien Joubert, Michel Lussault, Marion Suzanne
Mise en scène Fabien Joubert
Collaboration artistique : Laurent Bazin, Jean-Michel Guérin
Avec l’aide de la SPEDIDAM et de la Région Grand Est. Avec le soutien du département de la Marne.

Éprouver notre fragilité

À l’issue de la représentation du 8 avril, nous vous proposons un échange avec l’équipe artistique, en présence de Michel Lussault, ancien professeur de géographie à l’ENS de Lyon et ancien directeur de l’école urbaine de Lyon, qui a collaboré à l’adaptation théâtrale, sur les dérèglements environnementaux en cours. Ceux-ci nous montrent la vulnérabilité de notre habitation humaine de la Terre. Cette vulnérabilité, cette fragilité des humains et de leurs sociétés, qui signe la fin du sentiment de toute puissance hérité de la modernité et des trente glorieuses, c’est le sujet du magnifique roman Thésée. Sa vie nouvelle, de Camille de Toledo, adapté ici pour le théâtre.

Les deux représentations bénéficient du soutien de Cité Anthropocène de l’ENS de Lyon, de l’équipe du Théâtre Kantor et du laboratoire Environnement, Ville, Société, UMR 5600 CNRS.

Pour en savoir plus :

Théâtre Kantor-ENS de lyon

 

Vallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

VVallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

À l’origine d’une largeur de presque deux kilomètres au Sud de Lyon, le Rhône a été canalisé afin de le domestiquer, au détriment des zones humides riches en biodiversité, qui s’en retrouvent asséchées. Les rejets des activités pétrochimiques participent également à polluer les sédiments, et plus généralement toute la vie du fleuve.

Ainsi, si les acteurs industriels souhaitent verdir leurs activités, comment repenser le rôle d’écosystème vital du fleuve ? Comment reconsidérer la place du Rhône dans une région qui multiplie les impacts à son encontre ?

Découvrez cette émission abordant les différents enjeux autour de la Vallée de la Chimie.

Intervenants :

Animation : Florian Fomperie, directeur d’antenne et journalise chez Radio Anthropocène

Écouter l’émission

Festival À l’école de l’Anthropocène | 7e édition

FFestival À l’école de l’Anthropocène | 7e édition

Festival d’idées, unique en son genre en France, À l’école de l’Anthropocène est entièrement dédié au changement global au croisement des sciences, des arts et des sociétés. Il explore, via de multiples formats ouverts à toutes et tous, les enjeux à relever et les alternatives transformatrices et créatives nés de la crise de l’habitabilité que nous traversons.

Comment habiter à l’ère de l’Anthropocène ?

Les activités humaines, via les processus géochimiques enclenchés, sont responsables de perturbations telles que la Terre est en train de quitter l’équilibre climatique connu jusqu’au milieu du XXe siècle. C’est ce qu’on appelle l’Anthropocène. Ses conséquences sont visibles partout. Parmi les derniers événements catastrophiques, pensons aux inondations de la région de Valencia en Espagne, au cyclone Chido à Mayotte, aux incendies qui ont ravagé Los Angeles ou encore à l’île d’Amsterdam dévorée par les flammes.

À chaque fois, c’est la question de l’habitabilité des territoires qui est soulevée et remise en cause. Des scientifiques documentent ces phénomènes et nous aident à comprendre la complexité des interactions qui se jouent ; parallèlement, des citoyens, scientifiques, universitaires, acteurs des mondes politique, économique, associatif et artistique, relèvent ces enjeux en œuvrant à l’adaptation, la réparation et la transition, ouvrant des perspectives concrètes et réjouissantes.

Imaginer ensemble les possibles

À partir de cette double entrée, le festival À l’école de l’Anthropocène permet d’imaginer et de dessiner ensemble les possibles qui s’offrent à nous ; et de contribuer à construire une culture commune du changement global pour nourrir le débat démocratique sur les choix à opérer.

Cet événement grand public rassemble scientifiques, penseur·euse·s, artistes, écrivain·e·s et praticien·ne·s autour des questions liées au dérèglement climatique, à la chute de la biodiversité, qui renforcent toutes les formes d’inégalités et fragilise l’habitabilité de nos territoires.

Le programme comprend des rencontres inédites et de croisements audacieux :

51 invité·e·s, 3 soirées thématiques, 13 masterclasses, 2 séminaires, une exposition, un plateau radio, une librairie, des ateliers et balades, une journée une journée dédiée au cinéma anthropocénique en partenariat avec le Comoedia.

>> Aperçu du programme avec trois grandes soirées :

  • Le pire n’est jamais certain : contre-récits pour un monde réellement désirable | 27 mars, 20h30 – 22h – Salle Paul Garcin

Soirée d’ouverture avec Michel Feher, Kaoutar Harchi, Sanaa Saitouli, animée par Nora Hamadi. Comment façonner des récits capables de transformer le monde ? Cette rencontre explore les imaginaires qui façonnent nos sociétés et ceux qu’il nous faut réinventer pour un avenir plus juste.

>> En savoir plus et réserver

 

  • De la beauté, encore ! | 28 mars, 20h30 – 22h30 – Salle Paul Garcin

Soirée de lectures, performances et musique. Bucolique ou aride, naturelle ou façonnée, la beauté intrigue, fascine et questionne. À l’heure de l’Anthropocène, comment redéfinir ses canons ? Comment nous relie-t-elle au vivant ? A-t-elle une fonction vitale, biologique ? Avec Edie Blanchard, Sabrina Da Silva Medeiros, Yana Dombrowsky M’Baye, Raphaëlle Guidée, Olivier Hamant, Naomi Lulendo, Léo Magnin, Juliette Rousseau, Vahan Soghomonian et Géraldine Mosna-Savoye.

>> En savoir plus et réserver

 

  • Amazonie : nos futurs communs | 29 mars, 20h30 – 22h – Salle Paul Garcin

Dialogue entre Eduardo Viveiros de Castro et Patrick Boucheron. Face aux défis de la crise climatique, comment imaginer un avenir commun au-delà des récits de fin du monde ? Eduardo Viveiros de Castro et Patrick Boucheron mèneront une réflexion sur les récits qui façonnent notre vision du monde.

>> En savoir plus et réserver

 

>> Programme complet à télécharger 

 

>> Plus d’information sur le site de l’événement :

Festival À l’école de l’Anthropocène

Une coproduction Cité Anthropocène et October Octopus

La fermentation : des aliments vivants ? | Le goût de la recherche

LLa fermentation : des aliments vivants ? | Le goût de la recherche

Parler d’alimentation avec les sciences sociales

Nous sommes dans une période où l’alimentation est un enjeu important, non seulement d’un point de vue environnemental, avec les conséquences du changement climatique sur les récoltes, mais aussi d’un point de vue éthique (conditions de production pour les travailleur‧ses, utilisation de produits toxiques), social (coût de l’alimentation) et sanitaire (accès à des produits de qualité).

On entend régulièrement parler de la nécessité d’une “transition alimentaire” vers un système plus respectueux de l’environnement et qui soit également durable, c’est-à-dire qui puisse répondre aux besoins actuels, tout en préservant les ressources afin que les générations futures puissent répondre aux leurs.

La recherche en sciences humaines et sociales, dans sa diversité de disciplines, se penche sur ces enjeux et les défis qui en émergent. Aujourd’hui, de nombreux projets de recherche s’intéressent à ces questions afin d’apporter des éléments de réponse à ces questions, notamment par la recherche doctorale. À Lyon, la chaire TrAlim, composée de l’Université Lumière Lyon 2 et du Centre de Recherche de l’Institut Lyfe, compte en son sein plusieurs jeunes chercheur‧ses qui ont pour objet d’étude la question de l’alimentation aujourd’hui, pour demain.

Cette émission a pour but de mettre en valeur ces travaux, les faire connaître et les rendre intelligibles pour tous‧tes. Elle mobilise et interroge la notion de “transition” alimentaire, dans sa définition et ses implications. Il s’agit aussi de faire dialoguer tous les aspects de la question alimentaire, que l’on peut retrouver dans les quatre axes de la chaire TrAlim :

  • Pratiques alimentaires et représentations associées à l’alimentation ;
  • Dynamiques alimentaires et diversité des territoires ;
  • Éthique et égalité d’accès à une alimentation de qualité ;
  • Gouvernances, acteurs et politiques alimentaires.

> Fermentation : des aliments vivants ? 

Avec Maxence Blanchet, Institut Lyfe / université d’Umeå : il travaille sur le projet de recherche européen Healthferm, qui étudie les aliments végétaux fermentés, leurs bienfaits pour la santé et l’environnement, ainsi que leur acceptabilité sociale. Il s’intéresse aux aliments que les gens font fermenter eux-mêmes à la maison. Quels sont leurs profils, leurs motivations, les potentiels freins à cette pratique ? En passant par la théorie des pratiques, il analyse les significations associées à la fermentation, les problèmes matériels parfois rencontrés ainsi que les compétences mobilisées par ceux qui la pratique.

Du dégoût à la pensée magique, de nombreuses représentations sont attachées à la consommation d’aliments fermentés. C’est tout notre rapport à notre santé et au vivant qui sont mobilisés, dans ce que le chercheur appelle un virage post-pasteurien.

> Pour en savoir plus :

 

La question environnementale chez Jules Verne | Livre

LLa question environnementale chez Jules Verne | Livre

©PUL

Les Presses Universitaires de Lyon – PUL – vous invitent à aborder l’œuvre de Jules Verne par le prisme de l’écologie. Cela peut surprendre. N’est-ce pas faire preuve d’anachronisme ?

Kevin Even démontre ici la pertinence de l’approche, en s’appuyant principalement sur trois romans, Les Indes noiresSans dessus dessous et L’Invasion de la mer, dans lesquels l’exploitation des ressources naturelles est centrale.

Ces trois textes sont issus des Voyages extraordinaires, collection impulsée par l’éditeur Pierre-Jules Hetzel en 1866, qui définit un cadre aussi limpide que contraignant : faire l’éloge du progrès auprès de la jeunesse bourgeoise en provoquant son émerveillement par le romanesque, tout en l’éduquant aux discours scientifiques du moment. Pourtant, l’écrivain n’hésite pas à s’écarter de la ligne établie par son éditeur.

L’ambivalence de ses récits, suggérée, entre autres, par l’ironie et la polyphonie, constitue un puissant contrepoids aux apologies de la colonisation ou de l’industrialisation à outrance. Que Jules Verne aborde la question par l’ajout récurrent de discours inquiets du devenir de la Terre ou pour condamner toute forme de démesure, il se révèle un précurseur de la littérature environnementale et un auteur de référence dans le champ de l’écopoétique.

> L’auteur : Kevin Even est docteur en littérature française et enseigne à la Sorbonne Nouvelle. Il est membre du Centre de recherche sur les poétiques du XIXe siècle (CRP19), ainsi que du collectif universitaire ZoneZadir.

>> Visionnez la rencontre dessinée avec Kevin Even :

Un échange animé par Emmanuel Taïeb, professeur de science politique à Sciences Po Lyon et mis en dessin par Lou Herrmann (Cité Anthropocène).

 

>> Pour plus d’information rendez-vous sur la page : 

PUL

La santé commune pour habiter une ville robuste

LLa santé commune pour habiter une ville robuste

Plongez au cœur des enjeux scientifiques actuels avec l’association Cité Anthropocène, qui promeut la mobilisation collective entre sociétés et sciences, pour engager la bifurcation vers de nouvelles conditions d’existence.

Ne manquez pas la table ronde à Lyon sur « La santé commune pour habiter une ville robuste » : explorez les liens entre santé sociale, humaine, et équilibres naturels lors de cette discussion, véritable rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de sciences. Venez assister à cette table ronde pour contribuer à la construction de solutions collaboratives et découvrir comment façonner ensemble des communautés résilientes.

Intervenants :

  • Olivier Hamant, chercheur, biologiste, Cité Anthropocène ;
  • Marie-Thérèse Charreyre, chercheuse au CNRS sur les sujets de santé globale ;
  • Blandine Mellouet-Fort, docteure en santé publique, réalisatrice, Alliance santé planétaire ;
  • Grégory Doucet, maire de Lyon ;

>> Plus d’information et inscription sur le site : 

Eclaira

©DR

50 ans de la formation en urbanisme à Lyon

550 ans de la formation en urbanisme à Lyon

1973 – 2023 : l’Institut d’urbanisme de Lyon fête ses 50 ans.

L’Institut d’urbanisme de Lyon – IUL – forme des praticien.nes et des chercheur.euses dans les domaines de la production et de la gestion de la ville et de l’espace aménagé. Il s’agit d’un champ d’action complexe, qui mobilise des acteur.trices et des organisations de nature différente (publique, privée), aux logiques (finalités, modes de raisonnement, …), aux systèmes de contraintes (légales, budgétaires, sociales, …) et aux ressources (financières, procédurales, professionnelles, …) extrêmement variables afin de répondre à des enjeux urbains et territoriaux en constante évolution.

L’IUL célèbre le 16 juin ses 50 ans. Au programme de l’après-midi : un temps d’échange autour des enjeux contemporains de la formation aux métiers de la ville avec des ancien·ne·s étudiant·e·s, des professionnel·le·s, des enseignant·e·s et des élu·e·s, la présentation en exclusivité d’une performance proposée par les étudiant·e·s de l’Institut d’urbanisme de Lyon – « Lyon 1973-2023 ». À 19h, un cocktail pour célébrer cet anniversaire sera offert !

Pour en savoir plus :

IUL