MMolécules en bulles | BD Comment repérer rapidement une bactérie ou un virus ?Des scientifiques de l’Institut lumière matière ont développé une nouvelle méthode pour identifier plus vite les microbes responsables d’infections, à partir de très petites quantités de sang ou de salive. L’objectif est d’obtenir un diagnostic rapide, précis et le moins invasif possible pour les patients. La technologie utilisée permet de mesurer des particules biologiques très petites, puis de les analyser en détail, parfois même en les fragmentant pour mieux les reconnaître. À terme, cette approche pourrait aider les hôpitaux à détecter plus tôt certaines infections et à identifier de nouveaux virus plus efficacement.Ces planches ont été conçues par Jacob Durand et Mathieu Rebière de L’Épicerie Séquentielle avec l’appui de Lilou Duplantier, doctorante et Tessa Reinert, post-doctorante en chimie et le soutien de Rodolphe Antoine, physicien à l’Institut lumière matière (ILM, CNRS | Université Claude Bernard Lyon 1).>> L’intégralité des planches sont disponibles sur le blog :Focus science
AAlgues vertes, fougères et mousses : comment les plantes sans fleurs se reproduisent‑elles ? Avant les fleurs. Enquête scientifique aux origines des plantes est le fruit d’une collaboration entre Yoan Coudert, un chercheur spécialiste en reproduction des plantes, et Louise Joor, une autrice de bande dessinée. Le résultat est un bel ouvrage, paru chez CNRS Éditions, qui parle de façon pédagogique et agréable d’une partie du règne végétal que l’on ignore et méconnaît souvent : les plantes sans fleurs. Elles sont minoritaires aujourd’hui en nombre d’espèces, mais elles existaient bien avant les plantes à fleurs et enchantent toujours de nombreux milieux naturels, comme les tourbières. Dans cet extrait, les auteurs nous aident à comprendre comment ces plantes se reproduisent, sans fleurs, justement. Très attractives, les fleurs n’ont pas exercé leurs charmes que sur les insectes, les botanistes aussi y ont succombé. Jusqu’à la fin du XVIIIᵉ siècle, l’attention qu’on leur portait était si grande qu’on ignorait presque tout de l’anatomie des autres plantes. On pensait par exemple que mousses et fougères étaient dépourvues d’organes reproducteurs. […]Un article de Yoan Coudert, chercheur au CNRS en Reproduction et développement des plantes à l’ENS de Lyon – The Conversation – 10 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
EEt si on s’inspirait de la gouvernance de l’eau pour améliorer la gestion des déchets ? La gestion des déchets pose aujourd’hui question. Depuis les années 1980, elle se caractérise par un fort désengagement des pouvoirs publics, à travers la mise en application de la responsabilité élargie des producteurs, ou REP. Cet article explore la gouvernance d’une autre matière, l’eau, qui pourrait pourtant inspirer le débat public et donner naissance à un nouveau modèle, davantage hybride.En France, les déchets ménagers sont aujourd’hui gérés à travers une organisation mêlant acteurs publics et privés. En place pour certaines filières depuis 1992, elle rencontre désormais certaines limites. En cause notamment, le fonctionnement de son principal outil : la responsabilité élargie du producteur (REP). […]Un article de Rémy Dufal, maître de conférences en droit public et directeur adjoint de l’Institut de droit de l’environnement (EVS) à l’Université Jean Moulin Lyon 3, de Vincent Jourdain, maître de conférences à l’École des Mines de Saint-Étienne, de Mathieu Durand, professeur des universités en aménagement et urbanisme, à Le Mans Université et de Pierre Desvaux, chercheur au CNRS – The Conversation – 2 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
SSous l’Occupation, se déplacer sans pétrole Malgré l’occupation allemande et une pénurie de pétrole, les Françaises et Français ont continué de voyager entre 1940 et la Libération : pour rendre visite à leur famille, partir en vacances, voire participer à des compétitions sportives ou des sorties culturelles, explique Hervé Joly dans son dernier livre.Pour CNRS le Journal, il revient sur ses travaux autour de la pénurie de pétrole survenue en France durant la Seconde Guerre Mondiale. Hervé Joly est spécialiste d’histoire contemporaine, directeur de recherche CNRS et membre du laboratoire Triangle.> Lire l’article complet sur le site : CNRS le journal
DDes fours connectés à l’âge du bronze Un artefact sans équivalent dans le monde a été mis au jour en Irak en 2015 : un four à deux espaces connectés du Chalcolithique (–7000 à –5000 ans avant notre ère). Pour savoir comment de tels fours fonctionnaient, des archéologues du laboratoire Archéorient en ont conçu une réplique. Une expérience pleine de surprises.Un reportage photo à découvrir sur CNRS le Journal.Voir le diaporama
IInventer une mathématicienne au cinéma Comment représenter une mathématicienne au cinéma ? À l’occasion du 79e Festival de Cannes et de la Journée internationale des femmes en mathématiques, une mathématicienne décortique « Le Théorème de Marguerite », qui a valu à Ella Rumpf le César de la révélation féminine. Depuis des millénaires, la suite des nombres entiers 1, 2, 3… ne laisse pas l’humanité tranquille. Ses éléments, appelés « nombres premiers » (2, 3, 5…), indécomposables en un produit de nombres entiers plus petits, cachent bien des mystères, dont la célèbre conjecture de Goldbach. Celle-ci postule que tout nombre pair s’écrit comme la somme de deux nombres premiers. Pour chaque nombre concret, elle est (relativement…) simple à vérifier par ordinateur : 12 = 5 + 7, 2026 = 23 + 2003… Pourtant, la prouver pour tous les nombres pairs de la liste infinie 2, 4, 6… reste un défis irrésolu à ce jour.Dans le film d’Anne Novion, Le Théorème de Marguerite (sorti en 2023), Marguerite Hoffman (jouée par Ella Rumpf), une jeune thésarde en théorie des nombres parvient (spoiler !) à résoudre la conjecture de Goldbach. Une mathématicienne de fiction qui obtient un résultat qu’aucun mathématicien n’a pour l’instant réussi à atteindre, cela fait plaisir ! Cela fait doublement plaisir quand on sait que les mathématiciennes ne sont pas toujours aussi bien traitées au cinéma.Olga Paris-Romaskevich, l’autrice de cet article, est chercheuse en mathématiques, chargée de recherche CNRS à l’Institut Camille Jordan.>> Lire l’article complet sur le site : CNRS le journal
QQu’est‑ce que l’« IA agentique » ? Comprendre son histoire pour dépasser l’effet de mode L’IA agentique dépasse la simple réponse pour orchestrer des tâches complexes en toute autonomie, de la logistique au codage. Cependant, cette efficacité opérationnelle n’égale pas encore la profondeur conceptuelle des « agents autonomes » théorisés depuis des décennies. Dans cet article, découvrez alors qu’est-ce que l’IA agentique.Le cabinet Gartner a présenté 2026 comme l’année des « agents IA ». Ces systèmes dépassent la simple amélioration des assistants conversationnels. Les agents IA d’OpenClaw sont d’ores et déjà capables de dialoguer entre eux et d’exécuter des tâches complexes avec une supervision humaine limitée. Pour les entreprises, que ce soit dans l’industrie, l’administration ou la santé, la promesse est celle d’une automatisation plus souple qu’avec les logiciels traditionnels, capable de s’adapter à des situations variées plutôt que d’appliquer des règles prédéfinies. […]Un article de Maxime Morge, professeur d’Informatique au LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information) – The Conversation – 26 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
CConférence immersive : Bio-fabriquer le vivant Les Échappées inattendues du CNRS continuent au Planétarium de Vaulx-en-Velin, avec un dernier rendez-vous avant l’été, autour de la bio-fabrication du vivant. Qu’il s’agisse de réparer le corps humain ou d’évaluer l’efficacité de nouvelles thérapies, la fabrication de tissus vivants en laboratoire laisse présager d’avancées majeures pour notre santé. Pourtant, loin des annonces médiatiques sensationnelles et des fantasmes transhumanistes, réussir à concevoir des tissus humains fonctionnels constitue un véritable défi technologique et scientifique. Embarquez pour un voyage spectaculaire au cœur d’un laboratoire de bio-impression 3D et découvrez les questionnements, stratégies et outils utilisés par les scientifiques pour faire avancer la recherche dans le domaine de la fabrication du vivant.Avec Emma Petiot, biologiste CNRS à l’Institut de chimie et biochimie moléculaires et supramoléculaires (ICBMS) et au sein de la plateforme 3d.FABCette rencontre est organisée par le CNRS et le Planétarium de Vaulx-en-Velin, dans le cadre du festival Les Intergalactiques, et avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. L’univers visuel a été réalisé par l’artiste Yannick Moréteau avec le soutien de SMODE, la musique par Matis MoréteauEn savoir plus
LL’univers des courges | Livre ©L’HarmattanLes cultiver, les cuisiner, les savourerLes dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité sauvage et cultivée, font peser des risques sur la sécurité alimentaire des populations, et ceci même dans les pays où cette question ne se posait plus.En région stéphanoise, Christophe Gaudry, paysan bio, a entrepris, à son échelle, de renverser cette tendance en diversifiant les variétés cultivées, fruits ou légumes. Il travaille selon des techniques de permaculture et de maraîchage sur sols vivants. Sa ferme ambitionne de devenir une Arche de Noé végétale, où légumes, arbustes à petits fruits et arbres fruitiers se côtoient et participent à une vaste synergie qui bénéficie à l’ensemble des cultures. ©Christophe GaudryParmi les nombreuses espèces cultivées, les courges intéressent particulièrement Christophe Gaudry qui en a cultivé jusqu’à 54 variétés différentes ! Cette étonnante diversité a attiré l’attention de Marie-Thérèse Charreyre, chercheuse au CNRS, rejointe par Éric Tannier, chercheur à l’Inria, qui souhaitent contribuer à la redirection écologique par de la recherche participative. Ainsi est né un projet original associant chercheurs et acteurs de terrain autour de cucurbitacées variées, depuis leur culture jusqu’à leur mise en valeur au travers de créations culinaires réalisées par le pôle Innovation du Centre de Recherche de l’Institut Lyfe, dirigé par Estelle Petit. ©Adrien PinonCe livre retrace leur aventure commune, en explorant des volets complémentaires de ce projet de recherche : agronomique (de la graine à la récolte des courges), sensoriel (avec la découverte du mode de consommation crue de certaines courges), nutritionnel (avec des analyses sur les sucres, les fibres, les micro-nutriments) et, bien sûr, culinaire (avec des recettes « de tous les jours » et des recettes « gastronomiques »).À l’évidence, la courge est un légume d’avenir !>> Pour en savoir plus : L’univers des courges
DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION