Suite aux mesures sanitaires prises concernant l'épidémie de Covid-19, les évènements sont annulés. Pop'Sciences reste mobilisé pour vous informer sur l'actualité scientifique.

Masques de protection : la piste prometteuse du recyclage

MMasques de protection : la piste prometteuse du recyclage

Aujourd’hui, les masques chirurgicaux et FFP2 doivent être jetés après quelques heures d’utilisation… Des scientifiques, des médecins et des industriels se sont donc réunis pour explorer les pistes permettant de les réutiliser sans risque.

À Lyon, par exemple, Olivier Terrier, chercheur CNRS au Centre international de recherche en infectiologie, vient de réussir à démontrer que la chaleur sèche à 70 °C détruit très efficacement une charge virale calibrée déposée sur des masques chirurgicaux et FFP2.

Entretien avec le professeur Philippe Cinquin qui nous dresse l’inventaire des méthodes expérimentées par ce consortium, à retrouver sur :

CNRS Le journal

Les virus à la loupe | CNRS Le Journal

LLes virus à la loupe | CNRS Le Journal

Découvrez dans ce dossier publié par CNRS Le Journal les différentes recherches menées sur les virus, des coronavirus aux virus géants en passant par Ebola et la modélisation des épidémies.

A lire sur :

CNRS Le Journal

 

 

Création de tissus humains par impression 3D

CCréation de tissus humains par impression 3D

Christophe Marquette_3d.FAB©BU Sciences

Le 30 janvier 2020, la BU Sciences de l’Université Claude Bernard Lyon 1 a donné carte blanche à Christophe Marquette et à l’équipe de 3d.FAB : ils sont venus expliquer au public de la bibliothèque, les travaux qu’ils mènent sur la culture des cellules humaines et la création de tissus humains par impression 3D.

3d.FAB, pour Fabric of Advanced Biology, est une  plateforme de prestation en impression 3D dédiée au domaine de la santé. Elle est adossée à l’ICBMS – Institut de Chimie et de Biochimie Moléculaire et Supramoléculaire.
Un de leurs objectifs est de rendre les cellules manipulables par les chirurgiens et donc greffables. En association avec les Hospices Civils de Lyon, les équipes travaillent par exemple sur la bio-impression de peau directement sur les patients, pour la prise en charge de grands brûlés.

En savoir plus :

BU Sciences Lyon 1

Carte blanche 3D.FAB/© BU Lyon 1

Carte blanche 3D.FAB/© BU Lyon 1

Carte blanche 3D.FAB/© BU Lyon 1

Quand l’Internet des objets grappille de l’énergie

QQuand l’Internet des objets grappille de l’énergie

Mobiles ou éloignés des prises, les capteurs communicants sans fil qui composent l’Internet des objets ont des besoins particuliers. Le grappillage de l’énergie ambiante, qu’elle soit thermique, mécanique ou encore lumineuse, peut leur permettre de s’alimenter de manière autonome.

Toujours plus petits et bavards, les appareils électroniques s’étendent en véritables réseaux d’objets communicants. En croissance exponentielle, cet Internet des objets dépasse l’usage domestique et concerne maintenant tous les secteurs d’activité : les transports, l’industrie, la médecine, l’armée, l’aérospatial… On estime qu’il existe cinquante milliards d’objets connectés dans le monde, pour un marché d’environ cinq cents milliards de dollars.
Mais comment tous les alimenter ? À quoi brancher un pacemaker ou une balise posée sur le dos d’une baleine ? Le grappillage d’énergie propose de puiser directement dans l’environnement immédiat. « On essaye d’alimenter ces appareils sans avoir à passer par des piles ou des batteries, qu’il faudrait changer régulièrement, souligne Romain Bachelet, chargé de recherche CNRS à l’Institut des nanotechnologies de Lyon (INL).

L’intégralité de l’article disponible sur :

CNRS LE JOURNAL

Le tour du monde des microbes

LLe tour du monde des microbes

Les activités humaines transforment radicalement la circulation des microbes sur la planète, avec des répercussions probables sur les écosystèmes et les populations.

Une équipe internationale de chercheurs a dressé le constat dans une étude parue en 2017 dans la revue Science.

Lire l’article :

CNRS le Journal

 

 

ANNULE | La semaine du cerveau – Edition 2020

AANNULE | La semaine du cerveau – Edition 2020

Logo-Semaine-du-cerveau

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ÉVÉNEMENT ANNULE

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Pour sa 22e édition, la Semaine du Cerveau à Lyon se place sous le thème : « Moi, mon cerveau, et les autres ».
Voilà qui résume assez bien l’évolution des recherches en neurosciences au cours des dernières décennies.

En effet, confrontés à l’immense complexité du cerveau, les chercheurs ont d’abord développé des approches centrées sur l’étude des fonctions sensorielles et motrices, puis vers l’étude de fonctions cognitives comme la mémoire, le langage, la prise de décision. Ces approches menées jusqu’à la fin du XXe siècle ont un point commun : celui d’étudier un seul cerveau à la fois, celui qui perçoit, agit, dort, décide, se souvient…

Il s’agit de la neurobiologie de l’individu, du « moi », qui utilise ses mémoires et interagit avec l’environnement. Plus récemment, certains scientifiques cherchent à comprendre l’interaction entre individus qui échangent de l’information. Comment partage-t-on les émotions ressenties par les autres et comment pouvons-nous deviner leurs intentions ? Ces questions ont été largement explorées en psychologie, puis en psychologie expérimentale, mais bien des mystères persistent en ce qui concerne les bases neuronales de nos interactions sociales. Les progrès récents reposent notamment sur de nouveaux paradigmes expérimentaux qui placent le sujet en interaction avec d’autres et dont on enregistre l’activité cérébrale : c’est l’étude du cerveau social, « moi et les autres ». Enfin, un thème en pleine ébullition est celui de l’intelligence artificielle et notamment des interfaces cerveau-ordinateur.

Les nombreuses animations que vous offre la Semaine du Cerveau 2020 vous permettront, nous l’espérons, de mieux comprendre votre cerveau, la manière dont il interagit avec les personnes qui vous entourent et avec les interfaces artificielles de conception humaine. Elle ne manquera pas également d’expliciter les questions qui restent à résoudre et les défis qui nous attendent. Les chercheurs et chercheuses en neurosciences de la Métropole de Lyon vous attendent, au nom du Comité d’organisation et de nos sponsors je les remercie chaleureusement pour leur engagement.

Découvrez la programmation sur Lyon :

Semaine du cerveau

 

AA paraître

Prochainement !…

A l’occasion de cette 22e édition de La Semaine du cerveau, Pop’Sciences et le collectif d’organisation de l’évènement réalisent un Pop’Sciences Mag sur la thématique cerveau et émotions.

———————– En ligne début mars 2020 ———————–

Des linguistes ont sorti leur premier jeu de société

DDes linguistes ont sorti leur premier jeu de société

Souvenez-vous, il y a quelques mois nous vous parlions ici de [kosmopoliːt], un jeu de société développé par des chercheurs du laboratoire Dynamique du Langage et les éditions Jeux OPLA.

Le jeu est désormais disponible et en vente dans les boutiques spécialisées !

L’équipe du jeu et leurs partenaires organisaient le 8 janvier 2020 une soirée de lancement institutionnelle, où se sont mêlés discours officiels et parties endiablées !

Soirée de lancement du jeu kosmopoli:t

«  [kosmopoliːt] se joue de 4 à 8 joueurs parmi lesquels il y a toujours une Serveuse, un Maître d’Hôtel et des Cuistots. La Serveuse gèrera la salle de restaurant sur l’appli. elle aura ses écouteurs sur les oreilles et pourra prendre les commandes des clients qu’elle transmettra aux Cuistots et surtout au Maître d’Hôtel. Sauf que nos clients viennent du monde entier, et souhaitent déguster des plats typiques qu’ils demandent dans l’une de leurs 60 langues natives ! »

Les personnes présentes essayent le jeu, en compagnie du co-créateur Florent Toscano

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce jeu et découvrir l’histoire du projet, rendez-vous sur cette page.

Quand l’architecture imite la nature

QQuand l’architecture imite la nature

Des bâtiments inspirés d’architectures végétales pour favoriser la récupération de la lumière solaire, ce sont les réalisations proposées par Teva Vernoux et Nicolas Vernoux-Thélot, des frères respectivement biologiste et architecte.

La bio-inspiration consiste en l’observation des systèmes naturels pour donner certaines de leurs caractéristiques à des espaces, objets ou services. Et si l’on est aussi soucieux de développement durable, on sélectionne ses inspirations dans le but de protéger l’environnement : on parle alors généralement de biomimétisme.

Fascinés depuis toujours par le design des bâtiments, pour l’un, et par l’architecture des plantes pour l’autre, Teva Vernoux, chercheur et directeur du laboratoire Reproduction et Développement des Plantes, et son frère Nicolas, architecte et fondateur de l’agence In Situ Architecture, se sont tournés vers la conception biomimétique en architecture depuis une douzaine d’années. Comment faire des bâtiments dont l’empreinte écologique est la plus faible possible ?  La phyllotaxie, avec ses règles géométriques qui influencent la captation de l’énergie solaire, leur semblait être une voie prometteuse…

L’intégralité de l’article disponible sur :

CNRS LE JOURNAL

Les enfants, dès 4 ans, envisagent plus le pouvoir au masculin qu’au féminin

LLes enfants, dès 4 ans, envisagent plus le pouvoir au masculin qu’au féminin

On sait peu de choses sur la façon dont les représentations de pouvoir interagissent avec celles du genre dans la petite enfance. Des chercheurs et chercheuses de l’Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod, en collaboration avec les universités d’Oslo (Norvège), de Lausanne et de Neuchâtel (Suisse) ont voulu savoir si les enfants âgés de 3 à 6 ans de différents pays (la France, le Liban et la Norvège), attribuent plus de pouvoir aux figures masculines qu’aux figures féminines. Les résultats de cette étude montrent que dès l’âge de quatre ans, les enfants associent pouvoir et masculinité, et ce même dans des pays considérés comme moins inégalitaires comme la Norvège. Pour aboutir à ces conclusions, les scientifiques ont mis en place plusieurs expériences avec des panels d’enfants. Retour sur les protocoles mis en place…

 

Expérience 1 : la posture physique

Dans une première expérience, ils ont montré aux enfants une image où figuraient deux personnages non genrés dont l’un adoptait une posture physique de dominance et l’autre une posture de subordination. Dans un premier temps, les enfants devaient deviner lequel de ces deux personnages exerçait du pouvoir sur l’autre. Ils devaient ensuite assigner un genre à chaque personnage (qui est la fille, qui est le garçon). Les résultats révèlent qu’à partir de quatre ans, une large majorité d’enfants considère que le personnage dominant est un garçon. L’association pouvoir-masculinité a été observée aussi bien chez les garçons que chez les filles, et aussi bien au Liban qu’en France et en Norvège mais pas de manière significative chez les enfants de 3 ans.

© Julien Wolga (CC BY-NC-SA)

Expérience 2 : le genre de l’autre

Dans une deuxième expérience, des enfants de 4 et 5 ans, tous scolarisés en France, devaient cette fois se figurer qu’ils étaient eux-mêmes sur cette image et que l’autre personnage était soit une fille soit un garçon. Lorsque les enfants devaient considérer leur relation de pouvoir avec un personnage du même genre qu’eux, les filles comme les garçons s’identifiaient largement au personnage dominant. Mais lorsqu’ils devaient considérer leur relation de pouvoir avec un personnage de genre différent, les garçons s’identifiaient plus souvent au personnage dominant alors que les filles ne s’identifiaient significativement pas plus à l’un ou l’autre des personnages.

 

Expérience 3 : genre, argent pouvoir

Enfin, dans une troisième expérience, des enfants de 4 et 5 ans du Liban et de France assistaient à une série d’échanges entre deux marionnettes, l’une représentant une fille et l’autre un garçon, derrière un cache. Dans un cas, les marionnettes s’apprêtaient à jouer ensemble et l’enfant entendait l’une imposer ses choix à l’autre. Dans l’autre cas, une marionnette disposait de plus d’argent que l’autre pour acheter des glaces. En France comme au Liban, la plupart des garçons considéraient que la marionnette qui imposait ses choix ou qui avait plus d’argent était la marionnette masculine. Par contre, les filles des deux pays n’attribuaient pas la position dominante préférentiellement à l’un ou l’autre genre.

 

Hiéarchie entre les genres : un phénomène précoce

Ces résultats, publiés le 7 janvier 2020 dans la revue Sex Roles, montrent une sensibilité précoce des enfants à une hiérarchie entre les genres, bien que les filles, dans certaines situations, n’associent pas pouvoir et masculinité. Les scientifiques s’attachent maintenant à savoir quelles formes de pouvoir ils attribuent aux figures féminines et s’ils légitiment l’expression d’un pouvoir genré.

LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CNRS

Un vélo à électrostimulation pour tétraplégiques

UUn vélo à électrostimulation pour tétraplégiques

Dans cet épisode de la série « Inventions, la saga continue », découvrez la startup Circles, qui développe des innovations permettant à des personnes paralysées des jambes de pédaler à nouveau. 

Lauréat 2019 de la médaille de l’innovation du CNRS, le physicien Vance Bergeron a créé la startup Circles avec son ancien doctorant Amine Metani, chercheur en rééducation neurologique. Les deux scientifiques du Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon proposent aujourd’hui des vélos et des rameurs à électrostimulation révolutionnaires permettant aux personnes paralysées des jambes de pédaler à nouveau.

 

Voir la mini-série complète :

INVENTIONS, LA SAGA CONTINUE