Les pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

LLes pauvres vont-ils révolutionner le 21e siècle ? Transcender le capitalisme | Avec G. Dufrénot

La pauvreté, les injustices sociales et les inégalités n’ont été nulle part dans l’histoire durablement vaincues. Or, les laisser s’accroître à des niveaux insupportables, pour les pauvres eux-mêmes dont la capacité de résistance est considérable mais pas infinie, c’est prendre le risque d’un embrasement et de destructions majeures à travers des révolutions violentes ou des guerres profitant des troubles et de l’instabilité.

La conférence proposera une analyse historique à partir l’état des connaissances et les différentes thèses des économistes, en s’appuyant sur d’autres disciplines que l’économie : l’anthropologie, parce que la culture façonne des visions du monde différentes, assignent à l’individu, et au pauvre en particulier, des places différentes, appréhende différemment les questions d’inégalité et d’injustice ; l’histoire car pour chaque pays, la situation de la pauvreté est liée à l’évolution de son développement, de ses institutions, elles-mêmes influencées par sa géographie, par le contexte mondial; la sociologie et la psychologie qui donnent un éclairage sur les comportements individuels et collectifs des pauvres et de ceux qui ne le sont pas vis-à-vis de la pauvreté; la politique…

Le capitalisme peut-il se transformer en élevant le niveau de vie de toutes les couches de la population, en produisant moins d’inégalité et plus de justice sociale ?

Oui, répond Gilles Dufrénot qui voit dans la prolifération des économies collaboratives et de partage, dans les nouveaux courants de production mieux adaptés aux besoins, moins coûteux et plus respectueux de l’environnement, une chance pour le capitalisme de s’inverser : les économies solidaires, s’inspirant des stratégies développées par les pauvres pour survivre, conduiraient ces derniers à s’approprier des pouvoirs économiques jusqu’à présent aux seules mains des grandes multinationales et de la finance. Le levier de ce retournement, ce sont les nouvelles technologies qui favorisent la diffusion, les regroupements et l’auto organisation de personnes.

Paradoxalement, et malgré le développement du cinéma, puis de la télévision, et enfin d’Internet, jamais le théâtre, et en particulier le théâtre d’amateurs, n’a été aussi vivant ! Peut-être parce qu’il est, qu’il a toujours été, une innovation frugale ! Il ne nécessite souvent que des moyens très limités pour procurer du plaisir aux spectateurs… et la passion des comédiens et créateurs !

Le Micro-Socio-Théâtre est, parmi d’autres, une méthode qui permet un groupe de volontaires de créer, écrire, répéter et jouer une pièce d’une quinzaine de minutes en moins d’une journée !

Intervenants : 

  • Gilles Dufrénot, Professeur de Sciences Economiques à Aix-Marseille Université et membre de l’Ecole d’Economie de Marseille, écrivain,
  • et un sketch créé et réalisé avec des volontaires de la compagnie Croquemiscène par la méthode du Micro-Socio-Théâtre sous la direction de Jean-Félix Hurbin

Conférence organisée par : la Confluence des Savoirs

 

Plus d’informations et inscriptions sur le site :

Confluence des savoirs

Inégalités territoriales ? | O. Bouba-Olga et L. Chenot

IInégalités territoriales ? | O. Bouba-Olga et L. Chenot

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Gérer la complémentarité économique et culturelle entre grandes métropoles et autres territoires.

Hors des métropoles, point de salut ?

Il y a actuellement un mouvement naturel de concentration du dynamisme économique et social dans les métropoles qui constituent des écosystèmes de croissance et d’innovation et aspirent l’économie nationale. De nombreuses études confirment que la concentration spatiale des activités économiques a un impact positif sur la productivité.

Cette tendance s’observe également pour les activités scientifiques et culturelles qui privilégient l’organisation des évènements importants au « cœur des métropoles », en concentrant, de plus, les savoirs et décision sur une élite.

Dès lors, hors des métropoles, point de salut ? N’y-a-t-il que des gains économiques à tirer d’une concentration spatiale des activités ? Un tel développement économique et culturel conduit-il inéluctablement à une France coupée en deux avec des pôles dynamiques autour de métropoles d’une part et une France « oubliée », « périphérique » d’autre part, rurale ou périurbaine à l’écart de la croissance, condamnée au chômage et marquée par une plus grande pauvreté ?

Olivier Bouba Olga propose de faire émerger un autre « récit territorial », estimant que le « récit métropolitain », aussi séduisant soit-il, ne résiste pas à l’épreuve des faits et que la capacité de création de richesses, d’innovation et d’insertion dans l’économie mondiale n’est pas l’apanage des seules métropoles. A ce stade, il est important d’analyser, plus que cela n’est fait, les autres catégories de territoires — « villes moyennes », « petites villes », « territoires ruraux » « banlieues » — pour montrer ce qui s’y passe, identifier les problèmes et les opportunités auxquels font face les acteurs, ainsi que les réponses à apporter en termes d’action publique.

Lorraine Chenot présentera le parcours artistique La ligne de partage des eaux  qui s’est imposée comme une matrice et une identité liée à l’histoire du territoire et de sa géographie : de cette ligne s’écoulent les eaux qui façonnent les paysages que l’on admire aujourd’hui. Entre océan Atlantique et mer Méditerranée, le Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche est situé sur une frontière qui ne divise pas, mais qui relie.

Contrairement à une œuvre dans un musée, soigneusement surveillée par un conservateur, les œuvres en pleine nature sont entretenues, racontées par ceux qui vivent à proximité et les ont vu naître. La ligne de partage des eaux est une des fiertés des habitants du Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche et rayonnera au-delà de notre montagne. Elle est ainsi le symbole de l’alliance réussie de l’Auvergne et de Rhône-Alpes.

Intervenants :

  • Olivier Bouba-Olga, Professeur des Universités à l’UFR de Sciences Economiques de l’Université de Poitiers, chercheur en sciences sociales.
  • Lorraine Chenot, Présidente du Syndicat Mixte du Parc naturel Régional des Monts d’Ardèche.

Conférence organisée par : la Confluence des Savoirs (qui fait intervenir sur un sujet de société un scientifique et un artiste)

En partenariat avec : les Journées de l’économie et la Fondation Terre d’Initiatives Solidaires.

Informations et inscriptions sur le site :

Confluence des savoirs

L’art, la domination, la magie et le sacré

LL’art, la domination, la magie et le sacré

Ceci n'est pas un tableau - Art-domination, magie, sacré/Bernard Lahire

Ceci n’est pas un tableau – Art, domination, magie, sacré/Bernard Lahire

Ces 5 vidéos permettent de voir ou revoir la conférence du 16 octobre 2017.

Avec Bernard Lahire, sociologue, professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon et membre senior de l’Institut Universitaire de France.
et Nicolas Krief, photographe. qui a mené un long travail sur les accrochages d’expositions.

Cette conférence a été organisée en partenariat par la Confluence des Savoirs et les Journées de l’économie (Fondation Pour l’Université de Lyon).

Pour accéder à ces vidéos : le site de la Confluence des Savoirs

La Géostratégie Internationale de l’Eau

LLa Géostratégie Internationale de l’Eau

Subtitles are available in english and french.
Des sous-titres sont disponibles en français  et en anglais.

Ces 5 vidéos permettent de voir ou revoir la conférence du 3 avril 2018

Avec Erik Orsenna, économiste, écrivain, membre de l’académie française, auteur d’un livre de référence sur l’avenir de l’eau dans le monde.
et Camille Moirenc, artiste photographe, qui a réalisé un portrait inventaire du Rhône.
Présentation et animation : Elisabeth Ayrault, PDG de la CNR.

Cette conférence a été organisée en partenariat par la Confluence des Savoirs, les Amis de l’Université de Lyon et la Compagnie Nationale du Rhône.

Pour accéder à ces vidéos : le site de la Confluence des Savoirs

Le cerveau de cristal

LLe cerveau de cristal

Montrer l’activité du cerveau s’appliquant à une fonction telle que parler, lire, compter ou simplement penser, voilà désormais ce que rendent possible les progrès récents de l‘imagerie par résonance magnétique, l’IRM : clé de voûte des recherches sur le cerveau, cette technique repose sur des principes physiques généralement méconnus du grand public.

Lors d’une conférence qui a lieu dans le cadre du cycle Confluence des savoirs dans le Grand auditorium du Musée des Confluences, Denis Le Bihan parvient à exposer cette technique de façon rigoureuse et compréhensible.

Voir la vidéo

 

Partenaires :  Musée des Confluences, Club des entreprises partenaires du musée, ENS de Lyon, Association de la Confluence des Savoirs 

Médecine et Numérique, une rupture fondamentale scientifique, sociale et anthropologique

MMédecine et Numérique, une rupture fondamentale scientifique, sociale et anthropologique

Conférence de la Confluence des Savoirs, qui fait intervenir, sur un sujet de société, un scientifique et un artiste.

Avec Mehdi Benchoufi, médecin, chef de clinique à l’hôpital Hôtel Dieu à Paris, agrégé de mathématique, président du club JADE et une création de la compagnie théâtrale « Il sera une fois ».

Gratuit et ouvert à tous, sous réserve d’inscription préalable sur le site de la Confluence des Savoirs en cliquant ici

Présentation de la Conférence

Il faut voir dans l’intelligence artificielle davantage qu’une nouvelle donne technologique dont il faudrait intégrer les opportunités : nous assistons à une rupture sur le plan social et anthropologique qui transformera notre système de santé rupture que l’on peut exprimer par 3 « c » :

Connectivité, avec la possibilité de mettre en relation instantanément quasiment tous points de la planète

Collectivité, avec la possibilité d’échanges directs et l’organisation de groupe de discussion

Calculabilité, avec la possibilité de disposer et de « digérer » des masses énormes de données, permettant en particulier de meilleures analyses prédictives et préventives

C’est la fin de l’unité de temps, puisque réel, de lieu, puisque distribué, et d’action, puisque anticipée.

Comment anticiper les mutations en cours, d’acter le principe de ce que nous entrons dans une ère de rupture technologique permanente afin de profiter des opportunités offertes par ses évolutions ?

Qui sera à la manœuvre de la conduite du changement ? :  Comment éviter une adaptation subie à des changements menés par les seuls acteurs technologiques dont la maîtrise des data et le savoir-faire algorithmique les imposent comme incontournables dans la santé de demain ?

Mehdi Benchoufi apportera son point de vue de médecin, agrégé de mathématiques, et de président du club Jade, Think-Tank national dédié aux enjeux socio-politiques du numérique.

La soirée sera complétée par une création impertinente et humoristique de la compagnie théâtrale « Il sera une fois ».

Mehdi Benchoufi, docteur en médecine et agrégé de mathématiques, est chef de clinique, Département d’Epidémiologie, à Hôpital Hôtel Dieu à Paris. Il est membre du Conseil numérique de l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et du Conseil scientifique de la Fondation pour la recherche médicale de l’AP-HP.

Il est le Fondateur et Président du Club JADE, Think-Tank dédié aux enjeux socio-politiques du numérique, notamment en ce qui concerne la démocratie collaborative, l’Europe et l’innovation. Le club est le promoteur de processus d’innovation notamment en matière d’e-santé.

Depuis seize saisons, la compagnie théâtrale lyonnaise « IL SERA UNE FOIS », collectif d’artistes professionnels du spectacle vivant, crée sur mesure évènements et interventions théâtrales en des lieux inattendus : musées, chantiers, rues, châteaux, hôpitaux, bibliothèques, entreprises… Elle privilégie la création de personnages insolites dont le comportement ludique doit accrocher le regard du visiteur, susciter un éclat de rire et peut-être l’envie de jouer ou de rêver…Ce comique spectaculaire ou subtil repose essentiellement sur une contradiction, un contraste, un décalage entre ce que l’on attend et ce qui se produit, entre ce qui devrait être et ce qui est…

Combattre l’indifférence contre la misère

CCombattre l’indifférence contre la misère

A Madagascar, un modèle de société solidaire basée sur le travail et l’entraide

Cette conférence est proposée par la Confluence des Savoirs, en partenariat avec les associations « AKAMASOA » et « Les Amis du père », et avec le soutien de la Fondation Mérieux.

Avec Pedro OPEKA, Fondateur de l’Association humanitaire AKAMASOA, qui mène depuis 1970 le combat contre la pauvreté à Madagascar, et, en vidéo, chants et danses des enfants filmés dans les villages AKAMASOA.

Anne Aubert Source: Amici di Padre Pedro/Creative CommonAttribution

Anne Aubert Source: Amici di Padre Pedro/Creative CommonAttribution

Pedro Opeka, prêtre lazariste, né en Argentine de parents d’origine slovène, vit depuis 1970 à Madagascar où il mène sans relâche le combat contre la pauvreté.
Il a fondé en 1989 l’association humanitaire AKAMASOA Reconnue d’Utilité Publique. Son but est de « sortir les vivants de l’enfer », mais pas à n’importe quel prix. Sa philosophie : aider sans assister. Il a fondé un modèle de société solidaire basée sur le travail et l’entraide.
Il développera les sujets qui lui tiennent à cœur : le combat contre l’indifférence, l’école pour tous, la question des réfugiés, la décadence des politiques, la place des femmes… sujets qui font l’objet de son dernier livre « Insurgez-vous » paru en 2017.

Les chants et les danses des enfants filmés dans les villages AKAMASOA complèteront cette soirée (en vidéo).

En savoir plus :   Confluence des Savoirs

Les vidéos des conférences de la Confluence des Savoirs

LLes vidéos des conférences de la Confluence des Savoirs

Les  conférences de la Confluence des Savoirs sont enregistrées, puis scindées en vidéos de 15 à 20 minutes de façon à être plus agréables à regarder.
Les vidéos les plus récentes :

  • La Géostratégie Internationale de l’Eau
  • L’art, la domination la magie et le sacré
  • Un cerveau nommé désir, sexe, amour et neurosciences
  • Changer l’école, c’est possible
  • La plus petite autonomie soit-elle
  • La lumière
  • La société hyperindustrielle et ses teritoires
  • Les grandes leçons de l’infiniment petit
  • Les origines de la violence et de la guerre
  • Le cerveau de cristal

Pour accéder à ces vidéos : le site de la Confluence des Savoirs

L’art, la domination, la magie et le sacré

LL’art, la domination, la magie et le sacré

Conférence du cycle de la Confluence des Savoirs qui fait intervenir, sur un sujet de société, un scientifique et un artiste.

La magie sociale est omniprésente dans le domaine de l’économie, de la politique, du droit, de la science ou de l’art autant que dans celui de la mythologie ou de la religion, car elle est l’effet d’enchantement produit par le pouvoir sur ceux qui en reconnaissent tacitement l’autorité. C’est cet enchantement qui transforme une sculpture d’animal en totem, un morceau de métal en monnaie, une eau banale en eau bénite ; et c’est cette même magie sociale qui fait passer un tableau du statut de simple copie à celui de chef-d’œuvre.

Avec Bernard Lahire, sociologue, professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon et membre senior de l’Institut Universitaire de France.

et

Nicolas Krief, photographe, dont les travaux le conduisent à photographier « l’Homme au travail ».

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