RRéseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : quel impact pour l’enseignement ? Addictions, cyberharcèlement, troubles du sommeil, exposition à des contenus inappropriés : les risques associés aux réseaux sociaux chez les jeunes alimentent le débat public depuis plusieurs années. Si le Conseil constitutionnel a récemment censuré la loi qui prévoyait d’interdire l’accès à ces plateformes aux moins de 15 ans, la question de la protection des mineurs en ligne reste plus que jamais d’actualité. Pour le monde de l’éducation, elle soulève un défi majeur : comment préserver les bénéfices pédagogiques des outils sociaux tout en protégeant les élèves ?.L’essor des réseaux sociaux et leur arrivée dans les pratiques pédagogiquesL’histoire des réseaux sociaux ne date pas d’hier. Dès 1997, SixDegrees permettait aux utilisateurs de créer un profil en ligne et de se connecter à leurs connaissances. Sans doute trop en avance sur son temps, la plateforme n’a pas rencontré le succès escompté et a disparu deux ans plus tard.Il faut attendre les années 2000 pour voir émerger les plateformes qui façonnent encore aujourd’hui le paysage numérique : Facebook, LinkedIn ou encore Twitter (devenu X). D’abord réservés à un public relativement restreint, composé notamment d’étudiants et de passionnés d’informatique, ces réseaux se sont progressivement imposés dans le quotidien de centaines de millions d’utilisateurs. Leur usage s’est encore accéléré au cours des dernières années, au point de devenir un élément central de la vie sociale et numérique.[…]Auteure : Delphine Billouard Fuentes, professeure, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
GGrandir sans se perdre : les trois crises de l’hypercroissance Faire décoller une start-up est déjà rare. La transformer en scale-up, c’est-à-dire en entreprise capable de soutenir une croissance rapide et durable, l’est davantage encore. Car derrière les levées de fonds, les recrutements en série et l’accélération commerciale se joue une réalité moins visible : la croissance oblige les fondateurs à se réinventer. Plus de dix ans de terrain et de recherche auprès d’entreprises en hypercroissance conduisent au même constat. Les difficultés rencontrées ne relèvent ni du hasard ni de simples tensions humaines. Elles se concentrent autour de trois crises organisationnelles récurrentes.Cette série en trois volets suit les tournants du passage à l’échelle : la mue du fondateur, l’essoufflement de l’équipe historique et, plus insidieuse, la concentration des décisions autour du dirigeant ou de la dirigeante.Ce qui a fait le succès devient soudain un freinAu début de l’aventure, le fondateur est partout. Il ou elle explore le marché, crée et développe le produit, vend, recrute, négocie, arbitre. Cette omniprésence est souvent l’une des clés du décollage de l’entreprise.Mais lorsqu’arrivent la croissance rapide et le changement d’échelle, les règles du jeu changent. L’énergie entrepreneuriale qui a permis de conquérir le marché ne suffit plus. Il faut désormais bâtir une organisation capable de fonctionner sans dépendre en permanence de son créateur.[…]Auteur : Alexander Bell, professeur en entrepreneuriat et management stratégique de l’innovation, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
QQuand le climat bouscule le modèle électrique français Le débat sur la transition énergétique s’intéresse d’ordinaire à l’offre : comment décarboner l’électricité que nous produisons. La demande, elle, est en train d’être remodelée par le changement climatique lui-même. À mesure que la France se réchauffe, la question se déplace vers le quand et le où de la consommation. Les données ouvertes du gestionnaire de réseau RTE et du service météorologique national Météo-France permettent de retracer ce déplacement région par région, et le tableau qui se dégage est celui d’une reconfiguration profonde. Bien lire cette reconfiguration déterminera la vaste vague d’investissements de réseau que la France prépare aujourd’hui.Un pays câblé pour l’hiverEn France, la consommation d’électricité réagit fortement aux variations de température. La raison est connue : une large part des logements est chauffée à l’électricité. Résultat, chaque baisse du thermomètre se traduit par une hausse de la demande plus prononcée que dans la plupart des pays européens, un phénomène largement documenté par les chercheurs en économie de l’énergie.RTE estime qu’en hiver, chaque degré perdu ajoute de l’ordre de 2 400 MW à la demande nationale.Une analyse régionale de la consommation quotidienne confirme que le chauffage domine le paysage : la réponse hivernale atteint environ 300 MW par degré pour la seule Île-de-France. Dans la majeure partie du pays, l’été est comparativement plat. C’est la ligne de base historique que le réchauffement est en train de modifier.[…]Auteur : Jean-Baptiste Vaujour, professeur spécialisé en conseil et en finance verte, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
DDonnées personnelles numériques : que deviennent-elles après la mort ? | « Dis pourquoi ? » ©RCF radioDis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche. > Émission du 1er septembre 2026Si l’usage des données personnelles est réglementé en Europe par le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), ce règlement ne concerne que les personnes vivantes. L’encadrement des données personnelles post-mortem est laissé à chaque état membre. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, la régulation de l’usage de ces données devient capitale pour éviter les dérives. Explications avec Jordy Bony, professeur de droit à l’emlyon business school, docteur en droit privé et sciences criminelles et chercheur sur le statut du cadavre humain. Il a contribué au dossier Pop’Sciences sur la recherche en droit qui sera prochainement disponible sur Pop’Sciences.Écoutez le podcast :> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :RCF Lyon
DDemandez à un homme ou à une femme de vous parler de développement personnel, ils n’emploieront pas les mêmes mots Stages, livres, applications, coachs, podcasts… le développement personnel est devenu un marché à part entière, celui de l’épanouissement de soi. Il s’est installé au cœur de l’entreprise, où il promet de muscler ces fameuses soft skills censées faire la différence.Pourtant, demandez à dix personnes ce qu’est, au juste, le développement personnel : vous obtiendrez probablement dix réponses différentes. C’est précisément ce flou que j’ai voulu sonder lors de ma thèse. J’ai prolongé et systématisé cette démarche dans le cadre de mon habilitation à diriger des recherches. […]Un article de Franck Jaotombo, professeur HDR (habilité à diriger des recherches) en intelligence artificielle et en comportements organisationnels, emlyon business school – The Conversation – 2 août 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
CCanicule : pourquoi le vrai coût des coupures d’électricité n’apparaît dans aucun chiffre officiel Combien coûtent les coupures d’électricité provoquées par les canicules ? Si ce chiffre reste absent des données officielles, le chercheur en économie de l’énergie Jean-Baptiste Vaujour s’est néanmoins attelé à une estimation de ce coût pour la dernière vague de chaleur extrême, en agrégeant les différents chiffres disponibles. Il nous montre, à travers cet exercice, combien notre système semble voué à subir plutôt qu’à anticiper si l’on ne prend pas ce coût en compte.Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu’à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l’incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d’une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l’échelle nationale depuis 1947. […]Un article de Jean-Baptiste Vaujour, senior professor of practice et directeur du Master in Strategy & Consulting – Energy Economist à l’emlyon business school – The Conversation – 30 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
IImportés des États‑Unis, les rachats d’actions sont devenus une drogue dure pour les entreprises françaises cotées Ces opérations, par lesquelles une entreprise rachète ses propres actions sur le marché, sont devenues légion. À la clé, le bénéfice par action augmente. S’inspirant du modèle états-unien, certaines entreprises françaises, comme TotalEnergies, L’Oréal, Axa et Sanofi, en sont devenues dépendantes. Découvrez dans cet article la raison pour laquelle les marchés ainsi que les actionnaires s’habituent à ces programmes, les intègrent dans leurs anticipations puis attendent leur reconduction à des niveaux toujours plus élevés.Les rachats d’actions ont été initiés aux États-Unis en 1982 avec l’adoption de nouvelles règles par le gendarme de la bourse états-unienne – la Security and Exchange Commission (SEC) qui ont déplafonné les montants et limiter les risques de contentieux autour de la manipulation délibérée des cours de bourse. Ce mouvement de libéralisation aux États-Unis s’est par la suite répandu dans la plupart des pays occidentaux. […]Un article de Bertrand Valiorgue, professeur de stratégie et gouvernance des entreprises, de Haithem Nagati, professeur de Supply Chain et RSE et de Sébastien Winston, assistant researcher, à l’emlyon business school – The Conversation – 22 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
CComment innover durablement : la démarche bioinspirée du « tamis managérial » Moteur essentiel de la croissance, l’innovation est aussi accusée de nourrir des « destructions non créatrices » : surexploitation des ressources, effondrement de la biodiversité, réchauffement climatique. Face à ces dérives qui menacent l’habitabilité de la planète, citoyens, consommateurs, marchés émergents et régulateurs poussent désormais les entreprises à repenser en profondeur leurs pratiques d’innovation..Comment mettre en place de nouveaux processus de sélection des innovations efficaces, robustes et respectueux des écosystèmes naturels ? La discipline de la bioinspiration, « une approche créative fondée sur l’observation des systèmes biologiques », selon la définition de 2015 du Comité Biomimétique de l’Organisation internationale de normalisation est une piste pour y parvenir. Parmi ses applications, on trouve la conception de bâtiments à faible consommation d’énergie inspirée par le mode de circulation de l’air dans les termitières. De façon similaire, des travaux récents analysent la manière dont les systèmes complexes s’adaptent et se reproduisent dans la nature grâce à la sélection naturelle afin de repenser le processus d’innovation dans l’entreprise.[…]Auteurs : Marie Nadisic, H2O’Lyon, Thierry Nadisic, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
IInvestissement à impact : quand la mesure façonne ce qui compte L’investissement à impact apparaît comme un outil prisé des adeptes de la finance durable. En témoigne l’engouement rencontré par les produits proposés. Dans cet article, découvrez de quel impact parle-t-on vraiment ? Qui décide qu’un impact est intéressant ou non ? Certaines formes d’impact sont-elles privilégiées à d’autres ?Alors que l’Union Européenne revoit ses règles en matière de finance durable afin de simplifier le cadre réglementaire et d’arbitrer entre exigences de conformité et complexité administrative, une question s’impose : comment distinguer les démarches réellement transformatrices des simples effets d’affichage ? […]Un article d’Emmanuelle Dubocage, professeure en finance d’entreprise à l’emlyon business school et de Ramzi Benkraiem, professeur en comptabilité et finance à Audencia – The Conversation – 6 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
QQuand la guerre devient hybride, nous sommes tous concernés « La guerre ne vous intéresse peut-être pas, mais elle s’intéresse à vous »Fannie Hurst, 1941 De nos jours, les médias sont remplis d’images de guerre, plus précisément ce qu’on appelle la « guerre kinétique ». Des armées se déplacent et s’affrontent. Les bombes pleuvent dans des régions plus ou moins délimitées, telles que l’Ukraine ou le Moyen-Orient. Ces images peuvent apparaître distantes pour le monde des affaires mais la géopolitique impacte le business, de bien des façons.Les entreprises peuvent en être affectées comme le montrent les sanctions imposées aux pays d’où proviennent leurs matières premières, ou l’impact de conflits sur des chaines logistiques globales, tel que le détroit d’Ormuz.Nous sommes bien moins conscients de la « guerre hybride », même si elle nous concerne tous – citoyens, entreprises, services publics ou ONG – et ce de manière directe.La guerre hybride : kesako ?On parle de guerre hybride lorsque des Etats utilisent des méthodes non-militaires mais néanmoins illicites pour influencer, affaiblir, contraindre, saboter, perturber ou contrôler un autre Etat, ou une de ses composantes. Aujourd’hui, des nations hostiles n’hésitent pas à utiliser des moyens criminels telles que des cyberattaques, des actions terroristes, le crime organisé (trafic de drogues et/ou blanchiment d’argent), la guerre informationnelle ou cognitive… La liste est longue. La guerre devient low cost, voire insidieuse. La frontière entre guerre et paix devient floue.[…]Auteur : Adrian Borbely, professeur, emlyon business school, >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon