AAlpTextyles – Valoriser les fibres naturelles, les plantes tinctoriales et les savoir-faire textiles des régions alpines Dans un contexte où la France s’interroge sur les impacts de l’ultra-fast fashion, le Lifestyle Research Center propose l’exposition AlpTextyles. Cette exposition présente une sélection des travaux menés dans le cadre du projet européen AlpTextyles (Solutions collaboratives pour une relocalisation respectueuse du patrimoine et des consommateurs des chaînes de valeur textiles alpines durables, circulaires et innovantes).Depuis trois ans, l’équipe du centre contribue à démontrer qu’il est possible de relocaliser des chaînes de valeur textiles durables et circulaires en s’appuyant sur les fibres naturelles alpines, les plantes tinctoriales et les savoir-faire patrimoniaux. Les recherches qualitatives et quantitatives, l’étude de marques pionnières et la conception d’actions pilotes – dont un pilote transfrontalier consacré aux laines de races autochtones – montrent comment production et consommation peuvent retrouver sens et cohérence territoriale.L’exposition propose un parcours des travaux réalisés, incluant plusieurs prototypes développés dans le projet, parmi lesquels la Wool Library, qui offre une découverte tactile de la diversité et du potentiel des laines alpines.Pour en savoir plus :Emlyon bibliothèque
FFaut-il masquer ses émotions au travail ? Nous savons depuis longtemps que le travail physique peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, qu’il s’agisse des mouvements répétitifs des ouvriers d’usine ou des travailleurs de la construction exposés aux éléments. Nous reconnaissons également les exigences cognitives du travail, comme le stress auquel sont confrontés un PDG qui doit prendre des décisions difficiles, ou un enseignant contraint de jongler entre les attentes contradictoires de ses élèves. Une troisième exigence, souvent ignorée dans le milieu professionnel, concerne le travail émotionnel, c’est à dire la nécessité de réguler ses émotions au travail.Le travail émotionnel est plus répandu dans les emplois qui nécessitent un contact avec les clients ou le grand public. Prenons l’exemple d’un serveur de restaurant qui doit se montrer aimable et souriant pendant l’heure de pointe du dîner. Ou celui de l’agent d’accueil d’une compagnie aérienne devant rester calme face à un client qui exprime sa frustration à propos d’un vol retardé ou annulé. Mais cet « effort » émotionnel s’avère également nécessaire lorsque nous interagissons avec nos collègues ou quand les dirigeants gèrent leurs équipes.Les recherches montrent que les individus ont tendance à utiliser deux stratégies distinctes pour réguler leurs émotions au travail. La première, le surface acting ou « jeu superficiel » consiste à feindre les émotions que nous sommes censés ressentir en dissimulant tout soupçon de frustration, de colère ou d’une autre émotion inappropriée. C’est cette réaction naturelle qui crée un décalage entre les émotions ressenties et celles qui sont montrées générant des tensions. Le deep acting ou « jeu en profondeur » quant à lui, requiert de se mettre intentionnellement de bonne humeur avant d’interagir avec les autres, en prenant par exemple un moment pour réfléchir à un souvenir agréable, ou pour se rappeler ce que l’on aime dans son travail et qu’il permet de subvenir aux besoins de sa famille.Les études montrent que le jeu superficiel est associé à une diminution de la performance et de la santé, tandis que le jeu en profondeur apparait bénéfique, ou a minima inoffensif. Ces résultats mettent en lumière une question cruciale : qu’est-ce qui motive les individus à privilégier le jeu superficiel ?[…]Auteur : Gordon Sayre, professeur en comportement organisationnel, emlyon business school. >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
AAccession des femmes aux plus hauts postes : un progrès paradoxal ? Les entreprises internationales sont soumises à une pression croissante pour diversifier leur direction, tout en faisant face à un scepticisme ambiant quant à leurs efforts en ce sens. Dans le cadre d’une récente étude, nous procédons à l’examen de l’accès et du départ des femmes aux positions les plus élevées dans la hiérarchie des entreprises.Une progression plus rapideLes études menées jusqu’à présent ont révélé que les femmes et les minorités font face à des obstacles persistants lorsqu’elles aspirent à des postes de direction au sein des entreprises. Même lorsqu’elles atteignent ces fonctions, leur rémunération est souvent moins avantageuse que celle de leurs homologues masculins occupant des postes équivalents. Leur départ se fait également dans des conditions moins favorables.A contrario, des études récentes – menées principalement aux États-Unis – suggèrent la possibilité d’une discrimination positive en leur faveur. Dans certaines conditions, la carrière des femmes progresserait plus rapidement que celle des hommes. Elles pourraient parfois percevoir une rémunération plus élevée, notamment en raison d’une demande accrue pour les talents féminins provoquée par des pressions en faveur d’une plus grande diversité de la gouvernance. Mais quelle est l’étendue réelle de cet avantage ? Et que se passe-t-il pour les femmes une fois qu’elles atteignent les fonctions les plus élevées ?[…]Auteurs : Shibashish Mukherjee, emlyon business school, Esha Mendiratta, Vlerick Business School, Jana Oehmichen, Johannes Gutenberg Universität Mainz. >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
LLa course aux étoiles : quelques bizarreries des évaluations et comment les gérer Tous les produits, services, établissements sont évalués sur de multiples plateformes, ce qui impacte fortement leurs chances de succès. Pourtant, des recherches récentes révèlent des conséquences parfois inattendues prenant les entreprises au dépourvu.Pourquoi cela se produit-il et comment le gérer ? Bernard Forgues présentera des résultats de recherche permettant une meilleure compréhension et donnera des clés d’action pour les entreprises.Intervenant : Bernard Forgues, professeur de théorie de l’organisation, emlyon business school>> Inscription en ligne :Research Afterwork #7
LLe petit guide illustré de l’intelligence émotionnelle © Albin MichelÀ l’heure de l’IA, parlons d’IE. Pourquoi je me sens parfois submergé par mes émotions ? Comment mieux gérer mon stress au quotidien ? Et si, au lieu de les subir, mes émotions devenaient ma plus grande force ?La réponse à ces questions se trouve dans l’intelligence émotionnelle (IE), une capacité que nous pouvons tous développer, et à tout âge. Grâce à elle, apprenez à mieux gérer votre stress, améliorer votre santé physique et mentale, développer de meilleures relations et surtout… apprenez à être plus satisfait de votre vie.Le nouveau livre de Christophe Haag, enseignant chercheur en psychologie sociale à emlyon business school, Le petit guide illustré de l’intelligence émotionnelle, vient de paraître aux Éditions Albin Michel. Dans ce petit guide illustré, Christophe Haag vous offre une exploration accessible et pratique de cette compétence essentielle :Tout ce que vous devez savoir sur l’intelligence émotionnelleLes clés pour identifier et comprendre vos émotionsDes outils pratiques pour les apprivoiser au quotidienDes recommandations d’experts et exercices concrets pour développer votre quotient émotionnel >> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site :emlyon business school
LLa nuit des données mortes-vivantes : quand nos données survivent à notre mort Les divers systèmes d’IA tendent à s’imposer dans notre quotidien pour améliorer notre confort. Tout y passe : aide à la réflexion, à la rédaction avec suggestions de propos ou reformulations de propos déjà existants, aux recherches sur internet, aide à la génération ou l’analyse d’images, à la création de vidéos, etc. Il devient de plus en plus difficile de fournir une liste exhaustive de tous les domaines dans lesquels l’IA peut apporter son concours. En revanche, il est possible de dire de façon objective qu’il existe des systèmes d’IA dangereux pour les individus. C’est le cas des systèmes qui exploitent les données post-mortem et qui aujourd’hui ne sont pas véritablement encadrés par le droit.Dans son roman dystopique Transparence, Marc Dugain évoquait une start-up dont le projet est de recueillir et transplanter le maximum de données numériques d’un individu décédé pour le faire « revivre » dans un corps artificiel. Dans son nouvel article, Jordy Bony, docteur en droit privé et sciences criminelles, nous propose justement un état des lieux sur la question des données post-mortem : qu’est ce qu’une donnée post-mortem (en droit) ? quel est leur cadre légal ? ont-elles une valeur ?Un article passionnant et instructif sur un sujet de plus en plus d’actualité avec la vague de l’IA.Cet article est la synthèse d’une étude plus détaillée publiée le 24 octobre 2025 dans La semaine juridique – Edition générale et intitulée « La nuit des données mortes-vivantes : des traces numériques qui refusent de mourir ».Un article de Jordy Bony, docteur en droit privé et sciences criminelles, professeur de droit, emlyon business school.> Lire l’article complet :La nuit des données mortes-vivantes…
RRemplaceriez-vous votre petit(e) ami(e) par une IA ? Pourriez-vous tomber amoureux d’une intelligence artificielle ? Plus important encore, remplaceriez-vous votre petit ami ou amie par une IA ?Cela peut ressembler à de la science-fiction, mais c’est déjà une réalité pour beaucoup. Des applications de compagnons virtuels comme Replika, Character.AI, ou même des robots émotionnellement réactifs comme Ropet sont commercialisés en tant que confidents, amis, voire compagnons. Ces nouvelles technologies s’avèrent très éloignées des chatbots maladroits ou des assistants vocaux impersonnels imaginés par les écrivains de science-fiction du 20ème siècle. Elles sont personnalisables à volonté , se souviennent de vos préférences, répondent avec empathie, vous envoient des mots d’amour et – si vous choisissez de leur permettre de le faire – vous chuchotent même des mots doux dans la nuit via un chat ou un appel vocal.Pour certains utilisateurs, ces relations virtuelles, ou digi-romance, ont pris tellement d’importance sur le plan émotionnel que les chercheurs se questionnent sur la possibilité qu’elles prennent le pas sur les fréquentations de la vie réelle. Nos recherches récentes explorent ce phénomène croissant et ce qu’il révèle sur la façon dont les consommateurs créent et parfois externalisent ces liens émotionnels profonds.[…]Auteurs : Alisa Minina Jeunemaître, professeure de marketing, emlyon business school, Stefania Masè, professeure de marketing, Ipag Business School, Jamie Richard Smith, professeur de marketing, FGV EAESP. >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
PPolitiques de transparence sur les accidents nucléaires : des effets contrastés Alors que les travaux de décontamination des territoires de la préfecture de Fukushima au Japon continuent, presque quinze ans après la survenue de la catastrophe nucléaire dans la centrale de Fukushima Dai-ichi en mars 2011, les autorités publiques françaises affirment qu’un accident nucléaire majeur est également « possible » en France. L’accident japonais a montré les suites possibles d’une pareille catastrophe, que ce soit l’évacuation de centaines de milliers de personnes, ou l’injonction pour les populations à retourner vivre en territoire contaminé. Pourtant, le constat que les accidents nucléaires constituent un horizon réel de l’exploitation des centrales nucléaires – et pas uniquement au Japon – ne suscite que peu de controverses en France et ne joue qu’un rôle limité dans les débats sur l’avenir de la filière nucléaire.Cette observation constitue un paradoxe de recherche qui mérite d’être expliqué. Cette analyse est d’autant plus importante que les accidents nucléaires du passé, à l’instar de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979 et de Tchernobyl en Ukraine soviétique en 1986, ont suscité des controverses politiques majeures quant aux effets néfastes des activités nucléaires sur la santé et l’environnement.[…]Auteure : Valérie Arnhold, Professeure en sociologie, OCE, emlyon business school>> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
DDémantèlement de l’USAID : quel impact sur l’inclusion financière ? Au cours des dernières années, l’inclusion financière s’est imposée comme un axe central du développement économique, agissant comme un catalyseur pour atteindre sept des dix-sept Objectifs de Développement Durable (ODD). En favorisant la croissance économique, en promouvant l’autonomisation économique des femmes et en contribuant à la réduction de la pauvreté, l’inclusion financière joue un rôle crucial dans la promotion d’un développement inclusif et durable. Nos recherches ont démontré une amélioration significative de l’accès aux services financiers via le numérique au cours des deux dernières décennies, notamment dans les pays africains. L’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) a joué un rôle clé dans cette avancée, et son démantèlement par l’administration Trump pourrait compromettre ces progrès dans ce domaine et bien d’autres.[…]Auteure : Sandra Challita, professeure et chercheuse, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon
PPréserver son écologie personnelle dans l’exercice du leadership : défis et ressources Mieux comprendre l’origine du stress chez les salariésDes travaux récents en comportement organisationnel empruntent à la biologie, et plus particulièrement à l’écologie des populations, pour comprendre les arbitrages énergétiques auxquels sont confrontés les individus au travail.Ces travaux suggèrent un modèle particulièrement riche pour comprendre l’intensité croissante du stress, du burnout et de la fatigue chronique chez les salariés. En prenant l’angle de l’exercice du leadership, Tessa Melkonian présentera ses travaux en cours et insistera sur l’importance d’incorporer à nos enseignements et dispositifs d’accompagnement un corpus de connaissances issues de la biologie et de la physiologie.Intervenante : Tessa Melkonian, professeure de management et comportement organisationnel, emlyon business school.>> Inscription en ligne :Research Afterwork #6