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Santé et IA – Hackaton – 7e édition

SSanté et IA – Hackaton – 7e édition

« Construire des systèmes de santé innovants: mobiliser l’IA »

Rejoignez-nous à Lyon les 10-11 avril 2026 pour un hackathon unique dédié aux systèmes de santé, axé sur l’utilisation de l’IA pour relever les défis les plus urgents.

Pendant 48 heures, vous échangerez avec une communauté diversifiée d’innovateurs – étudiants, data scientists, designers, professionnels de santé et gestionnaires – afin de développer des solutions à fort impact à l’intersection de la santé et de l’intelligence artificielle.

Cette édition française est organisée à emlyon business school par le HITS Institute et s’inscrit dans une initiative mondiale du Harvard Health Systems Innovation Lab – HSIL de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, laboratoire mondial de recherche et de formation spécialisé dans la performance des systèmes de santé, les politiques de santé et la création d’entreprises.

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HSIL Hackaton Lyon

Grandes entreprises françaises : comment le SBF 120 a fait des dividendes une priorité stratégique

GGrandes entreprises françaises : comment le SBF 120 a fait des dividendes une priorité stratégique

Alors que le débat sur la « taxe Zucman » a relancé en France la question de la contribution des grandes entreprises et des hauts patrimoines, un chiffre éclaire les enjeux : 1 163 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises du SBF 120 entre 1995 et 2024.

En trente ans, les distributions ont été multipliées par 21, passant de moins de 4 milliards d’euros par an à près de 85 milliards en 2024.

Ces données permettent de documenter, au-delà des controverses politiques, la place prise par la rémunération du capital dans la stratégie des grandes entreprises françaises.

[…]

Auteurs : Haithem Nagati, professeur en Supply Chain Management, emlyon business school,

Bertrand Valiorgue, professeur de stratégie et gouvernance des entreprises, emlyon business school,

Sébastien Winston, chercheur, Institut Français de Gouvernement des Entreprises.

 

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knowledge@emlyon

 

Le « Groupfeel » : quand l’émotion collective fait dérailler l’intelligence des groupes

LLe « Groupfeel » : quand l’émotion collective fait dérailler l’intelligence des groupes

Dans les organisations, nous parlons volontiers de stratégie, de leadership ou de performance. Beaucoup moins des émotions collectives. Pourtant, celles-ci jouent un rôle déterminant dans la qualité des décisions.

Une récente étude aborde cette question et se penche sur le phénomène du Groupfeel, une dynamique émotionnelle collective qui, sous certaines conditions, devient contre-productive. Il s’agit du moment où le ressenti (feel) du groupe prend le dessus sur la réflexion (think) – où l’émotion partagée précède, puis verrouille la pensée critique. Le Groupfeel peut être compris comme un antécédent émotionnel de la pensée de groupe ou groupthink, un autre phénomène de groupe pernicieux décrit par Irving Janis : avant même que les biais cognitifs collectifs ne s’installent, c’est l’alignement affectif qui prépare le terrain.

Ce comportement ne se résume pas simplement à l’effet Janis, du nom de son théoricien, ni à une question de bonne ou de mauvaise humeur. Le Groupfeel correspond à une configuration émotionnelle spécifique – intense, normée et mal régulée – dans laquelle l’harmonie affective devient prioritaire sur la lucidité, poussant progressivement le groupe à prendre des décisions moins pertinentes.

[…]

Auteur : Christophe Haag, Professeur et chercheur en psychologie sociale, emlyon business school

 

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knowledge@emlyon

 

Concours de nouvelles : Imaginer le monde économique en 2050

CConcours de nouvelles : Imaginer le monde économique en 2050

À vos plumes : imaginez dès aujourd’hui l’économie de demain.

Pour prévoir, anticiper et créer le monde de demain, encore faut-il pouvoir l’imaginer. Travail, intelligence artificielle, robots, banques, marchés financiers, monnaie, revenu universel, économie locale ou mondialisée…

Le concours d’écriture Imagine 2050, 1re édition organisée par emlyon, le laboratoire GATE et le CNRS, invite les candidats à imaginer, à travers un récit fictif, le monde économique de 2050 et les grandes transformations qui pourraient le façonner. En 2050, y aura-t-il encore du travail humain ou serons-nous remplacés par des IA ? Quel rôle joueront les entreprises, les banques centrales ou les systèmes monétaires ? Les possibilités sont nombreuses : laissez libre cours à votre imagination pour dépeindre le monde économique tel qu’il pourrait être en 2050.

> Modalités du concours :

  • Récit fictif rédigé en français
  • Entre 3 000 et 8 000 mots
  • Aucune condition de nationalité
  • Plusieurs prix d’une valeur de 1 000 €
  • Les 10 meilleures nouvelles pourront être publiées dans un recueil grand public

> Date limite de participation : 31 mai 2026

Les nouvelles sont à envoyer à imagine2050@gate.cnrs.fr accompagnées du formulaire de participation complété.

>> Pour en savoir plus :

Imagine 2050

Affiche du concours de nouvelles Imagine 2050

Stage et alternance en entreprise : comment prévenir le harcèlement sexuel et le combattre ?

SStage et alternance en entreprise : comment prévenir le harcèlement sexuel et le combattre ?

Alors que le mouvement MeToo a permis de mettre en lumière le harcèlement sexuel dans de nombreux milieux professionnels, celui que subissent les stagiaires et alternants est à la fois moins visible et moins bien géré par les organisations.

Pourtant, ces populations, jeunes, précaires, et avec une moins grande expérience et connaissance du monde de l’entreprise, sont particulièrement vulnérables. Cette enquête a été initiée en collaboration avec l’association « Balance Ton Stage”, fondée par des étudiants d’emlyon il y a cinq ans.

Intervenante : Lisa Buchter, professeure de sociologie, emlyon business school

>> Inscription en ligne :

Research Afterwork #8

Faire preuve d’humilité pourrait restaurer la confiance dans les experts

FFaire preuve d’humilité pourrait restaurer la confiance dans les experts

Selon une récente étude, reconnaître les limites de sa propre connaissance pourrait être un signal d’expertise tout aussi important que les diplômes et la confiance.

À qui accorderiez-vous davantage de crédit ? À un expert qui prétend détenir toutes les réponses ou à celui qui reconnaît ses limites ? Au cours des cinq dernières années, nous nous sommes consacrés à l’analyse approfondie de cette question et des différentes réactions des individus.

Notre projet de recherche est né d’une tension récurrente que nous avons tous deux perçue au début de nos carrières académiques. Les études universitaires nous ont fait prendre conscience des limites de nos connaissances, y compris dans le cadre d’une spécialisation approfondie dans un domaine spécifique. Les chercheurs qualifient cette prise de conscience personnelle « d’humilité intellectuelle. » Il s’agit d’une situation que de nombreux experts rencontrent lorsqu’ils sont amenés à changer de poste.

[…]

Auteurs : Lauren Keating, Professeure en comportement organisationnel et psychologie, emlyon business school,

Ben Walker, Professeur en comportement organisationnel, Université de Wellington.

 

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L’autonomie alimentaire en détention : moins de gaspillage et plus de réinsertion ?

LL’autonomie alimentaire en détention : moins de gaspillage et plus de réinsertion ?

L’incarcération de Nicolas Sarkozy entre octobre et novembre 2025 a mis en lumière un aspect souvent négligé de la vie en détention : l’alimentation..

Les repas de Nicolas Sarkozy ont fait couler beaucoup d’encre, que ce soit par l’entremise d’articles de presse ou de son propre livre. Une grande attention a été accordée à ses habitudes alimentaires : rejet catégorique du « chariot », c’est-à-dire les repas quotidiens servis aux personnes détenues et consommation quasi exclusive de yaourts.

Bien qu’elles puissent étonner, les pratiques alimentaires de Nicolas Sarkozy s’avèrent banales en milieu carcéral. Elles ressemblent à celles de la grande majorité des personnes actuellement détenues en France, comme le montre l’étude que nous avons menée pendant trois ans sur l’alimentation en détention. Réalisée dans cinq établissements du territoire, cette étude cherchait à identifier des pistes pour réduire le gaspillage en détention. Il s’agissait de comprendre les comportements alimentaires réels des détenus : qu’est-ce qu’ils mangent ? Qu’est-ce qu’ils ne mangent pas ? Pourquoi ? […]

Auteure : Anissa Pomiès, professeure et chercheuse, emlyon business school.

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« Mon patron est-il narcissique ? » Les indices à observer selon les chercheurs

«« Mon patron est-il narcissique ? » Les indices à observer selon les chercheurs

Entre les extravagances médiatisées des icônes du monde des affaires et les récents procès d’éminents PDG, les managers narcissiques sont aujourd’hui sous le feu des projecteurs.

Dans le milieu universitaire, ce mélange redoutable de charisme, d’assurance et d’ego qui caractériserait les dirigeants narcissiques alimente depuis près de deux décennies un vaste corpus de recherches et d’analyses. Cette recherche fait face à un défi central : comment identifier et évaluer le narcissisme chez les managers en dehors du cadre clinique ? Comme l’on peut s’en douter, les dirigeants des grandes entreprises sont rarement enclins à accepter de répondre aux tests psychométriques traditionnels. Les chercheurs en management ont dû faire preuve d’ingéniosité et développer des approches moins directes pour repérer les tendances narcissiques des dirigeants. […]

Auteure : Ivana Vitanova, professeure de finance d’entreprise, emlyon business school

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AlpTextyles – Valoriser les fibres naturelles, les plantes tinctoriales et les savoir-faire textiles des régions alpines

AAlpTextyles – Valoriser les fibres naturelles, les plantes tinctoriales et les savoir-faire textiles des régions alpines

Dans un contexte où la France s’interroge sur les impacts de l’ultra-fast fashion, le Lifestyle Research Center propose l’exposition AlpTextyles. Cette exposition présente une sélection des travaux menés dans le cadre du projet européen AlpTextyles (Solutions collaboratives pour une relocalisation respectueuse du patrimoine et des consommateurs des chaînes de valeur textiles alpines durables, circulaires et innovantes).

Depuis trois ans, l’équipe du centre contribue à démontrer qu’il est possible de relocaliser des chaînes de valeur textiles durables et circulaires en s’appuyant sur les fibres naturelles alpines, les plantes tinctoriales et les savoir-faire patrimoniaux. Les recherches qualitatives et quantitatives, l’étude de marques pionnières et la conception d’actions pilotes – dont un pilote transfrontalier consacré aux laines de races autochtones – montrent comment production et consommation peuvent retrouver sens et cohérence territoriale.

L’exposition propose un parcours des travaux réalisés, incluant plusieurs prototypes développés dans le projet, parmi lesquels la Wool Library, qui offre une découverte tactile de la diversité et du potentiel des laines alpines.

Pour en savoir plus :

Emlyon bibliothèque

Faut-il masquer ses émotions au travail ?

FFaut-il masquer ses émotions au travail ?

Nous savons depuis longtemps que le travail physique peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, qu’il s’agisse des mouvements répétitifs des ouvriers d’usine ou des travailleurs de la construction exposés aux éléments. Nous reconnaissons également les exigences cognitives du travail, comme le stress auquel sont confrontés un PDG qui doit prendre des décisions difficiles, ou un enseignant contraint de jongler entre les attentes contradictoires de ses élèves. Une troisième exigence, souvent ignorée dans le milieu professionnel, concerne le travail émotionnel, c’est à dire la nécessité de réguler ses émotions au travail.

Le travail émotionnel est plus répandu dans les emplois qui nécessitent un contact avec les clients ou le grand public. Prenons l’exemple d’un serveur de restaurant qui doit se montrer aimable et souriant pendant l’heure de pointe du dîner. Ou celui de l’agent d’accueil d’une compagnie aérienne devant rester calme face à un client qui exprime sa frustration à propos d’un vol retardé ou annulé. Mais cet « effort » émotionnel s’avère également nécessaire lorsque nous interagissons avec nos collègues ou quand les dirigeants gèrent leurs équipes.

Les recherches montrent que les individus ont tendance à utiliser deux stratégies distinctes pour réguler leurs émotions au travail. La première, le surface acting ou « jeu superficiel » consiste à feindre les émotions que nous sommes censés ressentir en dissimulant tout soupçon de frustration, de colère ou d’une autre émotion inappropriée. C’est cette réaction naturelle qui crée un décalage entre les émotions ressenties et celles qui sont montrées générant des tensions. Le deep acting  ou « jeu en profondeur » quant à lui, requiert de se mettre intentionnellement de bonne humeur avant d’interagir avec les autres, en prenant par exemple un moment pour réfléchir à un souvenir agréable, ou pour se rappeler ce que l’on aime dans son travail et qu’il permet de subvenir aux besoins de sa famille.

Les études montrent que le jeu superficiel est associé à une diminution de la performance et de la santé, tandis que le jeu en profondeur apparait bénéfique, ou a minima inoffensif. Ces résultats mettent en lumière une question cruciale : qu’est-ce qui motive les individus à privilégier le jeu superficiel ?

[…]

Auteur : Gordon Sayre, professeur en comportement organisationnel, emlyon business school.

 

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