DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDiscriminations anti‑musulmans : ce que révèle la défenseure des droits Claire Hédon, défenseure des droits a fait paraître un rapport sur les discriminations fondées sur la religion fin 2025. À partir de témoignages, de commentaires circonstanciés et légament fondés, ce rapport étaye les discriminations qui affectent des personnes en raison d’une appartenance avérée ou présumée à l’islam.Le rapport de la défenseure des droits Claire Hédon constitue une contribution importante pour documenter la réalité de l’islamophobie en France. La défenseure relève :« La hausse des discriminations ayant un motif religieux semble s’observer quelle que soit la religion. Elles restent toutefois nettement plus souvent rapportées par les personnes qui déclarent être de religion musulmane ou être considérées comme telles (34 % d’entre elles) que par les personnes se déclarant d’une autre religion (19 %), incluant la religion juive ou encore le bouddhisme, ou celles de religion chrétienne (4 % seulement déclarent avoir été discriminés en raison de cette religion). » […]Un article de Haoues Seniguer, professeur associé, Sciences Po Lyon, laboratoire Triangle, ENS de Lyon; Université Paul Valéry – Montpellier III – The Conversation – 25 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDu système immunitaire aux outils scientifiques : les secrets de la détection de protéine | Du neuf Docteur ? Vous vous êtes déjà demandé comment on peut détecter des protéines dans des échantillons biologiques ? Comment on peut rendre visible le monde microscopique ?Du neuf Docteur ? vous explique comment les anticorps, moyen de défense des organismes complexes contre les bactéries ou virus, ont été détournés par les scientifique pour les aider à reconnaitre et quantifier des protéines à la paillasse de leurs laboratoires.Par : Du neuf Docteur ?Regarder la vidéo :>> Pour plus d’information rendez-vous sur la chaine YouTube :Du neuf docteur ?
TThésée, sa vie nouvelle | Éprouver notre fragilité Après la perte de sa famille, Thésée quitte Paris pour Berlin afin de fuir sa « saison des morts ». Il emporte avec lui, presque machinalement, des cartons d’archives. À Berlin, croyant pouvoir inventer « sa vie nouvelle », il est rattrapé par le tremblement : son corps le lâche, il chute, hanté par des spectres. C’est alors qu’il décide d’explorer ses archives personnelles, mêlant mémoire intime et histoire européenne, pour tenter de comprendre son effondrement et reconstruire sa vie.Le fil conducteur de cette adaptation est celui d’une enquête menée par le personnage Thésée pour comprendre les causes de son effondrement physique et psychique. Peu à peu, en découvrant et ouvrant des archives, il va comprendre que sa chute est liée aux douleurs familiales oubliées et dissimulées mais aussi à la perte de l’espoir dans la modernité des trente glorieuses, dont ses grands-parents et parents avaient été des hérauts. Le parti pris du spectacle est donc de montrer comment se nouent trois effondrements. Celui d’un individu, celui de sa famille dont les traumatismes courent sur 3 générations, celui de la société occidentale d’après-guerre et de ses promesses de bonheur et de prospérité.Le roman et le spectacle Thésée. Sa vie nouvelle, parlent de la vulnérabilité de l’humain, de sa toujours possible chute, sans causes ni raisons forcément très claires. Cette fragilité est redoublée par celle des sociétés brinquebalantes que nous composons pour oublier que nous sommes faibles, chétifs et mortels et que nous tentons sans cesse de travestir en édifices de puissances — qui sont pourtant prompts à s’effondrer, nous ne le savons que trop. Cela fait écho à la vulnérabilité actuelle de notre habitation humaine de la Terre, en raison des impacts de nos activités sur le système biophysique planétaire qui provoquent le changement global ; Thésée parle aussi à sa manière du moment contemporain, cet anthropocène dans lequel nous sommes d’ores et déjà entrés.Un roman de Camille de ToledoAdaptation et dramaturgie : Fabien Joubert, Michel Lussault, Marion SuzanneMise en scène Fabien JoubertCollaboration artistique : Laurent Bazin, Jean-Michel GuérinAvec l’aide de la SPEDIDAM et de la Région Grand Est. Avec le soutien du département de la Marne.Éprouver notre fragilitéÀ l’issue de la représentation du 8 avril, nous vous proposons un échange avec l’équipe artistique, en présence de Michel Lussault, ancien professeur de géographie à l’ENS de Lyon et ancien directeur de l’école urbaine de Lyon, qui a collaboré à l’adaptation théâtrale, sur les dérèglements environnementaux en cours. Ceux-ci nous montrent la vulnérabilité de notre habitation humaine de la Terre. Cette vulnérabilité, cette fragilité des humains et de leurs sociétés, qui signe la fin du sentiment de toute puissance hérité de la modernité et des trente glorieuses, c’est le sujet du magnifique roman Thésée. Sa vie nouvelle, de Camille de Toledo, adapté ici pour le théâtre.Les deux représentations bénéficient du soutien de Cité Anthropocène de l’ENS de Lyon, de l’équipe du Théâtre Kantor et du laboratoire Environnement, Ville, Société, UMR 5600 CNRS.Pour en savoir plus :Théâtre Kantor-ENS de lyon
«« Pétrole » de Pasolini adapté au théâtre : le dévoilement de l’obscénité fossile Récemment adapté au théâtre par Sylvain Creuzevault, Pasolini livre une œuvre visionnaire avec son texte Pétrole. L’industrie fossile apparaît comme une force de destruction implacable, imprégnant en profondeur l’imaginaire occidental.Peu après la COP30, dix ans après la prise de conscience officielle par le genre « homo sapiens » de sa contribution active à la destruction irrémédiable de sa propre biosphère, sur la scène nationale de Bonlieu, à Annecy (Haute-Savoie), le metteur en scène Sylvain Creuzevault a inauguré son adaptation théâtrale du texte posthume et visionnaire de l’écrivain, poète et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, Pétrole. […]Un article de Frédéric Caille, maître de Conférences en Science Politique, enseignant à l’Université Savoie Mont Blanc et chercheur au laboratoire Triangle à l’ENS Lyon – The Conversation – 17 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLes Lynx | Semaine d’initiation à la recherche en mathématiques destinée aux lycéennes Le stage Les Lynx est une semaine d’initiation à la recherche en mathématiques destinée à des lycéennes de Seconde et Première. Encadrées par des chercheuses et chercheurs, les participantes travaillent en petits groupes sur des problèmes ouverts et découvrent la démarche de recherche, tout en participant à des activités culturelles, sportives et des ateliers sur l’orientation et les stéréotypes de genre en sciences. Le stage Les Lynx est une semaine d’initiation à la recherche en mathématiques destinée à 20 lycéennes de Seconde et Première de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Organisé à Lyon par la Maison des Mathématiques et de l’Informatique -MMI et l’ENS de Lyon, il se déroulera du 5 au 10 juillet, avec arrivée le 5 dans l’après-midi et départ le 10 en fin de journée.Pendant une semaine, les participantes découvriront concrètement la démarche de recherche scientifique. Encadrées par des chercheuses et chercheurs en mathématiques, elles travailleront en petits groupes sur des problèmes ouverts, souvent en lien avec des domaines appliqués comme la biologie, la médecine ou les neurosciences.Les matinées seront consacrées à ces projets de recherche. Dans les après-midi, des activités culturelles ou sportives seront proposées. Il y aura également des ateliers et des conférences autour de thématiques variées : orientation dans les études scientifiques, stéréotypes de genre en sciences, médiation mathématique, etc. La semaine se conclura par une présentation publique des travaux des participantes.Le stage est entièrement pris en charge (logement, repas, activités), afin de garantir son accessibilité. La sélection repose principalement sur la motivation et la diversité des profils, et non sur les résultats scolaires.Pourquoi ce stage est-il réservé aux lycéennes ?Aujourd’hui encore, les femmes restent très minoritaires dans certaines disciplines scientifiques. En France, elles représentent environ 22 % des enseignants-chercheurs en mathématiques. Cette sous-représentation se construit souvent bien avant l’université. Au lycée, on observe par exemple une diminution importante du nombre de filles qui poursuivent les mathématiques au fil de leur scolarité. Après la réforme du lycée, plusieurs études ont montré que les filles abandonnent plus souvent la spécialité mathématiques que les garçons. Par exemple, en classe de terminale, elles représentent environ 40 % des élèves suivant la spécialité mathématiques, alors qu’elles étaient proches de la parité en seconde. Lors d’activités proposées à la MMI, nous avons également observé que les filles sont souvent moins nombreuses et prennent parfois plus difficilement la parole, même lorsqu’elles ont les mêmes compétences et le même intérêt pour les sciences.> Pour en savoir plus, consultez le site : MMI ©MMI
NNos paroles empêchées | Livre ©Éditions de l’AubeUn dialogue philosophique inédit, porté par une plume vive et accessible, pour enfin repenser l’échange avec autrui.Comment établir un lien avec le monde lorsque l’on ne peut pas parler ? Comment exprimer sa pensée, comment exister lorsque la parole est empêchée ? « Le handicap, c’est d’abord une maladie du lien », pour reprendre les mots de la philosophe Anne-Lyse Chabert, atteinte d’une maladie neurodégénérative qui affecte à présent sa capacité à communiquer avec le monde extérieur. Et si cette parole empêchée dépassait le contexte du handicap pour venir interroger toute notre société ? Comment entendre tous ceux dont la parole est empêchée, que ce soit le petit enfant, la personne âgée ou le citoyen, par exemple ? Si chacun de nous met quelques années à apprendre à parler, pourquoi avons-nous besoin de toute une vie pour apprendre à écouter ? >> Pour en savoir plus : Nos paroles empêchées
SSanté mentale : les chemins de l’acceptation | « Dis pourquoi ? » ©RCF radioDis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche. > Émission du 3 mars 2026En amont de la Semaine du cerveau à Lyon et en lien avec son article pour le dossier Pop’Sciences « Santé mentale : entre pathologies et bien-être » « Mal-être : essais de reconnaissance », nous recevons Samuel Lézé, maître de conférences en anthropologie médicale à l’École Normale Supérieure de Lyon, membre de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM).Écoutez le podcast :> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :RCF LyonPPour aller plus loinSanté mentale : entre pathologies et bien-être – Un dossier Pop’Sciences – Mars 2024.Mal-être : essais de reconnaissance – Encart Dossier Pop’Sciences « Santé mentale : entre pathologies et bien-être » – Janvier 2026.La crise écologique, un défi pour la santé mentale – Un article Pop’Sciences – Octobre 2021.« Penser à tout » : pourquoi la charge mentale des femmes n’est pas près de s’alléger – Article de Jessica Pothet, maîtresse de conférences en sociologie à Lyon 1 Université et chercheuse au laboratoire Max Weber à l’Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 26 fév. 2024Prendre soin de sa santé mentale par l’activité physique – Conférence portée par deux intervenants, Guillaume Millet, professeur de physiologiste du sport au département STAPS de l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne et de Medhi Housni, psychiatre au CHU de Saint-Étienne – Avril 2025.
TTable ronde TrENSition | Pour enseignants et enseignantes Le projet de revue interface thématique trENSition, une approche à visée interdisciplinaire sur les transitions socio-écologiques.Le projet de revue interface thématique trENSition, initié en septembre 2025, a pour objectif de concevoir et de mettre à disposition de la communauté des enseignantes et enseignants du second degré un ensemble de ressources de formation continue en ligne, en proposant explicitement une approche à visée interdisciplinaire sur les transitions socio-écologiques.En avant-première et avant la finalisation de la publication du premier numéro, une table ronde aura lieu le 16 mars 2026 de 18h à 19h30.Après une brève présentation du projet, les contributeurs et contributrices de ce numéro thématique présenteront leurs articles. Des discussions seront ensuite initiées pour tisser des liens entre les approches disciplinaires mobilisées pour traiter les certitudes et incertitudes.Contributeurs et contributrices : Fabien Alibert, Karine Bécu-Robinault, Stella Bourdin, Hanaà Chalak, Stéphane Couderc, Malou Delplancke, François Dessart, Amélie Fortin, Anne-Laure Fougères, David Gelas, Nicolas Hervé,Nicolas Lechopier, Fanny Lhardy, Didier Paillard, Corinne Perret-Thomas, Lisa Paillussière, Béatrice, Soucille-Dalle, Benoit Urgelli, Vincent Perrier, Olivier Perru, Jérémie Pointu.Un buffet sera servi à l’issue de la table ronde.Pour en savoir plus, consultez le site :ENS de lyon©ENS de Lyon
LLa Nuit du Quantique Organisée tous les deux ans, en simultané dans 16 villes de France, la Nuit du Quantique est un événement grand public de vulgarisation de la physique quantique. Elle fait suite à d’autres « Nuits » de la Physique, qui ont lieu tous les deux ans à l’initiative de la Société Française de Physique.Pour cette édition 2026, un événement sera organisé à l‘ENS de Lyon, dans l’amphithéâtre Mérieux, de 17h30 à 22h. Au programme : des ateliers de présentation de la physique quantique avec des expériences animées par les chercheuses et chercheurs, enseignantes et enseignants et étudiantes et étudiants du site lyonnais, suivis par une présentation des activités de recherche autour du quantique à Lyon, et d’une conférence en duplex donnée par Philippe Grangier (Institut d’Optique).>> Découvrez plus en détail le programme :17h30 – Accueil et ouverture17h30-19h30: Atrium Mérieux: Ateliers “La physique quantique au bout des doigts” : exploration interactive des mystères de la physique quantique, avec des expériences animées par les chercheur·es, enseignant·es-chercheur·es et étudiant·es de l’ENS de Lyon et de l’Université Lyon 118h30-19h30: Atrium Mérieux: cocktail19h30-20h: Amphi Mérieux: « La physique quantique à Lyon », avec Ségolène Callard (École Centrale de Lyon), Nandi Saikat (Université Lyon 1) et Tommaso Roscilde (ENS de Lyon)20h – Amphi Mérieux: « Des fondements de la mécanique quantique aux technologies quantiques » Conférence par Pr. Philippe Grangier (CNRS, Université Paris-Saclay) (en duplex)21h25 – Remise des prix, quizz; « |HOP> », le jeu quantique, par Daniel Larose, vulgarisateurLa nuit du quantique©Société Française de Physique