SSéparatisme, jihād, laïcité : la bataille des mots autour de l’islam de France Grâce à cet article, nous comprenons comment la présence musulmane est « adaptée » au cadre français en explorant les mots autour de l’islam de France. C’est dans ce contexte où l’islam est régulièrement présenté comme un défi pour la cohésion nationale, que la Grande Mosquée de Paris publie un guide, Musulmans en Occident. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée. Son interprétation de termes, tels que séparatisme, jihād, laïcité, ou islamophobie, déplace la compréhension de ce qu’est – et n’est pas – l’islam. Par exemple, le guide réinscrit la laïcité dans une généalogie islamique, ou considère le « séparatisme » comme un phénomène extérieur à la doctrine.La Grande Mosquée de Paris, par l’intermédiaire de la commission dite « religieuse » chargée de la rédaction du guide, propose une interprétation de certains termes centraux du débat sur l’islam de France à travers son guide Musulmans en Occident. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée. Héritière d’une histoire d’institutionnalisation étroitement liée à l’État, la Grande Mosquée occupe une position d’interface : elle se présente comme partenaire des pouvoirs publics pour encadrer un islam compatible avec le cadre laïc et républicain. […]Un article d’Ali Mostfa, Maître de conférences, HDR (habilité à diriger des recherches), en études sur le fait religieux en islam, Institut catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 30 mars2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
«« Pour une pensée métisse » : un ouvrage collectif pour repenser l’altérité à l’heure des replis identitaires ©UCLyFruit d’une décennie de dialogues entre chercheurs de différentes disciplines, Pour une pensée métisse s’impose, à l’heure du retour des politiques identitaires et des idéologies communautaristes, comme un manifeste pour promouvoir une éthique de la différence.Pour construire une pensée en mouvement, c’est dix années de recherche et de séminaire à l’UCLy, en lien avec plusieurs universités et organismes. Cet ouvrage réunit des anthropologues, philosophes, psychologues, psychiatres, psychanalystes, sociologues, politologues, linguistes, ainsi que des écrivains. Leurs échanges donnent naissance à une « pensée métisse », qui s’émancipe des logiques identitaires et propose une approche ouverte et en mouvement. À rebours d’une pensée de l’essence, l’ouvrage invite à penser le vivant dans sa complexité, ses interdépendances et ses dynamiques. Une question traverse l’ensemble des contributions : comment penser l’altérité aujourd’hui ?Ce que l’on appelle habituellement métissage est souvent réduit à son aspect ethnique et biologique à connotation coloniale ou néocoloniale, ou alors confondu avec le syncrétisme et le thème vague de la rencontre d’éléments épars. Les chercheurs réunis dans cet ouvrage proposent une approche très différente : la complexité d’une pensée métisse qui suppose d’abord la reconnaissance du multiple (en nous et non pas à côté). C’est une pensée de la relation et de la transformation qui a des implications éthiques et politiques. Confronté aujourd’hui à la violence de l’économie libérale mondialisée qui détruit les ressources de la planète et génère de la vulnérabilité et de la souffrance psychologique et sociale, il s’agit alors d’ouvrir un horizon de connaissance et d’action qui refuse tout autant les falsifications binaires (la raison et l’émotion, la santé et la maladie, l’autochtone et l’étranger, « l’Occident » et les autres) que le totalitarisme de l’unitaire-uniforme-univoque.Ouvrage réalisé sous la direction de Jean Furtos, François Laplantine et Laurent Denizeau.>> Pour en savoir plus : Pour une pensée métisse
LLe retour de la puissance en géopolitique | Livre ©L’HarmattanBienvenue dans le vrai monde.L’époque actuelle est souvent décrite comme une période d’anxiété généralisée, marquée par la guerre aux portes de l’Europe, les tensions en Asie et l’urgence climatique. Pourtant, un regard historique révèle que le risque géopolitique n’est pas une nouveauté, et que la paix et les tensions obéissent à une loi cyclique, aussi ancienne que le monde.Cet ouvrage est l’éclairage essentiel pour décrypter ces mécanismes contemporains. Il est structuré en 4 grandes thématiques et 20 questions autonomes pour une lecture simple et directe. Auteurs :Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier du ministère de la Défense et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School.Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l‘ESDES Business School. Il a précédemment coordonné des projets pour les Organisations internationales et le gouvernement français.>> Pour en savoir plus : Le retour de la puissance en géopolitiquePPour aller plus loinLe retour de la puissance en géopolitique : le cas de l’Ukraine, The Conversation & l’ESDES Business SchoolLa ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin, The Conversation & l’ESDES Business SchoolPour bien comprendre… le retour de la puissance en géopolitique, RCFGéopolitique : face aux puissances L’Europe doit renforcer son unité, EnviscopeLa politique est-elle accessible ?, Lau
LLa ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin Avec la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde répartie sur tous les océans grâce à ses territoires d’outre-mer, la France n’est devancée que par les États-Unis. Mais il est important de se demander, qu’est-ce exactement qu’un ZEE, et qu’apporte-t-elle à la diplomatie, à la stratégie et à l’économie de Paris ?On décrit souvent la France comme une puissance continentale en reflux. Pourtant, sa zone économique exclusive (ZEE) – un espace maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés – lui confère une géographie mondiale. Dans un XXIᵉ siècle dominé par la rivalité États‑Unis/Chine, les océans redeviennent le lieu où se jouent les rapports de force : routes commerciales, câbles sous‑marins, ressources halieutiques et minérales… […]Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon – UCLy – et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDES – The Conversation – 25 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
GGeorge Sand et Pierre Leroux, un duo d’entrepreneurs socialistes aux origines de la Scop Même cent cinquante ans après sa mort, George Sand reste encore mal connue dans un pan entier de son existence. Pourtant, l’autrice de la Petite Fadette ou de l’Homme de neige fut aussi une militante qui investit dans un projet original d’imprimerie. Portée par le socialiste Pierre Leroux à Boussac, dans la Creuse, cette initiative a donné naissance à l’une des premières coopératives, défiant ainsi les prémices du capitalisme moderne. Alors que la dermatose nodulaire bovine est le dernier épisode en date de la crise agricole française, avec pour conséquence inattendue une exclusion des bovins du Salon de l’agriculture de Paris en 2026, il convient de relire le regard que pose sur l’économie rurale la romancière George Sand (1804-1876), dont nous célébrons le cent cinquantième anniversaire de la disparition cette année. Inspirée par les idées de Pierre Leroux (1797-1871) en matière d’écologie, elle défend la justice et la solidarité, ancrée dans une foi en l’égalité progressive de l’humanité. […]Un article de Patrick Gilormini, enseignant-chercheur en sciences de gestion l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 13 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LL’espace postsoviétique, un territoire lyrique au croisement d’identités et de circulations culturelles L’art lyrique des territoires postsoviétiques a connu une histoire riche de réinventions en passant d’un art de cour à un vecteur d’affirmation nationale au XIXe pour enfin devenir un instrument associé au pouvoir à l’ère postsoviétique. Cette réflexion se poursuit dans le cadre de la série d’articles « L’opéra : une carte sonore du monde ».Évoquer l’opéra dans l’espace postsoviétique ne consiste pas à décrire un patrimoine musical et architectural homogène mais demande d’analyser un vaste champ de circulations d’ordre culturel dans l’espace européen inscrites dans des territoires aux trajectoires impériales, religieuses et politiques profondément différenciées. De la Russie européenne à l’Asie centrale, du Caucase aux rives de la Baltique, l’histoire de l’opéra révèle des processus complexes d’importation, d’appropriation et de réinterprétation, où s’entrelacent dynamiques locales et projets politiques à différentes échelles. […]Un article de Frédéric Lamantia, docteur en géographie et maître de conférences à l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) – The Conversation – 3 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
PPourquoi les crises s’éternisent à l’ère digitale… une réponse inspirée de la tragédie grecque Est-ce que l’impression que certaines crises ne finissent jamais était d’abord une questions de récits ? Ce propos peut être illustré avec le Covid-19, où nous entrons dans une ère des tragédies sans fin. Dans nos sociétés hyperconnectées, les crises ne semblent plus se refermer. Elles durent, s’étirent, reviennent, persistent dans l’espace public, bien que les mesures juridiques, sanitaires, sécuritaires ou organisationnelles les aient contrôlées, gérées et stabilisées sur le plan pratique. Tout se passe comme si leur résolution était devenue impossible. Pourquoi les crises contemporaines – qu’elles soient sanitaires, géopolitiques, sécuritaires ou culturelles – paraissent-elles interminables ? Pourquoi continuent-elles d’habiter si durablement nos imaginaires collectifs, nos débats politiques et nos controverses numériques ? […]Un article de Mary-Lieta Clement, enseignante chercheuse en sciences de gestion à l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – et de Djamchid Assadi, professeur associé au département « Digital Management » à Burgundy School of Business – The Conversation – 2 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLe retour de la puissance en géopolitique : le cas de l’Ukraine Avec l’intensification de la guerre entre la Russie et l’Ukraine depuis 2022, cet événement « nouveau » que l’on dépeint, ne serait finalement pas un révélateur brutal de lois géopolitiques fondamentales que l’Occident avait choisi d’oublier ? La guerre qui ravage actuellement l’Ukraine est un concentré de géopolitique, qui mobilise toutes les grilles d’analyse élaborées depuis plus d’un siècle, rappelant que les grands drames du monde contemporain (Bosnie, Tchétchénie, Géorgie, pour ne s’en tenir qu’au continent européen) ne sont que les itérations d’un jeu de puissance aux règles immuables. […]Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon (UCLy) et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDES – The Conversation – 3 déc. 2025>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
««La Jungle est notre maison» Vivre dans la « Jungle » de Calais, entre refuge et relégationLieu de confinement et de mise en attente des migrants situé aux lisières d’une ville-frontière, la “Jungle” de Calais apparaît comme un entre-deux ambigu et oxymorique qui articule le passage et le refuge.Entre itinéraires nomades et sédentarité forcée, les migrants de Calais s’inscrivent dans une histoire de longue durée, celle des frontières (post)coloniales et des camps de populations “indésirables”. Habiter la “Jungle”, c’est également affirmer son humanité (mise en altérité et vulnérabilisée), dans un espace fréquemment associé à l’animalité. Loin de constituer un non-lieu, la “Jungle” est un espace dans lequel se redéfinit le rapport à l’habiter, un habiter nomade qui entrecroise la ligne et le réseau.Cette conférence s’inscrit dans le projet de recherche « Elle est où ta maison ? Lieux et territoires de l’enfance bouleversée par l’histoire » porté par l’UR CONFLUENCE : Sciences et Humanités et la Maison d’Izieu, musée-mémorial.>> Intervenants :Béatrice Blanchet, enseignante-chercheure en philosophie à l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) et psychanalyste – Unité de Recherche CONFLUENCERiccardo Rezzesi, enseignant-chercheur en philosophie, Institut Catholique de Lyon (UCLy)Laure Borgomano, docteure en sémiologie de l’Université Grenoble Alpes (UGA) et docteure en philosophie de l’Université de Genève>> Pour en savoir plus : Ucly
LLes défis du réarmement de l’Europe : réveil stratégique ou chaos organisé ? Après des années passées à cueillir les « dividendes de la paix », l’Europe se réarment à grande vitesse. Cependant, cette action est faite de manière désorganisée, voire confuse. La sécurité du continent dépend de la mise en œuvre d’une politique militaire pensée collectivement et fondée sur une industrie de défense qui deviendrait nettement moins dépendante des États-Unis.Face à la rhétorique agressive de la Russie, à ses provocations verbales et à ses opérations d’intimidation de plus en plus fréquentes, les États européens réarment. L’attitude illisible de l’administration Trump les incite encore davantage à prendre leur destin en main en matière de défense. […]Un article de Laurent Vilaine, doctorant en sciences de gestion, enseignant en géopolitique à ESDES Business School – Institut catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 9 oct. 2025>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION