CCartographier le cerveau des animaux : un défi scientifique | Cortex Mag Des chercheurs ont décrit récemment les cartes 3D formées par les neurones dans le cerveau de plusieurs animaux. Connaître ces connectomes permet de mieux comprendre le fonctionnement cérébral de ces espèces et leurs pathologies. Des scientifiques de l’Institut de recherche sur les cellules souches et le cerveau (SBRI) de Lyon cartographient eux le cerveau d’un primate : c’est un pas de plus vers le connectome humain.Les hommes aiment cartographier leur environnement. Si ceux de la Préhistoire ne s’intéressaient qu’à leurs zones de chasse, on peut consulter aujourd’hui des cartes couvrant le globe terrestre. Grâce au télescope spatial Gaia, les astronomes ont cartographié une partie de la Voie Lactée. Deux milliards d’étoiles au moins ont été ainsi localisées puis nommées. C’est sans doute peu au regard de toutes celles contenues dans l’Univers… A l’identique, une cartographie reste aujourd’hui inachevée : celle de notre cerveau. Ce dernier contient un nombre de neurones proche de 100 milliards (c’est aussi le nombre d’étoiles de notre galaxie) qui peuvent être connectés, chacun, à 10 000 autres à travers les tissus cérébraux. Tracer leur mise en réseau relève du défi ! […]Un article écrit par Quentin Lemaître, docteur en biologie moléculaire et du développement.>> Article à lire en intégralité sur :Cortex Mag
CComme nous, les lézards sommeillent avec un rythme ultralent | Cortex Mag Des chercheurs ont récemment identifié un rythme physiologique commun aux reptiles, aux oiseaux et aux mammifères qui met en jeu une oscillation cérébrale très lente pendant le sommeil. Son rôle pourrait être lié au nettoyage du cerveau.Il fait beau. L’été est l’occasion pour se reposer et se dorer la pilule. Lézarder en somme, par petites touches pour éviter de trop s’exposer. Une occupation dont le lézard raffole justement et ce, dans les mêmes conditions. Animal à sang froid, il régule sa température corporelle en alternant bains de soleil et repos à l’ombre de la végétation. Gare à la surchauffe ! Ce risque n’est pas le seul point commun que les reptiles ont avec l’espèce humaine. Comme nous – et le rat et le pigeon – leur sommeil est traversé par une pulsation, un rythme très lent qui permettrait à leur cerveau de se nettoyer. […]Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :Cortex Mag
QQuand les rythmes de notre cerveau révèlent son état de santé | Cortex Mag De nombreux neurones s’activent ensemble et aux mêmes rythmes à différents endroits de notre cerveau, reflétant ainsi son activité cérébrale. Des chercheurs en neurosciences de Lyon envisagent d’utiliser ces oscillations pour diagnostiquer des maladies bien avant l’apparition des premiers symptômes. Explications.On les appelle alpha, bêta, gamma, delta et thêta. Ces cinq lettres grecques (parmi les 24 de l’alphabet hellénique) ne sont pas uniquement utilisées en mathématiques pour lister les solutions d’un problème, ou en physique pour parler de rayonnement électromagnétique. En neurosciences, on les emploie pour désigner l’état de fonctionnement de notre cerveau en évoquant les oscillations qui le parcourent. Ces ondes cérébrales sont en quelque sorte une fenêtre ouverte sur notre monde neural : les caractériser permet de mieux comprendre comment les neurones travaillent ensemble. Ces dernières années, de nombreux chercheurs se demandent dans quelle mesure ces oscillations permettraient de diagnostiquer des maladies bien avant leurs premiers signes cliniques. […]Un article rédigé par Camille Fakche, docteure en neurosciences cognitives et membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon – CRNL>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
PPourquoi il est bon de faire du sport pour le cerveau, à tout âge | Cortex Mag Courir, nager, danser ou même simplement jardiner. Avoir une activité physique régulière a des conséquences positives sur le cerveau à chaque étape de notre vie, qu’il s’agisse de l’enfance pendant lequel se joue le développement cérébral ou de la vieillesse au cours de laquelle la préservation des capacités cognitives est capitale. De quoi parle-t-on ? Explications.Dès les premiers pas de l’humanité, notre espèce s’est façonnée à travers le mouvement. Nos ancêtres parcouraient des kilomètres chaque jour pour survivre, explorer et interagir avec leur environnement. Cette adaptation à l’effort physique n’était pas seulement une question de muscles ou d’endurance : elle a également sculpté notre cerveau et nos capacités cognitives.Si, en général, l’activité physique est définie comme « un mouvement corporel produit par des muscles squelettiques qui entraîne une dépense d’énergie » 1 – qu’il s’agisse de marcher, courir, danser ou jardiner – celle-ci implique bien plus qu’un simple coût énergétique. L’activité physique nécessite des besoins et entraîne des effets sur la cognition qui façonnent notre développement dès les premières années de vie et qui contribuent au maintien de nos capacités intellectuelles à mesure que nous vieillissons. […]1 Caspersen, C. J., Powell, K. E., & Christenson, G. M. (1985). Physical activity, exercise, and physical fitness: definitions and distinctions for health-related research. Public health reports, 100(2), 126.Un article rédigé par Camille Blondet et Marie Rochas, 9 janv. 2026, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
CCartographier l’activité cérébrale de façon précise avec la magnétoencéphalographie | Cortex Mag Une avancée qui permet d’envisager des pratiques expérimentales plus douces.La magnétoencéphalographie (MEG) permet d’observer l’activité magnétique du cerveau en temps réel mais sa faible résolution spatiale en limite l’usage. Des chercheurs de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod montrent aujourd’hui comment lever cet obstacle.Immergé dans le brouhaha d’une salle de concert, pour exercer son métier, l’ingénieur du son doit être capable d’isoler chacun des instruments de musique composant l’orchestre jouant sur scène. De s’attacher à une seule signature sonore recouverte potentiellement par le bruit ambiant. En neurosciences, dans la pratique, nous sommes confrontés à une problématique assez similaire. En effet, notre cerveau produit en permanence des signaux électriques : comment identifier la source d’un signal particulier alors que celui-ci est noyé dans le bruit de fond ? Au sein de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod (ISC-MJ) de Lyon, cette question est explorée par les chercheurs du DANClab. Ils ont développé récemment une méthode permettant de retrouver avec précision la signature neuronale de certains de nos mouvements. Voici comment. […]Un article rédigé par Solène Gailhard, 17 déc. 2025, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
LL’intelligence distribuée de la pieuvre | Cortex Mag Quand des œuvres de science-fiction interrogent les neurosciences : épisode #4La lecture du roman d’Adrian Tchaikovsky, Dans les profondeurs du temps, nous plonge dans un monde peuplé de pieuvres super-intelligentes qui ont progressivement remplacé l’Homme. Leurs capacités cognitives hors-normes témoignent d’un cerveau très différent du nôtre.Lorsqu’elle dort, et peut-être lorsqu’elle rêve, elle le fait en couleurs. Son sang est bleu, qui circule en elle grâce à trois cœurs. Mais c’est l’intelligence hors normes de la pieuvre qu’a choisi de célébrer Adrian Tchaikovsky dans son roman Dans les profondeurs du temps. Nous avons voulu l’honorer aussi dans cet article. Publié en 2019, son livre nous plonge dans un futur où, fuyant la Terre, l’humanité se lance dans la colonisation d’autres planètes. Lors de son périple à travers les étoiles, le vaisseau spatial Égéen arrive à proximité de la planète Damas, en majorité océanique. Décision est prise de la terraformer. Un des membres de l’équipage scientifique, Disra Senkovi, modifie alors génétiquement des pieuvres pour en faire des ingénieurs sous-marins aux services des humains. Mais, grâce à leur grande intelligence, les pieuvres développent leur propre civilisation sur ce nouveau monde…[…]Un article rédigé par Quentin Lamaitre, 30 sept. 2025, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :Cortex Mag
PPaprika : voyager dans les rêves pour explorer l’esprit | Cortex Mag Quand des œuvres de science-fiction interrogent les neurosciences : épisode #3Partager les rêves d’autrui pour en dévoiler les secrets et accéder à son inconscient a inspiré des films comme Paprika de Satoshi Kon, ou Inception de Christopher Nolan. Selon Perrine Ruby du CRNL, cet imaginaire traduit un autre fantasme : celui d’accéder aux pensées d’un individu en lisant son activité cérébrale.Avez-vous la bosse des maths ? Si vous avez haussé le sourcil d’un air sceptique en entendant cette expression, vous avez étiré sans le savoir ladite zone puisque, selon le neurologue Franz Joseph Gall, cette bosse se situait non loin de l’arcade sourcilière. Père de la phrénologie, ce médecin allemand du 19e siècle estimait que les facultés mentales et affectives d’un individu étaient conditionnées par la forme de son crâne : il suffisait de voir (ou de tâter) pour les déterminer. La phrénologie a séduit pendant 30 ans par sa relative praticité puis, vers 1840, elle a été ravalée au rang de pseudo-science. Pas si simple en fait d’accéder à la complexité du fonctionnement du cerveau humain.[…]Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, pour CORTEX Mag.>> Article à lire en intégralité sur :Cortex Mag
CComment soulager les personnes autistes grâce à la neuro-architecture | Cortex Mag ©shutterstockNeuroatypiques, les gens connaissant des troubles du spectre de l’autisme peuvent être fortement affectés par l’environnement bâti. A l’Institut des Sciences Marc Jeannerod (ISC-MJ), des travaux de recherche explorent une nouvelle discipline, la neuro-architecture, qui vise à concevoir des bâtiments favorisant le bien-être lorsqu’ils sont arpentés par les personnes autistes.Firmitas, utilitas, venustas. Autrement dit « solidité, utilité et beauté ». Ces trois principes édictés par l’architecte romain Vitruve constitue, depuis deux millénaires, le fondement de toute conception architecturale qui doit, en outre, assurer le bien-être de ses futurs occupants. Lieu de travail, logement, administrations, espaces sportifs… On estime que l’être humain passe 90% de son temps dans des espaces intérieurs dont la conception architecturale a une influence non négligeable sur sa santé mentale. Cette observation est essentielle lorsqu’on s’intéresse au bien-être des personnes concernées par des Troubles du spectre autistique (TSA) qui, à cause d’une perception de l’espace différente de la normale, peuvent souffrir, plus que d’autres, des stimulations sensorielles générées par l’environnement bâti.[…]Un article rédigé par Hager El Atti doctorante au sein de l’équipe Disorders of the brain de l’ISC dirigée par Angela Sirigu Directrice de l’Institut de sciences cognitives >> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
WWestworld : des androïdes, une étrange vallée et des neurosciences | Cortex Mag ©shutterstockQuand des œuvres de science-fiction interrogent les neurosciences : épisode #2D’après le film Her (2013), dans lequel Joaquin Phoenix tient le premier rôle, il serait possible de tomber amoureux d’une intelligence artificielle désincarnée. Une proposition voisine est faite par Westworld, une série qui met en scène des androïdes conçus pour satisfaire tous les désirs humains. L’idée est-elle envisageable ? À l’aéroport de Belfast, BellaBot et Holabot sont chargés de servir et de débarrasser les plateaux-repas. Ces deux droïdes se présentent sous la forme de chariots à plusieurs niveaux montés sur roulette. Ils sont également dotés d’une intelligence artificielle qui leur permet d’offrir un service rapide et efficace à leurs clients, un atout non négligeable pour des passagers toujours plus pressés. Cet exemple, parmi d’autres, reflète la place grandissante que prennent les robots dans notre monde moderne.[…]Un article rédigé par Quentin Moreau Postdoctorant à l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod – ISC MJ (équipe DANC) avec l’expertise de Alessandro Farnè directeur de recherche Inserm, responsable de Neuro-I (CRNL)>> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG
CComme toute vérité subjective, le rêve a une portée politique | Cortex Mag L’exposition Le temps d’un rêve, qui se tient au musée des Confluences de Lyon, aborde une thématique méconnue du rêve : sa dimension collective. Pour Perrine Ruby, membre du comité scientifique de l’exposition, collecter des récits oniriques faits à un même moment historique permet de voir ce qui touche les individus de façon commune. Et dévoile les effets de la culture ou de la politique sur les psychés.Combien y’a-t-il de manières d’aborder la question du rêve et de son importance dans nos vies ? Au moins huit, d’après l’exposition Le temps d’un rêve, à découvrir jusqu’au 24 août 2025 au Musée des Confluences, à Lyon. Passés l’entrée et le coup d’œil jeté à Heidi, la pieuvre filmée dans son sommeil et dont les changements de couleur reflétant des tentatives de camouflage témoignent sans doute de la vie onirique, on entre dans une première salle qui questionne le rêve sous l’angle de l’expérimentation scientifique et des neurosciences. Viennent ensuite plusieurs escales consacrées aux dimensions historique, médicale, ethnographique, anthropologique, artistiques, psychologique du rêve et à l’oniromancie.Clôturant la visite, le dernier espace nous plonge dans des récits de rêves. Reproduits sur les murs blancs de la pièce et […]Un article rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, avec l’expertise de Perrine Ruby, chercheuse (Inserm) au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL). >> Article à lire en intégralité sur :CORTEX MAG