LLa ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin Avec la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde répartie sur tous les océans grâce à ses territoires d’outre-mer, la France n’est devancée que par les États-Unis. Mais il est important de se demander, qu’est-ce exactement qu’un ZEE, et qu’apporte-t-elle à la diplomatie, à la stratégie et à l’économie de Paris ?On décrit souvent la France comme une puissance continentale en reflux. Pourtant, sa zone économique exclusive (ZEE) – un espace maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés – lui confère une géographie mondiale. Dans un XXIᵉ siècle dominé par la rivalité États‑Unis/Chine, les océans redeviennent le lieu où se jouent les rapports de force : routes commerciales, câbles sous‑marins, ressources halieutiques et minérales… […]Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon – UCLy – et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDES – The Conversation – 25 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
«« Pétrole » de Pasolini adapté au théâtre : le dévoilement de l’obscénité fossile Récemment adapté au théâtre par Sylvain Creuzevault, Pasolini livre une œuvre visionnaire avec son texte Pétrole. L’industrie fossile apparaît comme une force de destruction implacable, imprégnant en profondeur l’imaginaire occidental.Peu après la COP30, dix ans après la prise de conscience officielle par le genre « homo sapiens » de sa contribution active à la destruction irrémédiable de sa propre biosphère, sur la scène nationale de Bonlieu, à Annecy (Haute-Savoie), le metteur en scène Sylvain Creuzevault a inauguré son adaptation théâtrale du texte posthume et visionnaire de l’écrivain, poète et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, Pétrole. […]Un article de Frédéric Caille, maître de Conférences en Science Politique, enseignant à l’Université Savoie Mont Blanc et chercheur au laboratoire Triangle à l’ENS Lyon – The Conversation – 17 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
GGeorge Sand et Pierre Leroux, un duo d’entrepreneurs socialistes aux origines de la Scop Même cent cinquante ans après sa mort, George Sand reste encore mal connue dans un pan entier de son existence. Pourtant, l’autrice de la Petite Fadette ou de l’Homme de neige fut aussi une militante qui investit dans un projet original d’imprimerie. Portée par le socialiste Pierre Leroux à Boussac, dans la Creuse, cette initiative a donné naissance à l’une des premières coopératives, défiant ainsi les prémices du capitalisme moderne. Alors que la dermatose nodulaire bovine est le dernier épisode en date de la crise agricole française, avec pour conséquence inattendue une exclusion des bovins du Salon de l’agriculture de Paris en 2026, il convient de relire le regard que pose sur l’économie rurale la romancière George Sand (1804-1876), dont nous célébrons le cent cinquantième anniversaire de la disparition cette année. Inspirée par les idées de Pierre Leroux (1797-1871) en matière d’écologie, elle défend la justice et la solidarité, ancrée dans une foi en l’égalité progressive de l’humanité. […]Un article de Patrick Gilormini, enseignant-chercheur en sciences de gestion l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 13 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LL’espace postsoviétique, un territoire lyrique au croisement d’identités et de circulations culturelles L’art lyrique des territoires postsoviétiques a connu une histoire riche de réinventions en passant d’un art de cour à un vecteur d’affirmation nationale au XIXe pour enfin devenir un instrument associé au pouvoir à l’ère postsoviétique. Cette réflexion se poursuit dans le cadre de la série d’articles « L’opéra : une carte sonore du monde ».Évoquer l’opéra dans l’espace postsoviétique ne consiste pas à décrire un patrimoine musical et architectural homogène mais demande d’analyser un vaste champ de circulations d’ordre culturel dans l’espace européen inscrites dans des territoires aux trajectoires impériales, religieuses et politiques profondément différenciées. De la Russie européenne à l’Asie centrale, du Caucase aux rives de la Baltique, l’histoire de l’opéra révèle des processus complexes d’importation, d’appropriation et de réinterprétation, où s’entrelacent dynamiques locales et projets politiques à différentes échelles. […]Un article de Frédéric Lamantia, docteur en géographie et maître de conférences à l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) – The Conversation – 3 mars. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLe droit civil n’aime pas les chats, mais il aime la responsabilité Malgré sa liberté légendaire, le chat se heurte à un adversaire aussi têtu que le Code civil. Au delà des dommages et intérêts, quand un plaignant obtient un astreinte financière de 30€ à chaque fois que le chat de sa voisine entre dans son jardin, cela créer immédiatement un engouement médiatique. Cependant, cela n’est pas du tout surprenant quand on regarde ce que le droit dit.Le Code civil n’aime pas les chats parce qu’ils sont indisciplinés, imprévisibles et libres, trois qualités que le droit supporte mal. En revanche, il aime la responsabilité, car elle permet de réparer sans juger. Retour sur une actualité surprenante datant de 2025 : une propriétaire de chat a été condamnée à payer 1 250 euros à son voisin pour des dégradations causées par son animal. […]Un article de Jordy Bony, docteur et professeur en droit à l’emlyon business school – The Conversation – 26 fév. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
PPourquoi les crises s’éternisent à l’ère digitale… une réponse inspirée de la tragédie grecque Est-ce que l’impression que certaines crises ne finissent jamais était d’abord une questions de récits ? Ce propos peut être illustré avec le Covid-19, où nous entrons dans une ère des tragédies sans fin. Dans nos sociétés hyperconnectées, les crises ne semblent plus se refermer. Elles durent, s’étirent, reviennent, persistent dans l’espace public, bien que les mesures juridiques, sanitaires, sécuritaires ou organisationnelles les aient contrôlées, gérées et stabilisées sur le plan pratique. Tout se passe comme si leur résolution était devenue impossible. Pourquoi les crises contemporaines – qu’elles soient sanitaires, géopolitiques, sécuritaires ou culturelles – paraissent-elles interminables ? Pourquoi continuent-elles d’habiter si durablement nos imaginaires collectifs, nos débats politiques et nos controverses numériques ? […]Un article de Mary-Lieta Clement, enseignante chercheuse en sciences de gestion à l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – et de Djamchid Assadi, professeur associé au département « Digital Management » à Burgundy School of Business – The Conversation – 2 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLe retour de la puissance en géopolitique : le cas de l’Ukraine Avec l’intensification de la guerre entre la Russie et l’Ukraine depuis 2022, cet événement « nouveau » que l’on dépeint, ne serait finalement pas un révélateur brutal de lois géopolitiques fondamentales que l’Occident avait choisi d’oublier ? La guerre qui ravage actuellement l’Ukraine est un concentré de géopolitique, qui mobilise toutes les grilles d’analyse élaborées depuis plus d’un siècle, rappelant que les grands drames du monde contemporain (Bosnie, Tchétchénie, Géorgie, pour ne s’en tenir qu’au continent européen) ne sont que les itérations d’un jeu de puissance aux règles immuables. […]Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon (UCLy) et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDES – The Conversation – 3 déc. 2025>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
OOù vivent les plus riches ? Ce que la géographie des hauts revenus dit des fractures françaises Des centres urbains, où se concentrent les hauts revenus, aux territoires périphériques, où ils disparaissent, la carte des foyers français les plus aisés raconte une histoire singulière sur les inégalités. Depuis 1960 grâce au traçage de leur répartition géographique, une nouvelle étude éclaire les conséquences spatiales des transformations structurelles de l’économie en France et les tensions politiques et sociales qu’elles continuent d’alimenter. Réduire les écarts entre territoires est un objectif récurrent des politiques publiques, en France comme en Europe. L’Union européenne (UE) en a fait un principe fondateur, inscrit à l’article 174 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) : « Afin de promouvoir un développement harmonieux de l’ensemble de l’Union, celle-ci vise à réduire les écarts entre les niveaux de développement des diverses régions. » […]Un article de Hippolyte d’Albis, professeur à l’ESSEC, d’Aurélie Sotura, chercheuse au Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET) à l‘Université Lumière Lyon 2 et de Florian Bonnet, démographe et économiste, spécialiste des inégalités territoriales à l’Institut national d’études démographiques (INED) – The Conversation – 10 janv. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDémissions de maires et conseillers municipaux : des tensions enracinées dans une longue histoire Sous les feux de l’actualité, les démissions de maires et de conseillers municipaux résultent souvent de dissensions dans la gouvernance des communes prenant leur source dans l’histoire. Afin de bien comprendre ce phénomène, il est primordial de revenir sur la manière dont les relations entre maires et conseillers municipaux se sont construites au XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle. Une recherche dans le Beaujolais permet d’éclairer cette incomplète démocratisation de l’institution municipale et de la variété des modes de gouvernement. À l’été 2025, une enquête réalisée par Martial Foucault pour l’Association des maires de France révèle une hausse des démissions de maire durant le mandat en cours. Dans 31 % des cas, ce sont les dissensions avec le conseil municipal qui en sont la cause. […]Un article de Gaëlle Charcosset, historienne et chercheuse associée au Laboratoire d’études rurales (LER), Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 11 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
AAdolescence : comment le téléphone change les codes amoureux C’est sur les réseaux sociaux que les adolescentes et les adolescents choisissent souvent de déclarer leur amour, même s’ils se croisent tous les jours au collège ou au lycée. Cela s’agit-il de fuir les regards moqueurs en cas de refus ? Ou est-ce, au contraire un moyen de rechercher une validation ? Il est temps de s’intéresser à ces nouveaux codes amoureux.L’utilisation du téléphone portable personnel par les plus jeunes fait l’objet de nombreuses craintes et fantasmes dans le débat public. La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en témoigne : l’inquiétude vis-à-vis des liens virtuels entretenus par les ados ne faiblit pas.Un article de Marine Lambolez, doctorante en sociologie au Centre Max Weber à l’Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 12 fév. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION