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Qu’est‑ce que l’« IA agentique » ? Comprendre son histoire pour dépasser l’effet de mode

QQu’est‑ce que l’« IA agentique » ? Comprendre son histoire pour dépasser l’effet de mode

L’IA agentique dépasse la simple réponse pour orchestrer des tâches complexes en toute autonomie, de la logistique au codage. Cependant, cette efficacité opérationnelle n’égale pas encore la profondeur conceptuelle des « agents autonomes » théorisés depuis des décennies. Dans cet article, découvrez alors qu’est-ce que l’IA agentique.

Le cabinet Gartner a présenté 2026 comme l’année des « agents IA ». Ces systèmes dépassent la simple amélioration des assistants conversationnels. Les agents IA d’OpenClaw sont d’ores et déjà capables de dialoguer entre eux et d’exécuter des tâches complexes avec une supervision humaine limitée. Pour les entreprises, que ce soit dans l’industrie, l’administration ou la santé, la promesse est celle d’une automatisation plus souple qu’avec les logiciels traditionnels, capable de s’adapter à des situations variées plutôt que d’appliquer des règles prédéfinies. […]

Un article de Maxime Morge, professeur d’Informatique au LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information) – The Conversation – 26 mars 2026

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Les coûts économiques de la guerre vont bien au‑delà des destructions matérielles

LLes coûts économiques de la guerre vont bien au‑delà des destructions matérielles

Cet article explore les effets les plus importants des conflits, qui sont souvent les moins visibles. Ils détruisent les parcours de vie, affectent la santé, plombent les économies, exacerbent les inégalités de genre, accélèrent les déplacements forcés… La guerre génère aussi des gagnants, intentionnels ou involontaires.

La guerre détruit des infrastructures, désorganise les économies, brise des trajectoires individuelles et recompose parfois les rentes. En mesurer le coût suppose de tenir ensemble ces différentes dimensions. Loin d’être un simple exercice comptable, cette quantification est indispensable pour identifier les populations les plus vulnérables et orienter les politiques de reconstruction. […]

Un article de Mathieu Couttenier, Professeur d’économie à l‘ENS de Lyon – The Conversation – 13 avril 2026

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Déterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni

DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni

La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.

On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]

Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences The Conversation – 3 mars 2026

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Discriminations anti‑musulmans : ce que révèle la défenseure des droits

DDiscriminations anti‑musulmans : ce que révèle la défenseure des droits

Claire Hédon, défenseure des droits a fait paraître un rapport sur les discriminations fondées sur la religion fin 2025. À partir de témoignages, de commentaires circonstanciés et légament fondés, ce rapport étaye les discriminations qui affectent des personnes en raison d’une appartenance avérée ou présumée à l’islam.

Le rapport de la défenseure des droits Claire Hédon constitue une contribution importante pour documenter la réalité de l’islamophobie en France. La défenseure relève :

« La hausse des discriminations ayant un motif religieux semble s’observer quelle que soit la religion. Elles restent toutefois nettement plus souvent rapportées par les personnes qui déclarent être de religion musulmane ou être considérées comme telles (34 % d’entre elles) que par les personnes se déclarant d’une autre religion (19 %), incluant la religion juive ou encore le bouddhisme, ou celles de religion chrétienne (4 % seulement déclarent avoir été discriminés en raison de cette religion). » […]

Un article de Haoues Seniguer, professeur associé, Sciences Po Lyon, laboratoire Triangle, ENS de Lyon; Université Paul Valéry – Montpellier III – The Conversation – 25 mars 2026

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L’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire régional, ou quand le fer est pavé de bonnes intentions

LL’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire régional, ou quand le fer est pavé de bonnes intentions

L’ouverture à la concurrence des lignes régionales est amenée comme une promesse de réduction de la fracture pour les Régions, le tout dans un contexte de tensions sur les finances publiques. Pour autant, un service qui produit plus, mieux… et à coûts réduits dépend autant de la politique de la Région que du seul opérateur ferroviaire.

En 2021, le ferroviaire connaissait un premier processus d’ouverture à la concurrence sur le segment de la grande vitesse qui, rappelons-le, ne bénéficie d’aucune subvention pour son fonctionnement. Si cette libéralisation est profitable à l’usager en termes de prix et d’offre, il subsiste néanmoins des questions de péréquation territoriale. […]

Un article de Nicolas Fabre, doctorant en économie des transports, ENTPE The Conversation – 3 mars 2026

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La ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin

LLa ZEE française, levier de puissance pour Paris dans le duel Washington‑Pékin

Avec la deuxième plus grande zone économique exclusive du monde répartie sur tous les océans grâce à ses territoires d’outre-mer, la France n’est devancée que par les États-Unis. Mais il est important de se demander, qu’est-ce exactement qu’un ZEE, et qu’apporte-t-elle à la diplomatie, à la stratégie et à l’économie de Paris ?

On décrit souvent la France comme une puissance continentale en reflux. Pourtant, sa zone économique exclusive (ZEE) – un espace maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés – lui confère une géographie mondiale. Dans un XXIᵉ siècle dominé par la rivalité États‑Unis/Chine, les océans redeviennent le lieu où se jouent les rapports de force : routes commerciales, câbles sous‑marins, ressources halieutiques et minérales… […]

Un article de Laurent Vilaine, docteur en sciences de gestion, ancien officier et enseignant en géopolitique à l’ESDES Business School de l’Institut catholique de Lyon – UCLy – et de Damien Afonso, enseignant en géopolitique à l’ESDESThe Conversation – 25 mars. 2026

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« Pétrole » de Pasolini adapté au théâtre : le dévoilement de l’obscénité fossile

«« Pétrole » de Pasolini adapté au théâtre : le dévoilement de l’obscénité fossile

Récemment adapté au théâtre par Sylvain Creuzevault, Pasolini livre une œuvre visionnaire avec son texte Pétrole. L’industrie fossile apparaît comme une force de destruction implacable, imprégnant en profondeur l’imaginaire occidental.

Peu après la COP30, dix ans après la prise de conscience officielle par le genre « homo sapiens » de sa contribution active à la destruction irrémédiable de sa propre biosphère, sur la scène nationale de Bonlieu, à Annecy (Haute-Savoie), le metteur en scène Sylvain Creuzevault a inauguré son adaptation théâtrale du texte posthume et visionnaire de l’écrivain, poète et cinéaste italien Pier Paolo Pasolini, Pétrole. […]

Un article de Frédéric Caille, maître de Conférences en Science Politique, enseignant à l’Université Savoie Mont Blanc et chercheur au laboratoire Triangle à l’ENS LyonThe Conversation – 17 mars 2026

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George Sand et Pierre Leroux, un duo d’entrepreneurs socialistes aux origines de la Scop

GGeorge Sand et Pierre Leroux, un duo d’entrepreneurs socialistes aux origines de la Scop

Même cent cinquante ans après sa mort, George Sand reste encore mal connue dans un pan entier de son existence. Pourtant, l’autrice de la Petite Fadette ou de l’Homme de neige fut aussi une militante qui investit dans un projet original d’imprimerie. Portée par le socialiste Pierre Leroux à Boussac, dans la Creuse, cette initiative a donné naissance à l’une des premières coopératives, défiant ainsi les prémices du capitalisme moderne. 

Alors que la dermatose nodulaire bovine est le dernier épisode en date de la crise agricole française, avec pour conséquence inattendue une exclusion des bovins du Salon de l’agriculture de Paris en 2026, il convient de relire le regard que pose sur l’économie rurale la romancière George Sand (1804-1876), dont nous célébrons le cent cinquantième anniversaire de la disparition cette année. Inspirée par les idées de Pierre Leroux (1797-1871) en matière d’écologie, elle défend la justice et la solidarité, ancrée dans une foi en l’égalité progressive de l’humanité. […]

Un article de Patrick Gilormini, enseignant-chercheur en sciences de gestion l’Institut Catholique de Lyon – UCLyThe Conversation – 13 mars 2026

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L’espace postsoviétique, un territoire lyrique au croisement d’identités et de circulations culturelles

LL’espace postsoviétique, un territoire lyrique au croisement d’identités et de circulations culturelles

L’art lyrique des territoires postsoviétiques a connu une histoire riche de réinventions en passant d’un art de cour à un vecteur d’affirmation nationale au XIXe pour enfin devenir un instrument associé au pouvoir à l’ère postsoviétique. Cette réflexion se poursuit dans le cadre de la série d’articles « L’opéra : une carte sonore du monde ».

Évoquer l’opéra dans l’espace postsoviétique ne consiste pas à décrire un patrimoine musical et architectural homogène mais demande d’analyser un vaste champ de circulations d’ordre culturel dans l’espace européen inscrites dans des territoires aux trajectoires impériales, religieuses et politiques profondément différenciées. De la Russie européenne à l’Asie centrale, du Caucase aux rives de la Baltique, l’histoire de l’opéra révèle des processus complexes d’importation, d’appropriation et de réinterprétation, où s’entrelacent dynamiques locales et projets politiques à différentes échelles. […]

Un article de Frédéric Lamantia, docteur en géographie et maître de conférences à l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) – The Conversation – 3 mars. 2026

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Le droit civil n’aime pas les chats, mais il aime la responsabilité

LLe droit civil n’aime pas les chats, mais il aime la responsabilité

Malgré sa liberté légendaire, le chat se heurte à un adversaire aussi têtu que le Code civil. Au delà des dommages et intérêts, quand un plaignant obtient un astreinte financière de 30€ à chaque fois que le chat de sa voisine entre dans son jardin, cela créer immédiatement un engouement médiatique. Cependant, cela n’est pas du tout surprenant quand on regarde ce que le droit dit.

Le Code civil n’aime pas les chats parce qu’ils sont indisciplinés, imprévisibles et libres, trois qualités que le droit supporte mal. En revanche, il aime la responsabilité, car elle permet de réparer sans juger. Retour sur une actualité surprenante datant de 2025 : une propriétaire de chat a été condamnée à payer 1 250 euros à son voisin pour des dégradations causées par son animal. […]

Un article de Jordy Bony, docteur et professeur en droit à l’emlyon business schoolThe Conversation – 26 fév. 2026

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