LL’Europe veut libérer le potentiel des données de santé La souveraineté numérique est devenue un objectif central de la politique européenne. Au-delà de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs et du cloud computing, ou « informatique dématérialisée », le débat s’étend désormais à l’une des catégories d’information les plus sensibles détenues par les gouvernements : les données de santé, qui sont collectées par les hôpitaux, l’assurance-maladie, les laboratoires d’analyses médicales et les institutions publiques.Pour mieux anticiper les risques de santé publique, suivre les épidémies, allouer les ressources, l’Union européenne a adopté la création d’un Espace européen des données de santé, qui entrera en application de manière différée à partir de mars 2027 et qui soulève de nombreuses questions de gouvernance, bien au-delà de la protection de la vie privée.Avec son Espace européen des données de santé (EEDS), l’Union européenne (UE) est confrontée à un défi de taille : comment exploiter la valeur scientifique et économique des données de santé, tout en garantissant la sécurité de l’infrastructure qui les héberge et son alignement sur les intérêts et les valeurs européennes ? […]Un article d’Antoine Boutet, maître de conférence en sécurité information, privacy et IA à l’INSA Lyon et de Pankaj Raj, ingénieur de recherche en droit européen à l’Université Grenoble Alpes – The Conversation – 25 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
CCanicule : pourquoi le vrai coût des coupures d’électricité n’apparaît dans aucun chiffre officiel Combien coûtent les coupures d’électricité provoquées par les canicules ? Si ce chiffre reste absent des données officielles, le chercheur en économie de l’énergie Jean-Baptiste Vaujour s’est néanmoins attelé à une estimation de ce coût pour la dernière vague de chaleur extrême, en agrégeant les différents chiffres disponibles. Il nous montre, à travers cet exercice, combien notre système semble voué à subir plutôt qu’à anticiper si l’on ne prend pas ce coût en compte.Le 23 juin 2026, vers 21 heures, une explosion au poste électrique de Squividan près de Quimper, prive de courant jusqu’à 120 000 foyers du sud-ouest du Finistère. La préfecture attribue l’incident aux fortes chaleurs. La France traverse alors une canicule d’une sévérité exceptionnelle : le 25 juin deviendra la journée la plus chaude jamais relevée à l’échelle nationale depuis 1947. […]Un article de Jean-Baptiste Vaujour, senior professor of practice et directeur du Master in Strategy & Consulting – Energy Economist à l’emlyon business school – The Conversation – 30 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
IImportés des États‑Unis, les rachats d’actions sont devenus une drogue dure pour les entreprises françaises cotées Ces opérations, par lesquelles une entreprise rachète ses propres actions sur le marché, sont devenues légion. À la clé, le bénéfice par action augmente. S’inspirant du modèle états-unien, certaines entreprises françaises, comme TotalEnergies, L’Oréal, Axa et Sanofi, en sont devenues dépendantes. Découvrez dans cet article la raison pour laquelle les marchés ainsi que les actionnaires s’habituent à ces programmes, les intègrent dans leurs anticipations puis attendent leur reconduction à des niveaux toujours plus élevés.Les rachats d’actions ont été initiés aux États-Unis en 1982 avec l’adoption de nouvelles règles par le gendarme de la bourse états-unienne – la Security and Exchange Commission (SEC) qui ont déplafonné les montants et limiter les risques de contentieux autour de la manipulation délibérée des cours de bourse. Ce mouvement de libéralisation aux États-Unis s’est par la suite répandu dans la plupart des pays occidentaux. […]Un article de Bertrand Valiorgue, professeur de stratégie et gouvernance des entreprises, de Haithem Nagati, professeur de Supply Chain et RSE et de Sébastien Winston, assistant researcher, à l’emlyon business school – The Conversation – 22 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDe la détention administrative à la peine de mort : l’évolution d’un droit d’exception israélien Depuis le 7 octobre 2023, Israël a fortement intensifié le recours à la détention des Palestiniens, en s’appuyant sur un arsenal juridique ancien fondé sur l’exception sécuritaire. Les ONG et l’ONU dénoncent une multiplication des détentions sans procès, des conditions d’emprisonnement assimilées à de mauvais traitements ou à de la torture ainsi qu’un affaiblissement des garanties judiciaires. Découvrez plus en détail l’adoption en mars 2026 d’une loi instaurant la peine de mort pour certains actes de terrorisme marque une nouvelle étape dans l’évolution du système carcéral et alimente les inquiétudes sur la trajectoire du régime israélien.Les pratiques d’enfermement constituent un révélateur privilégié de ce qu’est un État : comment il use du droit, de la force, et comment il traite les populations qu’il domine. Depuis les attaques du 7 octobre 2023, le recours israélien à la détention des Palestiniens s’est considérablement intensifié, jusqu’à l’adoption, le 30 mars 2026, de la « Loi sur la peine de mort pour les terroristes ». […]Un article de Romain Lucas, doctorant en sciences politiques à Sciences Po Lyon et à l’Université Laval – The Conversation – 17 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
AAvec son encyclique sur l’IA, Léon XIV ne pense plus l’Église comme une citadelle assiégée L’encyclique du pape Léon XIV consacrée à l’intelligence artificielle, « Magnifica humanitas », signée le 15 mai 2026, inaugure pour le Vatican une nouvelle manière de prendre la parole dans l’espace public. Le souverain pontife part d’abord de la conception biblique de l’être humain et du but de son existence, revenant à des « fondamentaux » spirituels, à distance d’un catholicisme pensé comme « contre-modèle » sociétal. Découvrez dans cet article, l’histoire de la « doctrine sociale de l’Église » qui permet de mieux saisir l’importance de cette évolution.C’est un paradoxe plusieurs fois commenté. Ces dernières semaines, les discussions concernant l’intelligence artificielle (IA) ne viennent pas des annonces d’une start-up de la Silicon Valley, mais du Vatican. Une des plus vieilles institutions de la planète se penche sur la mutation technologique du moment. Le contraste entre ces deux cadres, couplé au relatif silence qui entoure l’IA explique sans doute la curiosité de nombre d’analystes pour l’encyclique papale (lettre solennelle du pape adressée à l’ensemble de l’Église catholique, ndlr) « Magnifica Humanitas ». […]Un article de Jacques-Benoît Rauscher, enseignant-chercheur en théologie morale sociale à l’Institut Catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 15 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
AAlgues vertes, fougères et mousses : comment les plantes sans fleurs se reproduisent‑elles ? Avant les fleurs. Enquête scientifique aux origines des plantes est le fruit d’une collaboration entre Yoan Coudert, un chercheur spécialiste en reproduction des plantes, et Louise Joor, une autrice de bande dessinée. Le résultat est un bel ouvrage, paru chez CNRS Éditions, qui parle de façon pédagogique et agréable d’une partie du règne végétal que l’on ignore et méconnaît souvent : les plantes sans fleurs. Elles sont minoritaires aujourd’hui en nombre d’espèces, mais elles existaient bien avant les plantes à fleurs et enchantent toujours de nombreux milieux naturels, comme les tourbières. Dans cet extrait, les auteurs nous aident à comprendre comment ces plantes se reproduisent, sans fleurs, justement. Très attractives, les fleurs n’ont pas exercé leurs charmes que sur les insectes, les botanistes aussi y ont succombé. Jusqu’à la fin du XVIIIᵉ siècle, l’attention qu’on leur portait était si grande qu’on ignorait presque tout de l’anatomie des autres plantes. On pensait par exemple que mousses et fougères étaient dépourvues d’organes reproducteurs. […]Un article de Yoan Coudert, chercheur au CNRS en Reproduction et développement des plantes à l’ENS de Lyon – The Conversation – 10 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
PPouvait‑on prédire les inondations espagnoles de 2024 ? Le problème de la dérive des données illustrée par la climatologie Le temps est l’ennemi des statisticiens. Cet article annonce que même à l’ère des systèmes d’IA, un modèle météorologique qui serait uniquement fondé sur des données passées et des principes statistiques peut avoir des difficultés à prévoir correctement les quantités de pluie futures, dans le contexte du changement climatique – tout simplement parce que la situation évolue.Nous avons toutes et tous vu passer les images terribles des inondations espagnoles d’octobre 2024. Avec plus de 200 morts, cet évènement est passé directement au statut d’incident le plus meurtrier survenu en Espagne depuis les inondations de 1962. […]Un article de Rémi Vaucher, enseignant-chercheur en statistiques et en mathématiques appliquées à l’EPITA Lyon – The Conversation – 8 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLa langue française dans les anciennes colonies de la France : quelle histoire, quel présent, quel avenir ? Les débats autour du statut juridique de la langue française, aujourd’hui relancés par la mondialisation, la diversification des partenariats et la promotion onusienne de la diversité linguistique, ne sauraient être réduits aux tensions conjoncturelles entre États. À travers cet article, découvrez comme la langue française est devenue structurellement une partie intégrante de l’identité culturelle des sociétés issues de la colonisation, porteuse d’un patrimoine immatériel de valeurs universelles — liberté, justice, dignité — que des peuples du monde entier ont fait leurs.Au moment où le débat sur le statut juridique de la langue française s’impose fréquemment dans les débats dans bon nombre de pays anciennement colonisés par la France, il est particulièrement intéressant de revenir sur les motifs et les principaux enjeux liés à l’adoption du français comme langue officielle de ces États au moment de leur accession à la souveraineté internationale. […]Un article de Roger K. Koudé, Professeur de Droit international à l’Institut des droits de l’homme de Lyon (IDHL) de l’Institut Catholique de Lyon (UCLy) – The Conversation – 1 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
EEt si on s’inspirait de la gouvernance de l’eau pour améliorer la gestion des déchets ? La gestion des déchets pose aujourd’hui question. Depuis les années 1980, elle se caractérise par un fort désengagement des pouvoirs publics, à travers la mise en application de la responsabilité élargie des producteurs, ou REP. Cet article explore la gouvernance d’une autre matière, l’eau, qui pourrait pourtant inspirer le débat public et donner naissance à un nouveau modèle, davantage hybride.En France, les déchets ménagers sont aujourd’hui gérés à travers une organisation mêlant acteurs publics et privés. En place pour certaines filières depuis 1992, elle rencontre désormais certaines limites. En cause notamment, le fonctionnement de son principal outil : la responsabilité élargie du producteur (REP). […]Un article de Rémy Dufal, maître de conférences en droit public et directeur adjoint de l’Institut de droit de l’environnement (EVS) à l’Université Jean Moulin Lyon 3, de Vincent Jourdain, maître de conférences à l’École des Mines de Saint-Étienne, de Mathieu Durand, professeur des universités en aménagement et urbanisme, à Le Mans Université et de Pierre Desvaux, chercheur au CNRS – The Conversation – 2 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDécouverte de centaines de monuments funéraires dans l’est du Sahara Cet article explore la découverte par une équipe d’archéologues, dans l’est du Soudan, de sépultures collectives veilles de cinq à six mille ans, dont l’étude permet d’élaborer certaines hypothèses sur l’organisation des sociétés nomades qui vivaient là.Nous menons depuis plusieurs années une campagne de télédétection par satellite des vastes paysages désertiques de l’est du Soudan. Ce travail a consisté en la recherche systématique et minutieuse, sur des images satellitaires, de vestiges archéologiques dans le désert de l’Atbai, dans l’est du Soudan, qui correspond à la partie la plus orientale du Sahara. […]Un article de Maël Crépy, chercheur en géographie et histoire ancienne à l’Université Lumière Lyon 2, Marie Bourgeois, doctorante en histoire ancienne à l’Université Lumière Lyon 2 et de Julien Cooper, maître de conférence au département d’histoire et d’archéologie à Macquarie University – The Conversation – 28 mai 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION