FFusion froide : quand la compétition et la pression médiatique virent à la bavure scientifique La fusion est la réaction qui a lieu à l’intérieur du Soleil et qui fournit une quantité d’énergie immense.Pour amorcer cette réaction, il faut atteindre des températures extrêmement élevées : 100 millions de degrés Celsius, ce qui est très complexe sur Terre.Imaginez l’enthousiasme général lorsque deux équipes de recherche ont annoncé avoir observé une fusion à température ambiante : la promesse d’une énergie illimitée et propre. Un peu trop beau pour être vrai ! Toute découverte de rupture dans le domaine de conversion et stockage de l’énergie, en particulier pour fournir une énergie bon marché et quasi inépuisable, est un sésame pour une célébrité intemporelle.L’auteur souhaite, à travers cet article, montrer comment la compétition scientifique et la pression médiatique peuvent conduire à des erreurs et à des dérives, au détriment de la rigueur et de l’éthique scientifiques.Un article de Denis Machon, Professeur, INSA Lyon – Université de Lyon – The Conversation – 6 août 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
PPourquoi la France a interdit l’absinthe : l’histoire d’un bouc émissaire qualifié de « poison national » Pendant des décennies, l’absinthe fut accusée de rendre fou, de provoquer l’épilepsie et de menacer l’avenir de la nation française. Une nouvelle étude montre comment la « Fée verte » est devenue un bouc émissaire… et pourquoi ce mécanisme reste d’une brûlante actualité.Le puissant breuvage vert émeraude à base d’armoise, d’anis vert et de fenouil, surnommé la « Fée verte », fut longtemps célébré par la société française, des artistes, de Baudelaire à Van Gogh. Au début du XXᵉ siècle, la France consommait à elle seule plus d’absinthe que le reste du monde réuni. Pourtant, en l’espace de quelques décennies, la boisson fut interdite et qualifiée de « poison national ».Un article de Tao Wang, professeur de stratégie à l’emlyon Business School – The Conversation – 9 septembre 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
LLes oubliés du soin d’urgence : quand le déni de reconnaissance met le secteur ambulancier en danger […] Alors que les métiers du « care » ont été mis sous les projecteurs, puis au cœur des débats sur la reconnaissance des métiers dits « essentiels », le secteur ambulancier est resté le grand oublié du débat public. Cette invisibilisation médiatique, qui s’accompagne d’une littérature scientifique limitée sur le secteur, contribue à la méconnaissance de ces « travailleurs et travailleuses de l’ombre ».Bien plus encore, dans l’imaginaire social, l’ambulancier français reste davantage associé à la figure du « chauffeur » ou encore du « taxi » qu’à celle du soignant. Peu (re)connus de la population et même des autres professions soignantes, ils assurent pourtant un rôle important dans la « prise en soin » des malades, que ce soit dans le cadre de transports sanitaires urgents ou non. […]Un article de Nathalie Lugand, docteure en psychologie sociale, Université Lumière Lyon 2 et Sylvie Morel, maîtresse de conférences en sociologie, Nantes Université.>> Lire l’article complet sur :The conversation
CCéline Dion, la superstar qui rapproche le Québec et la France La fête nationale du Québec, célébrée le 24 juin, offre l’occasion de revenir sur l’un des évènements québécois de l’année : les dix concerts parisiens de Céline Dion. À chaque nouvelle tournée de la chanteuse québécoise, le même phénomène se produit : files d’attente interminables, billets épuisés en quelques minutes. Au-delà de la « starification », découvrez ce que révèle son parcours entre le Québec et la France. Née en 1968, Céline Dion appartient à un Québec que l’on pourrait aujourd’hui qualifier de « disparu ». Dernière d’une fratrie de 14 enfants, elle grandit au sein d’une société canadienne-française rurale encore marquée par la tradition : familles nombreuses et forte empreinte catholique. […]Un article d’Adeline Vasquez-Parra, maîtresse de conférence en civilisation nord-américaine à l’Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 25 juin 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDemandez à un homme ou à une femme de vous parler de développement personnel, ils n’emploieront pas les mêmes mots Stages, livres, applications, coachs, podcasts… le développement personnel est devenu un marché à part entière, celui de l’épanouissement de soi. Il s’est installé au cœur de l’entreprise, où il promet de muscler ces fameuses soft skills censées faire la différence.Pourtant, demandez à dix personnes ce qu’est, au juste, le développement personnel : vous obtiendrez probablement dix réponses différentes. C’est précisément ce flou que j’ai voulu sonder lors de ma thèse. J’ai prolongé et systématisé cette démarche dans le cadre de mon habilitation à diriger des recherches. […]Un article de Franck Jaotombo, professeur HDR (habilité à diriger des recherches) en intelligence artificielle et en comportements organisationnels, emlyon business school – The Conversation – 2 août 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
LLangue populaire, langue savante : des différences à reconsidérer pour mieux lutter contre les inégalités scolaires Depuis les travaux de Pierre Bourdieu et de Jean-Claude Passeron, on sait que l’école transforme les inégalités sociales en inégalités scolaires. Cette situation n’a guère évolué en dépit de décennies de politiques de démocratisation de l’école : la pauvreté demeure prédictive de l’échec scolaire.Il est établi que les classes moyennes et supérieures, par leur capital culturel et leurs manières de parler, sont familières d’une langue proche de la langue savante qui caractérise les savoirs scolaires tandis que les milieux populaires sont éloignés de cet univers. Mais de quelle nature cette différence serait-elle ? […]Un article de Sarah Goutagny, Docteure de l’EHESS (thèse sur les inégalités scolaires) et professeure certifiée de lettres modernes, Université Jean Moulin Lyon 3 – The Conversation – 24 août 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
DDe 1940 à 1944, quel véhicule roulait en l’absence de pétrole ? La France de 1938 ne comptait que 1,8 million de voitures particulières en circulation, contre 39,5 millions aujourd’hui. Avoir une automobile est alors un privilège rare, sans qu’il ne soit réservé aux catégories les plus favorisées. Il y a des voitures dans les campagnes les plus reculées ; des commerçants, des artisans voire des agriculteurs en possèdent. Elles jouent déjà, au côté des trains locaux ou des autocars, un rôle important pour la desserte et l’approvisionnement des territoires.L’entrée en guerre en septembre 1939 entraîne des restrictions à la consommation de carburants pétroliers. Elle donne la priorité aux besoins de l’armée, mais la circulation d’une automobile privée reste libre. […]Un article de Hervé Joly, Directeur de recherche en histoire contemporaine, Université Lumière Lyon 2, Centre national de la recherche scientifique (CNRS) – The Conversation – 5 août 2026>> Lire l’article complet :The Conversation
RRenseignement : comment les services secrets sont devenus un pilier de l’État Contrairement aux pays anglo-saxons, le pouvoir politique français s’est longtemps tenu à distance des services de renseignement.Jusqu’aux années 2000, les présidents se méfiaient d’organisations jugées très autonomes, parfois soupçonnées de politisation ou d’avoir été impliquées, directement ou indirectement, dans des épisodes sensibles (guerre d’Algérie, affaire Markovic, opérations clandestines en Afrique, etc.). Les services de renseignement, intérieurs comme extérieurs, travaillaient avant cette époque sans cadre législatif et fonctionnaient de manière très cloisonnée. Inhérent à l’État mais extérieur à la culture politique, tel était le statut paradoxal du renseignement en France.Aujourd’hui, la situation a bien changé. […]Un article de Julien Fragnon, enseignant en science politique et chercheur-associé au laboratoire Triangle (UMR 5206, Université de Lyon) et à l’IRSEM, Sciences Po Lyon – The Conversation 5 août 2026>> Lire l’article complet sur :The Conversation
LLa formation ne suffit pas à garantir une reconversion des femmes sorties de l’emploi dans l’univers du numérique Les femmes restent très sous-représentées dans l’univers du numérique, malgré la multiplication de dispositifs de formation. Comment l’expliquer ? Comment lever les freins ?L’inclusion des femmes et, notamment, des femmes sorties de l’emploi dans le secteur du numérique est cruciale pour développer des technologies plus justes et égalitaires. Elle est également critique pour la compétitivité européenne. Comme souligné par la Commission européenne, une augmentation de la part des femmes travaillant dans le numérique à hauteur de 45 % d’ici à 2027 permettrait d’améliorer le produit intérieur brut (PIB) de 260 milliards à 600 milliards d’euros. […]Un article de Mourad Ellouze, docteur en informatique à l’ENS de Lyon, de Marion Lauwers, enseignante-chercheuse à l’Institut Catholique de Lille (ICL) et de Abir Karami, enseignante-chercheuse en informatique spécialité intelligence artificielle à l’ICL – The Conversation – 6 juil. 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LL’affaire des rayons N : l’une des plus grandes bavures scientifiques de l’histoire […] La science, bien que construite sur la rationalité et la démonstration rigoureuse, est menée par des personnes influencées par leurs émotions. Oublier un temps la démarche scientifique peut conduire à des bavures scientifiques. Néanmoins, le processus de la démarche scientifique permet de corriger ces dérives inconscientes. Il faut bien distinguer ces égarements méthodologiques passagers des erreurs classiques de l’investigation scientifique. […]Cette affaire a apporté des enseignements essentiels sur les processus cognitifs et est souvent citée comme exemple. Elle a incité à prendre davantage de précautions dans les expérimentations et à réaliser dans certains cas des tests que l’on nomme « en double aveugle » pour limiter le biais de confirmation. Découvrez l’analyse de Denis Machon.Un article de Denis Machon, Professeur, INSA Lyon – Université de Lyon – The Conversation – 16 juillet 2026> Lire l’article complet sur le site de :The Conversation