AAux obsèques aussi, la musique a un prix Si, intuitivement, nous pensons les cérémonies funéraires comme des moments qui ne concernent que le cercle des proches et relèvent de l’intimité, le droit considère que la diffusion de musique dans ce cadre doit donner lieu à la rétribution des droits d’auteur. Cet article explore cette question juridique complexe qui s’impose dans un moment de grande vulnérabilité et qui mérite d’être mieux comprise.Entre hommage personnalisé et cadre réglementaire une décision rendue le 31 janvier 2024 par le tribunal judiciaire de Paris invite à reconsidérer les pratiques du secteur funéraire en jugeant que la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires constitue un acte de communication au public au sens du Code de la propriété intellectuelle, ce qui entraîne la rémunération des auteurs par l’intermédiaire de la Societé des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). […]Un article de Jordy Bony, docteur et professeur en droit à l’emlyon business school et d’Annika Romano, professor of practice à l’emlyon business school – The Conversation – 3 mai 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
SSéparatisme, jihād, laïcité : la bataille des mots autour de l’islam de France Grâce à cet article, nous comprenons comment la présence musulmane est « adaptée » au cadre français en explorant les mots autour de l’islam de France. C’est dans ce contexte où l’islam est régulièrement présenté comme un défi pour la cohésion nationale, que la Grande Mosquée de Paris publie un guide, Musulmans en Occident. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée. Son interprétation de termes, tels que séparatisme, jihād, laïcité, ou islamophobie, déplace la compréhension de ce qu’est – et n’est pas – l’islam. Par exemple, le guide réinscrit la laïcité dans une généalogie islamique, ou considère le « séparatisme » comme un phénomène extérieur à la doctrine.La Grande Mosquée de Paris, par l’intermédiaire de la commission dite « religieuse » chargée de la rédaction du guide, propose une interprétation de certains termes centraux du débat sur l’islam de France à travers son guide Musulmans en Occident. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée. Héritière d’une histoire d’institutionnalisation étroitement liée à l’État, la Grande Mosquée occupe une position d’interface : elle se présente comme partenaire des pouvoirs publics pour encadrer un islam compatible avec le cadre laïc et républicain. […]Un article d’Ali Mostfa, Maître de conférences, HDR (habilité à diriger des recherches), en études sur le fait religieux en islam, Institut catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 30 mars2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDix ans après la loi contre la prostitution, enquête sur les conditions de vie des travailleuses sexuelles Dix ans après la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », les conditions de vie des personnes vendant des services sexuels ont-elles changé ? Comment celles-ci perçoivent-elles les lois qui encadrent la prostitution ? Comment voudraient-elles que ces lois évoluent ?Au cours des trois années ayant suivi la mise en application de la loi du 13 avril 2016, plusieurs évaluations ont été menées avec des constats convergeant. Tout d’abord, la pénalisation des clients avait entraîné une précarisation des conditions de vie (perte de revenus, augmentation des symptômes dépressifs, des pratiques risquées et du temps de travail) et un déplacement de l’activité en ligne ou vers des espaces moins visibles. […]Un article de Hélène Le Bail, chargée de recherche au CNRS et affiliée à l’Institut Convergences Migrations, Sciences Po et de Céline Belledent, sociologue associée au Centre Max Weber, Université Jean Monnet, Saint-Étienne – The Conversation – 12 avril 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
CComment les managers marketing utilisent la cocréation pour reprendre le pouvoir Cet article explore les opérations de cocréation entre les marques et leurs consommateurs qui se sont largement développées. Une raison méconnue de cet engouement tient à l’affaiblissement de la fonction marketing dans l’entreprise. En faisant alliance avec les consommateurs, les managers marketing valorisent le rôle clé qu’ils occupent dans la relation avec le client final.Au bord de la faillite dans les années 2000, Lego a fait de la cocréation un pilier de son renouveau grâce à la communauté Lego Ideas qui permet aux fans de créer de nouveaux designs. À l’instar de la marque danoise, les activités de cocréation sont déployées par des entreprises diversifiées, depuis L’Oréal et son forum de 13 000 consommateurs, qui proposent des idées et testent les produits, jusqu’à la marque solidaire C’est qui le patron ?, dont les clients déterminent les cahiers des charges produits et participent aux actions commerciales. […]Un article de Carole Charbonnel, maîtresse de conférences en sciences de gestion, spécialité marketing à l’Université Jean Moulin Lyon 3 – The Conversation – 30 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
AApprendre le consentement à l’école : de « mon corps m’appartient » à la prévention des violences Cet article explore la notion de consentement, via l’initiation des plus jeunes afin de les protéger en prévenant les violences sexistes et sexuelles. Comment leur apprendre à exprimer leurs émotions et leurs limites et à respecter celles des autres ? Regard sur la façon dont l’école pose les bases de cette éducation affective et relationnelle à partir de la maternelle.Le consentement est une notion largement mobilisée dans les débats publics contemporains, mais sa définition reste souvent floue. Selon le champ dans lequel il est abordé (juridique, philosophique ou éducatif), il ne renvoie pas aux mêmes réalités. Il s’agit d’un concept polysémique dont les significations varient selon les contextes. […]Un article de Prescillia Micollet, doctorante en Sciences de l’Éducation et de la Formation à l’Université Lumière Lyon 2 – The Conversation – 7 avril 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
QQu’est‑ce que l’« IA agentique » ? Comprendre son histoire pour dépasser l’effet de mode L’IA agentique dépasse la simple réponse pour orchestrer des tâches complexes en toute autonomie, de la logistique au codage. Cependant, cette efficacité opérationnelle n’égale pas encore la profondeur conceptuelle des « agents autonomes » théorisés depuis des décennies. Dans cet article, découvrez alors qu’est-ce que l’IA agentique.Le cabinet Gartner a présenté 2026 comme l’année des « agents IA ». Ces systèmes dépassent la simple amélioration des assistants conversationnels. Les agents IA d’OpenClaw sont d’ores et déjà capables de dialoguer entre eux et d’exécuter des tâches complexes avec une supervision humaine limitée. Pour les entreprises, que ce soit dans l’industrie, l’administration ou la santé, la promesse est celle d’une automatisation plus souple qu’avec les logiciels traditionnels, capable de s’adapter à des situations variées plutôt que d’appliquer des règles prédéfinies. […]Un article de Maxime Morge, professeur d’Informatique au LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information) – The Conversation – 26 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LLes coûts économiques de la guerre vont bien au‑delà des destructions matérielles Cet article explore les effets les plus importants des conflits, qui sont souvent les moins visibles. Ils détruisent les parcours de vie, affectent la santé, plombent les économies, exacerbent les inégalités de genre, accélèrent les déplacements forcés… La guerre génère aussi des gagnants, intentionnels ou involontaires.La guerre détruit des infrastructures, désorganise les économies, brise des trajectoires individuelles et recompose parfois les rentes. En mesurer le coût suppose de tenir ensemble ces différentes dimensions. Loin d’être un simple exercice comptable, cette quantification est indispensable pour identifier les populations les plus vulnérables et orienter les politiques de reconstruction. […]Un article de Mathieu Couttenier, Professeur d’économie à l‘ENS de Lyon – The Conversation – 13 avril 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
DDiscriminations anti‑musulmans : ce que révèle la défenseure des droits Claire Hédon, défenseure des droits a fait paraître un rapport sur les discriminations fondées sur la religion fin 2025. À partir de témoignages, de commentaires circonstanciés et légament fondés, ce rapport étaye les discriminations qui affectent des personnes en raison d’une appartenance avérée ou présumée à l’islam.Le rapport de la défenseure des droits Claire Hédon constitue une contribution importante pour documenter la réalité de l’islamophobie en France. La défenseure relève :« La hausse des discriminations ayant un motif religieux semble s’observer quelle que soit la religion. Elles restent toutefois nettement plus souvent rapportées par les personnes qui déclarent être de religion musulmane ou être considérées comme telles (34 % d’entre elles) que par les personnes se déclarant d’une autre religion (19 %), incluant la religion juive ou encore le bouddhisme, ou celles de religion chrétienne (4 % seulement déclarent avoir été discriminés en raison de cette religion). » […]Un article de Haoues Seniguer, professeur associé, Sciences Po Lyon, laboratoire Triangle, ENS de Lyon; Université Paul Valéry – Montpellier III – The Conversation – 25 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
LL’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire régional, ou quand le fer est pavé de bonnes intentions L’ouverture à la concurrence des lignes régionales est amenée comme une promesse de réduction de la fracture pour les Régions, le tout dans un contexte de tensions sur les finances publiques. Pour autant, un service qui produit plus, mieux… et à coûts réduits dépend autant de la politique de la Région que du seul opérateur ferroviaire.En 2021, le ferroviaire connaissait un premier processus d’ouverture à la concurrence sur le segment de la grande vitesse qui, rappelons-le, ne bénéficie d’aucune subvention pour son fonctionnement. Si cette libéralisation est profitable à l’usager en termes de prix et d’offre, il subsiste néanmoins des questions de péréquation territoriale. […]Un article de Nicolas Fabre, doctorant en économie des transports, ENTPE – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION