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Le coronavirus sur tous les fronts | The Conversation

LLe coronavirus sur tous les fronts | The Conversation

Le média en ligne The Conversation propose plusieurs analyses sur le coronavirus et son impact dans notre vie quotidienne et à l’échelle internationale.

Dossier Covid-19

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Le vélo peut-il se développer hors des grandes villes ?

LLe vélo peut-il se développer hors des grandes villes ?

La Fédération des usagers de la bicyclette a rendu publics le 6 février dernier les résultats de son baromètre 2019. Parmi les grandes nouveautés, la participation record des villes petites et moyennes.

768 communes ont été classées par l’association, en fonction du résultat des réponses à un questionnaire rempli par plus de 180 000 cyclistes. Au total, plus de 5000 communes ont fait l’objet d’au moins une contribution, et 50 % du total des contributions émane d’une commune de moins de 50 000 habitants (contre moins du quart en 2017).

Des chiffres qui révèlent un engouement croissant pour la pratique quotidienne du vélo, bien au-delà des grandes métropoles françaises.

Des zones où l’automobile est reine

Entre 1995 et 2008, la mobilité quotidienne a évolué selon des tendances contradictoires.

Dans les grandes villes, la part de l’automobile et des navettes domicile-travail a diminué. Mais dans les zones rurales et péri-urbaines où ces trajets dominent, leur distance moyenne a augmenté et l’automobile semble régner sans partage. Alors que les systèmes de transport en commun sont peu développés et inadaptés aux contraintes des horaires de travail, les communes rurales, qui gagnent régulièrement des habitants… gagnent aussi des voitures.

Si l’on se penche toutefois sur les modes de déplacements des ruraux, on s’aperçoit que l’automobile y atteint aussi un stade de saturation : bien que le taux de motorisation y soit pratiquement maximal, le kilométrage annuel moyen stagne et même régresse dans les zones peu denses.

Le poids économique de plus en plus lourd de l’automobile pousse les ménages ruraux, en particulier les plus modestes, à réserver de plus en plus souvent la voiture aux seuls déplacements contraints. L’automobile traduit donc d’une part l’absence d’alternatives face à une mobilité obligatoire, et d’autre part des choix d’aménagement qui la favorisent, ainsi que l’ont rappelé avec force les « gilets jaunes ».

Devenir « vélotafeur » à la campagne

Pour toutes ces raisons, la mobilisation des cyclistes des petites villes dans le baromètre évoqué plus haut a de quoi surprendre. Nous nous sommes donc demandé qui étaient ces cyclistes ruraux, en nous intéressant particulièrement à ceux qui se rendent régulièrement au travail à vélo.

Pour cela, nous avons interrogé les « vélotafeurs » d’une ville de 8 000 habitants, située à la campagne. Dans cette commune, la pratique du vélo semble avoir progressé significativement au cours des dernières années. On ne dispose pas de chiffres précis, mais les comptages effectués par l’association « Vélo dans la ville » indiquent que le nombre de cyclistes aurait plus que doublé entre 2012 et 2019.

En sondant les vélotafeurs sur leurs pratiques, nous nous sommes d’abord rendu compte que la grande majorité d’entre eux avait commencé le vélo… dans une grande ville. Alors étudiants ou jeunes actifs, il leur était soit trop coûteux, soit très peu pratique – et bien souvent, les deux à la fois – de se déplacer en transports en commun.

Économique et rapide, le vélo s’est alors imposé comme le choix à privilégier, dans un contexte où la voiture n’était pas une option. Dans leur cas, devenir vélotafeur a été le résultat de socialisations successives : d’abord par les parents, puisque la totalité de nos enquêtés ont appris à pédaler dans l’enfance. Dans le contexte urbain, ensuite, une seconde socialisation a lieu, cette fois à l’usage « utilitaire » du vélo via des trajets réguliers. Une pratique qu’ils ont conservée une fois la ville quittée.

Plus qu’un sport, une philosophie de vie

Parmi ces adeptes de la pédale, nombreux sont ceux à avoir fréquenté des ateliers vélo, dans diverses villes de France, d’Europe et même du monde. En dehors des trajets utilitaires, les « vélotafeurs » aiment aussi voyager en pédalant. Un tiers de nos enquêtés a ainsi enfourché sa bicyclette pour un long séjour à l’étranger. Deux de nos enquêtés se sont même rencontrés sur la Panaméricaine. Le vélo permet ainsi d’appartenir à une communauté, dans laquelle on échange itinéraires et bons conseils. Cela devient même une philosophie, « un mode de vie ». Les adeptes se rejoignent autour d’un certain état d’esprit : liberté, indépendance, autonomie.

La diffusion du vélo à la campagne s’appuie donc en partie sur les mobilités résidentielles : au-delà du périphérique, il y a aussi une campagne qui attire sans cesse de nouveaux résidents, en particulier venus des grandes agglomérations. Ceux-ci y recherchent une tranquillité qui passe notamment par l’évitement des grands trajets harassants typiques du cadre urbain.

Le pivot de cette stratégie est le choix d’un lieu de vie proche du lieu de travail, dans une ville « à taille humaine », où tout est accessible. La présence d’une gare, également, joue un rôle décisif pour garantir l’accessibilité à la longue distance. Un élément paraît alors central, c’est celui du choix. Nos enquêtés ont décidé en conscience d’un lieu de vie et de travail proches, dans un environnement défini. Sans surprise, ils occupent des positions plutôt qualifiées – voire très qualifiées – qui leur offrent une meilleure emprise sur les cadres spatiaux et temporels du travail.

Une pratique encore réservée à une minorité

Bien que cyclistes convaincus, nos interrogés ont aussi recours à la voiture, plus souvent en famille, le week-end, ou pour les loisirs des enfants : des motifs non contraints, essentiellement.

C’est bien cette inégalité face à la contrainte qui constitue le premier frein à la diffusion du vélo. Pour de nombreux actifs, le(s) lieu(x) de travail éloignés (24 km en moyenne en zone rurale), ou variables, ne permettent pas d’envisager une alternative à la voiture.

Mais tous motifs confondus, la moitié des trajets effectués font moins de 5 kilomètres : pour ceux-ci, le vélo semble une solution pertinente.

Des infrastructures inadaptées

Le second frein repose sur la dangerosité des routes départementales et nationales et sur le manque d’équipements. Cyclistes militants et associations jouent dans les petites villes un rôle crucial de plaidoyer pour inciter les collectivités locales à créer et sécuriser les voies cyclables, encore largement insuffisantes et davantage pensées pour les touristes que pour un usage quotidien.

Le baromètre de la FUB montre qu’il existe, partout en France, des usagers qui se mobilisent et peuvent potentiellement infléchir les décisions locales d’aménagement. Le coût d’un VAE, enfin, plus adapté aux régions vallonnées, aux trajets plus longs ou au transport de charges (courses, enfants), constitue un frein important.

En contexte peu dense, il apparaît très difficile de se passer complètement de voiture : le vélo est plutôt un outil supplémentaire, et donc un coût supplémentaire, qui peut vite être perçu comme un véritable luxe dans le cas du VAE.

Une aubaine pour les centres-villes

Au-delà de l’aspect écologique, le cyclisme encourage aussi une autre manière d’habiter les petites villes, dont les centres ont souvent été vidés de leurs activités et de leurs habitants au profit de la périphérie, entièrement aménagée pour l’automobile. L’usage du vélo donne un accès privilégié aux commerces du centre-ville et incite à l’inverse à se détourner des zones commerciales périphériques, dangereuses et inadaptées aux cycles.

Garantir l’accessibilité des cœurs de ville aux vélos, c’est aussi les rendre plus attractifs pour les commerces et pour les habitants.The Conversation

Auteure : Aurore Flipo, Sociologue, ENTPE de Lyon

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons, 24 février 2020

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Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies

CComment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies

Coronavirus ou Covid-19

[…] les activités humaines entraînent de profondes modifications de l’utilisation des terres ainsi que d’importants bouleversements de la biodiversité, en de nombreux endroits de la planète.

Ces perturbations se produisent dans un contexte de connectivité internationale accrue par les déplacements humains et les échanges commerciaux, le tout sur fond de changement climatique. […]

Un article publié par The Conversation – 12 février 2020

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Comment les acousticiens peuvent reconstruire le « son » de Notre-Dame

CComment les acousticiens peuvent reconstruire le « son » de Notre-Dame

Depuis l’incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris, la reconstruction de ce site du patrimoine mondial a fait l’objet de nombreuses discussions. Parmi celles-ci, la question de la grande acoustique de la cathédrale.

Contrairement à la pierre, au bois et au verre de la construction et décor, qui sont des entités solides, l’acoustique d’un espace est un produit de ces éléments, à la fois de leur forme et de leurs propriétés matérielles. Cependant, bien qu’intangible, ce n’est pas mystique. Grâce à la technologie et de la puissance de calcul modernes, des connaissances historiques, et quelques gouttes d’inspiration, deux équipes de chercheurs français se sont penchées sur la manière de recréer l’acoustique des sites historiques.

[…]

Auteurs :

  • Brian FG Katz , acousticien, Directeur de recherche CNRS à Sorbonne Université
  • Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore, expert scientifique pour la restauration de Notre-Dame, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) – USPC  Université de Lyon

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L’ambivalence des microbes, une inconnue multimillénaire

LL’ambivalence des microbes, une inconnue multimillénaire

La microbiologie correspond à l’étude des micro-organismes, c’est-à-dire de tout ce qui est petit (généralement invisible à l’œil nu) et vivant (autonome et capable de se reproduire). Si cette science est relativement récente (19e siècle) comparativement à la médecine ou aux mathématiques, le lien qui unit les humains avec les microbes remonte à la nuit des temps. Mais il a fallu les travaux d’Anthony Van Leeuwenhoek au 17e siècle et l’invention du microscope pour révéler l’extraordinaire profusion de ce petit monde fascinant.

Quand on parle de micro-organismes, on pense immédiatement aux maladies épidémiques (peste, choléra, etc.). Mais ces micro-organismes ont bien d’autres effets, fort heureusement plus positifs, sur notre santé, notre alimentation et plus globalement notre environnement.

[…]

Auteur : Yann Demarigny, enseignant-chercheur en microbiologie et technologie alimentaire, ISARA, Université de Lyon

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Des vibrations pour prévenir les effets de l’inactivité musculaire

DDes vibrations pour prévenir les effets de l’inactivité musculaire

©Flikr

Ce n’est plus à démontrer, l’activité physique présente de très nombreuses vertus pour notre santé, notamment la prévention et le traitement des maladies chroniques […].

 

 

 

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le manque d’activité physique est considéré comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde, et il est recommandé pour sa santé un minimum d’activité physique chaque semaine (loisirs, déplacements, activités professionnelles, tâches ménagères, sports…).

Préserver sa condition physique permet de faciliter notre vie quotidienne en réduisant la fatigue induite par les activités courantes (monter les escaliers, faire le ménage…). Un cercle vertueux s’installe : plus actifs, nous sommes en meilleure forme, avec un impact favorable sur notre qualité de vie et notre santé. A l’inverse, adopter un mode de vie sédentaire entraîne un cercle vicieux de la fatigue (figure ci-contre).

Pourtant, dans certaines situations, nous sommes contraints de réduire notre niveau d’activité.

[…]

Auteur : Thomas Lapole, Maître de conférences à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne.

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The Conversation

Hépatite B : mieux comprendre ce virus meurtrier

HHépatite B : mieux comprendre ce virus meurtrier

Plus petite unité qui compose les êtres vivants, la cellule fonctionne comme une mini-usine, très finement programmée pour accomplir des tâches bien précises. Chez les êtres humains et plus largement dans le règne animal, chacune d’entre elles présente la même constitution : elles possèdent une membrane, qui les délimite de leur environnement, un cytoplasme, grande soupe où baignent de nombreux éléments permettant sa survie et ses fonctions, et un noyau, qui contient l’ADN de la cellule, sous forme de chromosomes. Ces derniers portent toute l’information génétique de la cellule, dans des petites portions d’ADN nommées gènes.

La plupart du temps, les cellules du corps humain s’unissent pour former ce que l’on appelle un organe. Ici, c’est le foie qui attirera notre attention. Indispensable, vital, on l’appelle d’ailleurs « liver » en anglais, soit « vie » en français : c’est grâce à son action que nous éliminons l’alcool et certains médicaments, comme le paracétamol.

Il arrive pourtant que cette composante essentielle du corps humain dysfonctionne…

[…]

Auteur : Fleur Chapus, Doctorante à l’Université de Lyon à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

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The Conversation

Le droit et CRISPR : quel encadrement juridique pour l’édition des génomes ?

LLe droit et CRISPR : quel encadrement juridique pour l’édition des génomes ?

En novembre 2018, un scientifique chinois a affirmé avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés… Début 2019, des chercheurs font naître 5 clones d’un singe génétiquement modifié. Ces annonces créent la polémique parmi la communauté des chercheurs et interrogent les juristes.

« La naissance de deux êtres humains génétiquement modifiés ne saurait laisser les juristes indifférents. En novembre 2018, deux jumelles chinoises chez lesquelles une mutation censée les préserver du VIH a été introduite grâce à la technique d’édition des génomes dite CRISPR-Cas9 ont vu le jour. Cet évènement a mis en évidence l’absence de consensus international et les divergences de pratiques des États quant à l’utilisation de la technique CRISPR sur l’homme, l’encadrement de la recherche ayant un caractère essentiellement national » […]

Un article publié dans The Conversation – 22/08/2019

Auteurs : Rose-Marie Borges, Maître de conférences HDR en droit privé , Université Clermont Auvergne et Christine Lassalas, Maître de conférences, Droit privé et sciences criminelles, Université Clermont Auvergne.

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The Conversation

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Autres sources :

 

Elévation des températures et …canicule

EElévation des températures et …canicule

2018-2022, chaud devant

Article paru dans The Conversation – 24/06/2019

Les prochaines années devraient être anormalement chaudes et viendront intensifier le changement climatique en cours. C’est ce qui ressort d’une récente étude que mon collègue Sybren Drijfhout et moi-même avons publiée en août 2018.

Nous avons mis au point un nouveau dispositif de prévision, appelé PROCAST (pour « Probabilistic forecast »), dont nous nous sommes servis pour prévoir la variabilité naturelle du climat. Cette variabilité désigne la façon dont le climat évolue sur plusieurs années entre des phases chaudes et des phases froides ; cette variabilité est dite « naturelle » car elle se distingue de la tendance au réchauffement climatique global sur le long terme induit, par exemple, par les activités humaines.

PROCAST met ainsi en lumière la probabilité d’une phase de chaleur liée à la variabilité naturelle du climat pour la période 2018-2022.

[…]

Auteur : Associate Professor in Ocean Physics, University of Southampton

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The Conversation

 

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Pourquoi les températures grimpent-elles en ville ?

Article paru dans The Conversation – 24/06/2019

En ville, les températures de l’air, des surfaces et du sol sont presque toujours plus importantes que dans les zones rurales. Ce phénomène est connu sous le nom d’« îlot de chaleur urbain » – un terme qui a fait son apparition au milieu du XXe siècle.

Jusque dans les années 1980, ce phénomène était considéré comme marginal : la plupart des études sur le sujet ayant été menées dans des villes aux hivers rigoureux, les températures plus clémentes étaient perçues comme bénéfiques ; elles permettaient de moins recourir au chauffage. Au fil du temps cependant, les effets de ce phénomène furent pris davantage au sérieux.

On s’est ainsi rendu compte que l’îlot de chaleur urbain influençait les relevés de températures de l’air, qui permettent d’évaluer les changements climatiques. Il devint alors essentiel de soustraire cette « contamination » des relevés effectués en ville pour assurer leur exactitude.

[…]

Auteur : Senior Lecturer in Geography, University College Dublin

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The Conversation

 

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Comment la canicule détraque notre sommeil

Article paru dans The Conversation – 24/06/2019

La canicule s’apprête à s’abattre sur la France, avec des températures approchant les 40 °C. Par une telle chaleur, trouver le sommeil peut se révéler extrêmement difficile.

Car le sommeil et la thermorégulation corporelle sont intimement liés. La température du corps suit en effet un cycle de 24 heures lié au rythme d’alternance entre sommeil et éveil. En théorie, le corps se refroidit pendant la phase où l’on dort et se réchauffe lorsque l’on est éveillé. Le sommeil nous vient plus facilement quand la température du corps décroît, et peine davantage à s’imposer lorsqu’elle augmente.

Nos mains et nos pieds jouent un rôle clé pour aider au sommeil. Ils permettent au sang chauffé du centre du corps de se refroidir par le contact de la peau avec l’environnement extérieur. L’hormone du sommeil, dite mélatonine, participe aussi largement à cette complexe perte de chaleur, à travers les parties périphériques du corps.

En début de nuit, la température corporelle diminue, mais la température périphérique de la peau augmente. Ces variations se complexifient ensuite au cours de la nuit, car notre autorégulation de la température varie selon le stade du sommeil.

[…]

Auteur : Ron Grunstein, Professor of Sleep Medicine and NHMRC Practitioner Fellow, Woolcock Institute of Medical Research, University of Sydney

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