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Pourquoi en France les start-ups dirigées par des femmes lèvent en moyenne 2,5 fois moins de fonds que celles dirigées par des hommes ?

PPourquoi en France les start-ups dirigées par des femmes lèvent en moyenne 2,5 fois moins de fonds que celles dirigées par des hommes ?

En France, les start-ups fondées par des femmes lèvent en moyenne 2,5 fois moins de fonds que celles fondées par des hommes. Ce constat illustre à quel point le financement reste l’un des principaux enjeux liés de l’entrepreneuriat féminin, parfois décrit comme un second plafond de verre. Il faut déjà s’imposer comme entrepreneuse, puis encore franchir la barrière de l’accès aux capitaux. […]

Un article de Pauline Gibard, maîtresse de conférence en entreprenariat à l’Université Jean Moulin Lyon 3

et de Marie-Christine Chalus, professeure des universités – DG IAE Lyon à l’Université Jean Moulin Lyon 3 The Conversation – 24 nov. 2025

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THE CONVERSATION

L’arabe en France, une langue en quête de légitimité | The Conversation

LL’arabe en France, une langue en quête de légitimité | The Conversation

L’arabe, deuxième langue la plus parlée en France et l’une des plus répandues au monde, reste pourtant peu enseignée dans le système scolaire, marginal dans les institutions culturelle. Elle est largement perçue comme une langue de l’Autre. Cependant, ce constat interroge : la langue arabe est présente, mais non reconnue, transmise, mais rarement légitimée, entendue, mais peu écoutée. Quelle place la société française lui accorde-t-elle ? Ou refuse-t-elle encore de lui accorder ?

Parmi les langues parlées en France, l’arabe occupe une place singulière. Largement pratiquée dans ses formes dialectales par des millions de citoyens issus de l’immigration maghrébine, la langue arabe structure de nombreuses identités culturelles, même lorsque sa maîtrise dans sa forme classique reste partielle. Présent dans l’histoire migratoire, familiale, musicale, esthétique et affective de la France contemporaine, l’arabe peine pourtant à se faire une place dans l’espace public. […]

Un article d’Ali Mostfa, Maître de conférences, HDR (habilité à diriger des recherches), en études sur le fait religieux en islam, Institut catholique de Lyon – UCLy – The Conversation – 24 sept. 2025

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THE CONVERSATION

Reprendre son travail avec ou après un cancer

RReprendre son travail avec ou après un cancer

À l’occasion d’Octobre rose, une recherche-action a permis de mettre en lumière les savoirs liés à l’expérience concrète au travail avec et après un cancer. Aujourd’hui, il devient nécessaire de partager ce que les personnes vivent, de comprendre et d’ajuster leur rapport réel au travail, ce qui est tout aussi essentiel que les réponses réglementaires, administratives et médicales. 

Chaque année en France, plus de 160 000 personnes actives apprennent qu’elles ont un cancer. Certaines suspendent leur activité, d’autres souhaitent continuer à travailler, y compris pendant les traitements. De fait, travailler – dans des conditions adaptées – peut constituer une ressource dans un parcours de soins exigeant. Les réponses existantes relèvent le plus souvent du champ réglementaire, médical ou administratif : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), temps partiel thérapeutique, télétravail, etc. Mais à elles seules, elles ne suffisent pas à rendre le travail possible, et au-delà, soutenable dans la durée. Elles laissent dans l’ombre un aspect central de ces situations : ce que les personnes vivent, comprennent et ajustent dans leur rapport au travail réel avec/après un cancer. […]

Un article de Rachel Beaujolin, professeure en management, Neoma Business School, et de Pascale Levet, professeure associée en sciences de gestion, iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3 – The Conversation – 30 sept. 2025

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THE CONVERSATION

Comment recycler la chaleur perdue dans les usines ?

CComment recycler la chaleur perdue dans les usines ?

Chaque année, l’industrie rejette une partie de la chaleur nécessaire à l’ensemble de ses procédés. Cette énergie perdue s’appelle « chaleur fatale ». Les solutions pour récupérer cette chaleur sont aujourd’hui encore trop limitées. De nouveaux dispositifs, utilisant des pompes à chaleurs et des fluides « supercritiques », sont en développement.

Fours de cimenterie, séchage du papier, agroalimentaire… les quantités de chaleur perdues aujourd’hui dans des procédés industriels sont significatives. Il faut bien évidemment tout mettre en œuvre pour les réduire en optimisant les procédés et en ajustant au plus proche la production à la demande. Mais aucun processus physique ne peut atteindre un rendement parfait, et si rien n’était fait pour récupérer cette chaleur résiduelle, l’équivalent de sept mégatonnes de pétrole serait brûlé pour rien, émettant aussi 28 mégatonnes de CO2, soit 6 % des émissions totales de CO2 en France. […]

Un article de Alexis Giauque, Maître de conférences en simulation numérique pour les énergies renouvelables, Centrale Lyon – The Conversation – 8 oct. 2025

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En France, des outils existent pour relocaliser l’industrie, mais ils sont mal utilisés

EEn France, des outils existent pour relocaliser l’industrie, mais ils sont mal utilisés

L’État déploie des moyens financiers importants pour inciter les entreprises à rapatrier leur production. Mais l’accès à ces dispositifs reste complexe, leur efficacité difficile à mesurer et leurs effets parfois ambivalents, entre soutien réel, effets d’aubaine et stratégies opportunistes.

Depuis la pandémie de Covid-19, la nécessité de reconquérir une base industrielle est devenue une priorité politique. Les relocalisations industrielles apparaissent alors comme une mesure phare de la réindustrialisation. Pour encourager cette mesure, l’État déploie massivement une panoplie d’aides : subventions, appels à projets, dispositifs comme France Relance ou France 2030, favorisant la relocalisation. À cela s’ajoute la commande publique, présentée comme un levier d’entraînement et de soutien de la production locale. Mais quel est le degré d’accessibilité et d’efficacité réelle de ces soutiens ?

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Catherine Mercier-Suissa, professeure des Universités en sciences économiques,

iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3

et Daniel Suissa, responsable pédagogique du master management industriel, ESDES – UCLy.

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Freinage et particules fines : une pollution routière oubliée des évolutions réglementaires ?

FFreinage et particules fines : une pollution routière oubliée des évolutions réglementaires ?

Au 1er janvier 2024, le parc routier français était constitué de 39,3 millions de voitures particulières, de 6,5 millions de véhicules utilitaires légers (VUL), de 625 000 poids lourds et de 94 000 autobus et autocars en circulation.

Dans les contextes de forte densité du trafic, les émissions polluantes liées au transport routier restent un enjeu majeur de santé publique. En France, les véhicules particuliers sont à l’origine de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. En 2019, ils représentaient 26 % des émissions nationales d’oxyde d’azote (NOx), un polluant irritant pour les voies respiratoires, et 22 % des émissions nationales de CO2.

Si les émissions à l’échappement, dues à la combustion dans les moteurs, ont été progressivement réduites grâce aux normes antipollution successives, une attention croissante est désormais portée aux émissions dites hors échappement, issues notamment de l’usure des freins, des pneus et de la chaussée.

La future norme Euro 7, qui entrera en vigueur à partir de 2026, marque une étape importante en intégrant pour la première fois ces sources de pollution non négligeables… sans pour autant résoudre tous les problèmes.

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Alice Mirailler Ph.D. Candidate, Laboratoire de Mécanique des Contacts et des Structures – LaMCoS, INSA Lyon – Université de Lyon

et Ana-Maria Trunfio-Sfarghiu Chercheuse, INSA Lyon – Université de Lyon.

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Pourquoi tout le monde n’a pas le sens de l’orientation

PPourquoi tout le monde n’a pas le sens de l’orientation

Vous êtes plutôt du genre à vous repérer partout dès la première fois, ou à encore sortir le GPS après plusieurs années dans le même quartier ? Ah ! le fameux « sens de l’orientation » ! On entend souvent que les femmes en manqueraient, tandis que les hommes posséderaient « un GPS intégré ». Mais la réalité est beaucoup plus subtile…

Une analyse à découvrir dans un article écrit par,

ingénieure en neurosciences cognitives et enseignante, Université Lumière Lyon 2

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Comment un bébé peut-il apprendre deux langues en même temps ?

CComment un bébé peut-il apprendre deux langues en même temps ?

L’acquisition du langage chez les enfants constitue l’un des traits les plus fascinants de l’espèce humaine, ainsi que l’un des problèmes les plus ardus de la linguistique et des sciences cognitives.

Quels sont les procédés qui permettent à un enfant d’acquérir une maîtrise complète de sa langue native en à peine quelques années de vie, bien avant d’apprendre à lacer ses chaussures, et à un degré de compétence que les adultes n’égalent presque jamais ?

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Cameron Morin, Docteur en linguistique, ENS de Lyon

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« Bloquons tout » est-il vraiment la saison 2 des gilets jaunes ?

«« Bloquons tout » est-il vraiment la saison 2 des gilets jaunes ?

Le mouvement « Bloquons tout », né en juillet 2025 et prévu pour le 10 septembre, cristallise les tensions sociales et politiques en France.

Inspiré par les gilets jaunes, il fédère des citoyens aux horizons variés, unis par la colère contre les inégalités et le projet de budget du Premier ministre François Bayrou, jugé injuste.

Porté par les réseaux sociaux, le mouvement prend de l’ampleur : 63 % des Français le soutiennent, et les appels aux manifestations et blocages se multiplient. Cette mobilisation rappelle 2018 mais s’en distingue par une hyper-médiatisation et une politisation précoce, les partis et syndicats cherchant déjà à s’y positionner.

Occupations, blocages, désobéissance civile… autant de savoir-faire acquis au fil des luttes récentes. Il révèle un fossé grandissant entre les citoyens et des élites politiques accusées d’ignorer les revendications populaires.

Plus qu’une simple protestation, « Bloquons tout » pourrait marquer un tournant démocratique : les manifestants ne veulent plus seulement exprimer leur colère, mais proposer d’autres formes de participation citoyenne.

Une analyse à découvrir dans un article écrit par François Buton, Directeur de recherche au CNRS, ENS de Lyon et Emmanuelle Reungoat, Maîtresse de conférences en science politique, Université de Montpellier

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Réduire l’empreinte carbone des transports : quand les progrès techniques ne suffisent pas

RRéduire l’empreinte carbone des transports : quand les progrès techniques ne suffisent pas

Entre 1994 et 2019, les émissions de gaz à effet de serre liées aux mobilités en France n’ont cessé d’augmenter, malgré des progrès techniques indéniables. La raison ? Des trajets plus longs, une dépendance persistante à la voiture individuelle et une explosion des voyages en avion.

En 2023, les transports représentaient 34 % des émissions nationales, un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale. Si la France veut respecter l’accord de Paris, il ne suffira pas de rendre les véhicules plus performants : il faudra transformer nos habitudes de déplacement.

Pour inverser la tendance, plusieurs leviers se dessinent : développer les alternatives à la voiture (transports en commun, vélo, covoiturage, voiture électrique), repenser l’aménagement du territoire pour limiter l’étalement urbain, favoriser le train sur l’avion et cibler les grands émetteurs avec des politiques plus équitables, comme une taxe progressive sur les vols.

L’enjeu est clair, changer notre manière de nous déplacer pour réduire l’empreinte carbone tout en intégrant la justice sociale au cœur des décisions.

Une analyse à découvrir dans un article écrit par Alix Le Goff, Docteur en économie des transports, Université Lumière Lyon 2 ; Damien Verry, Directeur projet Modélisation-évaluation des mobilités, Cerema et Jean-Pierre Nicolas, Directeur de recherche CNRS, Laboratoire Aménagement Économie Transports, ENTPE

Les résultats présentés dans cet article sont issus d’une recherche subventionnée par l’Agence de la transition écologique (Ademe). Leur détail et les hypothèses des calculs sont disponibles dans le rapport publié par les auteurs de l’article sur le site de l’Ademe.The Conversation

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