LLes chants des baleines : décryptez leurs secrets avec l’intelligence artificielle Les chants et les biosonars des cétacés sont mystérieux, ils renferment une multitude d’informations sur leur âge, leurs cultures, leurs savoirs et leurs perceptions des océans.Venez assister à la conférence grand public organisée par L’ENES et animée par des chercheurs qui vous dévoileront les secrets des baleines grâce à l’intelligence artificielle. Plusieurs chercheurs français viennent vous dévoiler leurs dernières découvertes sur la richesse du langage de ces mammifères marins. Au travers de 15 ans de missions en Méditerranée, Atlantique, Océan Indien, Arctique et Pacifique, nous explorerons ces sons, et rentrerons un peu dans la vie parlée de ces seigneurs : rorquals, cachalots, globicéphales, orques et baleines.Intervenants :Olivier Adam , bioacousticien à Sorbonne Université et auteur de l’ouvrage Dans la tête d’une baleine ;Hervé Glotin, bioacousticien, chercheur au CNRS de l’université de Toulon. Organisée par : le laboratoire ENES de l’Université Jean Monnet dans le cadre des 10 ans de la Bioacoustics Winter School.Pour en savoir plus :Sciences et société – UJM
CComprendre son bébé – le langage secret des pleurs A-t-il faim ? Est-il fatigué ? Faut-il changer sa couche ?… Avant de pouvoir exprimer leurs besoins avec des mots, les bébés utilisent un langage universel : le pleur. Mais comment différencier une douleur d’un simple inconfort ou d’un besoin d’affection ? Face à ce langage mystérieux, les parents se sentent souvent démunis. Pourquoi le bébé pleure-t-il ? Comment apaiser ces larmes ? Le manque de compréhension des pleurs peut devenir une source de stress et de frustration.Grâce à ses travaux de recherche en bioacoustique et en s’appuyant sur les découvertes les plus récentes en neurosciences, Nicolas Mathevon, spécialiste des communications acoustiques humaines et animales à l’Université Jean Monnet, apporte des réponses concrètes et des solutions apaisantes pour décrypter le pleur des bébés.Décoder les pleurs du bébé, c’est entrer en résonance avec lui, comprendre ses besoins et renforcer ce lien précieux. Grâce à son livre, Nicolas Mathevon nous apprend non seulement à réagir de manière adéquate, mais aussi à retrouver sérénité et confiance en nous en tant que parent.Comprendre son bébé, Le langage secret des pleurs propose un guide pratique pour décrypter les pleurs et ainsi répondre au mieux aux sollicitations du bébé. Véritable voyage au cœur des émotions de l’enfant, ce livre s’accompagne d’un site web, pour s’exercer et mieux comprendre les pleurs des bébés. Le livre « Comprendre son bébé – Le langage secret des pleurs » est disponible en librairie et en commande en ligneCet ouvrage novateur est le fruit de la collaboration entre :Nicolas Mathevon, Professeur à l’Université Jean Monnet, Saint-Etienne (équipe de recherche ENES, CRNL, INSERM U1028 – CNRS UMR 5292 – UCBL – UJM), spécialiste des communications acoustiques animales et humaines.Hugues Patural, Professeur de Pédiatrie au CHU de Saint-Etienne et chercheur à l’Université Jean Monnet, Saint-Étienne (Unité de recherche SAINBIOSE – INSERM U1059 – MSE), spécialisé dans le champ de la réanimation, de la médecine néonatale et du neurodéveloppement des enfants vulnérables.Pour en savoir plus :Comprendre son bébé> Pour se procurer le livre : consultez le site des Presses universitaires de Saint-Étienne :PUSE
CComment les primates communiquent leurs émotions ? | Visages de la science Doctorante au laboratoire CRNL-ENES – Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon – Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle – de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, Floriane Fournier étudie la communication émotionnelle acoustique chez les primates : comment expriment-ils leurs émotions dans leur voix, comment les autres les perçoivent, et quelle influence cela a-t-il sur eu ? Telles sont les questions qui préoccupent Floriane sur son travail de thèse.ParcoursPetite, Floriane se rêve vétérinaire, et son parcours scolaire est dans un premier temps orienté exclusivement en ce sens. Après le baccalauréat, elle entre en classe prépa pour préparer le concours vétérinaire. C’est entre ses deux années de prépa que Floriane rencontrera le monde de la recherche, à l’occasion d’un stage.« J’ai fait un stage au Centre de Recherche de Cognition Animale à Toulouse avec Audrey Dussutour, sur les fourmis, et j’ai compris que c’est ce que je voulais faire. Ça m’a fait changer d’avis en un mois. »Après ce stage, Floriane s’oriente donc vers un cursus de recherche. Elle choisit d’entrer à l’École Normale Supérieure (ENS) après sa « prépa », et de suivre un double diplôme pour réaliser en parallèle son parcours vétérinaire, dans le but d’« avoir une vision globale des animaux ». Après avoir passé les deux concours (vétérinaire et ENS), elle entame son double diplôme qu’elle obtiendra après quelques années.Durant ses études, Floriane intégrera une première fois le laboratoire CRNL-ENES à l’occasion d’un stage de master 2 sur les mandrills avec 3 mois de terrain au Gabon, puis une seconde fois pour sa thèse en communication animale.mâle mandrill, Image de wirestock sur Freepik RechercheLe choix des primates n’est pas un hasard dans le parcours de Floriane. « J’ai adoré ce que j’ai fait à Toulouse sur les fourmis, mais ayant fait une école vétérinaire je voulais une espèce sur laquelle ça puisse me servir. Et comme je voulais faire du travail de terrain et que l’ENES en proposait avec les primates, je suis partie en primatologie. »Le projet de thèse de Floriane gravite autour de la communication émotionnelle chez les primates. « Je travaille sur les prémices de l’empathie. Je regarde si les paramètres acoustiques des vocalisations des bonobos sont modulés par ce qui se passe autour d’eux, selon si c’est plutôt positif ou négatif, et j’étudie comment les bonobos perçoivent ces vocalisations. »Pour ça, elle se rend en parcs zoologiques et fait écouter des vocalisations de bonobos à d’autres individus et observe leurs réactions.« J’ai fait ces expériences de playback aux Etats-Unis où j’ai pu récupérer leur réponse physiologique, comme le rythme cardiaque. On a aussi, avec ma stagiaire de master, fait des playbacks de rires (de bonobos et d’humains) à la vallée des Singes pour voir si ça avait un effet sur les bonobos qui entendent les rires. Les premiers résultats sont intéressants ! »Deux jeunes bonobos jouent ensemble, photo Floriane Fournier Pour Floriane, la thèse représente beaucoup de travail, et la recherche est un domaine assez incertain. « On ne sait pas où on sera l’année prochaine et si on aura un poste un jour dans la recherche. » Mais parallèlement à cette instabilité, le monde de la recherche a aussi ses avantages : « Ce qui me plaît, c’est la possibilité de se poser des questions et d’essayer d’y répondre sans avoir la contrainte de la rentabilité, pouvoir travailler de manière flexible, et la possibilité d’aller sur le terrain au contact des animaux. »Pour Floriane, chaque étape de son parcours a été bénéfique, et lui a apporté quelque chose, y compris la partie vétérinaire qui lui est utile dans sa recherche : « En parallèle de ma thèse je collabore avec des chercheurs à l’Institut des Sciences Cognitive sur un projet autour des maladies psychiatriques canines, et ils ont besoin de quelqu’un qui a à la fois les connaissances vétérinaires, et le pied dans la recherche. Et dans ma thèse, j’ai pu faire de la physiologie parce que je maîtrise les outils, ce que le labo lui-même ne fait pas habituellement. »« Il y a peut-être des choses que j’aurais faites autrement dans mon parcours, mais chaque étape m’a apporté quelque chose. Être chercheuse aujourd’hui me permet d’avoir un bon esprit critique, de me poser les bonnes questions au quotidien. »Après sa thèse, Floriane a quelques pistes, notamment en Suisse pour l’étude des félins. Un parcours à suivre sans aucun doute ! Retrouvez ce portrait sur le site de l’Université Jean Monnet
LLa formation de notre système solaire au bout des doigts Le retour sur Terre des échantillons de l’astéroïde Bennu par la mission OSIRIS-REx a permis de révéler des informations cruciales sur la formation du système solaire et sur les processus ayant conduit à la présence de molécules organiques complexes, qui pourraient être pertinentes pour la chimie prébiotique.Le 24 septembre 2023, la mission OSIRIS-REx de la NASA a rapporté sur Terre 121,6 grammes de matière prélevée sur l’astéroïde Bennu, un vestige ancien du système solaire riche en eau et en composés organiques. Véritable témoin des origines du système solaire, cet échantillon offre une opportunité exceptionnelle d’étudier les conditions qui régnaient dans la nébuleuse solaire il y a plus de 4,5 milliards d’années.Les premières analyses, auxquelles a contribué Pierre-Marie Zanetta du laboratoire LGL-TPE (laboratoire de Géologie de Lyon – Terre, Planètes, Environnement) et publiées dans Nature Geoscience, ont déjà mis en évidence de nouvelles données sur l’histoire géochimique de Bennu. Ces recherches montrent notamment le rôle déterminant joué par les fluides dans l’évolution de l’astéroïde, apportant ainsi des indices essentiels sur les mécanismes ayant pu conduire à la formation de molécules organiques complexes et de phosphates, nécessaires, par exemple, à la constitution de l’ADN. Retrouvez l’article complet sur le site de l’Observatoire de LyonConsultez le communiqué de presse sur le site du CNRSDécouvrez le portrait de Pierre-Marie Zanetta
LL’hybridation des roses, entre symbole de romantisme et génomique de pointe Amour éternel, romantisme intemporel… Depuis l’Antiquité, la rose occupe une place à part dans l’imaginaire occidental et est une source intarissable d’inspiration pour les poètes, artistes et jardiniers. Pourtant, ce n’est qu’au XIXe siècle que la rose connaît sa véritable révolution : en quelques décennies, le monde des rosiers est passé d’une centaine de variétés à plus de 8 000 ! Une explosion de formes, de couleurs et de parfums qui marque ce que l’on peut appeler l’âge d’or des roses.rosier sauvage, Laboratoire LBVPamUne plongée dans les roses anciennesPour comprendre comment s’est opérée cette métamorphose, Thibault Leroy de l’INRAE d’Angers a mené un travail avec une équipe de chercheurs et le laboratoire LBVpam (Laboratoire de Biotechnologies Végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales) de l’Université Jean Monnet. Les chercheurs ont étudié 204 variétés de rosiers encore présentes dans certaines collections botanique, ils ont pu dater avec précision la création de chaque variété, et grâce à l’analyse de leurs caractéristiques visibles (appelées « phénotypes ») et de leur ADN, ils sont parvenus à retracer leur histoire génétique en Europe.Une véritable transformation génétiqueLes résultats sont étonnants : en quelques générations seulement, le patrimoine génétique des rosiers européens s’est transformé, passant d’un héritage majoritairement local à un profil presque entièrement asiatique. Ce bouleversement s’explique par les échanges commerciaux du XIXᵉ siècle, lorsque des explorateurs et négociants rapportaient d’Orient des espèces exotiques aux fleurs et aux parfums si différents. Cependant cette transformation a eu un prix : la diversité génétique des rosiers s’est appauvrie, conséquence inévitable d’une sélection intensive. Certaines caractéristiques très prisées, comme le parfum dit « de thé » ou la floraison quasi continue jusqu’à l’automne, proviennent directement des rosiers chinois introduits à cette époque.Un message pour la préservation des rosesCe travail de recherche a également permis de créer le plus vaste catalogue d’associations génétiques (GWAS) jamais réalisé sur les rosiers, une ressource précieuse pour les futurs programmes de sélection. Il souligne aussi un message essentiel : préserver les anciennes variétés est crucial pour maintenir la richesse génétique des rosiers et assurer la sélection durable pour les générations à venir. A titre d’exemple, c’est dans ces collections que l’on pourra chercher des résistances naturelles aux pathogènes pour se passer des pesticides, ou de nouveaux parfums.Cet article est publié en hommage à Laurence Hibrand-Saint Oyant, collègue d’Angers, décédée brusquement lors de ce travail.>> Découvrez ici ce numéro de GENETICSLire l’article original complet (anglais)
CCe que les pleurs de bébé nous disent vraiment – et pourquoi l’instinct maternel est un mythe Et si les pleurs des bébés ne disaient pas ce qu’on croit ? Depuis plus de dix ans, des chercheurs du CHU de Saint-Étienne étudient des milliers d’heures d’enregistrements.Leur conclusion est surprenante : il n’existe pas de cri universel de faim, d’inconfort ou de solitude. Les pleurs ne sont pas un langage, mais une alarme, et seul le contexte permet aux parents de les comprendre.Chaque bébé possède pourtant une voix unique et, surtout, ses pleurs révèlent clairement le degré de détresse : un sanglot doux traduit un léger inconfort, un cri rauque signale l’urgence.Cette recherche bat aussi en brèche le mythe de l’« instinct maternel » : comprendre un nourrisson n’est pas inné, cela s’apprend avec l’expérience, quel que soit le parent ou l’aidant. Ces découvertes aident à déculpabiliser les parents, à prévenir le syndrome du bébé secoué et rappellent que l’éducation repose sur une chose essentielle : la coopération.Une analyse à découvrir dans un article écrit par Nicolas Mathevon, Professeur en neurosciences & bioacoustique – Université de Saint-Étienne, École Pratique des Hautes Études – PSL & Institut universitaire de France, Université Jean Monnet, Saint-Étienne>> Lire l’article :THE CONVERSATION
CCause animale : pourquoi fait-elle l’objet de recherches récentes ? ©triangleLes animaux vous intéressent ?Les boules de poils, vous aimez les câliner ?Ce triptyque est pour vous !Car son sujet est : les animaux ou plus exactement, la place qu’ils occupent dans notre société. Et dans ce premier podcast, dont le triptyque leur est consacré, nous allons tenter de comprendre pourquoi la cause animale ne fait l’objet d’études de chercheurs que récemment. Pour en discuter nous sommes avec Jérôme Michalon, chargé de recherches au CNRS, à TRIANGLE et à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. > Écoutez le podcast :https://popsciences.universite-lyon.fr/app/uploads/2025/04/tri2-1_jerome-michalon.wav> Lire la retranscription des propos de l’interview :Depuis, combien de temps, la cause animale est l’objet d’études de chercheurs universitaires et surtout comment l’expliquez-vous ?Jérôme Michalon – L’idée que les animaux pourraient mériter un traitement plus favorable c’est une idée qui est assez ancienne, par contre ce qui est plus récent c’est le fait qu’il y a des collectifshumains qui se constituent pour défendre les intérêts des animaux et porter leur parole. C’est à partir du XIXème siècle, en Europe, que ces collectifs se constituent, notamment pour faire voter les premières lois de protection animale et former ce qu’on appelle la cause animale. Ces mouvements qui sont pourtant relativement bien installés dans nos sociétés parce qu’en fait tous le monde connait la SPA, qui a été fondée en 1845, donc ce n’est pas nouveau. Ces mouvements là ont été assez tardivement étudiés par les universitaires, en tant que qu’objet de recherche. Dans l’espace francophone, les historiens ont commencé à s’y intéresser dans les années 1980, de manière assez épisodique. Puis quelques politistes et sociologues, au tournant des années 2000. Mais c’est vraiment depuis les années 2010 que des recherches commencent à s’accumuler sur la question.© PIxabayEt comment l’expliquez-vous ?J.M. – Alors peut-être parce que, justement très tôt, des universitaires et des savants étaient impliqués dans la cause elle-même, et qu’en fait ils se sont employés à la faire exister, à la légitimer, à expliquer pourquoi effectivement il faudrait se soucier des animaux. Ils ont fait cela plutôt qu’analyser la cause en tant que mouvement social, en faire l’histoire, comprendre la sociologie des militants, etc. Une autre explication possible tient à l’objet en lui-même : puisque étudier la cause animale c’est aussi étudier les rapports humains-animaux, et pendant longtemps les sciences humaines et sociales ont considéré que cet objet ne faisait pas partie de leur périmètre, mais qui faisait partie du périmètre des sciences de la nature. Parler d’animaux impliquerait d’avoir des qualifications en biologie et en éthologie. Et malgré le développement des recherches en sciences humaines et sociales sur les rapports aux animaux, ces débats ont toujours cours, sont toujours d’actualité. Pour ma part, je pense qu’il s’agit d’un malentendu : quand on est clair sur le fait que l’on étudie non pas les animaux seuls, ou entre eux, entre congénères et qu’on étudie bien les relations qu’ils entretiennent avec les humains, il n’y a aucune raison de considérer que l’objet n’est pas légitime pour les Sciences Humaines et Sociales.. Mais ce n’est pas toujours simple à faire entendre.Pour ce qui concerne l’animal, comment aujourd’hui est-il perçu ?J.M. – C’est un vaste sujet, aujourd’hui l’animal est considéré de manière très différente, selon les pays, selon les espèces : il peut être vu comme une ressource, principalement c’est comme cela, sous la forme de viande ou de produits animaux, une ressource dont on extrait la matière, dont on va chercher à optimiser le fonctionnement biologique, mais aussi comme un modèle expérimental pour faire avancer les connaissances médicales, peut être aussi utilisé comme un auxiliaire de travail dans le cas des chiens policiers ou comme un assistant dans le cas des chiens guide pour personne déficiente visuelle ou comme support émotionnel dans le cas des animaux de médiation. Ils peuvent être aussi des objets de collection parce que, à titre d’exemple, le trafic international d’espèces exotiques c’est un des plus gros trafics au monde aujourd’hui, mais aussi être utilisés comme des sentinelles des pandémies à venir, des changements environnementaux, des emblèmes de la biodiversité d’un territoire. Ils peuvent être aussi objets de soin, ils peuvent être aussi consommateurs à travers le développement du marché des animaux de compagnie. Ils peuvent être aussi encore gibiers ou outils de chasse, selon de quel animal on parle. Donc c’est très très varié effectivement la perception et l’utilisation des animaux aujourd’hui.Est-ce qu’il en fut toujours ainsi ?J.M. – Bien évidemment, il y a eu beaucoup d’évolution au fil de l’histoire. Ce que je retiens depuis deux siècles, il y a quand même une évolution notable, c’est le fait qu’après avoir été mis au travail de manière intensive, les animaux dans les sociétés occidentales ont perdu la fonction de traction qui avait permis à la société industrielle de se développer avant que les moteurs et la mécanisation, les moyens de transport, de travail ne les remplacent. Le travail des animaux a donc énormément évolué et de nouvelles fonctions lui ont été attribuées : c’est ce que j’ai étudié dans ma thèse qui portait sur les pratiques de médiation animale, ces pratiques où il s’agit de soigner des humains en les mettant en contact de certaines espèces animales et j’ai observé comment la fonction de « thérapeute » a été attribué à certains animaux, en l’occurrence les chiens et les chevaux. On peut parler du fait que de plus en plus d’animaux soient devenus « de compagnie » est également quelque chose d’assez inédit : que des animaux domestiques puissent ne servir à rien d’autre qu’à l’agrément de leur propriétaire, c’est en effet peu commun dans l’histoire de la domestication, selon l’anthropologue Jean Pierre Digard. En tout cas, ce qui est sûr c’est que les animaux sont partout dans notre vie, et que c’est le cas depuis plusieurs millénaires.> À suivre…Le prochain et deuxième podcast du triptyque consacré aux animaux évoquera le thème de : pourquoi certains animaux ont-ils une place favorable…ou non ?>> Pour en savoir plus :Triptyque – Laboratoire Triangle
CCentre Pompidou. Le défi du Total Design | Livre Au milieu des années 1970, au cœur de Paris, prend forme une œuvre qui cristallise le rêve d’une époque, celui d’unir les compétences de l’architecture, de l’ingénierie, de l’industrie, de l’aéronautique, de la programmation et de l’informatique pour transformer un bâtiment en une machine hautement technologique et interactive, intrinsèquement mobile et flexible, au service de la foule.Il s’agit du centre Pompidou. À la veille d’une des plus grandes transformations jamais entreprises sur cet ouvrage, et grâce à l’utilisation de documents d’archives et d’entretiens inédits, il est temps de reconstituer la genèse et la mise au point de ses composantes fondamentales : des moules d’acier colossaux à la limite des capacités techniques de l’époque, des organes techniques transformés en figures architecturales, une façade tridimensionnelle conçue pour accueillir des écrans pour informer la foule métropolitaine, une piazza ancrée au cœur de Paris pour recueillir son flux vital, et un aménagement muséal conçu pour des transformations continues.Retracer l’évolution de ces composants est la clé pour comprendre une approche holistique au projet de la construction qui porte le nom de total design.Ce livre retrace l’histoire de la réalisation et de la construction du Centre Pompidou, conçu et construit entre 1971 et 1977 par les Architectes Renzo Piano, Richard Rogers et les ingénieurs Ove Arup & Partners, sous la direction du Président de la République Georges Pompidou. Paru aux Presses universitaires de Saint-Étienne dans la collection « Architecture ».Préface : Laurent Le Bon et Cédric Libert | Introduction : Tullia Iori.> Pour en savoir plus :PUSE
SSillages L’Université Jean Monnet de Saint-Étienne – UJM – vous présente l’exposition Sillages, issu d’un projet art-sciences reprenant l’ensemble des recherches menées durant l’année 2024. Elle est le fruit d’un travail sur les processus de transformation de la matière avec comme objectif de participer à une reconnexion avec notre environnement en mêlant les imaginaires scientifiques, sensibles, politiques… L’idée est de proposer d’autres modes de médiation au public pour une invitation au questionnement et aux émotions face à la réalité, en valorisant le travail des chercheuses et chercheurs, et les ressources du territoire.Sillages est un projet de recherche Arts et Sciences porté par Anne-Magali Seydoux-Guillaume, chercheuse en minéralogie (Laboratoire de Géologie de Lyon – Terre Planètes Environnement |LGL-TPE / CNRS / UJM) et Étienne Pageault, artiste plasticien.Projet cofinancé par la Fondation de l’Université Jean-Monnet (bourse Arts et Sciences 2024), l’Institut Rhônalpin des Systèmes Complexes (IXXI), la Direction Régionale des Affaires Culturelles et accompagné par l’Institut A.R.T.S.> Au programme : Vernissage : le 30 janvier 2025 à 18h30.Exposition : du 30 janvier au 12 février 2025 | Du mardi au samedi> Découvrez Sillages : >> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : UJM
ÀÀ la recherche de l’Intelligence Artificielle | MOOC tout public Curieux de voir comment l’intelligence artificielle réinvente notre quotidien ? Explorez ses fondements et ses impacts, découvrez comment elle influence nos habitudes tout en apprenant à la maîtriser. L’Université Jean Monnet Saint-Étienne, vous propose ce cours accessible à tout public.Ce parcours vous immerge dans l’univers de l’intelligence artificielle à travers des outils variés tels que la génération de texte, la synthèse vocale ou la création d’images. Conçu pour sensibiliser aux enjeux de l’IA, ce cours, enrichi par des experts universitaires, place l’humain au cœur des réflexions, avec une approche responsable, sous un format ludique.> Ce que vous allez apprendre :Découvrir où se cache l’Intelligence Artificielle (IA) dans notre quotidien. Des assistants vocaux aux recommandations de streaming, l’IA est partout autour de nous, influençant la manière dont nous vivons, travaillons et apprenons.Développer une compréhension des bases fondamentales de l’IA. Vous découvrirez comment fonctionnent les algorithmes d’apprentissage automatique et les réseaux neuronaux.Découvrir les usages de l’IA dans divers domaines professionnels, comment cette technologie transforme chaque secteur.Aborder aussi les points de vigilance liés à l’IA : les risques d’hallucinations des modèles, les biais algorithmiques, les enjeux éthiques, les questions de droits d’auteur, ainsi que l’impact environnemental de cette technologie.Identifier les compétences clés à acquérir pour travailler efficacement avec l’IA : la capacité à résoudre des problèmes complexes, innover avec créativité, et cultiver un sens critique affûté face aux nouvelles technologies.> Le parcours est jalonné de 5 étapes : Le portail : pour démasquer l’IA en « Détective du quotidien »Le mentor : pour s’éclairer en « Sage de l’IA »La forêt des possibles : pour se transformer en « Explorateur des horizons »La traversée du doute : pour devenir un « Gardien éthique de l’IA »Le laboratoire : pour travailler avec l’IA en « Innovateur créatif »Chaque module inclut des vidéos, des quiz interactifs formatifs et des exercices pratiques.> Évaluation et certificationL’évaluation se fait via un quiz proposé à la fin de chaque module ainsi qu’un quiz final. Un Open Badge de suivi sera délivré par FUN à l’issue du cours si toutes les évaluations sont complétées.>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :France Université Numérique