CERTAINS EVENEMENTS NE PEUVANT ÊTRE MAINTENUS EN PRESENTIEL SONT PROPOSES EN DISTANCIEL : MERCI DE CONSULTER LES SITES DES ORGANISATEURS

Nuit Européenne des Chercheur.e.s | Petits secrets nocturnes

NNuit Européenne des Chercheur.e.s | Petits secrets nocturnes

Pour cette seconde année, la Nuit Européenne des Chercheur·e·s s’adapte et vous propose un évènement en version 100% numérique, pour découvrir la recherche en train de se faire en toute confiance !

Connecté, vous naviguez à la rencontre de plus de 45 chercheur·es du territoire Auvergne Rhône-Alpes. De Saint-Étienne à Lyon en faisant un crochet par Clermont-Ferrand, venez découvrir de nombreuses disciplines : sociologie, informatique, linguistique, biologie, physique, design, science de l’éducation, chimie…

>>> Visionner le teaser de la Nuit Européenne des Chercheur.e.s Auvergne-Rhône-Alpes  :

EN ROUTE VERS LE VILLAGE DES SECRETS !

Camping, bistrot, square, brocante, cinéma… autant de lieux  qui vous permettront de vous évader durant cette période de confinement tout en découvrant les secrets des scientifiques.

  

Grâce aux vidéos, podcasts, exposition photos, jeux et défis, promenez-vous dans le village des secrets dès le 27 novembre matin

2 ÉVÉNEMENTS EN DIRECT !

  • Un Speed-searching national : des rencontres express avec des chercheur·es

Idéal pour favoriser la rencontre et l’échange direct entre public et chercheur·e·s, ces tête-à-tête seront proposés de 18h à 22h pour des sessions de 40min. Découvrez des scientifiques de tout l’hexagone et de toutes les disciplines de recherche ! Une dizaine de chercheur·es représenteront notre région.

 

  • Soirée Cult’ : des rencontres mêlant expertises scientifiques et culture populaire

6 jeunes chercheur·e·s de Saint-Étienne, Lyon et Clermont-Ferrand décrypteront les sciences cachées dans des films ou séries. Au programme : la chimie dans Breaking Bad, la découverte des lasers grâce à Star Wars, l’étude du discours politique américain avec House of cards ou encore notre rapport à l’Intelligence Artificielle avec des films de SF.

 

>>> Toutes les infos et les liens
pour vous connecter!


Soirée menée en partenariat avec :
Association Science Animation

Évènement proposé par : Saint-Étienne Métropole et l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur de Saint-Étienne

Soutenu par : la Commission Européenne dans le cadre du programme HORIZON 2020. Action Marie Curie Sklodowska n°817536

Photographier les ruines pour (re)penser l’anthropocène | The Conversation

PPhotographier les ruines pour (re)penser l’anthropocène | The Conversation

L’artiste américain Robert Smithson, représentant du Land Art dans les années 1960, remettait en question dans ses œuvres l’opposition de l’homme à la nature. Il créait des sculptures in situ, dans des déserts ou d’anciennes carrières, mais écrivait aussi des textes qu’il accompagnait de photographies. Il a ainsi accompli une promenade photographique dans la banlieue fade et délabrée de Passaic, sa ville natale du New Jersey, qu’il a commentée dans le texte « The Monuments of Passaic », à l’origine publié avec des images dans la revue Artforum en 1967.

Les édifices capturés avec un appareil Kodak assez médiocre sont, selon ses termes, des « ruines à l’envers », puisqu’ils succombent à une obsolescence rapide, tombant presque en ruine avant d’avoir fini d’être construits. Les images réalisées par Smithson de ces piètres constructions renversent une vision héritée du romantisme qui exaltait la majesté des vestiges.

À rebours, des photographes contemporains tels que le duo français Yves Marchand et Romain Meffre réactivent un imaginaire romantique en donnant dans leurs représentations un aspect spectaculaire et pittoresque à des friches industrielles, des théâtres ou des habitations récemment abandonnés. En même temps, puisque les édifices photographiés ne sont pas anciens, leurs images convoquent une esthétique de la catastrophe : la ruine des structures ou, à tout le moins, leur abandon semble avoir été causée par un événement soudain.

Exploration urbaine

Le travail des deux photographes rencontre un véritable succès et peut être associé à la mode, en pleine expansion, de l’ « exploration urbaine » ou « urbex » (de l’anglais urban exploration). Cette pratique consiste à visiter des lieux désaffectés, difficiles d’accès ou interdits, puis à en partager les images sur Internet. Les « urbexeurs » mettent en ligne des clichés rendant compte de leurs excursions dans les friches du paysage urbain quotidien, mais aussi des prises de vue de lieux plus caractéristiques comme la zone d’exclusion de Tchernobyl, figée depuis la catastrophe nucléaire, ou la ville de Détroit, célèbre pour le nombre de ses ruines apparues suite au déclin principalement déclenché par la crise économique et les tensions raciales. Yves Marchand et Romain Meffre ont consacré un projet (ayant abouti à une publication) aux vestiges de la cité américaine.

La mise en perspective des travaux – séparés de plus d’un demi-siècle – de Robert Smithson et d’Yves Marchand et Romain Meffre s’avère féconde pour penser l’anthropocène, permettant de considérer ces nouvelles formes de ruines, dont la dégradation est rapide, comme des manifestations de l’entropie. Ces œuvres interrogent aussi le rapport de l’homme à la nature, dans une société post-industrielle où l’accélération des cycles de renouvellement et du rythme de vie prédomine.

Donner à voir l’entropie

Les prises de vue des « ruines à l’envers » de Passaic illustrent le concept d’entropie qui préside à l’ensemble du travail de Robert Smithson. Cette notion, empruntée à la thermodynamique, caractérise, dans un système clos, l’irréversibilité des transformations ainsi qu’une tendance naturelle au désordre.

Le mathématicien et économiste Nicholas Georgescu-Roegen, auquel Robert Smithson se réfère, se sert de ce terme pour expliquer le problème de la crise énergétique : l’énergie disponible (dite de basse entropie) s’amenuise. Les activités humaines précipitent sa transformation en déchets inutilisables (énergie de haute entropie). Dans l’œuvre The Monuments of Passaic, l’entropie est incarnée par l’obsolescence accélérée des constructions qui, à peine achevées, se délabrent inéluctablement. Selon Robert Smithson, la photographie permet de rendre ce processus visible.

Bien que les bâtiments que photographient Yves Marchand et Romain Meffre à Detroit diffèrent des constructions enregistrées par Smithson, les images du duo évoquent également un processus de déréliction. Leurs clichés paraissent en effet fixer le cours de l’effondrement des structures dont l’ampleur sidère. Ils invitent à réfléchir sur la chute d’un système économique, sur le coût énergétique dépensé pour construire ces bâtiments démesurés, désormais inutiles et qu’il faudra raser puis déblayer, au prix d’une nouvelle consommation d’énergie et d’une production de déchets, accroissant encore l’entropie.

Les prises de vue de l’intérieur des édifices donnent à voir des pièces où subsistent de nombreux objets abandonnés qui se décomposent progressivement. Comme les travaux de Robert Smithson, les photographies d’Yves Marchand et Romain Meffre interrogent le devenir des productions humaines qui répondent à une logique de consommation massive et du « tout jetable » ainsi que la pollution et l’altération de l’environnement qui caractérisent l’anthropocène : cette nouvelle époque dans laquelle nous serions entrés depuis que l’homme est devenu un des acteurs majeurs de la transformation des territoires, rivalisant avec les puissances géologiques.

La dialectique de l’Homme et de la nature

Les photographies d’Yves Marchand et Romain Meffre montrent d’immenses structures en désuétude, dans lesquelles la végétation s’insinue avec vigueur. L’usage d’un objectif grand-angle accentue les lignes de fuite, augmentant l’impression de démesure et de vacuité des espaces arpentés. Les vestiges semblent se tenir dans un futur catastrophique où l’homme aurait disparu.

Yves Marchand et Romain Meffre, Boiler Room, Sorrento Power Station, Rosario, Argentina, 2014. Avec l’aimable autorisation d’Yves Marchand et Romain Meffre, Author provided

 

 

 

 

 

Cette temporalité post-apocalyptique convoquée par les images renvoie à la hantise généralisée d’un écroulement prochain, dont la cause pourrait être écologique. En effet, depuis maintenant un demi-siècle, se multiplient les bouleversements environnementaux et se succèdent les alertes des scientifiques, alimentant les discours collapsologiques. La nature semble « reprendre ses droits » – selon une formule galvaudée – sur les artefacts, dans un monde où l’homme se serait autodétruit.

Mais quels sont les « droits » de la nature ? Ce terme rend mal compte du rapport de l’homme à son environnement et aux manifestations des éléments. Qui plus est, l’être humain ne fait-il pas lui-même partie de la nature ? Robert Smithson critique l’opposition catégorique qui est traditionnellement opérée entre l’homme et la nature. Il perçoit davantage la relation entre ces deux termes de manière dialectique. Il est donc intéressant de mettre en perspective la réflexion développée par l’artiste, dans ses réalisations plastiques et dans ses textes, d’une part avec les photographies de ruines actuelles, d’autre part avec les débats que suscite la notion d’anthropocène, très présente aujourd’hui.

Penser « l’Anthropocène »

Le refus d’une séparation absolue entre l’homme et la nature questionne en effet les usages qui sont faits du terme d’« anthropocène ». Déclarer que nous sommes entrés dans une nouvelle époque géologique portant le nom de l’homme peut sembler réaffirmer l’antagonisme entre l’Homo sapiens et le reste du vivant. D’un autre côté, un emploi critique du terme peut pointer le penchant proprement occidental à vouloir opposer l’homme à la nature, et travaille à faire entrer les sciences de l’homme dans le champ des sciences du vivant. Les œuvres que nous étudions ici conduisent à repenser le débat sur l’anthropocène, suggérant qu’il pourrait déboucher sur la prise en compte d’une réciprocité entre nature et humanité, toutes deux insérées dans une même évolution combinée, sans que l’une ne prenne le pas sur l’autre.

En outre, Robert Smithson, conscient que l’industrie fait vivre les hommes, dénonçait l’hypocrisie des écologistes de son temps qui en condamnaient toute forme. Effectivement, mieux vaut tenter de trouver une sorte de compromis entre « l’écologiste idéaliste » et « l’exploitant minier en quête de profit », comme il le suggère dans un entretien avec Alison Sky « Entropy made visible » [L’entropie rendue visible], retranscrit dans Robert Smithson : The Collected Writings. Or c’est l’art qui peut, selon Robert Smithson, assurer la médiation entre écologie et industrie.

Les représentations post-apocalyptiques peuvent nourrir une prise de conscience en insistant sur la gravité des transformations que l’homme opère sur son environnement. Invitant à méditer sur le rapport que l’être entretient avec la nature, elles rappellent que l’activité humaine, telle qu’elle a été conçue depuis l’avènement de la société industrielle, ne cause pas seulement la disparition d’une entité naturelle idéalisée et extérieure à l’homme, mais travaille à l’altération de ses propres conditions d’existence. Nos modes de vie dépendent en fait directement des écosystèmes dont ils menacent l’équilibre.

Toutefois l’inquiétude d’une fin prochaine, que traduit sans doute l’attrait pour les photographies de ruines, ne doit pas interdire de préparer le futur. La conception de Robert Smithson, basée sur le concept d’entropie, désigne l’irréversibilité des transformations, mais prône aussi une pensée dialectique utile pour considérer l’anthropocène comme transition à opérer en privilégiant les compromis, plutôt que comme un effondrement ultime.

Auteurs :

Cet article a été publié dans le cadre de la Fête de la science 2020 dont The Conversation France est partenaire. Cette édition avait pour thème : Planète Nature ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. >>> Lire l’article original.

Nouveaux instruments… Nouvelles œuvres musicales

NNouveaux instruments… Nouvelles œuvres musicales

Vincent-Raphaël Carinola a soutenu, il y a bientôt un an, sa thèse dont le sujet était Composition et nouvelles technologies : vers des nouveaux agencements des catégories musicales. Il revient pour nous sur l’évolution des instruments de musiques à l’origine de nouvelles œuvres musicales

Pour mieux comprendre la création musicale contemporaine, il faut partir de l’évolution de l’instrument de musique depuis le siècle dernier.

Dans le geste instrumental traditionnel, le musicien applique une force sur un instrument qui vibre, suivant l’élasticité propre à sa nature physique, en produisant des « objets sonores » qui seront diffusés dans un milieu (l’air, l’espace acoustique d’une salle) dans lequel se trouve l’auditeur.
On dit alors qu’il y a une relation de causalité entre le mouvement du musicien, le corps de l’instrument, la qualité du son émis et son rayonnement.


Par exemple, pour obtenir un son puissant de violon, il faudra, au moyen d’un archet (excitateur) effectuer un geste adéquat sur une corde (vibrateur) qui produira une vibration, amplifiée et diffusée grâce au corps de l’instrument (résonateur).
Ce sont les 3 « organes » de l’instrument.
L’évolution des lutheries au cours du XXe siècle a conduit à une spécialisation par des appareils différents de chacun de ces trois organes.

 

Dans le cas, par exemple, de la guitare électrique, le résonateur (l’ampli) s’est détaché du corps de la guitare, et la vibration de la corde peut être modifiée par les pédales d’effet.

 

Avec les technologies numériques, cette séparation entre les organes de l’instrument s’est accentuée au point que la conception d’une nouvelle œuvre musicale consiste, pourrait-on dire, à composer un nouvel instrument.

 

Vincent-Raphaël Carinola©Pascal Noguera

C’est ainsi que le compositeur, parfois associé à l’interprète et à l’ingénieur, conçoit des œuvres où des «interfaces», qui peuvent être aussi disparates qu’une manette de jeu, un smartphone, une raquette de squash… ou même un instrument de musique, sont reliées à l’ordinateur, à l’intérieur duquel des programmes informatiques calculent et modifient des «objets sonores » qui seront ensuite diffusés et spatialisés par des orchestres de haut-parleurs.

Chacune de ces composantes donne lieu à un travail d’écriture musicale spécifique: l’écriture du geste rapproche l’interprète d’un danseur qui interagit avec des algorithmes, dont le son produit est en partie automatisé et en partie modifié par le geste du musicien. Cette interaction s’effectue au sein de dispositifs qui peuvent intégrer l’auditeur même. Mais c’est surtout l’interconnexion entre ces éléments qui fait l’originalité de chaque composition.

On comprend alors la façon dont les pratiques contemporaines modifient profondément des catégories qui sont communément associées à la composition musicale : la partition réside en partie dans le programme informatique, l’instrument est devenu un dispositif, l’interprète un interacteur et la salle de concert un espace virtuel d’immersion sonore.

Ces nouveaux savoirs techniques mériteraient d’être intégrés dans la formation du musicien et devraient donner lieu à une réflexion sur des espaces de diffusion adaptés aux œuvres nouvelles.

   

Les poissons à l’épreuve du bruit | Visages de la science

LLes poissons à l’épreuve du bruit | Visages de la science

Vous êtes-vous déjà demandé comment était la vie sous l’eau, dans les fleuves ou les rivières? Vous imaginez peut-être une immensité silencieuse… et bien détrompez-vous !
Les activités humaines sont loin de permettre silence et quiétude pour les populations aquatiques.

Bateaux, sports nautiques, activités industrielles ou de détente, tout cela impact fort sur la vie des espèces aquatiques. Mais alors quelles sont les conséquences sur leur comportement ?

Émilie Rojas, doctorante au sein de l’Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES) à l’Université Jean Monnet – Saint-Étienne consacre ses recherches à ces questions. Le titre de sa thèse ? « Pollution sonore et invasions biologiques. Réponses multi-échelles des communautés aquatiques aux stresses multiples ».

Voici son portrait en vidéo :

Émilie Rojas, doctorante en 1re année au sein de l’ Équipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES), a eu la chance de faire partie des 10 doctorants sélectionnés par la coordination nationale de la Fête de la Science afin de présenter sa thèse en bande dessinée dans l’édition Planète Nature de Sciences en bulles.

A l’occasion de la Fête de la Sciences 2020, Émilie a échangé avec le public sur son travail de chercheuse en bioacoustique.

PPour aller plus loin

Covid-19 : la crise bouleverse-t-elle notre rapport à la mort ?

CCovid-19 : la crise bouleverse-t-elle notre rapport à la mort ?

La surmortalité engendrée par l’épidémie de Covid-19 a profondément modifié les pratiques funéraires pour l’ensemble des défunts et des proches.

Obsèques en petit comité, rites tronqués, recueillement perturbé, la sociologue et anthropologue Gaëlle Clavandier, enseignante-chercheuse à l’Université Jean Monnet et membre du Centre Max Weber, s’interroge dans ce podcast sur la mise à l’épreuve du temps de deuil en contexte de mort de masse.

écouter le podcast

La méditation agit directement sur notre stress

LLa méditation agit directement sur notre stress

Désormais objet d’études scientifiques, la méditation apparaît comme un recours efficace contre le stress ou la souffrance en ces temps d’incertitudes et de changements brutaux. Antoine Lutz, chercheur au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, revient sur l’utilité de la méditation, et détaille les raisons de l’intérêt des neuroscientifiques pour cette activité.

Lire l’entretien sur CNRS le journal

 

PPour aller plus loin

Covid-19 : Odorat et qualité de vie

CCovid-19 : Odorat et qualité de vie

Alors que beaucoup de patients atteints par le Covid-19 connaissent une perte du goût (agueusie) et/ou de l’odorat (anosmie), plus de 500 chercheurs et chercheuses originaires de 38 pays se sont regroupés pour étudier ce phénomène. Une équipe du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon est impliquée dans ces travaux de recherche, et a lancé une initiative d’information et d’enquête à destination du grand public.

<Du nez au cerveau : un site internet pour s’informer sur l’odorat

La perte brutale de l’odorat et du goût semble désormais être un symptôme caractéristique de l’infection au Covid-19, bien identifié par la communauté scientifique. Si les données de la recherche ne permettent pas encore de comprendre par quels mécanismes le virus peut altérer notre système olfactif, les neurosciences nous livrent de précieuses informations sur le parcours des odeurs du nez jusqu’au cerveau, les liens étroits entre odeurs et mémoire, ou encore les différents troubles olfactifs et les traitements possibles.

À l’initiative du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, un groupe de scientifiques et de médecins français a lancé un site internet d’information grand public, pour mieux comprendre ce qu’est l’odorat et comment fonctionne ce sens.

Consulter le site

<Covid-19, qualité de vie et perte d’odorat : les scientifiques mènent l’enquête

Vous avez constaté une baisse, brutale ou progressive, de votre odorat ? Que vous ayez reçu un diagnostic médical formel d’atteinte au Covid-19 ou non, votre témoignage peut constituer une aide précieuse pour mieux comprendre les possibles modifications sensorielles associées à la maladie, ainsi que leurs conséquences sur la vie quotidienne. Une équipe du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon lance une enquête en ligne, avec l’objectif de mieux comprendre les interactions entre qualité de vie et troubles de l’odorat et du goût dans la population française, notamment en lien avec l’épidémie COVID-19. Ce questionnaire, anonyme, est à compléter en ligne.

Répondre à l’enquête

ANNULE | Société connectée, jeux vidéo, écrans: quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

AANNULE | Société connectée, jeux vidéo, écrans: quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

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ÉVÉNEMENT ANNULE

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La CSTI de l’UJM, en collaboration avec la Cité du Design de Saint-Étienne et dans le cadre de l’exposition Design-moi un jeu vidéo, vous propose une conférence sur l’impact des écrans et jeux vidéo.

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd’hui à nous demander quel est l’impact que peuvent avoir les écrans, les jeux vidéo, les réseaux sociaux sur notre santé physique et psychologique, et en particulier sur celle de nos enfants ? Entre discours pro-technologiques et visions alarmistes, il n’est pas toujours facile de faire la part des choses. La parole est donnée à 3 chercheuses (psychologie, médias et éducations) qui viendront nous éclairer sur ce sujet à partir des recherches qu’elles mènent.

17h | Visite de l’exposition Design moi un jeu vidéo de la cité du design
18h | Conférence Société connectée, jeux vidéo, écrans : quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

Plus d’informations sur la soirée et inscription sur le site de :

Université Jean Monnet

Étudier la fatigue, pour aider les malades et préparer les sportifs de demain

ÉÉtudier la fatigue, pour aider les malades et préparer les sportifs de demain

Le laboratoire interuniversitaire de biologie de la motricité (LIBM) développe des connaissances de pointe dans le domaine du « sport-santé ». Dans la ligne de mire des chercheurs : la fatigue. Pernicieuse, elle est à la fois le symptôme principal de nombreuses maladies et du manque d’activité physique, mais également l’une des causes principales de blessures chez les sportifs. Retour sur une visite du LIBM dans le cadre du Pop’Sciences Forum « Ce qui dope le sport »

La recherche scientifique en physiologie et biomécanique humaine a permis de mieux comprendre les effets de l’activité physique sur la santé[1], mais également comment les performances sportives continuent de s’améliorer. Toutefois, les chercheurs ont encore du chemin à parcourir pour continuer à accompagner les athlètes dans l’obtention de nouveaux records, pour mieux protéger leur santé ou encore améliorer la prévention des blessures.

A Saint-Étienne, depuis 2015, une partie des équipes du LIBM a rejoint l’institut régional de médecine et d’ingénierie du sport (IRMIS) sur le Campus Santé Innovations de l’Université Jean-Monnet au cœur de l’hôpital Nord stéphanois. Le laboratoire et sa plateforme technique sont devenus en quelques années une place forte, reconnue à l’international, de la recherche et de la formation en sport-santé. Bénéficiant de nombreux équipements de pointe et d’un « terreau fertile » croisant les approches médicales et scientifiques, les chercheurs poursuivent trois objectifs. D’abord, cerner et décrire les effets du sport sur nos fonctions motrices et cérébrales. Ensuite, développer des solutions cliniques pour des patients ou de futurs patients blessés, handicapés ou malades. Enfin, produire de nouveaux équipements et prototypes, qui bénéficient directement aux performances motrices des pratiquants.

Le LIBM s’intéresse aux activités physiques et sportives et à la santé. ©Visée.A

La fatigue représente un risque sanitaire pour les sportifs (augmentation du risque de blessure) autant que pour tout le reste de la population. En effet, l’inactivité physique et la hausse de la sédentarité sont à l’origine d’une augmentation des maladies chroniques, dont la fatigue est un des symptômes principaux. C’est donc naturellement qu’une partie des équipes du LIBM s’est saisie de cet enjeu de santé publique, et qu’une chaire universitaire sur le sujet a été créée en lien avec l’IRMIS et le CHU de Saint-Etienne : ActiFS, pour Activité physique, Fatigue, Santé. L’objectif : mieux comprendre les causes (sédentarité, surmenage …) et les facteurs (dysfonctionnements neuromusculaires, troubles du sommeil…) de la fatigue, afin d’« améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de maladies chroniques et de handicap et des personnes âgées »[2], de prévenir les maladies dues à l’inactivité et de préserver les sportifs du surmenage ou de l’épuisement trop intense.

Comprendre et lutter contre la fatigue

La fatigue peut être « chronique », c’est-à-dire latente et qui dure dans le temps. Dans ce cas-là, elle résulte d’un problème de santé comme une maladie, un surmenage physiologie et/ou psychologique, et provoque une « sensation d’épuisement qui nuit au fonctionnement normal (…) d’une personne et ne se s’améliore pas avec le sommeil ou le repos. »[3] L’autre type de fatigue est lié à l’activité physique. Elle intervient lorsque nous sommes épuisés par un effort sportif trop intense, ou trop long et est qualifiée de fatigue « aiguë ».

Les équipements de pointe du laboratoire permettent d’étudier la motricité à toutes les échalles.©Visée.A

Complexe et difficile à définir, cette perte de force peut avoir deux origines distinctes : nerveuse ou musculaire. On parle alors de fatigue centrale et de fatigue périphérique. Les causes de la fatigue ne se situent donc pas seulement dans les muscles, le cerveau lui aussi joue un rôle majeur. Il est notre instrument final de régulation de l’effort (continuer, réduire, augmenter ou arrêter) et d’acceptabilité de la pénibilité de celui-ci.

Pour étudier cette fatigue aiguë du sportif, les doctorants et chercheurs du LIBM s’appuient sur des instruments de mesure électro-physiologiques (des électrodes ou des patch-clamps mesurant l’activité électrique des neurones) ou encore métaboliques (pour évaluer la consommation d’oxygène, la ventilation, ou la fréquence respiratoire). Ils étudient les facteurs déterminants de la fatigue dans de nombreuses activités sportives, qu’elles soient d’endurance (trail) ou plus intenses (sprint).

Fatigue et efforts extrêmes

Au cours de la visite de laboratoire, nous avons rencontré Thibault Besson, Loïc Espeit et Frédéric Sabater Pastor tous trois doctorants, attachés à mieux connaitre les mécanismes et les origines de la fatigue. Leurs recherches s’intéressent notamment aux efforts produits dans la pratique de l’utra-trail, ces courses d’endurance en altitude sur de très longues distances (supérieures à 100 km) et dont le succès ne fait que croitre ces dernières décennies. Pour l’un, le travail de thèse a pour objectif d’améliorer les performances des coureurs d’ultra-trail, en identifiant mieux le bon dosage entre l’effort et le degré de fatigue centrale. Pour l’autre, il s’agira de déterminer l’influence de la fatigue sur la locomotion en fonction du sexe … et essayer comprendre pourquoi – malgré les différences physiologiques préalables – des femmes peuvent avoir une meilleure capacité de résistance à la fatigue que les hommes sur des courses très longues distances.

Les électrodes posées sur le muscle permettent de mesurer l’efforts de contraction de celui-ci. ©Visée.A

Le masque est directement relié à un logiciel mesurant les constantes de dépenses d’énergie et la manière dont elles évoluent au cours de l’effort. Le tapis de course permet de simuler une pente jusqu’à 12% d’inclinaison.©Visée.A

Ces deux ambitions de recherche se croisent au cœur d’une expérience grandeur nature menée sur des coureurs de l’Ultra-trail du Mont Blanc (UTMB®) [4]. Des équipes de scientifiques du LIBM et du CHU de Saint-Étienne ont conduit, par 3 fois ces dix dernières années, des études visant à comprendre les mécanismes de la fatigue neuromusculaire des coureurs d’ultra endurance. La dernière s’est tenue à Chamonix, du 23 août au 1er septembre 2019, sur une cohorte 86 « trailers » de tous niveaux, femmes et hommes confondus. Cette année, les chercheurs ont cherché à consolider une hypothèse, issue de l’expérimentation sur l’UTMB de 2012, démontrant que la fatigue musculaire des femmes était moins prononcée que celle des hommes après la course. Or, depuis que la pratique de l’ultra-endurance se féminise, de plus en plus de courses affichent des victoires féminines au classement général. Plus une course est longue, plus les femmes auraient de chance de la remporter. L’étude ambitionne d’expliquer ce phénomène – très particulier aux courses d’ultra-endurance – en identifiant l’origine de la fatigue (centrale et/ou périphérique) et en comparant la force maximale des coureurs avant et après l’ultra-trail.

Les résultats sont très attendus. Car théoriquement la probabilité que des femmes surclassent des hommes dans des épreuves sportives est quasi nulle. Les hommes ont en effet une capacité moyenne de résistance à l’effort plus important que les femmes, que ce soit en termes de force musculaire ou de capacité de transport d’oxygène dans le sang (expliquant leur meilleure VO2max). Pourtant, si elles sont de plus en plus nombreuses à prendre des départs de courses d’ultra-endurance, elles sont également aussi de plus en plus nombreuses à les remporter, comme Courtney Dauwalter en 2017[5], qui a devancé de 10 heures le premier homme sur l’ultra marathon Moab 200 (383 kms).

Les conclusions de l’étude seront publiées au premier semestre 2020 mais un très beau reportage de la télévision néerlandaise NTR est d’ores et déjà visible ici :

 

Notes

[1] Activité physique : contextes et effets sur la santé. Rapport. Paris, Inserm.

[2] Chaire ActiFS

[3] Santé Qualité de Vie – chaire ActiFS

[4] Etude sur la fatigue et la récupération – UTMB

[5] Courtney Dauwalter, Trail Runner Mag

©Visée.A

Samuel Belaud

Au-delà du Soleil

AAu-delà du Soleil

Céleste est une petite fille qui veut explorer l’Univers, découvrir de nouvelles Terres et savoir comment trouver des exoplanètes.
Alors que Céleste lutte contre le sommeil dans sa chambre, en lisant un livre sur l’astronomie, elle reçoit la visite inattendue de Moon.
Ensemble, ils vont partir faire un voyage dans l’Univers pour découvrir ce que sont les exoplanètes et comment elles peuvent être détectées.

Ils observent des mondes sauvages, des planètes-océan et des super-Terres.
Moon lui parle des chasseurs d’exoplanètes qui observent le ciel à la recherche de planètes semblables la Terre.

Pour en savoir plus

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