Droit - économie - gestion Article emlyon business school ÉÉtudiants : quand l’ennui épuise autant que la surcharge ©Thanumporn - AdobeStock Quand on évoque la santé mentale des étudiants, les mêmes explications reviennent souvent : stress, pression académique, examens, surcharge de travail ou encore anxiété liée à l’avenir professionnel. Ces facteurs existent bel et bien. Pourtant, ils ne racontent qu’une partie de l’histoire. Notre récente étude menée auprès de plus de 760 étudiants de l’enseignement supérieur, révèle qu’un autre phénomène, beaucoup plus discret, mérite toute notre attention : le bore-out étudiant, autrement dit l’épuisement lié à l’ennui chronique.Contrairement à une idée largement répandue, le mal-être ne résulte pas uniquement d’une surcharge de travail. Le manque de stimulation peut lui aussi devenir une source importante de souffrance psychologique.L’angle mort de la santé mentale étudianteDepuis plusieurs années, les établissements d’enseignement supérieur ont considérablement renforcé leurs dispositifs de prévention autour du stress, de l’anxiété et du burn-out. Cette évolution est bienvenue, mais elle repose souvent sur une hypothèse implicite : l’étudiant en difficulté serait avant tout un étudiant débordé. Or notre recherche montre qu’une autre réalité existe.Certains étudiants souffrent, non pas parce qu’ils ont trop de travail, mais parce qu’ils ne trouvent plus suffisamment de stimulation, de défi ou de sens dans leurs études. Progressivement, l’ennui s’installe. Puis apparaissent un sentiment d’inutilité, une perte d’engagement et parfois même une forme de culpabilité. C’est précisément ce que la littérature scientifique désigne sous le nom de bore-out.[…]Auteur : Christophe Haag, Professeur et chercheur en psychologie sociale, emlyon business school >> Lire l’article complet sur :knowledge@emlyon