Suite aux mesures sanitaires prises concernant l'épidémie de Covid-19, les évènements en présentiel sont annulés jusqu'à nouvel ordre. Pop'Sciences reste mobilisé pour vous informer sur l'actualité scientifique et proposer des rendez-vous en distanciel.

L’imagerie motrice, une technique au service des sportifs et des personnes paralysées

LL’imagerie motrice, une technique au service des sportifs et des personnes paralysées

Pour le cerveau, se représenter mentalement un mouvement, c’est presque comme le réaliser. S’appuyant sur cette aptitude, des chercheurs, des médecins et des coachs ont mis au point des programmes d’entraînement pour des sportifs de haut niveau et des personnes tétraplégiques.

À lire dans son intégralité sur CORTEX Mag

La schizophrénie, une autre réalité

LLa schizophrénie, une autre réalité

Face à l’intérêt grandissant du grand public sur la schizophrénie, la Fondation Neurodis avait proposé en décembre 2018 une soirée avec des spécialistes qui ont ensuite répondu aux questions du public.

La soirée était animée en deux temps par des spécialistes de cette prise en charge :

  • Schizophrénie, évolution des concepts, par le Pr Emmanuel Poulet et Dr Haesebaert (Hospices Civils de Lyon et Centre hospitalier Le Vinatier)
  • Schizophrénie : une meilleure compréhension pour des thérapeutiques innovantes, par le Dr Marie-Françoise Suaud Chagny et Dr Brunelin (Centre de recherche en neurosciences de Lyon – CRNL et Centre hospitalier Le Vinatier)

Voir ou revoir la conférence :

Covid-19 : Odorat et qualité de vie

CCovid-19 : Odorat et qualité de vie

Alors que beaucoup de patients atteints par le Covid-19 connaissent une perte du goût (agueusie) et/ou de l’odorat (anosmie), plus de 500 chercheurs et chercheuses originaires de 38 pays se sont regroupés pour étudier ce phénomène. Une équipe du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon est impliquée dans ces travaux de recherche, et a lancé une initiative d’information et d’enquête à destination du grand public.

<Du nez au cerveau : un site internet pour s’informer sur l’odorat

La perte brutale de l’odorat et du goût semble désormais être un symptôme caractéristique de l’infection au Covid-19, bien identifié par la communauté scientifique. Si les données de la recherche ne permettent pas encore de comprendre par quels mécanismes le virus peut altérer notre système olfactif, les neurosciences nous livrent de précieuses informations sur le parcours des odeurs du nez jusqu’au cerveau, les liens étroits entre odeurs et mémoire, ou encore les différents troubles olfactifs et les traitements possibles.

À l’initiative du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, un groupe de scientifiques et de médecins français a lancé un site internet d’information grand public, pour mieux comprendre ce qu’est l’odorat et comment fonctionne ce sens.

Consulter le site

<Covid-19, qualité de vie et perte d’odorat : les scientifiques mènent l’enquête

Vous avez constaté une baisse, brutale ou progressive, de votre odorat ? Que vous ayez reçu un diagnostic médical formel d’atteinte au Covid-19 ou non, votre témoignage peut constituer une aide précieuse pour mieux comprendre les possibles modifications sensorielles associées à la maladie, ainsi que leurs conséquences sur la vie quotidienne. Une équipe du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon lance une enquête en ligne, avec l’objectif de mieux comprendre les interactions entre qualité de vie et troubles de l’odorat et du goût dans la population française, notamment en lien avec l’épidémie COVID-19. Ce questionnaire, anonyme, est à compléter en ligne.

Répondre à l’enquête

Comprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

CComprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

Nos écrits numériques sont, depuis leur apparition, presque systématiquement accompagnés de petites icônes représentant des visages expressifs, gestes, objets divers… Dans la plupart de ces emplois, ces icônes servent à manifester l’émotion de celui qui parle, de la même façon que le ferait un geste ou une expression du visage dans une conversation en face à face.

Cette conférence vise à fournir quelques clefs interdisciplinaires pour mieux comprendre ces signes et leur rapport à nos émotions.

Intervenants :

  • Mateus Joffily, Groupe d’Analyse et de Théorie Économique Lyon/Saint Etienne
  • Pierre Halté, Laboratoire Éducation, Discours, Apprentissage

Évènement organisé dans le cadre de la Semaine du Cerveau qui a eu lieu du 5 au 20 mars 2019 à Lyon et agglomération

EEcouter la conférence

Quand la dépression n’arrive pas seule

QQuand la dépression n’arrive pas seule

La dépression ne se manifeste pas toujours seule. Accidents cardio-vasculaires, maladies neurodégénératives, troubles du sommeil, douleur chronique… lui sont régulièrement associés. Pourquoi cette concomitance ? Qu’est-ce qui, du trouble physique ou de la dépression, provoque l’autre ?

À Lyon, une équipe de l’Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod s’intéresse plus particulièrement à la maladie de Parkinson. Si elle est bien connue pour ses symptômes moteurs (troubles du mouvement, tremblements, rigidité musculaire et troubles posturaux), des symptômes non moteurs peuvent aussi se manifester, au premier rang desquels les troubles anxieux et la dépression. « Cela fait environ quinze ans que les chercheurs s’y intéressent, confirme Léon Tremblay, neurophysiologiste à l’Institut des sciences cognitives Marc Jeannerod, et spécialiste des ganglions de la base, une structure du cerveau impliquée dans cette maladie neurodégénérative. On a d’abord pensé que les symptômes dépressifs étaient la résultante du stress induit par le handicap chez les patients parkinsoniens, mais on sait désormais qu’ils sont constitutifs de la maladie, au même titre que les troubles moteurs. »

Retrouvez l’intégralité de l’article sur :

cnrs le journal

Des podcasts pour nourrir votre cerveau

DDes podcasts pour nourrir votre cerveau

La Semaine du Cerveau 2020, prévue à Lyon du 14 au 24 mars, n’a pas pu se tenir en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Nous vous proposons donc de (re)plonger dans les conférences programmées en 2019 grâce à une série de podcasts vidéo et audio.

« Depuis plusieurs décennies, les recherches sur le cerveau connaissent un développement considérable, avec des approches à différentes échelles : de la cellule aux réseaux de neurones jusqu’à l’organe entier lui-même, en relation avec les autres parties du corps et avec l’environnement.

Les recherches à l’échelle cellulaire ont produit des résultats spectaculaires dans des domaines comme la compréhension du développement du cerveau et le rôle potentiel de certains gènes et de neurotransmetteurs dans le fonctionnement normal et pathologique. De leur côté, les neurosciences intégratives et cognitives permettent de mieux comprendre comment notre cerveau perçoit et agit sur son environnement en fonction de nos expériences passées et des buts à atteindre.

Chez l’Homme, les nouvelles méthodes d’imagerie cérébrale rendent possibles la visualisation de l’ensemble du cerveau en fonctionnement et l’identification des réseaux qui sous-tendent les fonctions cognitives, comme par exemple le rappel d’un souvenir ou la prise de décision.

Au travers des ressources ci-dessous, nous vous proposons de découvrir quelques avancées récentes dans le domaine des neurosciences de la perception, de l’action, de la mémoire, du développement et des addictions. Vous pourrez également vous familiariser avec des travaux qui cherchent à établir un lien entre l’activité de certains gènes et l’apparition de troubles de la cognition.

À vous de jouer pour enrichir votre cerveau ! »

Rémi Gervais, professeur émérite en neurosciences,
Conseiller scientifique de la Semaine du Cerveau,
Centre de Recherches en Neurosciences de Lyon,
Université Claude Bernard Lyon 1

 

Merci à nos partenaires qui ont permis la captation et la mise à disposition de ces ressources.

<De l’erreur à l’apprentissage

[Podcast vidéo] Dans cette conférence à deux voix, nous parlons d’apprentissage. Les enquêtes internationales nous disent que les élèves français préfèrent s’abstenir de répondre plutôt que de commettre des erreurs, mais pourquoi ? On verra que les représentations populaires du cerveau ont eu un effet sur le statut des erreurs en didactique des langues. Puis, à la lumière des neurosciences, nous apprendrons à apprendre. Quels sont les avantages et les applications de l’entraînement cognitif ? Peut-on penser à un entraînement cognitif comme un entraînement sportif ? Mieux comprendre le cerveau, permet-il un meilleur entraînement cognitif ?

  • Intervention de Martine Marquillo, professeure à l’Université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations

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  • Intervention de Charlie Wilson, chargé de recherche à l’Institut Cellule Souche et Cerveau

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<Les troubles du neurodéveloppement : état des connaissances et enjeux éthiques

[Podcast vidéo] Les troubles du neurodéveloppement recouvrent l’ensemble des anomalies de structure ou de fonctionnement cérébral survenant sur un cerveau en développement. Dans cette conférence, deux spécialistes abordent les enjeux d’une meilleure diffusion des connaissances sur ces troubles, mais aussi les questions éthiques posées par la médecine prédictive.

  • Intervention de Vincent Desportes, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, responsable du service de neuropédiatrie à l’Hôpital Femme Mère Enfant/Hospices Civils de Lyon

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  • Intervention de Damien Sanlaville, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, chef du service de génétique à l’Hôpital Femme Mère Enfant/Hospices Civils de Lyon

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<L’autisme, une maladie génétique ?

[Podcast vidéo] Qu’est-ce que l’autisme ? L’autisme est-il une pathologie déterminée par un défaut génétique ou bien causée par l’environnement ? Qu’est-ce que les avancées du séquençage du génome nous enseignent sur l’autisme ? Existe-t-il des possibilités de traitement ?

  • Intervention de Patrick Edery, professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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<Accord musical et accord olfactif : une façon de se représenter le monde

[Podcast audio] L’environnement est très riche sensoriellement. Pourtant, les organismes – dont l’Homme – doivent en extraire rapidement des informations cruciales pour leur survie. En musique comme en olfaction, ils peuvent pour cela percevoir des éléments précis (notes, odorants) ou des combinaisons harmonieuses de ces derniers, des accords. Cela s’observe dès les stades précoces de la vie.

  • Intervention de Laurent Croizier, Opéra de Bordeaux, et Gérard Coureaud, directeur de recherche CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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<Notre cerveau sous emprise ?

[Podcast vidéo] Nous sommes confrontés dans la plupart de nos comportements à la possibilité d’excès. Par l’analyse du jeu pathologique et de l’anorexie entre autres, Jean Claude Dreher met à jour les mécanismes cérébraux des addictions comportementales. Daphné Bavelier aborde ensuite des cas où la haute consommation d’une activité, telle que le jeu vidéo ou le sport peut avoir, au contraire, des effets vertueux. La discussion aborde ensuite les facteurs qui peuvent amener à des impacts aussi contrastés sur le cerveau et le comportement.

  • Intervention de Jean-Claude Dreher, directeur de recherche CNRS à l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod, et Daphné Bavelier, Neuroscience Center – Université de Genève

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<Comprendre les émoticônes/emojis : de la sémiotique aux sciences cognitives

[Podcast audio] Nos écrits numériques sont, depuis leur apparition, presque systématiquement accompagnés de petites icônes représentant des visages expressifs, gestes, objets divers… Dans la plupart de ces emplois, ces icônes servent à manifester l’émotion de celui qui parle, de la même façon que le ferait un geste ou une expression du visage dans une conversation en face à face. Cette conférence vise à fournir quelques clefs interdisciplinaires pour mieux comprendre ces signes et leur rapport à nos émotions.

  • Intervention de Mateus Joffily, ingénieur de recherche CNRS au sein du Groupe d’Analyse et de Théorie Économique Lyon/Saint-Étienne, et Pierre Halté, maître de conférences à l’Université Paris Descartes, membre du Laboratoire Éducation, Discours, Apprentissage

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<Réalité virtuelle et cognition

[Podcast vidéo] La réalité virtuelle est un outil récent. Sa qualité réside dans son pouvoir immersif qui permet de plonger l’individu dans un environnement généré par un ordinateur. L’utilisateur a alors l’impression d’y être, comme dans la vie réelle. Les conférencières présentent ici les différentes applications possibles de cette technologie dans l’étude de la cognition et la prise en charge de certaines pathologies.

  • Intervention de Lenaïc Cadet et Hanna Chainay, Laboratoire d’Étude des Mécanismes Cognitifs & groupement d’intérêt économique VR Connection

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<Le pouvoir insoupçonné de la musique sur notre cerveau

[Podcast vidéo] Comment le cerveau perçoit-il la musique et comment la musique peut-elle stimuler le cerveau ? Quels peuvent être ses effets bénéfiques sur le cerveau, sain et pathologique, de l’enfant à la personne âgée ? Les travaux de Barbara Tillmann, neuroscientifique, s’attachent à décrypter les mécanismes cognitifs et neuronaux permettant au cerveau humain de percevoir les structures musicales.

Une conférence musicale exceptionnelle, avec la complicité de Valentin Guichard, pianiste.

  • Intervention de Barbara Tillmann, directrice de recherche CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon

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D’autres ressources sont disponibles ici :

Semaine du cerveau

Pop’Sciences Mag – Hors série | Sous l’emprise des émotions

PPop’Sciences Mag – Hors série | Sous l’emprise des émotions

Elles exaltent nos quotidiens et constituent la pierre angulaire des échanges entre notre cerveau, note corps et ce qui nous entoure. Les émotions font aujourd’hui l’objet de nombreux travaux de recherche qui visent à cerner leurs mécanismes, eurs origines et la façon dont elles influencent nos actions. A l’aune des récentes avancées dans le domaine, nous sommes d’ailleurs mieux disposés que jamais à les gérer et à les maîtriser.

Mais ne sommes-nous pas également mieux armés pour les contrefaire, les susciter, voire les manipuler ?

Psychologues, neuroscientifiques et économistes s’accordent à dire que plus l’enjeu d’une situation est important, plus les émotions sont impliquées dans nos choix et nous poussent à l’action. Ainsi motivent-elles nos conduites, de la plus commune comme le choix d’un parfum en boutique ou d’un plat au restaurant, à la plus engageante comme la décision d’un endettement à la banque ou la sélection d’un bulletin de vote au moment d’une élection cruciale.

Susciter et provoquer des émotions s’avère alors être un enjeu décisif pour plaire, pour attirer l’attention, ou pour faire consommer. Les institutions publiques, face à ce qui est identifié comme une menace pour la santé ou la sécurité (tabac, infractions routières), peuvent ainsi convoquer des images chocs ou des messages alarmants afin de jouer sur les peurs des citoyens. Le secteur marchand n’est pas non plus en reste pour faire appel à certains ressorts émotionnels et associer un acte de consommation à une sensation de plaisir. Dans certains cas, cette « persuasion » par les émotions peut engendrer des effets dommageables et entraîner des effets contraires à ceux pressentis. Rien d’étonnant donc à voir se développer des dérèglements du comportement associés à la recherche irréfrénable d’émotions positives à travers les jeux d’argent, les achats compulsifs,le sport intensif ou la dépendance aux réseaux sociaux, pouvant parfois s’intensifier au point de basculer dans l’addiction.

La gouvernance par les émotions

Ce magazine met en lumière des travaux de recherche qui décodent l’importance des émotions sur les choix que nous faisons, leur lien avec des processus d’addiction, leur exploitation à des fins communicationnelles, ou encore la façon dont elles sont influencées par les odeurs. Car pour impacter nos choix ou nos opinions, les acteurs médiatiques, politiques ou marchands – et nous-mêmes dans nos élans de convictions – ne nous contentons plus seulement de rechercher du temps de cerveau disponible. L’heure est en effet à la suscitation d’émotions fortes, lesquelles auront des répercussions directes sur nos comportements individuels et collectifs. Dans le cadre de la Semaine du Cerveau 2020, dont le thème retenu est Moi, mon cerveau et les autres, nous vous proposons ce numéro hors-série de Pop’Sciences Mag pour décrypter la mécanique de nos émotions et de celles que nous partageons avec les autres. Les chercheurs du territoire lyonnais que nous avons rencontrés nous éclairent sur ce qui se passe dans nos cerveaux lorsque l’émoi l’emporte.

Samuel Belaud, Rédacteur en chef de Pop’Sciences Mag

Hors série réalisé en collaboration avec :

 CNRS Rhône Auvergne, CRNL, Fondation Neurodis, Inserm, LabEx Cortex, Université Claude Bernard Lyon 1

à l’occasion de la Semaine du cerveau 2020 à Lyon

Commencer la lecture

 

Addictions 2.0 : un enjeu de prévention

AAddictions 2.0 : un enjeu de prévention

Des notifications signalées à toute heure sur notre smartphone, aux épisodes de série qui se relancent sans même que l’on ait besoin de cliquer, en passant par les univers non bornés des jeux en réseau, les tentations de l’hyper-connexion sont partout.

©Visée.A

Les géants du numérique redoublent d’inventivité pour nous maintenir connectés. Face à un déluge d’images et de mots qui peuvent tout autant susciter la joie que l’envie ou l’anxiété, abreuvés de contenus sans cesse renouvelés dont on pourrait craindre de manquer l’essentiel, évalués à l’aune du nombre de « like » sur nos publications, nos émotions peuvent être mises à rude épreuve. Pourtant, nous sommes toujours plus connectés, avides de nous confronter à ce flot ininterrompu de sollicitations virtuelles.

Peut-on pour autant parler d’addiction numérique ? Si l’on s’en tient aux outils officiels de diagnostic, la réponse est formelle : les seules addictions comportementales reconnues sont celles aux jeux de hasard et d’argent, et celles aux jeux vidéo. La dépendance numérique, l’addiction aux écrans, si médiatisées, n’existeraient donc pas ? Pour Guillaume Sescousse1, « les propriétés intrinsèques du numérique nous encouragent en effet à rester connectés toujours plus longtemps, nous renforçant dans nos comportements d’approche de ces outils. Ils pourraient donc faire émerger des comportements addictifs chez certaines personnes, mais pas nécessairement. Prenons l’exemple de l’alcool : le potentiel addictogène est identique pour tout le monde, mais tous les consommateurs d’alcool ne développent pas pour autant une addiction !« .

« Le temps passé ne constitue pas à lui seul un indicateur de l’addiction »

Benjamin Rolland2 constate une hypersensibilité, notamment parentale, sur ce sujet, et observe de nombreux cas de familles inquiètes des longues heures consacrées aux jeux vidéo ou de la consultation effrénée du téléphone par leurs enfants. Pour autant, il rappelle que « le temps passé ne constitue pas à lui seul un indicateur de l’addiction« , et souhaite éviter une sur-médicalisation dans ce type de cas. « Le premier réflexe doit consister à évaluer l’équilibre global de la vie du patient, et notamment l’impact que peut avoir le temps consacré au comportement incriminé sur la vie quotidienne, le sommeil, l’alimentation, la pratique sportive ou les relations sociales« .  De son point de vue, la solution est à rechercher du côté de l’éducation et de la prévention : « sensibiliser, enseigner les codes des recettes comportementales utilisées par les géants du numérique, mais également travailler sur des rituels de vie variés » constituent des éléments importants dans la prise en charge de ce type de patient.


1 > Chercheur au Centre Hospitalier Le Vinatier, membre du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/Université Jean Monnet/Inserm)

2 > Responsable du Service Universitaire d’Addictologie de Lyon, Centre Hospitalier Le Vinatier, Hospices Civils de Lyon, Université de Lyon


Cet article est extrait de l’enquête « Les émotions dans la mécanique des addictions« , issue du Pop’Sciences Mag hors-série « Sous l’emprise des émotions ».

Ça n’arrive qu’aux autres : comment le cerveau fuit l’idée de la mort

ÇÇa n’arrive qu’aux autres : comment le cerveau fuit l’idée de la mort

Bien que la mort soit inévitable, notre cerveau pratique malgré nous une forme de déni. Il s’échine à attribuer l’idée de sa propre mort à autrui, plutôt qu’à nous-mêmes. Antoine Lutz, chercheur à Lyon et co-auteur d’une récente étude Israélienne de l’université de Bar Ilan sur le sujet, s’intéresse à des pratiques de méditation traditionnelles, qui pourraient nous affranchir de cette charge cognitive.

Dans son essai Être et Temps, le philosophe Martin Heidegger nous exhorte à accepter la mort pour vivre de manière authentique. Une injonction parfaitement contre-nature. En réalité, notre cerveau dépense beaucoup d’énergie pour éviter de penser à sa propre finitude. Pour se protéger, il a tendance à dissocier le soi de l’idée de la mort et à transférer celle-ci sur autrui. Ce mécanisme de protection se fait à notre insu, alors que nous savons pertinemment que nous ne sommes pas éternels. Ce biais cognitif inné n’est pas en soi une découverte. Dans les années 1980, les psychologues Jeff Greenberg, Sheldon Solomon et Tom Pyszcynski conçoivent une théorie de gestion de la peur. Cette théorie explore l’impact de la conscience de la mort sur la psyché. Selon elle, Le cerveau humain s’emploie à supprimer les pensées qui nous rappellent la mort ou les attribue aux autres, et ceci à un coût cognitif non négligeable…

A lire en intégralité sur :

CORTEX MAG

 

ANNULE | Société connectée, jeux vidéo, écrans: quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

AANNULE | Société connectée, jeux vidéo, écrans: quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

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ÉVÉNEMENT ANNULE

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La CSTI de l’UJM, en collaboration avec la Cité du Design de Saint-Étienne et dans le cadre de l’exposition Design-moi un jeu vidéo, vous propose une conférence sur l’impact des écrans et jeux vidéo.

Nous sommes nombreux et nombreuses aujourd’hui à nous demander quel est l’impact que peuvent avoir les écrans, les jeux vidéo, les réseaux sociaux sur notre santé physique et psychologique, et en particulier sur celle de nos enfants ? Entre discours pro-technologiques et visions alarmistes, il n’est pas toujours facile de faire la part des choses. La parole est donnée à 3 chercheuses (psychologie, médias et éducations) qui viendront nous éclairer sur ce sujet à partir des recherches qu’elles mènent.

17h | Visite de l’exposition Design moi un jeu vidéo de la cité du design
18h | Conférence Société connectée, jeux vidéo, écrans : quel impact sur le cerveau et la vie sociale ?

Plus d’informations sur la soirée et inscription sur le site de :

Université Jean Monnet