LLes Échappées inattendues x Collège Graphique, un festival entre sciences et BD #2 © Alex BOURGEOIS | Céline VARVENNE | Pierre-Antoine GESLIN | MATEIS – CNRS ImagesEt si on (re)tentait un cocktail sciences + BD ?Les Échappées inattendues – la science racontée par le CNRS – reviennent à Lyon les 20, 21 et 22 novembre 2026. Le temps d’un week-end, le CNRS investit la salle municipale Paul Garcin et le Collège Truffaut, lieu de vie créatif dédié à la bande dessinée, en plein cœur des Pentes de la Croix-Rousse (Lyon 1er) et propose pour le bonheur de toutes et tous des invitations à l’exploration, à la découverte à travers la rencontre et le partage avec des scientifiques et des bédéistes.Organisées en partenariat avec : la Ville de Lyon, l’Épicerie Séquentielle, Lyon BD Festival, l’Université Lumière Lyon 2, The People Lyon, l’Inserm et la librairie Carbone.Le festival et les recherches ont été financés en tout ou partie par l’Agence national de la recherche (ANR). PROGRAMME à FEUILLETER EN LIGNE : ICI>> 4 formats pour combler la curiosité de toutes et tous :Conférence immersive | Une plongée sensorielle au cœur de la recherche scientifique…Installez-vous confortablement sur un coussin et laissez-vous transporter par les images. Une expérience unique en immersion, hors du temps et de l’espace, avec pour seul repère la voix du scientifique qui vous servira de guide dans ces espaces de recherche inaccessibles. (Durée 1h)© Vincent NoclinMicro-conférence | Un thème, trois éclairagesUn rendez-vous, trois mini-conférences de 10 minutes, trois points de vue apportent des éclairages complémentaires sur une même thématique tout en croisant les regards de chercheuses et chercheurs issus de différents domaines. (Durée 1h)© Vincent NoclinConférences hors-champs | Un film, un débatLa lumière revient déjà, le film est terminé mais la séance ne fait que commencer. Participez, lors de la projection, à un échange avec des scientifiques pour revenir sur les thématiques abordées ou des éléments qui nécessitent un éclairage approfondi. L’occasion de découvrir le monde la recherche à travers le prisme de l’imaginaire.© Musée des Confluences – Philippe SomnoletOff Échappées | Les sciences autrementPas de ligne directrice dans cet espace, vous découvrirez la recherche scientifique au gré de l’imagination des organisateurs et organisatrices. Parfois lieu de rencontres ou d’expérimentation, il peut tout aussi bien proposer des podcasts à écouter sur un transat, des expositions, des rencontres avec des artistes.© Vincent Noclin>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le page du site : Les échappées inattenduesL’ensemble des rencontres seront disponibles sur la chaîne YouTube du CNRS. Abonnez-vous !© Alex BOURGEOIS | Céline VARVENNE | Pierre-Antoine GESLIN | MATEIS – CNRS Images
TTerritoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations | Dossier Pop’Sciences Quelle place la médiation scientifique a-t-elle en ruralité ?Il est essentiel que la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI), ou médiation scientifique, s’adresse à tout le monde. Dans les zones d’habitations hors des grandes agglomérations, de nombreuses actions sont proposées, mais peinent parfois à atteindre un certain nombre de publics.Comment envisage-t-on la question du territoire, quel rôle joue la médiation scientifique en milieu non urbain, comment faire de la médiation scientifique dans les territoires géographiquement éloignés des grandes villes… ce sont les questions que nous avons explorées lors du séminaire de la culture scientifique Pop’Sciences du 28 avril 2026* et auxquels les intervenants invités ont donné des éléments de réponses que nous vous partageons dans ce dossier.Intervenantes et intervenants au séminaire du 28 avril 2026 :> Perrine Agnoux, enseignante-chercheuse en sociologie – Centre Max Weber et INSPE de Lyon 1 Université ;> Camille Jutant, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication l’Université Lumière Lyon 2 et chercheuse à l’unité de recherche ELICO ;> Mathilde Cognet, directrice du Pôle Culture chez Communauté de communes Val’Eyrieux et Séverine Morin, responsable CCSTI Ardèche, L’Arche des Métiers ;> Charline Maurice, directrice culture et patrimoine Communauté de communes Saône-Beaujolais – CCSB et Cécile RONDEAU, responsable communication et partenariats Pop’Sciences ;> Bruno Rousselle, conservateur, musée FOSSILEA ;> Morgane Gil, directrice ébulliScience et Anaïs Debourg, référente du dispositif Labomobils ;> Rémi Visseux, chargé de mission pour le projet du Contrat territoire lecture, Communauté de Communes Saône-Beaujolais.LLes articles du dossierMême si le terme « éloignement » peut interroger, un diagnostic s’impose : l’offre culturelle, sur les territoires, est loin d’être homogène et accessible. De surcroît, l’existence d’équipements et d’animations n’empêche pas que de larges pans de la population se trouvent empêchés de les investir pleinement. Que faire, face à cette mise à distance multiforme ?#1 – Territoires éloignés : quelles réalités ? – rédigé par Samantha Dizier, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences MagLes actions de culture scientifique se concentrent bien souvent au sein des grandes agglomérations. Et pour les professionnels du secteur, il n’est pas si simple de se diriger vers les espaces ruraux, qui peuvent être qualifiés de territoires éloignés.Lire l’article #1#2 – Entre ville et campagne, des pratiques culturelles différentes ? – rédigé par Samantha Dizier, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences MagDepuis le 20e siècle, la culture n’a cessé de prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Français. Mais selon les territoires et leurs habitants, les usages peuvent apparaître comme extrêmement variables.Lire l’article #2 #3 – Territoires : la culture scientifique comme trait d’union – rédigé par Anne Guinot-Delemarle, co-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag© EbulliScience« Un pays qui rêve est un pays qui vit » : cette devise du CCSTI de l’Ardèche est partagée aux acteurs présents au séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations » qui mettent en œuvre des actions diversifiées pour lutter contre l’éloignement des publics vis-à-vis de l’offre culturelle.Lire l’article #3 * Matinée séminaire organisée par Pop’Sciences – Université de Lyon, au Musée FOSSILEA à Saint-Jean-des-VignesPhotos : Pop’Sciences
TTerritoires éloignés : quelles réalités ? | #1 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations » Les actions de culture scientifique se concentrent bien souvent au sein des grandes agglomérations. Et pour les professionnels du secteur, il n’est pas si simple de se diriger vers les espaces ruraux, qui peuvent être qualifiés de territoires éloignés. Nous vous proposons un retour sur la présentation autour de la caractérisation de ces territoires et le rapport de ses habitants à la culture, effectuée lors du séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 par Perrine Agnoux, maîtresse de conférences en sociologie à l’INSPE[1] Lyon 1 et au Centre Max Weber.Les zones rurales réunissaient 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017, selon l’INSEE. Mais comment les définit-on ? « Réalités multiformes et hétérogènes selon leur géographie et leur histoire, les espaces ruraux se définissent d’abord par leur faible densité de population. » Cette définition est la dernière en date produite par l’INSEE en 2021. Elle insiste alors sur la question de la densité, en mettant en lumière la diversité de ces espaces, tranchant avec des définitions historiques opposant ville et campagne.Une hétérogénéité de territoiresCes espaces ont des caractéristiques différentes, et ne peuvent être tous réunis sous une seule définition. L’agence nationale de la cohésion des territoires les distingue, notamment, selon leurs orientations économiques et démographiques. De manière générale, l’agriculture reste une activité souvent minoritaire. Autour des grandes agglomérations on retrouve souvent des ruralités aisées, tandis que lorsqu’on s’en éloigne, ce sont davantage des ruralités agricoles, industrielles et artisanales. L’influence des pôles urbains peut ainsi se révéler plus ou moins forte selon leur éloignement géographique. Les espaces littoraux et montagneux sont, eux, spécialisés dans les activités touristiques.Les typologies des communes rurales, d’après l’étude sur La diversité des ruralités « Typologies et trajectoires des territoires » de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Les caractéristiques économiques, mais également démographiques, ainsi que l’attractivité de ces territoires, vont alors être fortement conditionnés par ces éléments.Une surreprésentation des classes populairesDes traits communs réunissent, pour autant, ces zones rurales. Premièrement, les classes populaires y sont surreprésentées : ouvriers, employés, petits indépendants. Ces groupes sociaux sont souvent peu dotés en capital culturel[2]. Une explication peut se trouver dans leur éloignement géographique des services et des biens culturels de la culture dite légitime. « Par culture légitime, j’entends les pratiques des classes dominantes (opéra, théâtre, expositions…), qui sont valorisées par un ensemble d’institutions, et en particulier l’école, en comparaison de celles des classes populaires qui le sont souvent moins (télévision, cabaret…) », explique Perrine Agnoux. La question des mobilités et du déplacement prend alors une place centrale, que cela soit pour l’accès à l’emploi ou aux loisirs. Une problématique qui est particulièrement accentuée pour les jeunes personnes, notamment à leur entrée dans la vie adulte.Ainsi, certaines habitudes de vie sont localement valorisées. Les offres de loisirs dans ces territoires vont être ajustées aux goûts des classes populaires ou des groupes sociaux davantage dotés économiquement que culturellement, qui y sont majoritaires. On retrouve les sports mécaniques, tels que le quad, mais également la chasse et la pêche, l’équitation, le rugby, la danse de salon, la zumba ou encore le patchwork … des pratiques plus éloignées de la culture légitime.Un autre enjeu est celui du degré élevé d’interconnaissance[3] entre les habitants. Le faible niveau de densité de population augmente les chances de rencontrer des personnes qu’on connaît dans son quotidien. Cette interconnaissance peut ainsi impacter les habitants sur leurs choix de loisirs, pour répondre à des enjeux de réputation.De fortes inégalités de genreAu sein des espaces ruraux, les inégalités entre hommes et femmes sont amplifiées. Le marché du travail en est un bon exemple. « Les femmes vont être concentrées dans le secteur de l’hébergement médico-social et dans l’action sociale (aide à domicile, aide-soignante, garde d’enfants) », explique Perrine Agnoux. Ces métiers réunissent les désavantages d’être mal payés et de se pratiquer dans des conditions pénibles.Le sujet du déplacement est là aussi source d’inégalités. Adolescentes, les jeunes filles ont moins accès aux deux roues. Adultes, le travail domestique est alourdi, et chaque déplacement prend du temps. Au sein d’un couple avec un seul véhicule, c’est davantage l’homme qui y aura accès. Il est ainsi plus difficile pour les femmes d’avoir accès aux droits : santé, contraception, lutte contre les violences…Perrine Agnoux a réalisé une enquête sur le territoire de la Corrèze sur les jeunes femmes des classes populaires. Elle a suivi 54 femmes de 18 à 27 ans, pendant 2 ans. Il en ressort que les filles y sont moins visibles. Elles sont en minorité numérique, car elles partent vers les grandes agglomérations faire des études supérieures. En effet, l’offre locale est moins adaptée aux filières privilégiées par les femmes. De plus, « les femmes doivent faire plus d’études pour arriver au même statut que leurs compagnons », précise la chercheuse.Des femmes dans les coulissesEn termes de loisirs, les activités féminines sont discrètes. « On peut prendre l’exemple de la zumba, qui est très présente. Il n’y a pas de spectacles, pas d’espaces de convivialité, même pas de vestiaires dans le village où j’ai enquêté. Alors qu’en comparaison, le rugby masculin est au cœur de la vie locale », raconte la sociologue. Sur la scène associative, les femmes demeurent dans les coulisses, et donnent des « coups de main ». S’engager à la tête d’une association leur demanderait une responsabilité très forte. Et leur rôle dans le couple et la famille est privilégié, d’autant qu’il s’ajoute à des contraintes professionnelles fortes.Leurs pratiques culturelles sont alors hétérogènes. « Elles font preuve d’une bonne volonté culturelle. Elles citent la lecture, les sorties culturelles dans les grandes agglomérations. Elles valorisent les voyages », rapporte Perrine Agnoux. Les plus dotées ont des expériences fréquentes dans les grandes agglomérations (concerts, musées…), mais participent également à des activités locales (activités sportives, artistiques…). Tandis que les moins dotées sont plus éloignées de la culture légitime, notamment à cause de freins matériels. Elles ont pourtant des aspirations à pouvoir avoir accès à cette culture tout en ayant un sentiment d’illégitimité.Diversité de territoires, surreprésentation des classes populaires, inégalités entre femmes et hommes… autant d’enjeux d’importance à prendre en compte pour que la culture scientifique puisse s’intégrer dans ces espaces « éloignés ».Un article rédigé par Samantha DizierCo-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Juin 2026——————————————————Notes[1] Institut national supérieur du professorat et de l’éducation.[2] Bourdieu P., La Distinction : critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit (1979).[3] L’interconnaissance désigne une situation où chaque individu d’un groupe donné est familier avec les autres membres de ce même groupe. >>> Revenir à la page d’introduction du dossier :Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations
EEntre ville et campagne, des pratiques culturelles différentes ? | #2 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations » Depuis le 20e siècle, la culture n’a cessé de prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Français. Mais selon les territoires et leurs habitants, les usages peuvent apparaître comme extrêmement variables. Y a-t-il ainsi une opposition nette entre publics et pratiques des aires urbaines et ceux des espaces ruraux ? Pour répondre à cette question, nous vous proposons un retour sur l’intervention de Camille Jutant, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Lumière Lyon 2, présentée lors du séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026.« Pour commencer, qu’entendons-nous par le terme de public ? », interroge Camille Jutant. En France, nous sommes héritiers d’une définition du public qui est marqué par le lien entre politique et culture. Elle repose sur l’idée que l’émancipation du peuple passe par l’accès à la culture et à la connaissance. Une conception qui remonte à la philosophie des Lumières et se retrouve lors de la Révolution française, en 1789, où selon les révolutionnaires, la mission d’un gouvernement est de permettre cet accès pour conduire à l’accomplissement démocratique.Au 19e siècle, l’accent est mis sur l’éducation, avec en 1881 et 1882, les lois visant à rendre l’école primaire publique, gratuite et obligatoire. Au 20e siècle, la culture se fait une petite place grâce à la conquête de temps libres, notamment avec l’introduction des congés payés en 1936, qui offrent alors la possibilité de s’adonner à des loisirs. Cet accès à la culture est alors perçu comme participant à la formation du citoyen.Pour permettre cet accès, l’État a une approche très interventionniste : il va mailler le territoire de différents équipements tels que des bibliothèques, des musées… « Cette démarche va forger l’idée qu’on se fait du public : c’est celui qui a accès et qui fréquente des équipements de culture, analyse Camille Jutant. On ne s’interroge jamais sur ce qui fait culture. »« Ainsi, si on considère le public à partir de la question de l’accès, les personnes des territoires ruraux déclarent forcément qu’elles ont moins accès à la culture », explique la chercheuse. 78 % des personnes interrogées en agglomération parisienne trouvent facile d’accéder à la culture contre seulement 51 % en milieu rural. La moyenne nationale est, elle, à 66%.Un manque d’envie ?Mais il s’agit d’une réalité en demi-teinte. « Car si on regarde les raisons annoncées pour ne pas pratiquer une activité culturelle, l’accès n’est pas la réponse majoritaire, explique Camille Jutant. Ce qui est prédominant, c’est le manque d’envie. Viennent, ensuite, les manques de temps et d’argent[1]. »Graphique issu de l’étude « Les pratiques culturelles des Français », étude Ifop Opinion menée en juin 2025. La chercheuse l’analyse ainsi : « Sans surprise, l’enjeu du »manque d’envie » dépend d’abord et avant tout de la disponibilité – physique, psychologique… – des individus dans des quotidiens jugés surchargés, avec plusieurs enjeux associés dont notamment une difficulté très concrète à »faire de la place » aux activités culturelles. Mais également une difficulté voisine, plus fondamentale et pernicieuse, à »sortir des routines » du quotidien. » D’où ressort le paradoxe que l’offre culturelle locale est sous-consommée par les populations, alors qu’elles sont beaucoup plus actives lors d’un séjour touristique.Ainsi, la majorité des personnes en milieu rural accorde une grande importance à la culture. Sur une échelle de 0 à 10, les personnes vivant en commune rurale y accordent une note de l’ordre de 6,6. Ce qui est peu éloigné des personnes vivant en agglomération parisienne qui lui attribuent une note de 7,1.Et cette réduction des écarts entre zones urbaines et rurales est de plus en plus importante. Entre 1973 et 2018, une étude du Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS) a analysé les pratiques culturelles des Français : en 1973, les personnes vivant dans des grandes agglomérations étaient 3,2 fois plus nombreuses à écouter de la musique tous les jours, alors qu’aujourd’hui il n’y a presque plus de différences. On peut, par exemple, l’expliquer par la très nombreuse présence de festivals en milieu rural : « 75 % despublics d’un festival proviennent du territoire », précise la chercheuse. De plus, la vie associative et bénévole en matière culturelle et patrimoniale est perçue comme très développée dans les milieux ruraux.Une diversification des pratiquesDe manière générale, ces progressions peuvent s’expliquer par les évolutions de la société, qui contribuent notamment à renforcer le poids de la culture. On retrouve, tout d’abord, la place des écrans comme un de ses vecteurs importants, que cela soit pour accéder à un internet, pour visionner des films ou jouer à des jeux vidéo. De plus, les formats d’activités se diversifient et gagnent en légitimité, tels que les spectacles de rue, les concerts de musique électronique et tant d’autres.Depuis le 20e siècle, les pratiques se sont également massifiées, avec historiquement une démocratisation via la scolarité et l’accès à des études supérieures. Grâce à l’allongement de la durée de la jeunesse, on voit apparaître un phénomène de génération culturelle. « La génération des »boomers » est la première à avoir gardé ses goûts de jeunesse tout au long de sa vie », ajoute Camille Jutant. La féminisation des usages est également importante. « Le fait qu’elles soient aujourd’hui plus diplômées que leurs homologues masculins dans les jeunes générations, mais aussi plus nombreuses à avoir suivi une formation littéraire ou artistique, constituent deux atouts essentiels qui expliquent en partie leur engagement supérieur dans l’art et la culture », précise la chercheuse qui rappelle l’analyse d’Olivier Donnat, sociologue au ministère de la Culture et de la Communication, en 2005 sur la féminisation des pratiques culturelles[2].Et enfin, l’augmentation globale du temps libre, ainsi que celle des mobilités impacte énormément les pratiques culturelles. Les départs en vacances sont synonymes de visites de monuments, de musées, d’expositions…« Entre 1986 et 2010, le temps hebdomadaire consacré au temps libre et aux activités de loisirs a ainsi progressé de 18 % pour les populations rurales et de 14 % pour les populations urbaines », rapporte Camille Jutant. Les publics ruraux ne sont donc pas en reste en termes de pratiques et d’engagement dans les divers domaines de la culture. ——————————————————Notes[1] Les pratiques culturelles des Français, étude Ifop Opinion menée en juin 2025.[2] Donnat, O., 49. La féminisation des pratiques culturelles (2005). Dans Maruani, M., Femmes, genre et sociétés : L’état des savoirs, La Découverte (2005). >>> Revenir à la page d’introduction du dossier :Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations
TTerritoires : la culture scientifique comme trait d’union | #3 – Dossier Pop’Sciences « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations » « Un pays qui rêve est un pays qui vit » : cette devise du CCSTI de l’Ardèche est partagée aux acteurs présents au séminaire Pop’Sciences du 28 avril 2026 « Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations« qui mettent en œuvre des actions diversifiées pour lutter contre l’éloignement des publics vis-à-vis de l’offre culturelle. Résultat : un foisonnement de coopérations animant les territoires hors des grandes agglomérations, pour faire partout société grâce à la culture scientifique.Même si le terme « éloignement » peut interroger, un diagnostic s’impose : l’offre culturelle, sur les territoires, est loin d’être homogène et accessible. De surcroît, l’existence d’équipements et d’animations n’empêche pas que de larges pans de la population se trouvent empêchés de les investir pleinement. Que faire, face à cette mise à distance multiforme ?Aller vers et faire venir : l’itinérance© Pop’Sciences« Du vent, de la science et des étoiles… Et si la culture scientifique nous unissait ? » : c’est le pari raconté par Mathilde Cognet, Directrice du Pôle Culture à la Communauté de communes Val’Eyrieux et Séverine Morin, Responsable du CCSTI de l’Ardèche. Tout part d’un héritage commun. Trois équipements, non reliés, se trouvant dans des zones « dites » éloignées en Ardèche : l’Arche des Métiers, au Cheylard, l’École du Vent à Saint-Clément et l’observatoire Planète Mars, dans la commune du même nom. Comment mieux faire vivre ces lieux qui ont 20 ans d’existence et permettre la rencontre des publics ? Il est décidé que le dénominateur commun sera la culture scientifique. Avec l’objectif d’une part de faire venir les habitants « du coin » et « ceux de plus loin » (de la Région Auvergne Rhône-Alpes) dans les sites, et d’autre part, d’aller au-devant des publics grâce à une offre et une flotte dédiée. Une équipe mutualisée de 12 employés va ainsi « faire d’une contrainte, l’itinérance, une marque de fabrique », précise Mathilde Cognet. Les médiateurs se déplacent partout dans le département, 7 jours sur 7 : 447 demi-journées ont ainsi été effectuées hors les murs en 2025. En Ardèche, La Fête de la Science dure un mois (au lieu de 10 jours à l’échelle nationale) et le Village des Sciences change de lieu chaque année. En 2025, il s’est déroulé à Mirabel et a accueilli 3000 visiteurs : « On arrive à faire venir un public et un « non public[1] » transporté en bus » précise Mathilde Cognet. Dans cette aventure, la transversalité et l’expérimentation permettent aussi la collaboration avec d’autres secteurs (recherche, enseignement, culture, acteurs économiques, tissu social, enfance) afin de diversifier la programmation (par exemple pour l’évènement Printemps de l’esprit critique). Tous chercheurs, où que l’on soit© EbulliScienceFace à l’inégalité territoriale de l’offre culturelle et aux difficultés de déplacement, l’association EbulliScience, implantée à Vaulx-en-Velin dans le Rhône, a décidé de faire également de l’itinérance un crédo pour aller vers les publics, en créant le concept des Labomobils. Morgane Gil, Directrice de l’association et Anaïs Debourg, référente du dispositif l’affirment : « On veut être les plus accessibles vers celles et ceux qui sont éloignés ». Labomobils est un dispositif itinérant de médiateurs et médiatrices qui se déplacent avec du matériel pédagogique pour « être là où l’on nous le demande » : école, médiathèque, cinéma, centre pénitencier, lycée, classe verte… Ils interviennent dans un rayon maximum de 2h30 autour de Vaulx-en-Velin. Par exemple, à l’école du Biot, en Haute-Savoie, 4 ateliers sciences, pour chacune des 3 classes du village, ont été créés. La pédagogie active, véritable ADN de l’association qui met le public dans la posture d’un chercheur, est au cœur de l’action. Bilan : cet outil est précieux, nécessaire, car il crée une vraie relation de proximité nouvelle, mais il comporte des contraintes : une logistique exigeante, une mobilisation gourmande en temps pour les médiateurs et une certaine fragilité du modèle économique. Faire corps avec le territoire© Pop’SciencesL’itinérance, l’équipe Pop’Sciences connaît bien : « En 2017, nous avons créé un festival ayant pour objectif de rendre les sciences attractives et d’aller à la rencontre de publics éloignés dans la Métropole de Lyon et en territoire hors des grandes agglomérations » rappelle Cécile Rondeau, responsable communication et partenariats. La 5ème édition s’est déroulée à Belleville-en-Beaujolais. Bilan : 3 jours festifs au cœur de la ville avec 70 animations, 190 intervenants (issus des établissements de la ComUE Université de Lyon) qui ont accueilli 5000 visiteurs, dont 1000 scolaires. 75 % de ces publics, heureux de découvrir la culture scientifique, étaient des habitants du territoire de la Communauté de communes Saône-Beaujolais (CCSB).Quelle est la clé d’une telle réussite ? « On travaille en amont, pas à pas, avec le territoire : 2 ans avant l’événement, on va voir ses acteurs pour identifier ses spécificités, volontés, besoins. On réalise une véritable co-construction du festival » raconte Cécile Rondeau. Autre atout de l’édition 2025 : un territoire très engagé, doté d’une volonté politique forte de développer la culture scientifique, en lien avec un axe majeur, la transition écologique. Ce qui a permis un travail avec tous les acteurs locaux (collectivités, écoles, médiathèques) et de proposer des animations en amont du festival. « On a parlé du festival Pop’Sciences toute l’année dans le territoire » évoque Charline Maurice, Directrice culture et patrimoine de la CCSB.La pensée, un sport de combat Remédier à l’éloignement peut également conduire à repenser le service en adéquation avec les besoins de son époque. C’est ce que relève Rémi Vassieux, chargé de l’élaboration d’un Contrat territoire-lecture pour la CCSB. Relier 20 bibliothèques présentes dans 35 communes et rendre plus visibles leurs services est un premier défi. Mais il y a aussi l’adaptation du service, la nécessité de « faire rentrer la bibliothèque dans la vie des gens ». L’avis de la population est ainsi sollicité dans la réflexion menée sur le futur des bibliothèques du territoire. Par ailleurs, la médiathèque doit faire face aux pratiques numériques du jeune public : la tranche d’âge des 7-19 ans consacre, en moyenne, 18 minutes par jour à la lecture d’un ouvrage et 3 heures devant un écran. Cet usage, amplifié par l’IA, a des effets alarmants : baisse de la pensée critique et des facultés de mémoire, fatigue cognitive. Comment les médiathèques peuvent-elles innover sans perdre le sens de leur mission ? La culture scientifique est un levier possible : faire découvrir comment les sciences éclairent les grands enjeux de notre temps (environnement, santé, numérique, alimentation) ; développer une pratique de la pensée, du débat (EMI, philosophie, conférences, rhétorique) : comme l’évoque Rémi Vassieux, « faire de la bibliothèque une salle de sport de l’esprit, un lieu d’entraînement aux capacités mentales à la créativité et au jugement ».Créer l’attractivité scientifique © Pop’Sciences« Donner envie » peut découler enfin d’une révélation de richesses scientifiques du territoire : c’est cette démarche qui est à l’origine du Musée géologique de Fossilea situé à Saint-Jean-des-Vignes. « Dans le beaujolais, les choses sont venues de la base, des passionnés de culture scientifique » raconte Bruno Rousselle, conservateur de Fossilea. À l’origine, une reconversion d’une zone périphérique de la carrière Lafarge Ciments en 1987, a permis la mise au jour de fossiles à l’intérêt scientifique avéré. Un tissu d’associations, dont l’Espace Pierres Folles (regroupant universitaires, enseignants, amateurs éclairés, élus), a accompagné le développement du site. Les extensions successives de ce qui avait débuté comme sentier géologique et jardin botanique ont abouti à un musée ambitieux. Soutenu par les collectivités et ministères, il est aujourd’hui l’un des géosites pilotes du pays Beaujolais, labellisé Géoparc par l’UNESCO en 2018. « Le beaujolais est maintenant reconnu au niveau mondial pour sa diversité géologique : on a quasiment toutes les catégories de roches de la planète. Les applications humaines sont multiples : habitat, patrimoine, histoire et économie » conclut Bruno Rousselle. Un gain d’attractivité acquis grâce à la volonté de partager la science qui se cache sous nos pieds… Un article rédigé par Anne Guinot-DelemarleCo-rédactrice en chef du Pop’Sciences Mag – Juin 2026 ————————————————–Note :[1] C’est en 1968 avec le manifeste de Villeurbanne, rédigé par Francis Jeanson, qu’apparaît pour la première fois de manière formalisée la notion de « non-public ». « Il y a d’un côté le public, notre public et peu importe qu’il soit selon les cas actuel ou potentiel (c’est-à-dire susceptible d’être actualisé au prix de quelques efforts supplémentaires sur le prix des places ou sur le volume du budget publicitaire) ; et il y a de l’autre un non-public : une immensité humaine composée de tous ceux qui n’ont aucun accès ni aucune chance d’accéder prochainement au phénomène culturel. »Francis Jeanson, L’action culturelle dans la cité, Seuil, 1973.Source : Les non-publics : les arts en réceptions : 6es Rencontres internationales de sociologie de l’art de Grenoble, Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 2005. >>> Revenir à la page d’introduction du dossier :Territoires éloignés, la culture scientifique hors des grandes agglomérations
QQuand les éoliennes parlent : l’acoustique au cœur de la maintenance prédictive Vieillissement du parc éolien, coûts de maintenance élevés, objectifs climatiques ambitieux : la fiabilité des éoliennes est devenue un enjeu stratégique. À l’INSA Lyon, des chercheurs apprennent à lire les signaux vibratoires des machines pour anticiper les pannes et prolonger leur durée de vie.Mieux vaut prévenir que guérir. La filière éolienne doit aujourd’hui faire face à un tournant majeur. Le parc existant en Europe est vieillissant : 50 % des éoliennes au Danemark ont plus de 15 ans, 40 % en Allemagne et, à ce stade seulement, 5% en France. D’ici à 2050, de nombreuses éoliennes devront encore être installées pour faire augmenter la part des énergies renouvelables et contribuer ainsi à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.Dans ce contexte, la fiabilité des machines et leur maintenance sont des enjeux cruciaux. Anticiper les défauts de fonctionnement des éoliennes c’est intervenir au meilleur moment avant l’éventuelle panne pour éviter des dégâts majeurs et des coûts très importants, jusqu’à 450 000 euros rien que pour une boîte de vitesse d’une éolienne.Au sein du Laboratoire de Vibrations Acoustique (LVA) de l’INSA Lyon, des chercheurs, pilotés par Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA et co-responsable (avec Didier Rémond du LAMCOS), du projet européen MOIRA (Monitoring Large-Scale Complex Systems), travaillent sur des méthodes mathématiques pour mieux percevoir les signaux vibratoires des machines et ainsi mieux anticiper les anomalies. Décryptage.« Nous traitons ce que l’on appelle le signal vibratoire via des modèles mathématiques. Et chacun de ces signaux constitue une preuve de l’état de santé de ces machines tournantes », explique Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA.LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE
DDans nos poubelles : le béton de demain ? Chaque année en France, près de 14 millions de tonnes de déchets sont brûlés dans plus d’une centaine d’usines d’incinération. De ces fours sortent des mâchefers, résidus solides issus de la combustion, qui sont ensuite en partie réutilisés pour réaliser nos infrastructures routières. Et depuis quelques années, ces matériaux intéressent de près les chercheurs et les industriels pour leur potentiel de réutilisation dans d’autres usages. À l’INSA Lyon, le laboratoire Déchets Eaux Environnement Pollutions (DEEP) spécialiste de la caractérisation chimique et minéralogique des eaux et déchets solides, mène des recherches pour percer les mystères de cette matière dans ses plus petits détails. Décryptage avec Denise Blanc, enseignante-chercheuse du laboratoire DEEP, spécialiste du sujet.Papiers souillés, textiles usagés, plastiques, emballages composites, déchets d’hygiène et bien d’autres encore. Malgré des évolutions importantes en matière de recyclage ces dernières années sur les matières plastiques, les déchets organiques, le verre, le carton ou encore certains métaux, de nombreux déchets issus de nos poubelles suivent encore un chemin peu connu, celui des fours d’incinération. Chaque jour, partout en France, des usines brûlent ces matériaux à très haute température (850°C-1100°C).Objectif : détruire les composés organiques et réduire le volume de ces déchets. La matière ne disparaît pas, elle se transforme et se valorise. D’abord, par le biais de la chaleur dégagée lors de la combustion qui peut être exploitée sous forme de vapeur et ainsi faire tourner des turbines qui génèrent à leur tour de l’électricité. Mais chaque tonne incinérée de cette matière produit aussi 250 à 300 kg de mâchefers d’incinération de déchets non dangereux (MIDND) et 50 à 70 kg de résidus d’épuration de fumées (REFIOM) qui sont eux considérés comme dangereux et traités dans des centres spécialisés qui les enfouissent. Résultat : près de 3 millions de tonnes de mâchefers produits chaque année souvent destinés à la production de remblais en soubassements d’ouvrages d’art ou de routes mais aussi dans les sous-couches de voirie ou de parking.Lire la suite de l’article
LLes Échappées inattendues – Conférence immersive | Alliages métalliques : quand le désordre devient une force Âge du bronze, âge du fer… Ces alliages métalliques ont marqué des étapes clés de notre Histoire et continuent de façonner notre quotidien. Pourtant, nous ne maîtrisons pas encore tous les secrets de leur formation et de leur déformation.À travers des simulations numériques menées à l’échelle atomique, plongez au cœur de la matière pour explorer les mécanismes fondamentaux qui rendent certains alliages facilement déformables ou au contraire extrêmement résistants. Explorez comment les scientifiques repoussent les limites de la connaissance pour imaginer les alliages métalliques du futur, matériaux essentiels à la transition énergétique de demain !Intervenants :Céline Varvenne, chargée de recherche CNRS, Laboratoire Matériaux ingénierie et science – MateiS Pierre-Antoine Geslin, chargé de recherche CNRS, Laboratoire Matériaux ingénierie et science – MateiS Un projet réalisé en partenariat avec le Planétarium de Vaulx-en-Velin, RSA Cosmos.Ces recherches et cette conférence immersive ont été financées en tout ou partie par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).>> Suivez et partagez l’événement #ÉchappéesInattendues>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : Les Échappées inattendues
FFÊTE DE LA SCIENCE : RETOUR SUR LES ÉDITIONS PRECEDENTES ll’édition 2024En 2024, la Fête de la science a proposé plus de 300 ateliers, expositions, visites, conférences et rencontres sur la Métropole de Lyon et le Rhône. Du 4 au 14 octobre 2024, scientifiques et passionnés de sciences ont permis au public d’explorer une diversité de disciplines autour du thème « Océan de savoirs ».Vous avez plongé à la découverte des océans à la médiathèque de Saint-Priest, (re)découvert le Musée et sites gallo-romains de Saint-Romain-en-Gal accompagné d’archéologues. Peut-être avez-vous eu peur avec des zombies le temps d’une conférence hors normes (CINÉ-SCIENCES spécial épidémies), ou vous êtes-vous baladé le long des berges de l’Yzeron ? Ou encore, êtes-vous partis à la découverte du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon.Une dizaine de villages des sciences, comme celui des Monts du Lyonnais à Saint-Martin-en-Haut, celui de l’IUT Lyon 1, ou le festival « Les sciences au fil de l’eau » proposé par EbulliScience à l’Hôtel de Ville de Lyon, réunissaient en un seul lieu des dizaines d’animations… Et vous avez été plus de 50 000 participants à être au rendez-vous !Comme l’année précédente, Pop’Sciences vous a proposé une gazette de l’édition 2024, en collaboration avec les étudiants du Master Information et Médiation Scientifique et Technique de l’Université Claude Bernard Lyon 1 ! La gazette de la Fête de la science 2024 :ll’édition 2023Pendant 10 jours, du 6 au 16 octobre 2023, les habitants de la métropole de Lyon et du Rhône on pu rencontrer celles et ceux qui font la science ou qui l’expliquent ! Cette année, c’est la thématique « sport et science » qui est a été mise à l’honneur avec une programmation riche et variée à travers 21 communes du département.Une thématique qui a remporté l’adhésion, avec prés de 40 000 participants, dont 10 000 scolaires ! Chercheurs et citoyens se sont retrouvés autour du plaisir du sport à travers des temps d’échanges et de réflexion sur différents sujets : contribution des chercheurs dans l’amélioration des performances des sportifs, le développement des connaissances trouvant des applications dans de nombreux secteurs, tels que la pharmacologie, les matériaux, les neurosciences, la psychologie ou encore la médecine.Cette année a été marquée par une importante mobilisation des acteurs de la recherche en sciences humaines et sociales,et la visite de Marine Lorphelin, marraine de la Fête de la science 2023. médecin généraliste et ancienne étudiante de l’Université Claude Bernard Lyon 1, Marine Lorphelin à profité de sa visite pour rappeler l’importance de créer une société plus inclusives et ainsi favoriser la présences des femmes en sciences. La fête de la science comme terrain d’observation. Cette année, l’équipe Pop’Sciences a travaillé avec le Master Information et Médiation Scientifique et Technique de l’Université Claude Bernard Lyon 1 pour produire une Gazette et des rapports d’observation afin de mieux comprendre comment sont construites les animations et qui sont les publics de la Fête de la science.La Gazette de la Fête de la science 2023 :>> Téléchargez la Gazette de la Fête de la Science 2023ll’édition 2022Du 7 au 17 octobre 2022, nous avons fêté TOUTES les sciences dans la métropole de Lyon et le Rhône ! Un merveilleux temps d’échange avec des chercheurs, pour découvrir les coulisses de la science, les dernières innovations et mieux comprendre le monde qui nous entoure.Pour cette 31e édition, la thématique à l’honneur a été : Changement climatique, atténuation et adaptation. Chercheurs et citoyens ont été invités à réfléchir sur notre impact environnemental, mais aussi sur les solutions, ou encore le récit que l’on peut faire de ce phénomène grandissant. Cela a permis d’aborder le changement climatique dans toutes ses dimensions sociales, politiques ou même historiques.La 31e édition de la Fête de la science a tout particulièrement mis l’accent sur Villeurbanne 2022, Capitale française de la culture et avec une programmation riche et variée pour les scolaires et les jeunes.Campus en fête a animé tout le campus de la Doua dans une ambiance scientifique et festive mêlant ateliers, conférences, visites, jeux et déambulations musicales.Voyage au cœur des sciences : le jeu de piste urbain de Pop’Sciences reliant le centre-ville de Villeurbanne au campus de la Doua. À la découverte de Villeurbanne, son patrimoine, ses secrets oubliés, le public a également pu découvrir des femmes et des hommes qui ont contribué à certaines des avancées majeures de la science dans l’histoire.Retour en images – Fête de la science 2022ll’édition 2021La Fête de la science fêtait en 2021 ses 30 ans. Cette 30e édition s’est déroulée du 1er au 11 octobre 2021 dans la métropole de Lyon et dans le Rhône. Les 30 ans de la Fête de la science ont été un moment privilégié de partage et de dialogue entre le citoyen et le scientifique, autour d’une même curiosité, d’une même passion : la découverte. Les scientifiques ont pu partager avec le public leur quotidien, leur démarche scientifique, leurs batailles et leurs moments « Eurêka ! » à travers la thématique annuelle « l’émotion de la découverte ».Cet anniversaire a été l’occasion de découvrir la symbiose dans les rues de Lyon, explorer l’héritage antique de la région ou encore assister à un spectacle sur les expériences olfactives. L’émission Science en Direct ! a également été accueillie cette année dans le Rhône, pour un duplex en direct de Saint-Martin-en-Haut !Pour vous replonger dans cette édition 2021 qui a proposé près de 200 animations, parcourez le programme. https://youtu.be/UwpT5aC7IOo Pour les 30 ans de l’évènement, une exposition originale et décalée a été réalisée et propose un retour sur les avancées scientifiques majeures de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis les années 1990… (Re)Découvrez l’exposition en ligne <L’ÉDITION 2020La 29ème édition de la Fête de la science s’est tenue du 2 au 12 octobre 2020. La thématique nationale à mis l’accent sur la relation entre l’Homme et la nature. Une thématique qui a particulièrement fait écho à cette année marquée par l’incertitude du contexte sanitaire.Néanmoins, l’Université de Lyon et tous ceux qui font et diffusent la culture scientifique et technique à Lyon et ses environs ont su relever le défi du virage numérique en proposant une Fête de la science réinventée. En effet, la Fête de la science s’est adaptée aux mesures sanitaires et a encouragé les innovations : visites virtuelles, quiz, rencontres, conférences live… REVIVEZ LA FÊTE DE LA SCIENCE 2020 ! L’ÉDITION 2020 EN PHOTOS © Thierry Fournier<L’ÉDITION 2019Pour sa 28ème édition, la Fête de la science a investi la métropole lyonnaise et le département du Rhône, du 3 au 13 octobre 2019, autour du thème « Raconter la science, imaginer l’avenir ». Pour imaginer l’avenir, cette 28ème édition a su miser sur la nouveauté en proposant une programmation éclectique portée par de nombreux nouveaux porteurs de projets, tant dans l’enseignement supérieur, que du côté des entreprises.L’ÉDITION 2019 EN PHOTOS © Vincent Noclin
JJournées européennes du patrimoine au Musée Claude Bernard Comme toutes les années, le musée Claude Bernard ouvre gratuitement ses portes les 18 et 19 septembre à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.Programme :Toute la journée : découverte du parcours permanent, des nouveaux outils numériques et visite de la maison natale.11h – visite guidée : réservez par mail à musee.claudebernard@agglo-villefranche.com ou par téléphone au 04 74 67 51 44>> Télécharger l’application « Sacré Claude Bernard ! » pour compléter votre visite sur les stores Androïd / I PhoneMusée Claude Bernard