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Atelier : Dessine ton son !

AAtelier : Dessine ton son !

Comment représenter un son ? Comment le dessiner ?

La Maison des Mathématiques et de l’Informatique – MMI – vous invite à un atelier où les participantes et participants vont découvrir comment transformer les sons en images et inversement.

Un son, ça s’écoute ! Mais, dans cet atelier, on va aussi les dessiner… Associer sons et représentations, dessiner un son, lire une représentation seront au programme à travers des jeux, manipulations et petits défis !

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Dessine un son !

Reconstruire les paysages passés | Visages de la science

RReconstruire les paysages passés | Visages de la science

© Pierre-Olivier-Mazagol, géomaticien au laboratoire EVS

Ligérien d’origine, le parcours de Pierre-Olivier Mazagol ne le destinait pas directement à la géomatique.

Lycéen, il s’imagine enseignant : « Je me destinais plutôt à l’enseignement dans le secondaire en SVT (Sciences de la vie et de la Terre) . Je ne savais pas ce qu’était la géomatique. J’ai découvert cette discipline, et le monde de la recherche, seulement en DEA (Diplôme d’études approfondies), puis en doctorat. »

C’est après une maîtrise en Biologie des populations et des écosystèmes que Pierre-Olivier s’oriente vers la géographie, les systèmes d’information géographiques (SIG) et la géomatique (contraction de géographie et informatique, ensemble des outils informatiques utilisés pour mobiliser des données spatialisées). Il réalise son DEA à l’Université Jean Monnet – UJM – où il rencontre le Pr. Bernard Etlicher.

« Ce sujet d’écologie du paysage me permettait de coupler la géographie et mon cursus en écologie. »

C’est lors de ce DEA puis de sa thèse, toujours à l’UJM, que l’appétence de Pierre-Olivier pour la géomatique se confirme. Il aura tout de même exercé pendant un temps son idée première, puisqu’il financera sa thèse grâce à ses activités d’enseignement en SVT en collège et lycée.

Recruté en 2007 comme ingénieur d’étude, il est aujourd’hui ingénieur de recherche en Sciences de l’information géographique au laboratoire EVS (Environnement – Ville – Société UMR 5600 CNRS).

« Le travail consiste à récupérer des données existantes ou à en créer et à imaginer leur usage, comme la mise en application d’outils préexistants ou la création de nouveaux outils. Les études sur lesquelles je travaille sont souvent à vocation opérationnelle, en partenariat avec des PNR (Parcs naturels régionaux), l’’association Inter-Parcs du Massif central – IPAMAC -, la métropole… L’idée c’est de faire de la recherche qui puisse servir au territoire, et permettre de nous ancrer dans notre territoire. »

Spécialiste de la géomatique, Pierre-Olivier s’intéresse principalement aux problématiques environnementales et aux héritages culturels.

« Côté environnement, j’ai travaillé sur les corridors écologiques de la Trame verte et Bleue, avec le projet IPAMAC qui est un grand projet de cartographie du réseau écologique à l’échelle du Massif central. J’ai aussi travaillé sur le Contrat Territorial Corridors Biologiques et le Contrat Vert et Bleu de Saint-Étienne Métropole, en proposant des actions de recherche sur plusieurs années. »

À cette liste s’ajoutent, par exemple, des travaux sur la prédétermination de la localisation des zones humides. Dans des zones difficiles d’accès et où la télédétection est inopérante du fait de couvert forestier important, le travail de Pierre-Olivier permet de déterminer la présence potentielle de zones humides en utilisant notamment des indices topographiques et géomorphométriques (formes et détails du terrain).

Du côté de la thématique des héritages culturels, Pierre-Olivier donne un exemple :

« J’ai travaillé sur la géovisualisation 3D du patrimoine englouti des Gorges de la Loire, pour reconstruire le paysage avant la mise en eau du barrage de Grangent. Ces travaux sont au service du territoire : nos résultats sont utilisés par le SMAGL – Syndicat Mixte d’Aménagement des Gorges de la Loire – dans le cadre de l’exposition permanente du Centre d’Interprétation des Gorges de la Loire au château d’Essalois, mais accessibles gratuitement et librement par le grand public, auquel on peut, d’une certaine façon, « rendre » ce paysage englouti et tous les éléments qui ont disparu lors de cet ennoiement, comme des ponts, des usines, une ancienne gare… »

Plus tard, la méthodologie a été adaptée et réutilisée pour un projet sur la ville de Saint-Étienne, et sa reconstitution pendant la Seconde Guerre mondiale, avec son tissu urbain.

« L’idée était de rendre compte de tous les événements qui avaient eu lieu pendant la guerre à Saint-Étienne, qu’ils soient des événements de résistance, de collaboration ou d’occupation, et de les repositionner sur une carte en trois dimensions. On peut se rendre compte des changements dans la ville depuis 1945. Ces cartes peuvent être utilisées dans les écoles, et dans de futures expositions comme celle du mémorial qui sera installée bientôt. »

Tous ces travaux se font très souvent en équipe, avec des enseignants-chercheurs du laboratoire EVS, mais aussi avec d’autres partenaires :

« J’ai un réseau avec lequel je travaille souvent. C’est cela qui est intéressant, comme par exemple dans mon partenariat stratégique Erasmus+ [1] à travers lequel j’ai pu travailler avec des collègues d’universités européennes… À l’issue du projet, nous avons décidé d’organiser à Saint-Étienne une série de séminaires internationaux « Héritages culturels et outils numériques » pour entretenir ce réseau. La prochaine édition se tiendra d’ailleurs le 4 février 2026. »

En plus de ses activités de recherche, Pierre-Olivier enseigne dans plusieurs cursus de l’UJM : Master Géographie Numérique, Master Sciences de la Vie, et Master Histoire, Civilisations et Patrimoine.

« J’aime être au contact des étudiants. Dans le cadre de l’une des activités d’enseignement que j’assure en Master Géonum, les « ateliers géomatiques », je propose des sujets avec des partenaires extérieurs à l’Université (associations, collectivités, entreprises). L’objectif est d’accompagner les étudiants tout au long de la réalisation de ces projets jusqu’à la présentation de leurs résultats. C’est l’occasion de les côtoyer lors d’activités très concrètes et de participer à leur formation autrement que par le biais de cours classiques. »

Ces enseignements sont aussi pour Pierre-Olivier l’occasion de travailler avec la Graduate+ ARTS[2] de l’UJM.

« Chaque année, j’aide des étudiants à mobiliser des bourses de stages et de mobilités internationales proposées par la Graduate+ ARTS. Les possibilités offertes par la Graduate+ ARTS sont très enrichissantes à la fois pour les étudiants qui découvrent le fonctionnement d’institutions culturelles ou de laboratoires internationaux, mais aussi pour EVS qui peut maintenir des relations avec ces structures. Cette année, une étudiante et un étudiant de Géonum ont d’ores et déjà obtenu auprès de ARTS des bourses de stages en laboratoire qui se dérouleront à EVS, sous ma direction. Un autre, je l’espère en obtiendra une, dans les prochains jours, pour aller se former auprès de mes collègues de l’Université de Silésie à Katowice ».

Lorsque l’on parle des points positifs et négatifs de son métier, Pierre-olivier est optimiste :

« Ce qui me plaît, c’est travailler avec les étudiants, les amener à effectuer des stages de très bon niveau, les accompagner dans la réalisation de leur projet et, lorsque c’est possible, valoriser les résultats que nous avons obtenus comme je l’ai fait avec des articles scientifiques dans lesquels les étudiants sont co-auteurs… J’aime aussi rencontrer d’autres chercheurs. À ce titre, l’alliance européenne Transform4Europe offre de belles opportunités. Il est toujours enrichissant d’échanger sur leurs problématiques, qui sont parfois communes aux nôtres. Enfin, j’aime aussi pouvoir travailler sur de nouvelles thématiques, comme je le fais en ce moment avec le Musée d’Art Moderne et Contemporain. Ce qui me plaît moins, ce sont les tâches administratives, notamment celles en lien avec les financements, qui sont encore plus complexes sur des projets européens. Et je n’apprécie pas le cloisonnement que l’on peut parfois ressentir entre les différents personnels de recherche. J’aime travailler en équipe, selon un objectif commun, avec la possibilité pour chacun, indépendamment de son statut, d’apporter sa pierre à l’édifice… »

——————————–

Notes :

[1]  Programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités, les grandes écoles européennes et des établissements d’enseignement à travers le monde entier.

[2] L’Institut ARTS porte un projet d’école graduée (Graduate+) qui bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 (référence « ANR-21-SFRI-0001 »).

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Comment déjouer les hackers ? | Micro-Conférence « Les Échappées inattendues »

CComment déjouer les hackers ? | Micro-Conférence « Les Échappées inattendues »

À l’ère des avancées technologiques rapides, les menaces pesant sur la sécurité des systèmes informatiques deviennent un enjeu majeur. Assurer l’intégrité et la confidentialité des données est un défi que nous ne pouvons pas sous-estimer. Découvrez, à travers des exemples concrets, comment les scientifiques réinventent la collecte d’informations personnelles et innovent pour renforcer nos dispositifs de sécurité.

Les 15, 16 et 17 novembre 2024, Les Échappées inattendues du CNRS ont investi le Collège Truffaut, lieu de vie créatif dédié à la bande dessinée en plein cœur des Pentes de la Croix-Rousse à Lyon. À ceux qui affirment ne pas raffoler de science, le CNRS a relevé le défi avec ce festival scientifique teinté de BD en proposant l’exploration, la découverte, l’émerveillement, la rencontre et le partage ! Cette micro-conférence a été enregistrée le 17 novembre 2024.

Intervenants :

  • 00:00 « Données personnelles : tant à perdre » par Antoine Boutet, enseignant-chercheur en informatique à l’INSA de Lyon et rattaché au Centre d’Innovation en Télécommunications et Intégration de services (CITI, INSA Lyon | INRIA)
  • 08:52 « Vos appareils : nouvelle cible des hackers » par Lilian Bossuet, enseignant-chercheur en électronique à l’Université Jean Monnet en sécurité informatique et rattaché au Laboratoire Hubert Curien (LabHC, CNRS CNRS | Université Jean Monnet | Institut d’optique graduate school)
  • 19:00 « Clé de sécurité lumineuse » par Paul Jimenez, doctorant en photonique à l’Institut des nanotechnologies de Lyon (INL, CNRS | CPE Lyon, École Centrale de Lyon | INSA Lyon | Université Claude Bernard Lyon 1)
  • 26:40 « La menace quantique » par Brice Colombier, enseignant-chercheur en électronique à l’Université Jean Monnet et rattaché au Laboratoire Hubert Curien (LabHC, CNRS CNRS | Université Jean Monnet | Institut d’optique graduate school)

>> Pour en savoir plus :
Les Échappéecnrss inattendues

Univers Programmés

UUnivers Programmés

Le musée d’art contemporain de Lyon – MAC – vous invite à vous interroger sur l’évolution des pratiques artistiques à l’aune du développement de l’informatique, des réseaux et de l’intelligence artificielle.

En 1995, cent ans après l’invention du cinéma à Lyon par les frères Lumière, la 3e Biennale d’art contemporain de Lyon, intitulée installation, cinéma, vidéo, informatique, explorait l’impact des « nouvelles technologies » dans l’art contemporain.

Trente ans plus tard, les questionnements mis en exergue lors de cette manifestation historique restent toujours d’actualité qu’ils soient d’ordre technique ou éthique – la place des techniques traditionnelles dans la création contemporaine, le réel versus le virtuel, la co-création avec les publics, l’interactivité et l’immersion, etc.

L’exposition Univers Programmés interroge l’évolution des pratiques artistiques à l’aune du développement de l’informatique, des réseaux internet, de l’intelligence artificielle, etc.
À travers une sélection d’œuvres entrées dans la collection du macLYON à l’issue de la 3e biennale, puis acquises au fil des ans, complétée par des prêts de plusieurs musées internationaux et de nouvelles créations, l’exposition s’ouvre à une grande diversité de pratiques et de médiums tels que des installations, films, jeux vidéo, photographies, œuvres conceptuelles ou encore des tapisseries.

> Le teaser : 

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : 

MAC

Les algorithmes : mathématiques ou informatiques ? | Podcast « Qu’est-ce que tu cherches ? »

LLes algorithmes : mathématiques ou informatiques ? | Podcast « Qu’est-ce que tu cherches ? »

Qu’est-ce que tu cherches ? C’est le nom de la série de podcasts lancée par le CNRS. Au micro : des scientifiques racontent leurs quotidiens, expliquent leurs avancées, et vous font pénétrer dans les coulisses de la recherche. Prêts pour une immersion sonore inédite aux côtés de ces experts ?

Les algorithmes : mathématiques ou informatiques ?  | Avec Nicolas Bousquet (CNRS)

© Xavier Pierre, CNRS

Quel est le point commun entre le rubik’s cube, le jeu du taquin ou encore le GPS ? Figurez-vous que tous peuvent être représentés par des réseaux. En effet chaque configuration ou situation possible du problème s’apparente à un nœud du réseau. Résoudre ces problèmes revient à trouver le chemin le plus simple ou le plus court pour aller d’un nœud à l’autre ou d’une solution à l’autre. Nicolas Bousquet, informaticien CNRS au Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information – LIRIS  (CNRS, Université Claude Bernard Lyon 1, INSA de Lyon, Centrale Lyon) montre comment les algorithmes sont présents dans notre quotidien et permettent de résoudre de nombreux problèmes.

>> Écoutez cet épisode sur la plateforme :

 Qu’est-ce que tu cherches ?

« Le mystère des codes secrets » – Stage réservé aux filles…

«« Le mystère des codes secrets » – Stage réservé aux filles…

La Maison des Mathématiques et de l’Informatique propose un stage de deux jours, réservé aux filles, pour s’initier au chiffrement, déchiffrement, décryptage, à la stéganographie et aux subtiles différences entre ces activités.

Le stage de printemps a exactement le même contenu scientifique mais est réservé aux filles. Pourquoi ? Nous avons constaté, lors de nos stages, à la fois une faible présence de filles et une difficulté à être écoutées et prendre la parole pour elles. Nous avons donc décidé de leur consacrer un stage animé par une médiatrice. Lors de celui-ci, des chercheuses interviendront pour parler de leur métier, de leur parcours. Elles pourront répondre à toutes les questions sur les études et sur une carrière en science. Également, des temps de discussion autour de leur perception des sciences, leur rapport aux sciences en classe seront proposés.

Les participantes apprendront à chiffrer des messages, à les déchiffrer mais aussi à jouer aux espionnes pour décrypter les messages secrets envoyés par les autres. Un stage entre théorie et pratique, mêlant histoire, techniques de chiffrement et de décryptage et mise en pratique à travers des défis collectifs.

  • Public concerné : Jeunes filles – 12 à 15 ans
  • Durée : 2 jours / Tarif : 50 euros
  • 12 participantes maximum
  • Période du stage : 25 au 26 avril 2024

>> En savoir plus :

sur les stages proposés

Maison des Mathématiques et de l’Informatique – MMI

La cryptographie face à la menace quantique

LLa cryptographie face à la menace quantique

Faut-il s’inquiéter pour la sécurité de nos communications ? Comment renforcer les méthodes cryptographiques afin de les rendre résistantes face à l’avènement éventuel de l’ordinateur quantique ?

Benjamin Wesolowski, mathématicien et cryptologue à l’Unité de mathématiques pures et appliquées, évoque les nouveaux défis de sa discipline pour CNRS le Journal.

>> Lire l’article complet sur le site :

Cnrs le journal

De l’informatique sans ordinateur, c’est possible ?

DDe l’informatique sans ordinateur, c’est possible ?

Le 14 décembre prochain, pour la deuxième soirée scientifique de la saison 2023-2024 de l’Université Ouverte, Aline Parreau et Éric Duchêne vous feront jouer avec les concepts de l’informatique, mais sans ordinateur.

 

En 1997, une intelligence artificielle battait le champion du monde d’échecs. Vingt ans plus tard, c’était au tour du champion du monde de go de s’incliner face à l’IA AlphaGo. Mais comment entrainer une machine à devenir imbattable ? Aline Parreau et Éric Duchêne, tous deux membres du Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information, illustreront les concepts ayant permis de bâtir ces super-calculateurs. Et pour ça, pas besoin d’ordinateur !

Difficile aujourd’hui d’imaginer faire tourner des machines, des logiciels et des algorithmes sans ordinateur (ou smartphone). Dès le plus jeune âge, on les associe à l’informatique. Pourtant, l’informatique comme science existait bien avant la mise au point de ces premières machines dans les années 50. Ainsi, comprendre ce qu’est un algorithme, apprendre à programmer ne nécessite pas forcément d’ordinateur. C’est ce que prône « l’informatique débranchée ».

Née en Nouvelle-Zélande à la fin des années 90, cette approche ludique permet d’expliquer ou d’enseigner la science informatique en s’appuyant sur des objets concrets et tangibles (des allumettes, des cartes, des jetons…), ou une mise en jeu corporelle. Elle permet au public de s’abstraire de l’ordinateur pour mieux comprendre l’essence et les concepts de l’informatique et constitue ainsi un terrain d’apprentissage présent à la fois dans les contextes scolaires et extra-scolaires.

Au programme de cette soirée scientifique, un tour de mentalisme, une machine en bois qui deviendra imbattable à des jeux, des mécanismes d’intelligences artificielles illustrés, ou encore un comptage humain pour montrer comment les ordinateurs font pour accélérer l’exécution de certains algorithmes.

Tout au long de cette conférence en duo, le public sera mis à contribution pour rendre l’informatique accessible à toutes et tous en s’amusant !

 

Les intervenants

Aline Parreau est chargée de recherche au CNRS.

Éric Duchêne est Professeur en informatique à l’Université Lyon 1.

Tous deux membres du laboratoire LIRIS, leurs recherches portent principalement sur le domaine des jeux combinatoires et de la théorie des graphes.
Très sensibles à la médiation scientifique, ils font également partie du comité de pilotage de la Maison des Mathématiques et de l’Informatique (MMI). Ils sont responsables du projet de recherche ASMODEE, qui vise à présenter les grands concepts de la science informatique aux plus jeunes et au grand public, en faisant appel à des objets physiques ou des mises en scènes corporelles, sans outil numérique.

 

Les Soirées Scientifiques de l’Université Ouverte

Organisées avec le soutien de la ville de Villeurbanne, les Soirées Scientifiques de l’Université Ouverte ont pour objectif de rendre les sciences accessible au plus large public, à travers des conférences sur des sujets en lien avec les recherches menées notamment à l’Université Claude Bernard Lyon 1 et à Lyon.

Ces conférences ont lieu au Centre Culturel de la Vie Associative (CCVA) de Villeurbanne, de 19h00 à 21h00.

                            

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Le hacker éthique au secours des petites entreprises | Visages de la science

LLe hacker éthique au secours des petites entreprises | Visages de la science

Devenue une priorité nationale en France, la cyberdéfense est le quotidien de Xavier Paquin, ingénieur informatique diplômé de l’INSA Lyon. Il donne aux petites entreprises les moyens de survivre dans une cyberguerre dont elles sont souvent les premières victimes. En 2020, ce passionné du Japon a créé le premier “dojo de cybersécurité”, pour leur donner les moyens de survivre dans cette cyberguerre. En pensant la lutte contre les cyberattaques comme un art martial, il forme les collaborateurs en leur apprenant les gestes qui sauvent.

  • La cybersécurité, le défi du 21e siècle

Le numérique est en train de devenir un nouveau terrain d’affrontement. Les états et les entreprises prennent conscience de la dimension stratégique de cet espace. De l’ordinateur à l’assistant vocal domestique en passant par le réfrigérateur, tous les objets connectés représentent une cible supplémentaire pour les hackers. « Le cyber far west, on y est déjà. Et dans cette bataille, chaque citoyen connecté est une victime potentielle ».

  • Faire de l’humain, le maillon fort de la cyberdéfense

« On dit tout le temps que le maillon faible de la cybersécurité se situe entre clavier et le fauteuil. Je n’aime pas cette expression car le collaborateur, humain, est la première ligne de défense. S’il est bien formé et a les bons réflexes, il sera le maillon fort. Son rôle est primordial lors d’une cyberattaque. »

  • Préparer demain face aux cyber-risques

Notre société, de plus en plus numérique, qui présente déjà une dépendance accrue aux services numériques : est-ce que l’insécurité numérique va progresser et s’accroître ? « Aujourd’hui, on peut attaquer tout ce qui est connecté. Et puisque tout se connecte, tout se met à risque. Il est urgent d’anticiper les concepts de cybersécurité. »

 

L’ingénieur diplômé de l’INSA Lyon et cofondateur de Kamae, était l’invité du podcast « Les cœurs audacieux », un contenu audio proposé par l’INSA Lyon (Saison 1 – Épisode 1).

 

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AUSHA

Diagnostic 2.0 : quand l’Intelligence Artificielle intervient | Un dossier Pop’Sciences

DDiagnostic 2.0 : quand l’Intelligence Artificielle intervient | Un dossier Pop’Sciences

Pour son dossier consacré aux nouvelles applications de l’Intelligence Artificielle (IA) à la santé, Pop’Sciences est allé à la rencontre des scientifiques et professionnels de la santé de la région Lyon Saint-Étienne pour mieux comprendre ce que ces nouvelles technologies peuvent apporter (ou pas) à la médecine, notamment en termes de diagnostic…

L’IA tend à se démocratiser dans de multiples domaines professionnels, dont ceux de la santé. Entre espoirs, fantasmes, peurs et applications réelles, cette nouvelle assistance nécessite aujourd’hui d’être mieux décryptée tant auprès des médecins que de leurs patients. Pop’Sciences vous propose de revenir sur quelques applications concrètes pour comprendre ce que l’IA, et ses capacités de calcul, peut faire pour aider les professionnels de la santé dans le diagnostic de la santé mentale, pour fluidifier la prise en charge des patients ou pour apporter toujours plus de précisions en imagerie médicale… mais aussi d’en percevoir les limites, car elle est encore loin de remplacer votre médecin.

 Les articles du dossier

©Freepik

Dans un monde en constante évolution, les chercheurs et médecins se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) pour les aider dans la pratique médicale. Pop’Sciences vous dévoile les coulisses du processus de création d’une IA prête au diagnostic, une innovation qui repose sur la précision de la consultation médicale, la richesse des bases de données, et l’entraînement minutieux de modèles IA. En somme, quelle est la recette pour une bonne IA appliquée au diagnostic médical ?

 

Image générée par IA (Dall-E) ©Pop’Sciences

Se classant au deuxième rang des causes de mortalité en France après les accidents cardiovasculaires, les troubles liés à la santé mentale sont aujourd’hui une préoccupation majeure en termes de santé publique. Dans cette quête du « mieux prévenir pour mieux guérir », l’intelligence artificielle (IA) pourrait s’imposer comme un précieux allié dans le diagnostic des troubles mentaux.

 

 

Imagé générée par IA (Dall-E) ©Pop’Sciences

Alors que les avancées technologiques continuent de redéfinir la manière dont les professionnels de la santé prennent en charge les patients, l’IA s’insère de plus en plus dans la relation entre le patient et son médecin. Au cœur de cette transformation, Loïc Verlingue, médecin et chercheur au Centre Léon Bérard partage son expertise de l’IA dans le domaine des essais cliniques en cancérologie.

 

 

©Pexel

Améliorer l’interprétation de l’imagerie médicale (IM) pour en optimiser l’exploitation est au cœur des enjeux de l’intelligence artificielle (IA) au service de l’IM. L’IA n’est plus “seulement” un domaine de recherche en plein essor… mais ses utilisations en sont multiples.  Objectifs affichés : augmenter la précision du diagnostic afin d’améliorer la prise en charge thérapeutique, en évitant les erreurs potentiellement lourdes de conséquences. La guerre des algorithmes est ouverte pour aller toujours plus loin !

 

©Freepik

Entre confiance aveugle et méfiance absolue, comment l’IA doit-elle être éthiquement acceptée et utilisée ? Comment s’affranchir de potentiels biais humains dans les systèmes d’IA utilisés à des fins de diagnostic, ou même thérapeutiques ? Autant de questions qui ne sont plus l’apanage de débats scientifiques, mais doivent être au cœur de débats politiques et sociétaux.

 

 

©Freepik

Dans cette série de questions et réponses, les étudiants de première année du cycle d’ingénieur de l’EPITA, école d’ingénierie informatique, répondent à nos questions concernant l’IA. A-t-elle toujours raison ? Peut-elle développer des sentiments ? Ou, est-elle capable de réelles créations ? Les étudiants nous éclairent.

 

 

 

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MMerci !

Ce dossier a été réalisé grâce à la collaboration de chercheurs et médecins du bassin de recherche Lyon Saint-Étienne :

Ainsi qu’avec la participation de :

  • Maëlle Moranges, docteure en neuroinformatique, apportant son expertise de l’IA en tant que référente sur ce dossier
  • Pascal Roy, chercheur en biostatistique au Laboratoire de Biométrie et Biologie Évolutive – LBBE (Université Claude Bernard Lyon 1) et praticien hospitalier aux Hospices Civils de Lyon. Intervenu lors des rendez-vous professionnels LYSiERES² : « L’intelligence artificielle peut-elle remplacer le médecin ? »
  • Antoine Coutrot, chercheur en neurosciences computationnelles, cognitives et comportementales au Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’information – LIRIS (CNRS, INSA Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1, Université Lumière Lyon 2, École centrale Lyon). Intervenu lors des rendez-vous professionnels LYSiERES² : « L’intelligence artificielle peut-elle remplacer le médecin ? »
  • Les étudiants de première année du cycle d’ingénieur de l’École pour l’Informatique et les Techniques Avancées (EPITA) : Léo Arpin, Adrien Guinard, Arthur De Sousa, Raphaël Hatte, Pierre Raimondi, Maui Tadeja, Mehdi Ismaili, Gregoire Vest, Emil Toulouse, Todd Tavernier, Remi Decourcelle, Paul Gravejal, Aymen Gassem, Sandro Ferroni, Nathan Goetschy, Rémi Jeulin, Clovis Lechien, Garice Morin, Alice Cariou et Eliana Junker

Nous les remercions pour le temps qu’ils nous ont accordé.

Un dossier rédigé par :

  • Léo Raimbault, étudiant en Master 2 Information et Médiation Scientifique et Technique (IMST) à l’Université Claude Bernard Lyon 1, en contrat d’apprentissage à Pop’Sciences – (Introduction, articles #1, #2, #3 et co-écriture des articles #5 et #6)
  • Nathaly Mermet, journaliste scientifique – (Articles #4 et #5)