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[LONGUE VUE #2] IA générative : au-delà de l’illusion

[[LONGUE VUE #2] IA générative : au-delà de l’illusion

Elle écrit, elle code, elle raisonne, elle crée. Mais comprend-elle vraiment ce qu’elle fait ?

L’IA générative fascine autant qu’elle déstabilise.

Derrière ses performances, une question s’impose : que change-t-elle vraiment dans nos savoirs, nos métiers et nos façons d’apprendre ?

Avec , l’INSA Lyon propose un format d’analyse pour prendre du recul : un même sujet exploré à travers plusieurs focales : pédagogie, recherche, cybersécurité, innovation…

Plusieurs angles, un même enjeu : comprendre ce que l’IA transforme en profondeur.

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LONGUE VUE, la newsletter-dossier de l’INSA Lyon.

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Comment innover durablement : la démarche bioinspirée du « tamis managérial »

CComment innover durablement : la démarche bioinspirée du « tamis managérial »

Moteur essentiel de la croissance, l’innovation est aussi accusée de nourrir des « destructions non créatrices » : surexploitation des ressources, effondrement de la biodiversité, réchauffement climatique. Face à ces dérives qui menacent l’habitabilité de la planète, citoyens, consommateurs, marchés émergents et régulateurs poussent désormais les entreprises à repenser en profondeur leurs pratiques d’innovation..

Comment mettre en place de nouveaux processus de sélection des innovations efficaces, robustes et respectueux des écosystèmes naturels ? La discipline de la bioinspiration, « une approche créative fondée sur l’observation des systèmes biologiques », selon la définition de 2015 du Comité Biomimétique de l’Organisation internationale de normalisation est une piste pour y parvenir. Parmi ses applications, on trouve la conception de bâtiments à faible consommation d’énergie inspirée par le mode de circulation de l’air dans les termitières. De façon similaire, des travaux récents analysent la manière dont les systèmes complexes s’adaptent et se reproduisent dans la nature grâce à la sélection naturelle afin de repenser le processus d’innovation dans l’entreprise.

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Auteurs : Marie Nadisic, H2O’Lyon, Thierry Nadisic, emlyon business school

 

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knowledge@emlyon

 

[LONGUE VUE #1] Nucléaire, l’heure des choix stratégiques

[[LONGUE VUE #1] Nucléaire, l’heure des choix stratégiques

Il structure l’indépendance énergétique française depuis cinquante ans. Il concentre les tensions du débat climatique. Il cristallise les enjeux de souveraineté industrielle européenne.

Le nucléaire n’est plus seulement une question technique. C’est une question stratégique.

Avec LONGUE VUE, l’INSA Lyon propose un format d’analyse qui prend du recul : un même sujet, exploré à travers plusieurs focales : industrie, recherche, innovation, pédagogie, trajectoires humaines…

Un même enjeu : plusieurs angles.

Comprendre le nucléaire aujourd’hui, c’est comprendre comment se construit la transition énergétique de demain.

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Ce dossier inaugure LONGUE VUE, la nouvelle newsletter-dossier de l’INSA Lyon.

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Foire des Sciences et Technologies à l’INSA LYon

FFoire des Sciences et Technologies à l’INSA LYon

Vélos-sorbetières, mini-potagers connectés, détecteur d’intrusion saline… Le 19 juin prochain, l’INSA Lyon proposera une nouvelle édition de sa Foire des sciences et technologies qui mettra une nouvelle fois à l’honneur le fruit du travail des élèves-ingénieurs de deuxième année dans le cadre du Parcours Pluridisciplinaires d’Initiation à l’Ingénierie. Un événement devenu le symbole d’une pédagogie où le « faire » est roi. 

La Foire donne l’occasion aux étudiants de clôturer l’année pédagogique en exposant leurs prototypes conçus en équipe durant ce dernier semestre. Elle leur permettra d’exposer les différents résultats des projets avec un accueil, par les étudiants, sur chaque stand présentant les produits et études réalisés. La présenation des projets sera synthétisée sur des posters. Ces travaux seront directement évalués par tous les visiteurs (personnels, étudiants, grand public…).

> Au programme :

> Où ?

Pelouse entre les bâtiments Louis Néel et Maryam Mirzakhani – INSA Lyon – Avenue Jean Capelle sur la Campus LyonTech-la Doua à Villeurbanne

La Foire des Sciences et Technologies est organisée en collaboration avec l’équipe de l’entreprenariat INSA avec le programme « Odyssée des Idées ».

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Quand les plantes dialoguent avec les microbes | INSA Lab – Au cœur de la recherche

QQuand les plantes dialoguent avec les microbes | INSA Lab – Au cœur de la recherche

Avec INSA Lab – Au cœur de la recherche, l’INSA Lyon propose une plongée dans les laboratoires du campus lyonnais à la rencontre des scientifiques qui font avancer les connaissances et imaginent des solutions pour demain.

Pour ce premier épisode, nous rencontrons Mayuri Sadoine, biologiste au laboratoire MAP – Microbiologie, Adaptation et Pathogénie [1]. La chercheuse y explore les zones de contact entre plantes, micro-organismes et environnement, là où se jouent des équilibres en constante évolution. Grâce à des biosenseurs et à l’imagerie du vivant, ses travaux éclairent les transitions à l’œuvre, au croisement des enjeux agricoles, climatiques et biologiques.

[1] MAPMicrobiologie, Adaptation et Pathogénie – UMR 5240, sous la tutelle de l’INSA Lyon, de Lyon 1 Université et du CNRS, spécialisée dans les mécanismes d’adaptation et de pathogénie des microorganismes.

Détecter les PFAS en quelques heures : l’ambition de Lynx BioTech

DDétecter les PFAS en quelques heures : l’ambition de Lynx BioTech

Tout commence presque par hasard, au détour d’un projet étudiant. Chaque année, des élèves de l’INSA participent au concours iGEM, un concours international de biologie de synthèse. En quatrième année, Paloma Bert rejoint une équipe lyonnaise inter-écoles. Le sujet des PFAS s’impose vite.

Aux côtés des microplastiques et des résidus d’antibiotiques, les PFAS dessinent les contours d’une crise environnementale systémique. « Le territoire lyonnais est l’une des zones les plus touchées par les PFAS en France, ça nous plaisait d’avoir un projet qui était en même temps une résonance locale mais aussi internationale », explique-t-elle. Pendant un an, elle plonge dans ces molécules invisibles surnommées « polluants éternels ».

Mobiles et quasi indestructibles, ils contaminent durablement l’eau, les sols et les organismes vivants. À l’issue du concours, c’est une évidence pour Paloma Bert, ce sujet ne peut pas rester au stade académique. Le projet Lynx BioTech appelle une transformation, celle d’un projet étudiant en solution concrète.

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Le futur de l’impression 3D ? La matière avant la machine

LLe futur de l’impression 3D ? La matière avant la machine

En impression 3D, tout se joue dans les matériaux : résistance, légèreté, durabilité, usages. Un enjeu clé pour l’industrie… et pour les ingénieur·es de demain.

Qu’il s’agisse de pièces de fusée, d’automobile, de pont ou même d’aliments, la fabrication additive (FA) redéfinit complètement le champ des possibles dans de très nombreux domaines d’activités. Elle offre des perspectives prometteuses en matière de matériaux, mais elle pose également des défis techniques, économiques et environnementaux qui nécessitent une maturation et une adaptation des procédés en lien avec les matériaux utilisés.

Plus connu sous la dénomination « impression 3D », ce procédé met en œuvre des polymères (plastiques) ou des alliages métalliques pour fabriquer des objets du quotidien. Les imprimantes 3D polymères sont accessibles au grand public pour quelques centaines d’euros. Elles permettent notamment de fabriquer des pièces prototypes (d’où le nom prototypage rapide), des coques de téléphone, des pièces de rechange, des prothèses, des bijoux, des jouets, des objets de décorations ou des maquettes.

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La Gazette de la Fête de la science #20

LLa Gazette de la Fête de la science #20

##20 – Comment le courant pourrait-il mieux passer ?

L’électricité est une énergie indispensable dans notre société. Cependant, sa transmission d’un endroit éloigné à un autre est difficile, car elle engendre des pertes d’énergie sur les lignes électriques. Le 4 octobre 2025 à l’occasion de la Fête de la science, le centre de recherche et d’innovation SuperGrid Institute nous a ouvert ses portes. Situé à Villeurbanne, il se concentre sur les moyens électriques du futur et notamment le développement du courant continu. Au travers d’explications sur les deux types de courants électriques communs, nous verrons quel est l’état des lieux ainsi que les pistes à envisager pour le futur.

Les pertes d’électricité s’expliquent par le type de courant qui est généralement utilisé. L’électricité que nous recevons chez nous arrive sous la forme de courant alternatif. Dans ce type de courant, les électrons suivent un mouvement de va-et-vient sur l’ensemble du circuit, provoquant une forme dite « sinusoïdale ». Il s’agit du type de courant qui est produit dans les centrales électriques. L’avantage est que l’intensité électrique délivrée va être variable et peut donc s’adapter aux besoins de nos appareils. Malheureusement, le transport de cette électricité va se heurter à des problèmes de pertes d’énergie tout au long de son parcours, sous la forme de chaleur.

Dans le courant alternatif, les électrons font des va-et-vient provoquant une forme dite « sinusoïdale ». ©MikeRun Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0

Il existe donc une alternative : le courant continu. Ici, les électrons se déplacent d’un point à l’autre du circuit de manière linéaire et dans une seule direction. Ce type de courant est principalement utilisé pour le stockage d’énergie. On va retrouver le courant continu dans les piles et batteries. Il est produit par une réaction chimique dans un circuit fermé. Le transport est ici beaucoup moins sujet à des pertes.

Dans le courant électrique continu, les électrons se déplacent d’un point à l’autre du circuit. © MikeRun Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0

Pourquoi le courant continu n’est-il pas plus développé ?

Pour modifier des infrastructures de courant alternatif en courant continu, cela nécessiterait des transformateurs dont le coût serait très important. Une autre solution serait de créer des infrastructures permettant une utilisation complète du courant continu, mais cela serait également très onéreux. Les pertes d’énergie lors du transport de courant alternatif sont donc ignorées. L’utilisation du courant continu pour le transport d’énergie ne serait financièrement intéressante que dans le cas de très grandes distances (d’un pays à un autre, par exemple).

Maquette du disjoncteur à courant continu développé par le SuperGrid Institute (échelle 1/6). © Maxime Tanghe

De plus, pour pouvoir démocratiser le transport de courant continu à très longue distance, des équipements sont nécessaires. C’est cette thématique principale qui est au cœur du travail du SuperGrid Institute. Par exemple, s’il y a un problème sur une ligne électrique, il faut pouvoir couper le courant. Les disjoncteurs traditionnels ne fonctionnent pas avec le courant continu, mais uniquement avec le courant alternatif. Il existe, cependant, des disjoncteurs pour courant continu, mais qui ne peuvent couper que de faibles intensités. Un projet du SuperGrid Institute est de développer un disjoncteur pour courant continu qui puisse arrêter des courants allant jusqu’à 20 kA ! Le développement et la mise sur le marché de ce type de disjoncteur pourraient permettre un développement plus important du courant continu dans le futur.

Par Maxime Tanghe, étudiant en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1, avec Pop’Sciences.

Quand les éoliennes parlent : l’acoustique au cœur de la maintenance prédictive

QQuand les éoliennes parlent : l’acoustique au cœur de la maintenance prédictive

Vieillissement du parc éolien, coûts de maintenance élevés, objectifs climatiques ambitieux : la fiabilité des éoliennes est devenue un enjeu stratégique. À l’INSA Lyon, des chercheurs apprennent à lire les signaux vibratoires des machines pour anticiper les pannes et prolonger leur durée de vie.

Mieux vaut prévenir que guérir. La filière éolienne doit aujourd’hui faire face à un tournant majeur. Le parc existant en Europe est vieillissant : 50 % des éoliennes au Danemark ont plus de 15 ans, 40 % en Allemagne et, à ce stade seulement, 5% en France. D’ici à 2050, de nombreuses éoliennes devront encore être installées pour faire augmenter la part des énergies renouvelables et contribuer ainsi à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone d’ici à 2050.

Dans ce contexte, la fiabilité des machines et leur maintenance sont des enjeux cruciaux. Anticiper les défauts de fonctionnement des éoliennes c’est intervenir au meilleur moment avant l’éventuelle panne pour éviter des dégâts majeurs et des coûts très importants, jusqu’à 450 000 euros rien que pour une boîte de vitesse d’une éolienne.

Au sein du Laboratoire de Vibrations Acoustique (LVA) de l’INSA Lyon, des chercheurs, pilotés par Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA et co-responsable (avec Didier Rémond du LAMCOS), du projet européen MOIRA (Monitoring Large-Scale Complex Systems), travaillent sur des méthodes mathématiques pour mieux percevoir les signaux vibratoires des machines et ainsi mieux anticiper les anomalies. Décryptage.

« Nous traitons ce que l’on appelle le signal vibratoire via des modèles mathématiques. Et chacun de ces signaux constitue une preuve de l’état de santé de ces machines tournantes », explique Jérôme Antoni, enseignant-chercheur au LVA.

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Le biogaz version 2.0 : le laboratoire DISP au cœur d’une innovation industrielle

LLe biogaz version 2.0 : le laboratoire DISP au cœur d’une innovation industrielle

Produit à partir de biodéchets, le biogaz s’impose comme une alternative renouvelable et écologique dans un marché en pleine expansion. Pour répondre à cette demande croissante, l’entreprise drômoise Prodeval a choisi de franchir une étape inédite : créer une ligne pilote destinée à standardiser et massifier la production d’équipements.

Pour faire éclore cette ligne de production unique au monde, l’ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) s’est appuyée sur l’expertise scientifique des chercheurs du laboratoire DISP et les compétences de l’entreprise Aventech, son principal sous-traitant. Inaugurée en juin 2025, la ligne d’assemblage ALLIANCE devrait atteindre sa pleine capacité de production en 2029.

Produit à partir de déchets organiques issus de l’agriculture, de l’agroalimentaire ou des ménages, le biogaz s’impose comme une ressource renouvelable et locale. Si celle-ci ne représente encore qu’une faible part de la consommation française, la filière connaît une croissance rapide. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de dépendance aux importations de gaz, son développement constitue un levier stratégique pour renforcer l’indépendance énergétique du pays.

« Le procédé repose sur la méthanisation (ou Digestion Anaérobie) : les biodéchets dégagent un gaz brut composé à la fois de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO₂). Une fois épuré, le biométhane possède les mêmes caractéristiques que le gaz naturel fossile distribué dans les réseaux. Rien n’est perdu : le CO₂, capté et liquéfié, est lui aussi par ailleurs valorisé », explique Lilia Gzara, enseignante-chercheuse au DISP.

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