LLe futur de l’impression 3D ? La matière avant la machine En impression 3D, tout se joue dans les matériaux : résistance, légèreté, durabilité, usages. Un enjeu clé pour l’industrie… et pour les ingénieur·es de demain.Qu’il s’agisse de pièces de fusée, d’automobile, de pont ou même d’aliments, la fabrication additive (FA) redéfinit complètement le champ des possibles dans de très nombreux domaines d’activités. Elle offre des perspectives prometteuses en matière de matériaux, mais elle pose également des défis techniques, économiques et environnementaux qui nécessitent une maturation et une adaptation des procédés en lien avec les matériaux utilisés.Plus connu sous la dénomination « impression 3D », ce procédé met en œuvre des polymères (plastiques) ou des alliages métalliques pour fabriquer des objets du quotidien. Les imprimantes 3D polymères sont accessibles au grand public pour quelques centaines d’euros. Elles permettent notamment de fabriquer des pièces prototypes (d’où le nom prototypage rapide), des coques de téléphone, des pièces de rechange, des prothèses, des bijoux, des jouets, des objets de décorations ou des maquettes.Lire la suite de l’article
DDes matériaux plus solides et plus durables grâce à une astuce de chimie Dans un contexte industriel où la durabilité des matériaux devient un enjeu majeur, deux chercheurs du laboratoire Ingénierie des Matériaux Polymères (IMP) ont mis au point une nouvelle approche pour rendre les matériaux thermodurcissables beaucoup plus résistants aux fissures. Simple dans son principe et très efficace dans ses résultats, cette innovation pourrait contribuer au développement de matériaux à la fois plus solides et plus durables.Les matériaux thermodurcissables occupent une place centrale dans l’industrie moderne. Résines époxy, composites, colles structurales ou revêtements anticorrosion : ils forment la colonne vertébrale d’applications allant du transport terrestre aux technologies spatiales.Leur rigidité et leur capacité à conserver leurs propriétés en conditions extrêmes en font des alliés précieux. Pourtant, ces matériaux présentent une faiblesse critique : une fissure qui s’initie à la suite d’un choc se propage souvent très rapidement, menant à une rupture brutale.Dans un contexte où ces matériaux ne sont pas recyclables, augmenter leur résistance et leur durée de vie devient un enjeu majeur à la fois scientifique, industriel et environnemental.L’approche imaginée par Julien Bernard, directeur de recherche au CNRS, en collaboration avec Frédéric Lortie, professeur à l’INSA Lyon, repose sur une idée simple : générer, directement au sein du matériau thermodurcissable, de petits domaines capables d’absorber l’énergie lorsqu’un choc survient. Pour y parvenir, les chercheurs produisent des « copolymères à blocs », c’est-à-dire des chaînes macromoléculaires composées de plusieurs blocs de compositions chimiques différentes qui, au sein du matériau, conduisent à un panel d’auto-assemblages de formes et de tailles bien définies.Lire la suite de l’article
SSel et matériau poreux : des enjeux cachés Bois, béton, roches, ciments, les matières poreuses sont tout autour de nous et constituent une part importante des matériaux de construction que nous utilisons. Ces matériaux poreux sont particulièrement sensibles à la présence d’eau dans le milieu environnant. Mais cette eau est rarement pure et contient souvent du sel, issu de processus naturels (embruns marin) ou artificiels (salage des routes en hiver).Mais comment ces matériaux poreux réagissent-ils à l’eau salée ?Explication d’Olivier Vincent, physicien CNRS à l’Institut Lumière Matière.>> L’intégralité de ce billet est disponible sur le blog :Focus science
LLe tricot, métamatériau du quotidien Léger, doux, résistant, déformable et parfois moche, le tricot n’est pas seulement un objet du quotidien ; c’est aussi un métamatériau dont les propriétés extraordinaires intéressent beaucoup les physiciens.Si la recherche en physique est souvent associée à des infrastructures techniques aussi gigantesques que le LHC, il lui arrive aussi de s’intéresser aux objets du quotidien. « J’ai depuis très longtemps un intérêt marqué pour les matériaux de la vie ordinaire qui présentent des propriétés extraordinaires, explique ainsi Audrey Steinberger, chargée de recherche CNRS au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon. Dans un article récemment publié avec des chercheurs français et japonais, Audrey Steinberger a ainsi présenté une étude menée sur des tricots en jersey, le mode de fabrication le plus courant et le plus facile à réaliser avec des machines industrielles. Ces résultats ouvrent un nouveau champ de recherche qui pourrait aboutir à l’élaboration de nouveaux matériaux antichocs et antivibrations.>> Lire l’article complet sur le site :CNRS
LLe verre, un liquide solide Le verre est un matériau dont la structure est très particulière, il s’apparente à un liquide tout en étant solide, il a la composition d’une céramique tout en étant transparent.À l’occasion de l’Année internationale du verre, la BU Lyon 1 vous invite à assister à un atelier de chimie sur ce matériau particulier. Les expériences réalisées présenteront sa fabrication, l’origine de sa transparence et ses diverses utilisations de l’art à l’industrie en passant par la vie quotidienne.Animé par :Françoise Langlois, chercheure associée au Laboratoire Sciences, Société, Historicité, Éducation et Pratiques – S2HEP ;Mathieu Maillard, Laboratoire des Multimatériaux et Interfaces (Université Claude Bernard Lyon 1, CNRS, Université de Lyon).Pour en savoir plus :Programme à la BU Lyon 1PPour aller pus loin :Verre ou cristal ? Quand le métal se joue du désordre | Un article Pop’Sciences, août 2022La légende voudrait que les vitraux soient plus épais à la base à cause de l’écoulement du verre au fil des siècle. Ici, un vitrail représentant l’Annonciation, à la cathédrale Notre-Dame (Bourges, 1451). / © Creative Commons
UUn béton vert est-il possible ? Véritable roche liquide à température ambiante, l’usage du béton est d’une incomparable commodité, ce qui le rend difficilement remplaçable.En France, plus de 80 % du patrimoine bâti est en béton. Cet usage généralisé n’est pas sans conséquence, que ce soit sur les émissions de CO2, principalement liées à la fabrication du ciment, ou sur la production de déchets minéraux de déconstruction.Dans ce contexte, l’Ifsttar explore les pistes pouvant conduire à un béton « vert ».Découvrez le dossier thématique : Un béton vert est-il possible ?espace web sciences et societe de l’IFSTTAR