POP'SCIENCES FORUM : du 27 novembre au 5 décembre | CONSULTEZ LE PROGRAMME !

[Pop’Sciences Forum] Citoyens, la ville de demain nous appartient !

[[Pop’Sciences Forum] Citoyens, la ville de demain nous appartient !

Nos collectivités développent massivement des stratégies de “smart-city”, de “e-city” ou encore de “learning-city”, au service de villes dites plus intelligentes, flexibles et optimisées par le numérique. Dans le même temps des initiatives citoyennes fleurissent massivement dans nos quartiers, au sein desquels les habitants participent à la fabrique de leurs cités et mettent en oeuvre de nouveaux usages ou de nouvelles pratiques sociales.

Cette édition du Pop’Sciences Forum s’intéresse à ces nouveaux phénomènes de transformation de la ville et de la citoyenneté, encouragés par le développement du numérique. Nous sollicitons des expertises en urbanisme, en sociologie, en architecture, en informatique ou encore en sciences politiques, pour découvrir, débattre et imaginer la place que les citoyens peuvent avoir dans cette ville de demain. Entre habitants, travailleurs, chercheurs, aménageurs, élus et artistes, nous ouvrons 4 journées de débats. 4 chantiers éphémères de réflexions et de débat à propos de l’avenir des lieux de la cité, des formes d’habitabilité, de la mobilité, du big data, ou encore de la nuit.

La ville intelligente est une ville où le numérique nous invite à réinventer notre rapport à la cité, aux temps, aux espaces, aux connaissances et aux autres … Quelles opportunités pouvons-nous saisir pour mieux optimiser nos déplacements, nos interactions, notre bien-être, le coût de la ville, sa durabilité et sa gouvernance ?

POSONS LES BASES DU MÉTIER DE CITOYEN DE DEMAIN, IMAGINONS UNE VILLE INTELLIGENTE – OU PAS SI BÊTE – QUI ASSOCIE LE NUMÉRIQUE À D’AUTRES FORMES D’INNOVATIONS SOCIALES ET CULTURELLES.

PROGRAMMATION

INTERVENANTS   |   AFFICHE  PROGRAMME PDF

Affiche_citoyens la villle de demain vous appartient_popsciences_forum

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[Pop’Sciences Forum] Réinventer nos déplacements

[[Pop’Sciences Forum] Réinventer nos déplacements

Une journée pour petits et grands. Imaginez les scénarios d’évolution du territoire, des infrastructures et des pratiques de la ville.

Nous proposons de penser de nouvelles interactions entre les habitants, leurs déplacements, les modes de transports disponibles et les aménagements urbains à venir. Dans un contexte métropolitain et de numérisation croissante, comment une ville comme Rillieux-la-Pape peut-elle effacer ses frontières et ses aménagements ségrégants qui contraignent les mobilités, cloisonnent les quartiers et leurs habitants ? Quels leviers actionner pour de nouvelles mobilités plus durables et participant d’un meilleur “vivre-ensemble” ? Cet événement veut permettre de changer le regard des habitants et des usagers sur leur propre territoire et ainsi participer à l’appropriation collective de l’avenir de leurs environnements de vie.

popsciences-forum-rillieux-la-pape-mobilité

@Denys-Nevozhai

PROGRAMME

À PARTIR DE 14H30 | Labs, ateliers

  • ROBOSPECTIF. Invente un robot mobile pour demain
  • DATA PUSHER. L’utilisation de notre smartphone n’est pas sans conséquence !
  • WALL-E à RILLIEUX ! Développe un robot autonome et déplace toi sur la maquette de ta ville !

Conception, animation : ENTPE, Le TUBA, Les Bricodeurs, GPV Rillieux-La-Pape

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18H30 | Pop’Cast (émission radio participative)

3 UTOPIES POUR LA MOBILITÉ DE DEMAIN

Les  innovations technologiques et les nouveaux usages des modes de transports explosent (vélo libre service, véhicules autonomes, applications de transports partagés, GPS communautaires…). Ces innovations sont-elles réellement en phase avec les attentes de tous les usagers ? Ceux du centre-ville autant que ceux des périphéries ou des campagnes ? Osons un triple regard sur 3 autres formes d’innovations qui pourraient peut-être bien révolutionner nos mobilités : la dé-mobilité, les transports gratuits et le retour au village urbain.

  • Animation : Matthieu Adam, post-doctorant (Laboratoire Aménagement Économie Transports, LabEx Intelligences des Mondes Urbains)
  • Invités : Nathalie Ortar, anthropologue, directrice de recherche (Laboratoire Aménagement Économie des Transports, ENTPE); Emmanuel Ravalet, docteur en économie des transports et en études urbaines (Université de Lausanne) et chef de projet (Mobil’Homme); Florence Paulhiac, urbaniste et professeure (Université du Québec à Montréal)

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20H00 – 20h30 | Théâtre

PORTRAIT DE RILLIEUX LA PAPE

Une balade, le théâtre de la ville… Un comédien, une comédienne, se promènent à Rillieux-la-Pape, sentent le vent, touchent le béton, rencontrent, discutent, voient les habitants, juste le temps de passer, puis d’aller ailleurs, au prochain tournant, au prochain brin d’herbe, arrêt de bus, boutique, entreprise. Et emportent tout sur la scène, et le public ébahi va avec eux !… La balade, quelle comédie.

  • Par le Collectif X

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20H30 – 22H00 | Ciné-débat

LES IMAGINAIRES CINÉMATOGRAPHIQUES DES MOBILITÉS DE DEMAIN

Extraits choisi des films Zootopia, Koyanisqatsi, High rise et Waterworld.

La mobilité est le carburant des villes. Elle est ce flux incessant qui fait que nos cités fonctionnent et peuvent “tourner”. Le cinéma a largement participé à symboliser des cités fictives, utopiques ou non, qui dessinent les contours des imaginaires urbains et qui sont autant de pistes de réflexion pour construire cette fameuse ville de demain.

  • Invité : Geoffrey Mollé; doctorant en géographie urbaine à l’Université Lyon 2 (Laboratoire Environnement Ville société),

Pop’Sciences Forum #2

PPop’Sciences Forum #2

CCitoyens, la ville de demain Nous appartient !

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Nos collectivités développent massivement des stratégies de “smart-city”, de “e-city” ou encore de “learning-city”, au service de villes dites plus intelligentes, flexibles et optimisées par le numérique. Dans le même temps des initiatives citoyennes fleurissent massivement dans nos quartiers, au sein desquels les habitants participent à la fabrique de leurs cités et mettent en oeuvre de nouveaux usages ou de nouvelles pratiques sociales.

Cette édition du Pop’Sciences Forum s’intéresse à ces nouveaux phénomènes de transformation de la ville et de la citoyenneté, encouragés par le développement du numérique. Nous sollicitons des expertises en urbanisme, en sociologie, en architecture, en informatique ou encore en sciences politiques, pour découvrir, débattre et imaginer la place que les citoyens peuvent avoir dans cette ville de demain. Entre habitants, travailleurs, chercheurs, aménageurs, élus et artistes, nous ouvrons 4 journées de débats. 4 chantiers éphémères de réflexions et de débat à propos de l’avenir des lieux de la cité, des formes d’habitabilité, de la mobilité, du big data, ou encore de la nuit.

La ville intelligente est une ville où le numérique nous invite à réinventer notre rapport à la cité, aux temps, aux espaces, aux connaissances et aux autres … Quelles opportunités pouvons-nous saisir pour mieux optimiser nos déplacements, nos interactions, notre bien-être, le coût de la ville, sa durabilité et sa gouvernance ?

POSONS LES BASES DU MÉTIER DE CITOYEN DE DEMAIN, IMAGINONS UNE VILLE INTELLIGENTE – OU PAS SI BÊTE – QUI ASSOCIE LE NUMÉRIQUE À D’AUTRES FORMES D’INNOVATIONS SOCIALES ET CULTURELLES.

Intervenants

IIntervenants

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Aurore Meyfroidt Docteure en Géographie (ENS Lyon – Université de Vienne) et agrégée de géographie, Aurore Meyfroidt a rejoint le laboratoire PACTE en juin 2017, en tant que post-doctorante dans le cadre du programme INTERREG Alpine Space. Elle est également membre de la Chaire “Habiter Ensemble la Ville de Demain” du Labex Intelligences des Mondes Urbains.

Le Collectif X est une compagnie stéphanoise créée en 2013. Ses membres sont principalement issus de l’École de la Comédie de Saint-Étienne et de l’ENSATT, mais viennent également d’autres horizons. La permanence de l’équipe, la haute fréquence du travail – à raison de plusieurs créations par saison – fondent la force de ce groupe et dessinent naturellement, au fil du temps, une ligne artistique commune.

Emanuele Giordano Enseignant à l’Ecole d’urbanisme de Paris. Après avoir travaillé comme chercheur à l’Université de Venise, il a rejoint l’Université de Montpellier en 2013 où il vient de soutenir sa thèse de doctorat en géographie et urbanisme. Les recherches d’Emanuele Giordano portent sur les conflits temporels (entre fêtards et résidents à Barcelone par exemple), ainsi que sur les usages, l’aménagement et le tourisme nocturne.

Emmanuel Ravalet Titulaire d’un doctorat en Economie des Transports de l’Université de Lyon et d’un PhD en Études Urbaines de l’INRS-UCS, Montréal, Emmanuel Ravalet est chercheur à l’Université de Lausanne et chef de projet dans le bureau d’étude Mobil’Homme. Il travaille sur les comportements de mobilité quotidienne des citadins et les nouveaux services à la mobilité.

Florence Paulhiac Professeure au Département d’études urbaines et touristiques au sein de l’École des Sciences de la gestion, à l’Université du Québec à Montréal, Florence Paulhiac avait auparavant exercé comme maître de conférences à l’Institut d’urbanisme de Grenoble. Elle est titulaire de la Chaire de recherche In.SITU (ESG UQAM) et accueillie pendant 6 mois à Lyon dans le cadre du Collegium de Lyon.

Geoffrey Mollé  Doctorant en géographie urbaine à l’Université Lyon 2 (Environnement Ville société), sa thèse est intitulée : “Habiter le paysage, caractérisation et ethnographie du retour des tours résidentielles dans les villes françaises”. Geoffrey Mollé s’attache à questionner les formes et les modes d’habiter de la ville contemporaine.

Guillaume Faburel Docteur en urbanisme, aménagement et politiques urbaines (2000), Guillaume Faburel a été chercheur invité au Massachusetts Institue of Technology, puis nommé Maître de conférences à l’Université Paris Est. Il a rejoint en tant que professeur, l’Université Lyon 2 en 2012. Il est également chercheur et responsable de l’Axe Etudes Urbaines au laboratoire Triangle. Guillaume Faburel est également membre du comité de direction de l’Ecole urbaine de Lyon.

Hélène Foglar Responsable, pendant près de 20 ans, du pôle veille écologique à la FRAPNA Isère (Fédération Régionale de Protection de la Nature et de l’Environnement), Hélène Foglar s’est forgé une solide expertise autour de la question de la pollution lumineuse, notamment au travers de la conception d’un guide en ligne à destination des communes.Depuis quelques mois elle développe une nouvelle activité de conseil et de formation sur la pollution lumineuse avec Athena-Lum.

Hervé Rivano Professeur à l’INSA de Lyon, il est responsable de l’équipe commune Agora Inria / INSA Lyon du laboratoire CITI. L’équipe se concentre sur la question des réseaux sans fil pour les digital cities. Hervé Rivano avait obtenu son doctorat en novembre 2003 à l’Université de Nice-Sophia Antipolis. Ses recherches portent sur l’optimisation combinatoire appliquée à la conception et à la mise en réseau.

Jean-Michel Deleuil Professeur des universités en géographie, aménagement & urbanisme à l’INSA de Lyon, il est également chercheur au laboratoire Triangle. Issu de la géographie urbaine et sociale, il s’est intéressé aux stratégies, aux pratiques et aux représentations des villes la nuit. Ses recherches portent sur les relations entre la fabrique et la pratique de la ville, ou comment se rencontrent les logiques de production des dispositifs techniques urbains et les usages sociaux.

Les Non Alignés Des artistes, des scientifiques, des écrivains, des techniciens, rassemblés en compagnie de théâtre. Ils sont issus de l’ENSATT, de la Comédie de St-Etienne, du cours Florent, de l’INSA de Lyon, du CERN, de l’EPFL, de l’Ecole Normale Supérieure, et se retrouvent pour créer des objets théâtraux singuliers.

Marie-Cécile Paccard Designer, elle se définit comme “systémique, facilitatrice, oratrice, mentor, moteur d’écosystèmes, écoféministe intersectionnelle”. à partir de son expérience et avec une approche originale, elle donne à interpréter et comprendre la complexité du réel. Autant à propos du burnout que de l’anthropocène.

Marie Bonte Docteure en géographie, elle a soutenu sa thèse intitulée “Beyrouth, états de fête. Géographie des loisirs nocturnes dans une ville post-conflit” en 2017 à l’Université Grenoble-Alpes. Marie Bonte enseigne désormais à l‘Université Jean Moulin – Lyon 3 et est membre de de l’équipe « Justice Sociale » du Laboratoire PACTE.

Marine Albarede Diplômée en sciences politiques et urbanisme, Marine Albarède s’intéresse aux enjeux du développement du numérique au sein de la société. Elle a été chef de projet à la Fondation Internet Nouvelle Génération pendant plusieurs années et est aujourd’hui chargée de développement innovation, numérique et data au sein de la SCOP La Péniche.

Matthieu Adam Membre du Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET)  et du LabEx Intelligences des Mondes Urbains, Matthieu Adam est Post-doctorant de l’Université de Lyon sur le projet Véléval “Évaluation de la praticabilité à vélo des espaces urbains”, ses recherches visent à comprendre les dynamiques territoriales à partir des expériences, pratiques et représentations de leurs acteurs.

Michel Lussault Agrégé de géographie en 1983, maître de conférences à l’université de Tours en 1992, professeur des universités en 1997 dans la même université. Depuis 2008, il est professeur à l’École normale supérieure de Lyon. Michel Lussault est le Directeur de l’École Urbaine de Lyon, qui vise à développer des recherches et formations doctorales sur les questions d’urbanisation mondiale à l’époque de l’entrée dans l’anthropocène.

Nathalie Ortar Anthropologue, Directrice de recherche au Laboratoire Aménagement Économie des Transports (LAET) à l’ENTPE. Elle a obtenu sa thèse en 1998 et a été chercheure émérite invitée à l’Université San Jose (Etats-Unis) en 2010-2011. Depuis elle inscrit l’anthropologie de l’habiter au coeur de ses recherches. Nathalie Ortar aborde la question du développement durable et de l’énergie au travers d’une anthropologie du quotidien et de la culture matérielle.

Sonia Ben Mokhtar Chercheuse au Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’information depuis octobre 2009, elle est à la tête de l’équipe “Distribution et Recherche d’Information, Mobilité”. Sonia Ben Mokhtar a d’abord obtenu son doctorat en 2007 à l’Université Pierre et Marie Curie, puis été chercheuse associée à l’University College London (UCL) pendant deux ans.

Thierry Lengagne Chercheur à l’Université Lyon 1 au Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés (LEHNA), Thierry Lengagne est spécialiste des systèmes de communication chez les animaux. Il s’intéresse notamment aux conséquences des activités humaines (lumière, bruit, expositions nucléaires…) sur la faune sauvage.

Programmation

La mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? | #FDS2018

LLa mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? | #FDS2018

« La mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? » une table-ronde et une projection du film Erasmus, notre plus belle année de Sébastien Legay.

Cette table-ronde proposera de revenir notamment sur le programme ERASMUS, de partager des éléments de bilan, d’appréhender de manière sensible via le reportage des témoignages de cette expérience et d’échanger avec les intervenants autour de l’impact de cette mobilité sur la création d’une identité européenne.

Les intervenants sont :

– Monsieur Eric FROMENT, président fondateur de l’European University Association (EUA), professeur en sciences économiques, ancien conseiller pour les affaires internationales à l’AERES, chef de la mission Europe et affaires internationales à la DGES, ancien Président de l’Université Lyon 2 ;

 – Monsieur Jean MALBOS, responsable Europe et international à l’ITSRA (Institut de travail social de la région Auvergne) ;

 – Monsieur Jean-Luc LAMBOLEY (en attente de confirmation), professeur des Universités, humaniste, doyen de la Faculté d’Histoire, Géographie, Histoire de l’Art et Archéologie et Tourisme de Lyon. Promoteur de Bologne et coordinateur de l’équipe française des experts de Bologne.

Table-ronde mise en place avec l’aide du labex COMOD.

Cette table-ronde est proposée dans le cadre du lancement régional de la Fête de la Science en Auvergne-Rhône-Alpes qui se tiendra juste avant (dès 18h).
Si vous souhaitez recevoir une invitation au lancement régional, merci d’envoyer un mail à isabelle.bonardi@universite-lyon.fr

Cycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

CCycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

Le vieillissement de la population française est un enjeu majeur auquel acteurs publics, privés et associatifs cherchent à répondre. Si aujourd’hui une personne sur quatre est âgée de plus de 60 ans, il s’agira d’un tiers en 2060, ce qui est susceptible d’entraîner d’importantes évolutions socio-économiques. Acteurs territoriaux et chercheurs se sont intéressés à la question et invitent à trouver des moyens de retarder le plus possible l’entrée des seniors dans la dépendance afin d’alléger les dépenses publiques associées au soin et à la santé. Il faut que les villes se saisissent de cet enjeu au niveau local, afin d’en évaluer les circonstances et d’y répondre de manière appropriée.

La vieillesse est toutefois souvent considérée comme incompatible avec la ville, jeune, active et bruyante. En milieu urbain les aînés font face à de nombreux obstacles et sont peu pris en compte lors de décisions d’aménagement, destinés davantage aux adultes professionnels travaillant en ville. Les seniors pourraient néanmoins grandement bénéficier de ce que les villes ont à offrir. Une offre de transport variée, des commerces et services de proximité accessibles, de nombreuses activités sociales et culturelles, des jardins publics et des courtes distances sont au cœur des besoins des personnes âgées, leur offrant davantage d’autonomie, d’indépendance et d’opportunités de maintenir des liens sociaux et de prévenir l’isolement. Il apparaît alors nécessaire de se libérer de l’opinion selon laquelle ville et vieillesse sont incompatibles et de s’interroger sur les manières de rendre les centres urbains plus accueillants pour les aînés.

 

Dans le cadre de la Semaine Bleue des Seniors, tenue à Lyon du 8 au 14 octobre 2018, le TUBÀ s’intéresse à cet enjeu de vieillissement de la population, en se concentrant tout particulièrement sur trois thématiques : l’intergénération, la mobilité des seniors et les gérontechnologies.

 

Face à l’isolement, la nécessité de recréer du lien

Chaque génération fait face à des défis et à des besoins qui lui sont propres, possède des capacités et expériences différentes et pourrait bénéficier en cela d’une entraide avec les autres. Ainsi, une ville intergénérationnelle cherche à répondre aux besoins de chacun tout en encourageant l’entraide et l’interaction entre personnes d’âges différents. Les seniors d’aujourd’hui et de demain sont qualifiés et ont des compétences qu’il pourrait être bénéfique de recycler et d’utiliser dans la société, par exemple au travers du bénévolat et d’activités sociales, culturelles ou politiques. Pour les seniors, l’intergénération représente une opportunité de renforcer les liens sociaux et de minimiser le sentiment d’isolement. Pour les jeunes, ceci entraîne une meilleure confiance en soi, de meilleurs résultats scolaires et finalement une meilleure insertion sociale et professionnelle. La présence de différentes générations au sein d’un même espace permettrait de lutter contre l’âgisme, et de construire un tissu social plus cohésif.

Dans l’espace privé, cette dynamique intergénérationnelle se manifeste au travers de logement ou d’immeubles partagés par des personnes d’âges variés. D’une part, une colocation intergénérationnelle permet de réunir des seniors propriétaires et des jeunes étudiants ou jeunes ménages cherchant à réduire leur loyer en échange de services tels que des courses, de la compagnie ou des tâches ménagères. D’autre part, les immeubles intergénérationnels accueillent jeunes, adultes, familles et aînés dans des habitations différentes. Des échanges de services peuvent alors se mettre en place entre voisins, comme la garde d’enfants, le tutorat, etc.

Dans l’espace public, on encourage la recherche d’un équilibre entre des espaces multifonctionnels permettant une diversité d’usages et des services destinés à une génération en particulier. Ainsi, une école primaire destinée aux enfants en semaine pourrait se transformer en lieu communautaire et associatif les weekends, offrant à des générations variées l’opportunité de se réunir dans le cadre d’activités et d’événements destinés à tous. Si jeunes et aînés sont aujourd’hui peu pris en compte dans l’aménagement urbain, il est important qu’ils soient invités à participer davantage à la conception et gestion des espaces qui leur sont destinés. Après tout, puisque ceux sont eux qui passent le plus de temps dans leur quartier, pourquoi devraient-ils être les derniers à participer à la prise de décision ? Une ville intergénérationnelle est alors une ville où non seulement de nombreuses générations se côtoient et collaborent, mais où elles s’investissent toutes pour façonner leur environnement et son futur.

 

Mobilité et déplacements

Pour les personnes âgées, la mobilité est le garant de liens sociaux et d’autonomie. Conduire, prendre les transports en commun ou encore marcher leur permet de participer à des activités sociales, de continuer leurs loisirs, et de lutter contre l’isolement. Avec l’âge, des déficiences physiques et cognitives viennent restreindre les déplacements et leur zone de vie. L’arrêt de la conduite, souvent prématurée suite à une sous-estimation de leurs capacités, entraîne les seniors dans la dépendance et les pousse à se tourner vers des formes alternatives de mobilité. L’usage des transports en commun est parfois limité par de nombreux défis, tels que leur fréquence de passage, la présence de sièges à la station, ainsi que la disponibilité des informations sur l’offre de transport.

Le dernier kilomètre est également un enjeu clef : certains aînés craignent de s’aventurer dans des espaces peu sécurisés et mal aménagés, craignant de tomber ou d’être agressé. La mise en place de services d’accompagnements encouragerait les seniors à se déplacer en transport en commun ou sur de courtes distances. En somme, de nombreuses solutions sont disponibles pour faciliter les déplacements des seniors. Il s’agirait désormais de centraliser l’information sur les modes de mobilité alternatifs afin de faciliter la recherche et d’adapter les services aux besoins spécifiques de chaque personne âgée.

 

Gérontechnologies

Les nouvelles technologies de l’information et communication, lorsque destinées à créer de meilleurs cadres de vie pour les personnes âgées et à faciliter leur soin, sont parfois nommées gérontechnologies. De nombreux outils ont été conçus, offrant une variété de services. Certains cherchent à compenser les déficiences des seniors ou à stimuler leurs capacités physiques ou mentales. D’autres cherchent à maintenir du lien social en fournissant des informations sur les activités sociales et culturelles disponibles, des moyens de communiquer facilement avec des proches. Facilitée par les nouvelles technologies, la mobilité inversée consiste à faire venir biens et services au domicile des personnes âgées et semble être une solution intéressante pour les seniors pour qui se déplacer est devenu beaucoup trop contraignant. Les tâches des aidants familiaux peuvent également être allégées par certaines technologies en lien avec le lieu de vie du senior, telles que la télé-sécurité ou la domotique.

Il ne faut toutefois pas croire que la technologie est la réponse à tous les maux des personnes âgées. La fracture numérique, creusée par les expériences professionnelles, les ressources ou les lieux de vie, empêche parfois certaines personnes de se servir de ces technologies par manque de compétences. D’autres refusent tout simplement de s’en servir, refusant de s’y intéresser ou de modifier leur mode de vie. Enfin, malgré les bénéfices qu’elles pourraient apporter, un certain stigmate est associé aux gérontechnologies. L’utilisation de ces technologies doit être appropriée et réfléchie, puisqu’elle peut renforcer le sentiment d’être vieux : en s’en servant les seniors reconnaissent leurs déficiences cognitives ou physiques que le numérique cherche à compenser.

 

Le TUBA propose

L’intergénération, la mobilité et les gérontechnologies sont des thématiques complexes mais qui doivent toutefois être discutées et explorées afin de s’adapter au vieillissement de la population française. C’est pourquoi le TUBA a choisi de s’y intéresser et d’organiser des activités afin de sensibiliser un public varié. Si ces sujets vous intéressent et si vous désirez en apprendre davantage nous vous invitons à découvrir les événements suivants :

  • Une table-ronde sur le numérique comme outil facilitant les déplacements des seniors
  • Une table-ronde sur les liens intergénérationnels
  • Un atelier pour penser et construire une ville intergénérationnelle (dates à venir)
  • Un mini-salon des objets connectés (date à venir)

Quelle accessibilité à la ville, pour tous ?

QQuelle accessibilité à la ville, pour tous ?

Dans le cadre du cycle 7 des Rencontres des Savoirs : « La ville pour toutes et pour tous »

Conférence autour de l’ouvrage “Vers un droit à la mobilité pour tous”, de Dominique Mignot et Silvia Rosales Montano

« À une époque où la mobilité généralisée est la norme, l’existence d’inégalités en matière de déplacements devient un enjeu crucial pour les politiques publiques. La plupart des études quantitatives et qualitatives montrent que les mécanismes générateurs des inégalités sont complexes et imparfaitement connus. Préciser leur traduction dans le domaine des transports et, plus concrètement, de ceux qui concernent la mobilité au sein des modes de vie quotidiens, a été un des objectifs majeurs de cet ouvrage. Ce livre tente ainsi de clarifier des notions et des faits pour contribuer à la construction d’une transition durable du “droit au transport ” au “droit à la mobilité pour tous”. »

Co-auteurs : Dominique Mignot, Economiste des transports, Directeur du département « Transports, santé, sécurité » de l’Ifsttar.

Silvia Rosales Montano, Economiste des transports, URBA Lyon

Une conférence organisée par l’ IFSTTAR et la Ville de Bron

En savoir plus sur le site de la Ville de Bron

La question du genre dans les transports

LLa question du genre dans les transports

Les défis actuels liés aux transports, à la mobilité et à la sécurité sont-ils une question de genre ?

La différence entre les deux sexes a longtemps été négligée dans l’organisation du territoire, comme dans les transports.

Les planificateurs des transports ne distinguaient pas les individus en fonction de leur groupe de sexe d’appartenance. Pourtant, les décisions étaient essentiellement prises par des hommes, en fonction de leurs intérêts et de leurs expériences. Cette omission a accentué et pérennisé les inégalités entre hommes et femmes au regard de la mobilité.

Des recherches sont menées à l’Ifsttar sur la question du genre dans les transports, la mobilité et la sécurité.

Découvrez le dossier thématique sur l’espace Science et Société de l’Ifsttar

 

La science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

LLa science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

A l’occasion de la Fête de la Science, les acteurs de la recherche se mobilisent pour vous faire découvrir tout ce qu’il se cache derrière le mot recherche. Langage, numérique, mobilité, neurosciences, développement durable, autant de domaines qui nous questionnent et nous fascinent.

Au programme ateliers, projections, échanges en présence des acteurs de la recherche d’aujourd’hui.

Programmation complète à découvrir sur le site de la Médiathèque de Bron début septembre.

Intervenants : membres d’unité de recherche CNRS, INRA, Ifsttar, Inserm, Irstea

Public visé : à partir de 8 ans | Inscription obligatoire

 

Médiathèque Jean Prévost, ville de Bron

 

Consultez toute la programmation Fête de la Science 2018

en Métropole de Lyon et Rhône