La mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? | #FDS2018

LLa mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? | #FDS2018

Documentaire de Sébastien Legay – Production BANGUMI

« La mobilité des jeunes fait-elle l’Europe ? » une table-ronde et une projection du film Erasmus, notre plus belle année de Sébastien Legay.

Cette table-ronde proposera de revenir notamment sur le programme ERASMUS, de partager des éléments de bilan, d’appréhender de manière sensible via le reportage des témoignages de cette expérience et d’échanger avec les intervenants autour de l’impact de cette mobilité sur la création d’une identité européenne.

Les intervenants sont :

– Monsieur Eric FROMENT, président fondateur de l’European University Association (EUA), professeur en sciences économiques, ancien conseiller pour les affaires internationales à l’AERES, chef de la mission Europe et affaires internationales à la DGES, ancien Président de l’Université Lyon 2 ;

 – Monsieur Daniel FRANDJI,  Maitre de conférences en sociologie à l’ESPE – Université Lyon 1 – laboratoire TRIANGLE (Action, discours, pensée politique et économique, CNRS / ENS de Lyon / Université Lyon 2 / Sciences Po Lyon / Université Jean Monnet Saint-Etienne) ;

 – Monsieur Jean MALBOS, responsable Europe et international à l’ITSRA (Institut de travail social de la région Auvergne) ;

 – Monsieur Jean-Luc LAMBOLEY (en attente de confirmation), professeur des Universités, humaniste, doyen de la Faculté d’Histoire, Géographie, Histoire de l’Art et Archéologie et Tourisme de Lyon. Promoteur de Bologne et coordinateur de l’équipe française des experts de Bologne.

Table-ronde mise en place avec l’aide du labex COMOD.

Cette table-ronde est proposée dans le cadre du lancement régional de la Fête de la Science en Auvergne-Rhône-Alpes qui se tiendra juste avant (dès 18h).
Si vous souhaitez recevoir une invitation au lancement régional, merci d’envoyer un mail à isabelle.bonardi@universite-lyon.fr

Cycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

CCycle de médiation – Bien vieillir en ville et liens intergénérationnels

Le vieillissement de la population française est un enjeu majeur auquel acteurs publics, privés et associatifs cherchent à répondre. Si aujourd’hui une personne sur quatre est âgée de plus de 60 ans, il s’agira d’un tiers en 2060, ce qui est susceptible d’entraîner d’importantes évolutions socio-économiques. Acteurs territoriaux et chercheurs se sont intéressés à la question et invitent à trouver des moyens de retarder le plus possible l’entrée des seniors dans la dépendance afin d’alléger les dépenses publiques associées au soin et à la santé. Il faut que les villes se saisissent de cet enjeu au niveau local, afin d’en évaluer les circonstances et d’y répondre de manière appropriée.

La vieillesse est toutefois souvent considérée comme incompatible avec la ville, jeune, active et bruyante. En milieu urbain les aînés font face à de nombreux obstacles et sont peu pris en compte lors de décisions d’aménagement, destinés davantage aux adultes professionnels travaillant en ville. Les seniors pourraient néanmoins grandement bénéficier de ce que les villes ont à offrir. Une offre de transport variée, des commerces et services de proximité accessibles, de nombreuses activités sociales et culturelles, des jardins publics et des courtes distances sont au cœur des besoins des personnes âgées, leur offrant davantage d’autonomie, d’indépendance et d’opportunités de maintenir des liens sociaux et de prévenir l’isolement. Il apparaît alors nécessaire de se libérer de l’opinion selon laquelle ville et vieillesse sont incompatibles et de s’interroger sur les manières de rendre les centres urbains plus accueillants pour les aînés.

 

Dans le cadre de la Semaine Bleue des Seniors, tenue à Lyon du 8 au 14 octobre 2018, le TUBÀ s’intéresse à cet enjeu de vieillissement de la population, en se concentrant tout particulièrement sur trois thématiques : l’intergénération, la mobilité des seniors et les gérontechnologies.

 

Face à l’isolement, la nécessité de recréer du lien

Chaque génération fait face à des défis et à des besoins qui lui sont propres, possède des capacités et expériences différentes et pourrait bénéficier en cela d’une entraide avec les autres. Ainsi, une ville intergénérationnelle cherche à répondre aux besoins de chacun tout en encourageant l’entraide et l’interaction entre personnes d’âges différents. Les seniors d’aujourd’hui et de demain sont qualifiés et ont des compétences qu’il pourrait être bénéfique de recycler et d’utiliser dans la société, par exemple au travers du bénévolat et d’activités sociales, culturelles ou politiques. Pour les seniors, l’intergénération représente une opportunité de renforcer les liens sociaux et de minimiser le sentiment d’isolement. Pour les jeunes, ceci entraîne une meilleure confiance en soi, de meilleurs résultats scolaires et finalement une meilleure insertion sociale et professionnelle. La présence de différentes générations au sein d’un même espace permettrait de lutter contre l’âgisme, et de construire un tissu social plus cohésif.

Dans l’espace privé, cette dynamique intergénérationnelle se manifeste au travers de logement ou d’immeubles partagés par des personnes d’âges variés. D’une part, une colocation intergénérationnelle permet de réunir des seniors propriétaires et des jeunes étudiants ou jeunes ménages cherchant à réduire leur loyer en échange de services tels que des courses, de la compagnie ou des tâches ménagères. D’autre part, les immeubles intergénérationnels accueillent jeunes, adultes, familles et aînés dans des habitations différentes. Des échanges de services peuvent alors se mettre en place entre voisins, comme la garde d’enfants, le tutorat, etc.

Dans l’espace public, on encourage la recherche d’un équilibre entre des espaces multifonctionnels permettant une diversité d’usages et des services destinés à une génération en particulier. Ainsi, une école primaire destinée aux enfants en semaine pourrait se transformer en lieu communautaire et associatif les weekends, offrant à des générations variées l’opportunité de se réunir dans le cadre d’activités et d’événements destinés à tous. Si jeunes et aînés sont aujourd’hui peu pris en compte dans l’aménagement urbain, il est important qu’ils soient invités à participer davantage à la conception et gestion des espaces qui leur sont destinés. Après tout, puisque ceux sont eux qui passent le plus de temps dans leur quartier, pourquoi devraient-ils être les derniers à participer à la prise de décision ? Une ville intergénérationnelle est alors une ville où non seulement de nombreuses générations se côtoient et collaborent, mais où elles s’investissent toutes pour façonner leur environnement et son futur.

 

Mobilité et déplacements

Pour les personnes âgées, la mobilité est le garant de liens sociaux et d’autonomie. Conduire, prendre les transports en commun ou encore marcher leur permet de participer à des activités sociales, de continuer leurs loisirs, et de lutter contre l’isolement. Avec l’âge, des déficiences physiques et cognitives viennent restreindre les déplacements et leur zone de vie. L’arrêt de la conduite, souvent prématurée suite à une sous-estimation de leurs capacités, entraîne les seniors dans la dépendance et les pousse à se tourner vers des formes alternatives de mobilité. L’usage des transports en commun est parfois limité par de nombreux défis, tels que leur fréquence de passage, la présence de sièges à la station, ainsi que la disponibilité des informations sur l’offre de transport.

Le dernier kilomètre est également un enjeu clef : certains aînés craignent de s’aventurer dans des espaces peu sécurisés et mal aménagés, craignant de tomber ou d’être agressé. La mise en place de services d’accompagnements encouragerait les seniors à se déplacer en transport en commun ou sur de courtes distances. En somme, de nombreuses solutions sont disponibles pour faciliter les déplacements des seniors. Il s’agirait désormais de centraliser l’information sur les modes de mobilité alternatifs afin de faciliter la recherche et d’adapter les services aux besoins spécifiques de chaque personne âgée.

 

Gérontechnologies

Les nouvelles technologies de l’information et communication, lorsque destinées à créer de meilleurs cadres de vie pour les personnes âgées et à faciliter leur soin, sont parfois nommées gérontechnologies. De nombreux outils ont été conçus, offrant une variété de services. Certains cherchent à compenser les déficiences des seniors ou à stimuler leurs capacités physiques ou mentales. D’autres cherchent à maintenir du lien social en fournissant des informations sur les activités sociales et culturelles disponibles, des moyens de communiquer facilement avec des proches. Facilitée par les nouvelles technologies, la mobilité inversée consiste à faire venir biens et services au domicile des personnes âgées et semble être une solution intéressante pour les seniors pour qui se déplacer est devenu beaucoup trop contraignant. Les tâches des aidants familiaux peuvent également être allégées par certaines technologies en lien avec le lieu de vie du senior, telles que la télé-sécurité ou la domotique.

Il ne faut toutefois pas croire que la technologie est la réponse à tous les maux des personnes âgées. La fracture numérique, creusée par les expériences professionnelles, les ressources ou les lieux de vie, empêche parfois certaines personnes de se servir de ces technologies par manque de compétences. D’autres refusent tout simplement de s’en servir, refusant de s’y intéresser ou de modifier leur mode de vie. Enfin, malgré les bénéfices qu’elles pourraient apporter, un certain stigmate est associé aux gérontechnologies. L’utilisation de ces technologies doit être appropriée et réfléchie, puisqu’elle peut renforcer le sentiment d’être vieux : en s’en servant les seniors reconnaissent leurs déficiences cognitives ou physiques que le numérique cherche à compenser.

 

Le TUBA propose

L’intergénération, la mobilité et les gérontechnologies sont des thématiques complexes mais qui doivent toutefois être discutées et explorées afin de s’adapter au vieillissement de la population française. C’est pourquoi le TUBA a choisi de s’y intéresser et d’organiser des activités afin de sensibiliser un public varié. Si ces sujets vous intéressent et si vous désirez en apprendre davantage nous vous invitons à découvrir les événements suivants :

  • Une table-ronde sur le numérique comme outil facilitant les déplacements des seniors
  • Une table-ronde sur les liens intergénérationnels
  • Un atelier pour penser et construire une ville intergénérationnelle (dates à venir)
  • Un mini-salon des objets connectés (date à venir)

Quelle accessibilité à la ville, pour tous ?

QQuelle accessibilité à la ville, pour tous ?

Dans le cadre du cycle 7 des Rencontres des Savoirs : « La ville pour toutes et pour tous »

Conférence autour de l’ouvrage “Vers un droit à la mobilité pour tous”, de Dominique Mignot et Silvia Rosales Montano

« À une époque où la mobilité généralisée est la norme, l’existence d’inégalités en matière de déplacements devient un enjeu crucial pour les politiques publiques. La plupart des études quantitatives et qualitatives montrent que les mécanismes générateurs des inégalités sont complexes et imparfaitement connus. Préciser leur traduction dans le domaine des transports et, plus concrètement, de ceux qui concernent la mobilité au sein des modes de vie quotidiens, a été un des objectifs majeurs de cet ouvrage. Ce livre tente ainsi de clarifier des notions et des faits pour contribuer à la construction d’une transition durable du “droit au transport ” au “droit à la mobilité pour tous”. »

Co-auteurs :

Dominique Mignot, Economiste des transports, Directeur du département « Transports, santé, sécurité » de l’Ifsttar.

Silvia Rosales Montano, Economiste des transports, URBA Lyon

Entrée libre et gratuite

plus d’infos : www.ville-bron.fr

Une conférence organisée par l’ IFSTTAR et la Ville de Bron

La question du genre dans les transports

LLa question du genre dans les transports

Les défis actuels liés aux transports, à la mobilité et à la sécurité sont-ils une question de genre ?

La différence entre les deux sexes a longtemps été négligée dans l’organisation du territoire, comme dans les transports.

Les planificateurs des transports ne distinguaient pas les individus en fonction de leur groupe de sexe d’appartenance. Pourtant, les décisions étaient essentiellement prises par des hommes, en fonction de leurs intérêts et de leurs expériences. Cette omission a accentué et pérennisé les inégalités entre hommes et femmes au regard de la mobilité.

Des recherches sont menées à l’Ifsttar sur la question du genre dans les transports, la mobilité et la sécurité.

Découvrez le dossier thématique sur l’espace Science et Société de l’Ifsttar

 

La science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

LLa science : de nouvelles intelligences ? | #FDS2018

A l’occasion de la Fête de la Science, les acteurs de la recherche se mobilisent pour vous faire découvrir tout ce qu’il se cache derrière le mot recherche. Langage, numérique, mobilité, neurosciences, développement durable, autant de domaines qui nous questionnent et nous fascinent.

Au programme ateliers, projections, échanges en présence des acteurs de la recherche d’aujourd’hui.

Programmation complète à découvrir sur le site de la Médiathèque de Bron début septembre.

Intervenants : membres d’unité de recherche CNRS, INRA, Ifsttar, Inserm, Irstea

Public visé : à partir de 8 ans | Inscription obligatoire

 

Médiathèque Jean Prévost, ville de Bron

 

Consultez toute la programmation Fête de la Science 2018

en Métropole de Lyon et Rhône

Planification des mobilités – Formation à distance

PPlanification des mobilités – Formation à distance

Ce MOOC est le produit d’une collaboration entre deux laboratoires de recherche : le Laboratoire de Sociologie Urbaine (LaSUr) de l’Ecole Polytechnique de Lausanne et le Laboratoire Aménagement Économie Transport (LAET) de L’ENTPE à l’Université de Lyon.

Au-delà du transport, la mobilité englobe une multitude dimensions qui interagissent en permanence. Elles impliquent des choix qui s’inscrivent dans le temps et dans l’espace des métropoles modernes. Ces choix sont au cœur de l’exercice de la planification. « Planification des mobilités » présente ainsi, suivant 5 semaines, les enjeux environnementaux, économiques, territoriaux et sociaux de la mobilité. Avec la participation de nombreux intervenants, le cours met à votre disposition des éléments théoriques, des analyses, des outils, des techniques et des exemples pratiques qui vous aideront pour entreprendre une démarche de planification de mobilité.

Inscriptions sur Coursera :
https://www.coursera.org/learn/planification-mobilites/

Vous pouvez accéder aux vidéos de cours et à certains contenus de cours gratuitement.
La certification est payante.

Découvrez le teaser  

Mobilité et distraction : les enfants bougent ensemble !

MMobilité et distraction : les enfants bougent ensemble !

Par Alexandra Fort, chercheuse en neurosciences cognitives et Christophe Jallais, chercheur en psychologie cognitive

Département  TS2 (Transport Santé Sécurité) Laboratoire LESCOT (Laboratoire Ergonomie et Sciences Cognitives pour les Transports)

De jeunes citoyens ont été sollicités, à l’occasion d’ateliers scientifiques, sur le thème de la mobilité en ville. Ces ateliers créatifs et collaboratifs ont favorisé des échanges, sous un regard nouveau, autour de la distraction et de la mobilité. Ils ont permis de répondre à des besoins sociétaux en recherchant des solutions innovantes.

Pour en savoir plus sur cet article, consultez l’espace Science et Société 

Contact Ifsttar : openexperience@ifsttar.fr

 

 

L’association Imagineo a proposé et animé, à cette occasion, les ateliers selon un principe de « Design thinking » ; découvrez le dispositif

 

                       

L’homme modélisé peut-il anticiper la mobilité de demain ?

LL’homme modélisé peut-il anticiper la mobilité de demain ?

Notre quotidien se transforme avec l’apparition de nouvelles modalités de transports, l’arrivée prochaine des voitures automatisées ou autonomes, l’émergence des modes doux et l’accroissement de l’usage des transports collectifs.

La complexité du système à étudier, qui doit absolument prendre en compte l’individu et ses particularités, ne pourra être appréhendée dans son ensemble que par un recours massif à la simulation numérique et la virtualisation que permet la puissance informatique.

 

Découvrez le dossier réalisé par les chercheurs de l’Ifsttar, sur l’espace Science et Société

contact : openexperience@ifsttar.fr

Les infrastructures : entre coupures et liens

LLes infrastructures : entre coupures et liens

Dans le cadre de l’exposition Lyon sur le divan, les métamorphoses d’une ville, les musées Gadagne proposent une série de 4 tables-rondes en écho aux thématiques développées dans l’exposition.

La première soirée sera consacrée à la question des mobilités et des infrastructures et leur rôle au sein d’une ville.

Créent-elles des coupures ou du lien entre les espaces urbains ?

Pour répondre à cette question les musées accueilleront :

- Olivier Roussel, responsable des missions et stratégies métropolitaines à l’Agence d’urbanisme de l’aire métropolitaine lyonnaise
- François Bregnac, architecte-urbaniste
- Yves Crozet, économiste, spécialiste de l’économie des transports.
- Nicolas Tixier, architecte membre du collectif BazarUbain
- Gabriel Jourdan, spécialiste des transports à l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise

En savoir plus