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La Gazette de la Fête de la science #16

LLa Gazette de la Fête de la science #16

##16 – Recenser la faune européenne… grâce à une IA ?

Camouflé sur un tronc, le piège photographique attend patiemment la venue d’un animal. ©Pixabay

Lors d’une conférence qui s’est déroulée pendant la Fête de la science 2025, Bastien Boussau, directeur de recherche au laboratoire de biométrie et de biologie évolutive (LBBE), a présenté des projets de développement d’intelligence artificielle (IA) appliqués à la biologie. Parmi eux Deep Faune, un outil de détection et de classification des espèces animales prises en photo.

Les pièges photographiques sont des outils qui ont révolutionné nos observations de la faune sauvage. Ils sont placés dans la nature pour capturer des images d’animaux sans intervention humaine. Les photos permettent, entre autres, de vérifier la présence d’une espèce dans un milieu, de déterminer la taille de sa population, ses interactions avec les autres espèces, etc. Ce sont des données précieuses habituellement traitées par les biologistes. Alors, pourquoi faire appel à une IA ?

Pour y répondre, imaginons-nous partir en vacances et prendre des photos… beaucoup de photos. Certains d’entre nous avoueront qu’ils ne les trient pas au retour car c’est un travail trop fastidieux. Dans le cas des pièges photographiques, l’idée est à peu près similaire. La quantité de données est telle qu’il faut une équipe de plusieurs chercheurs et des centaines, voire des milliers d’heures pour tout annoter. « [Deep Faune] c’est un type de travail utile pour la recherche en biologie […] parce qu’on a aujourd’hui des technologies qui nous permettent de générer une grande quantité de données et qui requièrent ce genre d’approches d’identification automatique des animaux », explique Bastien Boussau.

Les applications de l’IA en biologie sont nombreuses. Bastien Boussau explique comment elle peut aussi aider à étudier la répartition des espèces. © Anaïs Plautard

Une IA pour identifier des espèces

Le projet Deep Faune, à l’origine français, réunit plus d’une cinquantaine d’acteurs de la conservation et de la recherche, notamment le LBBE. En 2023, le logiciel était capable d’identifier « 26 espèces animales ou groupes taxonomiques supérieurs communs en Europe »[1]. Aujourd’hui, il peut en identifier une trentaine. Son fonctionnement repose sur le principe du deep learning, « apprentissage profond » en français, une structure qui s’inspire du cerveau humain avec des « réseaux de neurones ». Ce jargon ne cache en réalité que des fonctions mathématiques associées les unes aux autres. On fournit ensuite à l’IA une grande quantité d’images annotées par des humains avant de la laisser se débrouiller. « Pour chaque pixel, elle analyse la quantité de rouge, de vert et de bleu pour ensuite déterminer le nom de l’espèce », résume le chercheur.

Et les premiers résultats s’avèrent probants ! En septembre 2025, une équipe allemande publie une étude relatant l’efficacité de Deep Faune sur des images prises dans 10 zones protégées en Allemagne[2]. Et là où une centaine de chercheurs s’est relayée pendant 500 jours pour traiter un peu moins d’un million d’images, Deep Faune, lui, a mis 7 jours avec une précision de 90 %. Un résultat plus que satisfaisant qui procure un gain de temps considérable pour les chercheurs. Ces derniers peuvent alors se concentrer sur les tâches plus ardues comme l’interprétation des résultats.

Par Anaïs Plautard, étudiante en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1. 

 

Notes : 

[1] Rigoudy, N., et al., The DeepFaune initiative: a collaborative effort towards the automatic identification of European fauna in camera trap images, European Journal of Wildlife Research, Volume 69 (2023).

[2] Henrich, M., et al., Camera traps and deep learning enable efficient large‐scale density estimation of wildlife in temperate forest ecosystems, Remote Sensing in Ecology and Conservation (2025).

Ciné-Défis | Vincent Munier, éternel émerveillé

CCiné-Défis | Vincent Munier, éternel émerveillé

La Maison de l’Environnement vous invite à une projection gratuite sur un enjeu écologique : les Ciné-Défis !
Les films projetés vous permettent de comprendre les enjeux de notre décennie (tels que la réduction des déchets, les changements de consommation, les questions énergétiques ou la protection de la biodiversité).
Chaque projection est suivie de la présentation de défis proposés par des associations locales ou des collectivités pour que chaque participant·e puisse se saisir de ces enjeux et agir à son tour : projet collectif, chantier participatif, événement, campagne de sensibilisation…
Relevez le défi à votre tour !
🎥 Vincent Munier, éternel émerveillé 🎥 – Mercredi 27 avril
Synopsis : C’est une des rares personnes capables de tisser un lien entre l’homme et la vie sauvage. Partez sur les traces de cette figure de la photographie animalière. Est-ce que l’image qui émerveille permettra de faire prendre conscience de la fragilité de la vie sauvage ?
Pour en savoir plus :
Maison de l’environnement

 

Tourisme : 182 ans de photographie au service de l’ailleurs

TTourisme : 182 ans de photographie au service de l’ailleurs

Même si une image photographique peut tout à fait « mentir », on pense souvent qu’elle rend mieux compte de la réalité qu’un dessin ou un texte. Ainsi, parce que les photos sont censées « capturer » le réel, elles ont joué un rôle considérable dans l’élaboration des représentations de l’ailleurs. Si ce rapport au vrai traverse l’histoire de la photographie, la contribution de ces dernières à l’ailleurs touristique doit être analysée à l’aune des techniques disponibles.

1er juin 2021

Un article de Ludovic Viévard, avec le soutien de l’agence Visée.A, paru dans le 8e numéro de Pop’Sciences Mag : TOURISME. VERS DE NOUVEAUX IMAGINAIRES

Pour aller plus loin : TOURISME. VERS DE NOUVEAUX IMAGINAIRES

Space Utopia | Vincent Fournier

SSpace Utopia | Vincent Fournier

Lorsqu’il pose son pied sur la Lune le 21 juillet 1969, l’astronaute Neil Armstrong prononce une phrase qui appartient désormais au patrimoine de l’humanité et qui demeure cinquante ans plus tard, toujours aussi mythique qu’envoûtante pour toute une génération d’hommes et de femmes.
« That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind. » Neil Armstrong, 1969.
Vincent Fournier, artiste diplômé en sociologie et de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, a fait sienne cette invitation aux rêves et aux défis que pose cette conquête cosmique. C’est ainsi que depuis dix ans, il ne cesse de parcourir le monde à la recherche de lieux, de situations ou de rencontres en lien avec l’exploration spatiale.
De Baïkonour à Grenoble, en passant par les Etats-Unis, l’Asie, l’Inde, la Russie ou la Norvège, l’artiste sillonne la planète afin de se confronter à de nouveaux espaces et territoires, comme une quête sans limite à la poursuite de ces mondes imaginaires.
Photographe du merveilleux, mais pas du sensationnel, Vincent Fournier procède ainsi à l’exploration méthodique de ces lieux presque virtuels, tant ils paraissent insaisissables et lointains. Les architectures vernaculaires des salles de machines ou d’entrainements des astronautes dépeignent ainsi un monde mécanique et robotique, où câbles et réseaux interconnectés font face à des paysages naturels ou merveilleux, désolés ou vertigineux.
Cette exploration prouve une fois encore que la porte d’accès à cet ailleurs, tant idéalisée, demeure pour l’Homme une source d’émerveillement éternelle.
Fanny Robin, commissaire de l’exposition
Plus d’informations sur :
Fondation Bullukian

Exposition Cyanotypes

EExposition Cyanotypes

Dans le cadre du Festival Les Arts du Campus – Journées des Arts et de la Culture dans l’Enseignement supérieur 2019, nous avons fait pour vous une sélection des activités de culture scientifique à ne pas manquer :

Exposition Cyanotypes

À l’heure du numérique, des étudiants explorent un type de photographie datant du 19e siècle, le cyanotype, et exposent leurs plus belles réalisations.

  • Du 1er au 19 avril, de 9h à 13h puis de 14h à 17h (sauf samedi et dimanche). Campus LyonTech-La Doua / Maison du projet / 24 avenue Gaston Berger, 69100 Villeurbanne. Gratuit. Sans réservation.
  • Rencontres avec les artistes les 2 et 3 avril, de 12h30 à 13h30.

 

Les autres évènements CSTI du festival :

 

TOUTE LA PROGRAMMATION : www.universite-lyon.fr/jaces

L’Île aux Yokai de Charles Fréger

LL’Île aux Yokai de Charles Fréger

Projection du film documentaire Charles Fréger and his island of fantasy d’Ayumi Hasegawa suivie d’une rencontre avec Charles Fréger, photographe
Animée par Cédric Lesec, directeur des relations extérieures et de la diffusion

Film en japonais et français sous-titrée en anglais.

Plus d’informations sur le site du :

Musée des Confluences

Abyssinie, l’appel du loup

AAbyssinie, l’appel du loup

Direction les hauts plateaux éthiopiens. Là-haut, sur les toits d’Abyssinie, vivent des loups au pelage roux, uniques au monde et particulièrement menacés. Vincent Munier a un but : se fondre dans le décor et approcher cet animal mythique.

Projection de documentaire Abyssinie, l’appel du loup, suivie d’une discussion avec Alexis Lécu, directeur scientifique et vétérinaire en chef du Parc zoologique de Paris et Vincent Munier, photographe (en attente de confirmation)

Plus d’infos sur le site du musée des Confluences

Au Laboratoire des Matériaux Avancés, Einstein dans le miroir

AAu Laboratoire des Matériaux Avancés, Einstein dans le miroir

Reportage sur un laboratoire artisan de la détection des ondes gravitationnelles

Du Laboratoire des Matériaux Avancés – LMA (CNRS / IN2P3 / EGO / Université Claude Bernard Lyon 1) de LyonTech-La Doua, sortent certains des miroirs avec lesquelles les ondes gravitationnelles, prédites par Einstein il y a cent ans, ont été observées pour la première fois …

Ces miroirs équipent les interféromètres du projet Advanced LIRGO comme du futur Advanced VIRGO.

>>Le reportage photos à voir sur le site :

Sciences pour Tous