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Déterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni

DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni

La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.

On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]

Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences The Conversation – 3 mars 2026

>> Lire l’article complet :

THE CONVERSATION

Les trésors de Lyon 1 Université – Récits de collections | Collections & Patrimoine

LLes trésors de Lyon 1 Université – Récits de collections | Collections & Patrimoine

Dans des tiroirs ou derrière des vitrines se conservent des trésors du patrimoine scientifique de Lyon 1 Université. Leur histoire est souvent passionnante, leur apport à la recherche parfois inestimable. Ils traversent le temps pour éclairer la science d’aujourd’hui.

À travers la série Les trésors de Lyon 1 Université ‒ récits de collections, l’université vous ouvre les coulisses de ses collections et met en lumière certaines de ses pièces les plus remarquables.

DDécouvrez ces trésors :

  • Objet n°1 : Le baquet de Mesmer

Le baquet de Mesmer est conservé au sein du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne, cet objet insolite nous plonge au siècle des Lumières, quand certaines pratiques thérapeutiques suscitaient fascination et soupçons de charlatanisme.

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©Alexandra Narbonnet / Musée d’histoire de la Santé

À propos du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne

Le Musée d’histoire de la Médecine et de la Pharmacie est considéré comme l’un des plus anciens musées d’histoire de la médecine en France. Fondé en 1896 par Alexandre Lacassagne, il prend place au sein de la nouvelle faculté de médecine du quai Claude Bernard à Lyon. Son fondateur y réunit une collection particulièrement riche et hétérogène : tableaux, bustes, instruments scientifiques et documents écrits s’y côtoient.

 

Père de l’anthropologie criminelle, Alexandre Lacassagne perçoit très tôt l’intérêt de la conservation de ces pièces. Il les destine à illustrer, auprès des étudiants en médecine et en pharmacie, l’évolution historique de leurs futures professions. En 1914, il fait don de l’ensemble de ses collections à l’Université, en précisant leur vocation pédagogique. À sa réouverture, le musée adoptera le nom de Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne.

Parmi ces collections, il est un objet qui retient particulièrement l’attention : le baquet de Mesmer. […]

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  • Objet n°2 : Le crâne de félin à dents de sabre

Au sein des collections de paléontologie – géologie reposent un crâne (de 30 cm de long) et une mandibule d’Homotherium crenatidens, puissant carnivore préhistorique. Ces os fossilisés appartiennent à l’un des squelettes de félins à dents de sabre les plus complets au monde. Ce spécimen occupe une place centrale dans la compréhension de l’anatomie de la famille des Machairodontidae et de l’histoire évolutive des Felidae, grâce à la datation précise de son gisement d’origine, à 2,11 millions d’années.

crâne de félin à dents de sabre

©Eric Le Roux

À propos de la collections de paléontologie – géologie

Premières collections universitaires de géosciences, les collections de paléontologie – géologie de Lyon 1 Université rassemblent une impressionnante diversité d’animaux et de végétaux fossiles et actuels, ainsi que des roches, minéraux, et vestiges archéologiques. Provenant du monde entier, ces échantillons couvrent l’ensemble de l’histoire de la Terre et du vivant, du Précambrien à l’Holocène. Chaque année, ces collections accueillent de nombreux scientifiques internationaux et contribuent à d’importants ouvrages et publications.

Dans l’un des 26 000 tiroirs qui composent ce vaste ensemble, reposent un crâne et une mandibule de félin à dents de sabre : ceux d’Homotherium crenatidens (Fabrini, 1890), puissant carnivore de la Préhistoire. […]

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>> Pour découvrir les autres trésors :

Les trésors de Lyon 1 Université

Rue des Sciences : la recherche scientifique lyonnaise en bande dessinée

RRue des Sciences : la recherche scientifique lyonnaise en bande dessinée

Lancée par l’Épicerie Séquentielle fin 2025, la revue Rue des Sciences met en lumière la recherche scientifique lyonnaise à travers une bande dessinée de vulgarisation.

Cette revue annuelle d’environ 200 pages se compose d’une dizaine d’explorations de laboratoires de la région lyonnaise, afin de découvrir sous la forme de reportages, ce qui se passe dans ces lieux un peu mystérieux. D’autres articles viennent également compléter ces reportages en faisant la pédagogie sur différentes thématiques liées à la science en général.

Chaque bande dessinée est l’occasion pour les lecteurs de visiter les laboratoires lyonnais, de rencontrer des équipes de recherche et de se familiariser avec leurs travaux. Cette dimension très concrète du reportage, permet d’aborder les sujets dans toute leur complexité et leur rigueur, loin de toute simplification excessive ou recherche de sensationnel.

Avec la collaboration de : la Délégation Rhône Auvergne du CNRS, Pop’Sciences – Université de Lyon et la Direction Sciences et Société de l’Université Lumière Lyon 2.

>> Découvrez les reportages et articles présents dans la revue : 

> Pour consulter l’ouvrage en ligne : cliquez ici

> Pour commander le livre en version papier :

Rue des Sciences

Ordre(s) – Désordre(s) | Conférences du CHELS 2025-2026

OOrdre(s) – Désordre(s) | Conférences du CHELS 2025-2026

Chaque année, le Collège des Hautes Études Lyon Sciences – CHELS – propose un cycle de conférences faisant intervenir des enseignants-chercheurs pour exprimer leurs points de vue et réflexions croisées sur une thématique commune. Étudiants, enseignants, grand public, tout le monde est le bienvenu.

Le Cours Commun 2025-2026 invite à discuter et réfléchir sur la thématique « Ordre(s) – Désordre(s) » à travers des interventions plurielles et multidisciplinaires. Chaque conférence se fini par à un temps d’échange entre l’intervenant et le public. Par un choix de thématiques variées et faisant écho à des enjeux de société, le Cours Commun est pensé pour un large public.

Dans notre société contemporaine, l’ordre et le désordre sont omniprésents, jouant un rôle essentiel dans la structuration de nos vies individuelles et collectives. Il s’agit là de concepts, de principes, de notions qui ont un sens et un usage différents selon le contexte employé, qu’il soit social, culturel, politique, économique, environnemental ou scientifique.

> Le programme :

  • 18 septembre | À la recherche de l’ordre interactionnel
  • 25 septembre | Ordre-désordre : le temps, sa flèche, et le énigmes de l’entropie
  • 2 octobre | Nouvel ordre climatique de l’anthropocène et désordre organisationnel
  • 9 octobre | Ordre / désordre / des ordres. Penser l’anarchie par le droit… et réciproquement
  • 16 octobre | Le chaos ou l’ordre dans le désordre
  • 23 octobre | Quand le désordre devient socle poétique
  • 6 novembre | De l’explosion cambrienne des paiements à la pluralité monétaire : la monnaies dans tous ses états
  • 13 novembre | Récit et narration dans le discours politique : comment le storytelling ordonne le désordre du monde
  • 20 novembre | Ordre et désordre : de l’écoulement de la matière à la propagation d’épidémie
  • 27 novembre | Mettre de l’ordre dans le désordre naturel ou comment classer le vivant
  • 4 décembre | Ordre et désordre dans les matériaux
  • 11 décembre | Profession vétérinaire : que permet sa structuration par un ordre professionnel ? Une réponse pour dépasser les défis qui se profilent ?

Les conférences sont diffusées en direct sur la chaîne YouTube du CHELS. Disponibles en rediffusion également.

>>  Toutes les informations sont disponibles sur le site internet :

CHELS

> Podcast « Ordre(s)- Désordre(s) » : le temps, sa flèche, et les énigmes de l’entropie », par Emmanuel Trizac, Professeur des Universités, Président de l’ENS de Lyon

Vera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

VVera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

domaine public

Interrogez n’importe qui sur l’Univers, et vous entendrez peut-être parler de matière noire. Mais qui l’a découverte ? C’est plus difficile. Peu connaissent Vera Rubin. Dans un milieu scientifique dominé par les hommes, elle a dû surmonter de nombreux obstacles pour imposer ses découvertes et changer notre compréhension de l’Univers.

Cet article vous présente des extraits de l’hommage d’Isabelle Vauglin à Vera Rubin, écrit en 2017.

>> Vous pouvez consulter son article en intégralité ici

Vera Rubin à 19 ans au télescope du Vassar College en 1947. | © Vassar College, courtesy AIP Emilio Segrè Visual Archives

Née Vera Cooper en juillet 1928, Vera Rubin se passionne très jeune pour les étoiles, encouragée par son père qui l’aide à construire un télescope. Après le lycée, elle intègre le Vassar College, où elle obtient son diplôme de sciences en 1948. Elle poursuit à l’université de Cornell, au sein d’une toute petite équipe, pour suivre son mari qui y travaille, Robert Rubin. Vera s’inscrit aux cours de deux physiciens de renom, futurs nobélisés, Richard Feynman et Hans Bethe. En parallèle, elle suit le cours d’astronomie et apprend la mécanique avec Martha Stahr, une jeune docteure de l’Université de Berkeley.

Pour son master, Vera s’interroge : « si l’on soustrait aux galaxies le mouvement global d’expansion de l’univers, reste-t-il un mouvement résiduel ? ». Elle se rend compte que certaines galaxies se rapprochent de nous, tandis que d’autres s’éloignent : les galaxies ont donc un mouvement propre, en plus de leur mouvement lié à l’expansion de l’univers ! Les résultats de ses travaux sont refusés partout, et on ne lui autorise pas de nouvelles mesures. Elle présente ses résultats à la réunion de l’American Astronomical Society en personne, avec son bébé dans la voiture. Sa démarche fait scandale, et le lendemain, le Washington Post titre : « Une jeune mère trouve le centre de la Création à partir du mouvement des étoiles ».

Une pionnière tenace

Vera s’inscrit ensuite à Georgetown en 1951 pour sa thèse sous la direction de Georges Gamow. Elle ne peut le voir que dans les couloirs, les bureaux étant interdits aux femmes. Vera met en évidence que l’Univers n’est pas homogène et que les galaxies forment de vastes amas, un résultat ignoré jusqu’à sa confirmation vingt ans plus tard.

Pendant dix ans, Vera Rubin enseigne les mathématiques et la physique tout en élevant ses quatre enfants. Elle finit par obtenir un poste à la Carnegie Institution de Washington, devenant la première femme chercheuse de l’institution. Elle y restera jusqu’à la fin de sa carrière. En 1965, elle devient la première femme à obtenir le droit de faire des observations au télescope du Mont Palomar, privilège jusque-là réservé aux hommes pour la seule raison qu’il n’y avait pas de toilettes pour femmes.

 

Vera Rubin exploite le télescope de 2,1 mètres à l’observatoire national de Kitt Peak. | ©NOAO/AURA/NSF

Un travail sans cesse contesté

Précurseure dans l’âme, Vera Rubin bouleverse nos connaissances de l’univers à travers ses travaux et découvertes, se heurtant à chaque fois aux contestations du monde de l’astronomie.

En 1970, Vera Rubin et Kent Ford étudient la rotation des galaxies spirales et constatent une anomalie : les étoiles en périphérie tournent plus vite que prévu, suggérant l’existence d’une masse invisible, la matière noire. Ces résultats suscitent le scepticisme, et il faudra attendre les observations en rayons X pour valider leur hypothèse.

Une autre découverte majeure de Vera Rubin est la mise en évidence du phénomène de « Merger » : certaines galaxies résultent de la fusion de plusieurs autres. Une partie des étoiles de ces galaxies fusionnées tourne dans un sens, tandis que l’autre tourne dans le sens inverse. Cette observation remet en question les modèles existants à l’époque sur la formation des galaxies.

 

Vera Rubin | © AP-SIPA

La moitié des neurones de l’humanité appartient aux femmes

Tout au long de sa vie d’astronome, Vera Rubin eu à faire face à des conditions difficiles du fait qu’elle était une femme. Elle réussit pourtant à mener de front l’éducation de ses 4 enfants et une carrière brillante. Elle avouait : « J’ai accompli presque toute ma carrière à temps partiel. À 3 heures, j’étais à la maison pour m’occuper des enfants. »

Vera Rubin a lutté toute sa vie contre les inégalités de genre, en défendant trois principes :

  • « Il n’existe aucun problème scientifique qu’un homme peut résoudre et qu’une femme ne pourrait pas.
  • À l’échelle de la planète, la moitié des neurones appartient aux femmes.
  • Nous avons tous besoin d’une permission pour faire de la science mais, pour des raisons profondément ancrées dans notre histoire, cette permission est bien plus souvent donnée aux hommes qu’aux femmes. « 

Malgré son impact majeur, Vera Rubin n’a pas reçu le prix Nobel bien que beaucoup de ses collègues pensent qu’elle le méritait. Elle fait partie de ces pionnières dont la notoriété est inversement proportionnelle à l’importance de ses travaux, malgré de nombreuses autres récompenses. Elle demeure pourtant une figure essentielle de l’astronomie, inspirant des générations de femmes scientifiques. Son exemple continue d’encourager celles qui rêvent de faire avancer la science tout en menant une vie personnelle épanouie.

L’appel de la forêt

LL’appel de la forêt

Cet automne, la Bibliothèque Municipale de Lyon Part-Dieu – BML – vous invite à vous plonger dans les profondeurs de la forêt. Écosystème riche et complexe, indispensable au cycle de la vie, espace de travail ou de loisir, la forêt ne cesse de nous enchanter et de nous surprendre.

©BML

À l’image d’une promenade en forêt, cette exposition entraine petits et grands à la (re)découverte de ce milieu, à la fois familier et éloigné de notre quotidien. Le parcours propose trois regards distincts :

> celui de l’artiste,
> celui du forestier,
> celui du scientifique.

Rêver la forêt, s’émerveiller sur son fonctionnement ou questionner les enjeux actuels … Quel sentier choisirez-vous ?

Au gré d’une déambulation où chacun peut construire son itinéraire en fonction de ses envies, l’exposition donne à voir et à entendre des œuvres issues des collections patrimoniales de la Bibliothèque municipale, tout en faisant appel aux regards d’artistes contemporains. Parallèlement, de nombreux dispositifs interactifs et participatifs permettent à tous de découvrir et de s’approprier les multiples facettes de la forêt avec pour fil rouge les illustrations de Gaëlle Alméras, extraites de l’ouvrage à paraître chez George : Mon super week-end de la forêt.

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : 

BM Lyon Part-Dieu

Conférences flottantes au Lac des Sapins

CConférences flottantes au Lac des Sapins

Le Lac des Sapins accueille la 3e édition des conférences flottantes. Embarquez sur un pédalo avec un·e scientifique en Sciences de la Terre et préparez-vous pour un grand plongeon dans l’histoire de la terre !

Rendez-vous pour une virée insolite en pédalo ! Pour l’occasion, un·e scientifique sera votre commandant·e de bord et vous fera naviguer à travers les Sciences de la Terre. Cette mini-conférence de 20 minutes, surprenante et confidentielle, vous offrira un échange privilégié avec votre intervenant afin d’en découvrir plus sur la géologie et sur notre territoire du Beaujolais.

>> Plus d’informations :

Géoparc du beaujolais

©Géoparc Beaujolais

Quizz Sciences Plus | #FDS2018

QQuizz Sciences Plus | #FDS2018

Scolaires : mardi 9 octobre et jeudi 11 octobre, de 9h à 12h, puis de 13h30 à 16h30

Venez participer au jeu Quizz Sciences Plus dédié à la connaissance scientifique et à la découverte des secrets mathématiques ! Cette année chaque participant sera muni d’un buzzer à la manière d’un jeu télévisé et les vainqueurs seront récompensés !

Durée : 1h – 1h30

Public visé : primaires, collégiens | Inscription obligatoire

 

 ETUDE PLUS LYON

 

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