LLes trésors de Lyon 1 Université – Récits de collections | Collections & Patrimoine Dans des tiroirs ou derrière des vitrines se conservent des trésors du patrimoine scientifique de Lyon 1 Université. Leur histoire est souvent passionnante, leur apport à la recherche parfois inestimable. Ils traversent le temps pour éclairer la science d’aujourd’hui. À travers la série Les trésors de Lyon 1 Université ‒ récits de collections, l’université vous ouvre les coulisses de ses collections et met en lumière certaines de ses pièces les plus remarquables.DDécouvrez ces trésors :Objet n°1 : Le baquet de MesmerLe baquet de Mesmer est conservé au sein du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne, cet objet insolite nous plonge au siècle des Lumières, quand certaines pratiques thérapeutiques suscitaient fascination et soupçons de charlatanisme.©Alexandra Narbonnet / Musée d’histoire de la SantéÀ propos du Musée d’histoire de la Santé – Alexandre LacassagneLe Musée d’histoire de la Médecine et de la Pharmacie est considéré comme l’un des plus anciens musées d’histoire de la médecine en France. Fondé en 1896 par Alexandre Lacassagne, il prend place au sein de la nouvelle faculté de médecine du quai Claude Bernard à Lyon. Son fondateur y réunit une collection particulièrement riche et hétérogène : tableaux, bustes, instruments scientifiques et documents écrits s’y côtoient. Père de l’anthropologie criminelle, Alexandre Lacassagne perçoit très tôt l’intérêt de la conservation de ces pièces. Il les destine à illustrer, auprès des étudiants en médecine et en pharmacie, l’évolution historique de leurs futures professions. En 1914, il fait don de l’ensemble de ses collections à l’Université, en précisant leur vocation pédagogique. À sa réouverture, le musée adoptera le nom de Musée d’histoire de la Santé – Alexandre Lacassagne.Parmi ces collections, il est un objet qui retient particulièrement l’attention : le baquet de Mesmer. […]en savoir plusObjet n°2 : Le crâne de félin à dents de sabreAu sein des collections de paléontologie – géologie reposent un crâne (de 30 cm de long) et une mandibule d’Homotherium crenatidens, puissant carnivore préhistorique. Ces os fossilisés appartiennent à l’un des squelettes de félins à dents de sabre les plus complets au monde. Ce spécimen occupe une place centrale dans la compréhension de l’anatomie de la famille des Machairodontidae et de l’histoire évolutive des Felidae, grâce à la datation précise de son gisement d’origine, à 2,11 millions d’années.©Eric Le RouxÀ propos de la collections de paléontologie – géologiePremières collections universitaires de géosciences, les collections de paléontologie – géologie de Lyon 1 Université rassemblent une impressionnante diversité d’animaux et de végétaux fossiles et actuels, ainsi que des roches, minéraux, et vestiges archéologiques. Provenant du monde entier, ces échantillons couvrent l’ensemble de l’histoire de la Terre et du vivant, du Précambrien à l’Holocène. Chaque année, ces collections accueillent de nombreux scientifiques internationaux et contribuent à d’importants ouvrages et publications.Dans l’un des 26 000 tiroirs qui composent ce vaste ensemble, reposent un crâne et une mandibule de félin à dents de sabre : ceux d’Homotherium crenatidens (Fabrini, 1890), puissant carnivore de la Préhistoire. […]En savoir plusObjet n°3 : Les carnets de tatouages d’Alexandre LacassagneDans ces trésors, nous retrouvons également sept carnets rassemblant plus de huit cents tatouages collectés à la fin du XIXe siècle par Alexandre Lacassagne. Longtemps tenus pour disparus, ces carnets, aujourd’hui conservés parmi les fonds anciens de la Bibliothèque universitaire Lyon 1, offrent un regard singulier sur les corps, les imaginaires et les méthodes du père de l’anthropologie criminelle.©Céline Chagnard BU Lyon 1À propos des fonds anciens des BU Lyon 1 : une mémoire savante à feuilleterDans les réserves de la bibliothèque universitaire Lyon 1, reposent des dizaines de milliers de documents antérieurs à 1920, les plus anciens datant du début du 16e siècle. Provenant de la création de l’Université de Lyon en 1896, ces fonds anciens ont été enrichis au fil du temps par les acquisitions faites au XIXe siècle, les dons de nombreux professeurs et médecins lyonnais, des transferts de collections ou des confiscations consécutives à la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1905. Aujourd’hui, ces collections connaissent une seconde vie grâce à leur mise en ligne.Parmi ces trésors figure un ensemble aussi singulier que troublant : les carnets de tatouages d’Alexandre Lacassagne.En savoir plusObjet n°4 : Aquarelle d’Iris nudicaulis Lam. réalisée par Aurélie Favre Hénon© Mélanie ThiébautLes collections de l’Herbier de Lyon 1 abritent les œuvres de la nature, dont la beauté a été saisie par le talent de la peintre et botaniste Aurélie Favre Hénon. Depuis 2004, la collection d’illustrations botaniques de cette artiste, dont l’Iris nudicaulis Lam. (ou I. aphylla L.), est conservée à l’Herbier. Réalisé au crayon et à l’aquarelle, ce spécimen montre une tige fleurie, la plante entière et les détails de pétales et organes reproducteurs. La plante ayant servi de modèle à l’aquarelliste est conservée dans l’herbier de son mari avec sa dissection; la présence de ces deux objets dans la même collection constitue une richesse patrimoniale rare.Mariage entre botanique et art à l’époque du mouvement impressionnisteDes excursions botaniques, en compagnie de son mari, Jacques- Louis Hénon ‒ célèbre homme politique lyonnais, maire de Lyon (1870 -1872) ‒ ou d’autres scientifiques comme Sisley, Seringe, Timeroy ou Jordan, ont probablement inspiré cette artiste qui produira, en 1856, la longue série des Narcisses et des Iris qui vivaient à l’état spontané dans le jardin familial de Cormières, près de Ville-la-Grand (Haute-Savoie). […]En savoir plus>> Pour découvrir les autres trésors :Les trésors de Lyon 1 Université
UUn nouvel accélérateur de particules du CERN ? Participez à une rencontre-débat autour des relations entre sciences, société et environnement, qui abordera la thématique suivante : comment débattre collectivement des grands projets scientifiques ?Cette rencontre est organisée dans le cadre du débat public mené par la Commission nationale du débat public (CNDP), l’autorité publique indépendante chargée de garantir le droit à l’information et à la participation du public sur les projets ayant un impact sur l’environnement, autour du projet de nouvel accélérateur de particules (FCC) du CERN.Celui-ci prendrait la forme d’un tunnel souterrain d’environ 90 km, situé à la frontière franco-suisse, et serait destiné à poursuivre la recherche fondamentale sur la matière et le fonctionnement de l’univers (plus d’informations sur le projet ici).Ce projet comporte des enjeux à la fois scientifiques, environnementaux, économiques et démocratiques et la CNDP organise ce débat public afin de permettre au public de s’informer, poser des questions et exprimer un point de vue avant toute décision concernant la réalisation ou non du projet.>> Au programme, 2 tables rondes : Recherche scientifique et société : quelles attentes de la société, quels choix ?Un temps pour prendre du recul sur la recherche scientifique en général : qu’en connaît-on et quelles sont les attentes de la société pour la science ? Où et comment sont choisis les thèmes de recherche ? Où et comment en débattre ?Le projet FCC : quelles perspectives pour la société ?Un échange consacré plus spécifiquement au projet du CERN : à quoi sert-il ? Que peut en attendre la société ? Comment se situe -t-il dans un contexte marqué par les préoccupations environnementales, les contraintes budgétaires et les incertitudes politiques ?>> Pour en savoir plus : Débat public sur l’accélérateur de particules©Commission nationale du débat public
RRue des Sciences, l’exposition L’association l’Épicerie Séquentielle a lancé une revue annuelle de vulgarisation de la recherche scientifique, Rue des Sciences, sous forme de reportages BD qui explorent une dizaine de laboratoires de la région lyonnaise. Pour garantir la pertinence et la diversité des sujets abordés, l’Épicerie Séquentielle s’est appuyée sur un comité scientifique composé de la délégation Rhône-Auvergne du CNRS, de Pop’Sciences de l’Université de Lyon et de l’Université Lumière Lyon 2. Celui-ci a sélectionné les projets à présenter et les équipes de recherche à rencontrer, assurant ainsi un contenu riche et représentatif de l’excellence scientifique lyonnaise.Parmi les reportages et articles au sommaire du dernier numéro, quatre d’entre eux sont consacrés à des projets des chercheurs et chercheuses des laboratoires de l’Université Lumière Lyon 2. L’exposition, présente les étapes de création d’une bande dessinée scientifique : comment les données sont récoltées auprès des laboratoires lyonnais, comment elles sont interprétées, puis transformées en récit et en images. Entre recherche et création, découvrez comment la science devient matière à raconter et à dessiner, et comment la bande dessinée peut la rendre accessible et compréhensible.Une rencontre privilégiée pour explorer autrement le dialogue entre art et science, et découvrir les coulisses de la fabrication d’une BD scientifique.>> Pour en savoir plus : Rue des Sciences Exposition dans le cadre du Lyon BD Festival.
DDéterminer la forme de la Terre : une aventure scientifique et politique entre la France et le Royaume‑Uni La forme de la Terre est-elle aplatit ou plutôt allongée aux pôles ? C’est une question qui a agité les milieux scientifiques entre la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs siècles. Pour tout savoir de cette controverse scientifique, l’Académie des sciences et la Royal Society de Londres présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans les locaux de la bibliothèque Mazarine, au cœur de l’Institut de France, à Paris.On pourrait croire la question définitivement réglée : la Terre est ronde. Et pourtant, des enquêtes récentes indiquent qu’environ 8 % de nos concitoyens ne sont pas pleinement convaincus qu’elle le soit. Ce chiffre ne traduit pas seulement une méconnaissance. Selon moi, il révèle surtout une défiance. Ce n’est pas tant la rotondité de la Terre qui est contestée que l’autorité de ceux qui l’affirment. Le doute vise les « sachants », les institutions, les discours officiels. Face à ce phénomène, l’ironie ou l’indignation ne suffisent pas. Il faut peut-être s’interroger sur la manière dont nous racontons l’histoire des sciences, sur ce que nous transmettons, et sur ce que nous omettons. […]Un article d’Étienne Ghys, Mathématicien, directeur de recherche émérite CNRS, ENS de Lyon; Académie des sciences – The Conversation – 3 mars 2026>> Lire l’article complet :THE CONVERSATION
RRue des Sciences : la recherche scientifique lyonnaise en bande dessinée Lancée par l’Épicerie Séquentielle fin 2025, la revue Rue des Sciences met en lumière la recherche scientifique lyonnaise à travers une bande dessinée de vulgarisation.Cette revue annuelle d’environ 200 pages se compose d’une dizaine d’explorations de laboratoires de la région lyonnaise, afin de découvrir sous la forme de reportages, ce qui se passe dans ces lieux un peu mystérieux. D’autres articles viennent également compléter ces reportages en faisant la pédagogie sur différentes thématiques liées à la science en général.Chaque bande dessinée est l’occasion pour les lecteurs de visiter les laboratoires lyonnais, de rencontrer des équipes de recherche et de se familiariser avec leurs travaux. Cette dimension très concrète du reportage, permet d’aborder les sujets dans toute leur complexité et leur rigueur, loin de toute simplification excessive ou recherche de sensationnel.Avec la collaboration de : la Délégation Rhône Auvergne du CNRS, Pop’Sciences – Université de Lyon et la Direction Sciences et Société de l’Université Lumière Lyon 2.>> Découvrez les reportages et articles présents dans la revue : La méthode scientifiqueLyonnaises en Révolution, en collaboration avec l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités – IHRIM – et le laboratoire TriangleLe milieu de la recherche : Les métiers de la sciencePeut-on remplacer l’odorat ? en collaboration avec l’équipe Neuropop au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon –CRNLLes biais cognitifs : L’origineDu silex en cuisine, en collaboration avec le Laboratoire ArchéorientTechnique : La datation, une affaire de méthode(s)Des miroirs parfaits pour observer l’univers qui tremble, en collaboration avec le Laboratoire des Matériaux Avancés – LMA au sein de l’Institut de Physique des 2 infinis de Lyon – IP2ILe droit, une science sociale pas comme les autres ? en collaboration avec le Centre de Recherches Critiques sur le Droit – CERCRIDLes biais cognitifs : La confirmationMorpion, graphes et margherita, en collaboration avec le Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information – LIRISMassif sous surveillance, en collaboration avec VetAgro Sup et le Laboratoire de Biométrie et Biologie Évolutive – LBBE.Tuto-chimie : l’extraction de l’ADNLa transition alimentaire en un croc de sociologie, en collaboration avec la Chaire Transitions Alimentaires – TrALIMBiophysique et régénération cellulaire, en collaboration avec l’Institut Lumière Matière – ILMLes biais cognitifs : Le jugementTribologie, une science qui touche à tout, en collaboration avec le Laboratoire de Mécanique des Contacts et des Structures – LaMCoS> Pour consulter l’ouvrage en ligne : cliquez ici> Pour commander le livre en version papier :Rue des Sciences
OOrdre(s) – Désordre(s) | Conférences du CHELS 2025-2026 Chaque année, le Collège des Hautes Études Lyon Sciences – CHELS – propose un cycle de conférences faisant intervenir des enseignants-chercheurs pour exprimer leurs points de vue et réflexions croisées sur une thématique commune. Étudiants, enseignants, grand public, tout le monde est le bienvenu.Le Cours Commun 2025-2026 invite à discuter et réfléchir sur la thématique « Ordre(s) – Désordre(s) » à travers des interventions plurielles et multidisciplinaires. Chaque conférence se fini par à un temps d’échange entre l’intervenant et le public. Par un choix de thématiques variées et faisant écho à des enjeux de société, le Cours Commun est pensé pour un large public.Dans notre société contemporaine, l’ordre et le désordre sont omniprésents, jouant un rôle essentiel dans la structuration de nos vies individuelles et collectives. Il s’agit là de concepts, de principes, de notions qui ont un sens et un usage différents selon le contexte employé, qu’il soit social, culturel, politique, économique, environnemental ou scientifique.> Le programme :18 septembre | À la recherche de l’ordre interactionnel25 septembre | Ordre-désordre : le temps, sa flèche, et le énigmes de l’entropie2 octobre | Nouvel ordre climatique de l’anthropocène et désordre organisationnel9 octobre | Ordre / désordre / des ordres. Penser l’anarchie par le droit… et réciproquement16 octobre | Le chaos ou l’ordre dans le désordre23 octobre | Quand le désordre devient socle poétique6 novembre | De l’explosion cambrienne des paiements à la pluralité monétaire : la monnaies dans tous ses états13 novembre | Récit et narration dans le discours politique : comment le storytelling ordonne le désordre du monde20 novembre | Ordre et désordre : de l’écoulement de la matière à la propagation d’épidémie27 novembre | Mettre de l’ordre dans le désordre naturel ou comment classer le vivant4 décembre | Ordre et désordre dans les matériaux11 décembre | Profession vétérinaire : que permet sa structuration par un ordre professionnel ? Une réponse pour dépasser les défis qui se profilent ?Les conférences sont diffusées en direct sur la chaîne YouTube du CHELS. Disponibles en rediffusion également.>> Toutes les informations sont disponibles sur le site internet :CHELS> Podcast « Ordre(s)- Désordre(s) » : le temps, sa flèche, et les énigmes de l’entropie », par Emmanuel Trizac, Professeur des Universités, Président de l’ENS de Lyon https://video.ens-lyon.fr/chels/2025/CHELS_EmmanuelTrizac_2025.mp3
VVera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science domaine publicInterrogez n’importe qui sur l’Univers, et vous entendrez peut-être parler de matière noire. Mais qui l’a découverte ? C’est plus difficile. Peu connaissent Vera Rubin. Dans un milieu scientifique dominé par les hommes, elle a dû surmonter de nombreux obstacles pour imposer ses découvertes et changer notre compréhension de l’Univers.Cet article vous présente des extraits de l’hommage d’Isabelle Vauglin à Vera Rubin, écrit en 2017.>> Vous pouvez consulter son article en intégralité iciVera Rubin à 19 ans au télescope du Vassar College en 1947. | © Vassar College, courtesy AIP Emilio Segrè Visual ArchivesNée Vera Cooper en juillet 1928, Vera Rubin se passionne très jeune pour les étoiles, encouragée par son père qui l’aide à construire un télescope. Après le lycée, elle intègre le Vassar College, où elle obtient son diplôme de sciences en 1948. Elle poursuit à l’université de Cornell, au sein d’une toute petite équipe, pour suivre son mari qui y travaille, Robert Rubin. Vera s’inscrit aux cours de deux physiciens de renom, futurs nobélisés, Richard Feynman et Hans Bethe. En parallèle, elle suit le cours d’astronomie et apprend la mécanique avec Martha Stahr, une jeune docteure de l’Université de Berkeley.Pour son master, Vera s’interroge : « si l’on soustrait aux galaxies le mouvement global d’expansion de l’univers, reste-t-il un mouvement résiduel ? ». Elle se rend compte que certaines galaxies se rapprochent de nous, tandis que d’autres s’éloignent : les galaxies ont donc un mouvement propre, en plus de leur mouvement lié à l’expansion de l’univers ! Les résultats de ses travaux sont refusés partout, et on ne lui autorise pas de nouvelles mesures. Elle présente ses résultats à la réunion de l’American Astronomical Society en personne, avec son bébé dans la voiture. Sa démarche fait scandale, et le lendemain, le Washington Post titre : « Une jeune mère trouve le centre de la Création à partir du mouvement des étoiles ».Une pionnière tenaceVera s’inscrit ensuite à Georgetown en 1951 pour sa thèse sous la direction de Georges Gamow. Elle ne peut le voir que dans les couloirs, les bureaux étant interdits aux femmes. Vera met en évidence que l’Univers n’est pas homogène et que les galaxies forment de vastes amas, un résultat ignoré jusqu’à sa confirmation vingt ans plus tard.Pendant dix ans, Vera Rubin enseigne les mathématiques et la physique tout en élevant ses quatre enfants. Elle finit par obtenir un poste à la Carnegie Institution de Washington, devenant la première femme chercheuse de l’institution. Elle y restera jusqu’à la fin de sa carrière. En 1965, elle devient la première femme à obtenir le droit de faire des observations au télescope du Mont Palomar, privilège jusque-là réservé aux hommes pour la seule raison qu’il n’y avait pas de toilettes pour femmes. Vera Rubin exploite le télescope de 2,1 mètres à l’observatoire national de Kitt Peak. | ©NOAO/AURA/NSFUn travail sans cesse contestéPrécurseure dans l’âme, Vera Rubin bouleverse nos connaissances de l’univers à travers ses travaux et découvertes, se heurtant à chaque fois aux contestations du monde de l’astronomie.En 1970, Vera Rubin et Kent Ford étudient la rotation des galaxies spirales et constatent une anomalie : les étoiles en périphérie tournent plus vite que prévu, suggérant l’existence d’une masse invisible, la matière noire. Ces résultats suscitent le scepticisme, et il faudra attendre les observations en rayons X pour valider leur hypothèse.Une autre découverte majeure de Vera Rubin est la mise en évidence du phénomène de « Merger » : certaines galaxies résultent de la fusion de plusieurs autres. Une partie des étoiles de ces galaxies fusionnées tourne dans un sens, tandis que l’autre tourne dans le sens inverse. Cette observation remet en question les modèles existants à l’époque sur la formation des galaxies. Vera Rubin | © AP-SIPALa moitié des neurones de l’humanité appartient aux femmesTout au long de sa vie d’astronome, Vera Rubin eu à faire face à des conditions difficiles du fait qu’elle était une femme. Elle réussit pourtant à mener de front l’éducation de ses 4 enfants et une carrière brillante. Elle avouait : « J’ai accompli presque toute ma carrière à temps partiel. À 3 heures, j’étais à la maison pour m’occuper des enfants. »Vera Rubin a lutté toute sa vie contre les inégalités de genre, en défendant trois principes :« Il n’existe aucun problème scientifique qu’un homme peut résoudre et qu’une femme ne pourrait pas.À l’échelle de la planète, la moitié des neurones appartient aux femmes. Nous avons tous besoin d’une permission pour faire de la science mais, pour des raisons profondément ancrées dans notre histoire, cette permission est bien plus souvent donnée aux hommes qu’aux femmes. « Malgré son impact majeur, Vera Rubin n’a pas reçu le prix Nobel bien que beaucoup de ses collègues pensent qu’elle le méritait. Elle fait partie de ces pionnières dont la notoriété est inversement proportionnelle à l’importance de ses travaux, malgré de nombreuses autres récompenses. Elle demeure pourtant une figure essentielle de l’astronomie, inspirant des générations de femmes scientifiques. Son exemple continue d’encourager celles qui rêvent de faire avancer la science tout en menant une vie personnelle épanouie.
LL’appel de la forêt Cet automne, la Bibliothèque Municipale de Lyon Part-Dieu – BML – vous invite à vous plonger dans les profondeurs de la forêt. Écosystème riche et complexe, indispensable au cycle de la vie, espace de travail ou de loisir, la forêt ne cesse de nous enchanter et de nous surprendre.©BMLÀ l’image d’une promenade en forêt, cette exposition entraine petits et grands à la (re)découverte de ce milieu, à la fois familier et éloigné de notre quotidien. Le parcours propose trois regards distincts :> celui de l’artiste,> celui du forestier,> celui du scientifique.Rêver la forêt, s’émerveiller sur son fonctionnement ou questionner les enjeux actuels … Quel sentier choisirez-vous ?Au gré d’une déambulation où chacun peut construire son itinéraire en fonction de ses envies, l’exposition donne à voir et à entendre des œuvres issues des collections patrimoniales de la Bibliothèque municipale, tout en faisant appel aux regards d’artistes contemporains. Parallèlement, de nombreux dispositifs interactifs et participatifs permettent à tous de découvrir et de s’approprier les multiples facettes de la forêt avec pour fil rouge les illustrations de Gaëlle Alméras, extraites de l’ouvrage à paraître chez George : Mon super week-end de la forêt.>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site : BM Lyon Part-Dieu
CConférences flottantes au Lac des Sapins Le Lac des Sapins accueille la 3e édition des conférences flottantes. Embarquez sur un pédalo avec un·e scientifique en Sciences de la Terre et préparez-vous pour un grand plongeon dans l’histoire de la terre !Rendez-vous pour une virée insolite en pédalo ! Pour l’occasion, un·e scientifique sera votre commandant·e de bord et vous fera naviguer à travers les Sciences de la Terre. Cette mini-conférence de 20 minutes, surprenante et confidentielle, vous offrira un échange privilégié avec votre intervenant afin d’en découvrir plus sur la géologie et sur notre territoire du Beaujolais.>> Plus d’informations :Géoparc du beaujolais©Géoparc Beaujolais
QQuizz Sciences Plus | #FDS2018 Scolaires : mardi 9 octobre et jeudi 11 octobre, de 9h à 12h, puis de 13h30 à 16h30Venez participer au jeu Quizz Sciences Plus dédié à la connaissance scientifique et à la découverte des secrets mathématiques ! Cette année chaque participant sera muni d’un buzzer à la manière d’un jeu télévisé et les vainqueurs seront récompensés !Durée : 1h – 1h30Public visé : primaires, collégiens | Inscription obligatoire ETUDE PLUS LYON Consultez toute la programmation Fête de la Science 2018 en Métropole de Lyon et Rhône