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Conjoints violents : comment sont-ils pris en charge ? | Triptyque

CConjoints violents : comment sont-ils pris en charge ? | Triptyque

(©) Triangle

Ce triptyque traite de la prise en charge des conjoints violents en France. Dans ce deuxième podcast, nous allons aborder les formes concrètes que peut prendre cette prise en charge, comment elle s’est développée jusqu’à aujourd’hui, et quels impacts elle a.

Pour en parler nous sommes avec Jessica Blouin, doctorante à TRIANGLE en première année dont le sujet de thèse est : « Sociohistoire de la prise en charge des auteurs de violences conjugales en France (1978-2021) ».

Écoutez le podcast :

> Lire la retranscription des propos de l’interview :

 

Quelles formes prend la prise en charge des conjoints violents ?

Jessica Blouin – Actuellement en France, 80% des conjoints violents sont pris en charge dans le cadre d’une contrainte judiciaire, avant un jugement ou après un jugement. Dans le droit, il y a 3 outils légaux mobilisables par les procureur·e·s et juges : l’« obligation de soins », la « prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique », et le « stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes ». Je vais parler de ces 2 derniers dispositifs.
Les stages de responsabilisation ont généralement lieu sur 2 ou 3 jours, continus ou en plusieurs séances hebdomadaires ; il y a généralement des temps d’informations descendantes et des temps de groupe de paroles ; avec généralement un rappel de la loi, des éléments sur les conséquences des violences, sur l’égalité femmes-hommes, un peu d’outillage psycho-éducatif (gestion des émotions, communication non-violente, etc.).
La « prise en charge sanitaire, sociale et psychologique » peut prendre des formes très diverses : ça peut être juste un groupe de paroles et des séances de psychothérapie individuelle, ou juste un suivi psy individuel ; il peut y avoir de l’hébergement (notamment en cas d’éviction du domicile conjugal), un dispositif d’accompagnement social plus ou moins développé, des pratiques de soin non conventionnelles (sophrologie, acupuncture, etc.), des activités sportives ou artistiques à visée thérapeutique, etc. Ça peut durer quelques séances hebdomadaires, ou plusieurs semaines en continu, ou plusieurs mois – en général c’est entre 15 jours et 6 mois.

(©) Pixabay

En France, depuis quand parle-t-on de prise en charge des auteurs de violences conjugales ?

J.B. – La prise en charge des conjoints violents émerge dans le contexte de la mobilisation féministe de la fin des années 1970 pour faire reconnaître les violences conjugales comme problème de société et pour que les pouvoirs publics s’engagent. En découvrant petit à petit l’ampleur de ces violences, les militantes féministes ont créé en urgence des espaces de mise à l’abri des femmes victimes. Pour pérenniser ces structures, dans les années 80 elles ont eu recours aux normes institutionnelles du travail social, et les associations de travail social déjà existantes se sont aussi emparées de la prise en charge des femmes victimes.
Toutes ces structures ont été confrontées notamment aux réactions des conjoints violents, et certaines équipes ont commencé à se dire qu’il fallait aussi développer des propositions pour eux. À la fin des années 1980, 4 associations aujourd’hui considérées comme pionnières ont été créées dans ce but : une à Paris, une à Belfort, une à Lyon et une à Marseille. Elles étaient très différentes les unes des autres, du point de vue de leur approche et de la composition de leur équipe. Les assos de Paris et Lyon se sont arrêtées vers 1995, celle de Belfort en 2013, et celle de Marseille a fait évoluer ses activités et existe toujours. Jusqu’au début des années 2000, d’autres structures se créent, mais cette période n’a pas été étudiée du tout, donc on ne sait pas trop ce qui s’y passe. Je pourrai en dire plus au fil de la thèse !
En 2003, quelques membres et ex-membres de ces équipes précurseuses créent la FNACAV, Fédération des Associations et Centres de prise en charge des Auteurs de Violences conjugales et familiales, pour mettre en réseau des structures dédiées à cet objet et faire reconnaître la nécessité de l’engagement des pouvoirs publics. En 2007, la FNACAV compte 17 membres, en 2022, 39 membres. La création de cette fédération et l’augmentation du nombre de structures semblent s’inscrire dans le contexte du développement de la réponse pénale à la violence conjugale à partir du début des années 2000.

Et à partir de quand les pouvoirs publics commencent à s’y intéresser ?

J.B. – En termes d’engagement des pouvoirs publics, entre la fin des années 1980 et le début des années 2000, il y a quelques aides financières, limitées en montant et en durée. Au début des années 2000, la réponse pénale est développée, et d’autres mesures de politiques publiques spécifiques à la prise en charge des conjoints violents sont indiquées dans les plans interministériels de lutte contre les violences faites aux femmes qui se succèdent à partir de 2005. Mais tout n’est pas réalisé, et ce qui est réalisé demeure peu ambitieux. Au niveau budgétaire, les associations bricolent avec des financements justice, égalité femmes-hommes, et action sociale.
Le Grenelle contre les violences conjugales, fin 2019, est une importante étape d’institutionnalisation, suite à laquelle a lieu en 2020 et 2021 la création-labellisation des CPCA, Centres de Prise en Charge des Auteurs de violences conjugales. Il y en a actuellement 2 par région hexagonale et 1 par territoire outre-mer. Les CPCA perçoivent un financement dédié, au titre du budget égalité femmes-hommes. Quelques critères en termes d’activités et de principes de fonctionnement ont été définis par l’État, mais les configurations et pratiques restent très diverses.

Est-ce qu’il y a un élément déclencheur de cette étape des CPCA ?

J;B. – Il me semble que les CPCA arrivent au fil d’un processus, plutôt qu’après un évènement de rupture. Pour simplifier, d’abord la mobilisation féministe des années 1970 a mis sur la place publique un problème, la violence conjugale, auquel personne ne voulait faire attention parce qu’on disait qu’il relevait du privé. Ensuite, pour que la prise en compte institutionnelle de ce problème ne se contente pas des victimes mais concerne aussi les agresseurs, il a fallu que les féministes maintiennent la pression, que les normes sociales continuent d’évoluer vers plus d’intolérance aux violences faites aux femmes, que les organisations internationales fixent des cadres à respecter aussi par la France, etc. Dans les années 2010, plusieurs éléments précèdent le Grenelle contre les violences conjugales de fin 2019 : la progressive diffusion du terme « féminicide » et la visibilité des décomptes par des collectifs féministes, le quinquennat de François Hollande, le mouvement #MeToo et #BalanceTonPorc, l’évaluation de la France dans le cadre de la convention du Conseil de l’Europe pour la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, etc. Comment on en arrive aux CPCA est un peu le point de départ de mon projet de thèse !

 

Précédemment 

Les violences conjugales

> À suivre…

Le dernier podcast aborde les enjeux de la prise en charge des conjoints violents.

>> Pour en savoir plus :

Triptyque – Laboratoire Triangle

Recherche en santé : penser avec la société | « Dis, pourquoi ? »

RRecherche en santé : penser avec la société | « Dis, pourquoi ? »

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Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

 

> Émission du 31 mars 2026

Marie Préau, directrice de l’Unité Inserm U1290 rattachée à l’Université Lumière Lyon 2, s’intéresse aux enjeux psychosociaux liés tant aux questions de prévention que de prise en charge des maladies chroniques telles que le VIH, le cancer, l’accident vasculaire cérébral, la maladie de Lyme.

Elle est co-coordinatrice scientifique du projet SHAPE-Med@lyon qui développe la recherche autour des grands enjeux de santé globale et organise, dans le cadre du « One Health Summit » accueilli à Lyon, une journée, le 8 avril : « One Health en action : croiser les regards, transformer les pratiques sur le territoire ».

Elle a coécrit, avec son collègue Fabrice Vavre, un article dans le numéro 14 du Pop’Sciences Mag « Santé[s], une vision globale », l’article « Faire One Health : créer les conditions de l’émergence ».

Écoutez le podcast :

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Monnaies locales : comment les créer ? Pourquoi un tel essor ? | Triptyque

MMonnaies locales : comment les créer ? Pourquoi un tel essor ? | Triptyque

(©) Triangle

Et si dans votre porte monnaie se trouvaient des monnaies locales ? Quelle idée ! Et bien savez-vous qu’ il en existe plus de 70 en France ?

Aussi, nous avons consacré ce triptyque à ce thème, et dans ce premier podcast, nous allons d’abord comprendre comment se créer une monnaie locale, quand ont-elles vu le jour, mais également pourquoi ont-elles pris leur essor autour des années 2008-2010 ?
Pour en parler nous accueillons Marie Fare, maîtresse de conférences en sciences économiques à l’Université Lumière Lyon 2 et Jérôme Blanc, professeur de sciences économiques à Sciences Po Lyon et bien sûr membre de TRIANGLE.

>> Écoutez le podcast :

 

> Lire la retranscription des propos de l’interview :

Tout d’abord, comment se créé une monnaie locale, est-ce que tout le monde, institutions comprises, peut se lancer dans ce type de projet ? Pouvez-vous citer quelques exemples de monnaies locales en France ? 

Marie Fare – Les monnaies locales sont des projets collectifs et citoyens. Elles sont généralement mises en œuvre par des associations, soit préexistantes (par le développement d’un projet monétaire), soit créées autour du projet de monnaie locale. Elles réunissent au sein d’une association des citoyens particuliers, des professionnels, des artisans, commerçants, des associations partageant des valeurs. Parfois ces associations s’appuient sur des collectivités territoriales. La plus connue en France est l’eusko dans le Pays basque, à Lyon il y a la gonette, on compte aussi le cairn à Grenoble, le lien à Saint-Etienne, etc.

Quel est ou quels sont les intérêts d’en créer une ? 

M.F – Ce ne sont pas des projets qui visent l’intérêt direct des individus qui l’utilisent, ou un intérêt individuel mais des projets qui ont une finalité collective et territoriale : promouvoir une forme d’économie de proximité soutenable. Les fondateurs, et les utilisateurs, cherchent donc une utilité indirecte, qui résulte du soin porté à ceux des acteurs économiques qui sont ancrés dans le territoire et ont une démarche soutenable, de transition écologique etc.
Dans une enquête menée auprès des associations émettrices de monnaies locales en 2022, on identifie 3 principaux mobiles de création :
Le premier est un mobile économique territorial, où l’économie locale, construite par réseaux, filières, proximité économique etc. prend le sens d’une économie humaine, éthique, mais aussi réelle et de qualité. Ce premier mobile, lié à l’ancrage territorial, se reflète dans les noms choisis par les ML. Ainsi, 59 % des ML répondantes ont choisi un nom faisant référence à une caractéristique de leur territoire, qu’elle soit historique, géographique ou culturelle.
Un deuxième mobile, presque aussi important, renvoie à la qualité du lien social et à l’amélioration des capacités de chacun et du groupe, via le déploiement d’actions et de méthodes démocratiques, l’empowerment, la solidarité et l’existence, au fond, de liens chauds construisant une vie sociale réenchantée.
Loin derrière ces deux mobiles, mais se dégageant tout de même des suivants, se trouve l’enjeu de la reconnaissance et du respect des enjeux écologiques et environnementaux, promouvant la responsabilité individuelle et collective.

©PIXABAYComment se gèrent-elles, fonctionnent-elles ? 

M.F – Dans la mesure où elles visent un mobile économique territorial, ces monnaies peuvent être qualifiées de monnaies marchandes. Elles vont ainsi circuler au sein de l’économie de proximité d’un territoire délimité entre des producteurs, des consommateurs, et parfois des collectivités locales.
Chacune de ces monnaies est gagée sur l’euro, au taux de 1 pour 1, et circule au sein d’un espace délimité géographiquement (département, bassins de vie) mais aussi communautairement (il faut être adhérent de l’association et partager des valeurs)
Pour échanger en monnaie locale, il faut tout d’abord s’en procurer. Il faut pour cela adhérer à l’association émettrice de la monnaie, ensuite échanger des euros contre la monnaie locale.
Ces monnaies locales visent donc des actes de consommation quotidienne et son acceptation repose sur l’adhésion d’entreprises. Elles circulent ainsi dans l’espace marchand classique et ne propose pas un système de prix spécifique.
Cependant, elles ne ciblent qu’une partie de l’activité locale, c’est-à-dire un ensemble d’activités susceptibles de respecter les valeurs inscrites dans les chartes et autres documents rédigés par l’association locale ou par des réseaux de monnaies locales dont elle est membre. Afin de fixer leurs valeurs et leurs objectifs, les monnaies locales françaises tendent à élaborer des chartes assez tôt au démarrage du projet, en amont du lancement.

D’ailleurs est-ce typique de la France ou existe-t-il des monnaies locales ailleurs en Europe, ou sur d’autres continents ? Où sont-elles le plus développées et pourquoi ? 

Jérôme Blance – La France est un cas particulier d’une dynamique plus large. Les monnaies locales sont une application particulière de « monnaies alternatives » qui émergent en Occident à partir du début des années 1980. Les monnaies locales en tant que telles apparaissent surtout au début des années 2000, au Brésil (où elles sont aujourd’hui très nombreuses et dynamiques), en Allemagne ou en Grande-Bretagne. La France puis la Belgique suivent, dans les années 20010. Entre 2010 et 2020, la France est le pays où elles se développent le plus rapidement. Plus de 90 ML ont été lancées entre le début 2010 et 2024.
Cela dit, les projets sont assez différents entre, disons, les pays du sud comme le Brésil, où on vise d’abord à lutter contre la pauvreté (en mêlant monnaie locale, microcrédit et aujourd’hui revenu de base) et pays du nord, où l’on vise plutôt à réorienter les économies locales pour qu’elles soient plus dynamiques et soutenables.

Si on se concentre sur la France, est-ce que ces monnaies sont plus facilement adoptées, par les citoyens, par les institutions publiques et privées ? Et Pourquoi ? 

J.B – Les associations de monnaies locales font un travail compliqué, car, habituellement, utiliser une monnaie a du sens si elle permet de régler des transactions ou des dettes dans un nombre diversifié de situations. Pour constituer ce vivier d’accepteurs, les associations mobilisent d’abord des professionnels, sans trop de difficultés. Sur cette base, la difficulté la plus importante consiste à recruter et préserver un ensemble élargi de particuliers afin d’obtenir un réseau d’usagers suffisamment dense et des transactions suffisamment dynamiques. Enfin, les associations émettrices peuvent s’appuyer, dans certains cas, sur les collectivités pour disposer de ressources mais aussi d’appuis pour l’utilisation de la monnaie (pour des services publics locaux notamment). Comme ces monnaies ne circulent pas d’elles-mêmes, leur circulation suppose une animation permanente, qui suppose elle-même de disposer de suffisamment de travail, bénévole ou, surtout, salarié. D’où l’enjeu très important des ressources dont peuvent disposer les associations émettrices.

Concrètement que peut-on payer en monnaie locale ? 

J.B – Des choses du quotidien, en particulier des produits alimentaires locaux et bio et de la restauration, mais aussi des services de soin, produits d’hygiène et beauté, des services professionnels (informatiques notamment), des librairies, produits artisanaux etc. Dans certains cas, des services publics comme une bibliothèque, une piscine, des transports publics, ou encore l’eau courante, comme à Lyon. Un point important à garder à l’esprit est que les monnaies locales sont généralement employées en complément de l’euro : pour régler une transaction, on peut être amené à combiner monnaie locale et euro. On ne crée donc pas une bulle où ne circulerait que la monnaie locale. Il n’y a pas de sécession ou de communautarisme, dans les cas que l’on connaît aujourd’hui en France ou ailleurs. Ce sont des systèmes qui promeuvent, à l’intérieur de l’économie ordinaire, certains types de pratiques considérées comme vertueuses.

Quelques références :

  • Blanc Jérôme, Fare Marie et Lafuente-Sampietro Oriane, « Les monnaies locales associatives en France  : quel bilan après une dizaine d’années de développement  ? », Les Carnets de la Chaire ESS, avril 2024, no 10, pp. 1‑11. URL : https://seg.univ-lyon2.fr/la-chaire-ess/les-monnaies-locales-associatives-en-france-quel-bilan-apres-une-dizaine-dannees-de-developpement
  • Blanc Jérôme, Fare Marie et Lafuente-Sampietro Oriane, Les monnaies locales en France en 2023. Résultats de la seconde enquête nationale [Rapport], Lyon, Rouen, Triangle UMR 5206, LASTA, 2023, 70 p., URL : https://shs.hal.science/halshs-04268002.
  • Blanc Jérôme, Fare Marie et Lafuente-Sampietro Oriane, « Local currencies for territorial development : lessons from a national survey in France », Regional Studies, 31 décembre 2025, vol. 59, no 1, p. 2120974, doi:10.1080/00343404.2022.2120974.
  • Dissaux Tristan, « Socioéconomie de la monnaie mobile et des monnaies locales au Kenya  : quelles innovations monétaires pour quel développement  ? », Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs, 3 juillet 2019, no 25, doi:10.4000/regulation.15139.
  • Fois Duclerc Mathilde et Lafuente-Sampietro Oriane, « Un intermédiaire monétaire créateur de proximités territoriales : la structuration d’un réseau d’entreprises autour de la monnaie locale eusko au Pays Basque », Revue d’Économie Régionale & Urbaine, 2023, Février, no 1, pp. 83‑109, doi:10.3917/reru.231.0083.
  • Laurence Nicolas, « Monetary Contestation as a Driving Force of Institutional Change : The Case of the Eusko, a Local Currency in France », Journal of Economic Issues, 2 juillet 2024, vol. 58, no 3, pp. 906‑921, doi:10.1080/00213624.2024.2382040.
  • Lung Yannick, « La légitimation des monnaies locales par la Loi ESS », RECMA. Revue internationale de l’économie sociale, 26 septembre 2024, no 372‑373, pp. 172‑176, doi:10.3917/recma.372.0176.
  • Pinos Fabienne, « Communs et bien-être  : quand la monnaie locale fait lien », in Timothée Duverger, Vincent Lhuillier et Abdourahmane Ndiaye (dir.), L’ESS en transition(s), Lormont, Editions Le Bord de L’eau, Territoires de l’ESS, 2024, pp. 171‑186, consulté le 24 juin 2024, URL : https://hal.science/hal-04615558.

> À suivre…

Les monnaies locales ont-elles leur place dans un système financier ?

 

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Triptyque – Laboratoire Triangle

Santé mentale : les chemins de l’acceptation | « Dis pourquoi ? »

SSanté mentale : les chemins de l’acceptation | « Dis pourquoi ? »

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Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

 

> Émission du 3 mars 2026

En amont de la Semaine du cerveau à Lyon et en lien avec son article pour le dossier Pop’Sciences « Santé mentale : entre pathologies et bien-être » « Mal-être : essais de reconnaissance », nous recevons Samuel Lézé, maître de conférences en anthropologie médicale à l’École Normale Supérieure de Lyon, membre de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM).

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D’un son à l’autre

DD’un son à l’autre

©MMI

D’un son à l’autre est un podcast de 8 épisodes d’une dizaine de minutes de la Maison des Mathématiques et de l’Informatique de Lyon

Derrière les sons familiers se cachent des sciences, des technologies et des histoires, qui racontent comment mathématiques, physique et informatique donnent sens à ce que nous entendons. À chaque fin d’épisode, une chercheuse ou un chercheur vient élargir le sujet. Partez à la découverte des sons qui nous entourent et rythment notre quotidien.

 

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  • Le silence

On croit souvent que le silence, c’est l’absence totale de son… et pourtant ! Dans ce dernier épisode, découvrez les bruits blancs et d’autres bruits colorés cachés dans le silence, avant de rencontrer Pierre Lecomte, chercheur en acoustique. Il nous parle des technologies de contrôle actif du son, et en particulier du casque anti-bruit.

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  • Shazam

Comment Shazam fait-il pour retrouver le titre d’une chanson en quelques secondes seulement ? Dans cet épisode, découvrez le signal numérique, l’échantillonnage et l’empreinte acoustique, unique pour chaque morceau. En fin d’épisode, Aurélien Garivier, chercheur en intelligence artificielle, nous éclaire sur les outils de reconnaissance numérique.
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  • Le phonautographe

Le son a-t-il toujours été écouté et reproduit tel que nous le connaissons ? Non ! Avant, pour écouter de la musique, il fallait être là quand elle était en train d’être jouée. Mais au XIXe : tout change. Retracez l’histoire des techniques qui ont transformé notre façon d’enregistrer, de reproduire et de créer la musique, avant d’écouter Martin Barnier, professeur en étude cinématographique et historien du cinéma. Il nous raconte la façon dont l’enregistrement et la retranscription sonore ont révolutionné le cinéma.
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  • La voix

Parler, chanter… notre voix est un instrument à part entière. Comme une guitare, elle possède des fréquences qui la rendent unique. Explorez comment le son se forme à travers nos cordes vocales et comment on peut l’observer et l’analyser. Pour finir, Yohana Lévêque, chercheuse sur la perception de la voix et de la musique, nous parle de l’action de mimétisme du cerveau face à une autre voix humaine.
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  • L’ambulance

Pourquoi la sirène d’une ambulance paraît-elle plus aiguë quand elle s’approche, et plus grave quand elle s’éloigne ? C’est à cause de l’effet Doppler, que vous pouvez comprendre et analyser dans cet épisode. Julia Puig, chercheuse en imagerie médicale, prend ensuite la parole et nous explique l’utilité de l’effet Doppler en cardiologie.
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  • La musique

Pourquoi certains accords sonnent justes et agréables, tandis que d’autres paraissent faux ? Des rapports de fréquence aux harmoniques, en passant par différents accords musicaux, découvrez le lien entre les mathématiques et la musique. Pour aller plus loin, Benjamin Quiedeville, doctorant en informatique musicale, nous éclaire sur les méthodes numériques de créations musicales. > Écouter le podcast

  • La radio

Comment un poste radio peut-il reproduire musique, infos et conversations ? Dans cet épisode, explorez le voyage et la transformation du son pour passer du micro à l’enceinte de la radio avant de rencontrer Pierre Cochard, ingénieur de recherche sur les systèmes audio-numériques. Il nous parle des fonctions du micro et de la conversion du signal sonore en un signal électrique, puis numérique.
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  • Le réveil

Que se cache-t-il derrière le son du réveil ? De la vibration, à la fréquence des sons et aux décibels, découvrez les sciences qui expliquent pourquoi notre réveil est si efficace. En fin d’épisode, Barbara Nicolas, chercheuse en imagerie échographique, nous parle des milieux de propagation, indispensables à la diffusion d’un son.
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Découvrez l’exposition Ça résonne (jusqu’au 30 juin 2026) :

Ça résonne

Sciences en récits | Visages de la science

SSciences en récits | Visages de la science

Découvertes, prix, innovations : à Lyon 1 Université, des parcours et des trajectoires extraordinaires se dessinent chaque jour. Comment ces aventures sont-elles vécues par leurs protagonistes ? 

Ils sont étudiants, étudiantes, enseignants, enseignantes, scientifiques, et témoignent en quelques minutes des temps forts de leurs histoires hors du commun. Entrez dans les coulisses d’une Université de sciences, technologies, santé et sport, et écoutez les récits de vie de celles et ceux qui l’animent.

>> Découvrez les trois derniers podcasts :

  • Épisode 10 : Enquête sur les joyaux d’exception du patrimoine

©Eric Le Roux

Professeur à Lyon 1, au sein de l’Institut Lumière Matière-ILM, Gérard Panczer mène une véritable enquête scientifique sur les joyaux du patrimoine national. Il retrace leur histoire et révèle les secrets de fabrication des orfèvres du Moyen Âge — avec, parfois, des découvertes qui bousculent les hypothèses des historiens

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  • Épisode 9 : Médecine légale à Lyon : de Lacassagne à aujourd’hui

©Eric Le Roux

Popularisée dans les séries policières, la médecine légale est convoquée pour élucider des crimes, mais aussi prendre en charge les victimes. La faculté de médecine de Lyon est une institution pionnière dans ce domaine grâce aux travaux d’Alexandre Lacassagne, le père de l’anthropologie criminelle. À l’occasion du centenaire de sa mort, nous vous proposons de rencontrer Laurent Fanton, chef du service de médecine légale de Lyon et Professeur à la faculté de médecine Lyon Est de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Laurent Fanton nous raconte l’histoire d’Alexandre Lacassagne et de son rôle dans l’évolution de la criminologie. Il nous présente également les principes de la formation en médecine légale à Lyon et ses récentes innovations.

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  • Épisode 8 : Magnétiseur de particules 

©Eric Le Roux

Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, Sami Jannin magnétise les atomes : c’est un spécialiste des techniques de résonance magnétique nucléaire (RMN), un outil puissant exploité dans de nombreux domaines tels que la chimie, la biologie, la physique, la médecine… Il nous accueille dans son laboratoire pour nous présenter ses recherches et leurs applications dans le domaine de l’imagerie médicale notamment. Sami Jannin est aussi lauréat de la prestigieuse bourse du Conseil Européen de la Recherche ERC, un financement attribué aux projets de recherche visant à repousser les frontières de la connaissance.

> Écouter la partie 1     > Écouter la partie 2

>> Pour découvrir les autres podcasts :

Sciences en récits

 

Comment rendre la mixité réelle dans les sciences ? | « Dis pourquoi ? »

CComment rendre la mixité réelle dans les sciences ? | « Dis pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

 

> Émission du 3 février 2026

Aurélie Olivesi est maîtresse de conférences HDR (habilitée à diriger des recherches) à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Elle fait partie de l’Équipe de recherche de Lyon en sciences de l’information et de la communication ELICO où elle mène des recherches en sciences de l’information et de la communication. Pleinement engagée pour la mixité dans la science, elle revient sur la sensibilisation à ces enjeux dès l’université et sur des initatives qui pourraient rendre leur place aux femmes. Elle est aussi chargée de mission égalité-diversité pour la Mission égalité diversité Lyon 1 Université.

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Ricochets, les podcasts de La Rotonde

RRicochets, les podcasts de La Rotonde

©La Rotonde

La Rotonde – Centre de culture scientifique et technique de Saint-Étienne – propose Ricochets, une série de podcasts aux formats divers pour faire rebondir les sciences.

Ces podcasts mis en ligne au fil de l’eau invitent les auditeurs à comprendre, questionner et débattre de sujets qui nous concernent toutes et tous dans leurs liens et leurs impacts entre les sciences et la société.

 

 

>> Découvrez les derniers podcasts :

> Émission #24 – Défis et enjeux de la vaccination

Après l’épopée de la vaccination mais aussi la recherche clinique, ce sont les défis et enjeux de la vaccination qui étaient au cœur des échanges le 4 décembre 2025. Efficacité vaccinale, surveillance, tolérance : de quoi parle-t-on ? Comment se déroule la recherche pour identifier d’autres modalités d’administration notamment par voie muqueuse respiratoire ?Réchauffement climatique et nouveaux virus : quels risques de nouvelles épidémies ? La vaccination, une façon de lutter contre l’antibiorésistance mais aussi de limiter d’autres pathologies provoquées par les infections ?

Invités :

  • Élisabeth Botelho-Nevers, cheffe du service Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et professeure de maladies infectieuses ;
  • Amandine Gagneux-Brunon, professeure de maladies infectieuses et tropicales à la Faculté de Médecine et praticien hospitalier au CHU de Saint-Étienne ;
  • Stéphanie Longet, professeure junior de l’Université Jean Monnet et chercheuse au sein du Groupe sur l’immunité des muqueuses et agents pathogènes (GIMAP) ;
  • Lara Leclerc, ingénieure de recherche au Centre Ingénierie et Santé de l’École des Mines de Saint-Étienne, Département BIOPI (Activité Biologique des Particules Inhalées) labellisé INSERM.

 RICOCHETS #24

> Émission #25 – L’interview – Félix Degorce – Économie circulaire : des pistes pour la recherche et la société 

Au cœur de sa démarche et des propositions qui en découlent : l’atout de l’interdisciplinarité dans des projets de recherche liés à l’économie circulaire. L’économie circulaire se pense et se met en œuvre dès la conception d’un produit en prévoyant sa réparabilité, son réemploi, sa réutilisation, sa robustesse, … Dans un centre de recherche tel que l’Institut Fayol, les expertises sont multiples : génie industriel, génie informatique, sciences de l’environnement et management responsable en sont les quatre piliers. Un environnement propice pour fédérer diverses compétences autour de démarches communes, illustrant parfaitement l’apport de la transdisciplinarité à la résolution de problèmes.

Invité : Félix Degorce, ingénieur formé à l‘ENSAM d’Angers (École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers), il a effectué un stage de fin d’études au sein de l’Institut Fayol de l’École des Mines de Saint-Étienne

 RICOCHETS #25

> Émission #26 – Graines, si délicates et si robustes 

Dans le cadre de l’exposition « Graines » accueillie à La Soucoupe jusqu’au 21 février, ce podcast vous propose une immersion sur le temps long. Comment ces petites « coques de vie » apparues il y a quelques 450 millions d’années ont-elles évolué ? Comment se sont-elles adaptées ? Qu’observe-t-on aujourd’hui ? Voici quelques-unes des questions que nous poserons à la biologiste et physiologiste végétale Catherine Lenne pour laquelle la biodiversité peut être moins menacée si l’on modifie certaines de nos pratiques et si l’on apprend à « trouver le beau dans le bazar de la nature !» Quant au paléontologue Gilles Escarguel, lui aussi regarde loin dans le rétroviseur. Son horizon le plus éloigné se compte aussi en plusieurs millions d’années grâce aux fossiles qui témoignent de ce très lointain passé. Son sujet d’étude ? Les moments de l’histoire de notre planète où la biodiversité n’était pas en grande forme… Des recherches qui inévitablement éclairent le dialogue entre hier et aujourd’hui. Pour lui, le constat est clair : « Biodiversité et climat peuvent être les meilleurs amis ou les pires ennemis. Et plus le bouleversement du second est rapide et intense, plus c’est défavorable à la première »

Invités : 

  • Catherine Lenne, enseignante chercheure rattachée au Laboratoire de Physique et physiologie Intégratives de l’Arbre en environnement Fluctuant (PIAF) de l’Institut National  de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement (INRAE) à l’Université Clermont Auvergne.
  • Gilles Escarguel, paléontologue et macroécologue, enseignant-chercheur à l’Université Lyon 1 dont il est vice-Président en charge de la transition écologique, co-responsable du Master de biologie de l’ENS de Lyon et de l’Université Lyon 1, et responsable scientifique des fouilles au sein du Géoparc Mondial UNESCO des Causses du Quercy.
  • Jacques Roux, ancien chercheur au CNRS, initiateur de Science by Art – Création muséographique.

RICOCHETS #26

 

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Vallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

VVallée de la chimie, quelle place pour les écosystèmes fluviaux ?

À l’origine d’une largeur de presque deux kilomètres au Sud de Lyon, le Rhône a été canalisé afin de le domestiquer, au détriment des zones humides riches en biodiversité, qui s’en retrouvent asséchées. Les rejets des activités pétrochimiques participent également à polluer les sédiments, et plus généralement toute la vie du fleuve.

Ainsi, si les acteurs industriels souhaitent verdir leurs activités, comment repenser le rôle d’écosystème vital du fleuve ? Comment reconsidérer la place du Rhône dans une région qui multiplie les impacts à son encontre ?

Découvrez cette émission abordant les différents enjeux autour de la Vallée de la Chimie.

Intervenants :

Animation : Florian Fomperie, directeur d’antenne et journalise chez Radio Anthropocène

Écouter l’émission

Pétunia : des pétales pas comme les autres ? | « Dis pourquoi ? »

PPétunia : des pétales pas comme les autres ? | « Dis pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

 

> Émission du 6 janvier 2026

Et s’il était possible d’attirer certains insectes en modifiant les fleurs présentes sur des territoires donnés ? Ce sera peut-être bientôt possible grâce aux travaux menés par Éva Leiros, doctorante au laboratoire RDP – Reproduction et développement des plantes – de l’École normale supérieure de Lyon.
Elle travaille sur les mécanismes de développement des fleurs à pétales fusionnés en lien avec les pollinisateurs : dans la chronique Dis, pourquoi ? de notre émission M comme Midi, Éva Leiros rappelle à Anaïs Sorce pourquoi les fleurs sont importantes.

Écoutez le podcast :

> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

PPour aller plus loin

  • Sève et sens, pour découvrir quelques petites histoires secrètes de plantes, par Eva Leiros, ENS de Lyon.