Biologie - santé Article INSA Lyon GGuerres biologiques, crises sanitaires, pandémies… La grande mutation des risques invisibles Invisibles mais omniprésents, les risques biologiques progressent avec le dérèglement climatique et l’intensification des échanges mondiaux. © Mikki Speid / Unsplash Longtemps considérés comme marginaux ou ponctuels, les risques biologiques changent aujourd’hui d’échelle. Réchauffement climatique, mondialisation des échanges, pression sur les écosystèmes ou dépendances sanitaires : les crises du vivant s’entremêlent désormais aux enjeux géopolitiques et environnementaux. À l’INSA Lyon, Agnès Rodrigue, enseignante-chercheuse au laboratoire MAP, étudie depuis plus de vingt ans les capacités d’adaptation des microorganismes. Une recherche fondamentale qui éclaire aussi les vulnérabilités contemporaines.Pour beaucoup, ils évoquent des scénarios de science-fiction ou les souvenirs désormais lointains de la pandémie de Covid-19. Invisibles, les risques biologiques progressent pourtant à mesure que le climat se dérègle et que les échanges mondiaux s’intensifient. Ils mutent, circulent, prospèrent. Certaines maladies végétales remontent vers des régions jusqu’ici épargnées. « Des bactéries autrefois limitées aux zones chaudes et humides sont désormais détectées jusque dans des pays comme la Finlande ou la Pologne », observe Agnès Rodrigue, microbiologiste au laboratoire MAP, à l’INSA Lyon. « Le vivant réagit en permanence aux changements. »[…]Lire la suite de l’article