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QQuand la guerre devient hybride, nous sommes tous concernés

Hacker, propagandist launches fake news. Information war, hybrid war, war in the media space. Cyber warfare, attack, fakes, hackers and cybercrime, phishing, propaganda. By BillionPhotos.com - AdobeStock © BillionPhotos.com - AdobeStock

« La guerre ne vous intéresse peut-être pas, mais elle s’intéresse à vous »
Fannie Hurst, 1941

 

De nos jours, les médias sont remplis d’images de guerre, plus précisément ce qu’on appelle la « guerre kinétique ». Des armées se déplacent et s’affrontent. Les bombes pleuvent dans des régions plus ou moins délimitées, telles que l’Ukraine ou le Moyen-Orient. Ces images peuvent apparaître distantes pour le monde des affaires mais la géopolitique impacte le business, de bien des façons.

Les entreprises peuvent en être affectées comme le montrent les sanctions imposées aux pays d’où proviennent leurs matières premières, ou l’impact de conflits sur des chaines logistiques globales, tel que le détroit d’Ormuz.

Nous sommes bien moins conscients de la « guerre hybride », même si elle nous concerne tous – citoyens, entreprises, services publics ou ONG – et ce de manière directe.

La guerre hybride : kesako ?

On parle de guerre hybride lorsque des Etats utilisent des méthodes non-militaires mais néanmoins illicites pour influencer, affaiblir, contraindre, saboter, perturber ou contrôler un autre Etat, ou une de ses composantes. Aujourd’hui, des nations hostiles n’hésitent pas à utiliser des moyens criminels telles que des cyberattaques, des actions terroristes, le crime organisé (trafic de drogues et/ou blanchiment d’argent), la guerre informationnelle ou cognitive… La liste est longue. La guerre devient low cost, voire insidieuse. La frontière entre guerre et paix devient floue.

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Auteur : Adrian Borbely, professeur, emlyon business school,

 

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