L’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

LL’Égypte au musée des Beaux-Arts de Lyon

Découvrez le Musée des Beaux-Arts de Lyon depuis chez vous ! Des chercheurs et conservateurs rentrent dans les coulisses du département des Antiquités pour vous présenter les collections d’Égypte ancienne comme vous ne les avez jamais vues !

Intervenants :

  • Geneviève Galliano, conservateur en chef du Patrimoine – Département des antiquités du musée des Beaux-Arts de Lyon,
  • Charlotte Lejeune, égyptologue, guide-conférencière et membre du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret,
  • Yannis Gourdon, égyptologue, maître de conférences de l’Université Lumière Lyon 2, membre du laboratoire HiSoMA et président du Cercle lyonnais d’égyptologie Victor-Loret.

 

Une visite privée à trois voix :

 

Youtube de la MOM

 

L’art et la matière. Céramiques antiques et contemporaines

LL’art et la matière. Céramiques antiques et contemporaines

Exposition virtuelle – Un dialogue entre passé et présent

Céramiques antiques et contemporaines a pour ambition de faire dialoguer les productions des potiers de Vienna antique avec l’art de la céramique contemporaine. De l’Antiquité à nos jours, l’art de la céramique s’est développé sur les bords du fleuve. Elle demeure une source de recherche pour les archéologues et d’inspiration pour les artistes.

Cette exposition, conçue au sein des collections permanentes du Musée de Saint-Romain-en-Gal, se propose d’établir un dialogue entre les œuvres des potiers de l’antique Vienna et les créations contemporaines issues notamment de la poterie des Chals à Roussillon : que nous racontent toutes ces céramiques sur les techniques employées, sur le quotidien des hommes et des femmes de ces différentes époques et sur leurs préoccupations artistiques ?

Visitez l’exposition

Eleutheria ! Retour à la liberté

EEleutheria ! Retour à la liberté

À l’occasion du bicentenaire de la révolution grecque, célébrée le 25 mars 2021, le Musée des moulages (MuMo) dévoile sa nouvelle exposition pour la rentrée 2021, Eleutheria ! Retour à la liberté : découvrir et transmettre l’Antiquité depuis la révolution grecque.

La Révolution grecque de 1821, conclusion de la lutte pour l’indépendance de la Grèce face à l’Empire Ottoman, a ouvert les portes aux archéologues d’Europe qui (re)découvrent les trésors de la Grèce antique, connus jusqu’alors principalement par les textes anciens et les récits de voyageurs. Cet événement historique s’inscrit pleinement dans l’émergence de l’archéologie comme science au milieu du XIXe siècle. L’archéologie s’institutionnalise, développe de nouvelles méthodes de recherche et d’études des productions artistiques et techniques anciennes en redécouvrant des sites prestigieux.

L’exposition est l’occasion de découvrir par quels moyens le Musée des moulages a contribué à diffuser la culture de la Grèce antique en dehors de ses frontières modernes nouvellement acquises et d’en apprendre davantage sur les représentations du monde grec antique en Europe à cette époque.

Une programmation riche (conférences, ballades urbaines, ateliers pédagogiques, spectacles) en partenariat avec des étudiants en mode, communication, médiation et histoire de l’art viendra compléter l’exposition.

>> Pour plus d’informations et programme complet (à la fin de l’été) :

MusÉe des Moulages

Chalcis, un hub maritime médiéval en Egée

CChalcis, un hub maritime médiéval en Egée

Le port de Chalcis (moderne Chalkida, Grèce) est connu sous le nom d’Euripos, comme le port byzantin de Thèbes, et de Négroponte lorsqu’il devient possession vénitienne à la période des Croisades.
Grâce aux fouilles de sauvetage et aux prospections sous-marines menées par les archéologues grecs et à la contribution de l’archéométrie, l’importance de ce port à la période médiévale a pu être mise en évidence.  Importance également mise en exergue suite à l’enquête menée par les chercheurs de Paphos (Chypre) à Chersonèse (Crimée), de Marseille à Saint-Jean d’Acre.

Intervenante : Yona Waksman, directrice de recherches au CNRS, Archéomètre spécialisée dans les classifications et déterminations d’origine de céramiques archéologiques, laboratoire Archéologie et Archéométrie – ArAr

En savoir plus :

Maison de l’Orient et de la Méditerranée

Quand les dinosaures prennent leur envol

QQuand les dinosaures prennent leur envol

Comment les dinosaures ont-ils évolué pour donner naissance aux oiseaux que nous connaissons ? Du T-Rex au moineau, rendez-vous avec un paléontologue pour remonter le fil de cette histoire étonnante.

Intervenant :  Romain Amiot, chargé de recherche CNRS au Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes et Environnement

En partenariat avec : le CNRS

>>> A suivre en ligne en Facebook Live

Pour ne savoir plus, consultez le site du :

Musée des confluences

©musée des Confluences

Les architectures de terre en Méditerranée occidentale

LLes architectures de terre en Méditerranée occidentale

L’architecture de terre dans le Midi de la France, du Néolithique à l’époque moderne

Moins connues que les architectures en terre du Proche Orient, d’Asie centrale, du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, les constructions à base de terre crue n’en existent pas moins en Méditerranée nord-occidentale depuis le Néolithique. Également moins spectaculaires, car elles appartiennent surtout au domaine de l’habitat et atteignent rarement une échelle monumentale, elles frappent cependant par la variété des techniques mises en œuvre.

Dans les régions du sud de l’Europe ouvertes de tout temps à des apports culturels et techniques de Méditerranée comme d’Europe continentale, des architectures en terre originales illustrent aussi bien l’appropriation de procédés exogènes que l’invention de solutions nouvelles. Les mécanismes de l’appropriation et la genèse des inventions sont parfois difficiles à saisir. Techniques et architectures s’adaptent à des contextes particuliers, du point de vue historique, environnemental, social ou culturel, ce qui en justifie la diversité dans l’espace géographique et la relative instabilité au cours des siècles.

Intervenants : 

  • Claire-Anne de Chazelles, chargée de recherche au CNRS, laboratoire Archéologie des Sociétés Méditerranéennes Montpellier, membre du Labex Archimede

En savoir plus :

Maison de l’Orient et de la Méditerranée – MOM

 

Pour l’écoféminisme, « tout est relié » | The Conversation

PPour l’écoféminisme, « tout est relié » | The Conversation

Abolir les frontières entre nature et culture, c’est l’un des projets de l’éco-féminisme

Le terme « écoféminisme », forgé par Françoise d’Eaubonne en 1974, est associé à un mouvement social anglophone né aux États-Unis et au Royaume-Uni dans les années 1970-80, et continue à essaimer aujourd’hui. L’objectif militant de l’écofeminisme consiste à éveiller les consciences sur les deux grandes questions intrinsèques à son concept : la crise environnementale et le féminisme.

Selon la Déclaration d’unité de WLOE (Women for Life on Earth) en 1980, les écoféministes affirment voir « des liens entre l’exploitation de la terre et de ses populations et la violence physique, économique et psychologique perpétrée envers les femmes », et veulent « comprendre et surmonter les divisions historiques basées sur la différence de race, de degré de pauvreté, de classe sociale, d’âge et de sexe ».

La visée du mouvement est donc double : la prise de conscience de l’équation « domination des femmes/domination de la nature », et sa traduction en exigences de « réinvention de l’histoire » et de « réappropriation de la place des femmes dans le monde ». Y compris la réappropriation de leurs qualités présupposées féminines et pour cela trop souvent dénigrées ou peu valorisées (du soin des proches à la maternité, du rapport aux plantes à la sensibilité…).

Un angle d’étude insolite

Aborder l’écoféminisme (certains l’appellent « féminisme écologique ») sous l’angle anthropologique permet de montrer ces dynamiques même au cœur des groupes humains étudiés. Être anthropologue, voire ethnographe dès lors qu’il s’agit d’appliquer directement la méthode d’investigation anthropologique dans la proximité côte à côte avec ses interlocuteurs de terrain, ce n’est pas observer du haut d’une tour d’ivoire mais bien s’insérer dans une population donnée, en faire partie au quotidien pour une période plus ou moins longue, et y découvrir, chemin faisant, des aspects des phénomènes qui intéressaient au préalable au chercheur, ou en découvrir de nouveaux. C’est l’« observation participante ».

Dès lors, il s’agit de définir, pour chaque culture, ses propres « systèmes symboliques qui rendent le monde signifiant ». Par exemple, le célèbre anthropologue C. Lévi-Strauss avait compris que la conformation du village de Kejara des indigènes Bororo (au Brésil), où la maison des hommes (baitemannageo) et les maisons possédées par les femmes sont situées respectivement au centre et à la périphérie circulaire de l’espace habité, servait à séparer les individus non seulement d’un point de vue physique, mais aussi en termes symboliques, en leur attribuant de différents rôles sociaux selon les catégories. Ainsi, les femmes sont exclues des rites religieux réservés aux hommes dans leur « maison », tandis qu’elles ont à cœur la gestion de la résidence et de la vie conjugale.

En anthropologie, il faut en particulier distinguer les données relevant du point de vue affirmé par les interlocuteurs de celles inhérentes aux analyses et interprétations du chercheur.

C’est de cette façon que j’ai travaillé avec les deux associations en territoire vaudois de mon terrain : les femmes de la Maison pour agir et à Bricologis revendiquent des valeurs et pratiques participatives relatives aux champs de l’« écologie », la « solidarité » et du « bricolage » pour l’amélioration du cadre de vie de proximité.

En entrant dans les coulisses de ces associations, j’y ai découvert des représentations révélatrices de traits féministes. Alors, comment ces femmes se révèlent-elles comme écoféministes ? Comment, d’ailleurs, se comporte l’ethnographe face à elles, et vice-versa ?

S’émanciper de la nature…

Ces femmes mettent en place une série d’actions collectives mettant en avant un éthos écologique commun et aux saveurs locales : des ateliers de cuisine anti-gaspillage alimentaire (au premier rang) à ceux de cosmétiques « faits soi-même » ; mais aussi les repas partagés, occasions de goûter des soupes aromatiques ou des cakes truffés de fruits et légumes « glanés » (récupérés des magasins), tout en entretenant des amitiés de quartier de longue date.

Alors, s’enchaînant, selon les journées, les phases méticuleuses et conviviales de création de masques à l’argile verte, de « pâtes à tartiner » à partir du mixage de dattes, miel et lait, de déodorants composés de cires naturelles et d’huiles essentielles, de tartines de ratatouille à base de poivrons, courgettes et aubergines étalés sur un fond léger de crème chantilly.

Le tout rythmé par des moments de dégustation ou d’échange de récits de vie ou d’impressions éclatantes. « Oh que c’est bon ce jus de pomme ! » ; « mes enfants ils seraient venus, ils adorent cuisiner » ; « on est bien ici, entre nous… » ; « c’est malheureux mais c’est ça en fait, on a toujours mis les femmes à la cuisine alors que les meilleurs pâtissiers c’est les hommes. Les pâtissiers c’est les mecs ! ».

C’est là que le noyau dur de l’écoféminisme se construit au fil des rencontres. Puisque la « nature » n’est pas fixe, mais changeante, elle se recrée dans les recettes. Et parce que ce sont des femmes qui la transforment grâce à leur créativité et leur maîtrise technique, elles s’émancipent de ce naturalisme millénaire, conception masculine dominatrice, qui associe les femmes à une idée de nature passive et inférieure à la culture.

Elles mêlent librement autonomie personnelle et coopération, mais aussi tradition et innovation en reproduisant des recettes du passé, de l’époque de leurs parents, à l’aide d’outils électromécaniques modernes (blenders, mixeurs plongeants, toasters). La nature est de ce fait culturalisée, elle devient une élaboration active dans un vocabulaire écologique qui lie les membres du groupe ; elle est proche finalement de la vision féminine du « care », qui critique à bas bruit le stigmate naturaliste de la passivité.

Travailler dans un groupe féminin

Étant presque le seul homme dans les groupes des deux associations, il me fallait combattre un double « danger » hantant les milieux féministes : celui de rejouer la domination masculine, mais aussi celui, statutaire, que représentait ma casquette de chercheur. On sait qu’un des défis de toute enquête ethnographique est de réussir à réduire le fossé social séparant l’enquêteur des enquêtés, de sorte que ceux-ci ne soient pas instrumentalisés en « simples représentants de leur culture ».

Pour travailler dans de bonnes conditions, je devais donc prendre part aux actions, sans être ni intrusif ni tout à fait distancié, écouter et m’intégrer aux conversations, cuisiner, grignoter « écolo ».

J’ai pu vivre de l’intérieur cette volonté, entre « sœurs », à impacter, même à petite échelle, le microcosme local par des habitus plus écologiques. Ce sont là encore des empreintes du « care », ce phénomène transfrontalier qui appelle à unir les femmes militantes dans une quête de connaissances partagées, de tissage de réseaux, de combat face aux catastrophes environnementales ; une quête qui aspire à abattre les frontières entre les être vivants et les non-vivants, entre les femmes et les hommes.

Un déplacement de perspective

Le pouvoir d’agir, indépendamment des fronts où on agit, n’est pas le monopole des hommes. Du seul « privilège » accolé à l’Homme de changer le monde à la possibilité pour chaque femme, pour elle-même et pour les autres, de s’approprier le monde, c’est ce déplacement de perspective très concret que m’a appris ce terrain.

Ce féminisme écologique est un carburant qui vise au bien-être de tous, hommes et femmes, en rejetant les grandes divisions par le biais d’une écologie fluide qui mêle sensibilité et rationalité, tradition et innovation, nature et culture, « ego » et « nous », féminin et masculin. C’est cela que voulaient dire Médaline, Radhia et Olympe en me déclarant non sans emphase : « Ici, Alessandro, tout est relié ».The Conversation

 

Auteur : Alessandro Marinelli, Doctorant en anthropologie, Université Lumière Lyon 2

Cet article a été publié dans le cadre de la Fête de la science 2020 dont The Conversation France est partenaire. Cette édition avait pour thème : Planète Nature ?

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons >>> Lire l’article original.

Que sait-on de la biodiversité aujourd’hui ?

QQue sait-on de la biodiversité aujourd’hui ?

Public : Dès 11 ans

Deux chercheurs, Gilles Escarguel et Bastien Boussau expliquent les causes et les conséquences de la catastrophe écologique qui s’annonce.

Environ 20.000 espèces ont déjà disparu, soit un peu plus de 1% de toutes les espèces connues. Au cours des 50 dernières années, les effectifs des populations d’animaux vertébrés ont décliné en moyenne de 68%. Aujourd’hui, l’humanité, par sa présence et ses activités, menace d’extinction à très court terme environ un demi-million d’espèces dont la perte altérera profondément et durablement le fonctionnement de la biosphère.

 

Retrouvez l’enregistrement de la conférence :

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020.

Elle s’intègre à la programmation de l’exposition virtuelle Espèces de climat !

 

 

BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE LYON 1

Retrouvez les autres activités de la Fête de la science 2020 à revivre depuis chez vous

Espèces de climat !

EEspèces de climat !

Public : Dès 6 ans

La BU Lyon 1 vous propose une exposition en ligne sur les conséquences du changement climatique sur la biodiversité animale.

Explorez les contenus que les chercheurs et la BU Lyon 1 ont préparé pour vous !

Vous pourrez:

  • Plonger dans la lagune tropicale de Cerin, à 80 km de Lyon, il y a 150 millions d’années.
  • Faire un très grand retour en arrière et découvrir la faune d’Amérique du Nord et les mammifères du grand froid.
  • Suivre des insectes et découvrir leur adaptation aux nouvelles conditions climatiques.
  • Vous rendre dans les Alpes pour suivre une famille de marmottes.
  • Partir en Afrique à la rencontre des éléphants, des gnous et des lions et comprendre comment ils font face aux modifications de l’écosystème.
  • Et comprendre les conséquences des bouleversements climatiques du climat sur la faune.

 

Visitez l’exposition virtuelle !

(cliquez sur l’image ci-dessous)

Cette visite virtuelle s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE LYON 1

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Géo-archéologie des risques naturels à Lyon

GGéo-archéologie des risques naturels à Lyon

Public : Dès 11 ans

Conférence sur les recherches paléoenvironnementales à Lyon.

Les Lyonnais ont toujours dû s’accommoder des caprices du climat, tels que crues, orages dévastateurs, tempêtes, canicules, grands froids… Des événements moins connus tels que les tremblements de terre et… le volcanisme (!) ont également touchés la ville.

Une conférence de 35 minutes, par Stéphane Gaillot, géo-archéologue au Service archéologique de la Ville de Lyon.

 

Retracez les événements climatiques lyonnais à travers le temps !

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la Fête de la Science 2020

 

SERVICE ARCHÉOLOGIQUE DE LA VILLE DE LYON

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