LLe Voyage de documentation de Madame Anita Conti Anita Conti est une aventurière, photographe et écrivaine du XXe siècle. Elle s’est émancipée dès l’avant-guerre de sa famille bourgeoise pour vivre l’existence extrême et dangereuse des marins pêcheurs. Elle embarque la première fois en 1939 pêcher le cabillaud au-delà du cercle polaire.Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle participe activement à la lutte contre les mines allemandes puis organise la pêche dans les colonies de l’Afrique de l’Ouest. Ses livres sont devenus des best-sellers toujours édités, ses photos racontent les mille aventures d’une femme libre. Elle laisse aussi une œuvre extraordinaire de photographies et de films.Venez découvrir cette projection-rencontre dans le cadre de l’Eco-Festival de l‘Université Gustave-Eiffel, présentant Le Voyage documentaire de Madame Anita Conti de Louise Hémon. C’est l’occasion d’évoquer cette pionnière de l’océanographie, à travers ses propres images, exceptionnelles, tournées à bord d’un bateau de pêche en 1952.Séance animée par Ambre-Aurélie Cordet, enseignante à l’Université Gustave-Eiffel, agrégée et docteure en littératures comparées, et Pauline De Boever, cofondatrice de l’association Cosmos culture et écologie. >> Pour en savoir plus :Soirée Anita Conti @Cosmos
ÉÉcrire une histoire environnementale de la France contemporaine. De la Révolution à nos jours La 4e édition du « Printemps de l’histoire environnementale » organisée par le Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire Environnementale (Le RUCHE) se déroulera du 27 avril au 12 juin 2026.En 2025-2026, un collectif d’autrices et d’auteurs a publié, en trois volumes, la première grande synthèse d’histoire environnementale de la France de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.Cette table-ronde sera l’occasion de présenter les méthodes de l’histoire environnementale et comment on peut relire certains épisodes ou phénomènes marquants de l’histoire de France à l’aune de l’étude des relations entre les sociétés et leurs milieux.Rencontre avec trois historien·nes qui ont contribué à cette série :Christophe Bonneuil, Directeur de recherche, CNRS, CRH ;Anaël Marrec, Histoire, post-doctorante, Sciences Po Lyon, Triangle ;Stéphane Frioux, Professeur d’histoire contemporaine, Lyon 2, LARHRA.Pour en savoir plus :Histoire environnementale
FFestival des 25 ans d’Arthropologia Une journée pour se rencontrer et partager !En 2026, Arthropologia fête ses 25 ans d’engagement pour la connaissance et la protection de la biodiversité. À cette occasion, nous vous donnons rendez-vous pour une journée conviviale et ouverte à toutes et tous au cœur de notre Écocentre du lyonnais.Cet anniversaire sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir nos actions, d’échanger avec notre équipe et de célébrer ensemble le chemin parcouru depuis la création de l’association.Vous pourrez explorer l’Écocentre du Lyonnais et ses jardins, animés en différentes zones (ci-dessous le plan du festival) :Espace créatif : Des ateliers de linogravure, peinture naturelle et terre crue, ainsi qu’un stand « création de masque » pour les enfants. Une exposition réalisée par les étudiants en design d’intérieur de l’École de Condé et une fresque participative.Espace buvette et bar à jeux : Des crêpes et des boissons, de grands jeux en bois pour les enfants, un concours de lancer de bottes de paille et pour finir un concert en fin de journée.Espace « Un autre regard » : Atelier « Grainothèque » (sur la cueillette de plantes indigènes et la récupération de leurs graines), cuisine de plantes sauvages, visite du bosquet comestible, ainsi qu’un coin calme pour se prélasser sous les arbres.Espace Conf’flash : De courtes conférences de 20 minutes en pleine nature.Espace naturaliste : Des spécialistes des insectes vous feront découvrir les différentes parties du jardin et les petits êtres qui y vivent. L’opportunité également de se balader dans les jardins de l’Ecocentre.Terrain d’aventure : Zone de jeux surveillée et adaptée pour les enfants.Food truck : De quoi se remplir l’estomac en fin de journée (option végétarienne).>> Pour en savoir plus :Arthropologia
CCiné-débat sur la qualité de l’air Le film documentaire Notre air retrace l’aventure d’athlètes de haut niveau du milieu de la montagne. Ils ont souhaité, en collaboration avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, mieux comprendre la qualité de l’air, particulièrement en milieu alpin afin de réduire l’impact de leur pratique.La projection sera suivie d’un débat sur les questions autour de la qualité de l’air (impacts sur la santé, réglementations, ressources …).Organisé par : ALEC Lyon et Atmo Auvergne-Rhône-AlpesDans le cadre de : démarche OXYGEN Avec les partenaires de cette soirée : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, Université Gustave Eiffel, ASUL Bron, Bron Initiatives Solidaires et Ecologiques.>> Voir la bande-annonce :>> Pour en savoir plus :Maison de l’environnement
LL’univers des courges | Livre ©L’HarmattanLes cultiver, les cuisiner, les savourerLes dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité sauvage et cultivée, font peser des risques sur la sécurité alimentaire des populations, et ceci même dans les pays où cette question ne se posait plus.En région stéphanoise, Christophe Gaudry, paysan bio, a entrepris, à son échelle, de renverser cette tendance en diversifiant les variétés cultivées, fruits ou légumes. Il travaille selon des techniques de permaculture et de maraîchage sur sols vivants. Sa ferme ambitionne de devenir une Arche de Noé végétale, où légumes, arbustes à petits fruits et arbres fruitiers se côtoient et participent à une vaste synergie qui bénéficie à l’ensemble des cultures. ©Christophe GaudryParmi les nombreuses espèces cultivées, les courges intéressent particulièrement Christophe Gaudry qui en a cultivé jusqu’à 54 variétés différentes ! Cette étonnante diversité a attiré l’attention de Marie-Thérèse Charreyre, chercheuse au CNRS, rejointe par Éric Tannier, chercheur à l’Inria, qui souhaitent contribuer à la redirection écologique par de la recherche participative. Ainsi est né un projet original associant chercheurs et acteurs de terrain autour de cucurbitacées variées, depuis leur culture jusqu’à leur mise en valeur au travers de créations culinaires réalisées par le pôle Innovation du Centre de Recherche de l’Institut Lyfe, dirigé par Estelle Petit. ©Adrien PinonCe livre retrace leur aventure commune, en explorant des volets complémentaires de ce projet de recherche : agronomique (de la graine à la récolte des courges), sensoriel (avec la découverte du mode de consommation crue de certaines courges), nutritionnel (avec des analyses sur les sucres, les fibres, les micro-nutriments) et, bien sûr, culinaire (avec des recettes « de tous les jours » et des recettes « gastronomiques »).À l’évidence, la courge est un légume d’avenir !>> Pour en savoir plus : L’univers des courges
MMeet & Fabrik l’EXPO Organisée par la Fabrique de l’Innovation de l’Université de Lyon, cette 2ᵉ édition de Meet & Fabrik L’EXPO mettra à l’honneur les projets étudiants de conception, maquettage et prototypage issus des établissements du site Lyon Saint-Étienne.Meet & Fabrik, c’est avant tout une vitrine des projets innovants portés par les étudiants et l’accompagnement de la Fabrique de l’Innovation. Pendant deux jours, le public est invité à plonger dans un univers où la théorie devient pratique, où les idées prennent vie sous forme de prototypes, démonstrations et ateliers interactifs.Cette année, l’événement se tiendra les 2 et 3 juin à la I-Factory, un lieu totem de 6 500 m² dédié à l’innovation, situé sur le campus LyonTech la Doua.Au programme :Une vingtaine de projets étudiants en santé, robotique, agroalimentaire et développement durable… présentés sous forme de démonstrations interactives,Des ateliers placés sous le signe de l’innovation, pensés pour répondre aux attentes de différents publics,Des conférences et retours d’expérience pour comprendre nos méthodes d’innovation : FabLab, design thinking, prototypage rapide…,Une visite immersive de la I-Factory, où se croisent étudiants, chercheurs et entrepreneurs>> Pour en savoir plus : Meet & Fabrik l’EXPO
AAu printemps les oiseaux ! Notre programmation annuelle « Au printemps les oiseaux ! » revient en 2026. Au programme : un « Rendez-vous Microcosmos – Film & Rencontre » et une balade-observation, en partenariat avec la LPO AuRA et avec le soutien de la Métropole de Lyon dans le cadre du PATR (Plan d’accompagnement à la Transition et à la Résilience).Le mercredi 22 avril à 14h15 | Film & Rencontre au Ciné Rillieux© »Le Peuple migrateur » de Jacques PerrinC’est l’histoire d’une promesse… La promesse d’un retour. Le réalisateur Jacques Perrin et son équipe ont parcouru la planète pour suivre les trajets d’une trentaine d’oiseaux migrateurs, et découvrir leurs escales saisonnières. Le film a été restauré et offre un spectacle rare : ses images prodigieuses, exceptionnelles, touchent au cœur, émerveillent, et donnent envie de connaître et de protéger les oiseaux.La projection sera suivie d’un échange avec Leslie Favre, coordinatrice du pôle Éducation et éducatrice à l’environnement à LPO Auvergne-Rhône-Alpes / Pour tous les publics dès 8 ans. Le mardi 16 juin à 18h | Balade-observation au Bois de Sermenaz Cette sortie permettra aux familles de découvrir les oiseaux migrateurs qui survolent le ciel dès le mois d’avril… Après une présentation des espèces, nous observerons les va-et-vient des oiseaux. Jumelles conseillées !Animée par Leslie Favre, coordinatrice du pôle Éducation et éducatrice à l’environnement à LPO Auvergne-Rhône-Alpes / Durée : 2h / Pour tous les publics dès 8 ans. Le jeudi 25 juin à 19h | Conférence-spectacle du Collectif X à la Maison Ravier (Lyon 7e) ©Lucile Paysant, Kathleen Dol | Collectif XÀ la croisée de la fausse conférence scientifique, de la mauvaise comédie musicale et des vraies explications ludiques accessibles à tous et toutes, deux néo-martinophiles humaines, Martine et Martine, vont vous raconter ce qu’elles ont découvert sur le mode de vie des martinets, leurs états d’âmes et leurs surprenantes particularités.Suite à des observations tout terrain scrupuleuses, des entretiens avec des spécialistes, avec des passionnés et passionnées obsessionnelles, et grâce à des témoignages récoltés auprès de martinets volubiles, elles vous permettront d’approcher d’un peu plus près ces bolides du ciel qui frôlent vos toitures à toute berzingue, et de, peut-être, percer les secrets de ces oiseaux mystérieux !Une pièce de théâtre pour tous et toutes, à la découverte des martinets, lors d’un moment chaleureux, scientifique et décalé. Le spectacle sera suivi d’une rencontre avec Martine et Martine. / Durée : 1h25 / À partir de 9 ans.>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : Cosmos
NNature subaquatique : Lyon et le continuum du Rhône, de fabuleux écosystèmes Une exposition Odysseus 3.1, organisation lyonnaise de protection de l’eau et d’investigation scientifique.Depuis 6 ans, aux côtés des membres bénévoles « terrestres », ses plongeurs et plongeuses explorent les milieux subaquatiques de Lyon et ses alentours, et tout au long du continuum du Rhône, que ce soit dans le cadre d’opérations de dépollution, de référencement de la biodiversité ou de missions scientifiques.Depuis la source du Rhône à la Furka jusqu’au centre-ville de Lyon, dans la Saône ou le Rhône, dans les lacs du Parc de la Tête d’Or, de celui de Miribel Jonage et d’autres, ces territoires recèlent d’une riche biodiversité subaquatique, faune et flore, qui cohabite avec une pollution due à des macro déchets (plastiques…) et des substances nocives (Pfas, pesticides…). La résilience dont font preuve ces milieux ne doit pas faire oublier leur fragilité et Odysseus 3.1 s’est donné la mission de les protéger et d’en faire découvrir non seulement les dommages subis mais aussi leurs surprenantes merveilles auprès du grand public.À travers cette exposition collective des photos de six des photographes de l’organisation, nous vous invitons à plonger avec les hommes et les femmes d’Odysseus 3.1 et de découvrir la complexe et fascinante beauté des milieux subaquatiques qui sont à notre porte.Beau voyage en bas de chez vous !>> Pour en savoir plus : Grand Parc©Grand Parc
TThésée, sa vie nouvelle | Éprouver notre fragilité Après la perte de sa famille, Thésée quitte Paris pour Berlin afin de fuir sa « saison des morts ». Il emporte avec lui, presque machinalement, des cartons d’archives. À Berlin, croyant pouvoir inventer « sa vie nouvelle », il est rattrapé par le tremblement : son corps le lâche, il chute, hanté par des spectres. C’est alors qu’il décide d’explorer ses archives personnelles, mêlant mémoire intime et histoire européenne, pour tenter de comprendre son effondrement et reconstruire sa vie.Le fil conducteur de cette adaptation est celui d’une enquête menée par le personnage Thésée pour comprendre les causes de son effondrement physique et psychique. Peu à peu, en découvrant et ouvrant des archives, il va comprendre que sa chute est liée aux douleurs familiales oubliées et dissimulées mais aussi à la perte de l’espoir dans la modernité des trente glorieuses, dont ses grands-parents et parents avaient été des hérauts. Le parti pris du spectacle est donc de montrer comment se nouent trois effondrements. Celui d’un individu, celui de sa famille dont les traumatismes courent sur 3 générations, celui de la société occidentale d’après-guerre et de ses promesses de bonheur et de prospérité.Le roman et le spectacle Thésée. Sa vie nouvelle, parlent de la vulnérabilité de l’humain, de sa toujours possible chute, sans causes ni raisons forcément très claires. Cette fragilité est redoublée par celle des sociétés brinquebalantes que nous composons pour oublier que nous sommes faibles, chétifs et mortels et que nous tentons sans cesse de travestir en édifices de puissances — qui sont pourtant prompts à s’effondrer, nous ne le savons que trop. Cela fait écho à la vulnérabilité actuelle de notre habitation humaine de la Terre, en raison des impacts de nos activités sur le système biophysique planétaire qui provoquent le changement global ; Thésée parle aussi à sa manière du moment contemporain, cet anthropocène dans lequel nous sommes d’ores et déjà entrés.Un roman de Camille de ToledoAdaptation et dramaturgie : Fabien Joubert, Michel Lussault, Marion SuzanneMise en scène Fabien JoubertCollaboration artistique : Laurent Bazin, Jean-Michel GuérinAvec l’aide de la SPEDIDAM et de la Région Grand Est. Avec le soutien du département de la Marne.Éprouver notre fragilitéÀ l’issue de la représentation du 8 avril, nous vous proposons un échange avec l’équipe artistique, en présence de Michel Lussault, ancien professeur de géographie à l’ENS de Lyon et ancien directeur de l’école urbaine de Lyon, qui a collaboré à l’adaptation théâtrale, sur les dérèglements environnementaux en cours. Ceux-ci nous montrent la vulnérabilité de notre habitation humaine de la Terre. Cette vulnérabilité, cette fragilité des humains et de leurs sociétés, qui signe la fin du sentiment de toute puissance hérité de la modernité et des trente glorieuses, c’est le sujet du magnifique roman Thésée. Sa vie nouvelle, de Camille de Toledo, adapté ici pour le théâtre.Les deux représentations bénéficient du soutien de Cité Anthropocène de l’ENS de Lyon, de l’équipe du Théâtre Kantor et du laboratoire Environnement, Ville, Société, UMR 5600 CNRS.Pour en savoir plus :Théâtre Kantor-ENS de lyon
CCyril Dion : « L’imaginaire précède toujours l’action et l’innovation » Face à l’accélération du dérèglement climatique, à l’effondrement du vivant et à l’épuisement des ressources, les réponses purement techniques ne suffisent plus. C’est tout un modèle de développement – et les imaginaires qui le soutiennent – qui se trouve aujourd’hui remis en question. Comment produire, habiter, se déplacer autrement, sans reproduire les logiques qui ont conduit à la crise ? Quel rôle pour celles et ceux qui conçoivent les systèmes techniques de nos sociétés ?Cyril Dion, écrivain, réalisateur et activiste écologiste, explore depuis plus de dix ans les liens entre récits, action collective et transformation des sociétés. Croisé lors de la Journée de l’ingénierie à Lyon, il appelle à un changement de cap profond, où l’innovation ne peut plus être pensée sans interroger ses finalités. Et où les ingénieurs ont un rôle clé à jouer, à condition de redéfinir le sens de leur action.[…]Lire l’interview