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Mission: [2]Possible

MMission: [2]Possible

Festival « mission [2]possible, 72h pour explorer l’univers ! »

Témoin de l’actualité, ce rendez-vous annuel se fait l’écho des interrogations scientifiques et sociétales contemporaines. Par son ouverture et son approche scientifique, il accompagne chacun à décrypter l’écosystème dans lequel il vit, et au-delà, à développer son analyse pour construire un monde où il est bon de faire société ensemble dans notre patrimoine commun.

Pour cette 2e édition, le festival de culture et de science, nous parachutera dans l’Univers, à la découverte de ses mystères… Pour vous aider à y voir clair sur le sujet, Christophe Bourseiller, le conseiller éditorial du festival, a mobilisé chercheurs, journalistes, penseurs et médiateurs.

Alors, profitez-en pour leur poser toutes ces questions qui vous taraudent…

Vous avez donc 72h…. Mission acceptée ?

 

Pour en savoir plus :

Mission [2] Possible

 

 

Sociologie des sciences – Hommage à Bruno Latour

SSociologie des sciences – Hommage à Bruno Latour

 Bruno Latour nous manque déjà. Il a dynamité nos certitudes sur les sciences, la modernité, l’écologie, et proposé des pistes de recherche fructueuses, qui ont nourri des milliers de chercheurs, d’horizons très divers. Il nous a aidés à imaginer des projets originaux, comme en attestent, à Lyon, l’École urbaine, la Fabrique des Questions Simples ou le Master of Science Stratégie & Design pour l’Anthropocène.

Bruno Latour était sociologue, anthropologue, théologien et philosophe des sciences. Il est connu pour ses travaux en sociologie des sciences lors desquels il a mené des enquêtes de terrain où il observe des scientifiques au travail.

L’École urbaine de Lyon souhaite lui rendre un hommage, ouvert à tous, en présentant des textes qui ont réorienté notre manière de voir le monde et de s’y engager. « Une manière de faire connaître son œuvre et d’en montrer la fécondité ».

Intervenants :

  • Michel Lussault, géographe, directeur de l’École Urbaine de Lyon – « Bruno Latour et l’habitabilité terrestre ».
  • Alexandre Monnin, philosophe, responsable du Master of Science Strategy & Design for the Anthropocene – « Les acteurs peuvent changer, localement, la métaphysique du monde » : à propos de Bruno Latour et de sa capacité à rendre la philosophie empirique« .
  • Philippe Corcuff, maître de conférences en sciences politiques à Science Po Lyon – « De la réévaluation latourienne des attachements pour des Lumières tamisées« .
  • Pablo Jensen, physicien, chargé de mission Transition écologique à l’ENS de Lyon – « Quand un sociologue révèle à un physicien ce que sont les atomes« .
  • Océane Ragoucy, architecte, curatrice, maîtresse de conférence associée ENSA Paris-Malaquais, éditrice associée AOC.
  • Chloë Vidal, géographe, adjointe à la Ville de Lyon, Délégation Démocratie locale et redevabilité, évaluation et prospective, et vie étudiante – « A l’épreuve d’une reprise permanente du cercle du politique« .

En partenariat avec  : Ville de Lyon, ENS de Lyon, Sciences Po Lyon, AOC, La Fabrique des Questions Simples.

Pour en savoir plus :

École urbaine de Lyon

Face cachée – De l’ombre à la lumière

FFace cachée – De l’ombre à la lumière

Dans son laboratoire, Louise Condorcet publie des travaux qui vont révolutionner l’astronomie du début du XXe siècle. Au sein d’une communauté scientifique encore très traditionaliste, elle se cache sous le nom de son mari Édouard, afin que son travail soit reconnu. Ses découvertes attirent l’attention du prix Nobel Jules de Montplaisir et de la presse spécialisée.
Un article de journal va alors venir bousculer l’accord trouvé par les époux Condorcet. Leur secret sera mis à rude épreuve, créant le tumulte dans leur entourage.

Face cachée est une comédie musicale 100% originale créée par une troupe d’anciens élèves de l’ENTPE, After School Musical, qui traite notamment de thématiques comme l’Effet Matilda (déni, la spoliation ou la minimisation récurrente et systémique de la contribution des femmes scientifiques à la recherche) et l’invisibilisation du travail des femmes dans nos sociétés, et plus particulièrement dans le domaine scientifique.

> 3 représentations sont prévues les 5 et 6 novembre :

  • Samedi 5 novembre à 14h et à 19h
  • Dimanche 6 novembre à 13h30

Pour en savoir plus :

After School Musical

L’archéologie préventive à Lyon

LL’archéologie préventive à Lyon

Dans les années 1980, Lyon a été l’une des villes pionnières dans la mise en place des dispositifs de l’archéologie préventive fixés par la loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive inscrite dans le Code du Patrimoine.

Une conférence pour mieux comprendre le fonctionnement des recherches qui ont renouvelé notre vision de l’histoire ancienne de Lyon.

Intervenant : Luc Françoise-dit-Miret, chargé de territoire Ville de Lyon (Ministère de la Culture, DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Service régional de l’Archéologie).

Proposée par : association Garom

En savoir plus : 

Lugdunum

Imprimerie et communication graphique : les conférences

IImprimerie et communication graphique : les conférences

L’association des Amis du musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique contribue à la diffusion de son patrimoine historique, artistique et technique.

Découvrez le programme du cycle des conférences proposées pour 2022-2023…

Les amis du musée

Vera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

VVera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

Interrogez le commun des mortels sur l’Univers, vous aurez sans nul doute des allusions à la matière noire. Mais demandez-leur ensuite qui a découvert cette matière noire. Bien peu connaîtront le nom de Vera Rubin. Et pourtant, c’est bien elle qui a été pionnière en la matière ! Malgré les controverses qu’elle a alors soulevées dans la communauté astronomique de l’époque…

Cet article vous présente des extraits de l’hommage d’Isabelle Vauglin à Vera Rubin, écrit en 2017.

>> Vous pouvez consulter son article en intégralité ici

Une pionnière tenace

Vera Rubin à 19 ans au télescope du Vassar College en 1947. / © Vassar College, courtesy AIP Emilio Segrè Visual Archives

Née Vera Cooper en juillet 1928, Vera Rubin a fait preuve très jeune d’une passion pour les étoiles qu’elle observe le soir depuis son lit. Son père l’aide à construire un télescope, même s’il craint que sa fille ne parvienne jamais à gagner un jour sa vie dans cette voie. Elle aura, en effet, à se battre pour y parvenir…

Après le lycée, Vera étudie au Vassar College, où elle obtient son diplôme de sciences en 1948, puis à l’université de Cornell, au sein d’une toute petite équipe, pour suivre à la fois son mari qui y travaille, Robert Rubin, et les cours de deux physiciens de renom, futurs nobélisés, Richard Feynman et Hans Bethe.

Pour son diplôme de master, elle se pose une question qui semble anodine : « si l’on soustrait aux galaxies le mouvement global d’expansion de l’univers, reste-t-il un mouvement résiduel ? ». Elle se rend compte durant ce travail que certaines galaxies se rapprochent de nous, tandis que d’autres s’éloignent : les galaxies ont donc un mouvement propre, en plus de leur mouvement de fuite lié à l’expansion de l’univers ! Les résultats de ses travaux sous forme d’article sont refusés partout, et on ne lui autorise pas de nouvelles mesures, elle va donc présenter ses résultats à la réunion de l’American Astronomical Society en personne, avec son bébé dans la voiture. Sa prise de parole fera polémique et le Washington Post titrera : « Une jeune mère trouve le centre de la création », humiliant la chercheure.

Devant changer d’université pour poursuivre un travail de thèse, Vera Rubin s’inscrit à l’université de Georgetown en 1951, où elle ne peut rencontrer son directeur de thèse, Georges Gamow, uniquement dans les couloirs de l’établissement, les bureaux étant interdits aux femmes… Ses travaux de thèse la conduisent une nouvelle fois à un résultat contraire à ce qui est supposé acquis à l’époque : l’Univers n’est pas homogène et les galaxies se rassemblent en vastes amas…

Ses résultats seront longtemps ignorés à la suite de sa thèse, qu’elle obtient en 1954, et ne seront confirmés que 20 ans plus tard ! A la suite de ce travail, elle enseigne pendant 10 ans les maths et la physique à l’université tout en élevant ses quatre enfants. Il lui faudra attendre dix ans avant d’obtenir enfin un poste à la modeste Canergie Institution de Washington, dans le département de magnétisme terrestre (DTM) ! Vera est la première femme à y avoir un poste de chercheure ; elle y restera jusqu’à la fin de sa carrière.

Continuant ses recherches, elle est confrontée au sexisme de ses pairs, l’empêchant d’utiliser les télescops nécessaires pour ses observations. Mais en 1965, Vera Rubin crée une petite révolution en devenant la première femme à obtenir le droit de faire des observations au télescope de 1,2 m du Mont Palomar.

Vera Rubin exploite le télescope de 2,1 mètres à l’observatoire national de Kitt Peak. NOAO/AURA/NSF

Un travail sans cesse contesté

Précurseure dans l’âme, Vera Rubin bouleversera nos connaissances de l’univers à travers ses travaux et découverte, se heurtant à chaque fois aux contestations du monde de l’astronomie.

S’attaquant en 1970 à l’étude de la rotation des galaxies spirales, Vera Rubin découvrira avec son collègue Kent Ford une anomalie majeure : loin du centre de leur galaxie, les étoiles tournent bien plus vite qu’elles ne le devraient si la force de gravitation n’était produite que par la matière lumineuse que l’on détecte. Il existe donc une quantité de masse de matière invisible, baptisée matière sombre ou noire. Cela va à l’encontre des assomptions de l’époque ! Cherchant à vérifier leurs résultats, Rubin et Ford étudient de nombreux amas :  pour 60 galaxies spirales, leurs résultats sont toujours les mêmes : la courbe de rotation ne décroît pas avec la distance au centre. Si les lois de la gravitation restent valables à grande échelle, une masse non lumineuse, qui constitue encore une énigme actuellement, enveloppe les galaxies.

La publication de ces résultats ne soulève pas l’enthousiasme de la communauté astronomique, et il faudra attendre que nous soyons capable d’observer le ciel à l’aide de rayons X pour obtenir la preuve que Vera Rubin et Kent Ford avaient raison, malgré les doutes de leurs pairs !

Une autre découverte majeure de Vera Rubin et la mise en évidence du phénomène de « Merger » : elle découvre que certaines galaxies sont nées de l’agglomération de plusieurs galaxies entrées en collision. Une partie des étoiles de ces galaxies « Merger » tourne alors dans un sens, tandis que l’autre tourne dans le sens inverse. Cette découverte forcera les astronomes à remettre en questions leurs théories sur la formation des galaxies.

Vera Rubin / AP-SIPA

La moitié des neurones de l’humanité appartient aux femmes

Tout au long de sa vie d’astronome, Vera Rubin aura eu à faire face à des conditions difficiles du fait qu’elle était une femme. Elle réussit pourtant à mener de front l’éducation de ses 4 enfants et une carrière brillante. « J’ai accompli presque toute ma carrière à temps partiel, aimait-elle dire. À trois heures, j’étais à la maison pour m’occuper des enfants », au prix d’un salaire réduit d’un tiers.

Elle a œuvré toute sa vie durant contre les mécanismes inconscients, véhiculés par l’éducation et la société, qui conduisent à la persistance des inégalités de genre.

«  Je vis et je travaille en partant des trois principes suivants :
1. Il n’existe aucun problème scientifique qu’un homme peut résoudre et qu’une femme ne pourrait pas.
2. À l’échelle de la planète, la moitié des neurones appartient aux femmes.
3. Nous avons tous besoin d’une permission pour faire de la science mais, pour des raisons profondément ancrées dans notre histoire, cette permission est bien plus souvent donnée aux hommes qu’aux femmes. « 

Le jury du prix Nobel ne l’aura jamais récompensée. Elle aurait pourtant totalement mérité d’être la 3e femme à recevoir le prix Nobel de physique. En effet, depuis sa création en 1901, seule Marie Curie en 1901 et Maria Goeppert Mayer en 1963 l’ont reçu… Les membres du jury ne brillent pas par leur équité dans la parité. Destin hélas classique de femmes scientifiques : Vera Rubin fait à jamais partie de ces pionnières dont la notoriété est inversement proportionnelle à l’importance de ses travaux, malgré de nombreuses autres récompenses.

Elle restera longtemps un modèle pour toutes les jeunes femmes qui ont et auront envie de devenir scientifique tout en conciliant une vie personnelle et familiale épanouie. Puisse son exemple leur donner confiance en elles pendant longtemps.

 

Anthropocène âge du désastre ? Petite histoire des catastrophes technologiques et industrielles

AAnthropocène âge du désastre ? Petite histoire des catastrophes technologiques et industrielles

Cours public de l’École urbaine de Lyon 2022 donné par le géographe Alfonso Pinto (6 séances en vidéo).

Ce cours propose des pistes d’action visant à repenser les catastrophes et les désastres à la lumière des nouvelles perspectives offertes par l’Anthropocène. Ce dernier serait-il, entre autres, l’âge du désastre ? Doit-on considérer les catastrophes comme des ruptures tragiques mais inévitables, ou bien comme une continuité qu’il faudrait remettre en cause ? Et si c’est le cas, quel est le prix de cette remise en cause ?

Intervenant :  Alfonso Pinto, chercheur en géographie et études culturelles à l’École urbaine de Lyon.

Sommaire des cours :

  •  Séance #1 : Désastres et catastrophes dans les sociétés occidentales : le divorce entre humanité et nature.
  •  Séance #2 : Les catastrophes et les désastres industriels et technologiques. Des « ruptures » continuées.
  •  Séance #3 : Seveso ou le désastre caché.
  •  Séance #4 : Les joies de la chimie : Bhopal 2 décembre 1984.
  •  Séance #5 : Chernobyl : esthétiques et imaginaires de « l’atome pour la paix ».
  •  Séance #6 : « Le briquet de l’Anthropocène ». La catastrophe continuée et le sacrifice environnemental.

>> Vidéo de la 1re séance :

>> Voir les vidéos de toutes les séances sur le site de :

l’École urbaine de Lyon

 

Ampère et l’électricité aujourd’hui et demain

AAmpère et l’électricité aujourd’hui et demain

Journée Ampère 200 ans

Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire des lois de l’électrodynamique d’André-Marie Ampère, l’Académie des Sciences, Belles Lettres & Arts de Lyon, la Société Française de Physique (section locale Rhône) et le Comité national Ampère 200 ans  – ampere200ans.fr organisent une journée à Lyon le 5 octobre 2022.

Pascal Mailhos, Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Préfet du Rhône et François Gerin, Président du Comité national Ampère 200 ans ont ainsi le plaisir de vous convier à une série de conférences qui évoquent des découvertes et ouvrent sur des techniques d’avenir.

En présence de Gérard Mourou, Prix Nobel de Physique 2018 et parrain d’Ampère 200 ans.

>> Consulter le programme :  Journée Ampère

 

La vie lyonnaise d’Ampère, une évocation à travers les rues de Lyon 

Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire des lois de l’électrodynamique d’André-Marie Ampère, la Société des Amis d’André Marie Ampère (SAAMA) organise une promenade découverte pédestre dans les rues de Lyon le mercredi 5 octobre de 10h à 11h30. Cette promenade pédestre sera guidée et commentée par un membre de la SAAMA.

Le rendez-vous est à 10 h place des Terreaux. Le retour est prévu vers 11h30 place Louis Pradel.

Ce circuit fait environ 2.5 km. Le lieu précis du rendez-vous vous sera communiqué quelques jours à l’avance.

Nombre de participants limité à 12 / Inscription obligatoire avant le 26 septembre >>>  S’INSCRIRE

De Claude Bernard à aujourd’hui : un aller-retour de la médecine empirique à la médecine expérimentale | Ruptures créatrices

DDe Claude Bernard à aujourd’hui : un aller-retour de la médecine empirique à la médecine expérimentale | Ruptures créatrices

A la rentrée 2022, le Collège des hautes études Lyon sciences (CHEL[s]) vous propose de suivre dans le cadre de son cours commun, une série de 12 conférences originales sur la thématique « Ruptures créatrices » qui sera traitée de manière pluridisciplinaire par les enseignants-chercheurs des 6 écoles du CHEL[s].

L’intitulé de « Ruptures créatrices » interpelle immédiatement par son aspect antithétique. D’un côté, la rupture peut évoquer la destruction, la désunion et l’interruption brusque d’une situation d’harmonie antérieure. De l’autre, la création a trait à l’invention, à la nouveauté, à la fécondité. Cette formule oxymorique entraine donc à envisager la dimension productive des ruptures : comment un processus de fracture, a priori destructeur, peut-il engendrer de la nouveauté ?

Chaque conférence dure 1h30 et laisse la place à un temps d’échange entre l’intervenant et le public. Par un choix de thématiques variées et faisant écho à des enjeux de société, le cours commun est pensé pour un large public.

 

  • Conférence du 27 octobre : De Claude Bernard à aujourd’hui : un aller-retour de la médecine empirique à la médecine expérimentale

« Au XIXe siècle, Claude Bernard théorise les principes méthodologiques qui permettraient, d’après lui, de faire évoluer la médecine d’une discipline empirique à une pratique scientifique. Il entend par médecine empirique, une pratique basée sur l’expérience personnelle plutôt que sur des connaissances objectives. Outre cette méthode expérimentale, il développe des recommandations morales et insiste sur l’importance de l’humilité en science. Pendant la pandémie du COVID-19, certains chercheurs ont remis en question ces principes méthodologiques, prônant parfois quelque chose qui pourrait s’apparenter à un retour vers l’empirisme et le dogmatisme critiqués par Claude Bernard. »

Intervenant : Mathieu Magnin, Maître de conférence en physiologie, pharmacodynamie et thérapeutique à VetAgro Sup

 

 

Plus d’informations ici :

Collège des hautes études Lyon sciences