SSciences, un métier de femmes | BD ©Leah TouitouMontrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de notre journée Sciences, un métier de femmes qui, chaque année depuis 2017, rassemble près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon pour les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir.La désaffection des jeunes filles pour les filières scientifiques est préoccupante. Les jeunes filles ont du mal à se projeter dans les métiers techniques et scientifiques et à envisager de faire les études pour y parvenir parce qu’elles manquent de figures féminines de référence et parce que les idées reçues ont la vie dure. Cette journée de mars a pour vocation de faire tomber ces préjugés…Lors de ces journées, spécifiquement destinées aux lycéennes de l’académie et leurs enseignant(e)s, celles-ci ont pu rencontrer des jeunes femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, et discuter librement avec elles. Lorsque ces journées se déroulent en présentiel, des visites de laboratoires sont également organisées.Depuis 2017 ans, à l’occasion de ces rencontres, une bande dessinée a été réalisée : en 2017 par Ben Lebègue, puis en 2018 par Leah Touitou, illustratrice et scénariste jeunesse, accompagnée par Anjale, auteure, illustratrice et dessinatrice de BD, en 2025.Journées organisées par l’association Femmes et Sciences, le CRAL, le laboratoire ICAR, le LabEx ASLAN.>> Cliquez sur l’image pour la découvrir la BD 2025 :Illustrations : Léah Touitou et AnjaleVVoir les BD des années précédentes :Sciences, un métier de femmes – BD 2017Sciences, un métier de femmes – BD 2018Sciences, un métier de femmes – BD 2019Sciences, un métier de femmes – BD 2020Sciences, un métier de femmes – BD 2021Sciences, un métier de femmes – BD 2022Sciences, un métier de femmes – BD 2023
PPourquoi il est grand temps de changer nos représentations des femmes scientifiques | The Conversation Le 11 février marque la Journée internationale des femmes et des filles de sciences organisée par l’Unesco. Elle a pour but de favoriser et accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques.En France, alors que la parité était presque atteinte dans les séries S, la réforme des programmes de lycée en 2020, en supprimant les mathématiques dans le tronc commun, a annihilé des années d’efforts vers l’égalité. Le nombre de filles dans les sections de maths au lycée a chuté : 40 % seulement en spécialité mathématiques, 30 % en maths expert. Soit une baisse de 28 % des effectifs féminins dans les sciences en terminale entre 2019 et 2021, et la spécialité « Numérique et sciences de l’informatique » est particulièrement abandonnée par les filles. Ces générations ne vont donc pas modifier les profils des filières à l’université.Les mathématiciennes, par exemple, stagnent à 20 % depuis longtemps. Les maths sont indispensables pour accéder aux professions scientifiques, techniques, économiques et devenir ingénieure ou programmeuse. Une heure et demie de maths ont certes été réintroduites en 2023 dans les programmes pour consolider la culture de ceux et celles qui ne prennent pas la spécialité maths. Toutefois cela n’est pas suffisant pour intégrer des filières scientifiques dans le supérieur. Quelles actions envisager pour inverser cette courbe décroissante ?La moitié des talentsEn décembre 2023, France a obtenu de mauvais résultats à l’étude PISA de l’OCDE évaluant les acquis des élèves (elle se classe à la 23ᵉ place en maths). Par manque d’ingénieures et d’ingénieurs, la France risque de se laisser distancer dans des domaines cruciaux liés à l’intelligence, artificielle, la robotique, la modélisation et elle ne peut se priver de la moitié de ses talents.Les équipes mixtes ont démontré être plus innovantes et productives que les équipes monogenrées.De plus, écarter les filles des domaines scientifiques revient souvent à maintenir des inégalités de salaires, un plafond de verre vers les postes à responsabilité et les domaines à plus forte rémunération], ce qui maintient par conséquent des inégalités sociales qui se répercutent dans les couples hétérosexuels. Les femmes comme les hommes doivent être présentes dans tous les domaines pour une société vraiment égalitaire.Renouer avec l’histoire des femmes scientifiquesPour inverser cette tendance, il serait utile que les filles puissent s’identifier à des modèles féminins, en mettant en lumière les modèles historiques illustres sur les réseaux sociaux comme dans les livres de sciences et d’histoire. D’Hypatie, mathématicienne et astronome de l’antiquité au IVe siècle apr. J.-C., aux médailles Fields actuelles : l’Ukrainienne Maryna Viazovska, après l’Iranienne Maryam Mirzakhani, en passant par Sophie Germain, mathématicienne de génie, première femme à intégrer l’Académie des Sciences au siècle des Lumières, toutes ces figures scientifiques devraient être mieux connues.L’importance de beaucoup de femmes de sciences a été sous-estimée, telles les génies de l’informatique de la NASA qui ont inspiré le film Les figures de l’ombre, les calculatrices afro-américaines Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson. Leurs résultats ont souvent été gommés par ce que Margaret W. Rossiter a appelé « l’effet Matilda » qui décrit la non-reconnaissance de la maternité des découvertes scientifiques. Nous sommes rares à avoir entendu parler de Trotula de Salerne, gynécologue italienne, comme de Jeanne Barret, botaniste française ou encore Emmy Noether, mathématicienne allemande.Parmi les initiatives qui vont dans ce sens, citons le défi des 40 sœurs d’Hypatie qui propose d’inscrire le nom de 40 femmes de sciences au second étage de la tour Eiffel en lettres de métal, comme sont inscrits 72 noms d’hommes de sciences au premier étage. Il est soutenu par de nombreuses universités et organismes.Le premier musée des mathématiques, l’Institut Poincaré, îlot Pierre et Marie Curie à Paris, s’est ouvert en septembre 2023 avec une exposition sur la mathématicienne allemande d’exception Emmy Noether et il a été conçu avec une volonté paritaire.Il importe également de donner une plus grande visibilité aux femmes de sciences dans les villes : seulement 6 % des dénominations des rues en France étaient féminines en 2021 malgré les efforts de certaines villes, telle Paris pour atteindre environ 12 %, notamment avec plus de femmes de sciences, comme Edmée Chandon, astronome du XIXe siècle, ou Caroline Herschel, astronome du 18e, en 2021.Ces expositions, comme les spectacles de la Comédie des ondes qui intervient dans les lycées avec du théâtre débat autour de femmes de sciences illustres, présentent des modèles inspirants.Mettre en valeur les scientifiques d’aujourd’huiDe nombreuses femmes se mobilisent également pour expliquer leurs métiers et inciter les nouvelles générations à prendre le relais. Les associations telles que Femmes et Sciences, Femmes et mathématiques, Femmes @numérique œuvrent pour faire connaître ces filières d’études.En véritable « role models », elles montrent le champ des possibles dans les métiers scientifiques. Les associations Femmes et mathématiques et Animath organisent sur toute la France depuis 2009 la journée « Filles, maths et informatique : une équation lumineuse » ainsi que les « Rendez-vous des jeunes mathématiciennes et informaticiennes » spécifiquement destinés aux lycéennes de 1ère et Terminales. Des speed meetings sont proposés aux lycéennes pour découvrir les métiers qui s’offrent à elles après des études de maths et pour leur faire rencontrer des professionnelles. Depuis 2016, les « Rendez-vous des Jeunes Mathématiciennes et Informaticiennes » proposent aux filles la possibilité de se rassembler pendant trois jours pour découvrir ce domaine.Enfin, pour que les filles puissent s’imaginer exerçant ces métiers, il faut qu’elles les entendent nommer au féminin. Si la boulangère et l’infirmière font partie du langage courant, on doit aussi entendre plus régulièrement parler des ingénieures, chirurgiennes, chercheuses ou codeuses. Sans quoi, l’Académie française elle-même l’a reconnu, il est difficile de faire évoluer les mentalités.Lutter contre les stéréotypes de genre dans l’éducationLes parents comme les enseignants ont aussi un rôle à jouer : la bosse des maths n’existe pas, mais l’éducation et les préjugés, si. Selon le dernier rapport de l’inspection sur les maths à l’école, les garçons sont souvent incités à la compétition et valorisés comme forts en maths, les filles moins, et elles ont tendance à se sous-estimer. Les filles et les garçons seraient au même niveau en maths à l’entrée en CP et la bascule s’opèrerait au début du primaire.Certains biais des enseignants, souvent inconscients, jouent un rôle important : des maîtresses plus stressées par les maths, puisqu’elles-mêmes n’ont pas été encouragées dans ce domaine, plus d’attention portée aux garçons, des types d’évaluation portant plus sur la compétition que la progression. Ainsi, le même exercice présenté comme du dessin est mieux réussi par les petites filles que s’il est présenté comme de la géométrie. Le ministère de l’Éducation nationale invite les enseignants à le prendre en compte lors de leurs cours et leurs évaluations.Dans les universités, les filières de maths appliquées attirent plus que les maths fondamentales, les filles sont plus nombreuses lorsqu’il est question de visées concrètes (maths appliquées à l’écologie ou la médecine).Les biais liés au genre dans les recrutements sont aussi à surveiller attentivement. Dans les recrutements universitaires, des observateurs de l’égalité tentent de limiter ces biais, des chercheurs hommes s’engagent pour que les sciences s’ouvrent aux femmes, il faut un engagement de tous car la progression reste lente.On estime que 70 % des emplois d’avenir nécessiteront une formation en maths et en sciences du numérique et informatique. Il est essentiel que filles et garçons soient à égalité dans ces métiers d’avenir pour une société plus paritaire.>> Les autrices :Sandrine Aragon, Chercheuse en littérature française (Le genre, la lecture, les femmes et la culture), Sorbonne Université et Isabelle Vauglin, Astrophysicienne et présidente de l’association Femmes & Sciences, Université Claude Bernard Lyon 1 Cet article est sous licence Creative Commons.>> Lire l’article original sur le site :The conversation
LLa nuit est belle, respectons-là ! L’augmentation de l’éclairage nocturne a entraîné au fil des années une intensification de la pollution lumineuse sur la majeure partie de notre planète. Progressivement, cette pollution a fait disparaître la possibilité de voir le ciel étoilé dans toutes les zones urbaines.Isabelle Vauglin présentera l’événement « La nuit est belle ! » visant à sensibiliser le grand public aux problèmes liés à la pollution lumineuse : augmentation de la consommation énergétique, menaces sur la santé humaine et la biodiversité…Intervenante :Isabelle Vauglin, chercheuse au Centre de Recherche en Astrophysique de Lyon – CRAL (CNRS, Université Claude Bernard Lyon1, ENS de Lyon)Pour en savoir plus :Musée des Confluences>> Disponible également en direct et en replay sur Facebook et YouTube
LLa nuit est belle ! Après la première participation de communes de la région lyonnaise à l’événement le 21 mai 2021, La nuit est belle ! est de retour au moment de l’équinoxe d’automne 2022 avec une édition dédiée aux économies d’énergie.L’événement a pour but d’attirer l’attention sur les fortes nuisances de la pollution lumineuse.Entre 1992 et 2010, l’éclairage public a augmenté de 90% dans le monde ! Son augmentation a entrainé une intensification de la pollution lumineuse sur la majeure partie de notre planète. La conséquence? Cette pollution a fait disparaitre la possibilité de voir le ciel étoilé dans toutes les zones urbaines.Seules quelques étoiles les plus brillantes sont aujourd’hui encore visibles dans le ciel nocturne des grandes villes, faisant oublier aux humains l’existence de ces astres et la conscience de notre place dans l’univers. […]33 communes de la région lyonnaise n’allumeront pas leur éclairage public le 23 septembre, créant une vaste zone sombre au sud-ouest de Lyon !Pour en savoir plus :La Nuit est belle !Toujours organisé en lien étroit avec l’équipe initiatrice de l’opération « La nuit est belle ! » sur le Grand Genève. Sur la région lyonnaise, « La nuit est belle ! » a été initiée et organisée par une chercheuse du CRAL- Observatoire de Lyon.>> Suivez l’évènement sur :#lanuitestbelle @lneblyon Appli sur smartphone La nuit est belle !©Flickr
LL’astronomie infrarouge : dévoiler les régions obscures et l’Univers froid L’astronomie infrarouge est un moyen unique et irremplaçable pour sonder les zones denses et obscures et pour étudier les astres froids de l’Univers. Si la lumière visible est bloquée par les poussières, le rayonnement infrarouge, lui, est capable de percer les voiles de poussières qui s’étendent, par exemple, dans les zones de formation stellaire ou autour des étoiles en fin de vie ou encore dans les bras des galaxies masquant les régions lointaines. L’infrarouge couvre un très vaste domaine de longueurs d’onde dévoilant un univers complètement différent de celui de la lumière visible.Après une présentation des techniques de détection et d’observation propres à l’infrarouge, Isabelle Vauglin présentera quelques découvertes réalisées dans ce domaine et montrera la richesse de l’infrarouge et la complémentarité qu’il apporte pour l’étude de l’Univers.Intervenante : Isabelle Vauglin, astrophysicienne au CRAL (Centre de Recherche Astrophysique de Lyon CRAL/CNRS à l’Observatoire de Lyon).Cette conférence fait partie d’une série de conférences grand public organisée dans le cadre du colloque IR2022 : An Infrared Bright Future for Ground-based IR Observatories in the Era of JWST à travers le monde, conférences données dans la langue du pays.>> Pour suivre la conférence (en français) :IR 2022
DDes questions de taille de l’univers qui donnent le vertige ! De la taille d’un humain à celle du système solaire, il y a 13 ordres de grandeur. Il faudrait donc empiler 10 000 000 000 000 humains pour atteindre une telle distance. Pour passer de la taille du système solaire à la taille de l’univers observable, il faut encore gagner 13 ordres de grandeur.Si on regarde les échelles de temps, on peut calculer le nombre de jours depuis le début de l’univers et on arrive encore une fois au même ordre de grandeur. Ces quantités déroutantes sont celles qui décrivent l’univers avec les unités de la vie quotidienne. S’il est difficile d’appréhender ce qu’elles représentent, il est impossible d’étudier de telles échelles simultanément. Il existe cependant un outil extrêmement puissant qui permet de combiner des phénomènes physiques qui s’étendent sur plusieurs ordres de grandeur en temps et en taille: les simulations numériques. Durant cette conférence, nous allons voir ce qu’elles sont et comment, en utilisant des super-calculateurs, elles nous permettent de tester notre compréhension de l’univers.Intervenant : Maxime Rey, Doctorant au CRAL – Il évoquera les échanges entre les galaxies et le milieu inter-galactique à l’aide de simulations numériques.En savoir plus :Société astronomique de Lyon
LLes 30 ans de la Fête de la science 2021 : la Fête de la science fête ses 30 ans !A l’occasion de cet anniversaire, un comité rassemblant des acteurs de la culture scientifique et technique, et des chercheurs ont souhaité réaliser une exposition afin de présenter 30 avancées majeures de la recherche de ces 30 dernières années en Auvergne-Rhône-Alpes.Faits scientifiques marquants dans la recherche publique, femmes et hommes de sciences, grands équipements scientifiques/techniques apparus sur le territoire, grands lieux de sciences ou contributions marquantes de la communauté scientifique à des projets plus larges (nationaux, européen, internationaux)… cette exposition vous fera découvrir la richesse de la recherche en Auvergne-Rhône-Alpes.Un premier regard qui pointe l’apport dans ces diverses disciplines (sciences exactes, sciences humaines et sociales, ingénierie, etc.), regard non exhaustif, car la tâche est immense, mais qui témoigne du dynamisme de notre région dans le champ de la recherche et de l’innovation.Le comité « 30 ans de la Fête de la Science en Auvergne-Rhône-Alpes » est composé de :Isabelle Vauglin, ambassadrice régionale de la Fête de la Science 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes , responsable régionale de l’association Femmes et Sciences, astronome, chercheure au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon – CRALBettina Aboab, directrice Stratégique du Dialogue Science et Société de l’Université Clermont AuvergnePhilippe De Pachetère, ancien directeur du CCSTI La Turbine Sciences à AnnecySaïd Mourtada, chargé de mission scientifique à VulcaniaSophie Courtinat, chargée de mission, DRARI Auvergne-Rhône-AlpesGaëlle Tieng, assistante communication et coordination administrative, Référente visibilité régionale, Direction de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Conseil régional Auvergne-Rhône-AlpesBaptiste Secretin, chargé de communication au Développement Économique du Conseil régional Auvergne-Rhône-AlpesFlorence Belaen, directrice de la Direction Culture Sciences et société de l’Université de LyonIsabelle Bonardi, coordinatrice régionale de la Fête de la Science en Auvergne-Rhône-AlpesLe comité a bénéficié également du soutien des coordinateurs départementaux de la Fête de la Sciences en Auvergne-Rhône-Alpes et des référents sciences et société des universités de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.La réalisation de cette exposition a bénéficié du soutien financier de la Délégation régionale académique à la recherche et à l’innovation Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle a été confiée au collectif OKA.>> Découvrez l’exposition :30 ans – Fête de la science
AAux confins de l’Univers grâce à Hubble Depuis son lancement en 1990, le télescope spatial Hubble nous envoie des images du ciel d’une très grande qualité et qui renferment une mine d’informations pour les astronomes. L’étoile la plus distante jamais observée / ©NASA – ESA – Johan RichardC’est le cas pour les équipes de l’Observatoire de Lyon qui travaillent sur les observations fournies par Hubble d’amas de galaxies, ces observations permettant de repousser les « limites » de l’Univers et trouver des galaxies très très lointaines…Plusieurs résultats récents ont pu être obtenus sur la formation de ces premières galaxies et leur évolution, grâce au programme Hubble des Champs Frontières, qui utilisent un effet appelé « lentille gravitationnelle » pour repousser les limites des observations.Johan Richard, chercheur au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon – CRAL, vous propose une rétrospective de ces découvertes…AA lireObserver les premières galaxiesDécouverte de galaxies naines à foison dans l’Univers jeuneDécouverte de l’étoile la plus distante jamais observéeImage grand-champ inédite d’amas massifs avec HST Mirages dans l’Univers – Quand la gravité nous joue des toursAA voir – A écouterLes champs frontières du HST – Collège de France, 13 janv. 2020Galaxies naines / ©NASA – ESA – Johan Richard PPour aller plus loinHubble : trente ans d’observations spatiales pour éclairer le côté sombre de l’Univers – un article Pop’Sciences rédigé par Caroline Depecker, journaliste scientifique, 17-04-202030 ans : bientôt la retraite pour Hubble ? – un article rédigé par Rémi Léger, assistant communication LabEx ASLAN, accompagné par Isabelle Vauglin, astrophysicienne au CRAL – Observatoire de Lyon, 16-04-2020
LLa conquête spatiale a-t-elle un sens ? Les stratégies spatiales des grandes puissances reprennent des forces et promettent pour les prochaines décennies des alunissages en série ou des explorations martiennes plus nombreuses. Allons-nous vers l’installation permanente de l’homme en dehors de la Terre ?Nous assistons à l’augmentation généralisée des fonds dédiés à l’exploration spatiale depuis et au delà de notre planète. En quoi cette course aux étoiles est-elle utile ou rentable pour nos sociétés ? Ce ciné débat vise à comprendre la formidable épopée spatiale, depuis les programmes américains et russes de la guerre froide, jusqu’aux récentes découvertes sur les trous noirs en passant par les mission à destination de Mars.Invités :Ghaouti Hansali. Maître de conférences, astrophysicien (ENISE, Centre de Recherche Astronomique de Lyon).Patrick Thollot. Enseignant-chercheur, géologue (Laboratoire de Géologie de Lyon, ENS de LYON)Modération : Florence Belaën (Université de Lyon)Extraits :First Man. Le Premier homme sur la Lune (Damien Chazelle, 2018)Seul sur Mars (Ridley Scott, 2015)Interstellar (Christopher Nolan, 2014)
LLa science, un métier de femmes | Journée internationale des droits des femmes 2019 Pourquoi une telle journée ?Afin d’agir pour inciter les jeunes filles à choisir des voies qui les conduisent, elles aussi, aux postes scientifiques et technologiques les plus qualifiés, nous souhaitons poursuivre l’action débutée en 2017 et reconduite en 2018, chaque fois couronnée de succès auprès des lycéennes et plébiscitée par les enseignants.Alors qu’aujourd’hui les filles sont presque à parité avec les garçons en Terminale S, seulement un quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Le manque d’engouement des jeunes fillespour les sciences est un problème connu depuis une trentaine d’années. Mais globalement, les différences d’orientation entre filles et garçons se sont très peu estompées avec le temps. Le nombre defilles qui s’orientent vers des études supérieures scientifiques et techniques reste encore trop faible. Il s’agit d’un problème culturel, lié à l’éducation et au formatage modelé par la société et les médias. Les stéréotypes entraînent des préjugés tenaces et les jeunes filles ont du mal à se projeter dans ces métiers et à envisager de faire les études pour y parvenir, car pour la plupart elles ne connaissent pas de femmes scientifiques pouvant leur servir de référence.Organisée par : Isabelle Vauglin (astrophysicienne au CRAL – Observatoire de Lyon), coordinatrice, Audrey Mazur-Palandre, coorganisatrice, du Laboratoire CNRS ICAR et du LabEx ASLAN – Universitéde Lyon, François Pellegrino du Laboratoire CNRS DDL et du LabEx ASLAN – Université de Lyon, Association Femmes & Sciences1 avec Sylvaine Turck-Chièze, sa présidente et Sylvie Thiault, professeure relais détachée au CRAL par l’Académie de Lyon.Avec le soutien de : CNRS Délégation Rhône-Auvergne, LabEx LIO-Université de Lyon, Préfecture du Rhône, Ville de Lyon, IFPEN, MAIF, Boehringer Ingelheim, INSA Lyon, SOLVAY En savoir plus Autre évènement en lien avec cette journéeExposition « Scientifiques » : portraits de chercheuses de l’Université Claude Bernard Lyon 1 | Du vendredi 8 mars au samedi 30 mars. Gratuit.