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EN SAVOIR PLUS

Déplastifier le monde | Pop’Sciences Mag#11

DDéplastifier le monde | Pop’Sciences Mag#11

Matériau polymère aux propriétés exceptionnelles, omniprésent dans l’ensemble des secteurs d’activité de nos sociétés modernes et mondialisées, il n’aura fallu qu’un demi-siècle au plastique pour devenir indispensable, mais également proliférer au point de générer une pollution qui semble hors de contrôle.

Nous sommes addicts au plastique. Chaque seconde l’activité humaine engendre 10 tonnes de ce matériau. Sur les 460 millions de tonnes de matières plastiques générées en 2019, à peine 20 % ont été recyclés, un quart incinérés, le reste a été jeté en décharge ou perdu dans l’environnement.

La métaphore de l’iceberg s’applique parfaitement à la pollution engendrée par ces matériaux. La partie émergée correspond à la pollution visible : celle qui flotte ou s’enfonce dans les eaux du globe, vole au vent, se coince sur les bas-côtés des routes… La partie immergée, plus grande et invisible, se compose d’une gigantesque masse de microparticules que les scientifiques peinent encore à quantifier, mais à propos de laquelle ils s’accordent à dire qu’elle s’immisce à chaque recoin de notre planète : dans l’air, au sommet des massifs et au sein-même des organismes vivants… humains compris.

Dès lors, nous avons souhaité mobiliser les savoirs actuels de scientifiques de nombreuses disciplines pour comprendre l’ensemble de la chaîne de production et de distribution des plastiques, et de gestion de leurs déchets, mais également pour dessiner les contours d’un monde qui pourrait se défaire de sa
dépendance aux plastiques.

Ce nouveau numéro du Pop’Sciences Mag croise les regards de physiciens, géographes, historiens, chimistes et sociologues pour tenter de répondre à une problématique plus complexe qu’il n’y paraît : sommes-nous capables d’enrayer la prolifération indomptée de plastique dans l’environnement ?

Isabelle Bonardi
Directrice Culture, Sciences et société – ComUE Université de Lyon

Avec la participation des instituts et établissements suivants : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, École Centrale de Lyon, École Urbaine de Lyon, Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Institut national des sciences appliquées (INSA) Lyon, Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL), Université d’Aix-Marseille, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université de Liège, Université Lumière Lyon 2, Université de Picardie – Jules Verne, Université de Reims.

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Pop’Sciences Mag#11

Un espoir pour percer les mystères de la pollution plastique à l’échelle moléculaire | Pop’Sciences Mag#11

UUn espoir pour percer les mystères de la pollution plastique à l’échelle moléculaire | Pop’Sciences Mag#11

Pour évaluer les effets cachés de la pollution plastique sur les écosystèmes aquatiques, il est nécessaire de s’intéresser à la structure moléculaire des micropolluants libérés dans l’eau lorsque le plastique se dégrade. Pour repérer ces substances, les chimistes mettent en œuvre des analyses chimiques ciblées qui permettent d’identifier des molécules déjà connues. En parallèle, ils ont recours à des techniques de pointe plus performantes, les analyses non ciblées, dans le but d’étudier de nouveaux contaminants encore inconnus et potentiellement toxiques.

Par Marie Privé,

Pop’Sciences Mag #11 | Déplastifier le monde ? | Novembre 2022.

Infographie analyses chimiques plastique milieux aquatiques - SBELAUD- BD

Dans quelle mesure les eaux sont-elles polluées par les substances chimiques issues des plastiques qui se désintègrent ? S’il est encore trop tôt pour apporter des réponses précises à cette question, celle-ci fait l’objet d’un intérêt grandissant afin de mieux comprendre l’impact de la pollution aux micro et nanoplastiques sur l’environnement. Dispersées par le vent, par les eaux de ruissellement ou directement rejetées par les stations d’épuration, les substances chimiques liées aux activités humaines se retrouvent en grande partie dans les milieux aquatiques. Fabriquées à l’origine par l’industrie chimique pour notre confort (médicaments, pesticides, colorants…), ces molécules, une fois rejetées dans la nature, se transforment en micropolluants organiques pour la faune et la flore. Les phtalates, par exemple, couramment utilisés pour assouplir les matières plastiques et reconnus comme perturbateurs endocriniens, sont des micropolluants omniprésents dans le milieu aquatique. D’après un rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), ils ont été retrouvés dans 95 % des eaux de surfaces continentales évaluées[1].

On ne trouve que ce que l’on cherche

Pour détecter cette pollution au niveau moléculaire et ainsi évaluer l’état chimique d’une rivière ou d’un cours d’eau, les chercheurs utilisent habituellement la spectrométrie de masse[2] selon une approche dite “ciblée”. Cette technique d’analyse chimique permet de détecter et de quantifier des micropolluants dans un échantillon d’eau, de sédiment ou de boue. « Ça, c’est la partie visible de l’iceberg, observe Cécile Miège, chimiste et directrice adjointe de l’unité de recherche RiverLy (Centre Inrae Lyon-Grenoble Auvergne-Rhône-Alpes). On ne retrouve que des molécules déjà connues et que l’on a décidé de chercher. » Bien que performante, l’analyse ciblée ne permet de détecter qu’une minorité des micropolluants potentiellement toxiques. Avec cette méthode, l’état chimique d’une rivière est évalué sur la base d’une cinquantaine de substances préalablement connues. « En une seule analyse non-ciblée, on peut recueillir des informations sur plusieurs milliers de molécules, relève Cécile Miège. C’est une méthode d’exploration plus globale et sans a priori. » À terme, les chercheurs peuvent ainsi déterminer la formule brute d’un micropolluant inconnu. L’objectif ? Découvrir de nouveaux contaminants et identifier les plus préoccupants, afin d’œuvrer à leur réduction.

De nombreuses nanomolécules à passer au crible

Technique encore coûteuse et chronophage, l’analyse chimique non-ciblée n’est utilisée que depuis très récemment dans le cadre de la surveillance des milieux aquatiques. Si cette nouvelle méthode n’est pas encore directement appliquée aux matières plastiques, elle pourrait à l’avenir permettre de mieux décortiquer leurs structures moléculaires et leurs interactions avec l’environnement : « Aux polymères de base s’ajoutent une vaste gamme d’additifs et de colorants, ce qui rend la composition des plastiques très complexe, note la chimiste. On suspecte qu’ils regorgent d’un magma de nombreuses nanomolécules encore inconnues, d’où l’intérêt de développer l’exploration des matières plastiques en analyse non-ciblée»

[1] Institut national de l’environnement industriel et des risques. Résultats de l’étude prospective 2012 sur les contaminants émergents dans les eaux de surface continentales de la métropole et des DOM (2014).

[2] Technique physique d’analyse très puissante et sensible qui permet de détecter et d’identifier des structures moléculaires par mesure de leur masse.


PPour aller plus loin :

Les milieux aquatiques au bord de l’overdose

Dans la jungle des plastiques verts | Pop’Sciences Mag#11

DDans la jungle des plastiques verts | Pop’Sciences Mag#11

Qu’ils soient biosourcés, biodégradables ou compostables, les polymères élaborés à partir de biomasse végétale prétendent offrir des alternatives durables aux matériaux plastiques issus des hydrocarbures. Sont-ils pour autant parés de toutes les vertus que leur prêtent leurs promoteurs ?

Par Grégory Fléchet,

Pop’Sciences Mag #11 | Déplastifier le monde ? | Novembre 2022.

Gobelets en bioplastiques compostables, retrouvés lors d'une campagne de ramassage de déchets sur une plage de New-York (USA)

Gobelets en bioplastiques compostables, retrouvés lors d’une campagne de ramassage de déchets sur une plage de New-York (USA) / ©Brian Yurasits

L’un des principaux griefs adressés aux plastiques fabriqués à partir de combustibles fossiles tient à leur robustesse exceptionnelle. Abandonnés dans la nature, ils peuvent alors persister des centaines, voire des milliers d’années, sans se dégrader. Si n’importe quel emballage plastique finit par se fragmenter sous l’action du rayonnement solaire et des intempéries, les molécules qui le constituent ne peuvent en revanche réintégrer aucun des grands cycles biogéochimiques de la biosphère. Depuis quelques années, des polymères d’un nouveau genre prétendent offrir des alternatives durables aux plastiques conventionnels. Qualifiés le plus souvent de biosourcés, ces produits issus de la transformation de ressources végétales représentent actuellement 1 % de la production mondiale de matières plastiques. « Parmi ces produits, un peu plus de la moitié se contentent de reproduire des polymères conventionnels comme le PET ou le PE ce qui ne leur octroie en rien un caractère biodégradable puisqu’ils se comportent de la même manière que n’importe quel plastique dérivé des hydrocarbures », constate Frédéric Dubreuil, maître de conférences en physique-chimie à l’École Centrale de Lyon et chercheur au laboratoire de tribologie et dynamique des systèmes (CNRS).

Le plastique compostable promis à un bel avenir

À peine plus de 40 % de ces polymères biosourcés sont par ailleurs véritablement biodégradables. « Il s’agit en majorité de films bioalimentaires élaborés à partir d’amidon de maïs ou de pomme de terre, dont le pouvoir plastifiant résulte de l’incorporation de composés organiques d’origine naturelle comme le glycérol ou le sorbitol », précise le chercheur. L’acide polylactique (PLA) constitue environ 10 % de ces plastiques “écologiques”. Présenté par les industriels de la plasturgie comme la première alternative naturelle au polyéthylène (PE), le PLA n’est pas à proprement parler un plastique biodégradable selon Nathalie Gontard : « bien que les promoteurs du PLA le présentent comme un matériau compostable, l’opération de compostage doit être réalisée à une température de 60°C. Ce qui implique de mettre en place une filière industrielle spécifique. » Quid, enfin, de l’impact environnemental des différents plastiques élaborés à partir de la biomasse végétale ? « Les seules substances véritablement inoffensives une fois retournées à l’état de rebuts sont les plastiques biodégradables en conditions naturelles comme les polyhydroxyalcanoates (PHAs) », tranche la directrice de recherche. Bien qu’ils ne constituent pour l’instant qu’une infime partie de la grande famille des bioplastiques, les PHAs semblent promis à un bel avenir. Car, contrairement aux autres polymères biosourcés, dont la production entre directement en concurrence avec celle de nos ressources alimentaires, les PHAs peuvent être élaborés à partir de simples résidus agricoles.


PPour aller plus loin

Recyclage. L’illusion d’un modèle vertueux

Bouteille en plastique, crachant de la fumée par le bouchon

Déchets sauvages : la persistante stigmatisation des plus pauvres | Pop’Sciences Mag #11

DDéchets sauvages : la persistante stigmatisation des plus pauvres | Pop’Sciences Mag #11

En matière de déchets et particulièrement dans le cas du plastique, la responsabilité de la pollution incombe encore largement aux consommateurs, notamment à travers l’injonction au tri sélectif. Mais cette culpabilisation est telle que ces derniers développent ensuite une attitude sociale ambiguë, qui consiste à rejeter à nouveau la faute sur d’autres citoyens plutôt que de regarder à la source du problème. Et comme bien souvent, ce sont ceux qui génèrent le moins de déchets, c’est-à-dire les populations défavorisées, qui souffrent le plus de cette stigmatisation.

Par Samuel Belaud,

Pop’Sciences Mag #11 | Déplastifier le monde ? | Novembre 2022

Le sociologue Denis Blot (Université de Picardie – Jules Verne) explique qu’on ne sait finalement pas vraiment comment les déchets se retrouvent dans la nature et que face à cette méconnaissance, nous avons tendance à convoquer des stéréotypes sociaux plutôt que de nous tourner vers les raisons profondes de la contamination. Pour le chercheur, « à de très rares exceptions, dans mes études de terrain, ce sont toujours les populations reléguées qui sont désignées comme responsables des pollutions : les roms, les sdf, les ‘’cassos’’… ». Il s’agit d’un préjugé social prégnant, « qui date de l’hygiénisme de la fin du 19e siècle », précise-t-il, qui veut que les plus pauvres négligent plus que les autres la salubrité de leur environnement. Cette « frontière morale »[1] comme définie par Pierre Paugam, confine les débats autour de la responsabilité environnementale à l’échelle des consommateurs ; et occulte le rôle joué par l’industrie dans la dissémination des plastiques.

Du chiffonnier (à gauche) aux enfants ramasseurs d’ordures (à droite), la figure du collecteur de déchets n’a pas réellement évolué depuis deux siècles. Le bas de l’échelle sociale tient toujours le rôle et la corporation souffre des mêmes attributs discriminants : insalubre et indésirable. © Eugène Atget (1899) © Jonathan McIntosh (2004)

Cette distinction prégnante entre la négligence des pauvres et la propreté des autres, montrerait donc que les discours dominants de l’écologie sont encore construits autour d’une morale qui appartient essentiellement aux classes aisées. Dans un article paru en 2015[2], Jean-Baptiste Comby précisait que ces discours et cette morale contribuent « à un mépris de classe qui, en matière d’écologie, se manifeste toutes les fois où l’on s’étonne du fait que, malgré leurs « vieilles » voitures ou leurs logements « mal » isolés, les modes de vie des moins privilégiés présentent tendanciellement une empreinte écologique plus faible que ceux des autres milieux sociaux ».

Ce sont pourtant bien les 10 % des personnes les plus riches qui génèrent près de la moitié des gaz à effets de serre sur Terre[3]. Ce déni « de la distribution sociale des pollutions » telle que le chercheur le décrit, occulte la véritable responsabilité des industriels dans la crise écologique, il écarte les populations les plus pauvres de la construction d’une morale environnementale et, in fine, entretient le statu quo du tout plastique.

  • [1] Paugam, S. et al. Ce que les riches pensent des pauvres, Le Seuil, Paris, 352 p. (2017).
  • [2] Comby, J. À propos de la dépossession écologique des classes populaires. Savoir/Agir, 33 : 23-30, (2015).
  • [3] Chancel, L., Piketty, T., Saez, E., Zucman, G. et al. World Inequality Report 2022, World Inequality Lab, p.122 (2022).

PPOUR ALLER PLUS LOIN :

Le paradoxe de la civilisation plastique

Des microplastiques sur les pentes des glaciers | Pop’Sciences Mag #11

DDes microplastiques sur les pentes des glaciers | Pop’Sciences Mag #11

Grâce aux courants atmosphériques, les plastiques voyagent sur de longues distances et polluent des sites que nous pensions encore préservés. Sur le massif du Mont Blanc, la contamination est généralisée.

Par Caroline Depecker,

Pop’Sciences Mag #11 | Déplastifier le monde ? | Novembre 2022

Sur le toit des Alpes, la neige est immaculée. Mais à y regarder de plus près, elle contient, elle aussi, des microplastiques. Une expédition scientifique s’en est assuré l’année dernière, en allant prélever l’eau de fonte des 18 plus grands glaciers du massif du Mont Blanc. « Quel que soit le site de collecte, on y a retrouvé du plastique, explique David Gateuille, enseignant-chercheur[1] à l’Université Savoie Mont Blanc et référent scientifique de la mission. Si on considère l’ensemble des bassins versants couverts par les torrents glaciaires étudiés, c’est 80 % du massif qui est concerné par cette contamination dont l’origine est en partie atmosphérique. »

Lors des prélèvements dans les torrents glaciaires, le filet retient des particules aussi fines que l’épaisseur d’un cheveu. ©Zimy Da Kid

Organisée par Aqualti et Summit Foundation, deux associations française et suisse, l’opération s’est déroulée en juin 2022. Pendant cinq jours consécutifs, les membres de l’expédition Clean Mont Blanc ont appliqué un même protocole : disposer un filet en forme d’entonnoir, fermé au fond par une « chaussette », au milieu du courant alimenté par le glacier. La largeur de la maille est de 50 microns – soit 50 millièmes de millimètre – l’épaisseur d’un cheveu. Après avoir filtré un volume d’eau suffisant pour récupérer de la matière, le filet est retiré et placé dans un bocal. Une quarantaine d’échantillons ont été ainsi récoltés. La suite se déroule au laboratoire. Une fois les débris organiques et minéraux éliminés, le nombre de particules plastiques et leurs natures sont déterminés par analyse infrarouge.

Sans surprise, les polymères identifiés correspondent aux matériaux de nos biens de consommation les plus courants, à savoir le polyéthylène, le polypropylène et le PET de nos bouteilles plastiques. « Les quantités mesurées avoisinent celles que nous observons dans les lacs d’altitude, soit 10 microparticules pour 1 000 litres d’eau », observe David Gateuille. Ces valeurs sont faibles, environ cent fois moindres que celles relevées dans des lacs de plaine et de milieu urbain, pour lesquels les sources de pollution directes sont nombreuses.

Le scientifique continue : « Pareillement, on observe une forte variabilité des mesures : certains torrents présentent des concentrations 10 fois plus élevées que d’autres, sans explication évidente. Ce jeu de données est inédit. Il nous reste à l’étayer ».

L’équipe embarquée dans le projet Clean Mont Blanc n’en est pas à son premier projet scientifique dédié à l’étude de sites isolés. En 2019, avec la campagne Plastilac, son action s’était concentrée sur neuf lacs alpins situés à plus de 1 800 mètres d’altitude, difficiles d’accès et, à l’image des glaciers, éloignés de l’activité humaine. « Caractériser la pollution des torrents glaciaires s’inscrit naturellement dans la continuité de cette campagne, commente David Gateuille. Puisqu’ils les alimentent en eau, les glaciers constituent une source de contamination des lacs en microplastiques. L’intérêt, c’est d’en évaluer les flux entrants ». Le rôle du manteau neigeux comme zone de stockage temporaire des polluants est également une autre question investiguée.

[1] Laboratoire environnements, dynamiques et territoires de montagne – Edytem. (CNRS ; USMB)


PPOUR ALLER PLUS LOIN :

Microplastiques, maxi-risques ? Une approche systémique à privilégier

Déplastifier le monde | Rencontre-débat Pop’Sciences

DDéplastifier le monde | Rencontre-débat Pop’Sciences

SSOIRÉE DE LANCEMENT DU POP’SCIENCES MAG #11

Il n’aura fallu qu’un demi-siècle au plastique pour devenir indispensable, mais également proliférer au point de générer une pollution qui semble hors de contrôle.

A l’occasion de la sortie du 11e numéro du Pop’Sciences Mag, Déplastifier le monde, Pop’Sciences vous propose d’assister à une rencontre-débat.

A la Maison du livre, de l’image et du son (MLIS) à Villeurbanne.

Le 22 novembre de 17h30 à 19h, suivie d’un temps convivial.

Cette rencontre-débat aura pour ambition d’interroger le rapport de notre société moderne aux matières plastiques. Nos modes de production doivent-ils être remis en question ? Les nouveautés technologiques sont-elles la solution ? Tout repose-t-il sur les épaules des consommateurs ?

Autant de questions que nous vous proposons d’explorer sous les regards croisés de Myra Hird, professeure spécialisée dans la sociologie des déchets, Yvan Chalamet, enseignant-chercheur en sciences des matériaux, et Sylvain Bourmeau, journaliste et directeur du média AOC.


©Visée A

PROGRAMMATION

17h30 – Présentation du 11e numéro du Pop’Sciences Mag

17h45 – Rencontre – débat avec Myra Hird, Yvan Chalamet et Sylvain Bourmeau

19h – Temps de convivialité

Jauge public limitée, pensez à vous inscrire via le formulaire ci-contre (ci-dessous sur mobile).


 

Un événement Pop’Sciences organisé en collaboration avec la Maison du livre, de l’image et du son de Villeurbanne.

Programmation développée dans le cadre du projet Lysières – Sciences avec et pour la société.

Ils soutiennent la réalisation de ce programme :

Life RECYCLO | Un dossier Pop’Sciences

LLife RECYCLO | Un dossier Pop’Sciences

Alors que le recyclage des eaux usées est encore peu présent en Europe et en France, la start-up lyonnaise TreeWater lance un projet de recyclage des eaux usées à destination des blanchisseries. Avec Pop’Sciences, suivez toute l’aventure du projet Life RECYCLO.

Dans le cadre du projet européen Life RECYCLO, la société TreeWater, une start-up lyonnaise issue du laboratoire DEEP de l’INSA Lyon, développe un procédé de traitement et de recyclage des eaux usées pour le secteur de la blanchisserie. L’objectif ? Proposer une meilleure gestion des ressources en eau et réduire le déversement de substances polluantes dans le milieu aquatique. Un projet qui prend place en France, en Espagne  et au Luxembourg de 2021 à 2024.

Partenaire du projet, Pop’Sciences vous propose de suivre toutes les avancées, les péripéties et les réussites de ce projet au sein de ce dossier mis à jour au fil de l’eau.

>> Retrouvez tous les épisodes du dossier :

Dossier Life RECYCLO

Sommes-nous d’accord pour laver notre linge avec de l’eau recyclée ? | Un dossier Pop’Sciences – épisode 3

SSommes-nous d’accord pour laver notre linge avec de l’eau recyclée ? | Un dossier Pop’Sciences – épisode 3

Le projet Life RECYCLO a pour objectif de développer un procédé de recyclage des eaux usées adapté au secteur de la blanchisserie. Dans le cadre de ce projet, s’est alors posée la question suivante : cela est-il acceptable, à la fois pour les gérants et les clients de blanchisseries, de laver du linge avec de l’eau recyclée ?

Dans le cadre du projet européen Life RECYCLO, la société TreeWater, une start-up lyonnaise issue du laboratoire DEEP de l’INSA Lyon, développe un procédé de traitement et de recyclage des eaux usées pour le secteur de la blanchisserie. L’objectif ? Proposer un procédé qui éliminera plus de 90 % des polluants issus des eaux de lavage de blanchisseries, et qui recyclera 50 à 80 % de ces eaux, pour qu’elles puissent être réutilisées par ces mêmes entreprises dans leur processus de nettoyage.

Une enquête sociale

Au sein de ce même projet, il a été décidé de mener une enquête de perception auprès d’acteurs de la blanchisserie afin de mesurer leur degré de sensibilisation à la nécessité de préserver l’eau, mais également de mesurer le degré d’acceptation d’un procédé de recyclage des eaux usées. Organisée par Pop’Sciences, cette enquête a été menée de février à juin 2022 dans toute l’Europe. Elle visait alors à interroger des gérants de blanchisseries, mais aussi leurs clients, ainsi que des acteurs clés du secteur de l’eau et de la blanchisserie, tels que des membres de l’Agence de l’eau ou des représentants de syndicats du textile européens.

Cette consultation a été conduite selon les méthodes de la psychologie sociale par le cabinet AD-HOC Lab. Elle s’est déroulée en deux étapes : une première phase d’entretiens avec 18 personnes, suivie de la diffusion d’un questionnaire pour obtenir des données quantitatives. Au total, 66 réponses exploitables ont été recueillies avec ce questionnaire. Si les résultats de cette étude ne sont pas généralisables, ils donnent néanmoins les tendances de ce secteur.

Une conscience environnementale

Êtes-vous sensibles à la préservation de l’environnement ? Cela a été la première interrogation de cette consultation. Et la réponse est alors quasi unanime : oui ! La protection de l’eau n’est alors pas en reste. Pour 94 % des répondants, la préservation de l’eau est un enjeu important dans leur vie personnelle. Les participants vivant dans le sud de la France ou en Espagne sont d’autant plus sensibles à ces questions qu’ils sont déjà impactés par des pénuries d’eau. De nombreuses personnes interrogées rapportent avoir mis en place des actions dans leur quotidien pour préserver cette ressource. « Nous sommes en train de construire une maison avec ma conjointe et nous allons faire installer une citerne d’eau dans le jardin pour les toilettes, les machines à laver, l’arrosage du jardin », relate un participant.*

La blanchisserie : un secteur à améliorer

Suivant cette tendance, l’impact des blanchisseries sur l’environnement est alors perçu de manière négative, autant par les clients que par les gérants de blanchisseries eux-mêmes. Ils sont ainsi d’accord sur le fait que cet impact négatif est principalement dû à la consommation d’eau trop importante de cette activité. Sont, ensuite, mis en cause le rejet de matières polluantes et la consommation énergétique de ces entreprises.

Pour contrer cela, 71 % des gérants estiment mettre en place des actions pour avoir un fonctionnement éco-responsable. Cela passe, par exemple, par l’utilisation de produits de lavage écologiques, l’achat de machines moins consommatrices en eau ou une attention portée à l’utilisation de l’énergie.

Un procédé de recyclage attractif

Le procédé proposé par Life RECYCLO attire ainsi l’intérêt de tous : 82 % des gérants le trouvent intéressant et 93 % des clients sont prêts à recourir aux services d’une blanchisserie utilisant une telle technologie. La plupart des personnes interrogées se disent confiantes dans ce type de procédé. Et les promesses de cette technologie leur apparaissent comme satisfaisantes, tant au niveau des économies d’eau que pour les économies financières qu’elles pourraient engendrer. Pour les gérants, ces économies apparaissent ainsi comme le facteur principal pouvant motiver la mise en place d’un procédé de recyclage. La motivation d’ordre environnementale est aussi un facteur important.

Du point de vue des clients, le facteur économique est également un élément majeur. L’impact environnemental n’arrive qu’en quatrième position. Il y a, en effet, sur ce point-là une certaine ambivalence dans les réponses. Lors des entretiens, certains ont fait remarquer que si les blanchisseries consomment moins d’eau, alors ils espèrent que le prix va diminuer. Néanmoins, lors de la diffusion des questionnaires, 83,3 % des répondants se déclarent prêts à payer plus cher un service en blanchisserie pour que celle-ci réduise sa consommation d’eau.

Des freins économiques

Bien que ce procédé intéresse, les personnes interrogées ont soulevé un certain nombre de problématiques liées à la mise en place d’un tel procédé. Du point de vue des gérants, le principal problème est alors le coût initial. Tous les acteurs du secteur de la blanchisserie ont ainsi soulevé l’importance des aides financières gouvernementales pour inciter à la mise en place de ce procédé. Elles permettraient notamment d’offrir l’accès aux moyennes et petites blanchisseries, pour lesquelles le prix pourrait être une véritable barrière. Un représentant du syndicat du textile européen a ainsi souligné : « Je pense qu’il est clair qu’il est nécessaire de traiter l’eau. Mais si vous êtes une grosse entreprise, vous pouvez investir, alors que si vous êtes de petite taille, cela sera difficile. Et avec l’augmentation actuelle du gaz et de l’électricité, votre priorité est d’abord de survivre. Ils ne peuvent pas s’occuper de changements écologiques, s’ils ne peuvent pas survivre. »*

Gérants, comme clients, ont également soulevé le besoin de preuves de l’efficacité du procédé, notamment pour être certains que cela ne dégrade pas la qualité de lavage du linge. L’accréditation de la technologie par un label a, ainsi, été fortement recommandée. Il sera donc nécessaire de démontrer l’efficience de la technique pour tout procédé de recyclage. Il s’agit alors de l’un des principaux objectifs du projet Life RECYCLO, au sein duquel la technologie sera testée jusqu’en 2024.

Prêts à recycler l’eau

Utiliser de l’eau recyclée pour le lavage du linge semble donc mettre d’accord les participants de l’enquête. Les consciences sont déjà éveillées concernant la nécessité de préserver l’eau. Et les solutions pour garantir sa protection sont donc bien accueillies. Le principal frein a la mise en place et à l’utilisation réelles de ce type de procédé semble donc économique.

En France, des aides existent pour l’installation de telles technologies. Et Treewater proposera notamment d’accompagner les entreprises dans leurs recherches pour contribuer à la mise en place de ce procédé. Ils ont également pour objectif de maintenir un coût le plus faible possible pour cette technologie, pour permettre son accès aux petites blanchisseries.

* Les citations au sein de cet article proviennent directement de l’enquête et sont donc anonymisées.

PPour en savoir plus

 Dossier Life RECYCLO de Pop’Sciences

Des ressources et actualisations suivront cet article pour compléter ce dossier tout au long de l’année….

 

Vera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

VVera Rubin : une astronome précurseure | Visages de la science

Interrogez le commun des mortels sur l’Univers, vous aurez sans nul doute des allusions à la matière noire. Mais demandez-leur ensuite qui a découvert cette matière noire. Bien peu connaîtront le nom de Vera Rubin. Et pourtant, c’est bien elle qui a été pionnière en la matière ! Malgré les controverses qu’elle a alors soulevées dans la communauté astronomique de l’époque…

Cet article vous présente des extraits de l’hommage d’Isabelle Vauglin à Vera Rubin, écrit en 2017.

>> Vous pouvez consulter son article en intégralité ici

Une pionnière tenace

Vera Rubin à 19 ans au télescope du Vassar College en 1947. / © Vassar College, courtesy AIP Emilio Segrè Visual Archives

Née Vera Cooper en juillet 1928, Vera Rubin a fait preuve très jeune d’une passion pour les étoiles qu’elle observe le soir depuis son lit. Son père l’aide à construire un télescope, même s’il craint que sa fille ne parvienne jamais à gagner un jour sa vie dans cette voie. Elle aura, en effet, à se battre pour y parvenir…

Après le lycée, Vera étudie au Vassar College, où elle obtient son diplôme de sciences en 1948, puis à l’université de Cornell, au sein d’une toute petite équipe, pour suivre à la fois son mari qui y travaille, Robert Rubin, et les cours de deux physiciens de renom, futurs nobélisés, Richard Feynman et Hans Bethe.

Pour son diplôme de master, elle se pose une question qui semble anodine : « si l’on soustrait aux galaxies le mouvement global d’expansion de l’univers, reste-t-il un mouvement résiduel ? ». Elle se rend compte durant ce travail que certaines galaxies se rapprochent de nous, tandis que d’autres s’éloignent : les galaxies ont donc un mouvement propre, en plus de leur mouvement de fuite lié à l’expansion de l’univers ! Les résultats de ses travaux sous forme d’article sont refusés partout, et on ne lui autorise pas de nouvelles mesures, elle va donc présenter ses résultats à la réunion de l’American Astronomical Society en personne, avec son bébé dans la voiture. Sa prise de parole fera polémique et le Washington Post titrera : « Une jeune mère trouve le centre de la création », humiliant la chercheure.

Devant changer d’université pour poursuivre un travail de thèse, Vera Rubin s’inscrit à l’université de Georgetown en 1951, où elle ne peut rencontrer son directeur de thèse, Georges Gamow, uniquement dans les couloirs de l’établissement, les bureaux étant interdits aux femmes… Ses travaux de thèse la conduisent une nouvelle fois à un résultat contraire à ce qui est supposé acquis à l’époque : l’Univers n’est pas homogène et les galaxies se rassemblent en vastes amas…

Ses résultats seront longtemps ignorés à la suite de sa thèse, qu’elle obtient en 1954, et ne seront confirmés que 20 ans plus tard ! A la suite de ce travail, elle enseigne pendant 10 ans les maths et la physique à l’université tout en élevant ses quatre enfants. Il lui faudra attendre dix ans avant d’obtenir enfin un poste à la modeste Canergie Institution de Washington, dans le département de magnétisme terrestre (DTM) ! Vera est la première femme à y avoir un poste de chercheure ; elle y restera jusqu’à la fin de sa carrière.

Continuant ses recherches, elle est confrontée au sexisme de ses pairs, l’empêchant d’utiliser les télescops nécessaires pour ses observations. Mais en 1965, Vera Rubin crée une petite révolution en devenant la première femme à obtenir le droit de faire des observations au télescope de 1,2 m du Mont Palomar.

Vera Rubin exploite le télescope de 2,1 mètres à l’observatoire national de Kitt Peak. NOAO/AURA/NSF

Un travail sans cesse contesté

Précurseure dans l’âme, Vera Rubin bouleversera nos connaissances de l’univers à travers ses travaux et découverte, se heurtant à chaque fois aux contestations du monde de l’astronomie.

S’attaquant en 1970 à l’étude de la rotation des galaxies spirales, Vera Rubin découvrira avec son collègue Kent Ford une anomalie majeure : loin du centre de leur galaxie, les étoiles tournent bien plus vite qu’elles ne le devraient si la force de gravitation n’était produite que par la matière lumineuse que l’on détecte. Il existe donc une quantité de masse de matière invisible, baptisée matière sombre ou noire. Cela va à l’encontre des assomptions de l’époque ! Cherchant à vérifier leurs résultats, Rubin et Ford étudient de nombreux amas :  pour 60 galaxies spirales, leurs résultats sont toujours les mêmes : la courbe de rotation ne décroît pas avec la distance au centre. Si les lois de la gravitation restent valables à grande échelle, une masse non lumineuse, qui constitue encore une énigme actuellement, enveloppe les galaxies.

La publication de ces résultats ne soulève pas l’enthousiasme de la communauté astronomique, et il faudra attendre que nous soyons capable d’observer le ciel à l’aide de rayons X pour obtenir la preuve que Vera Rubin et Kent Ford avaient raison, malgré les doutes de leurs pairs !

Une autre découverte majeure de Vera Rubin et la mise en évidence du phénomène de « Merger » : elle découvre que certaines galaxies sont nées de l’agglomération de plusieurs galaxies entrées en collision. Une partie des étoiles de ces galaxies « Merger » tourne alors dans un sens, tandis que l’autre tourne dans le sens inverse. Cette découverte forcera les astronomes à remettre en questions leurs théories sur la formation des galaxies.

Vera Rubin / AP-SIPA

La moitié des neurones de l’humanité appartient aux femmes

Tout au long de sa vie d’astronome, Vera Rubin aura eu à faire face à des conditions difficiles du fait qu’elle était une femme. Elle réussit pourtant à mener de front l’éducation de ses 4 enfants et une carrière brillante. « J’ai accompli presque toute ma carrière à temps partiel, aimait-elle dire. À trois heures, j’étais à la maison pour m’occuper des enfants », au prix d’un salaire réduit d’un tiers.

Elle a œuvré toute sa vie durant contre les mécanismes inconscients, véhiculés par l’éducation et la société, qui conduisent à la persistance des inégalités de genre.

«  Je vis et je travaille en partant des trois principes suivants :
1. Il n’existe aucun problème scientifique qu’un homme peut résoudre et qu’une femme ne pourrait pas.
2. À l’échelle de la planète, la moitié des neurones appartient aux femmes.
3. Nous avons tous besoin d’une permission pour faire de la science mais, pour des raisons profondément ancrées dans notre histoire, cette permission est bien plus souvent donnée aux hommes qu’aux femmes. « 

Le jury du prix Nobel ne l’aura jamais récompensée. Elle aurait pourtant totalement mérité d’être la 3e femme à recevoir le prix Nobel de physique. En effet, depuis sa création en 1901, seule Marie Curie en 1901 et Maria Goeppert Mayer en 1963 l’ont reçu… Les membres du jury ne brillent pas par leur équité dans la parité. Destin hélas classique de femmes scientifiques : Vera Rubin fait à jamais partie de ces pionnières dont la notoriété est inversement proportionnelle à l’importance de ses travaux, malgré de nombreuses autres récompenses.

Elle restera longtemps un modèle pour toutes les jeunes femmes qui ont et auront envie de devenir scientifique tout en conciliant une vie personnelle et familiale épanouie. Puisse son exemple leur donner confiance en elles pendant longtemps.

 

Futourisme | L’épisode 2 – Tourisme mémoriel – est en ligne

FFutourisme | L’épisode 2 – Tourisme mémoriel – est en ligne

À quoi ressembleront vos vacances en 2050 ? Partirez-vous toujours à la montagne ? Pourrez-vous y profiter des sports d’hiver ? Futourisme c’est le webdocumentaire interactif qui imagine et nous invite à réfléchir à l’avenir du tourisme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Visionnez le futur comme vous ne l’avez jamais vu !

Futourisme : un projet de design fiction* et de médiation scientifique consacré à l’avenir du tourisme en région Auvergne-Rhône-Alpes

Secteur économique fondamental pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, le tourisme repose sur un modèle hérité de la seconde moitié du XXe siècle en voie d’obsolescence. La crise écologique autant que l’évolution des pratiques sociales poussent les acteurs locaux, mais aussi les chercheurs, les citoyens et les collectivités à réfléchir à l’évolution du tourisme.

Dans ce contexte, les universités régionales (COMUE de Université Clermont Auvergne, Université Grenoble Alpes, Université Savoie Mont Blanc, Université de Lyon) ont souhaité construire ensemble un ambitieux programme de culture scientifique pour répondre à la question suivante : comment les chercheurs et les experts préparent-ils l’avenir du secteur touristique dans la région ?

Cette série webdocumentaire en 4 épisodes est l’aboutissement d’un processus collectif inédit, initié en septembre 2021 et dont les épisodes sortiront au fil de l’année 2022.

En vous souhaitant un bon voyage sur la plateforme Futourisme !

Futourisme

 

* Design fiction : méthode d’exploration du futur, qui confronte différentes hypothèses d’évolution de la société et des tendances

LListe des épisodes :

  • Futourisme – épisode 1 : La montagne

Comment passerons-nous d’un tourisme de masse à un tourisme plus responsable et durable ? Quelles seront les nouvelles formes du tourisme en montagne face à la diminution de la neige et à la baisse d’intérêt pour le ski alpin ?

>> Pour vous avoir des réponses à toutes ces questions et bien d’autres, visionnez le 1er épisode de Futourisme, La montagne :

Épisode 1

  • Futourisme – épisode 2 : Tourisme mémoriel 

Balades sur les plages du débarquement, visites guidées de mémoriaux comme celui d’Auschwitz, musées de la résistance…. Étiquetées « tourisme mémoriel », ces offres qui consistent à mettre en avant le patrimoine historique – souvent traumatique – d’un lieu sont de plus en plus nombreuses et variées. Elles s’enrichissent et évoluent au fil des années pour proposer, au-delà du devoir de mémoire, des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.

A quoi ressembleront ces visites en 2050 ? Entre récit fictionnel et interventions d’experts dans cette thématique, le 2e épisode « Tourisme mémoriel » de Futourisme vous invite à voyager dans le temps et explorer le tourisme mémoriel du futur.

>> Découvrez l’épisode 2 :

épisode 2

  • Futourisme – épisode 3 : Tourisme culturel et patrimonial

À venir (octobre 2022)

  • Futourisme – épisode 4 : Nouvelle économie touristique

À venir (décembre 2002)

 

Le projet Futourisme est soutenu par la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il a été porté conjointement par les universités de Clermont – Auvergne, Grenoble – Alpes, Savoie Mont-Blanc et Lyon.