DD’un son à l’autre ©MMID’un son à l’autre est un podcast de 8 épisodes d’une dizaine de minutes de la Maison des Mathématiques et de l’Informatique de Lyon. Derrière les sons familiers se cachent des sciences, des technologies et des histoires, qui racontent comment mathématiques, physique et informatique donnent sens à ce que nous entendons. À chaque fin d’épisode, une chercheuse ou un chercheur vient élargir le sujet. Partez à la découverte des sons qui nous entourent et rythment notre quotidien. >> Découvrez tous les podcasts :Le silenceOn croit souvent que le silence, c’est l’absence totale de son… et pourtant ! Dans ce dernier épisode, découvrez les bruits blancs et d’autres bruits colorés cachés dans le silence, avant de rencontrer Pierre Lecomte, chercheur en acoustique. Il nous parle des technologies de contrôle actif du son, et en particulier du casque anti-bruit.> ÉCOUTER LE PODCASTShazamComment Shazam fait-il pour retrouver le titre d’une chanson en quelques secondes seulement ? Dans cet épisode, découvrez le signal numérique, l’échantillonnage et l’empreinte acoustique, unique pour chaque morceau. En fin d’épisode, Aurélien Garivier, chercheur en intelligence artificielle, nous éclaire sur les outils de reconnaissance numérique.> Écouter le podcastLe phonautographeLe son a-t-il toujours été écouté et reproduit tel que nous le connaissons ? Non ! Avant, pour écouter de la musique, il fallait être là quand elle était en train d’être jouée. Mais au XIXe : tout change. Retracez l’histoire des techniques qui ont transformé notre façon d’enregistrer, de reproduire et de créer la musique, avant d’écouter Martin Barnier, professeur en étude cinématographique et historien du cinéma. Il nous raconte la façon dont l’enregistrement et la retranscription sonore ont révolutionné le cinéma.> Écouter le podcastLa voixParler, chanter… notre voix est un instrument à part entière. Comme une guitare, elle possède des fréquences qui la rendent unique. Explorez comment le son se forme à travers nos cordes vocales et comment on peut l’observer et l’analyser. Pour finir, Yohana Lévêque, chercheuse sur la perception de la voix et de la musique, nous parle de l’action de mimétisme du cerveau face à une autre voix humaine.> Écouter le podcastL’ambulancePourquoi la sirène d’une ambulance paraît-elle plus aiguë quand elle s’approche, et plus grave quand elle s’éloigne ? C’est à cause de l’effet Doppler, que vous pouvez comprendre et analyser dans cet épisode. Julia Puig, chercheuse en imagerie médicale, prend ensuite la parole et nous explique l’utilité de l’effet Doppler en cardiologie.> Écouter le podcastLa musiquePourquoi certains accords sonnent justes et agréables, tandis que d’autres paraissent faux ? Des rapports de fréquence aux harmoniques, en passant par différents accords musicaux, découvrez le lien entre les mathématiques et la musique. Pour aller plus loin, Benjamin Quiedeville, doctorant en informatique musicale, nous éclaire sur les méthodes numériques de créations musicales. > Écouter le podcastLa radioComment un poste radio peut-il reproduire musique, infos et conversations ? Dans cet épisode, explorez le voyage et la transformation du son pour passer du micro à l’enceinte de la radio avant de rencontrer Pierre Cochard, ingénieur de recherche sur les systèmes audio-numériques. Il nous parle des fonctions du micro et de la conversion du signal sonore en un signal électrique, puis numérique.> Écouter le podcastLe réveilQue se cache-t-il derrière le son du réveil ? De la vibration, à la fréquence des sons et aux décibels, découvrez les sciences qui expliquent pourquoi notre réveil est si efficace. En fin d’épisode, Barbara Nicolas, chercheuse en imagerie échographique, nous parle des milieux de propagation, indispensables à la diffusion d’un son.> Écouter le podcastPPour en savoir plusDécouvrez l’exposition Ça résonne (jusqu’au 30 juin 2026) :Ça résonne
AAtelier : Dessine ton son ! Comment représenter un son ? Comment le dessiner ?La Maison des Mathématiques et de l’Informatique – MMI – vous invite à un atelier où les participantes et participants vont découvrir comment transformer les sons en images et inversement.Un son, ça s’écoute ! Mais, dans cet atelier, on va aussi les dessiner… Associer sons et représentations, dessiner un son, lire une représentation seront au programme à travers des jeux, manipulations et petits défis !>> Pour en savoir plus :Dessine un son !
LLa Gazette de la Fête de la science #10 ##10 – Voyager sans bouger, c’est possible !À l’intérieur de la Cabane à histoires, au sein du bâtiment Astrée du campus LyonTech-La Doua, une fresque représentant un squelette de rorqual commun boréal. © Margaux MichelPeut-être avez-vous croisé la route de mystérieuses Cabanes à histoires en vous baladant à Lyon ? Créés par le Musée des Confluences, ces dispositifs installés sur le campus LyonTech-La Doua à Villeurbanne pendant de la Fête de la science 2025, sont un moyen de s’évader quelques minutes, au son d’un court récit. Une plongée dans des histoires marines, mêlant hommes et baleines, où l’esprit voyage en ignorant les distances. La voix, la musique et les sons sont autant d’outils audios permettant de véhiculer des émotions. Le son parvient à transmettre des connaissances en atteignant la sensibilité humaine. Le ton, le rythme et les inflexions aident à véhiculer des sentiments que les mots, seuls, ne parviennent pas toujours à exprimer. De plus, l’audio conserve et transmet les traditions orales (histoires, chansons, langues, récits historiques…) existantes depuis des centaines d’années. Cela contribue ainsi au développement de la mémoire collective et à la diversité culturelle. Ces médias permettent également de faire vivre des traditions parfois sur le point de tomber dans l’oubli en les partageant avec le plus grand nombre.Quand les sons racontent une culturePour le peuple Inuit, les baleines sont perçues comme des créatures sacrées et dotées de sensibilité. Les chants de ces mammifères jouent un rôle important dans le lien spirituel et culturel qu’ils entretiennent avec la nature. Fréquemment imités ou incorporés dans les rites et les chants traditionnels, ils évoquent le respect et la reconnaissance envers ces animaux. Ils sont également utilisés pour transmettre des connaissances anciennes relatives à la chasse, aux migrations et aux cycles marins. En imitant les chants des baleines, les Inuit maintiennent ainsi une communication avec l’océan et soulignent leur forte connexion avec le vivant, où l’écoute se transforme en un geste de mémoire et d’harmonie avec la nature.Une ouverture sur le mondePrésentes dans l’espace public (hall de gare, de centre commercial …), les Cabanes à histoires offrent au public la possibilité de découvrir, en autonomie, un sujet et une vision des choses inédite ainsi qu’un nouveau lieu d’expression et d’échange. En outre, les différents récits s’appuient sur des objets emblématiques du Musée des Confluences. Selon Cédric Lesec, directeur des relations extérieures et de la diffusion, « le musée a choisi des objets qui ne sont pas tous de la même nature, parce que cela offre des possibles très différents », ainsi l’ammonite irisée, le tambour himalayen ou la chouette effraie interrogent notre rapport au monde. Grâce à l’histoire de la baleine, par exemple, le réchauffement climatique, les différentes facettes de sa chasse et les enjeux culturels de sa disparition sont abordés.Les cabanes ouvrent alors à la discussion et l’approfondissement. Géographiquement située loin de nous, l’expérience sonore de la cabane nous transporte au cœur d’un monde nouveau et invite à la réflexion.Par Margaux Michel, étudiante en Master 1 Information et Médiation Scientifique et Technique, Université Claude Bernard Lyon 1 – Avec Pop’Sciences.
ÇÇa résonne Qu’est-ce qu’un son ? Si la première réponse qui vient à l’esprit est « quelque chose qu’on entend », cette exposition de la Maison des Mathématiques et de l’informatique – MMI – propose d’y répondre d’un point de vue mathématique et informatique.Comment peut-on représenter un son (qui est une vibration) ? En quoi ces représentations nous apportent-elles un nouveau regard sur le son ? Comment le son peut-il être enregistré, reproduit ?À travers de nombreuses manipulations physiques et numériques dans lesquelles les sons seront toujours mis en vis-à-vis de leur représentation, l’exposition répondra à ces questions et à bien d’autres.Une exposition ludique à découvrir en famille ou entre amis, pour découvrir les multiples facettes du son.>> Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : MMI©MMI
DDu son au soin : quand l’IA décompose le monde | Podcast « Qu’est-ce que tu cherches ? » Qu’est-ce que tu cherches ? C’est le nom de la série de podcasts lancée par le CNRS. Au micro : des scientifiques racontent leurs quotidiens, expliquent leurs avancées, et vous font pénétrer dans les coulisses de la recherche. Prêts pour une immersion sonore inédite aux côtés de ces experts ?Du son au soin : quand l’IA décompose le monde | Avec Jérémy Cohen (CNRS)©CNRSQue ce soit dans des algorithmes pour décortiquer la musique ou dans des équations pour lire les images médicales, les mathématiques sont partout et permettent d’extraire des informations cachées dans des données complexes. Dans cet épisode de « Qu’est-ce que tu cherches ? » Jérémy Cohen, mathématicien CNRS au Centre de recherche en acquisition et traitement de l’image pour la santé (CREATIS, CNRS | Université Claude-Bernard Lyon | INSA de Lyon | Inserm) vous plonge au cœur de l’invisible pour montrer l’impact des mathématiques dans notre quotidien.>> Écoutez cet épisode sur la plateforme : Qu’est-ce que tu cherches ?
LL’archéologue sonore au chevet des sons de Notre-Dame de Paris | « Dis pourquoi ? » ©RCF radioDis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.> Émission du 24 décembre 2024Ses principaux outils de travail sont… son oreille ainsi que des dizaines de micros ! Mylène Pardoen, ingénieure de recherche CNRS en poste à la Maison des Sciences de l’Homme de Lyon Saint-Étienne, est archéologue du patrimoine sonore. Elle a notamment participé à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris en tant qu’experte scientifique et travaille sur la sensorialité des métiers de l’artisanat. Écoutez le podcast : >> Écouter les podcasts des autres intervenants Pop’Sciences :Épidémies : de la détection à l’alerteComprendre les concentrations de microplastiques dans les eaux de ruissellementQuelles questions éthiques soulève l’IA en santé ?Le génie végétal au service des villesComment transmettre la danse jazz aujourd’hui ?L’étonnante capacité des muscles à se régénérerLa reconstruction du paysage littoral de la cité étrusque de Populonia en BDOne Health : pour une approche pluridisciplinaire de la santéMémoire et vieillissement, une fatalité ?Mieux dormir grâce à la lumière ?Aux origines du plancton, l’allié des océansProduire une énergie renouvelable à partir de déchets, la biométhanationNeurodiversité : la musique pour rassembler >> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :RCF LyonPPour aller plus loinRetrouver le son de Notre-Dame, un article Pop’Sciences, juillet 2020.
CConcert scientifique Immersons Comment votre oreille et votre cerveau perçoivent-ils les sons ? Comment localisez-vous une source sonore dans l’espace ? Comment entendrait-on avec une seule oreille ? Pour répondre à ces questions, le quintet OPHONIUS vous invite dans un espace sonore à trois dimensions au cours d’un spectacle mêlant musique, expériences, illustrations et phénomènes perceptifs. Entrez ainsi dans le monde de la perception sonore et découvrez comment sont perçus les sons par l’oreille humaine.Le Laboratoire Centre Lyonnais d’Acoustique – LabEx CeLyA – de l’Université de Lyon, en collaboration avec le théâtre Astrée de l’Université Lyon 1, organise un concert scientifique à l’attention des Lycéens de la Région Auvergne Rhône Alpes.Ce concert est donné grâce au soutien financier du LABEX CeLyA (ANR-10-LABX-0060) de l’Université de Lyon, dans le cadre du Plan France 2030 mis en place par l’État et géré par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) en collaboration avec le laboratoire LAUM, Le Mans Université,Adamson, Le Mans sonore.>> Pour en savoir plus, consultez le site du :LabEx CelyA
LLes animaux parlent. Sachons les écouter ©PxHereQue se cache-t-il derrière ces bruits animaux ? Que signifient-ils ? Forment-ils des langages ? Et peut-on percer leurs mystères ?C’est en spécialiste de la Bioacoustique que Nicolas Mathevon répond à ces questions au cours de ce voyage sonore. De la moiteur de la jungle amazonienne aux étendues glacées de l’arctique, de la paruline brésilienne à l’éléphant de mer du Nord, du crocodile du Nil au fou à pieds bleu du Pacifique, il nous emmène explorer la diversité des vocalisations animales. Avec lui nous décryptons comment les animaux produisent et entendent des sons, quelles informations sont codées dans ces signaux, à quoi leur servent-elles dans la vie de tous les jours, et comment ces langages se sont mis en place au cours de l’histoire du vivant. Les animaux parlentPPour aller plus loinA la découverte des paysages sonores marins – Ludovic Viévard, Pop’Sciences Mag #6, 2020
EEn 2020, la recherche à l’ouvrage pour Notre-Dame | Collections & Patrimoines Les chercheurs et chercheuses se sont mobilisés tout au long de l’année sur le chantier scientifique de la cathédrale Notre-Dame. Sauvegarde du patrimoine matériel, modélisation de la structure ou encore études acoustiques… les programmes de recherche posent aussi les premiers jalons de la restauration, en collaboration avec des ingénieurs et des architectes.Focus sur le chantier « Acoustique » avec Mylène Pardoen, archéologue du paysage sonore à la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne, dans une vidéo proposée par CNRS le Journal.AA LIREEntretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020 :Retrouvez le son de Notre-Dame
RRetrouver le son de Notre-Dame | Collections & Patrimoine Entretien avec l’équipe lyonnaise de scientifiques de retour de leur première mission dans Notre-Dame de Paris.Un entretien réalisé par Pop’Sciences – 24 juillet 2020Une reconstruction « fidèle » de Notre-Dame suppose qu’en plus de la remise en état du bâti (la charpente, la flèche…), une restauration acoustique soit mise en œuvre pour restituer aux générations futures ce qu’était le « son » de la plus célèbre des cathédrales avant l’incendie dévastateur d’avril 2019.De retour de leur première mission scientifique sur le site religieux, Notre-Dame, l’équipe scientifique « acoustique » de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne nous explique en quoi consiste son travail. Entre technique et émotions, un le récit digne d’une aventure scientifique hors du commun et hors du temps.Pop’Sciences | Quelle est l’origine de la création du groupe acoustique ?Mylène Pardoen, docteur en musicologie, spécialiste de l’archéologie du paysage sonore :Suite à l’incendie qui a détruit la toiture de Notre Dame (ND) de Paris en avril 2019, la communauté scientifique s’est mobilisée autour du CNRS pour participer à sa reconstruction en neuf groupes de travail thématiques = Incendie, Numérique, Structure, Bois/Charpente, Métal, Pierre, Verre, Émotions patrimoniales et Acoustique.Ce dernier groupe, composé de 6 personnes et… d’un robot – de son petit nom Deep Trekker – regroupe des équipes de parisiens 1 et de lyonnais issus de l’équipe Pôle Image Animée et Audio (PI2A) de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne 2.©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe AcoustiquePop’Sciences | Quels sont ses objectifs ?Mylène Pardoen :Le groupe acoustique a deux objectifs :Réaliser un modèle informatique sonore de ND qui permettra aux équipes d’architectes de les guider dans leurs choix pour la reconstruction de la voute et de la charpente (en donnant des mesures de l’impact acoustique selon le choix des matériaux, de la forme de la voute, etc.). La cathédrale est alors considérée comme un objet résonnant dans lequel un son est généré – par l’éclatement d’un ballon de baudruche, par exemple – dans le but de pouvoir calculer le temps de réverbération (l’écho) propre à la structure de la cathédrale.Ce volume acoustique est l’espace délimité par l’ensemble des « parois », tenant compte des caractéristiques acoustiques de leur matériaux (pierre, bois….) et des objets s’y trouvant. Lorsque le son est émis, ses ondes se réfléchissent sur les parois comme une sorte de balle de ping-pong, mais avec un léger temps de retard à chaque rebond. C’est ce que l’on nomme le temps de réverbération (ce qui nous semble être un écho). C’est en quelque sorte la caisse de résonance qui permet à l’orgue ou aux choristes de donner à leurs chants une caractéristique particulière (la signature acoustique d’un lieu, qui est unique).Ces relevés actuels seront comparés à des enregistrements réalisés lors d’un concert qui avait eu lieu dans ND en 2013, pour permettre de retrouver l’acoustique d’avant sa destruction.Pendant la mission, seule la partie de la nef a fait l’objet de relevés (le chœur, bien qu’accessible, n’est pas dégagé et le transept, dont le sol est très abimé, était trop complexe à aborder pour le robot et les trépieds). Le robot servait essentiellement à accéder à la nef qui est encore aujourd’hui inaccessible par mesure de sécurité (risque potentiel de chute de pierres ou de la charpente en bois) pour pouvoir positionner deux trépieds à roulettes comportant chacun 2 micros ambisoniques et 2 micros omnidirectionnels nécessaires à l’étude du temps de réverbération de l’onde sinusoïdale (le son produit par le ballon).©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe Acoustique©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe AcoustiqueLe second objectif est de documenter au niveau sonore le chantier de Notre-Dame ou autrement dit de réaliser une évaluation perceptive et représentative de l’environnement sonore de ND, en installant des capteurs qui enregistreront les ambiances sonores, 24h sur 24, pendant toute la durée du chantier de déblaiement et de reconstruction. Cette captation viendra agrémenter les informations disponibles sur ce bâtiment et continuer à raconter son histoire. Ainsi, seront collectés les bruits du chantier : ceux des corps de métiers qui vont se succéder, mais aussi ceux des oiseaux circulant librement dans le bâtiment… Tout cela agrémente le modèle sonore de ND.©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe AcoustiqueJoachim Poutaraud, assistant ingénieur en spatialisation sonore :Cette pratique de l’étude du paysage sonore permet d’étudier la relation de l’Homme avec les sons de son environnement. On évalue des « marqueurs sonores », des sonorités signalétiques qui vont nous permettre de cartographier l’environnement sonore de la cathédrale.Mylène Pardoen :C’est l’histoire sonore du chantier. On peut repérer les porosités – des interférences qui existent entre les ambiances internes de la cathédrale et celles venant de l’extérieur qui sont le reflet des activités urbaines essentiellement – et la pollution sonore qui rentrent dans la cathédrale pour préserver sa quiétude. Car, quand on sort, on est agressé par le bruit tant la sérénité de la cathédrale est encore présente.Ce second objectif fait écho aux travaux de Mylène Pardoen, archéologue des paysages sonores qui reconstitue des ambiances sonores du passé.Avec le modèle virtuel créé, on pourra recréer une acoustique de n’importe quelle époque de ND : par exemple, au Moyen-Âge, on peut retrouver tous les éléments sonores qui étaient présents à cette époque dans ND en prenant en compte l’évolution de l’urbanisme, si le tissu urbain a changé ou non, si les rues ont été modifiées. Après, il faut retrouver qui travaillait autour, les corps de métiers, les bruits des gestes et des outils utilisés. Mes sources sont les almanachs de l’époque pour recherche la localisation des artisans, les registres administratifs. Il n’y avait pas d’historique des précédents chantiers de ND. Tout le travail sera valorisé tout au long de la mission par des reportages, des enregistrements et des vidéos. ———————————————————————————–EncartLes chiffres clefs de la mission au niveau techniquePour la mission :– 350 Kg de matériel répartis en 6 flight cas pour : le matériel de diffusion et de captation pour l’acoustique, le matériel de captation pour les ambiances sonores, l’ensemble des matériels pour documenter notre travail (GoPro, caméra JVC, micro binaural…) ;– 8 kits EPI (2 combinaisons pour les frileux) ;– 1 pistolet d’alarme et 8 cartouches (pour l’étalonnage) ;– des ballons à gonfler et à faire éclater (également pour l’étalonnage) ;– des kits d’éclairage ;– 4 trépieds à roulettes.©Chantier CNRS Notre-Dame_Groupe AcoustiqueNos 4h sur site représentant une distance de déplacement d’environ 20 km par personne (uniquement dans l’enceinte polluée au plomb. C’est ce que l’on nomme la zone sale.).Pour l’équipe lyonnaise, le bilan vidéo représente : 47 min de rushs JCV ; 31 min de GoPro ; 90 Go de vidéos immersive (images robot, GoPro sur micros, timelapse). Le bilan audio : 6,52 Go de fichiers ambisoniques (soit près de 3h d’enregistrement).Pour l’équipe équipe parisienne : 12h de vidéo (toutes caméras confondues, dont celles du robot) ; 110 Go de fichier audio (pour l’élaboration du modèle acoustique et ses volumes).Voir la vidéo réalisée par Christian Dury lors de leur première entrée dans ND : Emotion en entrant – 10 juillet 2020.———————————————————————————–Pop’Sciences | Pourquoi est-ce important de reconstituer l’ambiance sonore de ND ? Qu’avez-vous ressenti en entrant dans ND ?Mylène Pardoen :Il est important de toucher du doigt les porosités et de les mettre en parallèle avec notre ressenti, nos émotions. Le confinement que nous venons de subir nous a fait prendre conscience de la dimension bruyante de nos villes, de nos vies. Des bruits ont ressurgit, les bruits de la nature ont ré-émergés. J’étais bien pendant le confinement ! Aujourd’hui il y a du « surbruit » comme si on voulait faire fuir la Covid comme quand on faisait le charivari pour faire fuir la peste …Joachim Poutaraud :Notre rapport au bruit dépend du contexte. Quand on s’intéresse, par exemple, aux paysages sonores indiens dans les quartiers type bidonville (Dharavi, Bombay) la perception du bruit est différente : les habitants de ces quartiers ont peur du silence, un espace sans son est un espace mort. Proverbe indien : « qui mendie en silence, meurt de faim en silence ».Reconstituer l’ambiance sonore de ND c’est finalement lui rendre son âme.Pop’Sciences | L’anecdote qui vous reste de cette expérience !L’anecdote de Joachim : « le moment où on a déposé le boitier (pour enregistrer les sons du chantier) sous la rosace sud, on était à 10 cm des vitraux, voir les motifs de si près était extraordinaire… »L’anecdote de Mylène : « ce fut un moment intense et la récolte très riche. Un souvenir inoubliable : les chaussures fendues de Joachim à force de marcher ! »L’anecdote de Christian Dury – Ingénieur, Co-responsable du Pôle Image Animée et Audio : « je fais partie des rares personnes au monde à m’être retrouvé 5 minutes presque tout seul à 3 heures du matin dans ND endormie… »L’équipe de Pop’Sciences ne manquera pas de vous faire vivre cette aventure scientifique. Rendez-vous lors d’un prochain retour de mission pour en savoir plus sur l’évolution des enregistrements, des relevés et de la construction du modèle sonore de Notre-Dame…————————————————-Notes : [1] l’équipe « Lutheries – Acoustique – Musique » de l’Institut Jean Le Rond d’Alember[2] La Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Étienne est sous tutelles des établissements suivants : CNRS / Université Lumière Lyon 2 / Université Jean Moulin Lyon 3 / Université Claude Bernard Lyon 1 / Université Jean Monnet Saint-Étienne / École normale supérieure de Lyon / Science Po Lyon PPour aller plus loinRencontre avec une chercheure archéologue-musicologue, article LabEx IMU sur Mylène Pardoen, archéologue-musicologue, Institut des Sciences de l’Homme, Lyon – 13-12-2017Émotion en entrant, Christian Dury, 25 images/SHS, portail nulérique des Sciences Humaines et Sociales (MSH Lyon – Saint-Étienne, CNRS, Université Lumière Lyon 2, ENS Lyon, Sciences Po Lyon, Université Jean Monnet Saint-Étienne, Université Jean Moulin Lyon 3), 10-07-2020Notre-Dame de Paris, Groupe Acoustique, CNRS, 25 images/SHS, portail numérique des Sciences Humaines et SocialesNotre-Dame de Paris – La mobilisation, Ministère de la CultureScientifiques au service de la restauration de Notre-Dame de Paris, associationComment les acousticiens peuvent reconstruire « le son » de Notre-Dame, The Conversation, 17-09-2019Notre-Dame de Paris : le CNRS lance un « chantier » pour coordonner les recherches, CNRS, 21-05-2019Archéologie : un Moyen-Âge réel et fantasmé, article de Fabien Franco pour Pop’Sciences, 14-06-2019Comment reconstruire Notre-Dame : la procession des scientifiques, Science & Vie TV, avril 2020