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Université de Lyon

AAu procès des Jeux Olympiques, le CIO acquitté !

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Faut-il en finir avec les JO ? Telle était la question posée aux jurés du Tribunal pour les Générations Futures organisé par Pop’Sciences le 21 novembre 2019. À l’unanimité, ils ont répondu non ! Retour sur les moments forts de cette conférence pas comme les autres.

Alors que Paris promet des Jeux Olympiques “durables, festifs et spectaculaires” en 2024, ce (faux) procès a souhaité revenir aux fondamentaux de l’Olympisme. En interrogeant les valeurs qu’il véhicule, le public était invité à se demander si elles n’ont tout simplement pas été trahies. Ainsi, une série de 5 chefs d’accusation a été portée à l’égard du Comité Olympique, représenté par Jean-Claude JOUANNO, président du Comité Départemental Olympique et Sportif Rhône-Métropole de Lyon. Le Tribunal pour les Générations Futur l’a notamment accusé d’association de malfaiteurs et corruption, de détournement de fonds publics et pollution, ou encore de duperie et non-assistance à personne en danger, pour avoir laisser s’introduire le dopage, les paris sportifs, la fraude et la triche au sein des épreuves olympiques.

Découvrez l’acte d’accusation dans son intégralité et la réponse de l’accusé :

Le verdict a été rendu à la majorité par un jury populaire tiré au sort au sein du public. Ils l’ont rendu en ayant pris connaissance des éléments présentés par la Cour (président, avocat, procureur) et des témoignages des expert.e.s et personnalités invité.e.s à la barre en tant que témoins.

Rachèle Lardière, médaillée aux jeux paralympiques de Pékin

Pascal Charroin, historien du sport (Université Jean Monnet Saint-Etienne – Laboratoire L-ViS)

Guillaume Bodet, Professeur en management et marketing du sport (Université Claude Bernard Lyon 1 – Laboratoire L-ViS).

Le procureur général – à la suite des auditions des témoins – a appelé le jury à faire preuve de fermeté dans son verdict. Défendant mordicus que les Jeux Olympiques véhiculent les traits dominants de la culture qui les a fait naître : compétition faussée entre les nations, racisme, grand projets fastueux sans impact durable, corruption permanente, etc. Pour lui, les Jeux Olympiques sont tout simplement coupables de ne pas agir à la mesure de leur pouvoir. Il a – sans réserve – appelé à la plus grande sévérité à l’égard de cette institution.

L’avocat de la défense ne s’est pas fait prier pour réfuter ou relativiser chaque chef d’accusation. Pointant par exemple la responsabilité de la crise générale que nous traversons vers notre modèle de société, plutôt que sur le seul principe des Jeux Olympiques. Faisant malgré tout amende honorable de certaines des critiques soulevées, il a rappelé le rôle singulier que jouent les JO comme outil de paix et de respect entre les nations. L’avocat a en outre exigé le maintien des jeux, puisqu’aucune raison légitime ne justifie de priver les générations futures d’un tel événement. Il en a appelé à la clémence du jury pour laisser les JO opérer sereinement leur mue, enfin perceptible depuis la candidature de Paris 2024. Les mouvement olympique tendrait alors vers un accès plus large encore à la pratique du sport, sans distinction de race ou de religion et avec pour étendard : la paix mondiale.

À l’unanimité, le jury a relaxé le CIO des cinq chefs d’accusation.

La Présidente a pris acte de la décision populaire et jugé bon d’ajouter qu’à la devise olympique  »plus vite, plus haut, plus fort » devront s’ajouter  »plus respectueux » et  »plus égalitaires ».

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