Droit - économie - gestion Dossier Pop'Sciences - Université de Lyon LLa recherche en droit : une science aux multiples visages | Dossier Pop’Sciences Édouard Hue / Creative Commons - Le droit n’est pas seulement une pratique, un métier dont les domaines d’intervention sont multiples : ses activités prennent en compte, accompagnent et même anticipent, parfois, des évolutions majeures pour la société. Cette discipline donne également lieu à une recherche et une production scientifique très riches touchant tous les pans de l’activité humaine. Trop souvent méconnues, elles méritent d’être dévoilées et mieux transmises au citoyen cherchant à en savoir plus… Les différentes branches juridiques peuvent, en effet, apparaître d’un abord technique, mais les implications de leurs travaux n’en demeurent pas moins importantes jusque dans notre quotidien : droits de l’Homme, protection des consommateurs, préservation de l’environnement, enjeux des données numériques, transition énergétique, politiques publiques, affaires familiales, contentieux, et bien d’autres.Nous avons voulu, au travers de ce dossier, présenter quelques facettes de la recherche en droit, en abordant tout d’abord les origines du droit, puis ses évolutions, mais aussi des exemples concrets d’implication de la recherche.Particulièrement actifs en matière de recherche dans les différentes branches du droit, des chercheuses et chercheurs ont accepté de participer à la rédaction de ce dossier afin de vous faire découvrir et d’effleurer une petite partie de cette science humaine et sociale…LLes articles du dossier#1 – Le droit : adapter les réponses juridiques aux défis de chaque époque©PixnioNé dans la Rome antique, le droit occidental s’est élaboré au fil des siècles, en s’adaptant aux contextes politiques, économiques et sociaux. Il est un des outils essentiels pour organiser la vie collective, encadrer les comportements et accompagner les transformations profondes de la société.Lire l’article #1 #2 – Droit constitutionnel : le droit des droits ?©Musée Carnavalet – ParisLa Constitution définit les règles du jeu démocratique d’un État et protège les droits et libertés de ses citoyens. En France, la Constitution de 1958 s’inscrit dans une histoire marquée par la volonté de limiter le pouvoir politique et de soumettre la loi à des principes supérieurs. À cette fin, elle est placée au sommet de la hiérarchie des normes juridiques. Cela soulève toutefois une question essentielle : jusqu’où peut-on encadrer la volonté des représentants élus au nom de principes constitutionnels ? Entre protection des libertés, équilibre des pouvoirs et expression de la souveraineté populaire, le droit constitutionnel se trouve au cœur d’une tension inhérente à toute démocratie.Lire l’article #2#3 – Une juriste au cœur des transformations européennes et socialesFree public domain CC0 / rawpixel.com.Le droit européen s’est progressivement construit pour accompagner la volonté de certains États du Vieux Continent de se doter d’un cadre d’action commun. Comme tout corpus législatif, il se transforme au gré des enjeux socio-économiques et des réponses politiques qui leur sont apportées. L’une des évolutions les plus structurantes est sans doute l’extension croissante de son champ d’application. Mais, au-delà des effets concrets sur les pays européens et leurs populations, c’est son articulation avec les droits nationaux qui est parfois questionnée. Une complexité particulière du droit européen que nous aide à comprendre Gaëlle Marti, professeure de droit public à l’Université Jean Moulin Lyon 3 et directrice du Centre d’études européennes (CEE).Lire l’article #3#4 – Droit funéraire : les morts ont-ils encore des droits ?©PixnioDes siècles durant, les pratiques funéraires ont été façonnées par les religions. La sécularisation de la société a facilité l’apparition de nouvelles pratiques que le droit a du encadrer. Crémation, dispersion des cendres, nouvelles formes de sépulture, compostage ou encore devenir des traces numériques des défunts : les évolutions sociales et techniques font émerger des situations auxquelles les normes doivent répondre. Ce droit repose sur un principe essentiel : le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Mais la notion de dignité, laissée ouverte à l’interprétation du juge, permet-elle d’accompagner toutes ces transformations ? Et comment le droit peut-il évoluer sans se couper des réalités biologiques, sociales et culturelles qui donnent sens aux pratiques funéraires ?Lire l’article #4#5 – Construire le droit avec les personnes concernées : exemple©Marie-Lan Nguyen_CCBYEn France, le travail du sexe est encadré par la loi de 2016 « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées ». Mais, dix ans après, les évaluations peinent à en démontrer l’efficacité. Pire, la pénalisation des clients a renforcé la précarité des travailleuses et travailleurs du sexe (TDS) sans limiter la traite des êtres humains et les violences qu’ils subissent. Comment légiférer pour répondre, sans idéologie et avec pragmatisme, aux besoins des personnes qui vendent des services sexuels ? C’est le pari d’un projet de recherche atypique : Droit.s et politique.s du travail sexuel 2026.Lire l’article #5 ————————————————————MMerci !Ce dossier a été réalisé grâce à la collaboration de différents chercheuses et chercheurs, enseignants-chercheurs, des établissements de la ComUE Université de Lyon :Jordy Bony, professeur assistant au Département de droit, gestion et sciences sociales de l’emlyon business school ;Arthur Braun, maître de conférences de droit public à l’Institut catholique de Lyon – UCLy – et directeur pédagogique de la troisième année de licence ;Anne-Sophie Chambost, historienne du droit, professeure des Universités à Sciences Po Lyon ;Hélène Chauveau, Docteure en géographie et cheffe de projet au sein de la direction Sciences et société de l’Université Lumière Lyon 2.Gaëlle Marti, professeure de droit public à l’Université Jean Moulin Lyon 3, directrice du Centre d’études européennes (CEE) et directrice du Master Droit européen ;Benoît Schmaltz, maître de conférences en droit public à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne et chercheur au CERCRID – Centre de Rechercher Critique sur le Droit ;Nous les remercions pour le temps qu’ils nous ont accordé.Un dossier rédigé par Ludovic Viévard, rédacteur, FRV100, pour Pop’Sciences (septembre 2026). Un dossier suivi par Mélie Bousson, étudiante en M1 Information et médiation scientifique et technique – Lyon 1 Université, stagiaire à Pop’Sciences de mai à juillet 2026.