#FDS2021 | Fête de la science – Édition 2021 : du 1er au 11 octobre – 30 ans !

##FDS2021 | Fête de la science – Édition 2021 : du 1er au 11 octobre – 30 ans !

La Fête de la science fête ses 30 ans !

Initiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la Fête de la Science est la plus importante manifestation dédiée à la recherche et à l’innovation. La 30e édition se déroulera partout en France en octobre.

📆  Du 1er au 11 octobre 2021

🚩 Sur la Métropole de Lyon et le département du Rhône

Comme en 2020, la Fête de la science s’adapte au contexte sanitaire et continue d’innover en proposant pour la première fois des animations 100 % numériques (ateliers, conférences live, visites virtuelles…) ou en présentiel et plus intimistes. La programmation spéciale « anniversaire 30 ans » est en cours…

Toutes les animations sont dédiées à la découverte des sciences et totalement gratuites.

Tentez l’expérience !

Toutes les informations par ici…

 

Dans la métropole lyonnaise et le département du Rhône, cet évènement est coordonné par Pop’Sciences – Université de Lyon avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Métropole de Lyon, de la ville de Villeurbanne, et le soutien de l’État et de l’Académie de Lyon.

Ma thèse en 180 secondes

MMa thèse en 180 secondes

Concours international francophone lancé au Québec, Ma thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury et un auditoire profane, leur sujet de recherche en termes simples et de façon vulgarisée. Chaque année, les regroupements universitaires participant présentent, après une finale locale, deux candidats à la demi-finale nationale.

Découvrez les présentations des lauréats de l’Université de Lyon des différentes éditions…

MMT 180 | Édition 2021

La finale locale 2021 Université de Lyon du concours s’est déroulée le mardi 23 mars dans le Grand amphithéâtre de l’Université de Lyon (UdL). Sans public en présentiel, elle a pu être suivie en direct par près de 300 internautes. Les 13 candidats, issus des établissements du site UdL ont présenté leurs sujets de thèse, entre humour et appréhension, avant l’attribution des trois prix du jury et du prix des internautes.

Le jury était composé de : Audrey Mazur-Palandre, Ingénieure de Recherche, ENS de Lyon ; Pascale Giraudon, Directrice de recherche, INSERM ; Thomas Breban, Bibliothécaire, responsable du département Sciences et techniques, Bibliothèque Municipale de Lyon ; Alexandre Valt, Directeur Recherche & Innovation, Nouvelles Générations d’Entrepreneurs ; Guillaume Lamy, Journaliste, Lyon Capitale.

Prix du jury

  • 1er prix : Éric Sergent  pour sa thèse en Sciences humaines et sociales sur Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L’art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon , menée à l’Université Lumière Lyon 2 (laboratoire LARHRA). | A noter : Eric Sergent a également été sélectionné pour participer à l’édition 2021 de Sciences en bulles, collection de sciences illustrées en BD pour la Fête de la science.
  • 2e prix : Arsène Chemin, doctorant à l’Université Claude Bernard Lyon 1 – Institut Lumière Matière pour sa thèse intitulée Phénomènes de nucléation dans les plasmas générés par ablation laser.
  • 3e prix : Sihem Sayah, de l’Université Claude Bernard Lyon 1 – LMA plateforme nationale de l’IP2I, pour sa thèse Caractérisation des défauts ponctuels pour les miroirs hautes performances des détecteurs d’ondes gravitationnelles | A lire ou relire : l’article La traque des ondes gravitationnelles grâce aux supers miroirs que Sihem Sayah avait écrit pour Pop’Sciences.

Prix du public : prix des internautes

  • Valentin Baron, jeune Docteur à l’INSA Lyon – laboratoire CREATIS a par ailleurs remporté le prix des internautes après une très belle prestation autour de sa thèse Méthodes d’identification de sources acoustiques paramétriques par mesures d’antennerie. | A découvrir : Des bruits plein la thèse de Pierrick Chilloux, à la rubrique Visages de la science de Pop’Sciences, un duo art-sciences qui raconte les coulisses de MT 180…

>> Visionner les présentations :

MMT 180 | Édition 2020

La finale locale 2020 Université de Lyon du concours n’a pas pu avoir lieu, mais 14 doctorants avaient été sélectionnés.

Qui auriez-vous choisi ?

Les 14 candidats :

  • BARON Valentin, Identification de sources acoustiques paramétriques par mesures d’antennerie
  • BESNARD Benjamin, Les prévisions nationales de la demande de transport de voyageurs
  • CAILLAUD Kilian, Synthèse et caractérisation de polymères dynamiques glycosylés à effet antibactérien
  • CHEMIN Arsène, Phénomènes de Nucléation de Nanoparticules dans de Plasmas Générés par Ablation Laser
  • DI FOLCO Maxime, Apprentissage statistique des interactions entre forme et déformation cardiaques
  • FIGL Marianne, Dépendance de la réplication virale à la glycolyse cellulaire
  • LEONCE Camille, Caractérisation des mécanismes moléculaires de la tolérance aux inhibiteurs de tyrosine kinase chez les patients présentant un adénocarcinome pulmonaire
  • MANTEL Marylou, Différences inter individuelles dans l’expérience olfactive, une approche interdisciplinaire
  • REQUEDAT Nicolas, La réception d’Athalie de Jean Racine dans les champs scolaires de sa rédaction à nos jours
  • SANCHEZ-CID Concepcion, Effet de la pollution environnementale par des antibiotiques sur le développement et la dissémination de résistances
  • SAYAH Sihem, Caractérisation des défauts ponctuels des miroirs hautes performances pour les détecteurs d’ondes gravitationnelles
  • SERGENT Eric, Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L’art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon
  • SOHIER Thibaut, Mise au point d’une structure de protection contre les attaques physiques en face arrière sur puces sécurisées
  • ZROUNBA Clément, Étude et conception de liens optiques sur puce pour processeurs many-core

>> Visionner les présentations :

Crédits photographiques : Université de Lyon

 

Des bruits plein la thèse | Visages de la science

DDes bruits plein la thèse | Visages de la science

Histoire d’un duo art-sciences

L’histoire commence avec celle de Pierrick Chilloux…

« Après une licence Arts du spectacle et un cycle de théâtre à l’Université et au Conservatoire Régional de Poitiers, je suis entré en Master Cinéma et audiovisuel à l’Université Lyon 2, avec l’intention de m’orienter dans la réalisation de documentaires scientifiques. À mon arrivée à Lyon, j’ai du choisir le sujet de mon court métrage de Master 1. J’avais entendu parler de Ma Thèse en 180 secondes (MT 180) lors de ma formation au Conservatoire, et je souhaitais déjà écrire un film autour du concours. La diversité et l’importance de l’activité de recherche Lyonnaise promettait une expérience d’autant plus enrichissante que je ne connaissais pas du tout le milieu doctorant et scientifique, même si ce dernier m’a toujours fasciné. Mon professeur référent, Jacques Gerstenkorn était également très enthousiaste lorsque je lui ai fait part de mon idée.

J’ai donc commencé à rencontrer des doctorants qui n’étaient pas forcément candidats au concours, afin d’en apprendre plus. L’évènement Ma Thèse pour les Nuls organisé lors de la Fête de la Science par des LabEx de l’Université de Lyon, m’a conforté dans le choix de mon sujet. Ce concours, permet à une dizaine de doctorants de présenter son sujet de thèse en trois minutes, comme pour MT 180, mais de manière à parler aux plus jeunes. Après avoir reçu l’autorisation de l’Université de Lyon, le Conseil des Présidents d’Université et le CNRS, j’ai pu suivre la formation d’écriture et de jeu théâtral proposée par l’Université. Je souhaitais construire mon documentaire comme un journal de bord commun avec un doctorant candidat, en le suivant dans sa préparation au concours et en lui proposant mon aide pour la réalisation de la vidéo de pré-selection.

De novembre à février 2019, j’ai d’abord suivi Suzanne Bussod, doctorante en imagerie médicale au LabEx PRIMES et au laboratoire CREATIS, que j’avais rencontré de sa participation à Ma Thèse pour les Nuls. Elle m’a beaucoup aidé pour mon projet, et le film tient beaucoup de la confiance qu’elle m’a donné. En février, Suzanne n’a pas été sélectionnée pour la finale locale sur scène, et elle m’a proposé de suivre un de ses collègues de CREATIS, Valentin Baron. J’ai alors décidé de filmer la suite de l’aventure avec lui, son sujet de thèse, et son approche du travail m’aillant paru très intéressants. Travaillant sa thèse en partie en entreprise et en partie en laboratoire, Valentin avait choisi de s’entraîner pas seulement à la Ligue d’Improvisation Lyonnaise, ou se tenait la partie théâtrale de la formation, mais aussi devant ses collègues et ses amis. Il voulait faire de sa présentation un outil tout-terrain. Cette façon d’amener son sujet – et le théâtre – partout m’a beaucoup plu.

Chacun de nous deux proposait des idées pour se préparer au mieux à la scène. Au fil des tournages, Valentin en oubliait presque la caméra. Quelques jours avant la finale locale, le Président de la République a annoncé le confinement pour freiner l’épidémie de Coronavirus, annulant du même coup la suite du concours. Valentin et moi avons été obligés de dépasser les enjeux du concours et de réfléchir autrement ce que nous avions vécu. C’est ce que j’ai cherché à faire sentir dans mon essai documentaire de vingt minutes. Le Coronavirus a permis, paradoxalement, d’apprécier à sa juste valeur le travail de Valentin, et de penser la place du scientifique dans la cité. Je pense en effet qu’il revient à chacun de créer sa propre scène. »

… Et se poursuit avec Valentin Baron

« Mon travail de thèse consiste à utiliser des mesures issues d’antennes de microphones pour chercher à décrire des sources acoustiques (des objets bruyants). A partir de plusieurs microphones dont on connait le positionnement, il est possible de retrouver la position d’une source de bruit dans l’espace, par exemple.

Ces techniques dites de traitement d’antenne, je les applique dans deux projets complètement différents. Le premier, en acoustique sous-marine, cherche à prédire l’impact que des machines minières utilisées en grande profondeur causent sur leur environnement. Une fois que je les ai localisées, je calcule leur niveau sonore pour établir des seuils à ne pas dépasser. Le deuxième est quant à lui tourné vers l’acoustique aérienne, et cherche à détecter des drones aux abords de sites sensibles. Après une première étape de localisation d’une source de bruit, une étape d’identification permet de déterminer s’il s’agit d’une menace potentielle (un drone) ou non (un oiseau, par exemple). Une fois cette identification effectuée, des mesures de neutralisation proportionnées à la menace peuvent être mises en œuvre.

Ce travail de thèse appliqué à des domaines variés (l’acoustique sous-marine et aérienne), traduit bien la transversalité de la spécialité que j’ai apprise durant ma formation en école d’ingénieur : le traitement du signal. Cette matière, souvent difficile à définir même au sein des écoles, me passionne grâce aux nombreuses possibilités applicatives qu’elle offre, qui vont des télécommunications à la science des données, en passant par l’imagerie médicale ou encore le multimédia. »

Valentin faisait partie des 14 candidats sélectionnés au concours MT 180 de 2020 dont la finale lyonnaise devait se tenir en mars. Le concours n’a pas eu lieu en raison du confinement imposé par l’épidémie de Covid-19. Non découragé, Valentin Baron s’est représenté pour la finale locale Université de Lyon 2021, qui s’est déroulé en mars (suivie en ligne et en direct par le public) où a remporté le prix des internautes !

Le court métrage Des bruits plein la thèse a été nominé en 2021 au Festival Traces de Vies dans la catégorie Premier Geste Documentaire.

>> A découvrir !

 

>> La prestation finale de Valentin Baron au concours MT180 de l’Université de Lyon – édition 2021 :

Ma thèse en 180 secondes

MMa thèse en 180 secondes

Concours international francophone lancé au Québec, Ma thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury et un auditoire profane, leur sujet de recherche en termes simples et de façon vulgarisée. Chaque année, les regroupements universitaires participant présentent, après une finale locale, deux candidats à la demi-finale nationale.

Découvrez les présentations des lauréats de l’Université de Lyon des différentes éditions…

MMT 180 | Édition 2021

La finale locale 2021 Université de Lyon du concours s’est déroulée le mardi 23 mars dans le Grand amphithéâtre de l’Université de Lyon (UdL). Sans public en présentiel, elle a pu être suivie en direct par près de 300 internautes. Les 13 candidats, issus des établissements du site UdL ont présenté leurs sujets de thèse, entre humour et appréhension, avant l’attribution des trois prix du jury et du prix des internautes.

Le jury était composé de : Audrey Mazur-Palandre, Ingénieure de Recherche, ENS de Lyon ; Pascale Giraudon, Directrice de recherche, INSERM ; Thomas Breban, Bibliothécaire, responsable du département Sciences et techniques, Bibliothèque Municipale de Lyon ; Alexandre Valt, Directeur Recherche & Innovation, Nouvelles Générations d’Entrepreneurs ; Guillaume Lamy, Journaliste, Lyon Capitale.

Prix du jury

  • 1er prix : Éric Sergent  pour sa thèse en Sciences humaines et sociales sur Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L’art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon , menée à l’Université Lumière Lyon 2 (laboratoire LARHRA). | A noter : Eric Sergent a également été sélectionné pour participer à l’édition 2021 de Sciences en bulles, collection de sciences illustrées en BD pour la Fête de la science.
  • 2e prix : Arsène Chemin, doctorant à l’Université Claude Bernard Lyon 1 – Institut Lumière Matière pour sa thèse intitulée Phénomènes de nucléation dans les plasmas générés par ablation laser.
  • 3e prix : Sihem Sayah, de l’Université Claude Bernard Lyon 1 – LMA plateforme nationale de l’IP2I, pour sa thèse Caractérisation des défauts ponctuels pour les miroirs hautes performances des détecteurs d’ondes gravitationnelles | A lire ou relire : l’article La traque des ondes gravitationnelles grâce aux supers miroirs que Sihem Sayah avait écrit pour Pop’Sciences.

Prix du public

  • Valentin Baron, jeune Docteur à l’INSA Lyon – laboratoire CREATIS a par ailleurs remporté le prix des internautes après une très belle prestation autour de sa thèse Méthodes d’identification de sources acoustiques paramétriques par mesures d’antennerie. | A découvrir : Des bruits plein la thèsede Pierrick Chilloux, à la rubrique Visages de la science de Pop’Sciences, un duo art-sciences qui raconte les coulisses de MT 180…

>> Visionner les présentations :

MMT 180 | Édition 2020

La finale locale 2020 Université de Lyon du concours n’a pas pu avoir lieu, mais 14 doctorants avaient été sélectionnés.

Qui auriez-vous choisi ?

Les 14 candidats :

  • BARON Valentin, Identification de sources acoustiques paramétriques par mesures d’antennerie
  • BESNARD Benjamin, Les prévisions nationales de la demande de transport de voyageurs
  • CAILLAUD Kilian, Synthèse et caractérisation de polymères dynamiques glycosylés à effet antibactérien
  • CHEMIN Arsène, Phénomènes de Nucléation de Nanoparticules dans de Plasmas Générés par Ablation Laser
  • DI FOLCO Maxime, Apprentissage statistique des interactions entre forme et déformation cardiaques
  • FIGL Marianne, Dépendance de la réplication virale à la glycolyse cellulaire
  • LEONCE Camille, Caractérisation des mécanismes moléculaires de la tolérance aux inhibiteurs de tyrosine kinase chez les patients présentant un adénocarcinome pulmonaire
  • MANTEL Marylou, Différences inter individuelles dans l’expérience olfactive, une approche interdisciplinaire
  • REQUEDAT Nicolas, La réception d’Athalie de Jean Racine dans les champs scolaires de sa rédaction à nos jours
  • SANCHEZ-CID Concepcion, Effet de la pollution environnementale par des antibiotiques sur le développement et la dissémination de résistances
  • SAYAH Sihem, Caractérisation des défauts ponctuels des miroirs hautes performances pour les détecteurs d’ondes gravitationnelles
  • SERGENT Eric, Cimetières et sépultures en France, 1848-1914. L’art funéraire à travers les exemples de Paris, Lyon et Dijon
  • SOHIER Thibaut, Mise au point d’une structure de protection contre les attaques physiques en face arrière sur puces sécurisées
  • ZROUNBA Clément, Étude et conception de liens optiques sur puce pour processeurs many-core

>> Visionner les présentations :

Crédits photographiques : Université de Lyon

 

Ma thèse en 180 secondes – Édition 2021

MMa thèse en 180 secondes – Édition 2021

Finale locale Université de Lyon

Ma Thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury composé de chercheurs, journalistes, représentants de la CPU et du CNRS, et un auditoire profane et diversifié, leur sujet de recherche en termes simples.
Chaque doctorant doit exposer, en 3 minutes, de manière claire, concise et néanmoins convaincante, son projet de recherche.

3 prix du Jury et 1 prix des internautes seront décernés lors de la finale locale.

Concours international francophone lancé au Québec, Ma Thèse en 180 secondes est de retour en France pour sa sixième édition. Inspiré de Three Minute Thesis (3MT®), il est porté, en France, par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS, et est décliné en local par les regroupements universitaires volontaires.

>> Découvrez les 13 candidats :

Ma Thèse en 180 sec

>> Suivre la finale locale en direct sur le Facebook de l’Université de Lyon

  C’était en 2019 :

EEt la suite : 1/2 finale et finale nationales, puis finale internationale

  • Les épreuves nationales du concours se dérouleront en deux étapes :

3 jours en avril 2021 pour la demi-finale avec l’ensemble des lauréats issus des finales locales. A l’issue des 3 jours, seize candidats seront sélectionnés pour accéder à la finale nationale.
En juin 2021 aura lieu la finale nationale avec les 16 candidats sélectionnés.

  • La finale internationale à l’automne 2021

Les lauréats des différents pays participant au concours Ma thèse en 180 secondes seront départagés par un jury prestigieux lors de la finale internationale en automne 2021 à Paris.

Plus d’informations sur :

mt180.fr

Les réseaux sociaux réchauffent-ils les relations, mais aussi le climat ?

LLes réseaux sociaux réchauffent-ils les relations, mais aussi le climat ?

Les réseaux sociaux ont progressivement infusé nos vies personnelles mais aussi les stratégies de communication et marketing des entreprises.
Rares sont ceux qui s’en passent aujourd’hui.
À l’heure de la prise de conscience des impacts du numérique sur l’environnement, quelle est l’empreinte des réseaux sociaux sur l’environnement et sur les individus ?

Intervenants :

  • Romain Barrallon, membre du collectif Ouishare, explorateur des enjeux sociaux et environnementaux du numérique
  • Julie Cordier, Consultante en stratégie marketing & communication éco-responsable.

Une conférence proposée dans le cadre du Diplôme universitaire Transformation numérique par l’Université de Lyon et Métropole de Lyon.

>> A suivre en streaming sur YouTube

En savoir plus :

Disrupt Campus – Université de Lyon

 

Intelligence et réussite : rien n’est tout QI | Un article Pop’Sciences

IIntelligence et réussite : rien n’est tout QI | Un article Pop’Sciences

L’intelligence ne se mesure pas au quotient intellectuel (QI), mais à la manière dont on se débrouille dans la vie : avec sa dernière proposition, la psychologue lyonnaise Fanny Nusbaum relance un sujet qui fâche, les relations entre intelligence hors norme et réussite personnelle.

Un article rédigé par Cléo Schweyer, journaliste scientifique, Lyon,

pour Pop’Sciences – 19-02-2021

Oubliez le quotient intellectuel : en matière d’intelligence, c’est le résultat qui compte. Avec son dernier livre, Le secret des performants (Ed. Odile Jacob), Fanny Nusbaum, chercheuse associée au laboratoire Parcours de Santé Systémique[1] de Lyon et psychologue clinicienne, tourne résolument le dos à l’idée qu’on pourrait être « trop intelligent pour être heureux ». Cette expression, qui sert de titre à un best-seller de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin[2], a la force d’une évidence pour de nombreux adultes. Si leur enfant rencontre des difficultés à l’école, si eux-mêmes sont en souffrance, c’est parce que leur quotient intellectuel élevé, leur « haut potentiel », les prive de l’accès au bonheur. Et tant pis si cette idée est très loin de faire l’unanimité chez les spécialistes de l’intelligence, qu’ils soient cliniciens ou chercheurs :

« Dire que l’intelligence se mesure à l’accomplissement personnel, y compris le bien-être, déclenche des réactions indignées ! », s’étonne Fanny Nusbaum.

L’intelligence, une adaptation créatrice ?

Homme montant des escaliers fictifs, entouré 'un nuage des figures de jeu de carte (trèfle, coeur, pique, carreau)

©Pixabay

Il faut dire que sa proposition peut surprendre : l’intelligence ne se mesurerait pas au niveau de quotient intellectuel d’une personne, mais à son niveau de « performance » dans la vie.

« La performance, c’est la capacité à obtenir des succès qui font sens pour la communauté », précise Fanny Nusbaum.

Un footballeur à la carrière internationale, une candidate de télé-réalité transformant sa notoriété d’un jour en revenu pérenne, une créatrice d’association qui fait avancer une cause seraient dès lors plus « intelligents » que la personne à quotient intellectuel élevé qui ne réalise rien. De la même manière que certaines situations nous font nous sentir bêtes, à tout âge et quelle que soit par ailleurs notre situation dans la vie, on peut parfois « entrer en résonnance » avec l’écosystème dans lequel on évolue, être à l’aise avec son environnement au point d’en faire quelque chose de nouveau, quelque chose dont la valeur sera reconnue par les autres. Cet ajustement se manifeste par une sensation d’utilité et de bien-être. Ce qui suggère, selon Fanny Nusbaum, que l’intelligence serait un état et non un trait de personnalité.

On définit classiquement l’intelligence comme la capacité à s’adapter aux situations que la vie nous présente et à résoudre les problèmes qu’elle nous pose : pour Fanny Nusbaum, c’est un peu plus que cela. La personne « en compétence » s’adapte à l’environnement, mais celle « en performance » finit par changer la donne. Quant à celle « en antiphase », c’est-à-dire en difficulté ou en échec, sans doute traverse-t-elle une mauvaise période (fatigue, stress, troubles physiques ou psychiques), ou peut-être a-t-elle tout simplement besoin de repenser sa situation et d’essayer autre chose à la place de ce qui ne fonctionne pas. Les trois états sont passagers, mais certaines personnes sont plus souvent « en compétence » ou « en performance » que d’autres, et pour des périodes plus longues.

©Flickr

QI et réussite, des liens qui fachent

Certes, l’ouvrage de Fanny Nusbaum est une proposition personnelle, et non le compte-rendu de recherches validées par les pairs. Son langage imagé n’est pas celui de la neuropsychologie. Et l’on peut rester sceptique face à une définition de l’intelligence qui enfermerait en quelque sorte celle-ci dans son époque, sans beaucoup de recul sur la manière dont les inégalités socio-économiques peuvent influencer les trajectoires personnelles, ou sur le rôle de la culture dans notre vision de la réussite. Mais à bien y regarder, ne peut-on pas formuler les mêmes réserves à propos du haut-potentiel, du lien entre haut-potentiel et difficultés existentielles ?

Quand on échange autour du QI et du haut-potentiel sans en être spécialiste, on parle souvent de plusieurs sujets différents comme s’il s’agissait d’une seule et même question. Or, il faudrait distinguer les outils de mesure de l’intelligence, les définitions théoriques de l’intelligence sur lesquelles s’appuient ces outils, et les sujets auxquels ces outils sont (ou ne sont pas) destinés. Si l’on décide de prendre au sérieux la proposition de Fanny Nusbaum (au moins le temps de cet article, pour se former une opinion), il faut examiner les critiques qui ont été formulées vis-à-vis du QI, celles concernant la définition du surdon et celles, plus nombreuses encore, qui se portent sur le lien entre surdon et difficultés à vivre. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de quoi faire.

De l’enfant prodige à l’adulte en souffrance

La mesure de l’intelligence a d’abord été créé pour des enfants en difficulté scolaire. Alfred Binet, le pionnier de la psychométrie (les mesures pratiquées en psychologie), a été missionné en 1904 par le Ministère français de l’instruction publique pour repérer les enfants ayant besoin d’un enseignement adapté. Binet imagine alors un test qui compare les performances de l’enfant avec celles de sa classe d’âge : l’ancêtre du test de quotient intellectuel est né. L’objectif de Binet est à la fois éthique (donner la même chance aux enfants en écartant autant que possible les biais éventuels de l’enseignant qui les évalue) et développemental : il estime qu’après quelques années d’enseignement adapté, les enfants « en retard » pourront regagner l’enseignement général.

Le quotient intellectuel actuel est stabilisé dans les années 1940 par le psychologue américain David Wechsler : les « échelles de Wechsler » sont les tests de QI les plus utilisés par les professionnels. Il reste un score de comparaison. Wechsler l’a élaboré à partir d’un « test alpha » qu’il avait mis au point pour l’armée, qui s’en servait pour orienter les conscrits. Or des hommes au résultat très en-dessous de la moyenne étaient par ailleurs bien intégrés dans la vie active : Wechsler en a conclu qu’il fallait élargir la définition de l’intelligence et intégrer d’autres variables à tester. L’intelligence est vue ici comme le résultat d’un ensemble d’éléments qui fonctionnent ensemble, et non comme une entité unique.

Le QI est généralement stable dans le temps, mais il ne faut pas s’y tromper, souligne Jacques Grégoire[3], un des spécialistes internationaux de la mesure de l’intelligence chez l’enfant :

« A 4 ans, vous n’avez pas les mêmes performances qu’à 12. Si votre score est resté stable bien que vos performances ne soient pas les mêmes, c’est parce que le QI ne mesure pas votre intelligence comme il mesurerait votre taille : il vous situe par rapport aux autres. »

Salle de calsse avec élèves en exame

©Jeremy Barande

Le score de QI peut évoluer, en fonction des conditions de passation du test bien sûr, mais aussi des événements de la vie : « Un enfant non scolarisé à 9 ans qui rencontre enfin des conditions de développement adaptées va gagner des points de QI », souligne ainsi Jacques Grégoire. Qui remarque au passage que le test évalue des productions de l’intelligence (les réponses aux questions) et non l’intelligence elle-même.

En un peu plus d’un siècle, les tests de quotient intellectuel ont été utilisés d’abord pour l’orientation de l’enfant en difficulté, puis également pour le repérage de l’enfant prodige, et enfin élargis au développement personnel de l’adulte en souffrance. Au passage, ils ont gagné un nouveau statut : beaucoup considèrent aujourd’hui le QI comme un indicateur pertinent de la personnalité (« être haut potentiel »), ce qui n’était pas dans l’intention de ses concepteurs.

Ce que nous faisons du QI a évolué

Ici encore, il y a plusieurs angles de questionnement. On peut examiner les critiques épistémologiques formulées au QI et au surdon, c’est-à-dire les critiques qui portent sur la pertinence scientifique des critères utilisés pour les définir, pour les mesurer et pour décrire leur impact sur le devenir des personnes. On peut aussi se demander pourquoi, ou plutôt dans quel contexte, il nous paraît important de mesurer le QI et de savoir si l’on est ou pas « haut-potentiel ».

« Notre vision du QI et ce que nous en faisons a évolué dans le temps », note d’emblée Marianne Woollven. Elle est sociologue au Centre Max-Weber[4] et travaille sur les troubles de l’apprentissage, les fameux « dys ». Elle souligne que le QI est d’abord un outil administratif d’orientation des élèves, puis s’élargit à une valeur d’explication de leur devenir scolaire. Ce dernier point est fortement critiqué par la sociologie à partir des années 1970, notamment avec Pierre Bourdieu et son « idéologie du don ». L’élève dit doué à l’école serait en réalité un « héritier », qui a reçu un « capital culturel » correspondant à un certain niveau de maîtrise de la culture dominante, considérée comme légitime. La psychométrie, selon ces critiques, reflète donc surtout les inégalités sociales.

« Depuis les années 2000, la psychanalyse a reculé face aux sciences neurocognitives », poursuit Marianne Woollven. « Ces approches s’appuient sur des modèles qui vont chercher l’origine des difficultés dans les mécanismes cérébraux. Et en pratique, elles utilisent des mesures de l’intelligence ».

Retour en grâce du QI à l’école, d’autant plus que c’est un indicateur pratique, à l’heure où les politiques publiques cherchent des éléments d’objectivation pour financer l’aide aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Prenons trois élèves en difficulté d’apprentissage de la lecture : c’est la mesure du QI qui distingue l’enfant en retard global de développement, le petit dyslexique et l’enfant à haut-potentiel dont les difficultés sont à chercher ailleurs.

Dans ce contexte, comment comprendre le surdon ?

Le surdon, une notion statistique floue

Wikimedia

On est dit surdoué à partir d’un QI de 130. C’est une pure convention statistique, celle de considérer comme hors-norme les scores ayant au moins deux écarts-type à la moyenne : cela donne la forme en cloche de la fameuse courbe de Gauss. La moyenne est fixée à 100 pour le QI. Mais certains scientifiques font remarquer qu’aucune donnée n’indique que les QI seraient répartis selon une courbe de Gauss. D’autant plus que l’indice verbal, une des quatre composantes du QI, est fortement corrélé au milieu social et que la répartition des richesses ne suit pas du tout une courbe de Gauss. Est-ce solide de considérer qu’on est hors-norme à partir de 130, comme si la répartition des QI dans la population était parfaitement régulière, et sans intégrer de marge d’erreur statistique ?

Les difficultés augmentent si l’on prend en compte le mode de calcul du QI : est-ce logique de penser que la moyenne entre des valeurs très hétérogènes décrit correctement l’intelligence d’une personne ? Cela revient à déplacer l’usage du QI sans adapter son mode de calcul. On passe en quelque sorte d’une « psychométrie par le bas », destinée à repérer des retards de développement, à une « psychométrie par le haut », destinée elle à poser des capacités hors-normes (à 100 vous appartenez à 50% de la population, à 130 vous n’êtes plus que dans les 2%).

Pour Anne-Lyse Demarchi, psychologue clinicienne et enseignante à l’Université Lumière Lyon 2, la réponse est claire :

« On teste quatre indices : verbal, mémoire de travail, raisonnement perceptif et vitesse de traitement. Je ne conclue jamais une notion de haut potentiel si les quatre scores sont hétéogènes, par exemple un peu moins de 120 pour les uns et plus de 140 pour les autres. »

De toute manière, pour elle, le vrai sujet n’est pas là :

« Lorsque des parents pour leur enfant ou une personne souhaite(nt) effectuer un bilan psychologique avec une idée de haut potentiel, cela parle de difficultés qui nécessiteront probablement une psychothérapie. »

Car les personnes qui sollicitent un bilan de QI, que ce soit pour leurs enfants ou pour eux, viennent pour résoudre une difficulté : « C’est à l’école que ça coince, ou bien la personne s’est reconnue dans le profil du zèbre ». L’animal rayé est depuis quelques années le totem des hauts-potentiels, ces personnalités « hypersensibles » et décalées par leur manière de réfléchir, de voir la vie, d’entrer en relation avec les autres. Des zèbres intranquilles voire malheureux dans lesquels beaucoup se reconnaissent, mais que les spécialistes peinent à voir : « Cette image du zèbre ne me paraît pas pertinente : le zèbre avec ses rayures ne se fond pas dans la savane, alors que les hauts-potentiels sont souvent dans l’hyper-adaptation, ne se remarque donc pas ! Certes ils sont très sensibles, mais ils ont souvent les compétences émotionnelles et relationnelles qui vont avec. S’ils ne sont pas bien, cela peut être quand ils sont sur-adaptés, à leurs dépens. Les hauts potentiels avec des profils homogènes, on ne les voit pas en cabinet, ou alors ils viennent pour autre chose », affirme Anne-Lyse Demarchi.

Surdon et problèmes, toute une histoire

Bien sûr, les personnes à QI élevé ou très élevé qui rencontrent des difficultés à l’école, au travail ou dans leur vie personnelle existent. Mais aucune donnée ne permet de faire le lien avec le haut potentiel lui-même (et l’autrice de ces lignes doit faire ici un mea-culpa pour avoir écrit le contraire il y a quelques années, sur la foi de documents diffusés par l’Éducation Nationale).

« Il existe des enquêtes portant sur le devenir scolaire de milliers d’enfants en fonction de leur QI », indique Nicolas Gauvrit, mathématicien, chercheur en psychologie et auteur de plusieurs ouvrages sur les enfants à haut-potentiel. « Elles montrent qu’un QI élevé est plutôt associé à une bonne réussite scolaire, et que le taux d’échec est bien inférieur au chiffre de 30% qui circule » (mea-culpa une fois encore). Une autre enquête souvent citée situe ce chiffre autour de 17%, mais : « Elle a été réalisée dans une institution spécialisée pour enfants en décrochage scolaire : 17% d’échec à long terme chez les QI élevés, c’est plutôt bas compte tenu du panel », note Nicolas Gauvrit. « Et l’échec scolaire n’était pas défini précisément. Un enfant qui déçoit les attentes des adultes autour de lui peut se sentir ou être considéré en échec, alors que pour l’institution tout va bien. »

©Pixabay

Pour Marianne Woollven, c’est précisément le rapport à l’école, et au-delà à la réussite sociale, qui se joue dans la manière dont nous investissons le QI et le surdon. « C’est cohérent avec ce qu’on peut appeler une vision chronométrique du développement, qui repose sur le fait de tout faire en temps et en heure, et si possible en avance sur le programme », relève-t-elle. « C’est aussi une manière de se positionner vis-à-vis de l’école en invoquant d’autres critères que les critères scolaires, avec l’idée que l’enfant doit être le plus performant possible dans le système, pour avoir la meilleure réussite après.» Ce rapport de force est principalement mis en œuvre par les parents de classes sociales moyennes et supérieures, qui représentent jusqu’à 60% des adhérents des associations de parents d’enfants à haut potentiel. Ils revendiquent ainsi que l’école prenne en charge leur enfant dans son individualité, et ont recourt à des critères extérieurs pour appuyer leur demande.

Si le haut potentiel est traité par l’école comme un besoin éducatif particulier, remarque Nicolas Gauvrit, c’est ainsi parce que les parents ont dû montrer qu’il causait des problèmes aux enfants, sans quoi l’Éducation Nationale ne se serait pas adaptée. Et qu’ils vont pour cela chercher des psychologues spécialisés à même de poser un bilan objectivant à la fois le QI et les difficultés de l’enfant… créant un biais d’échantillonnage puisque ces cliniciens ne voient les hauts potentiels que lorsqu’ils vont mal. L’association entre haut potentiel et difficultés de vie est donc une construction plus sociale que scientifique.

Pour en finir avec l’intelligence

Dans une société de plus en plus inégalitaire, où le poids des diplômes est plus important qu’il y a 20 ans, où les nouveaux héros de la culture populaire sont des forts en thème un peu dans leur bulle, des scientifiques charmants et débrouillards, des marginaux ayant réussi grâce à « la » bonne idée, pas étonnant que le haut potentiel soit devenu hautement désirable. D’autant plus que cette vision résonne fortement dans notre culture : le lien entre génie et folie, génie et marginalité, remonte aux Grecs et a trouvé son incarnation parfaite dans la figure du clochard céleste du XIXe siècle et du début du XXe siècle. C’est en cela que la proposition de Fanny Nusbaum est dérangeante : elle semble valider la réussite sociale par les mérites personnels, alors qu’on sait (et qu’on veut croire très fort) que cela n’explique pas tout.

DR

Mais acceptons d’y réfléchir encore un instant, en partant du principe qu’une idée vaut surtout par les espaces de possible qu’elle nous ouvre. Quel est finalement le plus gros défaut de notre surinvestissement du QI, notamment le QI élevé, comme indicateur de personnalité ? Cette vision nous enferme dans une image de nous définitive. Dans les années 2000, la psychologue Carole Dweck a soumis des enfants à une épreuve écrite, puis leur a donné leurs résultats en les félicitant. A une partie d’entre eux elle a dit : « Bravo, tu as réussi, tu es très intelligent.e ! ». A l’autre moitié : « Bravo, tu as réussi, tu as fait de gros efforts ! »

Les enfants valorisés pour leur intelligence ont eu tendance à moins bien réussir les tests suivants, et même à revoir un peu à la hausse leur score quand ils l’ont raconté à d’autres. Les enfants dont on a valorisé les efforts ont abordé les autres apprentissages avec une motivation accrue, et ont eu de meilleurs résultats. Dweck en a tiré son modèle du « mindset », ou état d’esprit, et montré qu’un état d’esprit de développement a plus d’impact que le QI sur le devenir individuel. Toute capacité se travaille et peut s’améliorer, y compris les compétences sociales, émotionnelles ou intellectuelles… à condition d’y croire et d’être prêt à y mettre les efforts nécessaires.

C’est d’ailleurs une critique récurrente faite à la définition du haut-potentiel comme trait de personnalité : il semble vous condamner à être « trop » sensible, incompris, inadapté, avec le risque de cesser d’être en mouvement, de ne plus se remettre en question, ou de se remettre en question de manière non pertinente. De ne plus penser collectif, de tout ramener à des caractéristiques individuelles. Et si on en finissait avec l’intelligence ?

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Notes

[1] Université Claude-Bernard Lyon 1

[2] Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, Jeanne Siaud-Facchin (2008), Odile Jacob, 320 p., 23,50€

[3] Université Catholique de Louvain (Belgique).

[4] Université Lumière-Lyon 2, ENS de Lyon, Université Jean-Monnet Saint-Etienne.

PPour aller plus loin

  • Régulation émotionnelle et haut potentiel, Sophie Brasseur, docteur en psychologie et assistante au Département éducation et technologie de l’Université de Namur – déc. 2013 – enregistrement de la conférence en ligne
  • Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit, PUF, 2014 (284 pages, 19€)
  • Le paradoxe des enfants surdoués, Guénolé F., Baleyte J.-M., Revue de neuropsychologie, 2017/1 (Volume 9), p. 19-26
  • La petite noblesse de l’intelligence. Une sociologie des enfants surdoués, Wielfried Lignier, La Découverte, 2012 (360 p., 25€)
  • Le secret des performants, Nusbaum Fanny, Odile Jacob, 2021 (350 p., 22,90€)
  • Hemispheric Differences in White Matter Microstructure between Two Profiles of Children with High Intelligence Quotient vs. Controls : A Tract-Based Spatial Statistics Study, Nusbaum F. et al., Frontiers in Neuroscience, 2017, Volume 11
  • Psychologie du haut potentiel. Comprendre, identifier, accompagner, Gauvrit N. et Clobert N., De Boeck Supérieur, 2021 (512 p.)

Les femmes et la recherche universitaire en Europe

LLes femmes et la recherche universitaire en Europe

La Journée internationale des femmes et des filles des sciences, le11 février, est une journée pour confronter, échanger, sensibiliser au changement et offrir les outils nécessaires pour susciter l’intérêt et informer sur la pertinence de la recherche, notamment scientifique, en partageant les succès et les réalisations des femmes.

A cette occasion, Arqus European University Alliance organise un événement en ligne sur les femmes et le monde universitaire.

Intervenantes :

  • Hélène Courtois, Université Claude Bernard Lyon 1 (France)
  • Sandra Pralgauskaitė (Université de Vilnius)
  • Margarita Sánchez Romero (Université de Grenade)
  • Renate Dworczak (Université de Graz)

Modératrice : Annalisa Oboe (Université de Padoue)

Rencontre exclusivement en anglais

>>> Suivre le débat en direct

En savoir plus :

Arqus – Université de Lyon

 

Au cœur de l’intelligence artificielle | Disrupt’Campus

AAu cœur de l’intelligence artificielle | Disrupt’Campus

Le champ des possibles de l’intelligence artificielle semble sans limite : une justice virtuelle qui rendra de meilleurs verdicts, des villes plus intelligentes, des robots qui nous aideront à exploiter nos talents ou encore à trouver l’âme sœur en deux clics.

Nous donnerons lors de cette conférence les clés de l’information permettant de faire la part des choses entre fantasmes, réalités et futurs souhaitables. Nos intervenants illustreront ces questions avec des exemples concrets d’applications pratiques et contemporaines.

Organisé par : Disrupt’Campus de l’Université de Lyon et Métropole de Lyon, dans le cadre des cycles de conférences du D.U Transformation numérique.

Conférence retransmise en direct sur la chaîne Youtube de Lyon – Disrupt’Campus

En savoir plus :

Disrupt’Campus

Revivez la Fête de la science 2020 depuis chez vous !

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Visites virtuelles, ateliers scientifiques, jeux, expositions en ligne… Pop’Sciences vous invite à revivre la 29e édition de la Fête de la science depuis chez vous, grâce à plus de 40 activités numériques pour toute la famille.

 

Plongez dans une enquête archéologique, partez à la découverte des mammifères du grand froid, percez les mystères de la chimie de la pâte à crêpe… Avec Pop’Sciences c’est la Fête de la science toute l’année !

 

La 29e édition de la Fête de la science s’est tenue du 2 au 12 octobre 2020 sous une forme réinventée. Ludique, gratuite et ouverte à tous, elle a proposé près de 250 activités variées, en virtuel et en réel dans plus de 20 communes du département.

 

Revivez la Fête de la science 2020

Retour en images ET EN VIDEOS sur L’édition 2020

Université de Lyon / ©Vincent Noclin

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