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La transition urbaine dans tous ses états

LLa transition urbaine dans tous ses états

À l’occasion des ses journées annuelles du LabEx Intelligences des Mondes Urbains – IMU – les participant⸱e⸱s échangeront autour de la thématique de la transition urbaine, les liens avec les praticien⸱ne⸱s et aborderont également le(s) futur(s) de la communauté IMU.

Intervenants en ouverture de la journée :

  • Pierre Veltz, professeur émérite à l’École des Ponts ParisTech ;
  • Chloé Vidal, docteure en géographie (ENS de Lyon) et adjointe à la Ville de Lyon.

> Le vendredi après-midi, une balade urbaine sur-mesure est programmée dans le quartier de la Confluence. 

Pour en savoir plus :

Programme

Les comités d’éthique de la recherche se réunissent

LLes comités d’éthique de la recherche se réunissent

La ComUE Université de Lyon – via le CER-UdL – accueille le Congrès des Comités d’éthique de la recherche, le 2 décembre 2022 à Lyon. L’événement, d’une journée, réunit les CER institutionnels de France (qu’ils soient CER universitaires, CER hospitalo-universitaires ou CER institutionnels) autour de la thématique « Évaluation éthique des recherches sur la personne : lois et pratiques ».

Cette journée a pour ambition de réunir les acteurs de la recherche de toutes les composantes universitaires, et d’établir un état des lieux de l’existence et du fonctionnement des différents comités depuis 2018.

Pour en savoir plus :

CONGRÈS DES COMITÉS D’ÉTHIQUE DE LA RECHERCHE

 

Neuromythe #11 : le cerveau multitâches

NNeuromythe #11 : le cerveau multitâches

Faire plusieurs choses à la fois est devenu courant et parfois obligatoire pour répondre aux injonctions de notre société. Mais quels sont les effets de cette pratique sur le cerveau ? Est-il vraiment capable de traiter deux tâches simultanément ? Rien n’est moins sûr…

Un article de Sarah Le Diagon, ingénieure d’études au CRNL, et Clara Saleri, doctorante au CRNL – 2 juin 2022

>> Lire l’article sur :

CORTEX Mag

PPour aller plus loin

Neuromythe #10 : oui, vous pouvez muscler votre cerveau !

NNeuromythe #10 : oui, vous pouvez muscler votre cerveau !

Il serait possible d’améliorer ses capacités cognitives en s’entraînant régulièrement comme on le fait pour entretenir ses capacités physiques. Cette idée séduisante a suscité un marché lucratif de programmes de « brain training ». Pourtant, les fondements scientifiques sur lesquels ils reposent sont bien fragiles…

Un article de Marine Gautier-Martins, Ingénieure assistant – Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod – 11 février 2022

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Cortex Mag

Neuromythe #9 : tout se joue avant 3 ans ?

NNeuromythe #9 : tout se joue avant 3 ans ?

Derrière ce message anxiogène pour les parents et les éducateurs se cache une vision déterministe du développement de l’enfant. Si les premières années sont effectivement cruciales, les apprentissages et l’acquisition de nouvelles compétences se poursuivent tout au long de la vie.

Un article de Sarah Le Diagon, Ingénieure d’études, Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon – CRNL et Estefania Vargas-Gonzalez, doctorante en neurosciences – 12 janvier 2022

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Cortex Mag

Plongée dans la lumière des océans | Un article Pop’Sciences

PPlongée dans la lumière des océans | Un article Pop’Sciences

Au large de Toulon, Kameleon et Lynx sont prêts à ouvrir les yeux. Les deux objectifs qui équipent la « biocaméra » conçue à l’IP2I de Lyon ont pour mission d’observer les organismes bioluminescents peuplant les abysses. Ils ont accompagné l’immersion d’un petit robot en février dernier. Récit en mer depuis le navire.

Un article de Caroline Depecker, journaliste scientifique
pour Pop’Sciences – 24 mai 2022

Ce lundi 7 février, il fait froid au petit matin dans le laboratoire de cultures biologiques du « Pourquoi Pas ? ». Le navire océanographique, l’un des plus grands de la flotte Ifremer, stationne à 40 kilomètres au large de Toulon. En attendant la prochaine mise à l’eau de matériels scientifiques, la biologiste Marthe Vienne et moi, nous sommes isolées pour étudier le plancton récolté quelques heures plus tôt. Notre objectif : observer sa bioluminescence, c’est-à-dire les signaux lumineux qu’il émet naturellement. Dans le laboratoire, c’est le noir absolu. Bien que je sache le cristallisoir rempli d’eau de mer en face de moi, je ne distingue tout d’abord… rien. Je cligne des yeux, comme la biologiste l’a recommandé, pour dissiper toute trace de lumière rémanente sous mes paupières et laisse mes pupilles s’adapter peu à peu.

écran de bord indiquant la profondeur de la mer sous le navire

2400 mètres, la profondeur à atteindre pour chaque matériel immergé. / © C.Depecker

Soudain, un flash bleu ! Puis un deuxième, un troisième… « Et celui-ci, l’as-tu vu ? » « Où ? » « Là ! » C’est un véritable feu d’artifice auquel nous assistons avec enthousiasme. Dans leur bassin de fortune, de minuscules crustacés bioluminescents se livrent à un ballet improvisé. On les appelle copépodes. A la base de la chaîne alimentaire marine, ces animaux planctoniques profitent des courants du milieu ambiant pour se déplacer. Tout à coup, mon regard accroche un corps fuselé : un petit mobile couleur cyan se déplace vers la droite, il suit l’horizontale. S’éteignant souvent, l’objet lumineux est difficile à suivre. « C’est un Euphausiacé, autrement dit du krill, commente Marthe. Le filet l’a remonté depuis la profondeur de 100 mètres, ce qui est peu courant ». Cet autre crustacé, à l’apparence de crevette, est la nourriture privilégiée des baleines.

Un robot détecteur de bioluminescence

Étudiante en master 2 d’océanologie, Marthe Vienne est venue en mer Méditerranée pour mettre au point différents protocoles expérimentaux. La mission scientifique à laquelle elle participe entre dans le cadre des études menées par Séverine Martini, chercheuse à l’Institut océanologique de Marseille (MIO) et spécialiste en bioluminescence marine. Depuis une semaine, le « Pourquoi Pas ? » contribue au déploiement d’un observatoire câblé pluridisciplinaire, baptisé EMSO-LO, dont une partie est appelée à résider au fond de la mer. Plusieurs instruments de mesure dédiés aux géosciences et aux sciences de la mer sont ainsi immergés sur la plaine abyssale méditerranéenne, à 2400 mètres de profondeur. Parmi eux, BathyBot, un robot chenillé bardé de capteurs et capable d’arpenter l’espace sédimentaire.

Premier dispositif immergé, le jeudi 3 février, BathyBot est muni d’une caméra haute sensibilité lui permettant de détecter la lumière émise par les organismes peuplant les abysses. Une des tâches confiées au véhicule opéré depuis la surface sera, lors de ses explorations prochaines, de surveiller cette bioluminescence. « Celle-ci augmente parfois brusquement suite aux mouvements de masses d’eau qui apportent aux eaux profondes de l’oxygène et des nutriments, « boostant » ainsi l’activité biologique, commente Christian Tamburini, responsable de la mission scientifique et chercheur CNRS en microbiologie au MIO. L’idée que nous poursuivons, Séverine et moi, est de suivre le phénomène en continu avec le robot, et d’évaluer dans quelle mesure les bactéries bioluminescentes en sont majoritairement responsables, ou pas ».

Bathybot sur le pont arrière du navire avant sa mise à l'eau

A l’abri dans sa station d’accueil, le robot BathyBot attend son immersion sur le navire. Crédits Cyril FRESILLON / MIO / CNRS Photothèque

La neige marine comme puits de carbone

Confortablement installé dans un des fauteuils du carré des officiers (la pièce faisant office de salon sur un navire, ndlr) du « Pourquoi Pas ? », le microbiologiste m’explique, à grand renfort de schémas, que ce paramètre lui permettrait de mieux comprendre comment fonctionne la pompe biologique océanique. Dans cette métaphore, le phytoplancton des océans – le plancton végétal – amorce une merveilleuse machinerie hydraulique en captant le CO2 de l’atmosphère durant sa photosynthèse. Cette première étape conduit, via la chaîne alimentaire marine, à la production de déchets organiques qui se déposent sur les fonds sédimentaires sous la forme de particules neigeuses et qui y restent emprisonnées. L’enfouissement de la neige marine, riche en matière carbonée, contribue pour partie à la séquestration du CO2 atmosphérique par les océans.

A côté de ce processus biologique, il existe une autre manière de séquestrer le dioxyde de carbone qui est, elle, physique : le CO2 atmosphérique se dissout naturellement dans l’océan et cette dissolution est favorisée à basse température. L’eau froide étant plus dense, elle plonge et emporte avec elle le CO2 dissous. Grâce au couplage de ces deux phénomènes, le poumon bleu de notre planète représente un gigantesque puits de carbone capable d’absorber jusque 30% du gaz carbonique émis par les activités humaines.

Une vigie sous-marine faite de titane

Si les scientifiques savent quantifier le stock de matière carbonée représenté par la pompe biologique, ils n’en connaissent pas clairement les mécanismes à l’œuvre. Or, d’après Christian Tamburini, le rôle des bactéries bioluminescentes vivant à la surface des particules de neige marine a été largement négligé dans les études jusqu’à présent. Et pour le chercheur, dans le contexte du changement climatique, collecter des données sur le sujet apparaît essentiel afin d’améliorer les modèles simulant l’évolution de l’océan et du climat. Lui et Séverine Martini ont à cœur d’explorer cette thématique de recherche au MIO.

Homme de quart suveillant un écran à la passerelle du navire plongée dans le noir

Observation des instruments de navigation dans la timonerie. Crédits : Cyril FRESILLON / MIO / Ifremer / CNRS Photothèque

 

A l’affût des moindres signaux lumineux exprimés dans les abysses, BathyBot ne sera pas seul. Sorte de vigie placée dans le champ d’exploration du robot, la « biocaméra » développée à l’Institut de physique des deux infinis (IP2I) de Lyon, par le physicien Rémi Barbier et son équipe, l’accompagnera dans sa tâche. La biocaméra consiste en un jeu de deux caméras, l’une baptisée Kameleon pour des prises de vue couleur et l’autre nommée Lynx pour des images en noir et blanc. Leur association permettrait de reconstruire des images tridimensionnelles des organismes bioluminescents entrant dans leur champ de vision. « Chaque objectif est contenu dans un tube en titane prévu pour résister à la corrosion et à l’énorme pression qui existe à 2400 mètres de profondeur, soit quelque 240 fois la pression atmosphérique », explique Carl Gojak, ingénieur de recherche au CNRS lors d’une excursion sur la plage arrière du « Pourquoi Pas ? ». Lui et ses collaborateurs de la Division technique de l’Institut national des sciences de l’Univers de Marseille ont été étroitement associés à la fabrication de l’ensemble des instruments de mesure d’EMSO-LO – dont la biocaméra. « Les deux tubes sont surmontés d’un éclairage à base de LEDs, montre le scientifique. Enfin, le tout est vissé à un trépied en acier mesurant un mètre trente de haut. L’ensemble posé sur le fond sera donc fixe ».

Descente mesurée dans les abysses

Ce mardi 8 février, à 21h, je me déplace à pas feutrés à l’étage le plus élevé du navire. Sur la passerelle du navire plongé dans l’obscurité, le silence est de rigueur pour ne pas troubler la manœuvre en cours : Carl Gojak assiste l’officier de quart dans le largage de la biocaméra. Celle-ci a entamé sa descente vers le fond à la nuit tombée. Le câble au bout duquel elle est accrochée a cessé de se dérouler. Elle est à quelques mètres du plancher océanique, et il s’agit maintenant de déplacer le navire, très lentement, pour la positionner selon les coordonnées GPS voulues.

Le visage éclairé par l’écran qui lui fait face, l’ingénieur a les yeux rivés sur des chiffres : 752 daN. Cette valeur exprime la tension exercée par la biocaméra et son lest sur le câble. Sa constance garantit que l’instrument n’a rencontré aucun obstacle sur son chemin. Le risque qu’elle percute un des instruments déjà posés sur le fond, BathyBot entre autres, est faible toutefois… la vigilance est requise. « On est potentiellement à 3 mètres de la cible ! Laisse filer le câble 5 mètres de plus », lance Carl Gojak. « OK, tu peux larguer ! » L’officier donne l’ordre alors à l’opérateur en charge du câble d’actionner le largueur acoustique. La valeur de l’écran affiche 400 daN de moins : le poids correspondant à la biocaméra. Celle-ci a été libérée ! Campée sur ses trois pieds, elle est parée à ouvrir les yeux.

Mais pour cela, il lui reste encore quelques semaines à patienter… : attendre l’intervention d’un navire câblier pour que le courant électrique en provenance de la côte à laquelle elle est reliée puisse lui parvenir, ainsi qu’aux autres appareils de mesure. La manœuvre pourrait avoir lieu ce début d’été*.

La suite est donc à venir… bientôt !

 

Début d’été 2022, le navire câblier doit se positionner au-dessus de l’observatoire océanographique pour réaliser une jonction câblée avec le détecteur de neutrinos voisin qui est déjà alimenté en courant. La connexion sera ensuite testée. Prochain article : « la biocaméra ouvre les yeux ». Rendez-vous en septembre sur Pop’Sciences.

 

>>> La biocaméra en images :

PPour aller plus loin

Ma thèse en 180 secondes : finale nationale à Lyon !

MMa thèse en 180 secondes : finale nationale à Lyon !

Bastien Marguet lors de la demi-finale le 9 avril 2022 © Ma thèse en 180 secondes France – Droits réservés

Ma Thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury composé de chercheurs, journalistes, représentants de la CPU et du CNRS, et un auditoire profane et diversifié, leur sujet de recherche en termes simples.
Chaque doctorant doit exposer, en 3 minutes, de manière claire, concise et néanmoins convaincante, son projet de recherche.

Parmi les 16 finalistes, Bastien Marguet, doctorant à l’Université Claude Bernard Lyon 1, a reçu le premier prix du jury lors de la finale locale le 24 mars dernier à l’Université de Lyon. Il défendra les couleurs locales lors de la finale nationale. Venez l’encourager !

Concours international francophone lancé au Québec, Ma Thèse en 180 secondes est de retour en France pour sa septième édition. Inspiré de Three Minute Thesis (3MT®), il est porté, en France, par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS, et est décliné en local par les regroupements universitaires volontaires.

Co-organisé par : Université de Lyon

Pour en savoir plus :

MT180 2022

Le portrait de Bastien Marguet :

 

 

 

MT180 | Le graphène, un matériau exceptionnel

MMT180 | Le graphène, un matériau exceptionnel

Concours international francophone lancé au Québec, Ma thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury et un auditoire profane, leur sujet de recherche en termes simples et de façon vulgarisée. Chaque année, les regroupements universitaires participant présentent, après une finale locale, deux candidats à la demi-finale nationale.

L’édition 2022 de la finale locale Université de Lyon du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) s’est déroulé le 24 mars dans au Grand amphithéâtre de l’Université de Lyon. Devant une salle comble, mais également en ligne, les quatorze candidats, issus des établissements du site, ont présenté leurs sujets de thèse, entre humour et vulgarisation scientifique, avant l’attribution des trois prix du jury et du prix du public.

Bastien Marguet a remporté le premier prix du jury, pour sa thèse sur la « Modélisation de la naissance des joints de grains dans les matériaux bidimensionnels : application au graphène », menée à l’Université Claude Bernard Lyon 1 au sein du laboratoire Institut Lumière Matière – ILM. Il représentera l’Université de Lyon à la finale nationale le 31 mai 2022 à Lyon.

Plus d’infos sur MT180

MT180 | Forêts et communs

MMT180 | Forêts et communs

La forêt périurbaine française entre bien commun et bien club

Concours international francophone lancé au Québec, Ma thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury et un auditoire profane, leur sujet de recherche en termes simples et de façon vulgarisée. Chaque année, les regroupements universitaires participant présentent, après une finale locale, deux candidats à la demi-finale nationale.

L’édition 2022 de la finale locale Université de Lyon du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) s’est déroulé le 24 mars dans au Grand amphithéâtre de l’Université de Lyon. Devant une salle comble, mais également en ligne, les quatorze candidats, issus des établissements du site, ont présenté leurs sujets de thèse, entre humour et vulgarisation scientifique, avant l’attribution des trois prix du jury et du prix du public.

Arthur Guerin-Turcq, doctorant à l’ENTPE a remporté le prix du public après une très belle prestation pour sa thèse en sciences humaines et sociales intitulée « Forêts et communs. La forêt périurbaine française entre bien commun et bien club ».

Plus d’infos sur MT180

Ma thèse en 180 secondes – Édition 2023

MMa thèse en 180 secondes – Édition 2023

Ma thèse en 180 secondes est de retour en France pour sa dixième édition !

Ma Thèse en 180 secondes propose aux doctorants de présenter, devant un jury composé de chercheurs, journalistes, représentants de la CPU et du CNRS, et un auditoire profane et diversifié, leur sujet de recherche en termes simples. Chaque doctorant doit exposer, en 3 minutes, de manière claire, concise et néanmoins convaincante, son projet de recherche.

Rendez-vous le 21 mars pour la finale locale « Université de Lyon » ! Au total, 3 prix du Jury et 1 prix du public seront décernés.

 

Concours international francophone lancé au Québec, Ma Thèse en 180 secondes est de retour en France pour sa septième édition. Inspiré de Three Minute Thesis (3MT®), il est porté, en France, par la Conférence des présidents d’université (CPU) et le CNRS, et est décliné en local par les regroupements universitaires volontaires.

 

Doctorants et jeunes docteurs, vous avez jusqu’au 21 février pour vous inscrire :

Candidater à MT180 2022

 

CC’était en 2021

>> Voir les vidéos des finalistes et des candidats