POP'SCIENCES FORUM : du 27 novembre au 5 décembre | CONSULTEZ LE PROGRAMME !

Qui es-tu Fritz Haber ?

QQui es-tu Fritz Haber ?

Qui es-tu Fritz Haber ?

La pièce se passe en 1915.
Fritz Haber est chimiste, sa femme Clara aussi.

Une violente dispute éclate entre eux lorsque Fritz revient du champ de bataille d’Ypres où il a testé pour la première fois les gaz chlorés de son invention. Cet échange met en lumière leur profond désaccord, jusqu’à la tragédie…

Ce dialogue imaginé par Claude Cohen entre ces deux personnages ayant réellement existé il y a 100 ans, pose en filigrane des questions toujours d’actualité : un scientifique peut-il s’affranchir de toute considération morale ? Le progrès scientifique est-il toujours un progrès pour l’humanité ?

 

Programmation hors les murs du Théâtre Astrée de l’Université Claude Bernard Lyon 1 à l’Amphithéâtre culturel de l’Université Lumière Lyon 2.

En partenariat avec : la plateforme éthique de l’Université de Lyon.

 

Theatre astrée

Université Lumière Lyon 2

L’interview d’un sémioticien de l’espace

LL’interview d’un sémioticien de l’espace

Julien Thiburce est doctorant en Sciences du langage à l’Université Lumière Lyon 2 et au Laboratoire ICAR – UMR 5191 – LabEx ASLAN. Son travail de chercheur ? Ecouter la ville…

Découvrez comment Julien Thiburce est devenu « sémioticien de l’espace »  !

Une interview  exclusive Pop’Sciences (propos recueillis par Samuel Belaud)

 

Son travail de chercheur ? Écouter et lire la ville.

Crédits photographiques : © Julien Thiburce

Julien étudie les discours à l’œuvre dans la ville : du graffiti et du street-art, jusqu’à l’architecture, sans omettre les objets de la ville (signalétique, mobilier, publicité…). Sa recherche porte sur les langages dans l’espace urbain et les diverses formes d’appropriation que s’en font les usagers de la ville et les institutions publiques.

Pop’Sciences : Comment devient-on un sémioticien de l’espace ?

J.T : Voilà une question sidérale… je ne sais pas si on doit comprendre par-là que je viens de l’espace ou que mon travail porte sur des astres ou des aliens et leurs discours… trêve de plaisanteries. Ma recherche porte sur les langages présents dans l’environnement urbain. Cela veut dire que je m’intéresse aussi bien à des discours qui relèvent des langues naturelles, celles que nous parlons avec nos organes phonatoires, qu’à d’autres langages, qui relèvent d’autres modalités de discours que le verbal, tels que la peinture, le design ou l’architecture, comme vous venez de le présenter.

Comment (en) suis-je arrivé là ? J’ai rencontré les sciences du langage en licence à l’Université Lyon 2 où j’ai suivi en parallèle une licence de littérature langue et civilisations étrangère (LLCE) en anglais. Dans ce cadre-là, j’ai été confronté à un autre regard sur les langues que celui que j’avais eu jusqu’alors : il ne s’agissait plus seulement d’entretenir un rapport prescriptif aux langues qui relèverait d’un « on doit ou on ne doit pas dire/écrire », mais plutôt d’une approche descriptive située dans le temps et dans l’espace « ceci est dit comme cela dans tel contexte ». Petit à petit, je me suis dirigé vers la sémiotique plutôt que vers d’autres approches linguistiques car l’analyse sémiotique me semblait permettre de saisir non pas la langue que dans ses relations internes en tant que système particulier, mais plutôt en tant que médiation par laquelle on produit de la signification, en parlant, en recevant et en interprétant le discours d’un autre locuteur.

Pop’Sciences : Votre étude vise à comprendre comment la ville nous parle, c’est bien ça ?

J.T : Votre question présuppose de concevoir la ville comme une instance productrice de discours et douée d’une agentivité… c’est-à-dire comme une locutrice qui produirait des énoncés d’elle-même, de son vouloir, en mobilisant certains langages, avec son corps, sa sensibilité, sa voix et son ton propres.

Ce n’est pas la façon dont je conçois la ville dans mon travail de thèse (et au-delà). Pour moi – mais pour d’autres chercheurs également – il s’agit non seulement de porter un regard sur la ville en tant qu’espace où sont produits des discours plus ou moins éphémères, mais aussi de porter une attention au devenir de ces discours. Je me focalise ainsi sur les manières dont les usagers de l’espace s’en saisissent, en portant un regard sur leurs interactions dans le cadre de visites guidées.

Pour le premier versant, celui du travail que je réalise dans les balades, on peut prendre le cas d’une instance comme la métropole du Grand Lyon qui décide de produire un objet tel que la tour In City, en collaborant avec d’autres acteurs (architectes, urbanistes, entreprises de BTP…). Cela, elle le fait alors que d’autres objets et discours sont déjà là (comme la tour du Crédit Lyonnais et la tour Oxygen) : qu’est-ce qu’un tel « geste » peut-il bien signifier ? qu’est-ce qu’on cherche à dire par cette énonciation particulière ? à qui s’adresse-t-on et par rapport à qui ?

Pour le deuxième versant, celui de mon travail de thèse, je m’attarde sur les discours qui portent sur cet objet architectural qu’est la tour In City et qui sont produits par d’autres acteurs que ceux qui en sont à l’origine. Dans ce cas-là, il s’agit pour moi d’appréhender la place que tient un objet, dans l’environnement urbain et à un moment donné, pour des usagers. Comment oblige-t-il à reconcevoir ou invite-t-il à modifier les pratiques quotidiennes de ces usagers ? Comment des personnes se l’approprient-elles ? Comment leurs représentations sont-elles modifiées par des discours et des pratiques de la ville qui viennent s’ajouter à d’autres et qui les contredisent, les contrastent ou les densifient ?

Voilà quelques questions que je me pose dans mon travail de recherche et auxquelles j’essaie de trouver des réponses, par un regard sur les discours de participants à des visites guidées dans la ville, visites qui correspondent plus ou moins au même type de balade que je fais dans le cadre de ce cycle d’ESOEP avec Antonin Rêveur. En s’attardant sur les interactions interpersonnelles, on peut avoir accès à une signification des objets et des langages de la ville tant au niveau individuel que collectif.

Pop’Sciences :  Chacun vit entouré de ces formes de langage dans la ville. Nous croisons ainsi quotidiennement des inscriptions à la spray (graffs) sur les murs de nos quartiers ou encore les éléments de mobilier urbain (poubelles, trains, …). Que nous disent ces graffitis ? Quelles ambitions peuvent-ils avoir ?

J.T : Lorsque j’aperçois des graffitis dans la ville, ils me renseignent sur une forme de présence particulière, qui diffère d’autres formes d’expression. En quels points des discours sont-ils semblables ? Comment pouvons-nous caractériser un discours et rendre compte de ses spécificités ? On peut le faire en procédant à une analyse des discours dans la ville par un regard différentiel pratiqué dans la méthode structuraliste du langage.

En regardant d’un côté le graffiti dans l’espace public et d’un autre le graffiti dans les galeries ou les musées, par exemple, on peut déjà rendre compte de variations dans ce qui est dit. Ces variations ne dépendent pas seulement du discours lui-même, de la pièce qu’un graffeur fait sur un train en y posant son blaze (pseudonyme), mais également des autres graffitis autour de lui. Dans un premier mouvement, on peut bien apprécier un nom de manière autonome, comme mis dans un cadre, et ainsi le percevoir pour lui-même. Cependant, pour une analyse sémiotique du langage du graffiti, adopter une telle méthode conduirait souvent à passer à côté du propos même. Ces graffitis nous disent non seulement quelque chose d’eux-mêmes, mais aussi des autres types de discours. L’ambition qu’ils pourraient avoir serait celle d’une posture critique et d’une approche poétique de l’environnement. Au-delà de la vie urbaine, les graffitis, comme la photographie ou le cinéma, nous permettent d’avoir accès à un certain rapport à l’environnement et aux personnes toujours présentes ou absentes de l’environnement en question. On trouve ainsi des formes de discours véhiculant des valeurs positives et « euphoriques » tels que la dédicace et l’hommage et d’autres, plutôt péjoratives et « dysphoriques » comme le toy qui consiste à poser son nom sur celui d’un autre en signe d’hostilité. On voit donc sur une diversité de supports des formes qui (me) font comprendre que, dans le graffiti, il est autant question d’une rhétorique de l’espace que d’un rapport affectif et biographique à un environnement et des personnes.

Pop’Sciences :  Les graffeurs dialoguent-ils majoritairement entre eux, comme pour conquérir un territoire par le langage ? Ou bien existent-ils plutôt comme des porte-paroles de la société ?

J.T : Par un regard sur leurs productions, on peut voir que les graffeurs sont présents sur un territoire pour des raisons diverses. Certains sont défiants, d’autres méfiants. Certains sont très déterminés et ne vont pas laisser quelqu’un d’autre les repasser sans représailles, tandis que d’autres ont moins d’attaches à un spot ou un coin particuliers. C’est là un propos qu’on entend souvent à propos de la pratique du graffiti. En revanche, on voit aussi que les graffeurs sont des personnes qui bougent beaucoup et vont à la rencontre des autres tout en représentant leur crew. Le partage est une valeur très présente chez les graffeurs. Je ne pense pas que l’on puisse forcément introduire ici la notion de porte-parole pour référer aux graffeurs. Souvent des graffitis sont posés lors d’un moment passé à plusieurs sous une pluie qui entrave leur réalisation, sous un soleil qui réchauffe ou sous la lune éclairante et puis à d’autres moments où le plaisir et la douleur se trouvent dans une relation d’opposition complémentaire et où le graffiti est un exutoire. Certains graffitis peuvent aussi être vus sous un aspect inchoatif, c’est-à-dire comme une invitation à poursuivre un geste qui marque le commencement d’une parole à plusieurs, augmentée au fil du temps à la manière d’un cadavre exquis qui ne repose pas seulement sur la mobilisation du graffiti : on voit des collages, des installations des peintures au pinceau se côtoyer et se répondre pour l’élaboration d’un discours collectif. Si vous voyez votre porte d’immeuble du XVIIIème siècle recouverte de graffitis ou de tags, ce n’est pas parce que les graffeurs n’ont aucun « goût » ni même aucune sensibilité esthétique, au contraire, en atteste la diversité des lettrages et le plaisir à faire glisser et courir son marqueur sur les surfaces lisses ; il s’agit plutôt là d’une forme de réunion discursive où s’échangent des paroles et se manifestent des présences.

Pop’Sciences :  Y-a-t-il une spécificité au territoire lyonnais, concernant la présence de graffitis ?

J.T : À mes yeux, le territoire lyonnais, comme tout territoire, repose sur des valeurs et des pratiques qui lui sont propres, tout autant qu’il en partage avec d’autres territoires. Si on s’intéresse aux pratiques de municipalités, on peut voir qu’il y a une tendance à ouvrir des murs d’expression libre et tolérée (comme à Nantes). Si l’on s’intéresse aux initiatives associatives, on voit qu’il y a des supports qui fleurissent où sont invités des artistes et des graffeurs à venir poser une pièce qui restera un mois ou plus, c’est selon. C’est par exemple le cas de l’association le Modulable Urbain Réactif (le M.U.R.) à Paris, ou du MUR 69 dans le 4ème arrondissement de Lyon. À l’échelle de la région et de la Métropole du Grand Lyon, on peut voir qu’il y a cependant une spécificité au territoire lyonnais qui repose sur une forme de pratiques presque opposées ou contradictoires. En effet, contrairement aux villes de Villeurbanne ou d’Oullins, par exemple, les propriétaires de biens immobiliers peuvent souscrire à « contrat façade nette » proposé par la municipalité de Lyon et ainsi faire appel à un service dédié à la suppression de graffitis, de tags ou d’autres inscriptions. Dans le même temps, la municipalité propose et participe à la création et au financement d’événements qui valorisent la pratique et la culture graffiti. Si cela paraît schizophrénique, c’est en fait une stratégie tout à fait contrôlée qui permet à chacun de trouver sa place dans une hétérogénéité de manières de faire co-présentes et d’agencer une multiplicité de pratiques de l’espace et du territoire.

Pop’Sciences : Concernant les autres formes de langages urbains : En voyant un panneau de signalisation ou bien un simple banc public – devons-nous les comprendre comme des significations injonctives (« empruntez cette voie pour vous rendre là-bas » / « Si vous souhaitez-vous asseoir, c’est ici ») ?

J.T : La construction du territoire est une chose très complexe qui nécessite de prendre en compte sa dimension spatio-temporelle, mais aussi qui fait appel à divers domaines de la culture tels que l’économie, les arts, la religion… Il y a bien des signes dans la ville qui renvoient à d’autres objets immédiatement co-présents, c’est le cas, par exemple des panneaux de signalisation qui nous indiquent de tourner à tel endroit, qui nous informent que l’on peut de s’asseoir ici, qui nous renseignent qu’il est interdit de prendre telle rue dans telle direction ou de nager et de pêcher dans le Rhône. On voit là qu’il y a une diversité de modalités qui se déploient par les panneaux : on a alors des articulations du type pouvoir/ne pas pouvoir ; devoir/devoir ne pas qui relèvent du conseil ou de l’ordre, entre autres.

À un autre niveau de la culture, on voit que la ville n’est pas qu’un support d’inscription, mais qu’elle est bel et bien un objet à part entière. Formée par une diversité de discours, elle est composée d’une diversité d’objets présents en tout ou en partie. Par exemple, on voit qu’il y a des bâtiments qui ont traversé les siècles dont il n’y a aujourd’hui que quelques rémanences ou qui ont été reconvertis ; les pratiques que l’on s’en faisait alors ont évoluées et ne correspondent plus à celles qu’on s’en fait ici et maintenant. C’est ainsi qu’on voit, par exemple, sur quelques bâtiments des croix anciennement érigées pour indiquer et signaler qu’il s’agissait de bâtiment religieux mais qui, aujourd’hui, ne sont plus tenus par l’Église ou quelque autre institution religieuse que ce soit.

C’est cette approche pragmatique et située des objets de la ville qui permet de saisir qu’un signe peut bien signifier quelque chose à un niveau et à un moment donné. Cependant, une fois qu’on l’articule à d’autres signes, le même signe peut revêtir d’autres valeurs : les signes ne sont pas monolithiques et on peut en donner une diversité d’interprétation, le tout est de définir à quel niveau on les appréhende et de rendre compte des articulations opérées.

Pop’Sciences : Y a-t-il une tendance à l’uniformisation des langages dans la ville ? Avec la globalisation des systèmes de communication et d’information, devons-nous craindre la disparition des langages sensibles, spontanés ou artistiques (affichage libre, graffs, craie…), pour d’autres paroles plus institutionnalisées ?

J.T : Je ne sais pas si la réponse que je vais formuler à une telle question fera de moi un conservatiste/conservateur ou un progressiste, mais je peux avancer que de nombreux travaux rendent compte du fait que l’on peut voir, dans des villes, une uniformisation de leur organisation urbanistique. En effet, à Lyon ou dans d’autres villes, on passe d’un espace urbain monocentré et qui repose sur le schéma concentrique centre-périphérie à un espace polycentré où sont créés des centres spécialisés qui correspondent à des pratiques particulières. C’est ainsi que l’on voit à Lyon un centre de commerce et un centre commercial (Part-Dieu), un centre artistique (Confluence), un centre politique et institutionnel (Terreaux). À un niveau inférieur, qui ne s’est pas fait l’expérience de prendre le train ou l’avion dans une ville et d’arriver à destination en ayant le sentiment que les points de départ et d’arrivée ne diffèrent pas ? Cette uniformisation top-down des espaces, c’est-à-dire une homogénéisation organisée par les institutions qui s’impose aux usagers et aux habitants d’un espace particulier, n’est pas nouvelle ; la construction de la ville s’est souvent faite de manière descendante en ce qu’elle a été organisée par les institutions politiques et économiques. Or, on voit qu’il y a toujours une vitalité langagière et culturelle au sein des villes du monde. Peut-être les villes partagent-elles de plus en plus de traits et de caractéristiques, mais il me semble qu’il y a également une forme de résistance à des pressions qui permettent de préserver des valeurs qui leurs sont propres : fast food, bouchon lyonnais, et restau bobo cohabitent !

Il ne faut cependant pas perdre de vue que tous les territoires ne sont pas les mêmes ; les gouvernements ou les institutions (politiques) n’exercent pas leur pouvoir avec les mêmes armes et les habitants ou usagers ne répondent pas de la même manière : démocratie « participative » ici, dictature là-bas. Que faire d’une telle situation ? Je n’ai pas de réponse, ci ce n’est que l’on peut observer des pratiques dans un moment donné et voir en quoi elles convergent ou divergent, pour une forme de cartographie de la culture. Pour ce qui est des langages, la question reste ouverte de déterminer la teneur de l’évolution des langages en fonction de la trajectoire empruntée vers une globalisation de l’information et de la communication. Toujours, les langues se trouvent dans une dialectique d’union et de séparation, de normalisation et de variation, il reste à savoir comment cette conjonction ou cette disjonction est opérée : à quel point sont-elles contingentes ou volontaires ? quels sont les motifs de telle union ou telle séparation opérées par les langages ? Par les notions de dialogisme et d’appropriation, centrales dans mon travail de thèse, on approche les langages de la ville, leurs perméabilités, et les réappropriations que s’en font des acteurs d’un espace, par un regard sur des pratiques langagières dans l’interaction. Les langages ne sont pas qu’information et communication ; la dimension passionnelle et éthique des pratiques langagières est alors fondamentale pour saisir les spécificités d’un territoire, il me semble.

Pop’Sciences : Qu’est-ce-qui vous passionne le plus dans votre travail ?

J.T : La possibilité d’un échange de savoirs et de points de vue, qu’il soit dans le présent des énonciations ou dans des archives, et la rencontre de nouvelles paroles, toujours mouvantes, et, parfois, de personnes émouvantes. Le travail de recherche et de remédiation culturelle que je réalise n’aurait pas la même densité si je le menais seul. Aussi, tant pour ma formation disciplinaire qu’au-delà de ce cadre strictement universitaire, je suis influencé par des personnes qui m’ont fait goûter des choses chouettes dans telle perspective, qui m’ont fait percevoir telle manière de faire ou telle manière d’appréhender l’espace et ses pratiques. Si je ne sais pas encore qui je serai amené à rencontrer par l’avenir, tout me porte à croire que, comme pour les langues, la vitalité et l’énergie ne manqueront pas !

 

 

Dans le cadre des 11es rencontres « Et si on en parlait », cycle de rencontres intégré aujourd’hui au Forum Pop’Sciences (qui a lieu 2 fois par an), J. Thiburce a animé et accompagné deux balades urbaines sur Lyon et ses graffitis ; puis sur les signes poétiques et signalisations pratiques dans la ville.

Pop’Sciences Forum

Rencontrez les chercheurs de l’Université de Lyon

RRencontrez les chercheurs de l’Université de Lyon

Venez rencontrer des chercheurs de l’Université de Lyon.

Lors de rendez-vous en tête-à-tête, à l’aide de petites expériences ou d’objets de recherche ou de la vie quotidienne, ils vous expliqueront leur quotidien de laboratoire, leurs travaux de recherche mais également leur parcours personnel, les études qu’ils ont suivies et leur goût pour la science.

Avec :

Valentine FEDERICO, doctorante en biologie évolutive, sur le sujet « Evolution de la reproduction coopérative chez les Mammifères : une approche interspécifique ». Il s’agit de reconstituer, à partir de données rassemblées dans la littérature, l’évolution d’un système social où seul un couple dominant se reproduit et où les individus non-reproducteurs fournissent des soins parentaux (alimentation, protection…) aux petits des dominants.

Jean-Baptiste BONI, doctorant en Mécanique des Contacts et des Structures. Le titre de ma thèse est : « Modélisation thermique d’un train épicycloïdal lubrifié par barbotage ». Ma thèse est en partenariat avec 7 entreprises et porte sur l’étude de la lubrification des réductions de vitesse des camions et des trains par bain d’huile. Le but est, à terme, de développer un outil de conception pour une lubrification optimale de ces systèmes.

 Mégane WCISLO, doctorante en biologie, je travaille en virologie sur la thématique du VIH/SIDA. 

Chongyang WANG, doctorante en Sciences de l’éducation. Etude comparative de la manière dont sont enseignées les mathématiques en Chine et en France. 

Noémie AURINE et Rodolphe PELISSIER, doctorants en Virologie/immunologie : travaillent sur les mécanismes de haute pathogénicité du virus Nipah et l’étude des interactions moléculaires entre le virus Nipah et son hôte naturel la chauve-souris.

 Amin LAAFAR, doctorant en chimie/environnement : procédé de dépollution des sols notamment sur la pollution aux hydrocarbures

 Corentin DECHAUD, doctorant en bioinformatique dans une équipe de biologie évolutive. sujet de thèse : Analyse de l’impact des éléments transposables sur l’évolution des réseaux de régulation des gènes : application à des voies biologiques à évolution rapide chez les poissons.

 Tom HOHWEILLER, doctorant en imagerie médicale. Thème : Reconstruction non-linéaire pour l’imagerie spectrale X. Mon travail porte sur la décomposition des matériaux dans le domaine des projections grâce à l’acquisition de données spectrales en scanner.

Mathilde BIELAWSKI, doctorante en anthropologie, sujet de thèse : « Territoire et patrimonialisation en Tunisie, enjeux de pouvoir ? ». « Je m’intéresse à la place des associations de sauvegarde du patrimoine en Tunisie dans les procédures d’inscription du patrimoine sur la liste nationale du patrimoine tunisien et sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco »

Kévin MARIETTE, doctorant en automatisme. Sujet de thèse : l’automatique appliquée sur un problème de mécanique des fluides.

Cette opération reçoit le soutien de la Ville de Rillieux-la-Pape.

Intensification des liens université et société civile

IIntensification des liens université et société civile

Séminaire Intensification du lien entre université et société civile : expériences, méthodes, questionnements

Les échanges entre le monde académique et la société civile se sont multipliés et amplifiés. Acteurs engagés dans le dialogue Université-citoyens, l’Université de Sherbrooke et l’Université de Lyon organisent un colloque de réflexion et d’échange de bonnes pratiques.

Il y a longtemps que les sciences sociales interrogent la distinction qui est faite entre le chercheur, producteur de savoir, et le citoyen, sujet de recherche. Cette interrogation a contribué à élargir le spectre des types de recherches qui sont pratiquées, et de plus en plus de chercheurs associent la société civile à leurs travaux. Désormais les savoirs émanant de la société civile (savoirs d’usage, savoirs expérimentaux) contribuent à la production de nouvelles connaissances universitaires.

L’objectif du séminaire est de créer un petit groupe de personnes intéressées par cette réflexion tout en partageant des expériences et des questionnements. La thématique sera abordée sous deux angles : celui de la recherche et celui de la formation des étudiants.

 

Boutique des sciences

 

Appel à participation – Festival Pop’Sciences – Mai 2019 – Duchère

AAppel à participation – Festival Pop’Sciences – Mai 2019 – Duchère

Chercheur.es, doctorant.es, ingénieur.es, technicien.nes de laboratoire, animatrices-teurs, médiatrices-teurs, contributrices-teurs de Pop’Sciences !

Envie de présenter vos recherches ? De tester une nouvelle expérimentation ? D’appréhender comment nos concitoyens comprennent nos recherches ? Envie de transmettre à des jeunes ? Envie d’aller dans des quartiers moins habituels ?

Le Festival Pop’Sciences fait écho au portail web Pop’Sciences qui valorise toutes les actions de culture scientifique, dites « sciences-société », produites par l’Université de Lyon (UdL) et ses établissements.

Pour rendre concret les acteurs et actions valorisés, l’Université de Lyon organise tous les 2 ans un Festival Pop’Sciences sur 2 jours qui s’implante au cœur de la ville et propose de fédérer un large public autour des réponses de la science aux enjeux de société. Pendant ces deux journées sont diffusés des savoirs, la science est mise en débat et des rencontres ont lieu entre le monde de la recherche et les habitants sous des formats privilégiant l’échange et la discussion : conférences, ateliers, quiz, tables-rondes, world-café, café-débats, expositions, etc. De très nombreux établissements, organismes de recherche et laboratoires sont mis à contribution avec pour objectif de dresser le panorama de la recherche en train de se faire / et d’explorer par le prisme scientifique les grands enjeux sociétaux de demain.

 Lien vers les ressources du 1er festival Pop’Sciences 2017


Le Festival Pop’Sciences 2019 se tiendra les vendredi 17 et samedi 18 mai 2019 en plein cœur du quartier de la Duchère (Lyon 9e) : place Abbé Pierre.

Horaires précis d’ouverture du Festival aux publics : vendredi 17 mai 2019 : de 14h à 22h00 et samedi 18 mai 2019 : de 14h à 19h30.

Le thème : C’était mieux avant !?

 » Dix Grands Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités :  » C’était mieux avant « .
Quand les dictateurs avaient la main sur l’Europe ? Quand les pandémies ou les disettes dévastaient le monde ?

Ce petit manifeste, écrit par Michel Serres, philosophe, historien des sciences et homme de lettres français, aborde de nombreuses oppositions entre hier et aujourd’hui, sur tous les sujets qui intéressent notre quotidien et notre condition d’êtres humains vivant sur la planète Terre : les maladies, la vie et la mort, la propreté et l’hygiène, les femmes et les hommes, les outils, les voyages et les communications, la provenance alimentaire, les langues et les accents, la sexualité, la grandeur des espèces, les médias, etc.

L’Université de Lyon propose une exploration inédite et populaire de la recherche lyonnaise sous l’angle de cette phrase de « Grands Papas Ronchons » dans l’espace public qui devient le temps d’un festival populaire un laboratoire à ciel ouvert.

Les formes de rencontres avec les acteurs de la science et de la recherche sont multiples et variées :

  • Dans l’espace FORUM (une scène, des intervenants, un large public) : mini-conférences ou talks, cafés des sciences, émissions de radio, ciné-débat, les MT180…
  • Dans l’espace KIOSK (formules plus interactives, en plus petit comité) : le « scientific-dating » et le « bouche-à-oreille », des quizz et des jeux, des recherches participatives, hackathon, masterclass…
  • Dans l’espace LABS : stands avec petites expériences, démonstration, manipulations, ateliers…
  • Dans l’espace EXPOSITIONS : pour aller plus loin sur certains sujets…
  • Des dispositifs itinérants : des balades commentées avec un chercheur sur le quartier, des déambulations artistiques, des valise de chercheurs, dessinez ma recherche..

Vous souhaitez participer au Festival Pop’Science ?

Cliquez sur s’INSCRIRE dans la colonne de droite.

Envoyer votre projet avant le 31 janvier 2019.

 

 

 

 

 

[Pop’Sciences Forum] Citoyens, la ville de demain nous appartient !

[[Pop’Sciences Forum] Citoyens, la ville de demain nous appartient !

Nos collectivités développent massivement des stratégies de “smart-city”, de “e-city” ou encore de “learning-city”, au service de villes dites plus intelligentes, flexibles et optimisées par le numérique. Dans le même temps des initiatives citoyennes fleurissent massivement dans nos quartiers, au sein desquels les habitants participent à la fabrique de leurs cités et mettent en oeuvre de nouveaux usages ou de nouvelles pratiques sociales.

Cette édition du Pop’Sciences Forum s’intéresse à ces nouveaux phénomènes de transformation de la ville et de la citoyenneté, encouragés par le développement du numérique. Nous sollicitons des expertises en urbanisme, en sociologie, en architecture, en informatique ou encore en sciences politiques, pour découvrir, débattre et imaginer la place que les citoyens peuvent avoir dans cette ville de demain. Entre habitants, travailleurs, chercheurs, aménageurs, élus et artistes, nous ouvrons 4 journées de débats. 4 chantiers éphémères de réflexions et de débat à propos de l’avenir des lieux de la cité, des formes d’habitabilité, de la mobilité, du big data, ou encore de la nuit.

La ville intelligente est une ville où le numérique nous invite à réinventer notre rapport à la cité, aux temps, aux espaces, aux connaissances et aux autres … Quelles opportunités pouvons-nous saisir pour mieux optimiser nos déplacements, nos interactions, notre bien-être, le coût de la ville, sa durabilité et sa gouvernance ?

POSONS LES BASES DU MÉTIER DE CITOYEN DE DEMAIN, IMAGINONS UNE VILLE INTELLIGENTE – OU PAS SI BÊTE – QUI ASSOCIE LE NUMÉRIQUE À D’AUTRES FORMES D’INNOVATIONS SOCIALES ET CULTURELLES.

PROGRAMMATION

INTERVENANTS   |   AFFICHE  PROGRAMME PDF

Affiche_citoyens la villle de demain vous appartient_popsciences_forum

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[Pop’Sciences Forum] Qui va payer la ville intelligente ?

[[Pop’Sciences Forum] Qui va payer la ville intelligente ?

Pop'Sciences forum - qui va payer la ville intelligente

@Viktor Forgacs

Le numérique et la gestion des masses de données sont de plus en plus saisis par nos villes comme des catalyseurs d’innovations et comme des outils d’optimisation des services qu’elles nous rendent.

Dans le même temps, le finances publiques locales ont un modèle en crise. Comment créer des conditions de financement des innovations sans que les collectivités ne perdent la main sur les services rendus ? Quelle place laisser aux entreprises du numériques qui proposent des solutions clés en main et peu onéreuses, en échange d’un accès aux données générées par les usagers ?

Étudiants, aménageurs, élus, entreprises, chercheurs, associations, citoyens … Votre interdisciplinarité facilitera la réalisation collective d’un manifeste pour une gouvernance et des modèles économiques innovants et durables.

Inscrivez-vous ! (Formulaire ci-contre)

Après l’atelier, participez à la soirée « BIG DATA, BIG CITY, BIG BROTHER » du Pop’Sciences Forum « !

Avec au programme, un plateau radio autour du BIG DATA EN VILLE avec Hervé Rivano, Sonia Ben-Moktar et Marine Albarede ; suivi d’un ciné-débat intitulé « IS BIG DATA WATCHING US ? » Plus d’informations sur la page de l’événement.

[Pop’Sciences Forum] L’avenir de la nuit en ville

[[Pop’Sciences Forum] L’avenir de la nuit en ville

La nuit n’est pas un désert. Les frontières temporelles du rythme de nos vies s’effacent entre le jour et la nuit ; le bruit et le silence; le travail et le repos ; la civilité et la transgression…

New-York n’est certainement plus la seule ville qui ne dort jamais. D’un côté l’économie mondialisée s’empare de chacune des 24h de nos horloges comme autant d’opportunités de développer un “marché” ; de l’autre nous observons des tensions dans cet espace-temps nocturne, entre ceux qui dorment, ceux qui travaillent, ceux qui s’amusent et ceux qui souffrent. La nuit en ville est un objet de réflexion encore trop peu abordé, que le numérique vient encore davantage complexifier.  Nous proposons de questionner la nuit comme l’un des chantiers d’action et d’innovation pour nos villes de demain ! Quelle place à la lumière sans pour autant tuer la nuit ? La ville peut-elle et doit-elle continuellement rendre service à ses citoyens ? Quels impacts sur notre environnement et notre santé ? Cohabiter la nuit entre fêtards, travailleurs, vagabonds et dormeurs; un nouvel urbanisme nocturne peut-il apaiser les tensions ? …

popsciences-forum-commune-nuit

@Stephen-Leonardi

PROGRAMME

19H00 | Pop’Cast

LA PROMESSE DE JOURS SANS NUITS ? La pollution lumineuse en question

Plein feux sur les étoiles avec ce débat mêlant les aspects juridiques, biologiques et techniques de l’éclairage. Quels sont les effets de la lumière sur nos environnements nocturnes, nos comportements et ceux des animaux ? Faut-il instaurer un droit à la nuit ? Réflexions et débats sur la qualité de nuit, la vie nocturne et les nuisances lumineuses.

  • Invités : Thierry Lengagne, chercheur en biologie animale (Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire d’Ecologie des Hydrosystèmes Naturels et Anthropisés); Hélène Foglar consultante (Athena-Lum), Jean-Michel Deleuil, géographe et professeur des universités (INSA de Lyon, laboratoire Triangle)
  • Animation : Samuel Belaud (Université de Lyon)

 

20H30 | Pop’Cast

PENSER LA NUIT POUR LA SAUVER. Quelle vie nocturne pour nos villes de demain ?

Culture, tourisme, travail, bruit… les dormeurs cohabitent de plus en plus avec la ville en continu. Cette ville qui, la nuit, change de visage. Ses quartiers se détachent les uns des autres et deviennent très imprégnés d’une ambiance nocturne qui leur est propre : le quartier clubbing, le quartier dortoir, le quartier zonard, le quartier en chantier, le quartier “coupe-gorge”, le quartier des restaurants, le quartier du tourisme “by night” … Quels sont les leviers culturels, économiques et sociaux à activer pour contrevenir à ces tensions entre fêtards, touristes, travailleurs, vagabonds et dormeurs ?

  • Invités : Marie Bonte, géographe et ATER (Université Jean Moulin – Lyon, Laboratoire PACTE); Emanuele Giordano, urbaniste et enseignant à l’Ecole d’urbanisme de Paris
  • Animation : en cours de confirmation

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22H00 | Théâtre

HORIZON(S) – Cie les Non Alignés

Dans le clair-obscur d’une nuit urbaine, sous le scintillement diffus des étoiles et de la voie lactée, nous embarquons tous ensemble à bord d’un vaisseau spatial spécialement conçu pour l’exploration des trous noirs, et nous partons à leur découverte et à la rencontre de leurs mystérieuses singularités.

Horizon(S) est un voyage imaginaire et onirique, rigoureusement bâti sur la physique des trous noirs. Mais il ne s’agit que d’une fiction. La vérité, comme d’habitude, sera bien plus étrange…

  • Conception : Jérôme Cochet et Arthur Fourcade, d’après Trous Noirs et Distorsions du Temps (Kip S. Thorne, 1994)
  • Lumières : Nolwenn Delcamp-Risse
  • Durée : 40 min

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En continu | Exposition

À partir d’une sélection de photographies de la nuit sur terre vue depuis l’espace, 3 étudiantes du Master Villes et Environnements Urbains proposent une déambulation à travers les différents champs scientifiques s’intéressant à la nuit. Sociologie, urbanisme, biologie, psychologie, histoire, lettres, sciences politiques … Comment et pourquoi nos chercheurs ont intérêt à se saisir de la nuit comme objet d’étude ? Peut-être afin de mieux la comprendre et de participer à la sauvegarde de cet espace-temps encore “un peu” préservé de la main de l’Homme ?

[Pop’Sciences Forum] Big Data, Big City, Big Mother

[[Pop’Sciences Forum] Big Data, Big City, Big Mother

Le temps d’une journée, posons un regard critique et constructif sur les enjeux, les opportunités et les limites des transformations de l’urbain par le numérique

De quoi la Digital City est-elle le nom ? Quel intérêt y’a-t-il à dématérialiser la ville ? Quels moyens mobiliser pour développer la smart-city ? Réfléchissons à comment accorder l’optimisation des coûts de cette « smart-city » avec la garantie de liberté des habitants et nos attentes en termes de services. Une journée pour étudier et débattre des articulations entre les espaces « virtuels » et d’autres qui seraient « réels », sans faux-semblant. Nous abordons tout autant la question du conditionnement des pratiques, que celles du financement et de la gouvernance des villes du futur. Venez débattre des conditions d’empowerment des citoyens ou de contrôle de ceux-ci.

popsciences-forum-tuba-lyon-big-data-big-brother

@EV

PROGRAMME

19H00 | Carte-blanche

LA VILLE DE DEMAIN, PLUTÔT “SMART” QUE “BIG MOTHER” !

  • Carte blanche à : Marie-Cécile Paccard, designer

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19H45 | Pop’Cast

BIG DATA EN VILLE : Opportunités et limites pour la vie privée et les biens communs.

À propos de la vie privée : qui sait quoi, sur qui et pourquoi ? Quelles sont les tensions existantes entre nos données exploitées par le secteur marchand, celles collectées par les et collectivités, et ce que nous exigeons des deux en termes de services ? Les amas de données infiniment collectés seront-ils bien gardés et par qui ? Doit-on craindre une gouvernance de nos villes par le big data ?

  • Invités : Sonia Ben Mokhtar, chercheuse en informatique (Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’information, INSA de Lyon); Marine Albarede, chargée de développement innovation, numérique et data (SCOP La Péniche); Frédéric Le Mouël, chercheur en informatique et télécommunication au sein du laboratoire CITI et Maître de Conférence à l’INSA de Lyon.
  • Animation : Matthieu Adam, post-doctorant (Laboratoire Aménagement Économie Transports, LabEx Intelligences des Mondes Urbains)

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21H15 | Ciné-débat

IS BIG DATA WATCHING US ? Black-mirror donne le change

À partir d’extraits choisis de la mythique série, appréhendez les projections dystopiques de plusieurs épisodes, à propos de la gouvernance par la data. Nos invités proposerons une analyse et une grille de lecture pour saisir les risques et opportunités liés à leur développement. Nous vous invitons à un débat pour démêler le vrai du faux sur ce à quoi la Digital-city ressemblera.

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09H00 – 19H00 | Atelier créatif

QUI VA PAYER LA VILLE INTELLIGENTE ?

Étudiants, aménageurs, élus, entreprises, chercheurs, associations, citoyens … cet atelier est l’occasion d’écrire collectivement un manifeste pour une gouvernance et des modèles économiques innovants et durables. Infos et inscriptions ici

 

[Pop’Sciences Forum] Réinventer nos déplacements

[[Pop’Sciences Forum] Réinventer nos déplacements

Une journée pour petits et grands. Imaginez les scénarios d’évolution du territoire, des infrastructures et des pratiques de la ville.

Nous proposons de penser de nouvelles interactions entre les habitants, leurs déplacements, les modes de transports disponibles et les aménagements urbains à venir. Dans un contexte métropolitain et de numérisation croissante, comment une ville comme Rillieux-la-Pape peut-elle effacer ses frontières et ses aménagements ségrégants qui contraignent les mobilités, cloisonnent les quartiers et leurs habitants ? Quels leviers actionner pour de nouvelles mobilités plus durables et participant d’un meilleur “vivre-ensemble” ? Cet événement veut permettre de changer le regard des habitants et des usagers sur leur propre territoire et ainsi participer à l’appropriation collective de l’avenir de leurs environnements de vie.

popsciences-forum-rillieux-la-pape-mobilité

@Denys-Nevozhai

PROGRAMME

À PARTIR DE 14H30 | Labs, ateliers

  • ROBOSPECTIF. Invente un robot mobile pour demain
  • DATA PUSHER. L’utilisation de notre smartphone n’est pas sans conséquence !
  • WALL-E à RILLIEUX ! Développe un robot autonome et déplace toi sur la maquette de ta ville !

Conception, animation : ENTPE, Le TUBA, Les Bricodeurs, GPV Rillieux-La-Pape

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18H30 | Pop’Cast (émission radio participative)

3 UTOPIES POUR LA MOBILITÉ DE DEMAIN

Les  innovations technologiques et les nouveaux usages des modes de transports explosent (vélo libre service, véhicules autonomes, applications de transports partagés, GPS communautaires…). Ces innovations sont-elles réellement en phase avec les attentes de tous les usagers ? Ceux du centre-ville autant que ceux des périphéries ou des campagnes ? Osons un triple regard sur 3 autres formes d’innovations qui pourraient peut-être bien révolutionner nos mobilités : la dé-mobilité, les transports gratuits et le retour au village urbain.

  • Animation : Matthieu Adam, post-doctorant (Laboratoire Aménagement Économie Transports, LabEx Intelligences des Mondes Urbains)
  • Invités : Nathalie Ortar, anthropologue, directrice de recherche (Laboratoire Aménagement Économie des Transports, ENTPE); Emmanuel Ravalet, docteur en économie des transports et en études urbaines (Université de Lausanne) et chef de projet (Mobil’Homme); Florence Paulhiac, urbaniste et professeure (Université du Québec à Montréal)

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20H00 – 20h30 | Théâtre

PORTRAIT DE RILLIEUX LA PAPE

Une balade, le théâtre de la ville… Un comédien, une comédienne, se promènent à Rillieux-la-Pape, sentent le vent, touchent le béton, rencontrent, discutent, voient les habitants, juste le temps de passer, puis d’aller ailleurs, au prochain tournant, au prochain brin d’herbe, arrêt de bus, boutique, entreprise. Et emportent tout sur la scène, et le public ébahi va avec eux !… La balade, quelle comédie.

  • Par le Collectif X

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20H30 – 22H00 | Ciné-débat

LES IMAGINAIRES CINÉMATOGRAPHIQUES DES MOBILITÉS DE DEMAIN

Extraits choisi des films Zootopia, Koyanisqatsi, High rise et Waterworld.

La mobilité est le carburant des villes. Elle est ce flux incessant qui fait que nos cités fonctionnent et peuvent “tourner”. Le cinéma a largement participé à symboliser des cités fictives, utopiques ou non, qui dessinent les contours des imaginaires urbains et qui sont autant de pistes de réflexion pour construire cette fameuse ville de demain.

  • Invité : Geoffrey Mollé; doctorant en géographie urbaine à l’Université Lyon 2 (Laboratoire Environnement Ville société),