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En finir avec la culture du jetable ?

EEn finir avec la culture du jetable ?

À l’occasion de la sortie du 16e numéro du Pop’Sciences Mag « Matière, vers un cycle vertueux », l’équipe Pop’Sciences et la Bibliothèque municipale de Lyon ont proposé une rencontre pour interroger notre relation à la matière : comment en finir avec la culture du « jetable » ?

Des objets du quotidien aux matériaux de construction, en passant par nos véhicules, nous consommons sans cesse de la matière. Des ressources qui sont pourtant limitées, et qui terminent leur vie parmi les plus de 300 millions de tonnes de déchets produits par an en France. Il devient, alors, important de penser de nouveaux modèles de consommation, d’usages et de gestion de ces matières.

Des alternatives existent : nos objets électroniques inutilisés sont de potentielles mines à métaux précieux ; des tuiles d’un bâtiment déconstruit peuvent être réutilisées dans un nouvel édifice ; vos pneus de voiture pourraient vous être prêtés, et une fois abimés, être remis à neuf par leur producteur…

Grâce à l’éclairage de nos intervenants, nous avons questionné ces alternatives, discuté de leurs limites (structurelles, réglementaires ou encore culturelles) et évoqué les leviers qui permettraient de les généraliser. 

Avec la participation de :

Animée par : Samantha Dizier, co-rédactrice en chef Pop’Sciences Mag – Direction Culture, Sciences et Société – Université de Lyon.

> (Re)découvrez l’intégralité de la rencontre :

Crédit vidéo : © Bibliothèque municipale de Lyon

Un événement Pop’Sciences/Université de Lyon organisé en collaboration avec la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu.

> La retransmission de la rencontre est également disponible en vidéo et en podcast sur :

Site de la bibliothèque municipale de Lyon

Quand l’archéologie aide à penser le stockage des déchets nucléaires

QQuand l’archéologie aide à penser le stockage des déchets nucléaires

La transition énergétique ne se limite pas à produire une énergie bas carbone : elle impose d’assumer ses conséquences sur le très long terme. Le nucléaire, pilier de la décarbonation, soulève une question stratégique incontournable : comment garantir la sûreté du stockage des déchets radioactifs pendant des milliers d’années ? C’est à ce défi, aussi scientifique que sociétal, que répond la thèse de Zhixin Dong, doctorant chinois en cotutelle entre le laboratoire MatéIS de l’INSA Lyon et l’Université de Tōhoku au Japon.

Son approche est radicalement originale : s’appuyer sur l’archéologie pour anticiper l’avenir. En étudiant des objets métalliques enfouis depuis plus de 1 200 ans, il apporte des données concrètes là où les modèles de stockage nucléaire manquent encore de recul temporel.

À la croisée des sciences des matériaux, du patrimoine et des politiques énergétiques, ses travaux visent un objectif clair : réduire l’incertitude sur le comportement des conteneurs de déchets nucléaires à l’échelle du millénaire.

Zhixin Dong travaille sur des artefacts en fer datant de la période de Nara (710–794), une époque fondatrice de l’histoire japonaise. Ces objets,  façonnés par l’être humain et retrouvés lors de fouilles (une vis, une tête de marteau et une petite pièce métallique), ont environ 1 200 ans et ont donc déjà traversé des siècles d’enfouissement.

« Nous cherchons à comprendre comment des matériaux évoluent sur des durées qui dépassent largement une vie humaine », explique-t-il.

 

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Nos déchets, une source d’énergie ? | « Dis pourquoi ? »

NNos déchets, une source d’énergie ? | « Dis pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

 

 

> Émission du 28 octobre 2025

Comment entrer dans un cercle vertueux concernant la matière et, donc, nos déchets ?

C’est la question de fond que se pose Laurence Rocher, professeure en géographie urbaine à l’Université Jean Moulin Lyon 3 et membre du laboratoire Environnement Ville Société – EVS. Elle a participé au comité scientifique du 16e numéro du Pop’Sciences Mag paru en novembre 2025. Elle s’intéresse particulièrement au traitement de nos déchets, ainsi qu’à leur valorisation énergétique.

Écoutez le podcast :

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

Dans nos poubelles : le béton de demain ?

DDans nos poubelles : le béton de demain ?

Chaque année en France, près de 14 millions de tonnes de déchets sont brûlés dans plus d’une centaine d’usines d’incinération. De ces fours sortent des mâchefers, résidus solides issus de la combustion, qui sont ensuite en partie réutilisés pour réaliser nos infrastructures routières. Et depuis quelques années, ces matériaux intéressent de près les chercheurs et les industriels pour leur potentiel de réutilisation dans d’autres usages.

À l’INSA Lyon, le laboratoire Déchets Eaux Environnement Pollutions (DEEP) spécialiste de la caractérisation chimique et minéralogique des eaux et déchets solides, mène des recherches pour percer les mystères de cette matière dans ses plus petits détails. Décryptage avec Denise Blanc, enseignante-chercheuse du laboratoire DEEP, spécialiste du sujet.

Papiers souillés, textiles usagés, plastiques, emballages composites, déchets d’hygiène et bien d’autres encore. Malgré des évolutions importantes en matière de recyclage ces dernières années sur les matières plastiques, les déchets organiques, le verre, le carton ou encore certains métaux, de nombreux déchets issus de nos poubelles suivent encore un chemin peu connu, celui des fours d’incinération. Chaque jour, partout en France, des usines brûlent ces matériaux à très haute température (850°C-1100°C).

Objectif : détruire les composés organiques et réduire le volume de ces déchets. La matière ne disparaît pas, elle se transforme et se valorise. D’abord, par le biais de la chaleur dégagée lors de la combustion qui peut être exploitée sous forme de vapeur et ainsi faire tourner des turbines qui génèrent à leur tour de l’électricité. Mais chaque tonne incinérée de cette matière produit aussi 250 à 300 kg de mâchefers d’incinération de déchets non dangereux (MIDND) et 50 à 70 kg de résidus d’épuration de fumées (REFIOM) qui sont eux considérés comme dangereux et traités dans des centres spécialisés qui les enfouissent. 

Résultat : près de 3 millions de tonnes de mâchefers produits chaque année souvent destinés à la production de remblais en soubassements d’ouvrages d’art ou de routes mais aussi dans les sous-couches de voirie ou de parking.

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Produire une énergie renouvelable à partir de déchets, la biométhanation | « Dis pourquoi ? »

PProduire une énergie renouvelable à partir de déchets, la biométhanation | « Dis pourquoi ? »

©RCF radio

Dis Pourquoi ? est une chronique de vulgarisation scientifique de 5 minutes diffusée chaque mardi sur RCF Lyon à 11h50. Dis Pourquoi ? questionne et explore notre univers par les sciences. Chaque semaine, une ou un scientifique répond aux questions et dévoile ses travaux de recherche.

> Émission du 17 juin 2025

Et si nos poubelles devenaient une source d’énergie ? Julie Figueras effectue des recherches sur la biométhanation au Département Génie Énergétique et Environnement et au Laboratoire DEEP – Déchets, Eau, Environnement, Pollution – de l’INSA Lyon. Cette technique vise à produire de l’énergie renouvelable à partir de déchets solides comme des tables en bois ou des chaises en plastiques, en utilisant des micro-organismes qui permettent de produire du méthane.

Julie intervient régulièrement lors de rencontres en médiation scientifique avec des jeunes et le grand public, et elle a participé à la 5e édition du Festival Pop’Sciences qui a eu lieu du 16 au 18 mai 2025 à Belleville-en-Beaujolais.

Écoutez le podcast :

>> Écouter les podcasts des autres intervenants Pop’Sciences :

 

>> Pour plus d’information, rendez-vous sur le site :

RCF Lyon

Eau cœur de Lyon – Action scientifique et dépollution

EEau cœur de Lyon – Action scientifique et dépollution

Visuel évènement Eau coeur de Lyon 2025

Deux actions de mobilisation sont organisées pour une prise de conscience du public aux enjeux de l’Eau (moins d’eau douce, les pollutions de l’eau…) :

le 12 avril et le 5 juillet juillet (programme en construction pour cette date-ci)

Le public pourra s’engager de différentes façons en participant à un nettoyage du site, en catégorisant les déchets scientifiquement, en découvrant la biodiversité qui nous entoure… Deux journées placées sous le signe de la convivialité, dans un esprit ludique et artistique afin de faciliter les échanges et l’engagement.

Ce projet Eau cœur de Lyon est porté par 4 associations locales : Des Espèces Parmi Lyon ; ODYSSEUS 3.1 ; Un océan de vie et RANDOSSAGE, leurs scientifiques et leurs artistes, dans le cadre du Plan d’Accompagnement de la Transition et la résilience de la Métropole de Lyon.

Au programme :

  • Nettoyage aquatique et terrestre
  • Catégorisation des déchets
  • Inventaire participatif de la biodiversité
  • Land art éphémère
  • Animations : balade naturaliste, exposition…

 

>> Programme et inscription sur le site :

RANDOSSAGE

Quand les eaux se déchainent : la parole est aux scientifiques | « Échos du savoir »

QQuand les eaux se déchainent : la parole est aux scientifiques | « Échos du savoir »

Le portail web Reflexsciences de l’Université Gustave Eiffel vous propose d’écouter la 4e saison de podcast les « Échos du savoir » avec l’eau dans tous ses états à l’honneur !

Des sujets variés proposés par des scientifiques de l’Université Gustave Eiffel :

  • Crues soudaines : comprendre pour ne pas se faire surprendre !
  • Crues soudaines : anticiper pour mieux se protéger !
  • Après les dommages, place au nettoyage !
  • Trop d’eau, plus de réseaux !
  • Centrales nucléaires : à risque bien estimé, submersion évitée !
  • Être mieux alerté pour être conscient du danger !
  • Digues de protection : gare à l’érosion !
  • Faites du bruit pour les digues !

>> Écoutez les podcasts

Échos du savoir

Une création du service Diffusion des savoirs et ouverture à la société , en collaboration avec les scientifiques des laboratoires LEE, GeoEnd, LMA, Lab’URBA, du département GERS, et de l’école EIVP, de l’Université Gustave Eiffel.

Tri des biodéchets : « les changements de comportement demandent du temps »

TTri des biodéchets : « les changements de comportement demandent du temps »

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, conformément à la loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire1, tous les particuliers ont pour obligation de trier leurs biodéchets. Pour les accompagner, les collectivités territoriales ont une obligation de proposer une solution à leurs habitants. Début 2024, la Métropole de Lyon comptait un peu plus de 1 300 bornes à compost, déployées sur sept communes. De l’assiette à la revalorisation, le tri des déchets verts et alimentaires représente un véritable enjeu en matière de transition écologique.

Chantal Berdier est chercheuse au laboratoire Environnement Ville Société2 à l’INSA Lyon. Dans le cadre d’une étude dédiée à la valorisation3 des biodéchets de la Métropole lyonnaise, elle travaille sur le sujet.

Biodéchets, compost, déchets végétaux, alimentaires… Il est parfois difficile de s’y retrouver. Quels types de déchets biodégradables se cachent dans nos poubelles ? 
Il est important de rappeler ce que sont les biodéchets. Selon le code de l’environnement, les biodéchets sont des « déchets non-dangereux biodégradables de jardin ou de parc, des déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires ». Ce sont des éléments dont la décomposition se fait de façon « naturelle ».

Quel volume représentent nos biodéchets à l’échelle de la Métropole lyonnaise ?
D’après la méthode de caractérisation des déchets ménagers et assimilés appelée « MODECOM » par l’Ademe, les biodéchets représentent 29 % des poubelles à l’échelle de la Métropole. Parmi eux, 24 % représentent des déchets alimentaires et 5 % des déchets verts. Le volume annuel total de ces déchets produits par les ménages dans la Métropole de Lyon est estimé entre 74 000 et 75 000 tonnes, soit 53 kg par habitant et par an. Dans ce volume, 70 000 tonnes sont des déchets alimentaires. Ainsi, selon une enquête d’opinion sur le gaspillage alimentaire menée par l’institut OpinionWay et l’entreprise SmartWay, 59 % des Français jettent des produits à cause de leur apparence, 32 % à cause d’une date limite de consommation proche ou dépassée, 20 % les jettent par manque de prévoyance et 18 % estiment jouer la carte de la prudence. Aujourd’hui, ces déchets sont incinérés ou enterrés. Or, c’est une ressource indispensable pour nourrir les sols et produire du biométhane. C’est tout l’enjeu de la nouvelle obligation du tri à la source des biodéchets : depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, tous les producteurs et détendeurs de biodéchets doivent les trier en vue de leur valorisation. (…)

 

>> Lire la suite de l’article :

insa LYON

Festival entre Rhône et Saône | Édition 2024

FFestival entre Rhône et Saône | Édition 2024

Un festival à la découverte de l’eau ! Nous traversons leurs ponts, nous flânons le long de leurs berges, nous empruntons leurs quais, mais que savons-nous vraiment du Rhône et de la Saône ? Leur prête-t-on toute l’attention qu’ils méritent ? Le Festival Entre Rhône et Saône invite à les observer de plus près pour mieux les célébrer, les découvrir et les protéger.

Lyon est née de la confluence entre le fleuve Rhône et la rivière Saône. De cette ligne de vie devenue une voie de communication majeure, Lyon a tissé son histoire, tirant avantage de cette double ascendance pour devenir un carrefour économique, industriel et culturel.

Le Festival Entre Rhône et Saône est l’occasion de retrouver cette histoire, de renouer avec des traditions ou des usages, festifs ou rituels, de redécouvrir l’histoire de Lyon à travers ses cours d’eau, en remontant le temps jusqu’à Lugdunum.

>> Retrouvez-nous, ainsi que nos partenaires, lors d’activités organisées pour ce festival :

  • Pop’Sciences propose une animation autour de la pollution par le plastique, Plastique : de nos poubelles à la mer.

Au travers de jeux, d’expériences, de rencontres et d’échanges, venez en savoir plus sur la pollution plastique, mais surtout sur les solutions qui s’offrent à nous pour la réduire !

Vous aurez aussi l’occasion d’explorer le sujet de l’eau, son fonctionnement et l’importance de préserver cette précieuse ressource. Rendez-vous sur notre stand pour discuter de ces thématiques !
L’Université de Lyon se mobilise grâce à Pop’Sciences, ainsi que son école universitaire de recherche sur l’eau et les hydrosystèmes, H2O’Lyon, pour vous proposer une rencontre avec des médiateurs et des professionnels de ces questions.

> Plastique : de nos poubelles à la mer | En continu.

 

©ébulliscience

Atelier sur le cycle de l’eau et la pollution.

À l’aide de la démarche d’investigation – observation, hypothèses, test – découvrez le cycle de l’eau et l’impact d’une marée noire. Les médiateurs d’ÉbulliScience vous donneront ensuite la possibilité de créer vos propres expériences pour comprendre les mécanismes impliqués dans le phénomène de rétention des sols et la pollution des nappes phréatiques. Que devient l’eau après être absorbée par la terre ? Quel est l’impact de la pollution ? Peut-il y avoir plusieurs types de pollution ? Quelles sont les conséquences sur l’environnement et la biodiversité : les animaux, les végétaux, les humains ?

> Cycle de l’eau et pollution | À 11h – 13h – 14h15 – 15h30 (durée : 1h) – Capacité : 20 personnes – Sur inscription

©Ebulliscience

Atelier sur les capacités de l’eau.

Grâce à la démarche d’investigation – observation, hypothèses, test – le public est amené à manipuler, essayer, se tromper, recommencer, comprendre !
Avec l’accompagnement de nos médiateurs·trices, le public se met dans la peau de scientifiques. Que va-t-il se passer si… ? Se poser des questions, faire appel à son esprit critique et sa curiosité, tester par soi-même pour comprendre les phénomènes physiques qui nous entourent. De nombreuses expériences seront à disposition pour faire de la science en s’amusant.

> Les capacités de l’eau| En continu.

 

©DR

L’ancienne usine des eaux de Saint-Clair forme à l’origine un important complexe dont subsistent :
• une pompe pratiquement complète comprenant le cylindre vapeur, le balancier et la pompe proprement dite
• deux bassins filtrants à voûtes soutenues par une trentaine de piliers et une galerie d’aspiration
• un bâtiment néoclassique composé d’un corps central à deux niveaux abritant la pompe et de deux ailes symétriques.

Les pompes de Cornouailles de Lyon ont fonctionné jusqu’en 1910 et les bassins filtrants ont été utilisés jusqu’en 1976.
Guidés par un membre de notre association, vous pourrez découvrir :
• un historique de l’eau à Lyon
• une maquette du site de l’usine des eaux
• la pompe de Cornouailles et son fonctionnement
• le musée Bonarelli
• un bassin filtrant.

> L’eau à Lyon, toute une histoire |De 10h à 12h (duré : 2h) – Capacité : 36 personnes – Sur inscription

 

©DR

Partez à la découverte du monde complexe de la gestion des milieux aquatiques et de l’eau. Distribuées en 3 lots, les participants répartis par équipe de 5-7 doivent retrouver les liens entre les 42 cartes pour comprendre :
• les interactions entre le milieu naturel,
• les contraintes environnementales,
• les politiques publiques liées à cette thématique,
• les aménagements urbains,
• les impacts de l’homme sur le milieu
Le public sera amené, dans un esprit ludique, à placer différentes cartes de jeu sur une fresque, avec l’aide et l’expertise des étudiants du master, qui par leur médiation doivent aider à la bonne compréhension des enjeux de l’atelier.

> Fresque lyonnaise des milieux aquatiques |De 10h à 15h (duré : 1h) – Capacité : 15 personnes – sur inscription

 

>> Pour en savoir plus sur le festival :

Entre Rhône et Saône

Des emballages jetables, compostables et comestibles

DDes emballages jetables, compostables et comestibles

Le plastique n’est plus du tout fantastique : omniprésent, on le sait désormais nocif pour l’environnement, la santé humaine et les écosystèmes. Seulement, le plastique est pratique. Ou tout du moins, l’emballage jetable l’est pour bon nombre de situations de la vie courante.

Pierre-Yves Paslier, diplômé du département matériaux de l’INSA Lyon, a fondé l’entreprise « Notpla ». Avec elle, il met en évidence un fait : dans la nature, l’emballage existe et ne dure jamais plus longtemps que son contenu, comme la peau d’un fruit. L’entreprise de l’ingénieur-produit a trouvé la recette pour fabriquer des emballages jetables et même comestibles à partir d’algues. L’innovation a récemment été récompensée par le Prince William, à travers le Earthshot Prize 2022, dans la catégorie « Construire un monde sans déchets ».

La décomposition du déchet à base d’algues est très rapide. © Notpla

Avec « Notpla », vous introduisez une innovation de taille dans le monde du packaging : remplacer le plastique des emballages jetables par un matériau biosourcé, l’algue. Pourriez-vous résumer ?

Nos produits sont des emballages dits « jetables » dédiés à la consommation instantanée ou hors de chez soi comme les repas à emporter ou les snacks pendant les évènements sportifs. Nous avons souhaité nous concentrer sur l’industrie du déchet jetable car c’est souvent celui qui est le plus à même de se retrouver directement dans la nature. À la différence du packaging plastique ou carton généralement utilisés dans ces cas-là, nos solutions sont naturellement biodégradables puisqu’elles sont fabriquées à base d’algues. L’idée était de ne pas produire un déchet que la nature ne pourrait pas gérer. Concrètement, il suffit de mettre l’emballage au compost ou même, de le manger pour que celui-ci disparaisse ! (…)

>> Lire la suite de l’interview sur le site :

Insa lyon