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La méditation : à la croisée des neurosciences et de la psychologie | Un article Pop’Sciences

LLa méditation : à la croisée des neurosciences et de la psychologie | Un article Pop’Sciences

« Méditer c’est porter attention d’une certaine manière à l’instant présent, dans un état de non réactivité, non jugement,

en étant aussi sincère que possible » Jon Kabat Zinn

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Longtemps considérée comme un état rêveur, d’abandon de l’esprit, la méditation est aujourd’hui appréhendée avec beaucoup d’intérêt médical et de curiosité scientifique afin de tenter d’en percer les mystères.

Loin d’un état passif, il s’agit bien au contraire d’un état très actif de maîtrise de soi et de contrôle de son activité cérébrale. La méditation représente à présent une voie de recherche à part entière au sein du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL) – une chaire y est même consacrée depuis 2012 – et ouvre de nouvelles approches dans la prise en charge thérapeutique, en particulier de la douleur.

Pop’Sciences vous propose de méditer sur les aspects neuro-scientifiques et médico-psychologiques autour de la méditation.

Un article rédigé par Nathaly Mermet, Docteur en Neurosciences, journaliste scientifique & médicale, Lyon, pour Pop’Sciences – 27-03-2020

Inspirées de la pratique des moines bouddhistes, les techniques méditatives agissent non seulement sur le fonctionnement du cerveau, mais également sur la structure même de ce dernier, comme le met désormais en évidence l’imagerie par résonnance magnétique (IRM). De manière plus globale, l’impact clinique de la méditation se traduit par une diminution du stress, de l’inflammation, de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle (Crosswell et al. Psychoneuroendocrinology 2017) ; l’impact biologique se traduisant par une diminution du taux de biomarqueurs de l’inflammation (cytokines inflammatoires sanguines et cortisol salivaire (Black et al. Cancer 2017).

Parallèlement, une action épigénétique de protection des télomères est observée au niveau biomoléculaire (Conklin et al. Brain Behav Immun 2018), en phase avec l’effet « anti-vieillissement » de la méditation démontrée notamment par une étude pilote impliquant des chercheurs lyonnais (Chételat et al. Scientific Report, Nature.com 2017).  Parallèlement, l’imagerie fonctionnelle atteste d’une certaine plasticité cérébrale (Vignaud et al. Neurosci Biobehav Rev 2018).

La méditation validée par les neurosciences

Les travaux des chercheurs ont montré que lors d’un exercice de méditation, quatre réseaux neuronaux liés à l’attention sont successivement sollicités : le cortex sensori-moteur, le cortex antérieur, les régions pariétales et enfin le cortex préfrontal …et ce, dans un cycle répétitif pendant toute la durée de la séance.

R. Davidson, M. Ricard, A. Lutz / © Jeff Miller

« Grâce à des travaux d’imagerie sur le cerveau de moines bouddhistes comme Matthieu Ricard, nous avons pu démontrer que des exercices intensifs de méditation permettaient de soutenir l’attention et d’améliorer la vigilance cérébrale » rapporte Antoine Lutz, Directeur de recherche Inserm au sein du Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL, équipe DYCOG) et parmi le premier à avoir entrepris des travaux dans ce domaine. Responsable du projet de recherche ERC Brain and Mindfulness, il dirige des travaux qui visent à étudier les processus expérientiels, cognitifs et neuronaux sous-tendant la pratique de la méditation de pleine conscience.

« Malgré son efficacité clinique, les mécanismes neurophysiologiques qui sous-tendent les pratiques méditatives sont toutefois explorés depuis peu et restent encore assez mystérieux » reconnaît-t-il.

Matthieu Ricard/ © Jeff Miller

C’est donc tout l’objet de l’ERC, à travers des protocoles expérimentaux empruntés aux neurosciences cognitives et affectives utilisant l’imagerie cérébrale (MEG, EEG intra-corticale et IRMfonctionnelle) que de mesurer la neuroplasticité des processus de régulation des émotions et du contrôle cognitif.

« Nous avons par exemple mis en évidence, en collaboration avec le laboratoire dirigé par Richard Davidson à l’université du Wisconsin (Madison, Etats-Unis) que le cerveau des méditants expérimentés était capable de traiter des informations bien plus rapidement qu’un cerveau de novice qui reste le plus souvent attaché à la première sollicitation (des enregistrements d’électrophysiologie montrent en effet un traitement des stimuli deux fois plus rapprochés que ne le fait un cerveau de novice).» explique t-il. L’imagerie cérébrale montre en effet que moins d’efforts sont nécessaires aux meilleurs méditants pour atteindre une grande concentration, et il se trouve que les régions cérébrales renforcées par la méditation sont aussi celles qui s’affaiblissent avec l’âge …d’où son effet « rajeunissant » probable sur le cerveau.

R.Davidson-M.Ricard_2016 / ©Mind & Life

Reste encore à élucider de nombreux bénéfices, notamment mais entre autres, en termes de cognition et de mémoire, y compris chez des personnes déjà affectées par des processus neuro-dégénératifs.

… Au secours de la douleur

Les psychothérapies basées sur la méditation dite de la « pleine conscience » sont de plus en plus utilisées pour réduire le stress, augmenter le bien-être et prévenir la rechute dans la dépression. Ainsi, la méditation trouve-t-elle progressivement sa place dans le domaine de la santé, et c’est dans la douleur chronique que ses bienfaits thérapeutiques sont principalement établis, en complément de la prise en charge pharmacologique …ou lorsque celle-ci est en échec.

Particulièrement investie contre la douleur [encart 1] , la Fondation APICIL a financé plusieurs projets parmi lesquels une expérimentation au CHU de Toulouse coordonnée par le Docteur Agnès Suc auprès d’adolescents douloureux chroniques. Responsable de l’équipe  » Douleur et soins palliatifs pédiatriques » elle déclare « nous avons été frappés par la façon dont les patients de 13 à 17 ans inclus, toutes pathologies confondues, ont joué le jeu tout au long d’un programme expérimental déroulé sur 8 semaines ». Inspirée d’une approche développée à l’Hôpital des Enfants à Toronto (Canada), l’expérimentation Peacefull consiste en un apprentissage de pleine conscience (séance hebdomadaire collective, exercice quotidien individuel de concentration, séance en mouvement) à l’interface entre les soins et la philosophie de vie. « C’est un bagage supplémentaire qu’ils acquièrent et qui leur servira le reste de leur vie » observe le Dr Suc.

Autre projet prometteur, celui de méditation de pleine conscience pour les patients en oncologie porté par Audrey Couillet, psychiatre responsable de l’unité de psycho-oncologie au Centre Léon Bérard à Lyon et dotée d’un diplôme universitaire de méditation. Ce projet Medipa fait l’objet d’une étude pilote de faisabilité, pour laquelle le protocole consiste à faire participer des groupes de patients à des séances de méditation de 2h30 pendant 2 mois à raison d’une séance par semaine, pendant ou dans les 6 mois suivant leur traitement oncologique.

« L’intérêt en cancérologie porte à la fois sur la douleur physique et la douleur morale » déclare t-elle.

Sur la première composante, la méditation ne supprime pas l’intensité de la douleur physique, mais elle permet de se distancier de son aspect inconfortable et déplaisant. Sur le volet psychique, grâce à une diminution du stress, de l’anxiété, de la fatigue et de la dépression (Schell et al, Cochrane Dat Syst Rev 2019) assortie d’une amélioration des capacités de « coping », à savoir des facultés à « faire face » à une situation (Ott Integrative Cancer Therapies 2006), du sommeil et de la qualité de vie.

Pour autant « il ne faut pas considérer la méditation comme un outil magique, adapté en toutes circonstances. Il est important que les personnes fragiles sur le plan psychiatrique bénéficient d’abord d’une prise en charge spécialisée, car la méditation pourrait entraîner une recrudescence de leurs angoisses » met en garde Audrey Couillet.

Il s’agit en effet d’une pratique exigeante qui demande discipline et assiduité afin d’atteindre l’état de méditation de pleine conscience sur le moment présent. « Pour le patient, l’apprentissage de cet outil permet de révéler des ressources intérieures non sollicitées jusque là, d’appréhender l’incertitude, de gérer ses inquiétudes, de renforcer la confiance en soi et de travailler sur les troubles de l’image du corps » rapporte t-elle eu regard des premiers retours d’expérience.

Méditer en pleine conscience …un art de vivre pour tous ?

©Ramon Carretero

« La méditation est un outil pertinent tant pour les patients souffrant d’un syndrome anxio-dépressif que pour le personnel soignant lui-même, à la fois dans un contexte de prise en charge empathique que de prévention du burn-out » souligne Audrey Couillet.  S’agissant d’un entraînement mental visant notamment à la transformation de soi, de l’expérience consciente et au développement d’un bien-être durable, l’expérience de méditation peut d’ailleurs selon elle (et selon de nombreux défenseurs de cette pratique) bénéficier à tout un chacun comme un outil de mieux-être. « C’est un entraînement mental comme l’est une pratique sportive » affirme t-elle, rappelant les différents « degrés » de méditation [encart 2], accessibles selon les aptitudes, motivations et entraînement de chacun (de la méditation formelle dans le silence au yoga, en passant par la marche méditative).

Au-delà des applications thérapeutiques, les nombreuses études expérimentales de la méditation ouvrent un pan entier d’explorations afin de mieux comprendre les pratiques qui cultivent intentionnellement la méta-cognition, le recentrage dans le moment présent ou encore l’ouverture à l’expérience. Outil prometteur, insoupçonné il y a encore quelques décennies en Occident, la méditation sera peut-être dans l’avenir l’allié de plus fiable de notre santé et notre bien-être, permettant à chacun d’aller chercher les ressources les plus profondes en lui-même.

Affaire à suivre…

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Encart 1

La Fondation APICIL lutte contre la douleur

Nathalie Aulnette/ ©Fondation APICIL

La lutte contre la douleur est depuis 16 ans le leitmotiv de la Fondation APICIL, dont les actions vont du financement de formations à l’hypnose à celui du développement d’outils de diagnostic et de travaux de recherche clinique, en passant par des projets, de plus en plus nombreux, visant à explorer les bénéfices de la méditation pour des patients douloureux chroniques. « Depuis sa création en mars 2004 la Fondation APICIL a financé plus de 750 projets afin d’améliorer la prise en charge de la douleur des patients, des proches et des soignants sur l’ensemble du territoire français, pour un total de 10 millions d’euros » indique Nathalie Aulnette, directrice de la Fondation, rappelant que le « cœur du réacteur » est le conseil scientifique qui assure la qualité de la sélection des projets retenus et financés.

« De plus en plus de projets autour d’initiatives non médicamenteuses sont soumis à la Fondation APICIL, d’où l’importance de pouvoir les comprendre et les évaluer » confirme le Dr Béatrice Paquier, médecin anesthésiste de formation et pour qui la médecine complémentaire s’est imposée depuis longtemps à travers la pratique de l’hypnose, l’auriculothérapie et l’acupuncture. Exerçant en cabinet au sein du Centre Ambroise Paré ainsi que dans le Service Douleur de l’Hôpital de la Croix-Rousse, le Dr Paquier a rejoint depuis 2018 le conseil scientifique de la Fondation APICIL auquel elle apporte ses éclairages.  « Lorsque j’ai découvert la méditation dans le Bouddhisme zen Soto au Japon il y a 20 ans, cela a apporté une 3e dimension dans les soins que je prodiguais alors en oncologie au sein du Centre Léon Bérard à Lyon » se souvient-elle. La pratique de la méditation a transformé mon chemin professionnel, je l’intègre chaque jour dans mes consultations, pour mes patients, et en particulier autour de l’hypnose. Selon elle, l’hypnose a pris son essor lorsque l’on a compris comment elle fonctionnait, et la méditation va s’imposer de la même manière dans les pratiques thérapeutiques. « L’auto-hypnose peut activer certaines aires du cerveau parfois proches de celles en jeu de la méditation, mais pour cette dernière l’objectif n’est pas d’activer son imaginaire. Au contraire, il ne faut pas accrocher ses pensées, se placer dans l’observation de ce qui est, sans jugement » souligne t-elle.

Parmi les projets soutenus dédiés à la méditation :

> Un travail de recherche portant sur L’impact de la méditation de pleine conscience sur l’anticipation, l’expérience et la rémanence de la douleur (financement pendant 6 mois d’un post-doc sous la direction du Dr Antoine Lutz).

> Le colloque Méditation, Santé, Soignants organisé le 17 janv. 2020 à Lyon par les HCL, l’Inserm, l’Université Claude Bernard Lyon 1 et I-Medit.

>  Une expérimentation au CHU de Toulouse coordonnée par le Dr Agnès Suc auprès d’adolescents douloureux chroniques, suivie de la réalisation d’un film.

>  Le projet Méditation de pleine conscience pour les patients en oncologie porté par Audrey Couillet au sein du Centre Léon Bérard (CLB).

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Encart 2

Plusieurs formes de méditation sont distinguées :

• Pratique de concentration (Shamatha)

• Méditation sur la pleine conscience (Vipashyana). Littéralement «voir les choses telles qu’elles sont réellement», cette technique ancestrale indienne fondée sur la respiration concentre ses effets sur l’attention.

• Méditation sur la compassion altruiste, la position de bienveillance, le non-jugement

L’ensemble des pratiques visent à développer le contrôle de l’attention et la régulation des émotions, et ouvre un chemin vers une compréhension profonde de notre vraie nature.

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LLiens utiles

PPour aller plus loin

  • Screening, Assessment, and Care of Anxiety and Depressive Symptoms in Adults With Cancer : An American Society of Clinical Oncology Guideline Adaptation. Andersen, B. L., DeRubeis, R. J., Berman, B. S., Gruman, J., Champion, V. L., Massie, M. J.,Rowland, J. H. (2014).  Journal of Clinical Oncology, 32(15), 1605–1619
  • Mindfulness practice reduces cortisol blunting during chemotherapy : A randomized controlled study of colorectal cancer patients. Black, D. S., Peng, C., Sleight, A. G., Nguyen, N., Lenz, H.-J., & Figueiredo, J. C. (2017).  Cancer, 123(16), 3088–3096
  • Insight meditation and telomere biology : The effects of intensive retreat and the moderating role of personality. Conklin, Q. A., King, B. G., Zanesco, A. P., Lin, J., Hamidi, A. B., Pokorny, J. J., … Saron, C. D. (2018). Brain, Behavior, and Immunity, 70, 233–245
  • Effects of mindfulness training on emotional and physiologic recovery from induced negative affect. Crosswell, A. D., Moreno, P. I., Raposa, E. B., Motivala, S. J., Stanton, A. L., Ganz, P. A., & Bower, J. E. (2017).  Psychoneuroendocrinology, 86, 78–86
  • Au cœur de la tourmente, la pleine conscience. Kabat-Zinn J. (2009). J’ai lu Bien-être 1990, traduction De Boeck SA; 794 p
  • Mindfulness Meditation for Oncology Patients : A Discussion and Critical Review. Ott, M. J., Norris, R. L., & Bauer-Wu, S. M. (2006). Integrative Cancer Therapies, 5(2), 98–108
  • Mindfulness-based stress reduction for women diagnosed with breast cancer. Schell, L. K., Monsef, I., Wöckel, A., & Skoetz, N. (2019). The Cochrane Database of Systematic Reviews, 3, CD011518
  • Neural effects of mindfulness-based interventions on patients with major depressive disorder : A systematic review. Vignaud, P., Donde, C., Sadki, T., Poulet, E., & Brunelin, J. (2018).  Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 88, 98–105

Covid-19 : des enquêtes en cours sur les effets du confinement

CCovid-19 : des enquêtes en cours sur les effets du confinement

Si la recherche scientifique bat son plein sur le plan médical, notamment pour identifier des traitements efficaces et développer un vaccin, d’autres initiatives voient le jour. À Lyon notamment, plusieurs études ont été lancées pour étudier les effets du confinement. Chacun peut y répondre, et ainsi contribuer à l’avancée des connaissances autour de cette situation inédite, qui pourrait se révéler riche d’enseignements.

À vos claviers, et rendez-vous dans quelques temps pour les résultats !

CConfinement, inégalités, effet du lieu, santé

Après presque deux mois de confinement, cette enquête porte sur le vécu du confinement selon les caractéristiques du lieu dans lequel il s’est déroulé, dimension souvent oubliée dans les réflexions actuelles. L’effet du lieu sur le vécu du confinement est abordé en élargissant le champ de l’observation au-delà du logement à celui de l’environnement (au sens de « ce qu’il y a autour).

Portée par un collectif de chercheurs du Laboratoire Environnement, Ville, Société, cette enquête s’adresse aux personnes de plus de 15 ans qui ont été confinées en France. Elle est strictement confidentielle et anonyme, et prend environ 10 minutes.

Répondre à l’enquête

LLe confinement et ses effets sur le quotidien

Cette enquête nationale (et bientôt internationale) sur le confinement, lancée par une équipe du Laboratoire Environnement, Ville, Société, vise à étudier la manière dont nous nous adaptons, au quotidien, à la contrainte que constitue le confinement. Elle s’intéresse notamment à notre bien-être, nos relations sociales et nos habitudes de vie. L’enquête est anonyme et accessible en ligne.
Répondre à l’enquête
> > Premiers résultats de l’enquête
Des résultats très généraux sont présentés, le travail de traitement des données récoltées étant toujours en cours et l’analyse débutant tout juste. L’enquête se poursuit.

SSanté mentale et confinement

L’équipe du Centre Ressource de Réhabilitation Psychosociale du Centre Hospitalier Le Vinatier vous propose de participer à une étude en ligne intitulée Évaluation du bien-être durant le confinement en lien avec le COVID-19. Les résultats de cette enquête, anonyme, qui ne vous prendra que 15 à 30 minutes, seront très utiles pour comprendre l’impact du confinement sur la santé mentale.

Répondre à l’enquête

 

IImpact du confinement sur le sommeil et les rêves

L’équipe de Perrine Ruby au Centre de recherche en neurosciences de Lyon souhaite évaluer l’impact éventuel du confinement sur nos habitudes de vie, de sommeil et de rêve. L’enquête est disponible en ligne. Totalement anonyme, le questionnaire nécessite 10 à 25 minutes pour être complété.

répondre à l’enquête

cconfinement et rapport au temps

La situation de confinement change-t’elle notre rapport au temps ? Le but de ce protocole de recherche, impliquant le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, est de mieux comprendre les effets de l’isolement prolongé sur les perspectives temporelles et sur la perception du temps chez l’adulte. Cette étude, qui débute avec un questionnaire en ligne, demande un peu d’investissement puisque vous serez ensuite sollicités pour d’autres sessions où l’on vous demandera de réaliser des tâches expérimentales courtes et diversifiées. De quoi faire passer le temps ?

Participer à l’étude

EEspaces domestiques en temps de confinement

Ce questionnaire, lancé par une équipe du laboratoire Environnement, Villes, Société, cherche d’une part à comprendre de quelles manières le confinement vient modifier ou non nos habitudes au sein de notre espace personnel/domestique et d’autre part à analyser, s’ils existent, les différents stratagèmes qui nous permettent d’aménager certains endroits en espace de travail pour nous et éventuellement pour nos enfants.

répondre à l’enquête

Confinement, Attention et Distractibilité

Ce questionnaire a pour objectif d’évaluer l’impact éventuel du confinement en France sur vos habitudes de vie et vos capacités attentionnelles, ainsi que sur celles de vos enfants âgés de 6 à 17 ans si vous en avez. Il a été conçu par Aurélie Bidet-Caulet, chargée de recherche au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, et ses collaboratrices et collaborateurs.

Compléter le questionnaire

 

Covid-19 : des enquêtes en cours sur les effets du confinement

CCovid-19 : des enquêtes en cours sur les effets du confinement

Si la recherche scientifique bat son plein sur le plan médical, notamment pour identifier des traitements efficaces et développer un vaccin, d’autres initiatives voient le jour. À Lyon notamment, plusieurs études ont été lancées pour étudier les effets du confinement. Chacun peut y répondre, et ainsi contribuer à l’avancée des connaissances autour de cette situation inédite, qui pourrait se révéler riche d’enseignements. [Cet article est mis à jour régulièrement avec les nouvelles études portées à notre connaissance]

À vos claviers, et rendez-vous dans quelques temps pour les résultats !

LLe confinement et ses effets sur le quotidien

Cette enquête nationale (et bientôt internationale) sur le confinement, lancée par une équipe du laboratoire Environnement, Ville, Société, vise à étudier la manière dont nous nous adaptons, au quotidien, à la contrainte que constitue le confinement. Elle s’intéresse notamment à notre bien-être, nos relations sociales et nos habitudes de vie. L’enquête est anonyme et accessible en ligne.
Répondre à l’enquête
> > Premiers résultats de l’enquête
Des résultats très généraux sont présentés, le travail de traitement des données récoltées étant toujours en cours et l’analyse débutant tout juste. L’enquête se poursuit.

Le confinement et ses effets sur le quotidien, Premiers résultats bruts des 2e et 3e semaines de confinement en France,

Bourdeau-Lepage Lise, 2020, Lyon, Consultation CORTE_Covid19.

 

 

SSanté mentale et confinement

L’équipe du Centre Ressource de Réhabilitation Psychosociale du Centre Hospitalier Le Vinatier vous propose de participer à une étude en ligne intitulée Évaluation du bien-être durant le confinement en lien avec le COVID-19. Les résultats de cette enquête, anonyme, qui ne vous prendra que 15 à 30 minutes, seront très utiles pour comprendre l’impact du confinement sur la santé mentale.

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IImpact du confinement sur le sommeil et les rêves

L’équipe de Perrine Ruby au Centre de recherche en neurosciences de Lyon souhaite évaluer l’impact éventuel du confinement sur nos habitudes de vie, de sommeil et de rêve. L’enquête est disponible en ligne. Totalement anonyme, le questionnaire nécessite 10 à 25 minutes pour être complété.

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cconfinement et rapport au temps

La situation de confinement change-t’elle notre rapport au temps ? Le but de ce protocole de recherche, impliquant le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, est de mieux comprendre les effets de l’isolement prolongé sur les perspectives temporelles et sur la perception du temps chez l’adulte. Cette étude, qui débute avec un questionnaire en ligne, demande un peu d’investissement puisque vous serez ensuite sollicités pour d’autres sessions où l’on vous demandera de réaliser des tâches expérimentales courtes et diversifiées. De quoi faire passer le temps ?

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EEspaces domestiques en temps de confinement

Ce questionnaire, lancé par une équipe du laboratoire Environnement, Villes, Société, cherche d’une part à comprendre de quelles manières le confinement vient modifier ou non nos habitudes au sein de notre espace personnel/domestique et d’autre part à analyser, s’ils existent, les différents stratagèmes qui nous permettent d’aménager certains endroits en espace de travail pour nous et éventuellement pour nos enfants.

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Confinement, Attention et Distractibilité

Ce questionnaire a pour objectif d’évaluer l’impact éventuel du confinement en France sur vos habitudes de vie et vos capacités attentionnelles, ainsi que sur celles de vos enfants âgés de 6 à 17 ans si vous en avez. Il a été conçu par Aurélie Bidet-Caulet, chargée de recherche au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, et ses collaboratrices et collaborateurs.

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Et dans l’indifférence générale, le monde s’est éteint …

EEt dans l’indifférence générale, le monde s’est éteint …

Mardi 10 mars  2020 au Périscope de 19h à 21h avec Matthieu Garot (psycho-clinicien) en équipe avec Claire Durozard et Antoine Ziller

 

Et dans l’indifférence générale, le monde s’est éteint : pourquoi sommes nous si apathiques face aux crises sociales et environnementales ? 

 

Il faut se rendre à l’évidence : nous y sommes.

Nous sommes arrivés dans une nouvelle ère que Pierre-Henri Castel appelle les « temps de la fin » dans Le Mal qui vient. Partout elle est annoncée, ses premiers signes scientifiquement démontrés, son inéluctabilité dénoncée, mais rien n’y fait : ce n’est manifestement pas l’angoisse qui nous gagne mais l’apathie.

Pourquoi sommes-nous si indifférents  face à la plus grande menace à laquelle l’humanité se soit jamais confrontée ? Quels ressorts proprement inconscients y a-t-il en jeu dans cette crise ? Comment, d’un point de vue psychanalytique, peut-on envisager ces questions ?

Tout un programme pour cette conférence d’avant la fin du monde ! …

En savoir Plus

Projection débat autour du film « Les misérables »

PProjection débat autour du film « Les misérables »

Projection-débat autour du film “les Misérables”

Nouvelle rencontre cinématographique au Comoedia

Film réalisé par Ladj Ly avec : Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Didier Zonga, Issa Perica, Al-Hassan Ly  (durée : 1h42)

Projection suivie d’un débat autour des violences policières, animé par Claire Durozard, psycho-clinicienne et  intervenante à l’Unipop et Naguib Allam, membre de l’association des victimes de crimes sécuritaires, engagé également dans la commission d’enquête populaire contre les violences policières et la répression.

Bande annonce

Réalité virtuelle et émotion | Appel à participation

RRéalité virtuelle et émotion | Appel à participation

Mieux comprendre comment fonctionne la réalité virtuelle c’est mieux protéger ses utilisateurs !

©pxhere

Lénaïc Cadet,étudiante en Doctorat de Sciences Cognitives et psychologue spécialisée en neuropsychlogie de l’enfant, poursuit des recherches sur les émotions et sur le sentiment de présence en réalité virtuelle chez les jeunes adolescents (10-14 ans). Elle souhaite comprendre, grâce à cette étude, la façon dont ce type d’expérience peut générer des émotions, des comportements (mouvements) et des souvenirs (mémoire). Le but étant aussi de contribuer à l’élaboration d’une charte d’utilisation adaptée à la réalité virtuelle afin de protéger les jeunes utilisateurs à la manière de la charte PEGI pour les jeux vidéo.

Pour mener à bien cette étude, un appel à participation est lancé auprès des jeunes adolescents, une occasion d’être acteur dans un projet de recherche !

  • Participant.e.s recherché.e.s

Jeunes âgés de 10 à 14 ans, francophones et volontaires pour participer à cette étude.

  • L’expérience

Réalisation de tâches comportementales simples avec un casque de réalité virtuelle et des manettes avec mesure de l’activité cardiaque (grâce à un petit capteur sur l’oreille), mesures totalement indolores. La durée de l’étude est d’environ 1h45. Le Comité de Protection des Personnes a émis un avis favorable pour la réalisation de cette étude.

  • L’équipe de receherche

La thèse de Lénaïc Cadet est dirigée par Hanna Chainay, Professeure des Universités, au Laboratoire d’Etude des Mécanismes Cognitifs (EMC) de l’Université Lumlière Lyon 2.

  • Lieu et date

L’étude se déroule en semaine ou le samedi, selon la disponibilités des participants, sur le Campus Porte des Alpes – Université Lumière Lyon 2 à Bron. Elle dure jusqu’en février 2020.

PPour participer

Si vous êtes intéressé.e, vous pouvez contacter Lénïc Cadet :

lenaic@vr-connection.com ou au 06 74 93 50 01

Pourquoi l’Occident redécouvre la méditation ?

PPourquoi l’Occident redécouvre la méditation ?

Les sociétés occidentales s’intéressent de plus en plus à la méditation, elle est même enseignée à l’Université : pourquoi un tel succès ?

La méditation est souvent identifiée à l’Orient et au Bouddhisme, mais elle existait sous d’autres formes en Occident : comment était-elle pratiquée ? Pourquoi la méditation suscite-t-elle cet intérêt grandissant aujourd’hui ? Quels sont ses bienfaits sur le cerveau et sur le corps ?

Les conférenciers abordent ces questions sous trois angles : tout d’abord en expliquant ce qu’est la méditation chrétienne, puis en exposant pourquoi les scientifiques s’intéressent à la méditation aujourd’hui et enfin en partageant la pratique de la méditation avec des patients du centre hospitalier Lyon Sud.

Intervenants : Xavier Pollart psychologue, Oussama Abdoun, chercheur au Centre de Recherches en Neurosciences de Lyon,  Jeanne-Marie Serot, psychiatre.

En savoir plus sur les intervenants :

BU Lyon 1

Cette conférence a eu lieu dans le cadre du 10e festival Science et Manga, fév-mars 2019, à la BU Sciences Lyon 1

 

Voir la conférence :

Psychologie et origines des migrations humaines

PPsychologie et origines des migrations humaines

Par Samuel Belaud

Les exils et les flux migratoires n′ont cessé de façonner nos sociétés, d′entrechoquer les cultures et de se faire rencontrer les populations au rythme des conflits, des aléas climatiques, ou encore des expansions ethniques, religieuses et commerciales. Qu’est ce qui (re)pousse les humains à migrer ? A quels enjeux psychosociaux liés à l’exil l′Homme a-t-il dû faire face ?

Afin de déterminer pourquoi l’Homme est sorti de son berceau africain, nombre de paléontologues et d’archéologues se sont penchés sur la vocation des humains à migrer. L’idée communément admise voudrait que c’est une fois dressés sur leurs deux patte, que nos congénères se sont mis en quête de contrées propices à l’extension de l’espèce. Pourtant, les chercheurs n’arrivent pas à établir avec certitude les nombreuses et complexes causes de ces premières migrations humaines. Les premiers voyages des Hommes ne sont en effet pas aisés à étudier. Les plus anciennes traces décelées sont celles d’outils lithiques :

« Les plus anciens outils connus à ce jour ont 2,6 millions d’années et proviennent d’Afrique de l’Est. Quelques centaines de milliers d’années après, ils étaient utilisés en Afrique du Nord et du Sud. Un peu plus tard, il y a environ 1,5 million d’années, des outils étaient faconnés au Proche-Orient et en Asie. Toutefois, leur présence n’est pas avérée en Europe avant 1,2 million d’années. » [1]

L’homme est-il un animal qui a la bougeotte ?

Les études paléo-anthropologiques dégagent plusieurs raisons à ces premières migrations. La perte d’habitat liée à des modifications climatiques par exemple. Également mis en avant, les progrès techniques comme la maitrise du feu, qui permirent aux Hommes d’explorer au delà de leur territoire de confort. La maitrise des outils a également eu un impact similaire : l’habileté dans l’art du silex a ainsi ouvert la voie à de nouvelles sources d’alimentation, en gibier notamment. A ces facteurs, il faut ajouter une évolution comportementale majeure faisant des premiers hominidés des êtres de plus en plus “sociaux” :

« On peut présumer qu’au cours de la période en question (entre -1,8 et -1,6 ma) l’Homo ergaster a fait preuve d’une majeure souplesse comportementale et adaptative que son prédécesseur l’Homo habilis / rudolfensis. » [2]

Enfin, d’autres études avancent des causes naturelles aux migrations extra africaines, comme l’apparition d’épidémies ou le suivi par les Hommes des faunes qui migrent. Pour compléter ces approches, d‘autres éclairages complémentaires sont à rechercher du côté d’une autre discipline : la psychologie.

Carte de la première dispersion humaine Out-of-Africa (-1,8 / -1,6 millions d’années – MA). Kozłowski, Janusz K.


Quelle expérience psychique de la migration peut-on étudier?

La psychologie nous apprend que le fait migratoire relèverai d’une “pulsion épistémophilique” ou autrement dit un “désir de savoir”. Gaia Barbieri, doctorante au Centre de Recherche en Psychopathologie et Psychologie Clinique (Université Lumière Lyon 2), explique à ce propos qu’un désir de la découverte est propre à chaque homo-sapiens. Une volonté intarissable de se confronter à l’ailleurs, qui pousserai les Hommes à s’exiler pour se confronter au monde.

Rapporté aux migrations contemporaines (depuis l’Afrique et le moyen Orient en particulier) cette analyse de la pulsion comme moteur de l’exil peut paraitre inadaptée. Pourtant, malgré les raisons tragiques de leurs exils (insécurité, misère sociale et économique, changements climatiques, guerres, …), l’écoute psychanalytique démontre que les migrants contemporains construisent leur périple comme une aventure. Un récit “malgré tout” dont ils deviennent à la fois auteurs et acteurs. La chercheuse évoque une mythologie fragile autour de l’expérience subjective de la migration, où malgré les difficultés de départ, de traversée, d’insécurité et d’accueil, les sujets tentent de faire une “narration positive” de leur exil (de leur aventure).

Ségolène Payan, docteur en psychologie, enseignante et chercheuse au Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société – Université Paris, développe [3] à propos de cette mythologie une réflexion complémentaire autour du syndrome (ou pulsion) d’Ulysse [4] :

« La construction du mythe du retour constitue l’avant-dernière étape du travail d’exil et se retrouve dans le « syndrome d’Ulysse. »

L’exilé est engagé dans le désir d’aller trouver un mieux-être ailleurs, et les épreuves subies lors de ce parcours restent supportables grâce au mythe du retour que le migrant entretient comme certificateur de son identité (Can Liem Luong). Ce que Salman Rushdie décrit comme « le rêve du retour glorieux » [5]. Bien que l’exilé ait l’illusion qu’un retour est possible, ce ne semble pas être le cas. En étudiant l’interface entre le psychisme du migrant et la culture à laquelle il est confronté, le terrain de la psychologie clinique permet d’appréhender une nouvelle forme de narration de la migration : “en analysant les relations entretenues avec la famille du sujet, avec son passé, avec son avenir  et en mettant au centre le sentiment d’aventure qui parait être le commun de tout homme” (Gaia Barbieri).

Adolescents from Pondoland in Transkei. Their faces are painted white and they are swathed in blankets as part of puberty rights. 1/Jan/1982. UN Photo/x. www.unmultimedia.org/photo/

La double rupture, violente, avec “là d’où je viens” et “là ou je suis maintenant”

L’étude des Hommes confrontés aux phénomènes migratoires par la psychologie s’opère en prenant en compte deux réalités – deux ruptures – auxquelles l’exilé (le premier sapiens Out of Africa, tout comme l’adolescent qui aujourd’hui fuit les combats en Syrie) doit faire face.D’abord la rupture fondatrice. Qui veut que celui ou celle qui migre garde sa vie d’avant, “sa vie perdue derrière lui” [6], et se confronte à des personnes dans un nouvel endroit qui ne savent rien de ce passé. Ensuite la rupture expérientielle, ou l’exilé est assujetti à une double-vie. Celle d’avant  qui le”poursuit” et une nouvelle qui se construit, non pas ailleurs, mais à l’écart. Les exilés témoignent alors d’un entre-deux à la fois plus chez “soi” et ni chez “l’autre”. Le sentiment de déracinement combiné à la crainte de ne pas être (ou d’être mal) intégré, représente alors ce moment auquel chaque migrant est confronté et à partir duquel l’adaptation à la ”nouvelle vie” doit se faire.

S’intégrer et être intégré.

L’analyse des parcours psychiques, sociaux et économiques des migrants permet de dégager de nombreux facteurs d’intégration sur lesquels se fonde la réussite ou l’échec de l’exil. La langue en est un. Pour Ségolène Payan (op.cit), étudier le rapport de l’exilé à la langue du lieu dans lequel il réside désormais, revient à étudier l’une « des capacités d’adaptation et d’investissement d’un individu à l’égard d’un pays nouveau. » Elle ajoute :

« La vie dans une nouvelle langue constitue parfois une mutilation qui peut entraîner une perte ou une censure de la mémoire. »

Alors, depuis les premières migrations humaines nous pouvons imaginer que les processus de l’exil se soient répétés … sans cesse. Dans l’entre-deux que constitue le risque d’expulsion d’un côté et l’impossibilité du retour de l’autre, l’expérience de l’exil s’articule autour d’une crise traumatique en particulier, celle de l’identité.

« Une migration représente un traumatisme, mais un traumatisme particulier. Comme dans tout traumatisme, le moi est bouleversé, déréglé. L’affect de perte, bien qu’important, ne semble pas caractériser la situation du migrant. De même, le sentiment d’instabilité, la confusion ou l’angoisse se retrouvent dans bon nombre de traumatismes. Ce qui semble à réviser dans le cas du traumatisme de la migration est l’apparition d’un remarquable clivage du moi et ses conséquences sur le sentiment de l’identité. » [7]

 


Références :

[1] : A. de Beaune S., Balzeau  A. (2009) La Préhistoire CNRS Éditions

[2] : Kozłowski, Janusz K. « Les premières migrations humaines et les premières étapes du peuplement de l’Europe », Diogène, vol. 211, no. 3, 2005, pp. 9-25

[3] : Payan Ségolène « Du déplacement au sentiment d’exil », Recherches en psychanalyse, vol. 9, no. 1, 2010, pp. 171-182.

[4] : Lire également à ce propos Gamboa, S. (2007). Le syndrome d’Ulysse. Broché

[5] : Rushdie, S. (2003). Franchissez la ligne. Paris : Plon

[6]: Gómez Mango, Edmundo. « Les temps de l’exil », L’information psychiatrique, vol. volume 83, no. 9, 2007, pp. 745-750.

[7] : Eiguer, Alberto. « Migration et faux-self : perspectives récentes », L’information psychiatrique, vol. volume 83, no. 9, 2007, pp. 737-743.

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